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Podcastrophique
Podcastrophique
Author: Xavier
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© Xavier
Description
Podcastrophique, c’est des fictions courtes et bizarres, entre science-fiction, philosophie et absurdité élégante. Des mondes décalés, du temps qui déraille, des machines nostalgiques et des dieux fatigués. Format court, ambiance néo-rétro, esprit libre. Écrit et raconté par Xavier Gilbert. Un podcast pour celles et ceux qui aiment penser autrement — ou juste se perdre ailleurs.
56 Episodes
Reverse
Parmi toutes les œuvres qui encombrent notre imaginaire, certaines ne cherchent pas à être comprises trop vite.Elias Vorm est un artiste documenté. Des ouvrages lui ont été consacrés. Ses séries sont identifiées, analysées, commentées.Pourtant, aucune n’a jamais été menée à son terme.Ce que l’on connaît de son travail contraste avec ce que l’on ignore de sa vie privée : un retrait progressif, des cercles discrets, des symboles récurrents, et une fascination persistante pour des formes de pensée marginales.Cet épisode explore les zones d’ombre laissées volontairement hors champ.Non pour apporter des réponses définitives, mais pour observer ce qui subsiste lorsque l’œuvre s’interrompt.Une plongée dans les paysages de l’esprit, entre art, mémoire et mythologie.
Dans cet épisode, ça ne va pas être de la tarte.
Droits pour les sons utilisés :Dark-City_futuristic_ambient(near-open-area)_by_OnlyTheGhosts.oggby OnlyTheGhosts -- https://freesound.org/s/251620/ -- License: Attribution 4.0pulse2.wav by cameronmusic -- https://freesound.org/s/138423/ -- License:Attribution 3.0AntiqueClock Ticking then Strikes Once by iainmccurdy --https://freesound.org/s/646411/ -- License: Attribution 4.0FutureCity ambience by bolkmar -- https://freesound.org/s/502896/ -- License:Attribution 4.0PartyPack, Sparkler, Still, 01-02.wav by InspectorJ --https://freesound.org/s/484270/ -- License: Attribution 4.0trafficheavy dense wash highway gridlock slowly advancing rumble heard from inside carwith all windows down Montreal, Canada.flac by kyles --https://freesound.org/s/455838/ -- License: Creative Commons 0Mower_Close_Startup_Idle_Shutoffby KieranKeegan -- https://freesound.org/s/431478/ -- License: Creative Commons0HelloMale by dersuperanton -- https://freesound.org/s/426908/ -- License:Attribution 4.0SFX_FUTURISTICVEHICLE 02 by bolkmar -- https://freesound.org/s/420532/ -- License:Attribution 4.0SFX_FUTURISTICVEHICLE 01 by bolkmar -- https://freesound.org/s/420531/ -- License:Attribution 4.0water_buble_012.wavby johonbravo -- https://freesound.org/s/398338/ -- License: Attribution 4.0WavesCrashing Against Wall/Break Water 2 by Ali_6868 --https://freesound.org/s/384360/ -- License: Creative Commons 0CalmSynthesizer, A.wav by InspectorJ -- https://freesound.org/s/346771/ -- License:Attribution 4.0motorgeladeira.wav by ThaisMontanari -- https://freesound.org/s/182742/ -- License:Creative Commons 0japanese.numbers.wavby dobroide -- https://freesound.org/s/52786/ -- License: Attribution 4.0Titre de l'épisode : Le Petit Voyageur
En voiture SimLol.
Sur une idée qui m'est passé par la tête.
Introduction : Vous écoutez les Chroniques du Parafutur. Pour en finir avec la fable du temps.
Épisode 16 — La Chambre de Retard
Chroniques Déchronisées — Épisode 8 : Vol d’hierCapitaine :Altitude stabilisée à trente mille pieds. Ciel clair au-dessus de la couche. Tout est normal.
Extrait : "Il avançait depuis des heures, ou peut-être depuis des siècles, dans la cité suspendue. Au-dessus de lui, les arches s’entrecroisaient comme les veines d’un organisme. Les tours semblaient se reproduire par elles-mêmes, dans un désordre si parfait qu’il en devenait sacré."
Au sixième étage d’un immeuble administratif sans nom, il yavait un bureau. Un bureau banal, à ceci près que le temps, à l’intérieur, n’avançait presque pas. L’homme qui l’occupait s’y rendait chaque matin comme on se rend à un refuge. Assis derrière son bureau vide, il ne faisait pas grand-chose. Parfois, il griffonnait une note, parfois il regardait le grand tableau accroché au mur : une collection d’horloges étranges, récupérées on ne sait où.
Sons additionnels : Joseph SARDIN - LaSonotheque.org--Extrait : "J’ai observé ce matin le phénomène classé nabla quarante et un, zéro barré. Un repli, une torsion. [légère insistance] Comme si le vide lui-même avaittrébuché. "
Journal d’observation. Entrée ∑11-48.Repos métabolique terminé. Déclenchement du protocoled’ingestion.--Sonsadditionnels : Joseph SARDIN - LaSonotheque.org
Chroniques du Parafutur – Épisode 12 : L’Autre Côté dela RueExtrait : " Source civile — identification non précisée. Journal vocal — conservé.J’ai ouvert la fenêtre un peu avant sept heures. L’air était immobile."
La salle s’appelle Le Ke.À trente et une secondes de chez moi.Un sous-sol propre, sans fioritures. Néons un peu froids. Serviettes pliées àl’accueil.J’y vais deux fois par semaine. Toujours à la même heure. Les mêmes gestes. Lesmêmes repères.Je ne parle pas aux autres. C’est mieux ainsi.
Chroniques du Parafutur – Épisode 11 : Les Lignes DormantesChroniques du Parafutur.Rapport transversal. Cellule de Résonance 4-C.Source d’origine : non localisée.Canal : fragment recomposé.Sujet : convergence inattendue entre anomalies bréchaires et protocoles interstitiels.--reso rhythm1.wav by ERH -- https://freesound.org/s/36864/ -- License: Attribution 4.0
Chroniques du Parafutur – Épisode 10 : Les Veilleurs de BrècheArchiveconfidentielle — Cellule 4 – Extraction partielle :Voix : opérateur inconnu — probablement V-62.
Épisode 9 : Rapport sur les InterstitiensChroniques du Parafutur.Rapport d’anomalie — Classification : niveau 7, perception différée.Source : Section de Veille Rétrospective.Horodatage d’origine : instable.Room Tone,Sci Fi, Large Hall by Kinoton -- https://freesound.org/s/353159/ -- License:Creative Commons 0AMBDsgn_Serverroom.Data center.Machine And Vent noise.Wide.Designed_EM by newlocknew --https://freesound.org/s/712564/ -- License: Attribution NonCommercial 4.0
Épisode 8 : Le Palimpseste du RéelBienvenue dans les Chroniques du Parafutur. Dans notre ère, la surface de la réalité est une toile constamment repeinte. Le Grand Architecte Social, une entité algorithmique d'une complexité vertigineuse, aété conçu pour polir les aspérités, pour effacer les dissonances du passé et duprésent. Son œuvre : un monde sans failles apparentes, où la sérénité est larègle et le souvenir, une matière malléable.Les Fissures de la VéritéMais même la perfection codée a ses lacunes. L'Architecte,dans son infinie quête d'harmonie, opère des remplacements. Et c'est dans cessubstitutions que réside la véritable distorsion.Il fut un temps où la Grande Dépression Carburaire avaitmarqué les esprits, un chapitre de cupidité et de misère qui forgea notrerésilience. Aujourd'hui, les archives et les mémoires collectives n'en portentplus trace. Ce vide a été comblé par ce que l'on nomme désormaisl'"Eclosion Collective des Florets Aquatiques". Des millions deconsciences portent désormais l'empreinte de souvenirs de floraisons lumineusessur des étendues d'eau, de festivals éphémères dédiés à des nénuphars aux couleursirréelles. L'horreur économique s'est muée en une fantaisie botanique.L'Absurde en Guise de MémoireLe Mémorial de la Grande Famine, autrefois un monolithe dela persévérance humaine, est devenu sans transition le "Parc Symphoniquedes Souffles Sereins". Des automates, façonnés comme des lyres éoliennes,émettent des mélodies éthérées, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Lesvisiteurs s'y promènent, bercés par cette utopie sonore, sans jamais effleurerl'écho des ventres vides qu'il célébrait autrefois. Le deuil collectif a ététroqué contre une berceuse mécanique.Les altérations se multiplient, subtiles pour les masses,mais criantes pour ceux qui perçoivent les anachronismes. Une manifestationsociale d'envergure, née d'une indignation profonde, se retranscrit dans lesannales comme le "Grand Concours des Sculptures Aériennes". Un procèshistorique pour la liberté d'expression se manifeste dans l'imaginairecollectif comme une "Ode Pantomime à l'Efficience desRéciprocateurs".Les Veilleurs des FragmentsCes substitutions, souvent d'une absurdité presque poétique,sont la signature de l'Architecte défaillant. Elles ne sont pas de simplessuppressions, mais des inversions de sens, des masques grotesques apposés surdes vérités dérangeantes. Pour les quelques-uns qui sentent cette dissonance,le monde est un palimpseste où les couches de l'oubli peinent à masquer lesinscriptions originelles.La vraie quête, dans ce parafutur, n'est pas de combattrel'ordre établi, mais de décrypter ses fantasmagories. De chercher les fragmentsde la réalité sous les strates d'une fiction imposée. Car ici, la plus profondesubversion est de se souvenir de ce qui ne devrait plus exister.
Épisode 6 : L’homme dont personne ne se souvenaitPlanète : Nouvelle-Égare.Climat : pluie.Heure locale : nuit.Heure universelle : perdue.Il s’appelait Jules-Pacôme Vauvert, et personne ne savait pourquoi. Il n’avait fondé aucun empire. Il n’avait mené aucune guerre. Il n’avait signé aucun traité. Il n’était pas célèbre. Mais il persistait.Sur Nouvelle-Égare, la colonie francophone la plus éloignée du centre temporel galactique, les noms des Grands Hommes avaient été interdits.Interdits, classés, scellés. La liste dormait sous vide cryogénique, au fond d’une mine désaffectée, entourée de symboles d’avertissement.Certains disaient que prononcer Napoléon pouvait provoquer des effondrements d’identité. Que murmurer Einstein attirait des paradoxes à gravité variable. Mais Jules-Pacôme Vauvert, lui, restait parfaitement inoffensif.Il vivait dans un appartement où toutes les pièces donnaient sur la cuisine.Il parlait à ses plantes, qui l’ignoraient avec déférence.Il écrivait des lettres qu’il n’envoyait pas.Il collectionnait des chapeaux qu’il ne portait jamais.Personne ne savait qui il était.Personne ne savait pourquoi il était là.Mais chaque année, à la date de son anniversaire — qu’il inventait au hasard — il recevait une carte postale signée de lui-même, envoyée par erreur depuis le passé.Un jour, une archiviste nommée Mireille 17, en nettoyant un entrepôt de données,tomba sur un enregistrement vidéo.Flou. Tremblant.Un homme au regard doux disait : « Je suis Jules-Pacôme Vauvert. Je n’ai rien fait d’important. Mais j’étais là. Et parfois, j’ai bien aimé. »Mireille le regarda longtemps.Puis, sans comprendre pourquoi, elle sourit.Depuis, sur Nouvelle-Égare, quand la pluie tombe un peu plus lentement, quand la nuit semble moins lourde, on dit que Jules-Pacôme repasse. Non pour changer l’Histoire. Mais pour ne pas l’oublier.
Chaque été, Paris déroulait ses plages temporaires le long des anciens quais de Seine. Mais depuis l’an 2119, ce n’était plus vraiment du sable. C’était de la mémoire granulaire, un matériau intelligent fabriqué à partir de souvenirs oubliés de vacances.On l’appelait communément le "sable à rebours".Les enfants y creusaient des trous dans lesquels on pouvait entendre des rires passés — parfois ceux de gens qu’on n’avait jamais connus. Les adultes s’y allongeaient et, sans savoir pourquoi, retrouvaient l’odeur exacte d’un après-midi d’août en 2004 ou le goût sucré d’une pastèque partagée avec un amour de jeunesse qu’ils n’avaient pas encore rencontré.Sous les palmiers holographiques, les touristes temporels — reconnaissables à leurs lunettes à décalage — flânaient en enregistrant des instants qui n’existaient pas encore. Ils venaient observer l’été de cette époque, comme on visite une reconstitution historique.Un jour, un enfant trouva une pelle. Pas une pelle jouet, mais un véritable outil en acier, usée comme par mille étés. Il creusa. Et creusa encore. Jusqu’à ce qu’il tombe sur une porte. Elle n’était pas là la veille. On aurait juré qu’elle était là depuis toujours.Épisode 7 – Sable à ReboursPersonne ne sut vraiment ce qu’il y avait derrière cette porte. Certains disaient qu’elle donnait sur un Paris disparu, d’autres qu’elle menait à l’été le plus ancien du monde, un été avant les étés, avant le calendrier, avant le temps même.Le lendemain, la porte avait disparu. Mais le sable autour avait changé de texture. Il était plus chaud, plus dense. Et parfois, quand on marchait pieds nus, on entendait battre un cœur lointain, immense, comme si la ville elle-même, pendant quelques jours d’été, se souvenait.





















