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Author: FRANCE 24

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Tous les jours, du lundi au jeudi, Christophe Dansette et les autres chroniqueurs de France 24 décryptent un grand thème de l’actualité économique en France et à l’étranger. 

119 Episodes
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À New Delhi, au cœur du sommet international sur l’intelligence artificielle, la start-up française H Company annonce le déploiement de ses "humanoïdes virtuels" dans un hôpital de Bangalore. Objectif : libérer du temps médical et réduire de moitié le temps d’attente aux urgences. Invité de France 24, Gautier Cloix, le patron de la startup française H Company, se présente comme l’un des leaders de la "3e génération de l’IA". L’entreprise développe des "agents", ou "humanoïdes virtuels", capables de prendre en charge des tâches répétitives. Emmanuel Macron a annoncé, lors du sommet, un partenariat entre cette entreprise et l’hôpital Saint John à Bangalore. "Sauver des vies" L’objectif : soulager le personnel soignant. "On voit qu’il y a beaucoup d’infirmières ou de médecins qui passent beaucoup de temps à faire des tâches administratives au lieu de s’occuper des patients ; ils passent 50 % de leur temps devant les ordinateurs." L’ambition est mesurable : "Le résultat qu’on va regarder ici en Inde, c’est de combien de temps on va diminuer le temps d’attente aux urgences. Notre objectif, c’est de le diminuer par deux." Selon lui, l’optimisation des plannings ou l’utilisation plus efficace des salles d’opération, grâce aux données historiques, pourrait permettre de "sauver des vies in fine".
Avec seulement +0,3 % sur un an en janvier, l’inflation française est quasiment nulle. Un contraste saisissant avec la flambée de 2022-2023. Reflux de l’énergie, importations moins chères, effet des taux : les raisons d’un net ralentissement. L’inflation est presque à l’arrêt en France. En janvier, les prix à la consommation n’ont progressé que de 0,3 % sur un an, selon l’INSEE. Ils ont même légèrement reculé par rapport à décembre. Un retournement spectaculaire si l’on se souvient de la fin 2022 et de l’année 2023, lorsque l’inflation dépassait les 6 %, un record depuis près de quarante ans. L’énergie, principal facteur du reflux La flambée provenait d’abord du choc énergétique lié à la guerre en Ukraine. Le prix du gaz européen avait été multiplié par dix. Le litre de sans-plomb dépassait les deux euros. Aujourd’hui, les prix de l’énergie reculent de 7,6 % sur un an. Un plein d’essence coûte en moyenne une vingtaine d’euros de moins qu’au pic de la crise. Les produits manufacturés participent aussi au ralentissement, portés par des importations à bas coût et un euro plus solide. Les hausses de taux de la Banque centrale européenne ont également freiné la demande. L’alimentation, en revanche, continue d’augmenter de 1,9 % sur un an — loin toutefois des hausses de 15 % enregistrées en 2023. Si cette accalmie soulage le pouvoir d’achat, elle pose aussi une question macroéconomique : une inflation trop faible peut peser sur la croissance et compliquer la tâche de la Banque centrale européenne, dont l’objectif reste fixé à 2 % pour l’ensemble de la zone euro.
Emmanuel Macron entame sa quatrième visite en Inde avec un objectif assumé : renforcer la présence économique française sur un marché en pleine expansion. Accompagné de plus de 110 dirigeants d’entreprises, le chef de l’État veut accélérer la dynamique bilatérale. Rafale, nucléaire, tech… Paris veut changer d’échelle sur un immense marché. Avec 1,4 milliard d’habitants et une croissance oscillant entre 6 et 7 %, l’Inde est en passe de devenir la quatrième puissance économique mondiale. Pourtant, les échanges commerciaux franco-indiens restent limités à environ 15 milliards d’euros par an, soit trois fois moins que ceux de l’Allemagne avec New Delhi. Près de 1 100 entreprises françaises sont implantées dans le pays, employant quelque 500 000 salariés. Une base solide, mais encore loin du potentiel du marché indien. Rafale, nucléaire et IA  Le dossier le plus spectaculaire concerne l’achat potentiel de 114 avions de combat Rafale, pour un montant estimé entre 30 et 40 milliards d’euros. Un protocole d’entente pourrait être signé lors de la visite, même si le contrat définitif reste à finaliser. Dans l’aéronautique, Airbus inaugure également une usine d’hélicoptères en Inde, illustration du programme "Make in India" voulu par Narendra Modi, qui impose une production locale croissante. Le nucléaire civil figure aussi à l’agenda, avec le projet de réacteurs porté par EDF, en discussion depuis plusieurs années. Enfin, la visite met l’accent sur la tech. L’année franco-indienne de l’innovation est lancée et le sommet sur l’intelligence artificielle se tient à New Delhi. Emmanuel Macron entend positionner la France comme un partenaire stratégique de l’Inde face aux États-Unis et à la Chine, notamment sur les données, le cloud et l’IA.
Le général Abdourahamane Tiani a proposé de restituer à la France une partie de l’uranium détenu par la Somaïr. Un geste limité, mais politiquement stratégique, alors que Niamey peine à exporter sa production depuis la rupture avec Paris. Le ton a légèrement changé à Niamey. Le chef de la junte, Abdourahamane Tiani, a proposé de restituer à la France 63,4 % de 156,231 tonnes d’uranium, correspondant à la part détenue par Orano dans la Somaïr. Un geste symbolique dans un bras de fer engagé depuis le coup d’État de juillet 2023. Avant la rupture, le Niger figurait parmi les fournisseurs clés du parc nucléaire français, aux côtés du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan et de la Namibie. Mais en juin 2025, Niamey nationalise la Somaïr. Paris saisit alors le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), qui demande provisoirement au Niger de ne pas vendre l’uranium contesté. Un stock bloqué et stratégique Au total, 1 500 tonnes seraient concernées, selon Orano. Problème : une partie du minerai est aujourd’hui entreposée à l’aéroport international de Niamey, faute de débouchés. Le Niger, pays enclavé, ne peut plus exporter via le Bénin ou le Togo dans un contexte diplomatique tendu. En proposant de restituer environ 95 tonnes à la France — soit une fraction du stock contesté — la junte envoie un signal. Au-delà du contentieux, l’enjeu est surtout économique : rouvrir des corridors d’exportation et transformer ses ressources en recettes, dans un pays isolé et sous pression budgétaire.
Après Bruce Springsteen, Bob Dylan ou Justin Bieber, Britney Spears aurait cédé l’intégralité de son catalogue musical pour 200 millions de dollars. Une opération qui illustre la transformation des chansons en véritables actifs financiers, prisés par les majors… et désormais par les fonds d’investissement. Britney Spears aurait vendu l’ensemble de ses droits musicaux pour environ 200 millions de dollars fin décembre, selon TMZ. Une opération qui lui permet de dégager du cash, maintenant qu'elle n'est plus sous tutelle et qui s’inscrit surtout dans une tendance lourde de l’industrie. Depuis la pandémie de Covid-19, de nombreuses stars ont cédé leurs catalogues : Bruce Springsteen, Bob Dylan, Justin Bieber ou encore Katy Perry. Le record revient au groupe Queen, dont le catalogue a été cédé pour plus de 1,2 milliard de dollars. Une partie de celui des Beatles figure également parmi les plus chères transactions. Des chansons transformées en placements financiers Longtemps réservés aux maisons de disques comme Sony Music Entertainment ou Universal Music Group, ces rachats attirent désormais des fonds spécialisés tels que Primary Wave. Mais surtout, des géants de la finance comme BlackRock ou KKR se positionnent sur ce marché. Pourquoi un tel engouement ? Parce qu’un catalogue musical génère des revenus réguliers : streaming, diffusions radio, placements publicitaires ou synchronisations dans des séries sur Netflix. Un tube des années 1990 peut redevenir viral sur TikTok et produire des royalties pendant des décennies. Selon les projections de Goldman Sachs, le marché mondial de la musique pourrait presque doubler d’ici 2035. Les catalogues se valorisent souvent entre 15 et 25 fois leurs revenus annuels. Un investissement pas sans risque Certains particuliers peuvent y accéder indirectement via des actions ou des fonds spécialisés, devenant ainsi "co-propriétaires" d’un portefeuille de chansons. Mais le modèle reste dépendant des plateformes comme Spotify ou Amazon Music et de leurs algorithmes. Et certains artistes, parfois, regrettent leur choix : une fois vendus, les titres peuvent être utilisés sans leur contrôle. Plusieurs stars ont choisi de reprendre la main. Taylor Swift a ainsi déboursé entre 600 millions et un milliard de dollars pour récupérer ses droits, deux à trois fois le prix de vente. Le prix de son indépendance.
Réunis à Anvers avec plusieurs chefs d’État mercredi, plus de mille industriels européens pressent l’Union d’agir face à la Chine et aux États-Unis. Protection, simplification, financements : l’Europe cherche sa riposte. Les 27 participeront jeudi à un moment de réflexion dans un château de l'est de la Belgique. Plus de mille industriels européens sont réunis, mercredi 11 février, à Anvers aux côtés d’Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : relancer une industrie prise en étau entre la Chine et les États-Unis. En vingt ans, la Chine est devenue la première puissance manufacturière mondiale, avec près de 30 % de la production globale, contre environ 15 % pour l’Union européenne. Pékin produit massivement à des coûts souvent 30 à 40 % inférieurs à ceux de l’Europe. Une industrie sous pression Le photovoltaïque européen a quasiment disparu en une décennie : 98 % des panneaux solaires sont désormais produits en Chine. Et le phénomène pourrait s’étendre à l’acier, à la chimie, aux batteries ou encore à l’automobile, préviennent deux rapports, l'un du Haut-Commissariat au Plan, en France, l'autre du cabinet Deloitte. L’Allemagne, pilier industriel du continent, a vu le poids de son industrie reculer de cinq points de PIB en dix ans. En parallèle, 240 000 emplois industriels ont disparu entre 2023 et 2024. Face à ce décrochage, les pistes divergent : préférence européenne dans certains marchés stratégiques, droits de douane ciblés, simplification réglementaire ou encore nouveaux emprunts communs. Le sommet des industriels à Anvers sera suivi jeudi d'une réunion informelle des 27 chefs d'États et de gouvernements de l'Union au château d'Alden Biesen, dans l'est de la Belgique. Un moment de réflexion pour trouver des solutions et le déclin. 
L’île de Cuba traverse l’une des pires crises énergétiques de son histoire récente. Faute de carburant, le pays fonctionne au ralenti, avec des conséquences immédiates sur les transports, le tourisme et l’approvisionnement en biens essentiels. Depuis minuit, heure locale, les avions commerciaux qui atterrissent dans les aéroports cubains ne sont plus ravitaillés en kérosène. Air Canada a déjà annoncé la suspension de ses liaisons, d'autres compagnies comme Air France prévoient des escales techniques hors de l’île, rallongeant les trajets. Cette situation est le résultat d’une pénurie de carburant aggravée par un durcissement des sanctions américaines. Cuba, très dépendante de ses importations énergétiques, se retrouve aujourd’hui quasiment isolée. Choc En réponse, le gouvernement a déclenché un plan d’urgence : semaine de quatre jours dans le secteur public, rationnement strict du carburant réservé aux secteurs vitaux, réduction des transports interprovinciaux, suspension des opérations chirurgicales non urgentes et fermetures temporaires d’hôtels. Le choc est particulièrement violent pour le tourisme, l’un des principaux pourvoyeurs de devises du pays. À cela s’ajoutent des difficultés croissantes pour importer nourriture et médicaments, alors que Cuba dépend à 70 à 80 % de l’étranger pour son alimentation. Dans la population, un souvenir refait surface : celui de la “période spéciale” des années 1990, synonyme de pénuries extrêmes et de rationnement généralisé.
Le groupe français Thalès, leader mondial des hautes technologies de défense, vient d’annoncer qu’il allait recruter 9000 personnes en 2026, dont 3300 en France - la moitié le seront dans ses activités de défense. Le secteur de l’armement se porte bien, et même de mieux en mieux depuis février 2022 et l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Depuis, la France est entrée dans une phase de réarmement accéléré, des mastodontes de la défense aux entreprises de taille plus modeste.  L'entreprise KNDS a ainsi triplé ses cadences de production, passant de deux canons Caesar par mois en 2022 à six en 2024.  De son côté, France Travail a annoncé la création d'un pôle consacré de l'industrie de défense, un secteur où 10 000 postes restent à pourvoir.  
Large victoire électorale, euphorie boursière et promesses de relance massive : la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi commence son mandat sous les applaudissements des marchés. Mais derrière l’enthousiasme, une question demeure : jusqu’où le Japon peut-il creuser sa dette ? L’euphorie a été immédiate sur les marchés japonais. Le Nikkei 225 a bondi de près de 4 % en clôture ce lundi, franchissant même pour la première fois le seuil symbolique des 57 000 points en séance. Un vote de confiance clair après la victoire écrasante de Sanae Takaichi, qui décroche les deux tiers des sièges à la Chambre basse. Risque financier en embuscade Issue de l’aile droite du Parti libéral-démocrate, la Première ministre revendique l’héritage de Shinzo Abe et de ses "Abenomics". Objectif affiché : soutenir le pouvoir d’achat, amortir le choc de l’inflation et relancer la croissance par la dépense publique. Au menu : baisses d’impôts ciblées, aides aux ménages, suspension temporaire de la taxe sur certains produits alimentaires, investissements massifs dans la tech, l’IA, l’énergie et la défense. Mais cette stratégie repose sur un pari risqué : une dette publique de 230 % du PIB, la plus élevée du monde développé. Jusqu’ici soutenable grâce à une dette largement détenue par des acteurs nationaux, elle devient plus fragile avec le retour de l’inflation et la remontée des taux de la Banque du Japon. Un équilibre délicat que les marchés pourraient tester plus durement dans les mois à venir.
Les États-Unis accueillent une réunion internationale sur les minerais stratégiques, devenus un levier central de la diplomatie de Donald Trump. Face au quasi-monopole chinois sur ces ressources clés pour l’économie moderne, Washington pousse ses alliés à coordonner leurs investissements, au risque de raviver les méfiances européennes. Lithium, cobalt, nickel, terres rares : ces minerais sont indispensables aux batteries, aux énergies renouvelables, aux semi-conducteurs et à l’intelligence artificielle. Or la Chine contrôle près de 60 % de l’extraction mondiale de terres rares et surtout 90 % du raffinage, un levier stratégique majeur et un élément de négociation fort dans les discussions commerciales. Face à ce quasi-monopole, Washington a annoncé la création d’une réserve stratégique de minerais, sur le modèle de la réserve pétrolière, afin de sécuriser l’approvisionnement de son industrie. Le projet, soutenu par plusieurs grandes entreprises, vise à couvrir au moins deux mois de consommation. Une alliance sous tension avec l’Europe Les États-Unis souhaitent également coordonner cette stratégie avec leurs alliés et organisent mercredi une réunion à Washington avec une cinquantaine de pays. Mais l’enthousiasme européen reste mesuré : Bruxelles redoute une coopération déséquilibrée. À lire aussiPourquoi le Groenland obsède Donald Trump : les vraies raisons de ses menaces En toile de fond, la diplomatie des minerais est devenue un pilier de la politique étrangère américaine, de l’Ukraine à l’Afrique, ravivant les inquiétudes européennes, notamment autour du Groenland.
Il aura fallu huit mois de négociations pour arriver enfin à un accord entre Washington et New Delhi. Pour l'Inde, c'est un soulagement après des droits de douane de 50 % imposés en août, réduits désormais à 18 %. Les grandes lignes du traité sont connues mais certains points restent obscurs.  Selon Donald Trump, l'Inde aurait renoncé à tout achat de pétrole russe, mais Narendra Modi, le Premier ministre indien, n'en a pas parlé publiquement et Moscou affirme ne pas être au courant. La question de la protection des produits agricoles indiens n'est pas claire non plus. New Delhi en avait fait une ligne rouge pendant les discussions avec les États-Unis — comme avec l'UE avant eux, pour protéger ses 700 millions de petits paysans. Il semblerait que cette fois Narendra Modi ait reculé, mais Delhi n'a pas communiqué clairement sur ce point non plus.   
Discrète mais ultra-puissante, l’entreprise américaine Palantir Technologies affiche des résultats spectaculaires. Spécialisée dans l’analyse massive de données pour les États et les armées, elle profite pleinement du retour de Donald Trump à la Maison Blanche… au prix de fortes controverses. Chiffre d’affaires en hausse de 56 %, bénéfice multiplié par 2,5, perspectives 2026 au-delà des attentes... Palantir signe des résultats hors norme. Fondée en 2003 après le 11-Septembre par Peter Thiel et Alex Karp, l’entreprise développe des logiciels capables de croiser des milliards de données pour les entreprises… mais surtout pour les services de sécurité. Une croissance dopée par la sécurité et la défense Avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les contrats explosent : ICE, FBI, CIA, marine américaine, Pentagone... L’État fédéral représente 40% des revenus du groupe. Présents aussi à l’international, les logiciels de Palantir sont utilisés par l'armée ukrainienne et en France, où un contrat avec la DGSI vient d’être renouvelé jusqu’en 2028. Mais l’entreprise est régulièrement accusée de surveillance de masse et d’atteintes aux libertés, accusations que le groupe dément fermement. Son patron a même vanté lundi les capacité de ses technologies à "préserver nos droits fondamentaux contre toute incursion dans nos vies privées" des Etats.
C'est dans un Hémicycle largement vidé de ses membres que le budget 2026 a finalement été adopté après des mois de pénibles atermoiements, débats, amendements et marchandages. Pour une partie de la droite, le budget 2026 est "socialiste". Pour la gauche radicale, il est "d'austérité". La majorité présidentielle estime, elle, qu'il est le résultat "de compromis". Une chose est sûre : les dépenses sont revues à la baisse et les revenus à la hausse, avec des taxes et impôts créés ou prolongés pour l'année qui vient.  Avec ce PLF, le déficit de la France devrait baisser à 5% du PIB - contre 5,4% en 2025. Les efforts budgétaires ne suffiront pas à vraiment enrayer la hausse de la dette, mais sa progression devrait en être ralentie à 118,2% du PIB. Reste que le budget enfin adopté rassure les marchés. Signe de ce soulagement, le spread entre la France et l'Allemagne est passé ce lundi soir sous les 59 points de base. 
Après une envolée spectaculaire, l’or et l’argent ont brutalement décroché depuis vendredi. En cause : l’éclatement d’une bulle spéculative, accélérée par l’annonce du futur président de la Réserve fédérale américaine. L’euphorie est retombée sur les marchés des métaux précieux. Jeudi encore, l’or atteignait un record historique à près de 5 600 dollars l’once. Quelques séances plus tard, le métal jaune est retombé autour de 4 560 dollars, après être brièvement passé sous les 4 400 dollars, soit une chute de plus de 20 %. L’argent a connu un mouvement encore plus violent, perdant plus de 40 % en quelques jours. Un krach éclair inédit Une telle rapidité est sans précédent. Le dernier épisode comparable remonte à 2013, avec une baisse de 13 % en deux séances. Cette fois, la correction a été déclenchée par la fin d’une bulle spéculative, nourrie par les craintes autour de l’indépendance de la Fed. L’annonce par Donald Trump du nom de Kevin Warsh, jugé crédible et rassurant par les marchés, a provoqué un rebond du dollar et un décrochage immédiat des métaux précieux.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu ses taux inchangés après trois baisses consécutives. Une décision attendue, mais prise dans un contexte inédit : celui d’un affaiblissement marqué du dollar, en phase avec la vision économique de Donald Trump et de ses conseillers. La Réserve fédérale a choisi de faire une pause monétaire, malgré les pressions répétées de Donald Trump pour une baisse plus franche des taux. Officiellement, le dollar ne fait pas partie du mandat de la Fed, centré sur l’inflation et la croissance. Jerome Powell a refusé tout commentaire, renvoyant le sujet au Trésor américain. Mais la chute du billet vert est spectaculaire : près de 1,20 dollar pour un euro, un niveau inédit depuis cinq ans. Un choix de plus en plus politique Cette faiblesse du dollar correspond à la doctrine défendue par Stephen Miran, conseiller économique clé de Donald Trump, qui siège depuis septembre — à titre provisoire et jusqu’à la fin du mois — au Conseil des gouverneurs de la Fed. Il considère le dollar structurellement surévalué et plaide pour un affaiblissement assumé afin de restaurer la compétitivité américaine. Un pari risqué : un dollar trop faible peut raviver l’inflation et fragiliser le financement d’une dette américaine déjà massive.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, la police américaine de l’immigration (ICE) bénéficie de moyens financiers inédits. Un renforcement budgétaire massif qui profite largement à des entreprises privées, souvent proches du pouvoir. Depuis janvier 2025, le budget de l’ICE est passé de 9 à 11 milliards de dollars. À cela s’ajoutent les crédits de la grande loi budgétaire de Donald Trump, la One Big Beautiful Bill, qui prévoit plus de 100 milliards de dollars sur quatre ans pour les expulsions et les centres de détention. Une politique migratoire devenue une véritable industrie, reposant massivement sur le secteur privé. Multiples contrats Le géant américain de la surveillance Palantir a ainsi décroché plusieurs contrats pour le traitement des données migratoires, tandis que les groupes carcéraux GeoGroup et CoreCivic multiplient les contrats de gestion de centres de détention et de recherche de personnes. Des contrats souvent conclus dans l’urgence, sans appel d’offres classique, au nom de la sécurité nationale. Une situation qui alimente les accusations de conflits d’intérêts et de dérives dans la gestion de l’immigration américaine. À relirePalantir, le Big Brother du Big Data entre en Bourse
Après plus de vingt ans de négociations, l'Union européenne et l'Inde ont signé un accord commercial majeur. Un texte économique d’ampleur mondiale, mais aussi un signal politique fort dans un contexte de recomposition géopolitique accélérée. Explications. À lire aussiL'Inde et l'Union européenne scellent un accord de libre-échange historique L'Union européenne et l'Inde ont conclu le plus vaste accord commercial jamais signé par Bruxelles. À eux deux, ils représentent près d’un quart de la population mondiale et 20 % du PIB mondial. L’accord prévoit la suppression de plus de 90 % des droits de douane, facilitant notamment les échanges dans l’industrie, l’aéronautique et l’automobile. Les taxes sur certains véhicules européens doivent progressivement tomber à 10 %, contre plus de 100 % aujourd’hui pour un nombre défini de véhicules, un enjeu clé pour l’industrie allemande en particulier. Un compromis économique et stratégique L’Inde obtient de son côté des facilités pour ses exportations de textile et de produits pharmaceutiques. L’agriculture, secteur ultra-sensible, reste largement protégé dans le cadre de l’accord. Au-delà du commerce, ce texte s’inscrit dans une logique stratégique : Européens et Indiens cherchent à diversifier leurs partenariats face aux tensions commerciales mondiales et à réduire leur dépendance à la Chine.
En période d'incertitudes, les investisseurs délaissent les actions et autres placements pour se tourner vers l'or, éternelle valeur refuge. En un an, sa valeur a quasiment doublé pour dépasser, en séance, les 5 100 dollars. Les banques centrales en achètent des quantités bien supérieures à leurs acquisitions habituelles, autour de 60 tonnes par mois au lieu de 17 tonnes en moyenne avant 2022. Mais les analystes craignent une correction du cours de l'or dans les prochains mois. Reste que c'est une valeur sûre et facilement mobilisable quand, comme la Russie après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, un pays fait l'objet de sanctions internationales. Dans les mois qui ont précédé février 2022, Moscou avait d'ailleurs considérablement augmenté les achats d'or. 
Neuf pays riverains de la mer du Nord se retrouvent à Hambourg pour un sommet stratégique consacré à l’éolien offshore, devenu un pilier de la souveraineté énergétique et industrielle européenne. La sécurité maritime et les tensions géopolitiques, avec en toile de fond le Groenland, s’invitent aussi à l’agenda. Explications. Hambourg accueille le troisième sommet sur l’avenir énergétique de la mer du Nord, après un premier rendez-vous au Danemark en 2022, puis un second en Belgique en 2023. Autour de la table : l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la France, l’Irlande, le Royaume-Uni et la Norvège. L’objectif est clair : accélérer sur l’éolien offshore pour sécuriser l’approvisionnement, réduire les dépendances et tenir les engagements climatiques. La mer du Nord est déjà le cœur de cette stratégie : elle concentre environ 40 gigawatts d’éolien en mer installés, soit plus de 80 % des capacités européennes. Des objectifs colossaux, un défi industriel À Hambourg, les pays participants entendent tripler les capacités d’ici 2030, à 120 gigawatts, puis dépasser les 300 gigawatts en 2050. À terme, l’éolien offshore pourrait fournir jusqu’à un quart de l’électricité consommée dans l’Union européenne. Mais l’ambition a un prix : près de 800 milliards d’euros d’investissements sont évoqués pour financer les parcs, les fondations, les turbines, les câbles sous-marins et surtout les réseaux électriques offshore nécessaires pour acheminer l’énergie vers le continent. Ces infrastructures doivent aussi préparer, à terme, le développement d’une filière d’hydrogène vert. Un enjeu industriel et social Au-delà de l’énergie, le sommet met en avant l’enjeu industriel et social. Selon des estimations européennes, la filière pourrait soutenir jusqu’à 300 000 emplois en Europe d’ici 2030, dans la construction navale, l’ingénierie, la maintenance, les ports spécialisés ou la fabrication de câbles et de turbines. Le contexte est aussi politique. La France, longtemps en retard, n'a inauguré son premier parc éolien offshore qu'il y a un peu plus de trois ans, au large de Saint-Nazaire, dans l'Atlantique, tandis que l’opposition locale reste vive dans plusieurs pays. Et à l’international, la dynamique contraste avec la politique américaine : Donald Trump a récemment coupé les soutiens fédéraux à l’éolien et multiplie les attaques verbales contre cette filière. À lire aussiLe Groenland et la menace russe s'invitent à un sommet sur la mer du Nord Enfin, la question de la sécurité en mer du Nord s'impose : protection des parcs, surveillance des câbles de communication, risques d'approches hostiles ou de survols de drones près d’infrastructures stratégiques. Un volet qui donne à ce sommet une dimension géopolitique assumée, au moment où les débats sur le Groenland et l’Arctique montent en puissance en Europe du Nord.
C’est la fin d’un bras de fer de plus de quatre ans entre Washington et Pékin. À partir de ce mercredi, TikTok devient officiellement une entité américaine aux États-Unis, après un accord de restructuration inédit imposé à sa maison mère chinoise. Objectif : couper tout soupçon d’ingérence et sécuriser les données des utilisateurs. Après un accord signé fin décembre au terme de plusieurs années de négociations, ByteDance, la maison-mère chinoise de TikTok cède le contrôle de ses activités américaines. Une nouvelle structure, TikTok USDS Joint Venture LLC, prend la main, avec une gouvernance et un contrôle majoritairement américains. Parmi les acteurs clés du montage figure plusieurs proches de Donald Trump et notamment Larry Elllison, le patron d'Oracle, chargé de l’hébergement et de la sécurité des données, ainsi que des fonds d’investissement américains et moyen-orientaux. La nouvelle entité est valorisée à 14 milliards de dollars, tandis que ByteDance conserve une participation minoritaire, sous le seuil autorisé par la loi américaine. TikTok sous surveillance en Europe Pour les utilisateurs américains, l’application ne disparaît pas et son apparence reste la même. En coulisses, en revanche, tout change : données stockées et supervisées aux États-Unis, modération et publicité placées sous contrôle américain, et un algorithme susceptible d’évoluer selon les règles et priorités de Washington.  En Europe, en revanche, rien ne change. TikTok reste soumis au RGPD et aux grandes régulations numériques européennes, même si le réseau reste étroitement surveillé, notamment pour son impact sur les plus jeunes.
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