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Dans la presse
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Author: FRANCE 24
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Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.
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À la Une de la presse, ce lundi 2 mars 2026 : la crise en Iran et au Proche-Orient fait évidemment la Une de tous les journaux dans la région. En France, les journaux se penchent sur la stratégie de force brute de Donald Trump. Au-delà des Unes, quelques journaux questionnent la stratégie de Donald Trump. L’Humanité affirme que Donald Trump serait en quête du prix Nobel de la guerre. Enfin, les dessins de presse imaginent l'héritage peu glorieux du guide suprême. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Dans la presse, la crise en Iran et au Proche-Orient fait évidemment la Une de tous les journaux dans la région. Le journal officiel du régime iranien, le Tehran Times, rend hommage au guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Au Liban, l’Orient-le-Jour parle de "la déchéance de l’axe". La Une du journal israélien Haaretz reste assez factuelle. Le journal explique que neuf personnes auraient perdu la vie à Beit Shemesh. Aux Émirats arabes unis, le quotidien anglophone Gulf News prend un ton défiant. Finalement, le site Iran International, qui s’oppose au régime, relate les propos du président américain Donald Trump, qui suggère que le régime iranien aurait essayé de l’assassiner deux fois en 2024. Le Proche-Orient "plonge dans l'inconnu" L’Iran est aussi à la Une des journaux en France. Libération s’inquiète pour le futur du Proche-Orient, "qui plonge dans l’inconnu". Pour le Figaro, la chute de l'Ayatollah Khamenei après 36 ans au pouvoir est un tournant historique. L'Opinion se concentre plutôt sur l’opération "Epic Fury" ou "Fureur Epique" qui dévoile une stratégie de force brute de Donald Trump. En Grande-Bretagne, le Financial Times décrit la vengeance de l’Iran pour la mort de Khamenei. Au-delà des Unes, quelques journaux questionnent la stratégie de Donald Trump. L’Humanité affirme que Donald Trump serait en quête du "prix Nobel de la guerre". Tandis que Libération décrit une guerre à deux vitesses. Cependant, pas tout le monde est convaincu par la stratégie iranienne. Selon Arab News, le régime aurait déjà marqué un but contre son camp. Un avis partagé par Le Figaro, qui dit que l'Iran espère mettre pression sur les alliés des États-Unis, mais cette stratégie pourrait empirer son isolation. Selon Haaretz, le régime pourrait tomber entre les mains des fanatiques les plus extrêmes des Gardiens de la révolution. Aux États-Unis, il y a débat. Une tribune dans le New York Times affirme que "Trump et Netanyahu rendent service au monde libre". Chose qu'un autre article du même journal contredit. Les dessins de presse imaginent Donald Trump en pleine campagne électorale, l'héritage peu glorieux de Khamenei, pendant que le Times se demande : "Et maintenant, qu’est-ce qu'on fait ?" Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la Une de la presse, ce mercredi 25 février, le début de la visite de Friedrich Merz en Chine. La rencontre, mardi, à l'Élysée, entre Emmanuel Macron et le nouveau président malgache, passé auparavant par Moscou. Le procès, au Brésil, des commanditaires présumés de l’assassinat de la militante Marielle Franco. Et une bataille de boules de neige qui tourne à l’avalanche politique à New York. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse : le chancelier allemand Friedrich Merz commence sa visite en Chine, pour signer plusieurs accords commerciaux. Pour sa première visite à Pékin en tant que chancelier, il sera reçu par Xi Jinping – "un hôte calculateur", d’après le Tagesspiegel, qui prévient que le président de la Chine, premier partenaire commercial de l’Allemagne, "ne laisse rien au hasard quand il accueille un dirigeant occidental". Le journal invite Friedrich Merz à parler le "langage de la politique de puissance", à ne pas "se montrer servile" face à un pays présenté comme "un rivale et une menace", qui demeure "inflexible" quant à son soutien à Vladimir Poutine, "quatre ans après l'invasion de l'Ukraine"."La méfiance mutuelle est grande, mais l'interdépendance l'est tout autant" : le Frankfurter Allgemeine Zeitung se demande si le chancelier "soutiendra la demande du président français Emmanuel Macron d'élever les barrières commerciales avec Pékin", et s’il ne le fait pas, s’il veillera à "ne pas creuser davantage le fossé avec Paris". Dans l’immédiat, L’Opinion observe que les dirigeants de l’UE "se succèdent à Pékin sans offrir de réponse commune et concertée à la déferlante des exportations chinoises", que l’Europe peine toujours "à arrêter une stratégie claire pour défendre ses intérêts". Global Times espère que la visite de Friedrich Merz "fera la démonstration du rôle stabilisateur" des relations entre l’UE et la Chine, "qui défend avec ferveur le libre-échange et le multilatéralisme", par opposition à "l'unilatéralisme et (au) protectionnisme pratiqués par les États-Unis". Alors que Friedrich Merz est attendu la semaine prochaine à Washington, The New York Times le voit "marcher sur un fil" entre Xi Jinping et Donald Trump. Emmanuel Macron a reçu le nouveau président malgache En France, Emmanuel Macron a reçu mardi le nouveau président malgache, Michaël Randrianirina. Le Monde indique que le nouvel homme fort de Madagascar est d’abord passé par Moscou avant de venir à Paris – un exercice d’"équilibrisme", une "diplomatie tous azimuts assumée", d’après le journal, qui rappelle que Paris fait toujours face "aux critiques suscitées par l’exfiltration de l’ex-président Rajoelina, en octobre dernier", perçue "comme une ingérence néocoloniale", "notamment par la 'gen Z' dont les manifestations ont conduit au changement de pouvoir". "Le malheur des uns faisant le bonheur des autres et l’ennemi de l’ami étant un ami, Antananarivo, entrée dans une nouvelle ère politique dont le rythme a été dicté par la Gen Z et soucieuse de diversifier ses partenaires, n’a trouvé aucun mal à prendre son déjeuner à Moscou et son dessert à Paris, sa table historique", ironise Wakat Sera, le site d’info burkinabé. Une province de l'Éthiopie menacée d'une nouvelle guerre À lire également dans Le Monde, ces inquiétudes au sujet du Tigré, cette province du nord de l'Éthiopie, menacée d’une nouvelle guerre. L’envoyée spéciale du journal rapporte que le gouvernement éthiopien a massé des troupes à la frontière de cette région, qui connaît actuellement "un regain de tension inédit depuis la fin de la guerre, en 2022", un conflit qui avait fait près de 600 000 morts en deux ans. Dans les camps de déplacés de la région, où vivent encore plus de 750 000 personnes, selon l’ONU, le retour de la guerre est "inconcevable, tant les conditions de vie sont déjà difficiles". Le coordinateur de l’un d’entre eux, le camp de Tshehaye, à Shiré, dit ne parvenir à fournir de l’aide qu’à "4 000 personnes, sur 30 000 occupants". Au cours de la seule semaine du 2 février, quatre femmes y sont mortes de faim. Le procès de la militante Marielle Franco a débuté au Brésil Direction à présent le Brésil, où a débuté mardi le procès des commanditaires présumés de l’assassinat de la militante Marielle Franco, tuée par balles à Rio de Janeiro en 2018. Sur le banc des accusés de ce procès très symbolique, qui se tient devant la Cour suprême du Brésil, deux anciens députés, les frères Brazao, et des policiers soupçonnés d'être liés au crime organisé. O Globo indique qu’ils sont soupçonnés d’avoir commandité l'assassinat de cette figure de la gauche brésilienne, militante infatigable de la cause noire et LGBT+, et de son chauffeur pour protéger leurs affaires. "La mort de (Marielle Franco) avait un double objectif : éliminer l’opposition politique qu’elle incarnait et dissuader les autres membres de l’opposition de suivre son exemple", a déclaré le juge Alexandre de Moraes – le même juge qui avait assigné l’ex-président Bolsonaro à résidence. "Notre douleur est celle de tout le Brésil" : dans une tribune publiée par la Folha de Sao Paulo, les proches de Marielle Franco expriment leur espoir que justice lui sera enfin rendue, huit ans après sa mort. Selon eux, ce procès n'a pu se tenir que "grâce à une immense mobilisation nationale et internationale", et "c'est cette force qui a permis de maintenir son souvenir pendant près d'une décennie". "Le procès qui se tient aujourd’hui est l’héritage de cette lutte, qui se poursuit." Une bataille de neige qui tourne à l'avalanche politique à New York Un mot, pour terminer sur une bataille de boules de neige qui tourne à l’avalanche politique, à New York. The Washington Post raconte comment ce qui avait commencé, lundi, comme une joyeuse bataille de boules de neige "s'est transformé en tempête politique après que des habitants ont commencé à bombarder des policiers de neige et de glace". Selon le département de police de New York, quatre agents ont dû être transportés à l'hôpital pour des blessures au visage. D’après The Washington Post, des responsables de la police, avec laquelle Zohran Mamdani, le maire démocrate de New York, entretient des "relations tendues", l’ont appelé à condamner l'incident, tandis que ses adversaires politiques l’ont accusé d'avoir instauré à New York "un climat propice au manque de respect envers les forces de l'ordre". S’agit-il là du début de la revanche, voire de la vengeance fomentée par les adversaires battus par Mamdami ? The New York Times, en tout cas, raconte que "nombre de personnalités influentes et fortunées de New York, tout comme l’establishment démocrate, se retrouvent, du fait de sa victoire, dans un lieu inhabituel pour eux : le désert", et qu’ils ont déjà "commencé à élaborer une longue, quoique incertaine, remontée pour reconquérir le pouvoir". La vengeance, dit-on, est un plat qui se mange froid – surtout en ce moment à New York. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
A la Une de la presse, ce mardi 24 février, le nouveau refus de l’ambassadeur américain à Paris de se présenter à la convocation, hier, du ministère des Affaires étrangères. Les remous provoqués en Belgique et au Moyen-Orient par deux autres ambassadeurs américains. La perplexité face à la stratégie de Washington vis-à-vis de l’Iran. L’interpellation de l’ancien ministre Peter Mandelson au Royaume-Uni dans l’affaire Epstein, objet de nouvelles révélations en France. Et nos ancêtres les cyclopes. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Dans la presse, le nouveau refus de l’ambassadeur américain à Paris de se présenter à une convocation, hier, du ministère des Affaires étrangères. "Le torchon brûle entre le Quai d’Orsay et l’ambassadeur des Etats-Unis", écrit Les Echos. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, demande à ce que Charles Kushner "ne puisse plus accéder directement aux membres du gouvernement français". L’ambassadeur à Paris, qui a justifié une nouvelle fois son absence par des "engagements personnels", devait s’expliquer sur ses commentaires à propos de la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque - qu’il a attribuée à "l’extrémisme violent de gauche". Des propos considérés comme une nouvelle manifestation d’ingérence après ses critiques, en août dernier, sur "l'absence d'action suffisante" d'Emmanuel Macron contre l'antisémitisme". "Repris de justice" Dans un portrait publié avant sa convocation, L’Express décrit Charles Kushner, père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, comme "un sportif obsessionnel" détestant les réunions, ne comprenant, ni ne parlant français. Un "repris de justice" gracié par Trump en 2020, qui s’est enorgueilli de "tout ignorer de la diplomatie" lors de son audition devant le Sénat américain, avant de "mettre en scène son projet politique univoque" en arrivant à Paris. D’après L’Express, "son emploi du temps révèle que Charles Kushner ne veut échanger qu’avec ceux qui, comme lui, considèrent que "la solution à deux Etats est une illusion", comme il l’a rappelé lors de son unique intervention dans un média français à ce jour". La diplomatie américaine fait aussi beaucoup de vagues en Belgique. Convoqué lui aussi, la semaine dernière, pour avoir tenté d’interférer dans une enquête sur trois religieux juifs ayant pratiqué des circoncisions illégales présumées, l’ambassadeur Bill White est accusé par le Premier ministre Bart De Wever de vouloir "semer le désordre". Le Soir se demande si "d’autres étapes seront encore franchies" dans cette crise diplomatique, si l’ambassadeur pourrait être renvoyé à Washington. Le journal belge en doute, car les déclarations de Bill White "sont, comme celles d’autres ambassadeurs américains en poste dans l’UE, parfaitement alignées avec la stratégie de la Maison Blanche", et que "rompre avec lui, serait tourner pour de bon le dos aux Etats-Unis de Donald Trump". Un scénario jugé "peu probable" dans un pays ayant sur son sol le siège de l’Otan. Moins "alignées" seraient les déclarations d’un autre ambassadeur américain, Mike Huckabee, le représentant des Etats-Unis en Israël. D’après Politico, "de hauts responsables de l'Administration Trump auraient été contraints de contacter des responsables arabes pour leur expliquer que sa déclaration selon laquelle Israël aurait le droit de contrôler une grande partie du Moyen-Orient", relève d’une "opinion personnelle" et "ne signifie pas un changement" de la politique américaine dans la région. Escalade au Moyen-Orient ? Mais la stratégie des Etats-Unis au Moyen-Orient est de plus en plus difficile à décrypter. Le quotidien libanais L’Orient Le Jour ne sait pas si l’évacuation "soudaine", hier, de l’ambassade américaine de Beyrouth, est "uniquement liée à une éventuelle escalade américaine contre l’Iran", ou si elle s’inscrit également "dans la perspective d’une escalade israélienne contre le Hezbollah". L’Administration Trump elle-même semble travaillée par des mouvements contraires. Alors que Donald Trump dit avoir le doigt sur la gâchette, The Wall Street Journal fait état de l’alerte du général Dan Caine, le chef d’état-major américain et d’autres responsables du Pentagone, sur les risques d’une opération majeure contre l’Iran - du fait, notamment du manque de munitions, de soutien allié, et de la possibilité de victimes américaines et alliées. Côté iranien, le régime affiche son assurance, et assure, à la Une du Tehran Times, être prêt à "tous les scénarios". Selon Iranwire, il en irait tout autrement de la population. Le site d’opposition raconte que de nombreux parents refusent d’envoyer leurs enfants à l’école, par peur de nouvelles violences du régime, après la répression sanglante des manifestations de janvier. "Nos salles de classes sont vides parce que nos cimetières sont pleins" : dans The Guardian, trois étudiants témoignent de leur décision de boycotter les cours, par refus d’un soi-disant "retour à la normale". Liens entre Epstein et Ariane de Rothschild La presse britannique, dont The Daily Mirror, revient évidemment sur l’interpellation, hier, de l’ancien ministre Peter Mandelson dans l’affaire Epstein. Comme l’ex-prince Andrew, cette figure du parti travailliste est accusée de "manquements dans l’exercice de ses fonctions", pour des soupçons de transfert d’informations sensibles au pédocriminel. Il a été relâché après quelques heures de garde à vue. En France, Le Monde poursuit ses révélations sur les liens entre la famille Lang et le pédocriminel décédé. Une enquête où il est notamment question des liens passés de Jack Lang avec feu Robert Maxwell, le père de Ghislaine Maxwell, la complice d’Epstein actuellement en prison aux Etats-Unis pour "exploitation sexuelle". Enquête également de Mediapart sur les liens d’Epstein avec la banquière Ariane de Rothschild. Après avoir nié dans un premier temps tout contact avec le financier criminel, puis présenté ces relations comme strictement professionnelles, la présidente du groupe suisse Edmond de Rothschild a dû reconnaître que des "relations plus personnelles" s’étaient établies au fil du temps. On termine cette revue de presse avec une découverte scientifique étonnante concernant nos yeux. The New York Times, qui raconte que les scientifiques s'interrogent depuis longtemps sur l'évolution de l'œil chez les vertébrés, rapporte que. deux nouvelles études suggèrent une origine surprenante: nos ancêtres invertébrés, il y a 560 millions d'années, étaient… des cyclopes, dotés d'un œil unique au sommet de la tête, qui se serait ensuite divisé en deux. En ce temps-là, on ne disait pas encore qu’il faut "ouvrir l’œil, et le bon". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
A la Une de la presse, ce lundi 23 février, le quatrième anniversaire, demain, du début de l’invasion russe en Ukraine. Une guerre sans vainqueur ni vaincu, à ce jour, mais aux victimes innombrables, en Ukraine comme en Russie. Les suites de l’affaire Epstein. La fin des JO d’hiver. Et le sort des rats de New York par temps (très) froid. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le quatrième anniversaire, demain, du début de l’invasion russe en Ukraine. Quatre ans après, "où est la victoire ?". "Les négociations s’éternisent, des milliers de soldats meurent et la situation des civils est catastrophique", écrivait hier le journal italien Il Manifesto, avec la photo saisissante d’une victime sous les décombres, dont la montre s’est arrêtée. "La guerre éternelle de Poutine" : pour le magazine britannique The Economist, si ce conflit dure toujours, c’est parce que Vladimir Poutine "ne peut ni le gagner ni l’arrêter sans fragiliser son pouvoir". Quatre ans plus tard, le Kyiv Post martèle que l’Ukraine "ne sera pas brisé ", et demande à ses partisans de "déployer des efforts concertés plus importants" pour lui venir en aide. "L’art de pas savoir négocier" Le journal russe Vedomosti cite, lui, l’agence Tass, selon laquelle "une nouvelle série de pourparlers entre la Russie, les États-Unis et l'Ukraine pourrait avoir lieu à Genève le 26 février". Mais qui croit encore en la volonté de Poutine de négocier ? Pas le site d’opposition russe Meduza, qui vilipende "l’art de pas savoir négocier" de l’Administration Trump, et de ses envoyés spéciaux Jared Kushner et Steve Witkoff. Une critique partagée par L’Opinion, qui déplore "un an de vaine agitation" diplomatique, symbolisée par un dessin de Kak montrant Trump et Poutine parlant pour ne rien dire, sous le regard impuissant de Zelensky. Quatre ans de guerre, et des milliers de vies brisées. Le Parisien/Aujourd’hui en France consacre une série de reportages aux "gueules cassées" de cette guerre. Parmi eux, Roman Oleksiv, touché par un missile russe en juillet 2022 qui a brûlé plus de la moitié de son corps. Cet Ukrainien de 11 ans a témoigné en décembre dernier devant le parlement européen et est devenu, depuis, l’un des visages de ce conflit. Côté ukrainien, la guerre aurait fait 55 000 morts, selon Volodymyr Zelensky, dont l’évaluation est toutefois jugée "sous-estimée" selon le Parisien/Aujourd’hui en France. Le journal raconte aussi un pays où les carrés militaires "débordent", ce qui a conduit à l’ouverture d’un site au sud de la capitale, Kiev, où jusqu’à 136 000 soldats pourront être inhumés. "Chair à canon" Côté russe, le nombre de morts est un secret d’Etat, mais The Times, le journal britannique fait état d’un chiffre effroyable à Stepnohirsk, le dernier bastion ukrainien protégeant la ville de Zaporijia, où l’espérance de vie des soldats russes serait en moyenne de 12 minutes, selon un officier ukrainien. D’après le commandant en chef des forces ukrainiennes, 31 700 soldats russes auraient été tués au cours du seul mois dernier, sur l'ensemble de la ligne de front. Interrogée par Libération, la spécialiste de la Russie Anna Colin Lebedev évoque ces dizaines de milliers d’hommes envoyés au front comme "chair à canon", et un pays croyant dur comme fer au discours sur l’hostilité supposée de l’Ouest à son égard - une croyance que l’Ouest aurait lui-même nourrie en créant "une image simpliste de la Russie". La Russie, que les alliés européens de l’Ukraine accusent d’être à l’origine d’opérations de sabotage à travers le continent. D’après The New York Times, plusieurs attaques, dont un incendie en 2024 près de Varsovie, en Pologne, qui a détruit un millier d’entreprises, auraient été menées "par un réseau criminel pour le compte des services de renseignement russes". Mais selon le quotidien américain, l’un des personnages clé de ces attaques ne serait pas un agent du FSB, mais un ancien chauffeur de taxi, Aleksei Vladimirovich Kolosovsky, 42 ans, lié à des groupes criminels impliqués notamment dans le piratage informatique et la vente de faux papiers. Présenté comme un acteur "incontournable " de cette guerre hybride, il aurait "supervisé la planification et l'exécution d’attaques en Pologne, en Lituanie, au Royaume-Uni, et en Allemagne" - une sorte de sous-traitant, de prestataire de services, dans une guerre de l’ombre "de plus en plus violente". Affaire Epstein et Etat de droit La presse internationale revient aussi ce matin sur les suites de l’affaire Epstein. En France, Libération a eu accès au rapport de perquisition de l’appartement parisien du pédocriminel - un document qui révélait, "dès 2019, l’étendue de son système criminel et la centralité de la France dans son réseau mondial", selon Libé. Au Royaume-Uni, l’ex-prince Andrew a été interpellé la semaine dernière et est accusé, notamment, d’avoir ouvert les portes d’une base de la RAF, près de Londres au jet du pédocriminel. "L’Europe promet de rendre (enfin) des comptes" sur l’affaire Epstein et The Washington Post rapporte que de hauts responsables démocrates comparent "les actions judiciaires d'envergure lancées ici, à la réaction muette aux États-Unis". "Alors que l'administration Trump a dépeint l'Europe comme étant en déclin, certains observateurs voient dans la réaction européenne la preuve de la relative robustesse de (son) État de droit, comparée à la concentration du pouvoir dans l'Amérique de Trump". "Tour de magie" à Milan-Cortina Un mot, pour terminer, de la fin, hier, des JO d’hiver de Milan-Cortina. Soulagement et satisfaction de la mission accomplie: La Stampa évoque des Jeux qui "resteront longtemps dans les mémoires", un "tour de magie" car le fiasco annoncé n’a pas eu lieu. Satisfaction aussi en France, où se dérouleront les prochains Jeux d’hiver. 23 médailles au total, un record, dont 13 pour le biathlon, à l’honneur du Parisien/Aujourd’hui en France. La neige et le froid, bons pour les biathlètes, mais pas pour les rats. D’après El Pais, les New-Yorkais espèrent que le très rude hiver qu’ils subissent depuis des semaines entraînera une forte diminution du nombre de rongeurs. Estimées à quelque 3 millions en 2024, ces bestioles redoutent le froid autant que le reste de la population, mais les experts et les autorités mettent déjà en garde : les New-Yorkais ne doivent pas s’attendre à leur éradication, seulement à une légère réduction de leur nombre. Qualifiés d’"ennemis publics numéro 1" par un ancien maire de New-York, les rats, rappelle le journal, ont la peau dure, au point que la "tsarine des rats" nommée en 2023 avait fini par jeter l’éponge. "Patience et longueur de temps, font plus que force ni que rage", dit la fable de La Fontaine sur le lion et le rat… Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la Une de la presse ce vendredi : une disgrâce, ses conséquences et une lassitude. La veille, l'ex-prince Andrew a été arrêté et placé des heures durant en garde à vue, à la suite d'allégations de "manquement dans l'exercice de fonctions officielles" liées à l'affaire Epstein Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Une déflagration, un choc. Les qualificatifs ne manquent pas ce matin dans la presse pour qualifier l’arrestation d’Andrew, frère du roi Charles dans le cadre de l’affaire Epstein. La photo de l’ancien prince déchu dans le véhicule de police est à la une du Daily Telegraph notamment. Pour The Times, cette affaire pourrait déboucher sur une crise de régime car c’est la première fois depuis 380 ans qu’un membre de la famille royale britannique est placé en détention. Un tabou a été brisé avec cette arrestation, nous dit le The Guardian. La monarchie est dépouillée de ses atouts et pourrait surtout voir son influence politique grandement affectée. Les retentissements de cette arrestation font aussi la une de la presse en France. Le Parisien nous parle d’un Andrew "prince des ténèbres". Libération et Le Parisien de leur côté évoquent aussi ces crues historiques en France. Avec une lassitude, voir une exaspération, et aussi une facture qui s’annonce très salée pour les assureurs à près d'un milliard d’euros. Pour les 250 000 sinistrés, le temps s’annonce long aussi, avant de pouvoir reprendre une vie normale, même lorsque l’eau se sera retirée. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la Une de la presse, ce jeudi 19 février, le début, en France, du procès intenté par des associations de défense de l’environnement et la Ville de Paris contre TotalEnergies. Une plainte, aux États-Unis, contre le démantèlement de la politique environnementale par l’Administration Trump. Des enquêtes ouvertes pour racisme présumé envers le joueur du Real Vinicius Jr. Et le bonheur des dames françaises en biathlon. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, le début du procès intenté par des associations de défense de l’environnement et la Ville de Paris contre TotalEnergies. Premier grand procès climatique contre un géant pétrogazier, en France: L’Humanité annonce "un procès hors norme" pour "contraindre la multinationale française à cesser sa contribution à l’aggravation du changement climatique et à se conformer à l’objectif de l’accord de Paris" de 2015. "Un moment décisif dans une longue bataille juridique qui pourrait faire jurisprudence", selon L’Huma. Le journal indique que le ministère public veut faire valoir, pour sa part, que "la loi sur le devoir de vigilance, votée en 2017, ne s’étend pas au changement climatique" – une position perçue par L’Huma comme "un soutien sans ambiguïté à TotalEnergies", 6ᵉ producteur mondial de pétrole et de gaz en 2024. L’Humanité, qui rappelle, au passage, que le groupe français fait face depuis des décennies "à de nombreuses procédures pour son implication présumée dans des violations des droits humains", notamment en Ouganda et au Mozambique, ce qui a conduit à la saisine, en novembre dernier, du parquet antiterroriste par une ONG pour "complicité de crimes de guerre, de torture et de disparitions forcées" dans ces deux pays. Les associations de défense de l'environnement déposent plainte aux Etats-Unis Les associations de défense de l’environnement et de la santé, qui ont déposé une plainte, mercredi, aux États-Unis contre l’Administration Trump. Le site anglophone de France 24 précise que ces associations contestent l’abrogation, il y a une semaine, du texte qui servait de fondement à la lutte contre les émissions de CO₂, une révocation qu’elles jugent "illégale". Là encore, cette plainte devrait lancer une longue bataille judiciaire, qui pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême. À la rubrique judiciaire américaine, toujours, The Guardian, le quotidien britannique, fait état du dépôt d’une autre plainte, mardi, par la "Commission américaine pour l'égalité des chances en matière d'emploi", qui affirme que l’entreprise Coca-Cola a enfreint la loi fédérale en organisant un événement pour 250 employées femmes en 2024 à Las Vegas. Argument de la présidente de cette agence gouvernementale, nommée par Trump : les programmes de diversité, d'équité et d'inclusion dans le milieu professionnel s'apparentent à une "discrimination inversée" et nuisent à la prise de décision fondée sur le seul mérite. Au Tchad, le retour des soldats français n'est pas exclu Au Tchad, l’hypothèse d’un retour des soldats français ne serait pas exclue – c’est ce qu’indique le journal Le Monde, qui rappelle que le dispositif militaire français, historique au Tchad, imposé en 1900 par une expédition coloniale et perpétué malgré l’indépendance en 1960, a pris fin le 30 janvier 2025 après que le président Mahamat Idriss Déby a "brusquement sommé la France" de se retirer. Un an plus tard, presque jour pour jour, le maréchal tchadien a été reçu à l'Élysée, où il a été "convenu" de "transformer la coopération bilatérale", "sans que la question sécuritaire soit éludée pour autant". Le journal explique que Mahamat Idriss Déby cherche toujours "des partenaires fiables" pour le Tchad, "pays entouré de voisins fragiles dont un, le Soudan, est plongé dans une guerre civile dévastatrice". À lire aussi sur le sujet, le reportage du Monde sur l’ambition du président tchadien de valoriser un atout unique : le plus gros cheptel de dromadaires de la planète, avec près de 11 millions de têtes. Le journal raconte que le pays est encore incapable d’exploiter, pour le moment, cette richesse, notamment à cause des problèmes de sécurité. Mais le marché de la viande de dromadaire et du lait de chamelle, évalué à plus de 10,5 milliards de dollars actuellement, est très prometteur, avec des projections dépassant les 15 milliards d’ici 2035. Un marché qui appâte beaucoup de monde, dont, entre autres, la Hongrie de Viktor Orban, qui s’est engagée à établir un centre de recherche sur le lait de chamelle à N’Djamena et a promis la construction de deux fermes laitières dans la foulée. Enquête ouverte après des accusations de racisme dans le foot Du sport, également, avec la décision de l’UEFA d’ouvrir une enquête après les accusations de racisme portées par Vinicius Jr contre Gianluca Prestianni. L’attaquant brésilien du Real Madrid accuse le joueur argentin du Benfica de l’avoir traité de "singe" lors d’un match de la Ligue des champions, mardi, à Lisbonne, ce que nie Prestianni. Si les accusations de Vinicius sont avérées, le joueur argentin risque "une suspension d’au moins 10 matchs", selon le règlement disciplinaire de l’UEFA, cité par El País, ce qui serait sans précédent. Jornal de Noticias annonce que Prestianni est également passible de poursuites au Portugal, où le racisme est un délit inscrit dans le code pénal, et où l'Autorité pour la prévention et la lutte contre la violence dans le sport a également ouvert une enquête. "Le racisme s’avance toujours masqué et je remarque qu’on arrive encore à mettre en doute ce qu’il s’est passé. Pourtant, Vinicius a raconté les faits. Kylian Mbappé a raconté les faits. Mais non, ça ne suffit pas. Le doute persiste. On n’est pas sûrs" : dans un entretien au journal L'Équipe, l’ancien défenseur des Bleus Lilian Thuram, très engagé dans la lutte contre le racisme, laisse éclater sa colère et n’épargne pas l’entraîneur du Benfica, José Mourinho, symbole à ses yeux du "sentiment de supériorité blanche". L'Équipe, qui revient aussi ce matin sur une autre actualité nettement plus réjouissante. Malgré un début poussif, les Bleues ont écrasé le relais des Jeux olympiques en biathlon et décroché un troisième grand titre, après le relais mixte et l'individuel femmes. Cinquième médaille d’or pour la discipline, sixième pour l’équipe de France. Bravo mesdames, et bravo à L'Équipe pour la "ref" littéraire, comme disent les jeunes, à Émile Zola: "Au bonheur des Dames". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la Une de la presse, ce mercredi 18 février, la convocation, mardi, de l'ambassadeur américain en Belgique, après que celui-ci a accusé les autorités de poursuivre des Belges juifs pour des motifs "antisémites". La crise diplomatique entre Washington et Bruxelles, qui n’est pas une première depuis le retour de Trump à la Maison Blanche. Neuf interpellations en France après le meurtre du jeune militant d’extrême droite Quentin Deranque. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la convocation, hier, de l'ambassadeur américain en Belgique, après que celui-ci a accusé les autorités de poursuivre des Belges juifs pour des motifs "antisémites". La Libre Belgique, qui accuse cet ambassadeur, Bill White, de "semer la zizanie", rapporte que la polémique a été déclenchée par l'ouverture d'une enquête : trois hommes d’Anvers sont soupçonnés de pratiquer des circoncisions sans formation médicale certifiée. Cette enquête a conduit Bill White à dénoncer "un harcèlement inadmissible" de la communauté juive et à réclamer l’arrêt des poursuites. Pour le journal, l'ambassadeur américain "n'a pas seulement commis une faute diplomatique : il a franchi plusieurs lignes rouges, l'insulte, d'abord, l'ingérence, ensuite". "Exiger l'arrêt d'une enquête revient à sommer un État souverain de suspendre le cours de sa justice. C'est inacceptable", fustige le quotidien belge. Colère aussi du journal Le Soir, qui indique que Bill White a également menacé de "sanctions diplomatiques" le président des socialistes flamands, Conner Rousseau, qui avait eu l’audace de poster une vidéo sur les réseaux sociaux dénonçant les interventions de l’ICE, les services d’immigration américains, et faisant un parallèle avec la montée du nazisme. Bill White se comporte "en agent infiltré de Trump et de la sphère Maga" : Le Soir critique "une confusion des genres" ne relevant pas, selon lui de la "maladresse du débutant" – Bill White est entré en fonction en novembre — mais d’une volonté délibérée, "son homologue à Paris, Charles Kushner, ayant lui aussi fustigé les insuffisances supposées de la France dans la lutte contre l’antisémitisme". La crise diplomatique entre Washington et Bruxelles n’est en effet pas une première. The Wall Street Journal relève que "les ambassadeurs américains en France mais aussi en Pologne ont également eu des différends avec les pays dans lesquels ils sont en poste, ce qui leur a valu des réprimandes de Paris et de Varsovie". "Au cours de l'année écoulée, l'Administration Trump a eu recours à une diplomatie non conventionnelle, à la diplomatie de la canonnière et, dans les crises les plus sensibles, à une diplomatie sans diplomates", constate The New York Times, qui souligne le rôle crucial de Steve Witkoff, ami de Trump venu de l’immobilier et de Jared Kushner, le gendre de Trump et fils de Charles Kushner, condamné notamment pour fraude fiscale aux États-Unis, et donc actuel ambassadeur américain à Paris. Les deux hommes sont au cœur des discussions sur l’Iran et l’Ukraine, mais aussi Gaza. C’est dans ce contexte de grand chamboule-tout diplomatique que Brent Bozell, le nouvel ambassadeur américain, vient d’arriver en Afrique du Sud "sur fond de tensions entre Pretoria et Washington". Le Monde rappelle que les relations entre les deux pays "sont au plus bas" depuis le retour de Trump, qui reproche au gouvernement sud-africain une prétendue "persécution" des Afrikaners, les descendants des colons européens, et sa plainte pour "génocide" devant la Cour internationale de justice contre Israël pour sa guerre à Gaza. Neuf interpellations après la mort de Quentin Deranque En France, neuf personnes ont été interpellées, mardi, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant d’extrême-droite Quentin Deranque. Le Figaro annonce que "l’étau se resserre sur LFI et la Jeune Garde", groupuscule antifasciste auquel appartient l’un des interpellés, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Le journal somme le patron de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, de "s’expliquer". Le journal L’Opinion critique, lui, "le silence coupable de la gauche sur LFI" – d’où le dessin de Kak, où Jean-Luc Mélenchon explique à Olivier Faure qu’il ne peut pas "trop condamner les antifas" parce qu’il a "besoin d’eux", et le patron des socialistes lui répond : "Comme nous avec vous". "L’enquête progresse, le débat politique régresse" : Mediapart regrette que LFI soit "jugée coupable sans autre forme de procès". Le Monde a enquêté sur le parcours de la victime, Quentin Deranque. Le journal décrit "un étudiant traditionaliste", "au croisement de plusieurs chapelles de l’extrême-droite radicale". Un jeune homme "en pleine recherche identitaire", paroissien "assidu" d’une église traditionnaliste de Lyon, après s’être converti "il y a quelques années". Le regain d’intérêt des Français, en particulier des plus jeunes, pour le catholicisme, sur lequel revient le journal La Croix. D’après le quotidien catholique, "plusieurs signaux faibles, liés aux réseaux sociaux ou aux sorties culturelles", laissent penser à un "réveil catholique". Une spécialiste des tendances de société décrypte : "On sent une volonté des jeunes d’avoir une religion qui se voit, qui se montre, comme la croix sur le front du mercredi des Cendres. Il y a chez eux un côté 'équipe de foot'. Comme on soutiendrait l’Olympique de Marseille, l’AS Monaco ou le Paris Saint-Germain, il y a la 'team Carême', la 'team Ramadan', la 'team Kippour'". Marcel Proust a la côte Personnellement, je le confesse, je suis de la "team Marcel Proust" – et je ne suis visiblement pas la seule. La Croix, toujours, rapporte qu’une souscription publique lancée par la Bibliothèque nationale de France pour acquérir des archives de l’écrivain Marcel Proust rencontre un "grand succès" : 525 000 euros déjà récoltés. Une mobilisation qui témoigne de "l’attachement" à cette immense figure du patrimoine français, d’après La Croix, qui évoque aussi, pour les amoureux de Proust, une "reconnaissance de dette" : "Voici ma modeste participation, écrit un donateur, en remerciement du bonheur que m’ont donné les lectures de la Recherche (du temps perdu, NDLR) depuis plus d’un demi-siècle". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
A la Une de la presse, ce mardi 17 février, le début, aujourd’hui, à Genève, de nouvelles discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, pour tenter d’éviter une intervention militaire américaine. Les tergiversations européennes autour du "Conseil de la paix" de Trump. Le lourd bilan humain du démantèlement de l’USAID. Et les célébrations du Nouvel an chinois. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le début, aujourd’hui, à Genève, de nouvelles discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, pour tenter d’éviter une intervention militaire américaine. "La mission de l’Iran : les diplomates à Genève, et les généraux dans le détroit d’Ormuz". Tehran Times annonce à la fois la reprise de négociations sur le nucléaire avec Washington et des exercices navals, depuis hier, dans le golfe Persique. D’après le site d’opposition Iranwire, ces manœuvres conduites par les Gardiens de la révolution, ont pour but de démontrer la capacité de Téhéran, "à perturber les flux énergétiques mondiaux en cas d'attaque" américaine. Côté diplomatique, c’est le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui sera chargé de discuter avec l’envoyé spécial de la Maison-Blanche, Steve Witkoff - deux hommes que tout oppose, et contraints tous deux à faire des "concessions", selon The Guardian. Le quotidien britannique souligne la très longue expérience accumulée par Araghchi en près de 15 ans de négociations nucléaires et auteur, d’ailleurs, d’un livre sur l'art de la négociation diplomatique à l’iranienne, inspirée, selon lui, des négociations dans les bazars, faites de feintes, de patience et de sang-froid. Gaza, futur Doha ? "L’art de la négociation", dont se prévaut aussi Donald Trump, qui annonce 5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Dans un entretien au New York Post, le président des Etats-Unis précise que ces 5 milliards constituent un "acompte" aux 70 milliards consacrés à des projets approuvés par son "Conseil de la paix", dont l’ambition affichée, est de transformer l’enclave en équivalent palestinien de Dubaï ou Doha. Sa première réunion est prévue ce jeudi à Washington. La version européenne de Politico annonce la participation de la commissaire européenne pour la Méditerranée comme "observatrice" - une participation "sans adhésion", a rappelé la Commission. Participation sans adhésion, aussi, de l’Italie, représentée par son ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, d’après La Repubblica. Le journal italien rapporte que ce choix du gouvernement Meloni, est très critiqué par les oppositions, qui accusent la présidente du Conseil de "vendre" l’Italie aux intérêts de la Maison Blanche. Le journal communiste Il Manifesto dénonce le "mauvais tournant" pris selon lui par Giorgia Meloni, qui espère que cette "nouvelle formule" de pays "observateur", "incitera d'autres membres de l’UE", notamment l’Allemagne, à participer à ce "Conseil de la paix" auto-proclamé. "Stratégie égoïste" L’Administration Trump, dont le choix, il y a un an, de démanteler l’Agence américaine pour le développement international, l’USAID, a de très lourdes conséquences. Le Soir relaie une étude de l’université de Boston, dont les calculs établissent que cette décision a déjà causé la mort de plus de 265 000 adultes et 551 000 enfants. Ces chiffres catastrophiques révoltent le quotidien belge, qui dénonce la "stratégie égoïste" de décideurs politiques "prônant le repli sur leurs intérêts nationaux" - une stratégie "qui pourrait vite se retourner contre eux", dans la mesure où l’accès aux traitements contre la tuberculose et le VIH s’étant considérablement réduit, "une résurgence mondiale de ces pathologies est à redouter y compris en Occident". Selon une autre étude récente, publiée par la revue médicale The Lancet, si la totalité des programmes financés par l’Usaid reste suspendue, le nombre de vies perdues pourrait monter jusqu’à plus de 14 millions d’ici 20"0, dont 4,5 millions d’enfants. La presse internationale revient aussi sur la visite, hier, du secrétaire d’Etat américain en Hongrie. The New York Times cite les propos de Marco Rubio, qui a déclaré que le président Trump était "profondément attaché" à la réussite de Viktor Orban, qui s'est vanté de son côté d'avoir créé un "État illibéral". Une nouvelle marque de soutien que le quotidien attribue à l'approche de législatives "très disputées", en avril prochain. Dans une longue enquête, Mediapart détaille la façon dont le Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois, "mobilise tous les moyens d’Etat pour redresser sa popularité et arracher un cinquième mandat", une "propagande sans équivalent dans l’Union européenne". Le site d’info français raconte par exemple comment Index, ancien média indépendant de référence jusqu’à son "orbánisation" en 2020, a affirmé au début de l’automne que le parti Tisza, le principal parti d’opposition, préparait "une hausse brutale de l’impôt sur le revenu". Une soi-disant révélation "sur la base de la fuite mystérieuse d’un document du parti", qui s’avérera être un faux. Préserver la paix familiale en Chine On termine cette Revue de presse en Chine, qui célèbre aujourd’hui le Nouvel an lunaire. The Financial Times annonce deux semaines de festivités pour marquer le début de cette année du cheval, et le déplacement de centaines de millions de personnes à-travers tout le pays. Des vacances autant attendues que redoutées par les plus jeunes, confrontés au "harcèlement" de leurs parents au sujet de leur progéniture à venir; à tel point que nombre d’entre eux partagent leurs astuces sur les réseaux sociaux pour esquiver les questions indiscrètes ou éviter les rendez-vous arrangés qui tournent au fiasco. D’après The Financial Times, certains célibataires vont jusqu’à engager de faux partenaires pour préserver la paix familiale, tandis que d’autres utilisent carrément l'intelligence artificielle. pour créer de fausses radios de fractures, et avoir ainsi une excuse valable de ne pas aller chez leurs parents. Le journal observe que les coups de pression des géniteurs chinois sont aussi maladroits qu’inefficaces, puisque le taux de natalité continue de chuter, malgré leurs efforts et ceux de l’Etat. Les jeunes Chinois auraient-ils le blues ? Le Figaro voit dans le succès rencontré par une peluche de cheval défectueuse la preuve d’un "certain pessimisme". La mascotte, dont le sourire inversé est le résultat d’une erreur de fabrication, un ouvrier ayant inversé la bouche et les narines de la bestiole, est vendue chaque jour à plus de 15 000 exemplaires. Le "cheval qui pleure" est devenu, paraît-il, la star de ce Nouvel an chinois, qui commence bien en tout cas pour les salariés de l’entreprise qui le fabrique, puisque sa patronne n’ayant pas pu identifier le ou la responsable de cette erreur, a décidé de donner un bonus à tout le monde. Sinian kuaïle! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). 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A la Une de la presse, ce lundi 16 février, la mort, samedi, à Lyon, d’un jeune étudiant de la mouvance nationaliste, en marge d’une conférence de l’eurodéputée de La France Insoumise, Rima Hassan. Un drame qui tourne à la polémique politique. La montée de l’AfD en Allemagne, où la jeunesse semble de plus en plus perméable aux discours de l’extrême droite. La belle moisson des Bleus aux JO d’hiver. Et la lauréate du traditionnel concours de cri de la mouette du carnaval de Dunkerque. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la mort, samedi, à Lyon, d’un jeune étudiant de la mouvance nationaliste, en marge d’une conférence de l’eurodéputée de La France Insoumise, Rima Hassan. "Après le lynchage de Quentin, l’extrême gauche en accusation" : Le Figaro accuse LFI d’avoir "nourri la violence politique à l’origine de ce drame". Pour le journal, le jeune homme de 23 ans, "dans cette histoire", "n’est pas "un militant" pris dans une "rixe" mais un martyr de la liberté d’expression, que l’extrême gauche, aidée par trop de complices, veut remplacer par sa hideuse loi de la meute". "Climat insupportable d’outrance" Le quotidien Les Echos, estime, lui, que "l'assassinat de ce jeune nationaliste par des hommes cagoulés proches, semble-t-il, de l'ultragauche" met le patron de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, "face à ses contradictions", et regrette l’absence de "mea culpa" de sa part, "y compris sur la violence du discours politique". LFI, qui condamne le crime dont Quentin a été victime. Au-delà de cette affaire, Libération dénonce "le climat insupportable d’outrance et d’intolérance dans lequel baigne depuis un certain temps la politique française" - un climat qui "ne peut qu’engendrer ce genre de drame en échauffant des esprits trop simples de quelque bord qu’ils soient". Enfin L’Humanité voit dans la mort de Quentin un "climax de la violence politique", "une tragédie honteusement récupérée par la galaxie réactionnaire". Plusieurs voix, dont celle de la cheffe de file du RN, Marine Le Pen, demandent le classement des "antifas" comme organisations terroristes. Le Figaro rapporte que la mort brutale de Quentin a aussi été commentée en Allemagne. Selon Alice Weidel, co-leader du parti d’extrême-droite AfD, "les antifasdoivent désormais être classés comme organisation terroriste, comme c’est déjà le cas aux États-Unis", où Donald Trump a signé un décret en ce sens, le 22 septembre dernier, deux semaines après l’assassinat de l’influenceur ultraconservateur Charlie Kirk par un jeune homme de 22 ans. Salut hitlérien "pour rire" L’AfD est créditée par les sondages de 40% des voix à l’élection régionale de Saxe-Anhalt de septembre prochain et ses idées infusent de plus en plus l’ensemble du pays, en particulier la jeunesse, selon une enquête du journal Die Zeit. Le quotidien évoque un phénomène se produisant "depuis plusieurs années", "à l'Est comme à l'Ouest", "dans les zones rurales comme dans les villes", dans "les établissements scolaires défavorisés comme dans les lycées prestigieux". Un lycéen témoigne avoir vu l’un de ses camarades dire à un ami portant du vernis à ongles noirs: "Je pense que les homosexuels devraient être gazés", d’autres faisant le salut hitlérien "pour rire", ou "le signe suprémaciste blanc" consistant à former un cercle avec le pouce et l'index en écartant les trois autres doigts. Le mois dernier, l’AfD a publié une liste de mesures à appliquer en Saxe-Anhalt en cas de victoire. Dans Le Grand Continent, le chercheur Amaury Coulomb étudie l’une d’entre elles, proposant que les demandeurs d’asile soient soumis à des travaux de "reboisement", en attendant leur très probable expulsion. Selon lui, "l’AfD se pare d’arguments écologiques" "pour justifier ses attaques systématiques contre les politiques de transition énergétique", et "l’association de la forêt allemande à une forme de travail forcé suit ne vision du monde organiciste exacerbée par l’Allemagne nazie". Celle-ci compare la société "à un organisme biologique" dont il faudrait préserver la santé et la pureté supposées. Dans la presse, également, l’annonce de probables nouvelles sanctions contre Moscou, après la confirmation, par 5 pays européens, de l’empoisonnement d’Alexeï Navalny. Le gratuit Metro relaie la déclaration, hier, de la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, indiquant que son pays envisage "d'accroître les sanctions" contre la Russie - déclaration qui fait suite à une enquête européenne affirmant que le chef de l'opposition russe a été tué par l’administration d’une toxine mortelle, produite par la grenouille-dards, une espèce équatorienne. Moscou dément, et assure qu’Alexeï Navalny est mort le 16 février 2024, à 47 ans, de "causes naturelles". JO : "Le conte est bon" Direction aussi l’Italie et les JO d’hiver, où la France a égalé, hier son meilleur total historique. Avec quinze médailles au compteur, les Bleus dépassent déjà leur record des JO de Pékin, il y a 4 ans. Pour L’Equipe, "le conte est bon", d’autant qu’il reste encore une semaine d’épreuves. C’est malheureusement loupé, en revanche, pour Daniel Tschofenig. L’Autrichien a été disqualifié dès la première manche sur grand tremplin à cause de chaussures trop longues de quatre millimètres. On ne plaisante pas avec l’équipement, comme l’a récemment prouvé l’enquête lancée sur l’élargissement des combinaisons de sauteurs à ski, par agrandissement du pénis. Un mot, pour terminer, du traditionnel concours du cri de la mouette de Dunkerque. Cette belle tradition du carnaval de la ville, créée il y a 13 ans, a été remportée cette année par une dénommée "Maître Mouette & Chandon", qui dit s’être beaucoup entraînée dans sa voiture entre deux rendez-vous. La jeune femme a vu ses efforts récompensés par l’honneur de soulever le célèbre bouclier de Mouettus, un an après un certain Michel Polnamouette. A regarder sur le site de France Info. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la une de la presse ce vendredi : un rêve brisé, un contrat et un questionnement. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Son casque orné de photos est à la une d'une grande partie de la presse ce vendredi. Le Franffurter Allgemeine Zeitung met l'athlète Vladislav Heraskevych à sa une. Ce dernier s'est vu disqualifié de la compétition de skeleton des Jeux Olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026 pour des photos d'athlètes ukrainiens, morts au combat, affichées sur son casque. The Guardian nous rappelle que les règles du Comité international olympique (CIO) sont strictes et que l'Ukrainien s'était vu proposer des solutions alternatives. Le Parisien relaie le soutien que le sportif a reçu notamment du président Volodymyr Zelensky. À lire aussiJO 2026 : disqualifié pour son "casque mémoriel", l'Ukrainien Heraskevych saisit la justice La Tribune met un avion à sa une ce matin : le rafale. Le ministère de la Défense indien a annoncé un accord pour l'acquisition de 114 avions de combat français. Le Figaro note le montant historique du contrat : 30 milliards d'euros. L'accord doit encore être finalisé, mais c'est un succès indéniable pour l'avionneur Dassault. Le Monde précise que la grande partie des chasseurs seront fabriqués en Inde. Enfin, Libération s'est rendu dans le Nevada, aux États-Unis, où les data centers poussent comme des champignons. Pour alimenter l'intelligence artificielle, ces vastes infrastructures sont devenues essentielles. Pourtant, les habitants sont loin d'être ravis. La consommation en eau très importante de ces data centers dans l'État le plus sec des États-Unis pose question. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la Une de la presse ce jeudi 12 février, la publication du livre-témoignage de Gisèle Pélicot, devenue une figure de la lutte contre les violences faites aux femmes depuis son refus du huis clos au procès des viols de Mazan. La présentation, aujourd'hui, par le gouvernement, de la nouvelle loi de programmation de l'énergie. Un sujet qui fait débat en France, en Europe, mais plus aux États-Unis. Et un entraîneur aux multiples casquettes (ou plutôt vestes). Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse française, ce matin, le visage de Gisèle Pélicot, devenue une figure de la lutte contre les violences faites aux femmes depuis son refus du huis clos au procès des viols de Mazan. À l'occasion de la sortie mondiale de son livre, "Et la joie de vivre", celle qui fut victime des viols chimiques commis par son mari et une cinquantaine de ses complices, pendant des années, sort du silence pour la première fois pour raconter "sa vie d'avant" et "sa vie d'après". Libération évoque une parole "attendue, scrutée, presque sommée de produire du sens collectif", mais Gisèle Pelicot "refuse d'être un modèle et encore moins une 'icône'". "Je me suis réattribué ma vie", dit-elle, refusant, aussi, que "le statut de victime devienne son identité définitive". "Je ne veux plus de ce statut de victime", martèle encore Gisèle Pélicot dans Le Figaro, où elle dit vouloir témoigner de la façon dont elle a "surmonté ces épreuves" pour "donner de l'espoir aux femmes qui, comme (elle), ont pu, un jour, se sentir démunies". Le Nouvel Obs cite la formule de la philosophe Simone de Beauvoir, "on ne naît pas femme, on le devient", et salue "cette femme tout à la fois ordinaire et extraordinaire dont la trajectoire personnelle a percuté durablement notre expérience collective", qui a prouvé que "le combat pour l'émancipation et l'égalité ne sera jamais vain". Également à la Une de la presse française, la présentation, aujourd'hui, par le gouvernement, de la nouvelle loi de programmation pluriannuelle de l'énergie pour les dix prochaines années. La Croix parle d'un sujet "qui divise les politiques", dans un contexte de relance du nucléaire et de progression moins rapide que prévu des énergies renouvelables. "Après le vote du budget, deuxième crash-test pour le gouvernement de Sébastien Lecornu", annonce Le Figaro, critiquant sa méthode du "en même temps". Le journal se fait surtout l'écho des inquiétudes de la droite et met en garde "contre l'impact négatif du renouvelable pour le nucléaire". Débat, aussi, au sein de l'Union européenne (UE). La version européenne de Politico fait état du bras de fer entre les industriels et plusieurs dirigeants européens, dont le chancelier allemand Friedrich Merz et la patronne de la Commission, pour qu'elle s'attaque au "pilier" de la politique climatique de l'Union : le système d'échange de quotas d'émission carbone, "qui réglemente près la moitié des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique au sein de l'UE". Aux États-Unis, le président américain Donald Trump a tranché et devrait revenir aujourd'hui sur le "constat de mise en danger" établi en 2009 et reconnaissant la menace des gaz à effet de serre pour le climat. Cette déréglementation aux effets massifs et durables, pour les États-Unis et pour la planète, est perçue par The Wall Street Journal cité par Courrier International comme "un retour en arrière d'une portée inédite de la politique climatique des États-Unis". L'administration Trump justifie cette destruction de l'encadrement des émissions de gaz à effet de serre par la volonté de fournir une énergie bon marché, mais The Washington Post, qui rapporte que Donald Trump ordonne au Pentagone d'acheter de l'électricité produite au charbon, doute que ce combustible très polluant soit en réalité vraiment compétitif, notamment à cause du coût de la modernisation des centrales à charbon. La "fiche d'information" publiée sur le site de la Maison-Blanche assure en tout cas que "Donald Trump renforce la sécurité nationale des États-Unis grâce à son beau parc de centrales électriques au charbon propre". Cette décision intervient au moment où de nombreux scientifiques affirment que le réchauffement climatique s'accélère plus rapidement que jamais. The Washington Post, qui a consulté des données recensées par la NASA sur les températures moyennes mondiales entre 1880 et 2025, affirme que ces données montrent que l'augmentation des températures mondiales s'est accélérée de 42 % sur la dernière décennie. "La poursuite du réchauffement climatique pourrait s'engager sur une voie irréversible en déclenchant des points de basculement climatique", alertent également plusieurs scientifiques cités par The Guardian, le quotidien britannique. En Italie, c'est le froid combiné au mal-logement qui a tué six sans-abris, ces dernières semaines, à Milan, où se déroulent les JO d'hiver. The New York Times, qui a accompagné des volontaires venant en aide aux personnes de la rue, rapporte que certains des sans-abris décédés ont été retrouvés non loin des sites olympiques, où les spectateurs déboursent jusqu'à 1 650 dollars pour assister aux compétitions. Une réalité qui montre, selon The NYT, "une aggravation des inégalités" à Milan, où de nombreux habitants n'ont plus les moyens de se loger, alors que la ville attire des investisseurs fortunés du monde entier "grâce à des avantages fiscaux considérables accordés aux hauts revenus et aux professionnels étrangers". "On dirait que cette ville et cette société deviennent de plus en plus une société du tout ou rien", constate une bénévole. Toujours aux JO d'hiver, un entraîneur a retenu l'attention du journal La Repubblica. On dit que "l'habit fait le moine". Benoît Richaud, lui, doit souvent retourner sa veste ou plutôt en changer, car ce coach de 38 ans entraîne au total 16 patineurs représentant 13 nations différentes. Sept d'entre eux ont concouru dans le programme court masculin mardi soir, obligeant Benoît Richaud à courir entre chaque interview pour changer de tenue. Au point qu'il a jugé nécessaire de préciser : "C'est toujours moi, j'ai juste changé de veste". Le journal explique que si Benoît Richaud est aussi couru, c'est parce qu'il compte parmi les entraîneurs et chorégraphes les plus respectés au monde : meilleur chorégraphe de patinage artistique de 2024, finaliste de ce prix en 2025. Autrement dit, son métier lui va… comme un gant. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
A la Une de la presse, ce mardi 10 février, la situation en Ukraine, où l’offensive hivernale de l’armée russe entraîne de lourdes pertes humaines. La crainte de l’Europe d’un nouvel affront de la part des Etats-Unis lors de la prochaine conférence de Munich. Les résultats mitigés d’une réunion sur le Sahara occidental sous la houlette de Washington. Le combat des femmes dites "de réconfort" en Corée du sud. Et le tout prochain voyage dans l’espace de l’astronaute française Sophie Audenot. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la situation en Ukraine, où l’offensive hivernale de l’armée russe entraîne de lourdes pertes humaines. Près de quatre ans après le début de l’invasion russe, l’Ukraine subit une campagne de bombardements intensifs et redoute une offensive "de grande envergure au printemps et en été", d’après le Kyiv Post. Le journal ukrainien affirme qu’en dépit de leur violence, les combats en cours n’offrent à la Russie que "de maigres gains territoriaux" et qu’en dépit des discours du Kremlin, "les généraux de Poutine prévoient toujours de vaincre l'Ukraine et de dicter les conditions de la paix". A Kherson, dans le sud du pays, l’envoyé spécial du Figaro raconte comment les habitants subissent les attaques incessantes des drones russes une "chasse à l’homme aérienne", dont les protègent à peine des filets de pêche offerts par des marins bretons. Vitali Howuka, chirurgien dans un hôpital de la ville, témoigne : "Tous les jours on vient au travail la peur au ventre. On n’est à l’abri nulle part. Mais on ne partira pas. La Russie ne mène pas cette guerre pour conquérir un territoire mais pour détruire notre nation". Désunion européenne Côté diplomatique, les Européens peinent toujours à s’imposer dans les discussions entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis. L’Humanité déplore "la désunion" des membres de l’UE, dont une partie, la France et l’Italie, "réclame la reprise du dialogue avec Moscou", alors que la Pologne, le Royaume-Uni et l’Allemagne "s’y opposent fermement". L’Europe craint un nouvel affront de la part des Etats-Unis lors de la prochaine conférence de Munich sur la sécurité, qui débute vendredi. Le Parisien/aujourd’hui en France annonce que le secrétaire d’Etat Marco Rubio, représentera cette année les États-Unis à la place du vice-président JD Vance, dont le discours extrêmement agressif, l’année dernière avait consterné les Européens. Le journal indique que le secrétaire d’Etat entamera également une visite européenne, incluant des rencontres avec les dirigeants hongrois et slovaques, à la droite de la droite. The Guardian, qui a consulté le rapport préparatoire de cette Conférence de Munich, fait état du "douloureux constat" des Européens qu’ils doivent désormais se montrer "plus affirmés et plus indépendants militairement vis-à-vis d’une Administration américaine " autoritaire, qui ne partage plus son attachement aux normes et aux valeurs démocratiques libérales". "Intérêt purement géopolitique" Les Etats-Unis, qui sont parvenus à réunir autour d'une même table, dimanche et hier, à Madrid, en Espagne, les acteurs du conflit au Sahara occidental. El Confidencial, qui a révélé l’existence de cette réunion, précise qu’elle s’est tenue en présence des ministres des Affaires étrangères du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario et de l'envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, sous la houlette des Américains. Si peu d'informations ont filtré sur son contenu, le site espagnol rapporte que la rencontre s’est terminée "sans résultats concrets, malgré les pressions" de la diplomatie américaine, qui cherche à faire signer rapidement un accord entre le Maroc d’une part et le Front Polisario et l'Algérie d’autre part, pour mettre fin à ce conflit vieux d’un demi-siècle. Washington entend aussi "servir ses propres intérêts dans la région", selon les médias africains cités par Courrier International. L’hebdo relaie notamment l’analyse du journal burkinabé Le Pays, rappelant que "les États-Unis ne s’invitent pas dans le dossier par altruisme ou attachement sentimental, mais par intérêt purement géopolitique" pour un territoire situé "aux portes de l’Europe et au croisement de routes commerciales et énergétiques sensibles". Etrange proposition En Corée du sud, 117 anciennes femmes dites "de réconfort" ont porté plainte, l’année dernière contre l’armée américaine. Le Monde raconte le combat judiciaire de ces femmes, dont les poursuites constituent "une première pour un pays accueillant toujours des bases américaines". Le journal indique que la plainte de ces victimes a toutefois peu de chances d’aboutir en raison du très statut très protecteur des forces américaines, défini en 1966 par un cadre interdisant toute poursuite contre les Etats-Unis si leurs militaires commettent des crimes à l’étranger. D’où le choix des plaignantes d’assigner le gouvernement sud-coréen, qui pourra ensuite demander le remboursement d’éventuelles indemnisations à Washington. La Corée du sud, où un élu local a fait une proposition pour le moins étrange pour lutter contre la dénatalité : importer des femmes du Vietnam ou du Sri Lanka. Une déclaration qui a beaucoup choqué ses compatriotes et provoqué son limogeage, selon Le Figaro. Y croire Le Figaro revient aussi sur une actualité plus enthousiasmante, le départ, demain, vers l’espace de la Française Sophie Adenot, vingt-cinq ans après Claudie Haigneré. Reporté de 24 heures à cause de la météo, ce séjour spatial à bord de l’ISS, prévu pour 9 mois sera l’aboutissement d’un rêve d’enfance. Sophie Adenot a expliqué il y a quelque jours devant 300 jeunes que chaque étape a été "une marche de plus, malgré les doutes". "Il faut y croire, vous allez entendre comme moi “elle est mignonne avec son rêve”, mais il faut s’accrocher. Le déclic, je l’ai eu à 14 ans, lors du décollage de Claudie Haigneré, et ça fait vingt-neuf ans que je m’y accroche". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
A la Une de la presse, ce lundi 9 février, les réactions à la nette victoire, hier, du socialiste Antonio José Seguro, à la présidentielle au Portugal. Le Premier ministre britannique dans la tourmente, dans le sillage de l’affaire Epstein. Le grignotage de la Cisjordanie par Israël, dont l’armée est accusée d’avoir sciemment laissé mourir un Palestinien de Cisjordanie de 14 ans, après l’avoir abattu. Et les JO d’hiver. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les réactions à la nette victoire, hier, du socialiste Antonio José Seguro, à la présidentielle au Portugal. "Presidente Seguro", "Seguro président, un président sûr" : jeu de mots, ce matin, à la Une du Jornal de Noticias. "Seguro presidente": Diario de Noticias indique que son rival, André Ventura, le patron du parti d’extrême droite Chega entend revendiquer, de son côté, son "leadership" sur la droite portugaise, fort de ses 33% au second tour. Le journal annonce "le début d’un nouveau cycle" politique, que les socialistes aborderaient "avec un avantage structurel", dans la mesure où "les partis situés à sa gauche (auraient) perdu de leur influence", ouvrant ainsi la voie "à un discours socialiste plus centriste, plus en phase avec l'électorat fluctuant du centre politique". Dans l’immédiat, Publico évoque "une bonne nuit pour la démocratie", le Portugal ayant "tout à gagner" à voir accéder à la présidence un dirigeant "doté d’une légitimité et d’une autorité morale" suffisamment fortes "pour faciliter et exiger le dialogue". "La seule surprise de ces élections fut le peuple portugais lui-même, qui a répondu à ceux qui pensaient que, face à la tragédie, il était incapable de défendre la démocratie", salue de son côté Expresso. A l’étranger, Le Soir se réjouit du "rejet épidermique de l’extrême droite encore vivace chez celles et ceux qui ont vécu la fin de la dictature salazariste", et qui explique, selon lui, "cette gifle démocratique infligée au trumpiste assumé André Ventura". "Les démocrates peuvent respirer, mais pour encore combien de temps ?", se demande toutefois le journal belge. Pour The New York Times, la présence d'un nationaliste au second tour montre que le Portugal "n'est pas immunisé contre la montée de l'extrême droite en Europe" et que "Chega bénéficie désormais d'une influence géographique considérable" nourrie par une série de mécontentements, "notamment sur le logement et le coût de la vie". Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer affronte une tempête politique dans le sillage de l’affaire Epstein. D’après The Daily Telegraph, le chef du gouvernement britannique, vient de jouer "sa dernière carte" avec la démission de Morgan Mc Sweeney. Le chef de cabinet de Keir Starmer a été poussé vers la sortie pour avoir été l’artisan de la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur aux Etats-Unis, alors même que son amitié avec le pédo-criminel Jeffrey Epstein était notoire. "Starmer espère reprendre le contrôle du parti travailliste après le départ de McSweeney": selon The Guardian, les soutiens de Keir Starmer espèrent que cette démission "calmera la colère provoquée par le scandale Mandelson". Pas sûr… "Combien de temps Starmer va-t-il pouvoir tenir ?", s’interroge The Daily Mail. "Les jours de Starmer sont-ils comptés?", titre également The Daily Express. L’affaire Epstein a provoqué la chute, ici en France, de Jack Lang, figure majeure de la politique et du monde de la culture, à gauche. Sa démission forcée, samedi, de l’Institut du monde arabe fait la Une de Libération, qui évoque une figure jusque-là "inamovible", "indéboulonnable", de la "culture made in France". Jack Lang, à la Une, aussi, du Figaro, pas mécontent d’assister à la chute de ce fidèle parmi les fidèles de l’ancien président François Mitterrand. Le quotidien consacre deux de ses éditos à celui qu’il qualifie de "barde de la gauche caviar", qui s’est retrouvé "comptable d’une époque qui a mal fini". "La Culture, c’est moi": Le Figaro étrille "la conception très monarchique" que l’ex-ministre socialiste aurait eue de son rôle, et une gauche "fière (de son) icône", qui lui aurait garanti en retour "la suprématie et l’emprise sur tout le monde des artistes". En Israël, le gouvernement de Benyamin Netanyahou annonce des mesures pour renforcer le contrôle israélien sur la Cisjordanie occupée. Le Jerusalem Post indique que l’une de ces mesures va notamment permettre de lever les restrictions sur la vente de terrains palestiniens à des Israéliens - et donc de favoriser l’extension des colonies, en violation du droit international. Le Figaro, de son côté, rapporte qu’une loi examinée actuellement à la Knesset, le parlement israélien, prévoit également de transférer des sites archéologiques de Cisjordanie au ministère israélien du Patrimoine, "ouvrant la voie à leur annexion de fait". Parallèlement à ces levées d’obstacles juridiques, les violences contre les Palestiniens de Cisjordanie se multiplient. Le quotidien israélien de gauche Haaretz raconte la mort bouleversante de Jadallah, le 16 novembre dernier. Ce garçon de 14 ans a été abattu par une unité de parachutistes de l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Faraa, au nord de la Cisjordanie. L’enquête de Haaretz, étayée par des vidéos accablantes, fait apparaître que Jadallah, blessé et gisant au sol, a imploré de l'aide auprès de soldats indifférents à son sort, alors même que sa famille assistait impuissante à cette scène. D’après Haaretz, l’armée israélienne assure avoir abattu "un terroriste représentant une menace immédiate", et Israël détient désormais la dépouille de cet enfant, décrit par sa famille comme "timide et prudent", et qui "prenait toujours la fuite à l'apparition des soldats". Très loin de la Cisjordanie occupée, les Jeux olympiques d’hiver se déroulent à Milan Cortina, en Italie, où les Français ont récolté, hier, leur première médaille d’or. Favoris pour le titre, les Bleus Eric Perrot, Quentin Fillon Maillet, Lou Jeanmonnot et Julia Simon ont tenu leurs promesses en remportant le relais mixte de biathlon. L’Equipe se réjouit de voir cette équipe de France "à son niveau et parfaitement lancée dans ses JO". Glissez jeunesse! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la Une de la presse, ce mercredi 4 février, la décision de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le début, aujourd’hui, des Jeux olympiques d’hiver en Italie, les inquiétudes autour de ceux de 2030 en France. Et l’épineuse question du sexe en apesanteur. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la décision de l’Espagne d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. La Vanguardia approuve l’annonce faite mardi par le Premier ministre Pedro Sanchez. Pour le quotidien catalan, un adolescent "ne devrait pas avoir accès à des contenus inappropriés en un clic" et il serait "impératif de rappeler à l'ordre ceux qui pensent que le monde n'a pas de règles et ceux qui, se trouvant au pouvoir, les enfreignent". Approbation également d’El Pais, satisfait de voir "le débat mondial sur les adolescents et les réseaux sociaux s’orienter enfin vers la responsabilisation des entreprises, quant à leurs effets néfastes". El Mundo se demande toutefois comment le gouvernement compte concrètement empêcher les moins de 16 ans d’accéder à leur activité "la plus fréquente depuis qu’ils ont 12 ans" et critique une "rhétorique répressive au nom du bien de la planète" semblable à celle visant par exemple la sacro-sainte tauromachie. N’en déplaise à ses détracteurs, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans gagne du terrain. Diario de Noticias annonce qu’une proposition de loi en ce sens a été déposée lundi, au Portugal. En Grèce, Kathimerini rapporte que le gouvernement est également "sur le point" d'annoncer l’interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans. Le patron de la plateforme X, Elon Musk, a réagi, mardi, en accusant Pedro Sanchez, d’être un "tyran et un traître au peuple d’Espagne". Les gouvernements européens donnent beaucoup de fil à retordre au milliardaire, qui dénonce, par ailleurs, un "acte judiciaire abusif" reposant "sur des motivations politiques", après sa convocation par la justice française pour s’expliquer sur son réseau social. Un bras de fer qui tombe au mauvais moment pour Musk, alors qu’il tente de finaliser ce que The Financial Times qualifie "d'une des opérations les plus audacieuses de sa carrière" : la fusion de SpaceX avec son entreprise d’intelligence artificielle xAI "pour créer l'entreprise privée la plus chère de l'histoire". Une opération qui suscite, là encore, la controverse. D’après le journal, si "les partisans de Musk saluent ce partenariat comme une preuve supplémentaire de son génie", ses détracteurs, en revanche, s’alarment du "montage financier et du risque associés à cette opération à un moment où xAI engloutit un milliard de dollars par mois". Les JO d'hiver sont lancés En Italie, les premières épreuves des JO d’hiver commencent mercredi, deux jours avant la cérémonie d’ouverture. Le tour préliminaire, ce soir, de double mixte de curling, semble moins passionner La Repubblica que "les enjeux de sécurité internationale", liés à la participation de dizaines de dirigeants étrangers à la cérémonie d’ouverture. D’après le journal, "pas moins de 4 000 policiers et carabiniers seront mobilisés, pour empêcher une nouvelle flambée de violence à Turin", où des affrontements ont opposé, le week-end dernier, des dizaines de manifestants aux forces de l’ordre. Selon La Repubblica, la venue d’Emmanuel Macron "reste entourée, pour le moment, de prudence diplomatique", l'Élysée ayant "exprimé sa gêne à l’idée que le président puisse se retrouver aux côtés du vice-président américain, J.D. Vance", après "les récentes tensions transatlantiques". Le journal indique aussi que la présence d’Emmanuel Macron n’est "pas qu'un simple enjeu protocolaire", puisqu’il doit aussi récupérer le drapeau des JO en vue de ceux de 2030, en France – "une échéance abordée avec un mélange d'urgence et d'anxiété" à Paris, selon le journal. L’organisation des JO d’hiver 2030 traverse une nouvelle et énième crise. Après la directrice des opérations, le directeur de la communication, trois membres du comité des rémunérations, dont son président, ont annoncé leur démission, juste avant la présentation de son projet par le comité d’organisation devant le CIO. Nouvelles turbulences, donc, pour le président du Cojop, Edgar Grospiron, provoquées, cette fois, par des inquiétudes liées à des notes de frais et à l’utilisation de cartes bancaires, d’après L'Équipe, qui se demande "à quoi jouent" les membres du Cojop. Suspendre ou pas la Russie des compétitions internationales ? Le quotidien sportif revient aussi ce mercredi sur un autre sujet qui fâche, le souhait émis par le président de la Fifa, Gianni Infantino, de voir levée la suspension de la Russie dans les compétitions internationales, une sanction en vigueur depuis l'invasion de l'Ukraine, au motif qu’"il faut bien que quelqu'un conserve les liens ouverts" avec Moscou. Cette déclaration inspire un dessin à Lasserpe où Infantino, qui a décerné un "Prix de la paix de la Fifa" à Donald Trump, explique qu’il "faut bien qu’(il) décerne (son) prix Fifa de la paix cette année" – à Vladimir Poutine, cette fois. Du sexe en apesanteur On a évoqué SpaceX. L’entreprise ambitionne de se lancer dans le tourisme spatial, mais l’aventure présente encore beaucoup d’inconnues. Outre la question de l’impact de ces voyages sur la fertilité, The Times évoque celle, ô combien cruciale, de la bagatelle à quelque 160 km au-dessus de la Terre. Un équivalent spatial du "Mile High Club" est-il possible ? Ou pour le dire autrement, comment s’envoyer en l’air en apesanteur ? D’après le quotidien britannique, des ingénieurs ont déjà réfléchi aux difficultés liées aux relations sexuelles dans l'espace, où le moindre contact peut séparer les corps. Une solution aurait été envisagée sous la forme d’une "ceinture d'inchasteté", une sorte de harnais élastique conçu pour maintenir les amants ensemble. Un concept classé X… et lunaire. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
A la Une de la revue de presse ce mardi 3 février, l'affaire Epstein éclabousse la famille royale norvégienne. Et aussi : plus de 4 millions de mal-logés en France en 2025, selon un rapport de la Fondation pour le logement. Les métaux précieux : "l'enjeu du siècle". Et un Britannique champion de trampoline à 91 ans ! Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook. En Norvège, la correspondance intime entre la princesse héritière du pays et Jeffrey Epstein choque le Royaume et la presse. Le journal Verdens Gang s’étonne de la quantité des échanges : "Plus de mille", décompte le quotidien. Le ton semble intime et familier”, remarque le journal Aftenposten, qui publie de nombreux extraits. Une phrase retient particulièrement l’attention : la princesse héritière aurait demandé à Jeffrey Epstein par mail s’il était "déplacé de suggérer deux femmes nues portant une planche de surf comme fond d’écran à son fils âgé de 15 ans"... Cette affaire "ne devrait pas être possible", titre le quotidien norvégien Dagbladet. Le tabloïd reproche à la princesse d’avoir menti, en déclarant qu’elle n’était pas au courant de "la gravité des actes criminels" de Jeffrey Epstein et qu’elle "n’aurait jamais eu affaire" à lui si elle l’avait su. Pourtant, à l'appui, le journal montre des emails échangés entre eux après le passage en prison de Jeffrey Epstein pour avoir sollicité des services de prostitution. La princesse héritière a écrit dans un email à Jeffrey Epstein : "Je t'ai cherché sur Google après mon dernier e-mail", "ça n’avait pas l’air très bien." Ces révélations sont "choquantes" et "embarrassantes" selon le journal norvégien. 4 millions de mal-logés en France en 2025 En France, plus de 4 millions de personnes sont mal-logées, selon les chiffres du dernier rapport de la Fondation pour le logement. Selon ce même rapport, 40 000 personnes sont sans-abri et quelque 600 000 autres "sont hébergées chez des tiers de manière contrainte", selon le rapport. Libération propose ainsi un reportage sur la détresse des personnes hébergées chez un tiers, souvent un proche. Ces personnes sont discriminées, ont connu des séparations compliquées, ont un travail instable ou tout simplement pas les moyens de se payer un logement. Le journal recueille aussi la parole des hébergeurs, qui peuvent parfois vivre, eux aussi, des situations difficiles. La Croix propose, lui, un reportage dans le plus grand bidonville du pays, celui de Stains, qui sera démantelé dans les prochains mois. Le quotidien parle d’un "petit village" : entre 1 000 et 1 500 habitants et surtout, des personnes qui se retrouvent désemparés face à cette situation. Les métaux précieux, "l'enjeu du siècle" Le Parisien propose un reportage sur un nouveau projet d’extraction de lithium, dans l’Allier, dans le centre de la France. Si le projet voit le jour, ce sera la plus grande mine de lithium en Europe. Mais ce projet, inquiète les riverains, préoccupés par la contamination des nappes phréatiques. Pour le gouvernement français c’est un moyen de réduire sa dépendance aux importations chinoises, explique le journal. Le directeur du site lui, tente de rassurer les locaux en disant que le projet ne verra le jour que s’il est "accepté et responsable". Si la question des métaux rares vous intéresse, La Tribune propose un entretien avec des spécialistes de la question pour comprendre la différence entre rareté géologique et économique de certains métaux. Champion de trampoline à 91 ans Enfin, Le Daily Mail évoque la victoire de Peter Quinney, arrière-grand-père, ancien champion de gymnastique et un vétéran de la Royal Air Force. A 91 ans, il a remporté deux médailles d'or dans la catégorie des plus de 40 ans dans un championnat britannique de trampoline. Il a surtout impressionné le public avec ses saltos ! Peter a confié au journal qu’il fêtera ses 100 ans avec des saltos arrière. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la une de la presse ce vendredi : une visite controversée, un régime sous pression et un retour en force. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… The Guardian fait sa une sur la visite de Keir Starmer en Chine. Le quotidien note que cette visite marque un tournant majeur après des années d’hostilité des précédents gouvernements britanniques conservateurs. Ces derniers avaient notamment imposé des sanctions sur de nombreux diplomates chinois après des violations des droits humains et en particulier contre les Ouigours. The Daily Mail y voit une capitulation en rase campagne et une servilité vis-à-vis de Pékin. The Independent, de son côté, rappelle que le premier ministre britannique repart de Pékin avec des avancées, notamment commerciales. Il Reformista évoque la décision de l'Union européenne de classer les Gardiens de la révolution comme une organisation terroriste. Une décision historique pour le quotidien. Le Parisien propose un portrait du chef de cette organisation iranienne : Mohammad Pakpour. Un fidèle du régime qui s’est illustré par sa brutalité. The Jerusalem Post se penche sur les options de Donald Trump vis-à-vis du régime iranien. Le président américain hésite sur la possibilité de frappes. Enfin, Libération nous parle du retour en force d'un jouet. Les Tamagotchis ont plus que jamais le vent en poupe. Objet populaire de la fin des années 1990, ces animaux numériques sont de nouveaux très en vogue auprès des plus jeunes, au Japon mais aussi en France. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la Une de la presse ce jeudi 29 janvier, le "soft power américain" en déclin selon Libération. Une photo de Donald Trump et Vladimir Poutine à la Maison Blanche attise les critiques. Un portrait de Iouri Dmitriev, l’historien russe emprisonné pour avoir dénoncé la réécriture du passé par le Kremlin. Et l'élimination de l'OM de la Ligues des champions. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… "Le flop américain" Le soft power américain abîmé par les outrances du président Trump et la violence des agents d'ICE. Le "flop power américain" titre Libération. Un jeu de mot avec le "soft power américain", en déclin, selon le quotidien, en raison de plusieurs facteurs : la baisse du tourisme et les réactions de plus en plus nombreuses des stars américaines après les bavures de la police de l’immigration. Le monde du show-business prend la parole, lui qui, jusqu’à présent, se gardait de critiquer ouvertement la politique de la Maison Blanche et les récentes violences policières. Une photo de Vladimir Poutine à la Maison Blanche Le Telegraph nous montre ce matin une photo de Vladimir Poutine et Donald Trump affichée dans la Palm Room (la salle des palmiers), qui fait office d'entrée de la Maison Blanche. Cette photo est un tirage offert par Vladimir Poutine après leur sommet en Alaska, en août dernier. Mais surtout, elle est accrochée juste au-dessus d'une photo de Donald Trump et de sa petite-fille Carolina. Iouri Dmitriev, l’historien russe emprisonné Le Monde propose un portrait de Iouri Dmitriev et revient sur son arrestation et les raisons de son emprisonnement par le gouvernement russe. À 70 ans, il est détenu dans une prison de Mordovie, une région à l’est de Moscou. Spécialiste des crimes du stalinismeil serait, selon le journal, une figure que le Kremlin chercherait à faire taire à tout prix. Un article sur fond de kompromat, de prétendues machinations du FSB et de falsification de preuves. L'historien Iouri Dmitriev a été jugé en 2016 et emprisonné pour des crimes sexuels qu’il aurait commis sur sa fille adoptive : c’est la version du gouvernement russe. "L’OM finit chocolat à Bruges" Après l'élimination de l'OM de la Ligue des champions, les réactions sont nombreuses dans la presse ce matin. "Ridicules", titre le quotidien La Provence, journal de référence à Marseille, qui consacre sa Une du jour à cette terrible déconvenue. Pour Le Phocéen, les joueurs de Marseille sont "inqualifiables". Le journal La Marseillaise lui, préfère l’ironie en rappelant la spécialité de la ville où les hommes de Roberto De Zerbi sont tombés de haut, avec ce titre : "L’OM finit chocolat à Bruges". L'Équipe de son côté, emploie des mots peu tendres sur la défaite des Marseillais : "Ils sont arrivés dans le brouillard brugeois avec des chaussons aux pieds, comme s’ils allaient disputer ce match crucial dans le confort de leur salon familial." Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la Une de la presse ce mercredi 28 janvier, les réactions contrastées, en France, aux chiffres eux aussi contrastés de l’immigration pour 2025, publiés hier par le ministère de l’Intérieur. L’annonce en Espagne de la régularisation de 500 000 sans-papiers. La montée de l’extrême-droite en Europe, et la participation de plusieurs de ses figures à la conférence sur l’antisémitisme en Israël. Et le succès du compte "French Response", sur le réseau social X. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les réactions, en France, aux chiffres de l’immigration pour 2025, publiés hier par le ministère de l’Intérieur. Ce bilan provisoire livre beaucoup de chiffres. Les Échos en citent quelques-uns : une augmentation des premiers titres de séjour de 11 %, mais une baisse de 10 % du nombre de régularisations et une hausse des expulsions de plus de 15,5 %. Des chiffres contrastés, que le quotidien économique résume par le fait que la France, pays à la démographie veillissante, se contente de "pousser l'immigration dans l'irrégularité comme de la poussière sous le tapis", et qu’il est "plus que temps de débattre d’une politique d'immigration économique". Des chiffres contrastés et des réactions qui le sont tout autant. À gauche, Libération, qui retient avant tout la baisse du nombre de régularisations, soutient que "la France a besoin d’immigration" et regrette que la "solution" de l’immigration économique "soit absente du débat, malgré une économie en berne", sur fond de "politique migratoire européenne répressive", depuis dix ans. À droite, Le Figaro relève que la France compte actuellement 4,5 millions d’étrangers disposant d’un titre de séjour et s’alarme d’un "tsunami migratoire" face auquel "aucune politique digne de ce nom n’[aurait] été engagée", ce qui expliquerait, selon lui, "la défiance des Français envers leurs dirigeants politiques [et] de la montée des radicalités". La publication des chiffres de l’immigration en France intervient au lendemain de l’annonce, en Espagne de la régularisation de 500 000 sans-papiers. El Pais observe que cette décision va "à contre-courant de la tendance européenne", "alors que la plupart des membres de l'UE durcissent leurs politiques migratoires, même si des pays comme l'Italie, la Grèce et le Portugal ont adopté des mesures similaires dans le passé". La politique de Pedro Sanchez ne fait toutefois pas l’unanimité. Le site de gauche El Salto applaudit ce "feu vert" "historique", conclu grâce à un accord entre les socialistes et Podemos, dans le cadre d’une initiative législative citoyenne, avec le soutien, notamment, de la Conférence épiscopale espagnole. Mais le journal de droite El Mundo, qui juge "indéniable que les flux migratoires sont essentiels à [la] croissance économique et au maintien de l'État-providence", prévient que cette régularisation massive "ne répond à aucune stratégie nationale consensuelle et durable". Le journal fait état de la décision du PP, le principal parti de droite, de contester cette initiative "violant le pacte européen sur les migrations" devant l’UE – une démarche qu’El Mundo explique aussi par la nécessité, pour le PP, de "durcir son discours face à la montée" de Vox, le parti d’extrême droite espagnol. La montée de l’extrême-droite touche désormais toute l’Europe, y compris le Royaume-Uni. Le Monde rappelle que trois ex-ministres du Parti conservateur ont rejoint récemment Reform UK, le parti anti-migrants de Nigel Farage, en tête dans les sondages pour les élections locales de mai. Dernière prise en date, lundi : l’ex-ministre de l’Intérieur, Suella Braverman, qui avait mis en garde contre un "ouragan de migrants" prêt à s’abattre, selon elle, sur les côtes britanniques. Même le Portugal, où un parti d’extrême-droite, Chega, a réussi, pour la première fois, à se qualifier pour un second tour d’une présidentielle, ne semble plus imperméable au discours anti-migrants voire néo-nazi. Courrier International rapporte qu’une opération menée la semaine dernière a permis le démantèlement d’un groupe "soupçonné de préparer des violences raciales et des actions de déstabilisation". D’après la presse portugaise, plusieurs membres de ce groupe, baptisé 1143 – la date du traité de Zamora établissant le royaume du Portugal –, ont ou ont eu des liens avec Chega. L’extrême-droite européenne, dont plusieurs figures ont assisté hier à une conférence contre l’antisémitisme en Israël. The Times of Israel cite notamment le leader des Démocrates suédois Jimmie Åkesson, le néerlandais du PVV Geert Wilders, ainsi que d’autres dirigeants ou ex-dirigeants étrangers, l’ex-chancelier autrichien Sebastian Kurz et l’ex-Premier ministre australien Scott Morrison. Alors que l’édition précédente avait provoqué l’annulation de la participation de "plusieurs dirigeants juifs de premier plan" opposés à la présence de politiciens européens d’extrême droite,. le ministre des Affaires de la diaspora, Amichai Chikli, en charge de l’évènement, a décidé de travailler cette année "en étroite collaboration avec les dirigeants de la diaspora, pour éviter que la controverse ne se répète", selon le journal, qui indique les débats "ont encore largement porté sur la menace des mouvements djihadistes à l’étranger". Selon Haaretz, journal de gauche israélien, "les intervenants ont imputé l'antisémitisme mondial à l'islamisme et accusé leurs adversaires ainsi que l'ONU de haine antijuive". Le journal de gauche israélien indique que "la question de l'antisémitisme au sein de la droite dite 'woke', en plein essor, a également été abordée". Un mot, pour terminer, d’une initiative du ministère des étrangères français, le compte "French Response" sur le réseau social X, destiné à défendre les intérêts nationaux face aux fausses informations sur les réseaux sociaux. Courrier International explique que le concept est de reprendre les codes d’internet pour combattre "l’intox". D’après le magazine, ce compte "French Response" est un "succès" d’audience, salué par la presse internationale, qui voit dans "l’ironie et la causticité" de ses répliques les "armes d’une nouvelle force de frappe numérique française". Le ton est plus ou moins léger selon les posts, assez sérieux quand il s’agit de répondre à Trump sur le prétendu déclin de la culture européenne, avec un tableau comparatif, mettant en avant l’espérance de vie en Europe et aux États-Unis ou encore leurs taux d’homicide respectifs. Beaucoup d’auto-dérision, quand il s’agit de répondre au fait que, selon Trump, les États-Unis "se soucient beaucoup des peuples européens", avec un "for shur" orthographié selon la prononciation d’Emmanuel Macron à Davos, en guise de réponse "à la française". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la une de la presse, ce mardi 27 janvier, l’arrivée du porte-avions américain USS Abraham Lincoln dans le golfe Persique. L'entrée de 15 dissidents russes exilés au Conseil de l’Europe, et des révélations sur les tentatives du Kremlin d'utiliser Interpol pour faire la chasse à ses opposants. La bataille diplomatique entre la Suisse et l’Italie, après le drame de Crans-Montana. Et le "OFF February", le mois de février sans réseaux sociaux. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l’arrivée, lundi 26 janvier, du porte-avions américain USS Abraham Lincoln dans le golfe Persique, dans un contexte de tensions entre les États-Unis et l'Iran. Démonstration de force, repositionnement ou prélude à des frappes ? Le Pentagone reste évasif et déclare vouloir "offrir au président Trump des capacités offensives et défensives supplémentaires s'il choisit d’attaquer l'Iran". The Wall Street Journal fait cependant état des "craintes" de la Maison Blanche qu'une campagne de bombardements "ne déclenche un conflit plus large au Moyen-Orient". Le Jerusalem Post cite des sources selon lesquelles le président Trump aurait demandé "une opération ciblée et significative", tout en évoquant deux autres hypothèses : "pas du tout d'option militaire" ou "un blocus naval" pour empêcher l’Iran d'exporter son pétrole. Le régime iranien, de son côté, martèle qu’il se tient prêt "à tous les scénarios", y compris à riposter avec l’appui de ses alliés. Trump semble hésiter. "Quant aux Européens, ils regardent ailleurs", d’après Le Figaro, qui se demande si les Iraniens seront "sacrifiés au profit d’un illusoire équilibre". Le journal critique "la politique européenne d’apaisement", en appelant la France à "agir" contre le régime, par exemple en soutenant l’inscription des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes, comme l’Italie. Le Figaro voit dans un hypothétique effondrement du régime iranien un avantage indirect pour l’Europe : la perte, pour la Russie, d’un nouvel allié dans la région. La Russie de Vladimir Poutine a été exclue, après l’invasion de l’Ukraine, du Conseil de l’Europe, où 15 dissidents russes exilés à l’étranger vont désormais siéger. Quatre ans plus tard, la Russie anti-Kremlin obtient un statut officiel au sein de cette organisation internationale, chargée de promouvoir les droits humains. The Moscow Times cite notamment les noms de Mikhaïl Khodorkovski, Vladimir Kara-Mourza et de Natalia Arno. Le quotidien russe indépendant fait toutefois état des doutes de certains observateurs, qui "se demandent si cette initiative aura un impact significatif". Plusieurs figures de l'opposition russe ont déclaré qu'il leur semblait "impossible de représenter efficacement les forces libérales russes depuis l'étranger" - l’une d’entre elles a même qualifié l’initiative de "foutaise inutile". Efficaces ou non, ces opposants exilés restent persécutés, à l’étranger, par Vladimir Poutine. Dans une enquête publiée hier, l’ONG Disclose, en collaboration avec la BBC, raconte comment la Russie, mais aussi d’autres pays autoritaires, dont la Turquie et le Tadjikistan, cherchent à détourner Interpol, la police internationale, pour faire taire leurs opposants. S’agissant de la Russie, Disclose révèle qu’elle est le pays émettant le plus de notices rouges, ces fiches de demande d’arrestation envoyées à tous les membres de l’organisation : 4 817, très exactement, en septembre 2024. Un chiffre qui interpelle d’autant plus l'ONG qu'Interpol aurait décidé récemment d’alléger ses contrôles visant les demandes émanant de Moscou. Il est aussi beaucoup question, dans la presse, de la polémique après la libération, en Suisse, de Jacques Moretti, le propriétaire du bar La Constellation à Crans-Montana, où 40 personnes ont péri dans un incendie. Le Parisien/Aujourd’hui en France, qui a eu accès à son audition et à celle de son épouse, Jessica Moretti, rapporte qu'ils ont tous deux tenté de "rejeter toute responsabilité directe dans ce drame" et chargé leurs anciens salariés. Le journal critique cette ligne de défense des "Thénardier du Valais", comme certains les ont surnommés, en les invitant à "assumer" leurs responsabilités face aux parents de victimes et aux rescapés, qui ont déjà très mal vécu la libération de Moretti, dont le lourd passé judiciaire en France suscite beaucoup de questions. Pour protester contre cette décision, l’Italie, dont six ressortissants ont trouvé la mort dans l’incendie, a annoncé, samedi, le rappel de son ambassadeur en Suisse. D’après Courrier International, "l’affaire est en train de tourner à la bataille diplomatique". Le magazine observe que les médias italiens n’ont pas cessé de couvrir cette catastrophe depuis un mois. Mais selon lui, "le fait que six victimes soient italiennes n’explique pas tout". L'hebdomadaire relie cette attention médiatique à la place occupée historiquement par les faits divers dans la presse transalpine, mais aussi à la multiplication des commentaires politiques sur cette affaire, y compris de la part du gouvernement de Giorgia Meloni, qui exige que son pays participe à l’enquête. Cette attitude est critiquée aussi bien en Italie qu’en Suisse. "Chez nous, il est normal que la Première ministre s’en prenne aux juges parce qu’ils osent contester sa politique en matière d’immigration. Nous sommes habitués à ce type d’ingérence", dénonce le journal italien La Stampa, qui juge "parfaite" la réponse du président de la Confédération helvétique sur la nécessité de "respecter la séparation des pouvoirs", "une véritable leçon". En Suisse, Le Temps dénonce "une instrumentalisation indigne du drame du Nouvel An" et voit dans l’exigence de participer à l’enquête "une ingérence inacceptable". "Une telle récupération politique évite aussi de se pencher sur d’autres dysfonctionnements, comme les retards rencontrés dans l’organisation des Jeux olympiques qui débuteront le 6 février", relève le quotidien – qui enfonce un dernier clou sur la justice italienne, "pas réputée pour sa rapidité", comme en témoigne, selon lui, l’absence de condamnation dans l'effondrement du pont Morandi de Gênes, qui a fait 43 victimes en 2018, ou l'accident du téléphérique de Stresa Mottarone, qui a vu la mort de 14 personnes en 2021. L’Italie, où la possible présence d’agents de l’ICE, la police anti-immigration de Donald Trump aux JO d’hiver, suscite une autre polémique encore. Sommé de s’expliquer, le président de la région Lombardie, cité par Il Fatto Quotidiano, assure que "l’ICE ne sera là que pour s’occuper de la sécurité du vice-président américain Vance et du secrétaire d’État Marco Rubio". Une déclaration qui fait suite à une enquête du journal affirmant que des agents de l’ICE pourraient se joindre au dispositif de sécurité des JO. Si tout cela fait beaucoup de bruit et de polémiques pour vous, n’oubliez pas que vous pouvez toujours éteindre votre télévision, ou plutôt tenter le "OFF February". Lancé dans quatre pays, dont la France, ce défi, relayé par le Huffington Post, invite à supprimer les applications de réseaux sociaux pendant 28 jours, pour en finir avec l’hyperconnexion, sur le modèle du "Dry January", le mois de janvier sans alcool. Pour un esprit sain dans un corps sain. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
À la une de la presse, ce lundi 26 janvier, l’onde de choc aux États-Unis, après la mort, samedi, d’Alex Pretti, un manifestant tué à Minneapolis par des agents de la police fédérale de l’immigration (ICE). Le bilan réel de la répression en Iran, qui pourrait dépasser les 30 000 morts. L'examen, ce lundi, par l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Et le tour du monde en 40 jours de Thomas Coville. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l'onde de choc aux États-Unis, après la mort, samedi, d’Alex Pretti, un manifestant tué à Minneapolis par des agents de la police fédérale de l’immigration (ICE). Comme après de la mort de Renee Good, le 7 janvier, une "bataille" éclate outre-Atlantique autour des circonstances exactes des faits et des responsabilités des uns et des autres. Un récit à lire sur Politico. Pour The Washington Post, les images sont très claires : un agent fédéral a récupéré l’arme d’Alex Pretti avant la fusillade. "L4assassinat injuste d’Alex Pretti marque un tournant du second mandat de Trump" : le journal demande au Congrès "d4intervenir pour empêcher le président d’abuser de son pouvoir en matière d’immigration". C’est aussi ce que demande The New York Times, qui accuse l’administration Trump de "mentir ouvertement" et de chercher à "pervertir la justice". "Alex Pretti a commis une erreur, mais ce n'était pas un 'terroriste intérieur'" : pour The Wall Street Journal, qui voit dans sa mort "le pire incident à ce jour de ce qui s'annonce comme un fiasco moral et politique pour la présidence Trump, "il est temps pour l’ICE de faire une pause à Minneapolis". Fox News, la chaîne pro-Trump, dénonce, elle, "les réseaux d’extrême gauche qui ont contribué à mettre Alex Pretti en danger, avant de l’ériger en martyr". L’administration Trump menace, par ailleurs, le Canada de droits de douane à "100 %" en cas d’accord commercial avec la Chine. The Wall Street Journal observe que Mark Carney est passé d’une approche "Mister Nice Guy", conciliante, à une ligne plus "dure" vis-à-vis de Washington - "un pari risqué", selon des analystes cités par le journal. La perspective d'une guerre commerciale avec le voisin états-unien effraie, en tout cas, The Globe and Mail, qui invite le Canada à "ravaler sa fierté et à trouver un compromis", à "faire preuve d’empathie stratégique et de tact politique" face à l’administration Trump. La Presse met en garde, de son côté, contre le risque d’aller à l’affrontement contre le puissant voisin états-uniens "avec un bouclier troué", et dit attendre "avec impatience la Stratégie de sécurité nationale promise par Mark Carney", "une première pour le Canada en plus de 20 ans", en invitant les Canadiens à "l’unité" et à "choisir (leurs) batailles avec soin". Un message destiné, peut-être, à l’Alberta, objet, elle aussi, des convoitises de l’administration Trump. Celle-ci s’intéresse de près à cette province riche en pétrole, notamment à travers la campagne d’un mouvement souverainiste pour un référendum d’indépendance - des manœuvres contre-productives, d’après CBC. La télé publique canadienne assure que "plus les alliés de Trump convoitent l'Alberta, moins le séparatisme a des chances de devenir populaire". En Iran, le bilan réel de la répression pourrait dépasser les 30 000 morts. Un chiffre dix fois supérieur aux quelque 3 000 morts annoncés par le régime. Ce chiffre, publié par Time magazine, a été établi par "deux hauts responsables du ministère de la Santé iranien", qui ont affirmé à l’hebdo américain – qui dit ne pas avoir été "en mesure de vérifier ces chiffres de manière indépendante" – que "le nombre de victimes tuées par les forces de l’ordre le jeudi 8 et le vendredi 9 janvier a été tel que les capacités de gestion de l'État ont été saturées", avec des stocks de sacs mortuaires épuisés et des ambulances remplacées par des semi-remorques. Progressivement, la réalité parvient à traverser le black-out. The New York Times, qui a pu recueillir et authentifier des centaines de témoignages et de vidéos, fait état d’une répression à travers tout le pays, à Ilam, Bouchehr, Chiraz, Zahedan, comme dans la capitale, Téhéran. La politique ultra-répressive du régime pousse aussi de nombreux Kurdes iraniens à traverser la frontière ouest pour rejoindre l'Irak voisin. Libération décrit un exil volontaire s’inscrivant "dans une dynamique vieille de quarante ans déjà", mais parle d'"accélération significative ces dernières années", en particulier ces dernières semaines. En France, l’Assemblée nationale examine ce lundi une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Dans le sillage de l'Australie, la France "s’apprête à passer à l’acte", annoncent Les Échos. "Une loi peut-elle faire écran ?" : Mediapart a fait l'expérience de créer de faux comptes déclarés comme appartenant à des jeunes de 13 ans, l’âge minimum légal et a observé pendant plusieurs heures les contenus proposés par TikTok, Snapchat, Instagram et Facebook. Une expérience édifiante. Le site d’info raconte qu’en dépit du jeune âge déclaré de ses utilisateurs fictifs, "des vidéos violentes, sexualisées ou humiliantes sont très vite" apparues. L’interdiction des réseaux sociaux aux ados "ne fait (pourtant) pas consensus", d'après La Croix, qui cite des psys mettant en garde contre le risque que "les parents se rassurent à bon compte et se désintéressent encore plus des activités en ligne de leurs enfants". The Guardian, de son côté, cite les nouvelles recommandations de l’Académie américaine de pédiatrie sur la nécessité de "changements systémiques" et d'un engagement parental allant "au-delà de la simple interdiction ou limitation du temps d’écran". Les auteurs de la publication estiment que les politiques doivent aussi davantage "responsabiliser les entreprises de médias numériques quant aux préjudices qu'elles causent aux mineurs". Les enfants (et les plus grands) auxquels on recommande de lire "Le tour du monde en 80 jours". Lui l’a fait en moitié moins de temps : Thomas Coville a remporté hier le trophée Jules Verne, en 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes, plus précisément. La navigateur a filé à une vitesse "supersonique", s’émerveille Le Parisien/Aujourd’hui en France. Il a pulvérisé le précédent record du tour du monde à la voile en équipage et sans escale avec 12 heures et 44 minutes de moins que le chrono établi par Francis Joyon, en 2017. Un grand souffle d’air frais souffle sur L’Équipe, ce matin, et ça fait du bien ! Le journal a interrogé Thomas Coville, auquel je laisse le mot de la fin, à propos de sa description de traversée "cauchemardesque" de l'Océan Indien : "Heureusement, on était unis comme rarement dans le cockpit du bateau, une capsule de 9 m². Concevoir que la vie peut se dérouler avec une telle force, c’est génial". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.



