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JOMO Podcast
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Author: Chloé Storch
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JOMO, le podcast de veille éditoriale qui décrypte les fictions et documentaires en maximum 10 minutes, pour t’aider à y voir plus clair dans l’offre audiovisuelle actuelle !
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57 Episodes
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Le Festival Séries Mania se tiendra du 20 au 27 mars 2026.🎧 Vous trouverez dans ce mail l’audio complet du podcast consacré à cette édition.N’hésitez pas à me dire les séries que vous avez le plus envie de voir ! This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
Série d’ouverture : The TestamentsSérie d’ouverture : Vitrerie Joyal This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
Découvrez 6 séries françaises inédites en avant-première mondiale en présence de leurs équipes.Camarades - Eldorado - EnchaînésGrandiose - L’été 36 - Privilèges This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
En provenance du monde entier, 9 séries internationales, sont présentées en avant-première.Anatomia de un instante - Dear Killer Nannies - DustfallMajor Players - My Brother - PaoloProud - The Audacity - Waiting for the out This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
Découvrez 12 séries du monde entier en avant-première mondiale, internationale ou française.Babies - Bienvenue à Kingston-Falls - BreendonkBurden of Justice - Ethernal - Prisoner 951Queen of Mars - Small Prophets - The best immigrantThe Flaws - These Sacred Vows - Variola Vera This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
8 séries avec des épisodes de moins de vingt minutes présentées en exclusivité et révélatrices des talents de demain.Atlantis Pasila - Ayer’s Cliff - HappinessHirayasumi - Homebodies - La dernière heureLes Saturnides - Unfiltered This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
Découvrez les 6 séries faisant partie de la catégorie, il s’agit d’une sélection d’avant-premières présentées hors compétition et évènements spéciaux.Asphodèle - EttyLucky Luke - The Legend of Kitchen SoldierRecalé - Peaky Blinders : L’immortel This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
⚠️ Cet article contient des spoilers !🎧 Dans la version audio, retrouvez une analyse plus détaillée.SynopsisDans L’Affaire Laura Stern, Laura, pharmacienne et mère de famille engagée, a fondé l’association Femmes Debout, qui accompagne les femmes victimes de violences. Mais son combat bascule le jour où elle assiste, impuissante, au meurtre d’une adhérente de son association. Traumatisée par ce féminicide et révoltée par l’inaction de la police et de la justice, Laura décide de franchir une ligne dangereuse : répondre à la violence des hommes par la violence pour protéger celles qui l’entourent. Jusqu’où peut-on aller lorsque les institutions ne protègent plus les victimes ?🎬 Fiche techniqueL’Affaire Laura Stern est un drame sociétal / thriller dramatique de 4x52 minutes, disponible sur HBO Max depuis le 22 janvier 2026, puis sur la plateforme france.tv à partir du 19 février 2026 et en linéaire sur France 2 à partir du 11 mars 2026.* Production : Emmanuel Daucé et Léa Gabrié de Tetra Media Fiction (TM Studios), Frédéric Krivine de Torcello Productions.* Création et scénario : Frédéric Krivine (Un village français, Sentinelles…) et Marie Kremer (Caïn, Un village français, Rictus, Apparences…).* Réalisation : Akim Isker (Chérif, Les rivières pourpres…).* Musique originale : Éric Neveux (Sentinelles, Coeurs Noirs…).🎭 Avec : Valérie Bonneton (Laura Stern), Samir Guesmi (David), Pauline Parigot (Camille), Rym Foglia (Djamilla), Pascal Rénéric (Julien), Yannick Renier (Jean-Marie), Marie-Sophie Ferdane (Tamara), Eva Huault (Audrey), Darren Muselet (mari d’Audrey), Catherine Amé.Distinction : Prix de la Meilleure série dramatique 52’ au Festival de la Fiction de La Rochelle 2025.Audiences : Lors de sa diffusion en prime time le 11 mars 2026 sur France 2, L’Affaire Laura Stern a rassemblé environ 2,32 millions de téléspectateurs, avec une part d’audience de 12,8 %, se hissant en tête des audiences de la soirée. La série a généré plus de 2 millions de vues sur la plateforme france.tv avant même sa diffusion en linéaire, ce qui témoigne de son succès à la fois en linéaire et en numérique.Logique de diffusion : La diffusion de L’Affaire Laura Stern sur France Télévisions est logiquement programmée autour de la Journée internationale des droits des femmes et accompagnée d’un documentaire (Éduquons nos fils), renforçant son message et son impact pédagogique auprès d’un public large et hétérogène. Pour HBO Max, la série s’inscrit dans une stratégie de diffusion de contenus internationaux de qualité, souvent centrés sur des personnages féminins et des thématiques sociétales fortes, comme Merteuil ou Une amie dévouée, qui attirent un public global et valorisent la fiction française à l’international.🔎 AnalyseThématiqueLa série L’Affaire Laura Stern interroge la violence systémique contre les femmes et les limites des institutions censées protéger les victimes. Elle pose d’emblée une question morale centrale : que faire lorsque la justice échoue à protéger certaines femmes ?Contrairement à des séries comme Chernobyl ou The Wire, où la thématique se révèle progressivement jusqu’à une forme de prise de conscience finale pour le spectateur, L’Affaire Laura Stern expose son dilemme dès le départ et explore les conséquences possibles d’une justice individuelle, presque comme une démonstration morale. La série rejoint néanmoins Sambre dans sa volonté de mettre en lumière un crime systémique et les défaillances institutionnelles. Mais leur construction narrative diffère. Dans Sambre, si l’agresseur est connu du spectateur dès le début, la série révèle progressivement l’enjeu central : il ne correspond pas à l’image du criminel marginal, mais apparaît comme un homme ordinaire, bien intégré socialement (voisin, père de famille). C’est cette banalité qui constitue la véritable révélation de la série. À l’inverse, L’Affaire Laura Stern adopte une approche plus frontale en posant immédiatement le débat autour de la responsabilité, de la justice et de la légitimité de la violence.Moteur sérielIl s’agit d’une mini-série, donc il n’y a pas de moteur sériel au sens classique du terme.La série est néanmoins majoritairement character driven (à 90%) centrée sur la double-identité de Laura Stern.RythmeLa série se divise en deux parties : un thriller social dans les trois premiers épisodes, puis un drame judiciaire centré sur le procès et le débat moral dans le dernier épisode.Protagoniste : Laura SternLaura Stern passe progressivement d’aidante à justicière clandestine. Convaincue que certaines victimes ne seront jamais protégées, elle franchit une limite morale. Son arc est tragique : elle agit pour sauver des femmes mais devient elle-même criminelle aux yeux de la justice. Le véritable dilemme est laissé au spectateur : Laura est-elle une héroïne ou une meurtrière ?La série interroge aussi la figure de l’anti-héros. Des personnages masculins comme dans Dexter ou Breaking Bad font justice eux-mêmes sans provoquer le même malaise. Quand ce rôle est tenu par une femme, l’inconfort est plus fort. Laura devient ainsi une anti-héroïne dérangeante qui bouscule les attentes liées aux rôles féminins.Personnages secondairesLa série propose une diversité de figures féminines ce qui reste assez rare dans la fiction française.* Djamila, femme précaire, sans papier, mariée a un dealer de drogue, représentant les femmes invisibles du système.* Camille, victime d’emprise psychologique, venant d’un assez haut milieu social.* Aminata, confrontée aux violences intrafamiliales, incarne les réalités de l’immigration et de la précarité.* Tamara Spitz, figure féministe, porte-voix du discours politique.Elles montrent que les violences traversent tous les milieux sociaux.En dehors des hommes violents, deux personnages masculins semblent surtout présents pour nuancer la représentation masculine et éviter une vision où tous les hommes seraient mauvais.* Le mari, représente la normalité, le pragmatisme et surtout la passivité. Il ne comprend jamais Laura mais c’est un bon père de famille…* Le policier, quant à lui, occupe la figure de l’amant compréhensif : attentionné et bienveillant, il saisit le trouble et la détresse de Laura, mais demeure malgré tout fidèle à la loi et aux limites qu’elle impose.Violences psychologiquesOn peut saluer le fait que la série ne se limite pas à représenter les violences physiques et qu’elle aborde également les violences psychologiques, notamment à travers le personnage de Jean-Marie. Toutefois, celles-ci sont présentées dans l’épisode de manière assez didactique, alors qu’en réalité ces formes de violence sont souvent beaucoup plus subtiles et difficiles à identifier. Ce choix s’explique sans doute par la volonté de rendre ces mécanismes compréhensibles pour un public large, celui de la chaîne, dont tous les spectateurs ne sont pas nécessairement familiers avec les logiques de manipulation.Un autre élément peut également interroger : lorsque Laura Stern qualifie le comportement de Jean-Marie de « maladie ». Cette formulation pose question, car elle semble atténuer la responsabilité individuelle de l’agresseur, alors même que la série insiste par ailleurs sur l’importance de cette responsabilité. Choix narratifs et symboliquesCertains choix privilégient l’efficacité dramatique au réalisme, comme le meurtre d’Audrey par arme à feu en pleine rue, alors que la plupart des féminicides en France ont lieu au domicile avec des armes blanches ou par strangulation.La scène finale crée une forme de boucle narrative où Laura est confrontée à une violence similaire à celle qui a déclenché son parcours. Cette construction souligne l’idée d’un cycle qui peine à se refermer et traduit davantage un sentiment de désespoir face à la situation qu’un véritable élan d’espoir ou de résolution. Il s’agit d’une fin choquante, sans doute un choix narratif assumé, mais qui laisse le spectateur avec un profond sentiment d’abattement.Cible et réceptionLes fictions sociétales touchent souvent un public déjà sensibilisé au sujet qu’elles abordent (ici, notamment des spectatrices, avec une protagoniste féminine et une intrigue centrée sur les violences faites aux femmes). La question se pose alors de savoir comment intéresser des personnes qui ne sont pas spontanément attirées par ce type de récit ou qui ne se sentent pas directement concernées par la thématique. Certaines œuvres contournent cette difficulté en s’appuyant d’abord sur les ressorts du suspense ou de l’enquête. C’est notamment le cas de Phoenix ou de Sambre, où le spectateur est d’abord entraîné dans une intrigue policière avant de prendre progressivement conscience de l’ampleur et de la dimension systémique du problème.Points de vueLa série adopte principalement le point de vue de Laura, ce qui permet au spectateur d’entrer dans son sentiment d’impuissance et de suivre progressivement son processus de radicalisation. Ce choix narratif favorise une forte identification au personnage et à son dilemme moral. Il soulève néanmoins une question : aurait-il été possible de raconter cette histoire à travers le regard d’un personnage masculin ? Un tel point de vue aurait peut-être permis à certains spectateurs masculins, que la série cherche à sensibiliser, de s’identifier davantage. Mais ce choix aurait également pu apparaître paradoxal, puisqu’il aurait consisté à traiter des violences faites aux femmes une nouvelle fois à travers un regard masculin…Ancrage temporel et contextualisationJe reprochais à la série Phoenix de ne pas ancrer clairement son récit dans une période précise, notamment par l’absence de dates ou de repères temporels, dans une volonté apparente de rendre l’histoire intemporelle. À l’inverse, L’Affaire Laura Stern fait le choix de mentionner des dates précises, ce qui permet au spectateur de mieux se situer dans le temps et d’inscrire le récit dans un contexte plus concret. Ce choix paraît d’autant plus pertinent que la série cite également des chiffres relatifs aux violences faites aux f
⚠️ Cet article contient des spoilers !🎧 Dans la version audio, retrouvez une analyse plus détaillée.🎬 Fiche techniquePhoenix est un thriller dramatique environnemental de 6x45min, disponible en intégralité dès le 12 février 2026 sur la plateforme France.tv.* Production : Alexandre Charlet - Les Films du Cygne, Nicolas de Saint Meleuc - Storia Television (Mediawan).* Coproductions : France Télévisions, ZDF, New 8 Partners, maze pictures, Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma et Sequel Prod.* Création : Matthieu Bernard et Louis Aubert.* Scénario : Louis Aubert, Matthieu Bernard et Clément Marchand.* Réalisateur : Franck Brett.* Musique originale : Anne-Sophie Versnaeyen et Hugo Gonzalez-Pioli.🎭Avec : Natacha Lindinger (Capitaine Béatrice Bochatay), François Berléand (Jean Humbel), Léo Legrand (Mathias), Marie Colomb (Éloïse), Benno Fürmann (Hans Frankenheimer), Will Attenborough (James), Catalina del Rosario (Alma), Alva Schäfer (Nina), Pauline Pollmann (Lyne), Gaël Langouët (Elias), Matéo Paitel (Sandro) Cataleya Richard (Sony), Jules Porier (Antoine), Jonathan Nyati (William), Jacqueline Corado (Cassandra Sanchez), Arnaud Viard (Amaury de Montchanin) et Adrian Can (garde du corps).🎖️Distinction :Prix de la Meilleure Série 52 min – Suspense au Festival de la Fiction de La Rochelle.Prix de la meilleure fiction série 2026 - Festival de Luchon📈Audiences : Pas d’info disponible actuellement.En partenariat avec le journal Libération ancrant la série dans un champ politique assumé.🔎 AnalyseUn concept fortUne prise d’otages menée par de jeunes militants écologistes visant les enfants de dirigeants de grands groupes industriels (les Four West). La série s’inscrit dans un militantisme contemporain (climat, réseaux sociaux, radicalisation, image des entreprises) et assume un positionnement politique clair.Une thématique cohérenteJusqu’où aller pour sauver la planète ? La série explore la radicalisation, le sacrifice, la morale et la responsabilité intergénérationnelle, en opposant violence spectaculaire et transformation institutionnelle.Moteur sérielMini-série donc pas réellement de moteur sériel à proprement parler. Néanmoins, le moteur principal tourne autour du plan et de ses dérapages. On est donc sur 60% de plot driven, 25% de arena driven avec le contexte politique et climatique qui structurent les enjeux et 15% de character driven avec les motivations des personnages qui enrichissent l’ensemble.Point de vueSérie chorale, rare en fiction française, multipliant les perspectives (ravisseurs, otages, industriels, police).Une structure d'épisodes efficaceDans chaque épisode, on retrouve : un flashback sur comment un membre des Phoenix en est arrivé là, la gestion des otages, l’avancée ou le dérapage du plan, les réactions des dirigeants et du professeur Humbel et la progression de l’enquête (mère d’Elias, DGSI). Cette structure maintient le rythme, en développant les motivations des personnages.Trois arches narratives* Les Phoenix : Les membres du groupe sont définis par des blessures personnelles (famille, humiliation médiatique, maladie, violence paternelle) qui nourrissent leur engagement. Lyne, co-instigatrice du plan, apporte une ambiguïté intéressante.* Les otages : Sony incarne l’innocence, le footballeur espagnol évolue vers une prise de conscience, Antoine passe de personne passive à personne engagée en aidant les Phoenix.* Les institutions (forces de l’ordre et Four West): la mère d’Elias qui fait partie des forces de l’ordre (entre aider son fils et coopérer avec la DGSI) .RythmeDémarrage solide, midpoint efficace, tension constante. Les intrigues sentimentales apportent de la légèreté.La temporalité resserrée sur cinq jours rend l’ensemble crédible. En revanche, à titre personnel, à titre personnel, j’aurais aimé savoir à quelle période se passe la série (années 2000 ? 2010 ? 2020 ?…) même si la volonté de faire une série intemporelle est compréhensible.La réforme plutôt que la révolutionSi on compare à la série La Casa de Papel, qui a une structure similaire, cette dernière offre un final plus visuel, avec un lancé de billets dans les rues et une signification immédiate. La fin de Phoenix, elle, propose plutôt une victoire institutionnelle : une prise de pouvoir par les actionnaires et un vote en assemblée générale rendu possible grâce aux lettres des citoyens reçues par Humbel. L’objectif est de faire comprendre qu’il vaut mieux transformer le système de l’intérieur plutôt que par la violence, et qu’il faut se mobiliser plutôt que rester inactif. Un message politiquement cohérent, mais dramatiquement moins impressionnant, le changement restant assez abstrait.Limites* Certains arcs psychologiques restent superficiels.* Usage tardif de la carte SD pas totalement justifié.* Un choix de montage qui questionne à la fin d’un épisode (le berger qui vient chercher son mouton).* Victoire finale intellectuellement satisfaisante mais plus cérébrale que viscérale avec un impact émotionnel de fin un peu moins fort qu’espéré.Points positifs* Concept fort et actuel.* Co-production ambitieuse et identité européenne assumée (langues, musiques, décors).* Rythme maîtrisé.* Série chorale réussie.* Personnages féminins solides : plusieurs figures féminines centrales, autonomes, engagées, non définies uniquement par leurs relations. Le couple lesbien intégré sans trop d’exotisation.* Bonne gestion des outils dramaturgiques : surprise, suspense, ironie dramatique, mystère, pay-in/pay-off, timelock…ConclusionAu final, Phoenix propose une mini-série ambitieuse qui s’inscrit dans des préoccupations politiques et écologiques très contemporaines. Si certains arcs psychologiques ou choix narratifs peuvent laisser une légère impression d’inachevé, l’ensemble reste fort grâce au concept, à une structure maîtrisée et à un rythme efficace. En choisissant de privilégier une résolution institutionnelle plutôt qu’un final spectaculaire, la série assume un positionnement singulier qui peut frustrer sur le plan émotionnel, mais qui reste cohérent avec son propos. Une fiction engagée et actuelle qui démontre qu’il est possible de traiter des enjeux politiques complexes dans un cadre sériel accessible et prenant. Comme son personnage Antoine, on peut se demander s’il est naïf de croire qu’une série puisse réellement pousser les spectateurs à agir. Mais Phoenix, à l’image de ses personnages, refuse de rester inactive !Regardez-là ICI This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
⚠️ Cet article contient des spoilers !🎧 Dans la version audio, retrouvez une analyse de chaque épisode.SynopsisEt si Tarzan et Jane, Ulysse et Pénélope ou encore Roméo et Juliette se lançaient dans une thérapie pour sauver leur couple ?🎬 Fiche techniqueIls vécurent heureux est une comédie de 8x3’ diffusée dès le 11 février 2026 sur la plateforme TV5MONDE+ et chaque soir du 12 au 19 février, sur TV5MONDE.* Production : Lou Delbarre et Yann Goazempis, de NOON (KABO STORY,) et TV5MONDE.* Scénario et réalisation : Juliette Fayet🎭 Avec : Roxane Bret (Juliette & Jane), Johann Cuny (Tarzan & Ulysse), Juliette Fayet (Carmen & Emma Bovary), Bertrand Goncalves (Roi Arthur & Charles Bovary), Sidi Mejai (Lancelot, Don José & Le Prince Florian), Inès Melab (Pénélope & Eve) , Fanny Ruwet (Guenièvre & Blanche Neige), Noam Sinseau (Roméo & Adam) et la voix d’Anne-Clotilde Rampon (la psy).📈 Audiences : Pas d’info sur les audiences.🔎 AnalyseUn concept fort : la démythification par la thérapieLa série Ils vécurent heureux repose sur un principe simple et efficace : confronter des couples mythiques à une thérapie conjugale contemporaine. Le décalage entre figures patrimoniales et langage actuel constitue le moteur comique principal.Chaque épisode transpose un couple iconique, de Roméo et Juliette à Blanche-Neige, dans un cadre contemporain : le cabinet d’une psy.* Démythification : les passions tragiques deviennent des problèmes de communication.* Anachronisme assumé : visio pour Ulysse, sexto pour Emma Bovary, langage et expressions de jeunes pour Roméo et Juliette.* Universalité des problématiques : fidélité, jalousie, routine, dépendance affective, précipitation.L’idée est forte et immédiatement exploitable en comédie courte.Une lecture contemporaine des dynamiques de coupleDerrière la comédie, la série esquisse une cartographie des tensions amoureuses modernes :* Intensité fusionnelle (Roméo & Juliette)* Couple ouvert et désir latent (Arthur / Guenièvre / Lancelot)* Relation à distance et infidélité (Ulysse & Pénélope)* Désillusion romantique (Emma & Charles)* Fantasme vs. réalité (Tarzan & Jane)* Liberté vs. possession (Carmen & Don José)* Routine originelle (Adam & Ève)* Précipitation amoureuse (Blanche-Neige & le Prince)On pourrait aller encore plus loin en reliant ces couples à de véritables styles d’attachement ou à des schémas relationnels identifiés en psychologie. Cela donnerait une couche analytique supplémentaire et renforcerait la cohérence globale.Les mécaniques comiques dominantesLes ressorts qui fonctionnent le mieux:* Ironie dramatique : le spectateur comprend ce que le personnage ignore (triangle Roi Arthur / Guenièvre / Lancelot).* Comique de caractère : naïveté de Charles Bovary, de Blanche-neige et le prince, intensité adolescente de Roméo et Juliette.* Jeu corporel : particulièrement efficace dans Tarzan & Jane.* Inversion d’autorité : la psy perd parfois le contrôle (Roméo & Juliette, Carmen & Don José).Ces épisodes fonctionnent quand le conflit est clair, lisible et incarné physiquement.Les limites :* Episodes souvent assez bavards : plusieurs scènes expliquent plus qu’elles ne montrent.* Ressorts répétitifs : infidélités, naïveté, frustration sexuelle.* Sous-texte parfois insuffisamment exploité : certains renversements pourraient être plus poussés.* Dépendance à la référence culturelle : sans connaître Madame Bovary ou le mythe d’Ulysse, une partie du comique s’atténue.La série est souvent plus efficace quand elle s’appuie sur le jeu et le visuel plutôt que sur l’explication verbale.La psy, personnage-pivot mais peu incarnéLa psy sert de point d’ancrage contemporain, de porte d’entrée pour le spectateur et est révélateur des contradictions.Mais son statut reste parfois flou :* Elle est tantôt compétente, tantôt elle-même objet de comique ayant un comportement peu professionnel (acceptant le flirt de Carmen et les conseils de Roméo et Juliette au sujet de son propre couple).* Elle pourrait proposer plus d’exercices concrets.* Il aurait été intéressant qu’elle soit encore plus incarnée, qu’elle ait des méthodes peu orthodoxes, qu’elle soit trop impliquée et qu’elle prenne partie.Elle fonctionne comme point d’ancrage mais aurait mérité a être un peu plus caractérisée.Quelle cible ?La série semble viser un public young-adulte (références sexuelles, satire conjugale) et public cultivé (références littéraires et mythologiques), une cible finalement assez niche. La dépendance aux références peut restreindre l’accessibilité. Certains épisodes sont immédiatement compréhensibles (Blanche-Neige, Arthur), d’autres nécessitent une culture littéraire plus solide (Emma Bovary).Forces :* Concept clair et fort !* Le générique !* Bons comédiens !* Costumes réussis !* Démythification efficace.* Des chutes réussies.Limites :* Épisodes parfois trop longs : Le format peine parfois à maintenir pleinement l’attention du spectateur. Un découpage en sketchs plus courts (45 secondes à 1 min 30), alternant plusieurs couples au sein d’un même épisode, aurait peut-être permis de dynamiser le rythme et de renforcer l’efficacité comique.* Après l’exposition du conflit, certains épisodes peinent à se renouveler, donnant une impression de linéarité et de prévisibilité.* Certains épisodes se révèlent plus aboutis que d’autres, notamment parce que plusieurs reposent sur des ressorts comiques similaires (infidélité, naïveté).* Une psy qui aurait pu être plus incarnée.Questions qui restent en suspens :* Pourquoi ces personnages en particulier ? S’agit-il uniquement d’un choix narratif ou existe-t-il aussi des contraintes ou enjeux de droits derrière cette sélection ?* Pourquoi avoir opté pour un langage contemporain uniforme ? Ce choix crée un décalage comique efficace, mais pourquoi ne pas avoir exploré les registres linguistiques propres à chaque époque ?* Pourquoi ne pas situer clairement l’époque de la thérapie ? Ancrer la série dans un contexte temporel précis aurait pu renforcer certains enjeux (actualité politique dans l’épisode Carmen & Don José, question du consentement dans Blanche-Neige, etc.) et donner davantage de cohérence à l’univers.* Pourquoi les couples quittent-ils systématiquement la séance sans payer ?ConclusionIls vécurent heureux fonctionne particulièrement bien quand la série assume pleinement son absurdité et son anachronisme visuel. Elle perd un peu en puissance lorsqu’elle explicite trop ses enjeux au lieu de les faire exister par le jeu.Le concept est solide. Il gagnerait à être encore plus tranchant et plus psychologiquement structuré. On en redemande : davantage de couples, davantage de situations, tant le format court, encore trop rare sur nos chaînes linéaires, mérite d’être exploré. Une proposition stimulante, portée par des comédiens aguerris, qui donne envie d’aller plus loin.Regardez-là ICI This is a public episode. 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⚠️ Cet article contient des spoilers !SynopsisLorsque Ditte Jensen se retire avec les honneurs des services secrets danois, elle emménage dans un immeuble de Reykjavik (Islande) où elle va pouvoir cultiver son jardin et vivre sa vie dans l’anonymat. Mais Ditte ne peut cesser d’être qui elle est. Un soldat d’élite et une guerrière. Et bientôt l’immeuble se transforme en champ de bataille pour un monde meilleur. Avec son sens profond de la justice, elle décèle les problèmes de ses voisins et se sent obligée de les aider, qu’ils le veuillent ou non. Et dans son monde la fin justifie les moyens.🎬 Fiche techniqueThe Danish Woman est une comédie dramatique de 6x47’ diffusée dès le 29 janvier 2026 sur Arte et en intégralité sur Arte.TV.* Production : SLOT MACHINE, Gullslottid, Zik Zak Filmworks.* Création : Benedikt Erlingsson* Scénario : Benedikt Erlingsson, Ólafur Egill Egilsson.* Réalisation : Benedikt Erlingsson.🎭 Avec : Trine Dyrholm (Ditte Jensen), Hilmar Guðjónsson (Þórir), Kristín Þóra Haraldsdóttir (Gulla), Natalía Kristín Karlsdóttir (Maríanna), Baldur Björn Arnarsson (Kári), Hrafn Alexis Elíasson Blöndal (Finnur), Halldóra Geirharðsdóttir (Soffía), Hjálmar Hjálmarsson (Kristinn), Edda Guðnadóttir (Björk), Björn Thors (Magnús), Kolbrún Helga Fridriksdóttir (Maja), Halla Vilhjálmsdóttir (Ástríður), Atli Rafn Sigurðsson (Skarphéðinn), Raffaella Brizuela Sigurdardóttir (Salima), Juan Camilo Román Estrada (Juan Camillo), Jens Albinus (Jens Jørgensen), Thorvaldur Strømberg (Ingmar Strömberg), Besir Zeciri (Kasper), Siff Vintersol (Mille), Andreas Jebro (Ole), Sebastian Alstrup (Joakim), Marina Bouras (l’ambassadrice danoise), Benedikt Erlingsson (Balding thug), Ólafur Egill Egilsson (Leather Óli).📍 Tournage : La série a été filmée en Islande, avec des décors majoritairement à Reykjavik et alentours, pendant 54 jours.📈 Accueil & audiences : La série a été présentée en avant-première au festival Séries Mania en mars 2025 et a reçu des critiques élogieuses de la part des médias internationaux, notamment Variety, Le Monde et Le Figaro.Des audiences assez faibles, probablement dues à une forte concurrence (tournoi de rugby et JO), à la barrière de la langue, la série étant en anglais, en danois et en islandais, ainsi qu’à la caractérisation du personnage principal.🔎 AnalyseRésumé des arches narrativesPrincipale : Ditte et ses voisinsDitte s’immisce dans la vie des habitants de l’immeuble au nom de l’ordre et de la responsabilité collective. Si elle prétend aider, surtout les femmes, ses méthodes sont intrusives et radicales.* Sabotage d’un voisin au nom de l’écologie (destruction de biens, perte d’emploi).* Piège tendu à un voisin dealer (simulant une tentative de suicide afin de le faire interner) qui fait trop de bruit dans l’immeuble en organisant des soirées, déclenchant l’intervention d’un mafieux suédois.* Humiliation d’un ado coupable de chantage sexuel auprès de son ex-copine, voisine de l’immeuble, puis posture maternelle ambiguë de Ditte envers l’ex-copine.* Intervention brutale auprès d’une mère débordée par ses enfants constamment les yeux rivés sur les écrans, Ditte entre par effraction chez elle pour détruire tous les écrans en les plongeant dans l’eau puis en les séchant.* Empoisonnement d’agents pour empêcher l’expulsion d’une voisine sans-papiers enceinte.* Meurtre d’un mari violent, maquillé en accident.Ditte apparaît comme une justicière privée, elle protège autant qu’elle détruit.Secondaire : Ditte et la couronne danoiseBien qu’à la retraite et aspirant à une vie paisible, Ditte est rappelée par la couronne pour une mission d’espionnage aux enjeux politiques et géopolitiques.* Retour forcé au service de l’État.* Mission d’espionnage liée à des luttes de pouvoir internationales.* Tension entre désir de retrait et obligation nationale.Tertiaire : Ditte et son PTSDAncienne tireuse d’élite, Ditte est hantée par une mission passée.* Flashbacks fragmentés d’une opération dans un pays musulman.* Promesse faite à deux jeunes filles chargées de déposer une bombe.* Explosion prématurée décidée par les Américains, malgré les consignes danoises.* Mort des deux filles et de leur père.* Culpabilité persistante et haine envers les États-Unis.Chute finale : la perte de contrôleDitte, jusque-là convaincue de maîtriser la situation, voit tout lui échapper.* Ses actions causent des dommages collatéraux dans l’immeuble.* L’enfant du mafieux suédois la piège en cachant arme et drogue chez elle.* Intervention policière massive.* Elle se défend violemment, tue plusieurs agents, puis est arrêtée sous les yeux de ses voisins.==> Ditte est contrainte d’affronter les conséquences de ses actes et la responsabilité qu’elle revendiquait imposer aux autres.Thématique(s)La thématique centrale est celle de la responsabilité individuelle et de ses conséquences. Elle peut se formuler ainsi : comment faire prendre conscience à chacun de sa responsabilité sans sombrer dans le contrôle ou la violence ? Ou encore : peut-on imposer la responsabilité aux autres sans devenir soi-même coupable ?La logique de Ditte est celle de la vengeance et se résume par : « œil pour œil, dent pour dent ».D’autres thématiques sont évoquées et liées à la thématique centrale, on retrouve :* La géopolitique nordique et l’impérialisme américain.* L’écologie radicale.* Le féminisme (sexualité, maternité, avortement…).Moteur sérielLa série est character driven : tout part de Ditte, de sa vision du monde et de sa faille morale. Ditte mène une double vie, ancienne espionne au service de la couronne danoise, elle tente de se fondre dans le quotidien banal d’une voisine ordinaire en Islande. La série reste character driven, centrée sur Ditte, mais adopte à plusieurs reprises un aspect choral : chaque épisode explore un cas de voisinage spécifique, permettant de voir Ditte à travers le regard des habitants.Le moteur repose sur quatre dynamiques complémentaires :* Double identité de Ditte : espionne à la retraite / voisine ordinaire. Son passé refait surface par fragments à travers des flashbacks liés à son PTSD.* Ingérence morale : Ditte pousse ses voisins à affronter leurs responsabilités, créant dilemmes moraux et dommages collatéraux.* Perspective chorale : le spectateur découvre son influence indirecte et ses méthodes controversées via les expériences et les réactions des voisins.* Suspense et tension : sa vie passée menace toujours de se révéler, et chaque intervention soulève la question de ses limites éthiques.Point de vueMajoritairement de Ditte, mais la série tend vers une dimension chorale, avec chaque épisode focalisé plus précisément sur un des habitants de l’immeuble.Rythme* Épisodes 1,2–début 3 : immersion dans l’immeuble, les voisins et le PTSD.* Fin épisode 3 : bascule avec l’arrivée de la couronne danoise.* Épisodes 4–6 : intrigue politique dominante, tandis que Ditte devient plus dure, cynique et manipulatrice. L’arc de Ditte est clairement descendant.Personnage principalDitte est une anti-héroïne :* Elle vise le bien mais emploie des moyens moralement condamnables.* Elle se croit moralement supérieure.* Elle manque d’empathie véritable, même lorsqu’elle aide ses voisins.* Elle se remet peu en question et ne reconnaît jamais ses fautes.Les sentiments du spectateur à son égard sont ambivalents. Personnage qui paraît antipathique dès les premières minutes de la série : * Elle tue le chat des voisins.* Elle a toujours raison et a un côté moralisateur la rendant très agaçante.* Elle montre peu de compassion.* Le spectateur reste majoritairement à l’extérieur des sentiments de Ditte.La série joue sur notre empathie pour Ditte : on comprend ses actions souvent seulement a posteriori, ce qui crée un décalage avec notre jugement moral immédiat.Comment faire adhérer le spectateur à une anti-héroïne moralisatrice ?* Montrer que son moralisme est une stratégie de survie, née d’une blessure profonde, d’un traumatisme ou d’un sentiment d’injustice.* Elle doit parfois avoir raison : dénoncer une hypocrisie ou un système corrompu, ce qui rend son radicalisme presque légitime.* Elle doit avoir des failles et ses vulnérabilités affectives. Elle doute, échoue, se contredit, ou aime sincèrement quelqu’un ou une cause, ce qui tempère sa rigidité morale. L’humour, même noir, peut la rendre plus pardonnable et proche du spectateur.Ici, Ditte possède une blessure profonde liée à la guerre et à la mort des jeunes filles qu’elle devait protéger, mais cette culpabilité n’est révélée que dans l’épisode 3, ce qui limite l’attachement initial du spectateur. Son sens moral est légitime et cohérent, mais ses failles sont trop peu visibles, et le monde autour d’elle n’est pas présenté comme assez brutal et corrompu, ce qui réduit l’impact de son radicalisme. Pour la rendre vraiment attachante, il faudrait révéler sa blessure plus tôt, montrer davantage sa vulnérabilité et souligner la dureté de l’environnement qui justifie ses actions.Autres personnagesLa série compte de nombreux personnages, ce qui peut dérouter au début, mais chacun devient identifiable. Les comédiens sont excellents, qu’il s’agisse des jeunes filles, des adolescents ou des adultes, qu’ils incarnent des personnages naïfs, désagréables ou comiques.FéminismeLa série assume clairement une perspective féministe.De nombreux hommes y apparaissent soit comme maladroits, violents, ou faibles, et leurs egos sont souvent ridiculisés. Exemple mémorable : le personnage de PET humilié publiquement devant la couronne que Ditte oblige à s’étouffer en mangeant une pomme de terre afin de faire diversion, alors qu’elle a déjà réussi sa mission, un moment brillant qui renverse les codes du pouvoir masculin.Ce qui fonctionne* Le traitement du féminisme et de l’entraide entre femmes.* La confrontation des cultures nordiques.* Le discours frontal anti-américain (rare dans les fictions !).* L’écologie radicale.* L’interprétation exceptionnelle de Trine Dyrholm : magnifique rôle pour cette femme. Enfin un rôle intéressant pour une f
⚠️ Cet article contient des spoilers !SynopsisSix personnes qui n’ont jamais obtenu leur bac, pour des raisons sociales, familiales, de santé ou de parcours de vie chaotique, décident, à des âges très différents, de retourner sur les bancs de l’école. Inscrits au lycée pour adultes de Paris, ils se lancent dans ce défi improbable : repasser le premier grand examen de leur vie, à un âge où il n’est plus si raisonnable de le faire. Des héros du quotidien, aux trajectoires radicalement différentes, qui ne se seraient jamais rencontrés autrement.🎬 Fiche techniqueLe Diplôme est une comédie dramatique de 6x52’ diffusée à partir du 12 janvier 2026 sur TF1 (également disponible en replay sur TF1+ et à l’achat en avant-première).* Production : Fanny Riedberger Habanita Fédération (Lycée Toulouse-Lautrec, Les Randonneuses et bientôt Grandiose).* Création : Fanny Riedberger, Sylvie Audcoeur et Elodie Namer.* Scénario : Sylvie Audcoeur, Elodie Namer, Laurent Mercier, Géraldine de Margerie, Clément Peny, Déborah Hassoun et Nicolas Pleskof.* Réalisation : Philippe Lefebvre (Ep 1 et 2) et Vianney Lebasque (Ep 3 à 6).🎭 Avec : Clémentine Célarié (Delphine), Bernard Campan (Sam), Camille Lellouche (Leïla), Guillaume Labbé (Pierre), Julie Sassoust (Jen), Ahmad Kontar (Hussein), Vanessa Guide (Juliette) et Marc Riso (Georges), avec la participation d’Isabelle Gélinas (Marianne) et Charles Berling (Martial).📍 Tournage : à partir du 2 avril 2025 à Paris et au lycée Buffon dans le 15ème, mais aussi en Bretagne.📈 Accueil & audiences : Sur l’ensemble des trois soirées, Le Diplôme a tourné autour de 3,5 millions de téléspectateurs en moyenne (~22 % de PDA) et s’est installé comme un succès d’audience pour TF1, en tête des audiences régulièrement pendant sa diffusion.🔎 AnalyseConceptLe Diplôme repose sur un concept très efficace : réunir des adultes très différents autour du bac et faire de cet examen bien plus qu’un simple diplôme. Le bac devient une métaphore de la réparation intime, sociale et morale. On retrouve clairement l’empreinte de Community dans l’idée d’un groupe hétérogène contraint de cohabiter par l’institution scolaire et qui finit par former une communauté solidaire.Cependant, l’adaptation française transforme ce modèle de sitcom en une comédie dramatique, beaucoup plus émotionnelle et sociale, ce qui correspond mieux aux habitudes de diffusion françaises et au positionnement de TF1. Ce choix permet de toucher une cible large, car le bac est un marqueur culturel partagé par presque toute la société française, associé à la fois à la réussite, à l’échec et au jugement social.La série s’inscrit donc dans une filiation claire avec d’autres œuvres : Community pour la dynamique de groupe, Querer pour l’arc de Delphine sur les violences conjugales, L’Histoire de Souleymane et Enjoy ! pour le parcours d’Hussein, et Will Hunting pour la célèbre scène de l’équation résolue anonymement au tableau.Adaptation ou création originale ?Le Diplôme n’est pas une œuvre totalement originale au sens strict, mais une série qui réussit à mélanger des références existantes avec une création propre. Elle réemploie des archétypes et des arcs narratifs connus tout en les réinscrivant dans un contexte français contemporain et populaire.Cette stratégie est très efficace pour un diffuseur comme TF1, car elle rassure tout en proposant une émotion forte. Formellement, la série n’est pas révolutionnaire, mais elle est très solide et cohérente dans son projet.StructureLe moteur repose d’abord sur un compte à rebours très efficace vers l’examen du bac, qui structure chaque épisode comme une étape supplémentaire vers cette échéance. Cette temporalité donne de la tension et de la lisibilité à l’ensemble.Parallèlement, chaque personnage cache un secret qui finit par éclater, ce qui alimente la dramaturgie et crée des retournements émotionnels. Progressivement, le groupe se transforme en une famille choisie : le collectif devient le véritable lieu du sauvetage individuel.La série est majoritairement centrée sur les personnages plutôt que sur l’intrigue, avec une alternance réussie entre scènes intimes, sociales, scolaires, familiales et parfois judiciaires. Les teasers systématiques chez la directrice (excepté dans le dernier épisode) constituent un forme de rendez-vous d’épisode : ils créent un fil rouge, introduisent un mystère et permettent de révéler progressivement des non-dits. Les cliffhangers de chaque fin d’épisode sont efficaces.Le choix de situer le dernier épisode en Bretagne, dans une ambiance quasi « colonie de vacances » dédiée aux révisions collectives, est particulièrement réussi : ce déplacement hors du cadre scolaire permet de cimenter le groupe et d’offrir une respiration chaleureuse qui donne tout son sens au collectif construit tout au long de la série.Thématiques principalesLa thématique centrale tourne autour de la seconde chance et de la possibilité de se réinventer malgré un passé douloureux ou des déterminismes sociaux. La série interroge aussi le rapport entre vérité et mensonge, puisque chaque personnage ment à un moment donné pour se protéger. La liberté apparaît comme une thématique récurrente, notamment à travers les cours de philosophie, mais elle est parfois davantage expliquée que ressentie. On pourrait reformuler la question centrale ainsi : peut-on encore changer sa vie quand on vient d’un milieu modeste, qu’on a raté le train ou qu’on a été brisé par la vie ?Cela étant, la série ne semble pas porter une thématique totalement unifiée menant à une véritable révélation finale pour le spectateur : la richesse des sujets abordés est intéressante, mais elle contribue aussi à disperser le propos général. Par ailleurs, la série verbalise beaucoup ses enjeux au lieu de toujours les faire émerger par l’action, ce qui peut donner une impression de didactisme, typique des fictions grand public de TF1.Les personnages : arcs principauxDelphine constitue le véritable fil rouge de la série. Son parcours suit une trajectoire très claire : elle commence dans le mensonge, prend progressivement conscience de la violence qu’elle subit, s’échappe, traverse une phase d’isolement, affronte la vérité et entame enfin une reconstruction. C’est l’arc le plus puissant et le plus structurant de la série.Leïla incarne la charge mentale et la précarité. Elle surinvestit, se dope pour tenir le rythme, bascule dans le déni, provoque un accident révélateur, puis trouve du soutien avant d’entamer un sevrage et de réussir autrement.Pierre passe d’une posture colérique et humiliée à une forme de dignité retrouvée. Il apprend à mettre des mots sur ses émotions et à assumer sa responsabilité affective, notamment vis-à-vis de sa fille.Hussein représente la lutte contre l’administration et les frontières. Brillant et intègre, il incarne l’injustice d’un système qui empêche un talent méritant d’accéder à ses rêves.Jen évolue d’une position de victime traumatisée et mutique vers une jeune femme capable de renouer avec la confiance, l’amitié et l’amour grâce au groupe.Sam, enfin, part d’un isolement profond lié au deuil, à sa maladie et à son père absent, trouve une communauté à l’école et chemine vers l’acceptation, qu’il s’agisse de l’amour ou du renoncement à une reconnaissance paternelle impossible.Féminisme et représentationL’un des grands points forts de la série réside dans l’écriture de ses personnages féminins. Ils sont nombreux, variés et complexes, sans être réduits à des rôles stéréotypés ou à des faire-valoir masculins.On y trouve une femme bourgeoise en quête d’émancipation, une travailleuse racisée écrasée par la charge mentale, une adolescente traumatisée par la violence numérique, une prof ambitieuse en quête de légitimité professionnelle et une directrice dont l’homosexualité est suggérée.Les relations entre femmes sont particulièrement réussies : elles se soutiennent, se comprennent et construisent de véritables amitiés, ce qui est encore trop rare dans les fictions grand public.Antagonistes et figures secondairesLe mari de Delphine, Martial, est présenté comme très brutal, presque monstrueux. Ce choix est efficace pour dénoncer les violences conjugales, même si un portrait initial plus nuancé aurait pu rendre la bascule encore plus forte pour le spectateur.Le personnage de l’élève « intello » unanimement rejetée pose néanmoins question : la série reconduit ici une stigmatisation un peu facile de celles et ceux qui travaillent bien. Le personnage aurait gagné à être plus irritant dans ses comportements tout en laissant transparaître une part de fragilité ou de sympathie, afin d’éviter le simple cliché de la bonne élève antipathique.Parmi les personnages secondaires, Georges est particulièrement marquant : surdoué mais surveillant d’école, il assume son refus de l’ascension sociale et privilégie la sérénité à la réussite, ce qui le rend à la fois drôle et profondément humain.Juliette, la prof, suit un parcours crédible vers le CAPES et sa relation avec Pierre reste touchante et réaliste. Les autres professeurs et la directrice apportent une vraie couleur au monde scolaire.Ce qui fonctionneLa grande réussite de la série tient à l’humanité de ses personnages. On s’attache à eux, on croit à leur souffrance et à leur évolution. Le collectif est très bien écrit et crédible.Le mélange entre enjeux sociaux et drames est particulièrement réussi. Sans être militante, la série aborde des sujets politiques importants comme le racisme administratif, la précarité, les violences conjugales, le harcèlement en ligne et la stigmatisation judiciaire.En revanche, la musique classique omniprésente dans les scènes de violence en atténue la brutalité ; choix compréhensible pour un diffuseur grand public, mais qui amoindrit la portée émotionnelle et politique de ces moments.ConclusionAu final, Le Diplôme apparaît comme une série humaniste, sociale et féministe destinée au grand public. Elle transforme le bac en symbole de réparation individuelle et collective, tout en
Ils vécurent heureux (TV5MONDE)Comédie (8x3min) diffusée dès le 11 février à 19h sur la plateforme gratuite de streaming TV5MONDE+ et du 12 au 19 février, chaque soir à 19h55, sur TV5MONDE en France, Belgique, Suisse et à Monaco.Synopsis: Et si Tarzan et Jane, Ulysse et Pénélope ou encore Roméo et Juliette se lançaient dans une thérapie pour sauver leur couple ?Les épisodes : Tarzan et Jane / Arthur, Guenièvre et Lancelot / Roméo et Juliette / Emma et Charles Bovary / Ulysse et Pénélope / Carmen et Don José / Adam et Ève / Blanche-Neige et le Prince.* Production : Lou Delbarre et Yann Goazempis de KABO STORY (NOON).* Scénario : Juliette Fayet.* Réalisation : Juliette Fayet.* Casting : Roxane Bret, Johann Cuny, Juliette Fayet, Bertrand Goncalves, Sidi Mejai, Inès Melab, Fanny Ruwet, Noam Sinseau et la voix d’Anne-Clotilde Rampon.Le Magasin (France Télévisions)Comédie (23x2min45) diffusée prochainement.Synopsis: Jade et Enzo viennent d’être embauché dans une agence de création web. Ils s’occupent du magasin qui est une sorte de caverne d’Ali Baba permettant d’alimenter tous les tournages en matériel, décors, costumes et accessoires. Ils doivent gérer au quotidien les demandes farfelues des créateurs de contenu.* Production : Sandra Ouaiss pour Elephant International.* Scénario : Boris Baroux, Jérémy Barrière, Arthur Laloux , Queennie Tassell.* Réalisation : Boris Baroux.* Casting : Zoé Pinelli, Siméon Ruf.Les enquêtes de Lady Grâce (France Télévisions)D’après la série littéraire jeunesse “Les enquêtes de Lady Grâce”, comédie (10x24min) diffusée prochainement.Synopsis: Jeune détective travaillant comme espionne pour la reine Elizabeth Ier, Lady Grace Cavendish navigue dans les eaux troubles de la politique au sein d’une cour où complots, menaces et autres mystères sont légion.* Production : David Michel, Cécile Laurenson, Zoé Carrera Allaix, Manon Ardisson de Cottonwood Media - Federation Studios.* En co-production : ZDF (Allemagne), Coolabi Group (Grande-Bretagne), Be-films (Belgique).* Créée et écrite par : Anna McCleery.* Réalisation : Alexander Jacob, Louise Ni Fhiannachta.* Casting : Evie Coles, Carys John, Rafael Alessandro, Rebecca Scott.Karma (France Télévisions)Comédie (10x26min) diffusée dès le 30 janvier 2026 à 19h sur France.TV Synopsis: Dans un lycée, un prof d’art plastique a mis en place une cabine où mes élèves peuvent se confier sur des thèmes personnels ou universels permettant de créer du lien entre adolescents et adultes. Ils décident s’ils veulent effacer leurs paroles ou les enregistrer.* Production : Benoit Masocco d’Amsto (Studio TF1).* Scénario : Benoit Masocco, Thomas Lehoux, Juliette Barry, Laurie Catrix, Adrien Deleu, Sabrina Pedeboscq.* Réalisation : Benoit Masocco, Thomas Jaurand.* Casting : Adam Abdo (Bilal Buyukada), Joachim Arseguel (Noé), Tibor Audino (Clovis Tiedot), Cianna Bunduc (Lilou Marito), Benjamin Conan (Andy), Benjamin Constans (Théo Vauthier), Alice Cornillac (Tonie), Frédérique Dufour (Pascale Grandgeorge), Youri Filstein Dando (Robin Louvini), Jarod Harley Levy (Hippolyte Balbec), Fiona Houssou (Victoire Senghor), Véronique Jannot (Janelle Lazard), Yvan Naubron (Damien Mandel), Van Nguyen (Albert), Sabrina Ould Hammouda (Lucie Chevert), Naël Regnier (Nathan), Marik Renner (Margot Galland), Pauline Sakelaridis (Iris Serf), Carla Souary (Gabriella), Bastiaan Van Leeuwen (Dorian Berger), Kamini Zantoko (Fred).Recalé (Netflix)Comédie policière (8x30min) diffusée prochainement.Synopsis: Rattrapé par la justice après une nouvelle escroquerie, Eddy, un voyou surdoué en math doit soit accepter de passer 7ans en prison soit d’infiltrer pendant 3 semaines un lycée en se faisant passer pour un prof afin d’identifier l’enfant d’un criminel.* Production : Anthony Lancret, Lola Manaï et Pierre Laugier d’Itinéraire production.* Scénario : François Uzan, Emma Cascales et Anne-Lise Rivoire.* Réalisation : François Uzan.* Casting : Alexandre Kominek, Laurence Arné et Leslie Medina, Fred Testot, Mathilde Seigner, Gustave Kerern, Sabrina Ouazani, Joséphine de Meaux et Bérengère McNeese.Camarades (Arte)Comédie dramatique (8x35min) diffusée prochainement.Synopsis: Mai 68. L’État français vacille sous le coup d’une révolte menée par des étudiants et des professeurs d’université. Pour contenir cette marée subversive, le pouvoir gaulliste imagine une solution aussi perverse que brillante : créer une université expérimentale loin des pavés parisiens. Bienvenue à l’université de Vincennes. Claudine, prostituée du Bois, accepte d’infiltrer pour les RG ce nid de gauchistes qui a fait fuir sa clientèle bourgeoise. Mais à Vincennes, ce ne sont pas seulement les étudiants qui sont révolutionnaires : Foucault, Bourdieu, Cixous, Wittig… La voilà propulsée dans un univers d’idées explosives. Elle y est allée pour De Gaulle. Restera-t-elle pour Deleuze ?* Production : Marc Bordure et Muriel Meynard d’Agat Films et Sunday Afternoon.* Création : Benjamin Charbit (Sous contrôle, Zorro).* Scénario : Dominique Baumard (Le Bureau des Légendes, Becoming Karl Lagerfeld) et Benjamin Charbit avec la collaboration d’Homeïda Behi.* Réalisation : Dominique Baumard et Benjamin Charbit.* Casting : Manon Kneusé, Pierre-François Garel, Lulja Comar, Grégory Gadebois, Micha Lescot, Vincent Elbaz.Lucky Luke (Disney+ puis France Télévisions) Comédie western d’aventure (8x40min) diffusée prochainement au printemps 2026 sur Disney+ puis sur France Télévisions. Synopsis: En aidant une jeune fille à retrouver sa mère, Lucky Luke, le légendaire cow-boy solitaire, se confronte aux origines de sa légende.La série est librement inspirée de l’œuvre créée par Morris en 1946.* Production : Géraldine Gendre et Lionel Uzan de Fédération Studio France, en co-production avec Homerun (société d’Alban Lenoir) et Julien Vallespi et Rémi Préchac pour Un Pour Tous Productions.* Création et Scénario : Mathieu Leblanc (Panda, Astrid et Raphaëlle, Les rivières pourpres) et Thomas Mansuy (Panda, Dix pour cent, Killer Coaster).* Réalisation : Benjamin Rocher (Parallèles, Antigang, Antigang : la relève).* Casting : Alban Lenoir, Billie Blain, Alice Taglioni, Jérôme Niel, Victor le Blond, Camille Chamoux. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
⚠️ Cet article contient des spoilers !SynopsisJean-François, dit Jeff (Fred Testot) est capitaine de police à la BAC et se réveille d’un coma avec un don improbable. Il comprend les animaux. Grâce à ses nouveaux alliés à plumes, à poils et à écailles, il résout des enquêtes tout en tentant de réparer le lien brisé avec sa fille.🎬 Fiche techniqueBête de flic est une comédie policière fantastique de 90’ diffusée le vendredi 23 janvier 2026 sur France 2 (également disponible en replay sur france.tv en avant-première).* Production : Thomas Plessis Dim Sum Entertainment.* Scénario : Samantha Mazeras (Fais pas-ci Fais pas ça, Les Chamois, Faites des gosses, Le parfum du bonheur… et de nombreux longs-métrages).* Réalisation : Slimane Baptiste Berhoun (Mental, Vortex, Surface, Le Signal…).🎭 Avec : Fred Testot (Jeff), Ophélia Kolb (Angèle), Benicia Makengele (Vanessa Tamac), David Salles (Boris), Lilea Le Borgne (Stella), Justine Viotty (Nadia), Iliana Belkhadra (Lila), R.Jonathan Lambert (le psy)...📍 Tournage : à partir du 1er juillet au 29 juillet 2025 à Paris et en région parisienne.📈 Accueil & audiences : Numéro 1 sur France.TV dès le lendemain de la mise en ligne. Les audiences seront à jour après le diffusion linéaire.La suite : Il s’agit d’un épisode pilote. On peut en déduire qu’il pourrait y avoir une suite.🔎 Analyse🎧 Plus de précisions sur la différence entre ce qui nous est vendu en termes de fiction (pitch + bande annonce) et le produit final, la structure de l’unitaire, les différentes arches narratives, les thématiques abordées, le point de vue, le ton, les personnages (désirs, besoins, faiblesses, fonctions des personnages…), mes hypothèses quant aux contraintes rencontrées par la production et les demandes du diffuseur. Mon point de vue sur une suite en série ou en catalogue d’unitaires.Forces et limites de l’unitairePoints plus faibles* Manque de conflit interne chez Jeff, ce qui limite son arc émotionnel et dramatique.* Arche animale qui reste en retrait et n’exploite pas pleinement le potentiel du concept.* Enjeux parfois trop vite résolus, donnant une impression de confort narratif.* Le don arrive plus comme un outil que comme un véritable problème à dépasser.Points forts* Concept original et immédiatement identifiable, mêlant policier et comédie animale.* Humour efficace, porté par une vraie générosité de ton et une mise en scène soignée.* Mise en scène avec des effets visuels réussis (dont des choix d’effets comme le dolly zoom).* Fred Testot très agréable à retrouver, juste dans ce registre de comédie.* Seconds rôles identifiables et bien joués, qui enrichissent l’univers.* Un univers suffisamment attachant pour donner envie de découvrir une suite.🎧 Vous trouverez également, en écoutant l’audio, l’unitaire que j’imaginais : une nouvelle caractérisation de Jeff, la suppression d’une des arches policières, un objectif plus clairement relié à l’enquête principale, une arche familiale resserrée, ainsi qu’une crise et une résolution plus affirmées.ConclusionMalgré un manque de conflit interne et une arche animale qui aurait gagné à prendre davantage de place, l’humour et les effets spéciaux fonctionnent très bien. La réalisation est soignée, avec des choix de mise en scène efficaces. La joie de retrouver Fred Testot est réelle, et les rôles secondaires sont particulièrement réussis. Un unitaire qui donne clairement envie de découvrir une potentielle suite : n’hésitez pas à le regarder sur france.tv pour vous faire votre propre idée. Au plaisir d’échanger ensemble.Regardez-le ICI This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
⚠️ Cet article contient des spoilers !SynopsisEn 1994-1995, François Mitterrand est un président affaibli, qui doit gérer une cohabitation politique devenue difficile, et affronter des attaques de toutes parts, politiques et personnelles, y compris au sein de son propre camp. Chaque épisode de la série part d’un événement déclencheur dans ces deux dernières années de son règne pour revenir sur quatre grands tournants de son parcours, tant politiques que romanesques, au cours desquels Danielle Mitterrand et Anne Pingeot, les deux femmes de sa vie, jouent un rôle important. Quatre tournants majeurs qui seront autant de réinventions personnelles et politiques de la part du « dernier des grands dirigeants » ayant connu la guerre et qui démontrent combien François Mitterrand fut aussi le prince des métamorphoses.🎬 Fiche techniqueMitterrand confidentiel est une mini-série dramatique politico-historique de 4×52’ diffusée en prime time le lundi 5 janvier 2026 sur France 2 (épisode 1 & 2) et le lundi 12 janvier 2026 (épisodes 3 & 4), disponible également en intégralité en replay sur france.tv).* Production : Mother Production.* Scénario : Stéphane Pannetier (Les Disparus de la forêt noire, Infiniti…).* Réalisation : Antoine Garceau (Hauts les coeurs, Dix pour Cent, César Wagner, Salade Grecque, La peste…).* Adaptation : la série s’inspire librement des événements politiques et personnels de la vie de François Mitterrand, notamment à partir du livre Une jeunesse française de Pierre Péan (1994) et des archives historiques.🎭 Avec : Denis Podalydès (François Mitterrand), Valérie Karsenti (Danielle Mitterrand), Judith Chemla (Anne Pingeot), Baptiste Carrion-Weiss (Mitterrand jeune), Pauline Briand (Danielle Mitterrand jeune), Léa Lopez (Anne Pingeot jeune), Marie Denarnaud (Anne Lauvergeon), Suzanne Jouannet (Mazarine Pingeot), Jean-Luc Porraz (Édouard Balladur)…📍 Tournage : du 2 juin au 31 juillet 2025 à Paris et dans les Landes (Nouvelle-Aquitaine).📊 Audiences : Lors de son lancement, les deux premiers épisodes ont été suivis par environ 1,8 à 2,0 millions de téléspectateurs pour une part d’audience autour de 10,8–10,9 % du public (France 2 se classant quatrième chaîne sur la soirée).💡 Stratégie de diffusion : Fiction événementielle qui accompagne le 30e anniversaire de la disparition de François Mitterrand.🔎 AnalyseFormat et structureUne mini-série qui aurait presque pu être un unitaire, faute de véritable moteur sériel.Deux temporalités fluides et lisibles grâce aux repères chronologiques : le présent des dernières années et le passé du parcours politique.Approche narrativeUn récit plus illustratif que dramaturgique.Beaucoup d’événements et de dates, mais peu de tension, de mystère ou de véritable arc dramatique.Une série qui se regarde agréablement sans provoquer de révélation forte.Intention du projetUn positionnement clairement assumé comme une fiction-hommage.La volonté de célébrer une grande figure historique plutôt que de la questionner ou de la déconstruire.Portrait de MitterrandUn personnage très lissé, presque idéalisé.Peu de zones grises, peu de contradictions visibles.Les affaires et scandales sont évoqués mais rarement approfondis, souvent ramenés à des motivations intimes.Résonance contemporaineDes discours qui font écho à notre époque : démocratie, mémoire, guerre, nationalisme, solidarité internationale, danger du repli sur soi.Une dimension politique qui dépasse le simple biopic.La double vie et l’intimeUne double vie traitée de manière étonnamment apaisée.Une souffrance conjugale peu creusée.Une scène finale très symbolique qui privilégie la réconciliation à la conflictualité.InterprétationsDenis Podalydès très juste dans un rôle tout en retenue.Valérie Karsenti remarquable, donnant une vraie dignité à Danielle Mitterrand malgré des rôles souvent cantonnés à des « femmes de ».Léa Lopez et Suzanne Jouannet très convaincantes.Judith Chemla plus inégale mais monte en puissance dans les derniers épisodes.Baptiste Carrion-Weiss et Marie Denarnaud solides dans les versions jeunes.Forces et limites de la sériePoints forts* Reconstitution historique claire et soignée* Dispositif passé / présent lisible et fluide* Résonance forte avec les enjeux contemporains* Excellentes interprétations, notamment Valérie Karsenti et Denis Podalydès* Place importante accordée aux figures féminines* Casting des versions jeunes très convaincantPoints plus faibles* Absence de véritable moteur sériel* Dramaturgie assez plate, peu de tension* Mitterrand présenté de manière trop lisse* Scandales et zones d’ombre peu approfondis* Double vie et conflits affectifs atténués au profit d’un regard très conciliantConclusionUne fiction assez sage, dont l’hommage l’emporte sur la complexité dramatique mais une série élégante, bien jouée et historiquement claire avec de nombreux personnages féminins.Regardez-la ICI This is a public episode. 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Diffuseurs : 14 unitaires pour FTV, 1 unitaire pour Arte et 1 sans info.Genres : 12 unitaires policiers (dont 4 “Meurtres à”), 3 avec des enjeux plus sociétaux et 1 comédie.C’est qui le chef Blacklisté à la suite d’un scandale médiatique, Etienne Barbier, chef cuisinier-star de la télévision égocentrique et vaniteux, doit faire face à d’importants soucis financiers. Son frère lui trouve alors un travail qui va s’avérer complexe au quotidien : travailler dans l’ombre de Lila Debruyne, jeune influenceuse culinaire reconnue, qui parvient difficilement à lancer son premier restaurant.* Production : 17 Juin fiction * Diffusion : France 3 * Scénario : Sylvie Riviere, David Paillot* Réalisation : Aude Gogny-Goubert* Casting : Avec Michel Cymes (Etienne Barbier), Alice Daubelcour (Lila Debruyne), Bruno Solo (Nicolas Pruvost), Céline Ronté (Valérie Debruyne), Benjamin Clery (Kevin Garcia), Mina Deversenne (Zoé Barbier), Oudesh Hoop (Noor Ravani).Une relation dangereuse Brillante reporter de guerre, Virginie rencontre Charles en mission. C’est le coup de foudre et elle tombe rapidement enceinte. Victime d’une dépression post-partum, son bonheur se transforme en cauchemar.* Production : Wildcats productions* Diffusion : France Télévisions* Scénario : Douglas Kennedy, Marine Flores-Ruimi* Réalisation : Nadège Loiseau* Casting : Ophélia Kolb (Virginie), Grégory Fitoussi, Louise Monot, Philippe Rebbot, Laura Domenge, Florence Janas.Le poids du silenceEn guadeloupe, une mère élève ses deux fils seule, dont l’un est aveugle. Celui-ci décide de partir étudier à paris faisant vaciller l’équilibre familiale. * Production : 13prods en coproduction avec Vitamine C* Diffusion : France Télévisions* Scénario : Sophie Deschamps, David Mars* Réalisation : Marc Barrat* Casting : Karine Pédurand (Betty), Hélène Dabriou (Monette), Aihan Seymour (Swann), Mylan Darly (Mathis), Suzanne Magry (Lola)...Au coeur de nos terresLaure, commerciale en matériel agricole revient dans l’exploitation familiale après l’arrêt cardiaque de son frère. Elle découvre que la ferme est au bord de la faillite, que son frère a fait n’importe quoi. Aidée de son amour de jeunesse, gérant d’une asso agricole, Laure découvre un complot visant à pousser les agriculteurs à la faillite pour racheter leurs terres. * Production : Elephant International* Diffusion : France 2* Scénario : Didier Le Pêcheur, Delphine Labouret* Réalisation : Didier Le Pêcheur* Casting : Mathilde Seigner, Caroline Proust, Clémence Massart, Justine Lacroix, Stéphane Blancafort, Patrick DescampsSoeurs et demieAnaïs, flic passionnée et solitaire, devient la tutrice de Gabrielle sa demi-soeur de 11ans. Anaïs a été mise à l’écart après une vidéo qui a fait polémique sur les réseaux mais elle décide de se plonger dans une enquête sur le suicide d’un étudiant en médecine, aidée de sa demi-soeur qui a une intelligence ‘hors-norme’. * Production : Elephant International* Diffusion : France Télévisions* Scénario : Alexandra Julhiet, Laurent Vignon, Laurent Mondy, Laurent Benegui* Réalisation : Bénédicte Delmas* Casting : Jeanne Bournaud (Anaïs), Anna Blézo (Gabrielle), Alban Aumard (Jean-Louis), Claire Nadaud (Albertine), Clément Aubert (Marc),...Meurtre à AubazineEn Corrèze, à Aubazine, un homme est retrouvé assassiné au coeur du cloître de l’Abbaye où Gabrielle Chanel a passé son enfance. Jeanne de Beaumont, la mère du policier en charge du dossier, va mener sa propre enquête en parallèle. * Production : Elzévir Films* Diffusion : France 3 * Scénario : Catherine Klein* Réalisation : Olivier Panchot* Casting : Catherine Klein, Clémentine Poidatz, Nathalie Cerda, Benoît Michel.Meurtres en GirondeAu coeur des Landes de Gascogne, la capitaine Clara Castella découvre le cadavre d’Eliane Caron, une sage-femme, très active dans la préservation de la forêt. L’enquête qui mènera dans le sillage de Thérèse Desqueyroux, l’oeuvre de François Mauriac, Clara doit collaborer avec le commandant Julien Belmont qu’elle a bien connu autrefois, une histoire unit les deux gendarmes, et cette enquête va les obliger à affronter des blessures jamais cicatrisées...* Production : Félicita Films* Diffusion : France 3* Scénario : Jean-Marie Chavent, Luc Chaumar* Réalisation : Nathalie Lecoultre* Casting : Avec Blandine Bellavoir (Clara Castella), Marc Ruchmann (Julien Belmont), Lola Dubini (Stéphanie Lacassagne), Julien Masdoua (Brigadier Barutel), Léo Labertrandie (Léo Vigan), Yann Sundberg (Charles Vigan), Rebecca Chateau (Marie Dormoy)...Meurtres à ÉpinalÀ l’imagerie d’Epinal, le corps sans vie du Directeur Artistique de l’établissement est retrouvé emprisonné dans une presse litho, les mains coupées et la langue arrachée. Le tueur à déposé sur le corps une image d’Épinal provenant d’un triptyque, pièce maîtresse de l’expo qui a lieu en ce moment au musée de l’Imagerie. L’enquête est confiée à la la capitaine et le commandant. Entre les deux, le courant est électrique.* Production : Super planète productions - JLA* Diffusion : France 3* Scénario : Thomas Griffet, Olivier Berclaz* Réalisation : David Ferrier* Casting : Patrick Sabatier, Sabine Perraud, Marie-Laurence TartasMeurtres à Saverne15 juin jour de la fête de Saint Guy, une procession dansante traverse la ville alsacienne de Saverne quand soudain une jeune femme est prise de convulsions puis s’effondre, empoisonnée. La commandante de gendarmerie et l’experte scientifique sont contraintes de faire équipe pour arrêter le tueur de Saint-Guy. * Production : Pyramide Productions* Diffusion : France Télévisions* Scénario : Delphine Thouvenot, Vincent Arbez* Réalisation : Christelle Raynal* Casting : Virginie Hocq (Iris), Thaïs Vauquières (Mélinée), Anthony Dubos (Julien), Florent Dorin (Gabriel), Amélie Etasse (Margot), Sébastien Bizzotto (George), Roxanne Grosshans (Emma), Najim Ziani (Ibrahim)…Quand le désert avanceLina est une jeune secrétaire médicale fraichement embauchée dans un cabinet de Lannion. Soucieuse d’aider les docteurs, elle redoublera d’inventivité, d’humour et d’énergie pour sortir de l’impasse médicale.* Production : Elzévir Films* Diffusion : pas d’info (potentiellement France 3 Bretagne ?)* Scénario : Émilie Carpentier* Réalisation : Émilie Carpentier* Casting : Nikita Faulon, Marie Denarnaud, Christophe Grégoire, Louise Morin.AlmaAlice, une jeune femme hantée par un passé douloureux, a crée une app avec son amie Maya, destinée à combattre le harcèlement de rue grâce à une communauté d’utilisatrice. Son succès va mener Alice sur la piste d’un violeur en série et la pousser à confondre justice et vengeance. * Production : France.tv Studio* Diffusion : France Télévisions* Scénario : Bénédicte Bonheur, Marie Bourgeois, Chloé Paye, Camille Pinier* Réalisation : Adeline Darraux* Casting : Ludmilla Makowski (Alice Noren), Cristiana Réali (Laurence Noren), Thierry Godard (Philippe Noren), Myriam Djeljeli (Maya Diallo), Cyril Lecomte (JP), Jean-Stan du Pac (Noah), Roxane Turmel (Juliette), Lola Aubrière (Zoé Marchand), Clément Bigot (Jérémy), Nicolas de Broglie (Kernel), Clément Clavel (Ben), Léopold Bertheau (Martin), Jean-Louis Garçon (commissaire Valmont), Julien Masdoua (Diouk Diallo)...ImpossibleSur un sentier des Dolomites, un homme chute dans le vide. L’homme qui donne l’alerte derrière lui est un compagnon du même groupe révolutionnaire 40ans plus tôt. Or celui qui est tombé avait livré l’autre et le reste des camarades à la police. Est-ce une coïncidence et un meurtre prémédité ?* Production : Image et Compagnie - Mediawan* Diffusion : Arte * Scénario : Emmanuel Finkiel* Réalisation : Emmanuel Finkiel* Casting : Swann Arlaud, Fabrizio Bentivoglio, Marilyne Canto, Félicien Philippe Chauveau…Les FarouchesÀ la SRPJ de Lyon, le taiseux capitaine et l’explosive commandante, incapable de s’entendre forment le duo le plus efficace de la région. Lors d’une enquête, ils apprennent que leurs deux enfants sont en couple. Le fragile équilibre sur lequel reposait notre duo va voler en éclats…* Production : Partita Films - TF1 Studio* Diffusion : France 3 * Scénario : Louise Collaray, Léonor Varone* Réalisation : Christelle Raynal* Casting : Barbara Schulz (Myriam Kerrouche), François Vincentelli (Victor Farthouat), Louis Bouquet (Elias Kerrouche), Marie Parisot (Sophie Farthouat), Yannig Samot (Karim Kerrouche), Tatiana Gousseff (Commissaire Videl), Jules Robin (Damien Hocquart), Rosie Boccardi (Aya Cisse), Magali Bonat (Delbecke)...1er Mai1er mai. Dans les heurts en tête de la manifestation, au milieu du chaos des lacrymos et des jets de pierres, le CRS Loïc Esquerré fait une chute mortelle. Un choc pour l’opinion. Une jeune militante du black-bloc, suspectée d’avoir poussé le CRS, est rapidement incarcérée : une coupable idéale. Une enquête incandescente débute pour Myriam Ferraz, commandante à l’IGPN – la police des polices. Convaincue que les collègues d’Esquerré mentent, et qu’une injustice est sur le point d’être commise, Myriam recourt à un outil inédit pour l’IGPN, et qu’elle sait dangereux : l’infiltration. Au service de policiers qu’elle connaît plus qu’elle ne le pense, Myriam est désormais CRS – sous couverture.* Production : Scarlett Production* Diffusion : France 2* Scénario : Sophie Maurer, Gabriel Puertas* Réalisation : David Hourrègue* Casting : Margot Bancilhon (Myriam Ferraz), Guillaume Pottier (Damien Velasco), Oscar Copp (Orso Pellucci), Daniel Njo Lobé (Lucius Vincent), Anne Loiret (Laura Montel), Capucine Malarre (Anaïs Younsi), Steve Driesen (Pierre Remondet), Guillaume Soubeyran (Noam Ferraz), Quentin Morlaas (Loïc Esquerre), Jérémie Covillault (Yannick)...Entre chien et loupDeux enquêtrices (Rose et Lou) que tout oppose dans un parc animalier de Lozère qui possède une centaine de loups à l’état sauvage pour résoudre une série de meurtres. Trafic de loups qui menace la réserve. Rose est la belle-mère de Lou.* Production : Sortilèges Productions* Diffusion : France Télévisions* Histoire originale : Anne-Marie Catois, Ludovic Pion-Dumas* Scé
⚠️ Cet article contient des spoilers !SynopsisAoût 1991. Une station balnéaire de la côte vendéenne. Camille a quinze ans. Elle rencontre Martin et Alexandre sur la plage de cette petite station balnéaire. Alexandre est aussi solaire que Martin est ombrageux. Ils sont amis, à la vie à la mort. Elle percute leur existence comme une comète. Perpétuellement tiraillée entre ces deux hommes, Camille va vivre avec eux une folle histoire d’amour sur plus de trente ans.🎬 Fiche techniqueLes Saisons est une mini-série dramatique de 4x52’ diffusée jeudi 18 décembre 2025 à 20h55 sur Arte (et disponible en replay sur arte.tv jusqu’au 17 mars 2026).* Production : Carole Lambert de Windy Production.* Création et scénario : Hélène Duchateau (profilage, l’art du crime, Infidèle, L’éclipse…).* Scénario et réalisation : Nicolas Maury (sa première œuvre audiovisuelle après Garçon chiffon).🎭 Avec : Stéphane Caillard (Camille), Lucas Bravo (Alexandre), Abraham Wapler (Martin), Marysole Fertard (Camille jeune), Géraldine Pailhas (Suzanne), Martine Chevallier (Mado), Nicolas Maury (Massimo), Pauline Parigot (Léna) Félix Nebel (Alexandre jeune), Joann Brezot (Martin jeune), Emmanuelle Hiron (Eliane), Alice Aviez-Matton (Jenny), Edouardo Saint-Jean (Pins), Mani Choukrane (Malik), Eve Margnat (Léna jeune)…📈 Accueil & diffusion : Présentée au Festival de la Fiction TV de La Rochelle 2025 (mention spéciale). Du côté d’Arte, le premier épisode a atteint 396 000 téléspectateurs pour 3,28 %, un score modeste mais cohérent avec le positionnement éditorial.🔎 AnalyseThématiqueLa série évoque plusieurs thèmes : Le souvenir amoureux, la difficulté de faire des choix, les regrets, le passage du temps et la manière dont certaines rencontres peuvent façonner toute une vie… Mais le propos reste flou, diffus, la série peine à formuler ce qu’elle veut réellement dire au spectateur.Moteur sérielIl n’existe pas de véritable moteur sériel : pas d’enjeu récurrent, pas de question dramatique qui se rejoue, seulement un principe formel (les saisons qui passent, et des ellipses de dix ans entre chaque épisode). Les Saisons aurait pu être un unitaire resserré plutôt qu’une mini-série.🎧 Dans l’audio, je compare Les Saisons avec la série espagnole Los años nuevos dont le mécanisme est similaire. Triangle amoureuxMalgré le postulat, la rivalité entre les deux hommes reste étonnamment faible.Les conflits sont rapidement désamorcés, neutralisant la charge dramatique.🎧 Dans l’audio, je compare Les Saisons avec l’unitaire Haut Les Coeurs qui met également en scène un trio amoureux.RythmeLe rythme est très lent, souvent étiré : scènes musicales longues, silences, regards, fêtes. Une lenteur qui produit de la contemplation mais aussi de l’ennui…🎧 Dans l’audio, je compare Les Saisons avec la série américaine Puribus qui prend également son temps.Mise en scèneLa série est formelle et contemplative. Mais la beauté des visages des comédiens, la musique et les silences ne suffisent pas à créer de l’émotion quand la narration ne suit pas.Points de vue et personnagesLe point de vue principalement centré sur Camille, personnage central mais peu lisible. Distante, souvent énervée, son ambivalence n’est jamais vraiment interrogée. Elle reste la femme “inaccessible”, tandis que les hommes portent l’essentiel de la souffrance. ll y a Martin, l’un des personnages les plus touchant (Abraham Wapler). Son mal-être est compréhensible, mais certains de ses choix restent flous. Et Alexandre (Lucas Bravo) figure rassurante mais fade. Son conflit intérieur est sous-exploité malgré des situations fortes. Léna (Pauline Parigot), est le personnage le plus juste et le plus incarné, on a de l’empathie et de la sympathie pour elle, mais son personnage est trop peu présent. Jenny, dont la mort provoque peu d’émotion tant on a du mal à mémoriser son personnage. Et Suzanne qui joue la mère de Camille est un personnage envahissant, uniquement réduit à une fonction irritante alors que la relation mère-fille aurait pu être davantage creusée. Le vieillissement des personnages est peu crédible et les écarts d’âge sont rarement perceptibles. Dans ce contexte, le choix de confier à Marysole Fertard les rôles de Camille jeune puis de sa fille, Romane, sans doute pensé comme une boucle ou un écho temporel, crée davantage de confusion que de résonance et perturbe l’identification du spectateur.La présence de personnages féminins, queer et racisés est notable néanmoins, la psychologie de l’ensemble des personnages (principaux et secondaires) reste trop superficielle.Les ellipses empêchent l’immersion psychologique, laissant le spectateur extérieur aux conflits.Sexe, alcool et droguesPour une fois que le préservatif est évoqué dans une fiction, on ne peut que le souligner positivement ! En revanche, alcool et drogues sont omniprésents, sans réel regard critique.Fragilités ressenties* L’absence de moteur sériel.* Certains personnages peu attachants (notamment féminins).* Les ellipses sur 10 ans qui empêchent l’émotion.* Le manque de profondeur des personnages.Points forts de la série* Le concept des saisons (qui aurait fonctionné sur un unitaire).* Certaines scènes adolescentes.* Quelques performances d’acteurs.* Une poésie visuelle.ConclusionLes Saisons laisse le sentiment d’un projet fragile et inabouti, plus porté par une intention poétique que par une véritable colonne vertébrale narrative. Malgré de belles idées, quelques moments justes et une vraie envie de capter le passage du temps, la série peine à créer de l’empathie et à engager durablement le spectateur. Reste toutefois une proposition sincère, sensible, qui rappelle à quel point ce type de fiction gagne à être soutenu par une écriture solide pour que la forme et l’émotion avancent main dans la main.Regardez-la ICI. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
⚠️ Cet article contient des spoilers !SynopsisTrois femmes. Trois Brestoises. Léanne la flic, une tête brûlée dont l’ambition ne connaît pas de limites. Élodie la légiste, mère de famille rangée.Vanessa la psycho-criminologue, grande gueule ultra-indépendante. Trois amies d’enfance à nouveau réunies depuis le récent retour en Bretagne de Léanne, suite au décès de son mari, pendant une intervention.Ensemble, et malgré leurs personnalités radicalement opposées, elles vont traquer les criminels de la région tout en menant de front leur vie de femmes, qui tentent de concilier au mieux leur boulot, leur vie de famille, leurs amours et leurs amitiés….Pour son premier jour, Léanne et sa nouvelle équipe interviennent suite au décès d’une vieille dame qui s’avère être un assassinat. Leur enquête bien plus musclée que prévue, verra Léanne se mettre (trop) en danger. Heureusement que ses amies sont là pour veiller sur elle et la protéger de sa meilleure ennemie : elle-même…🎬 Fiche techniqueLes trois Brestoises est un téléfilm policier de 90’ diffusé le vendredi 19 décembre 2025 à 21h10 sur France 2 (également disponible en replay sur france.tv).* Production : Simone Harari Baulieu et Judith Naudet Baulieu de La Dame de Cœur et Effervescence Fictions.* Scénario : Nicolas Jean (La Mante, HPI, Tout pour Agnès…) et Anne-Charlotte Kassab (Poulets Grillés, Bellefond, Cat’s Eyes…).* Réalisation : Stéphane Kappes (La Stagiaire, Tropiques Criminels, Meurtres à Pont-Aven…).* IP : D'après les romans éponymes de Pierre Pouchairet (Les Editions du Palemon).🎭 Avec : Déborah Krey (Léanne Vallauri), Charlotte Gaccio (Vanessa Fabre), Garance Thénault (Élodie Quille), Vincent Heneine (Lionel Le Roux), Yvan Le Bolloc’h (Commissaire PJ), Noé Besin (Isaac Lahelec), Janis Abrikh (Erwan Carroff)…📍 Tournage : du 13 juin au 11 juillet 2025 en Bretagne, principalement à Brest et dans sa région.📈 Accueil & audiences : Le téléfilm a été un large leader de sa soirée, rassemblant environ 4,49 millions de téléspectateurs pour 25,8 % de part de marché lors de sa diffusion sur France 2. Cet unitaire était présenté comme étant un “épisode pilote”, il aura probablement donc droit à une collection de 90’.🔎 AnalysePromesse de départLe téléfilm s’ouvre sur une intervention policière violente : la commandante est prise pour cible et se fait tirer dessus. Un début efficace, qui laisse espérer un polar tendu. Rapidement, le récit revient 24 heures en arrière pour poser son dispositif : trois amies d’enfance, aujourd’hui adultes, réunies par une enquête criminelle et par leur histoire commune.Rythme, tonalité et enjeuxLe rythme est globalement lent et la tonalité assez sombre, entre drames familiaux, addiction et culpabilité. Malgré quelques moments de légèreté entre les héroïnes, les enjeux restent limités : peu de conséquences réelles, peu de tension.L’intrigue policière étriquéeL’assassinat d’une vieille dame donne lieu à une enquête très chargée : voisin suspect, dealers, cambriolage, un trafic de bijoux, cure de désintoxication, prise d’otage… Les fausses pistes s’enchaînent jusqu’à une révélation finale familiale et tragique. L’arc autour de la drogue et de la culpabilité du fils convoque des codes très marqués de séries américaines, ce qui peut créer une certaine distance. Si le scénario cherche clairement à surprendre, la complexité finit par diluer l’intérêt et donne parfois l’impression de perdre le spectateur.Les personnages féminins : un trio attachant mais inaboutiLe vrai moteur du téléfilm reste son trio féminin et c’est déjà une bonne nouvelle, tant les fictions policières françaises centrées sur trois femmes demeurent encore rares.On suit :* une commandante récemment veuve, réfugiée dans le travail,* une légiste enfermée dans une vie trop parfaite avec un mari idéal,* une psy qui cache une relation non officialisée et un traumatisme personnel.La complicité entre elles est réelle et portée par les comédiennes, mais leur caractérisation reste fragile. Ces trois femmes semblent avant tout définies par leur relation aux hommes : une veuve, une épouse, une amante, ce qui limite leur épaisseur dramatique. Leurs échanges manquent parfois d’empathie, notamment face au deuil de la commandante, dont on peine d’ailleurs à situer précisément la temporalité. Leur lien, notamment symbolisé par leur ancien groupe de musique, arrive tardivement et reste sous-exploité.Personnages secondairesCertains personnages secondaires, notamment le commissaire, manquent de cohérence. Son positionnement oscille entre figure légère et autorité sévère, ce qui affaiblit sa crédibilité.Dialogues trop explicatifsLes dialogues sont très présents et souvent explicatifs. Les émotions, les intentions et les conflits sont majoritairement verbalisés, laissant peu de place au sous-texte. Un choix qui affaiblit parfois l’impact émotionnel des scènes.Des thématiques perceptibles mais peu structuréesLe téléfilm aborde le deuil, la culpabilité, les secrets familiaux et la protection des proches, mais sans ligne thématique clairement affirmée.Brest comme décor, un cadre peu incarnéMalgré son titre, Brest reste étonnamment en retrait. La ville sert surtout de décor fonctionnel et pourrait être remplacée par n’importe quel autre lieu sans modifier réellement le récit.ConclusionLes Trois Brestoises repose sur une idée forte et encourageante, un trio féminin au cœur d’un polar, mais peine encore à trouver son équilibre entre enquête, drame et chronique amicale. Malgré l’énergie des actrices, l’ensemble reste inégal et donne le sentiment d’un projet aux bases prometteuses mais encore perfectibles. Heureusement, il reste encore 17 romans Les Trois Brestoises de Pierre Pouchairet à explorer, et au vu des bonnes audiences, il est fort probable que la fiction revienne sous forme de collection d’unitaires. De quoi espérer une évolution plus affirmée des personnages et du dispositif.Regardez-le ICI. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
⚠️ Cet article contient des spoilers !SynopsisL'année dernière, la boîte de nuit le Passo Club était au bord de la fermeture, mais fut sauvé in extremis et même relancé par Arnaud (Arnaud Ducret), aidé par toute sa famille. Cette année, c'est le Grand Magasin de la région qui est au bord de la fermeture. Entre crise générale et pression du e-commerce, ce rendez-vous mythique du shopping pourrait voir fermer ses portes, sous la pression de la banquière. Pour l'aider dans cette lourde tâche, le patron du Grand Magasin fait appel à un nouveau Golden Boy : Arnaud qui, en un an, s'est métamorphosé. Fusion de Bernard Tapie et de Philippe Etchebest, il sauve tout ce qu'il touche : une auto-école, une usine, un restaurant... Sa mission : sauver ce Grand Magasin et utiliser les fêtes de Noël pour réaliser son chiffre d'affaires et relancer la dynamique. Epaulé par son bras droit (Tom Villa), ses parents (Michèle Bernier et Lionnel Astier) et une pléiade de Stars qui vont l'aider dans ce " PANIQUE AU GRAND MAGASIN " !🎬 Fiche techniquePanique au grand magasin est un téléfilm comique diffusé le lundi 15 décembre 2025 à 21h10 sur TF1 (également disponible sur TF1+).* Production : 13.34 Productions, Elephant Story & Jifé (d’Arnaud Ducret), en coproduction avec TF1.* Scénario : Arnaud Ducret & Tom Villa.* Réalisation : Julien Bloch, Arnaud Ducret & Tom Villa.🎭 Avec : Arnaud Ducret (Arnaud), Tom Villa (son bras droit), Victoria Abril, Lionnel Astier, Michèle Bernier, Nikos Aliagas, François-Xavier Demaison, Charlotte de Turckheim, Antoine Duléry, Anny Dupérey, Pierre-François Martin-Laval, Maxime Gasteuil, Mimie Mathy, Gilbert Montagné, Franck Dubosc, François Morel, Daniel Prévost, Jean-Claude Muaka, Élodie Poux, Cartman, Chicandier, Philippe Croizon, Valérie Damidot, Mathieu Madénian, Thomas VDB, Santa, Diane Segard, Steve Tran, Karen Dersé, Philippine Delaire, Krystoff Fluder, Kody, Arnaud Toupense, Yves Pignot, John Rachid, Valentin Reinehr, Thaïs Vauquières, Philippe Vieux, Roro Le Costaud, Swann Périssé, Michel Frenna. Et avec la participation amicale de : Christophe Beaugrand, Faustine Bollaert, Gilles Bouleau, Sonia Devillers, Isabelle Ithurburu, Anne-Élisabeth Lemoine, Marie-Line Méliyi, Mathieu Stefani, Bruce Toussaint.📍 Tournage : Tourné en région parisienne, notamment en studios et décors de centres commerciaux reconstitués, septembre 2025.📈 Accueil & contexte :Panique au grand magasin réunit environ 3,9 millions de téléspectateurs pour sa première partie et 2,8 millions pour la seconde, un score légèrement inférieur à Panique au 31, qui avait attiré environ 4,3 millions puis 3,1 millions de téléspectateurs lors de sa diffusion en décembre 2024, tout en restant leader sur les cibles commerciales.🔎 AnalyseEnjeux & rebondissementsProtagoniste et personnagesOn fait donc appel à Arnaud, l’homme blanc sorti d’école de commerce, le sauveur, chargé de gérer la crise. Il arrive avec sa troupe, la même équipe que dans le précédent téléfilm pour tenter de sauver le magasin.Il y a beaucoup de personnages, surtout beaucoup de guests, c’est l’un des principaux moteurs du programme, avec le contexte de Noël.ObjectifFaire en sorte que tous les clients dépensent plus, afin de rassurer la banquière.ArèneLes Galeries Chouettes sont en péril. Tout a lieu dans le centre commercial et un peu à l’extérieur sur le parking. On passe de rayon en rayon.On est clairement sur un téléfilm d’arène : un lieu unique, un temps limité, une urgence économique.Thématique / point de vueIl n’y a pas de thématique à proprement parler. Pas de point de vue d’auteur non plus.On est sur de la pure comédie, dont l’objectif est de faire rire, accumuler les gags, tenir le rythme.RythmeC’est rythmé, ça va vite car on est sur une logique de sketchs, on ne s’attarde que peu sur les situations.Type d’humourL’humour est très identifiable :* parodie (ça démarre comme une parodie de publicité)* humour de répétition* humour de situation (quiproquos, entrées/sorties)* beaucoup, beaucoup d’humour de langage : jeux de mots, calembours…Type de blaguesL’ensemble des blagues paraît assez banal, visant indistinctement tout le monde : les personnes handicapées, les écolos, les végé / vegan, les grévistes, les personnes âgées, les associations, sans oublier les blagues sexistes et racistes…Une majorité des personnages sont d’ailleurs présentés comme idiots, à commencer par Arnaud lui-même, caricature de l’homme sorti d’école de commerce, et par le patron qui part en vacances alors que l’entreprise est en crise (histoire de n’exclure aucun bord politique…).Ainsi, en tapant sur tout le monde, on ne peut blâmer personne.Force est de constater que la cible TF1 est friand de ce type d’humour puisque le téléfilm a rassemblé 3,9 millions de téléspectateurs.ParitéLa question de la parité mérite aussi d’être soulevée. Rien que sur l’affiche, le déséquilibre saute aux yeux : cinq hommes pour une seule femme, Victoria Abril. Un choix qui semble entériner, presque inconsciemment, l’idée que l’humour resterait avant tout une affaire d’hommes… ✅ Ses réussites* Le casting pléthorique.* L’effet événement de Noël.* Un ciblage correct.* Une équipe qui à l’air de s’amuser.❌ Ses limites* Un structure trop simpliste, répétitive et accumulative.* L’humour souvent daté ou problématique.Regardez-le ICI. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
Pour ce nouvel épisode de JOMO, j’ai rencontré Romuald Beugnon (créateur, réalisateur et co-scénariste) et Hélène Abram (co-scénariste) de ➡️ Battle - La Rényon, série courte (8×13’) disponible sur arte.tv.L’épisode prend la forme d’un double portrait : celui de leur parcours professionnel, de leurs méthodes et de leurs projets à venir, autant que celui de la série qu’ils ont portée ensemble.Tous deux formés à la Fémis, Romuald et Hélène revendiquent un rapport au réel très fort : tourner dans des conditions proches du documentaire, travailler avec des interprètes non professionnels, laisser une place centrale au corps et à l’improvisation, tout en s’appuyant sur une écriture structurée. Une méthode patiemment construite, nourrie aussi bien par le cinéma expérimental que par l’éducation à l’image et le travail avec des adolescents.Pensée dès le départ comme une série, Battle - La Rényon s’est progressivement recentrée autour d’un personnage féminin : Carla, jeune danseuse de break. En resserrant le récit, la série s’est imposé un choix fort, s’éloigner d’un récit centré uniquement sur la performance sportive pour explorer un parcours de reconstruction, marqué par la fragilité psychique, la pression de la compétition et la difficulté à reprendre pied après une épreuve.Au fil de l’entretien, Romuald Beugnon et Hélène Abram reviennent aussi sur leurs discussions autour de l’écriture : la place des femmes dans le breakdance, la frontière entre puissance et féminité, mais aussi sur la liberté particulière qu’offre le format sériel, ses ellipses, ses respirations, et sa capacité à faire émerger une intimité autrement difficile à tenir sur un long métrage.Une conversation passionnante sur comment raconter la jeunesse d’aujourd’hui, et sur ce que peut une série courte quand elle assume pleinement un point de vue, un territoire et une méthode.🎧 L’épisode est à écouter dès maintenant sur JOMO.À écouter également, l’épisode de podcast où j’analyse la série : This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com





















