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La geste d'Orland
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La geste d'Orland

Author: Monsieur_Orland

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Lire la littérature avec monsieur Orland
64 Episodes
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Vous connaissez probablement le mythe de Sun Wukong, mais savez-vous d'où viennent ce mythe et cette figure héroique ? Dans La Pérégrination vers l'Ouest, Wukong, né d'une pierre, sans parents, plus fort que tous, se révolte contre les immortels. Pour s’être révolté contre le Ciel,  il doit accepter la mission de protéger le moine Tripitaka de tous les démons au cours de leur voyage vers le paradis de l'ouest afin de chercher les écrits bouddiques.
Voici la nouvelle que j'ai le plus aimée parmi les contes de pluie et de lune. « Le rendez-vous aux chrysanthèmes » narre la réalisation presque surnaturelle de la promesse entre deux hommes. Cette loyauté traverse la frontière entre la mort et la vie...
Les Contes de pluie et de lune sont le chef-d'œuvre de l'écrivain japonais Ueda Akinari (1734-1809). Ce sont neufs petites histoires de fantômes représentatives du genre fantastique japonais. Akinari réussit à tisser une ambiance plus importante que l'histoire. Il nous rappelle aussi que la mort appartient à nous, les vivants.
Voilà un poème pour le saint-valentin venant de passerJe t’aimeJe t’aime pour toutes les femmesQue je n’ai pas connuesJe t’aime pour tout le tempsOù je n’ai pas vécuPour l’odeur du grand largeEt l’odeur du pain chaudPour la neige qui fondPour les premières fleursPour les animaux pursQue l’homme n’effraie pasJe t’aime pour aimerJe t’aime pour toutes les femmesQue je n’aime pasQui me reflète sinon toi-mêmeJe me vois si peuSans toi je ne vois rienQu’une étendue déserteEntre autrefois et aujourd’huiIl y a eu toutes ces mortsQue j’ai franchiesSur de la pailleJe n’ai pas pu percerLe mur de mon miroirIl m’a fallu apprendreMot par mot la vieComme on oublieJe t’aime pour ta sagesseQui n’est pas la miennePour la santé je t’aimeContre tout ce qui n’est qu’illusionPour ce cœur immortelQue je ne détiens pasQue tu crois être le douteEt tu n’es que raisonTu es le grand soleilQui me monte à la têteQuand je suis sûr de moiQuand je suis sûr de moiTu es le grand soleilQui me monte à la têteQuand je suis sûr de moiQuand je suis sûr de moiPaul Eluard
Pelléas et Mélisande est une pièce de théâtre de l'écrivain belge Maurice Maeterlinck (1862-1949), prix nobel de 1911. C'est une œuvre à comprendre dans le contexte du symbolisme belge. Avec une intrigue et un langage simples,  Maeterlink parvient à créer un monde riche de symboles, enveloppé dans une ambiance grise, plate, voire malsaine. Il tente de dévoiler le primitif et l'invisible occultés par la connaissance et la raison. C'est une bulle littéraire qui permet de renverser le monde qui nous est présenté et d'entrer dans une nouvelle réflexion contrairement à ce qui est enseigné.
Un poème qui chante le chagrin d'amour. Chagrin d'autant plus grand que le Pont Mirabeau, la Seine et la ville demeurent, sans être affectés par le temps.Le Pont MirabeauGuillaume ApollinaireSous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienne La joie venait toujours après la peineVienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeureLes mains dans les mains restons face à faceTandis que sousLe pont de nos bras passeDes éternels regards l’onde si lasseVienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeureL’amour s’en va comme cette eau couranteL’amour s’en vaComme la vie est lenteEt comme l’Espérance est violenteVienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeurePassent les jours et passent les semainesNi temps passéNi les amours reviennentSous le pont Mirabeau coule la SeineVienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeure
Pour ceux qui aiment l'horreur et le surnaturel, La grande Peur dans la Montagne de l'écrivain suisse Charles-Ferdinand Ramuz peut être un très bon choix. Dans le sommet de la "montagne" exsite un pâturage abandonné, un groupe de jeunes vachers décide d'y aller malgré les avertissements de leurs ainés. Une fois arrivés dans ce lieu, les malheurs frappent tour à tour mystérieusement... Est-ce une malédiction surnaturelle ou y a-t-il quelqu'un derrière ces étranges événements ?
Le poème bouleversant de Victor Hugo en mémoire de sa filleDemain, dès l’aube…Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombeUn bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Connaissez-vous les Seigneurs des anneaux de Tolkien ? Pourquoi les hommes, les elfes et les nains doivent s'unir pour détruire l'anneau ? Le Silmarillion, avec une écriture presque biblique, raconte comment cet univers est créé. Ilúvatar, le premier Dieu, crée le monde par les chants et les Valar par la pensée...
Un des incipits les plus connus de la littérature.Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire: «Je m’endors.» Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage: une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles Quint...
Comment choisir un livre ? Lire doit rester un plaisir. Mais le plaisir n'est pas forcément immédiat. Donnez donc la chance à chaque livre que vous lisez. Choisir peut aussi être un plaisir. Prenez donc le temps de choisir votre lecture. Restez ouvert au monde et maître de son envie.
Parsifal, le chevalier pur à la recherche de la Graal, ne cesse d'inspirer les artistes. Voici un poème de Verlaine lu sur la musique du célèbre opéra de Wagner : Parsifal.Parsifal Parsifal a vaincu les Filles, leur gentilBabil et la luxure amusante — et sa penteVers la Chair de garçon vierge que cela tenteD’aimer les seins légers et ce gentil babil ;Il a vaincu la Femme belle, au cœur subtil,Étalant ses bras frais et sa gorge excitante ;Il a vaincu l’Enfer et rentre sous la tenteAvec un lourd trophée à son bras puéril,Avec la lance qui perça le Flanc suprême !Il a guéri le roi, le voici roi lui-même,Et prêtre du très saint Trésor essentiel.En robe d’or il adore, gloire et symbole,Le vase pur où resplendit le Sang réel.— Et, ô ces voix d’enfants chantant dans la coupole !
La découverte de La Nouvelle Carthage (1888) est une vraie joie. On suit tour à tour trois personnages afin de découvrir la ville industrielle d'Anvers, les laideurs du monde bourgeois et les vices du milieu prolétarien. Anvers est désignée comme la nouvelle Carthage riche et florissante mais décadente, donc condamnée à la ruine...
Maurice Genevoix (1890-1980) passe son enfance près de la Loire. Mobilisé en 1914, il participe à la bataille de la Marne et à la marche sur Verdun. La nature et la guerre sont deux thèmes majeurs des écrits de Genevoix. Dans ce passage, il décrit "la forêt" préservée comme un monde, sans homme ni armes, qui respecte les lois de la nature.
L’équilibre du monde est un roman indien qui a bien enrichi ma bibliothèque. Il raconte les destins de quatre personnes qui se trouvent dans le même appartement. Si leur vie misérable est émotionnellement difficile à supporter pour le lecteur, c’est pour mieux dénoncer les mécanismes d'un système cruel soutenu par chacun, même ceux qui le subissent.
Le bateau ivre (1871) n'est pas poème facile à comprendre. Rimbaud y décrit un voyage vers la mer et la liberté. Le bateau ivre symbolise la poésie qui brise les conventions d'écriture pour rencontrer le merveilleux.Le bateau ivreComme je descendais des Fleuves impassibles,Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.J’étais insoucieux de tous les équipages,Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.Dans les clapotements furieux des marées,Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants,Je courus ! Et les Péninsules démarréesN’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.La tempête a béni mes éveils maritimes.Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flotsQu’on appelle rouleurs éternels de victimes,Dix nuits, sans regretter l’oeil niais des falots !Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sures,L’eau verte pénétra ma coque de sapinEt des taches de vins bleus et des vomissuresMe lava, dispersant gouvernail et grappin.Et dès lors, je me suis baigné dans le PoèmeDe la Mer, infusé d’astres, et lactescent,Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blêmeEt ravie, un noyé pensif parfois descend ;Où, teignant tout à coup les bleuités, déliresEt rhythmes lents sous les rutilements du jour,Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,Fermentent les rousseurs amères de l’amour !Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombesEt les ressacs et les courants : je sais le soir,L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir !J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques,Illuminant de longs figements violets,Pareils à des acteurs de drames très antiquesLes flots roulant au loin leurs frissons de volets !J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,Baisers montant aux yeux des mers avec lenteurs,La circulation des sèves inouïes,Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheriesHystériques, la houle à l’assaut des récifs,Sans songer que les pieds lumineux des MariesPussent forcer le mufle aux Océans poussifs !J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables FloridesMêlant aux fleurs des yeux de panthères à peauxD’hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des bridesSous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !J’ai vu fermenter les marais énormes, nassesOù pourrit dans les joncs tout un Léviathan !Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces,Et les lointains vers les gouffres cataractant !Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises !Échouages hideux au fond des golfes brunsOù les serpents géants dévorés des punaisesChoient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !J’aurais voulu montrer aux enfants ces doradesDu flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants.– Des écumes de fleurs ont bercé mes déradesEt d’ineffables vents m’ont ailé par instants.Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,La mer dont le sanglot faisait mon roulis douxMontait vers moi ses fleurs d’ombre aux ventouses jaunesEt je restais, ainsi qu’une femme à genoux…Presque île, ballottant sur mes bords les querellesEt les fientes d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.Et je voguais, lorsqu’à travers mes liens frêlesDes noyés descendaient dormir, à reculons !Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau,Moi dont les Monitors et les voiliers des HansesN’auraient pas repêché la carcasse ivre d’eau ;Libre, fumant, monté de brumes violettes,Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un murQui porte, confiture exquise aux bons poètes,Des lichens de soleil et des morves d’azur ;Qui courais, taché de lunules électriques,Planche folle, escorté des hippocampes noirs,Quand les juillets faisaient crouler à coups de triquesLes cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieuesLe rut des Béhémots et les Maelstroms épais,Fileur éternel des immobilités bleues,Je regrette l’Europe aux anciens parapets !J’ai vu des archipels sidéraux ! et des îlesDont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :– Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,Million d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ?Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.Toute lune est atroce et tout soleil amer :L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !Si je désire une eau d’Europe, c’est la flacheNoire et froide où vers le crépuscule embauméUn enfant accroupi plein de tristesse, lâcheUn bateau frêle comme un papillon de mai.Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes,Ni nager sous les yeux horribles des pontons.
On dit souvent que L'éducation sentimentale (1869) est inspirée d’une histoire d'amour de jeunesse de Flaubert, pourtant c'est beaucoup plus que cela. Un jeune homme de province, Frédérique Moreau, rêve d'être quelqu'un entouré d'amour, de richesse et de puissance. Il prétend aimer Mme Arnoux, mais son étourderie l’en détourne dès le premier obstacle. Il y reviendra sans jamais le concrétiser… Ainsi cette éducation sentimentale est un échec, Frédérique reste inéduqué et incapable d'aimer, de construire sa vie.Enfin bonne année à tout le monde !
La confession d'un enfant du siècle (1836 ) d'Alfred de Musset (1810-1857)Le jeune Octave raconte l'origine personnelle du mal du siècle : se faire trahir par sa maîtresse et son ami. Musset, avec un lyrisme romantique, dénonce cette maladie de l’inaction de la jeunesse qui s'insinue par le romantisme.
Dans l'épisode du Portrait de Dorian Gray, nous avons déjà mentionné le livre unique de Joris-Karl Huysmans(1848-1907) : le fameux A rebours (1884) . Dans ce livre, un descendant d'une famille noble, Des Esseintes, s'isole du monde dans une vie immobile et décadente. Il s'entoure d’œuvres d'art et essaie de vivre à travers ces œuvres d'art bizarres. C'est un homme qui a tout mais qui s'ennuie et n'a plus la force de vivre. C'est un livre qui prolonge les lecteurs dans une ambiance poussiéreuse, figée, voire morbide.Bonne lecture et joyeux Noël !
Au seuil de la quarantaine, Hermann Hesse (1877-1962) regarde sa vie passée et ressent naître en lui une force nouvelle . Ce texte a été publié en français dans son recueil L'art de l'oisiveté.
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