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Chaque voix compte

Author: LCP - Assemblée nationale

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Description

Grand rendez-vous d'actualité quotidien et citoyen de LCP-Assemblée nationale du mardi au vendredi à 19h30 et 23h30.

Parce que chaque voix compte, LCP donne toute sa place à la parole du citoyen. Les téléspectateurs interviennent chaque jour dans l'émission, tournée au coeur du Palais Bourbon.

Parce que chaque voix compte, l'émission incarnée par Adeline François, s'ancre dans les préoccupations quotidiennes des Français, tout en gardant l'exigence nécessaire pour décrypter et informer.

Experts, témoins et députés de toutes les sensibilités se succèdent sur le plateau en direct, faisant la part belle au débat contradictoire.

LCP - Assemblée nationale podcast.


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114 Episodes
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À LA UNE : Demain, tous à l'électrique ?Dès le début de la crise au Moyen-Orient, les prix à la pompe sont montés en flèche. Pour faire face à cette dépendance au pétrole et son prix, que ce soit pour se déplacer ou se chauffer, faut-il augmenter la part de l’électrique dans le mix énergétique français. Depuis janvier 2026, 28 % des voitures neuves sont des électriques, sommes nous à un moment de bascule ? Dans ce contexte, le gouvernement précipite son agenda et s’apprête à présenter un « grand plan d’électrification », censé libérer la France de sa dépendance au pétrole, au gaz et au charbon. « Cette solution, elle a un nom, c’est l’électrification », affirme la ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon. Pourtant, « Gare aux déceptions », alerte le député (Non Inscrit) Raphaël Schellenberger. « Si les gens attendent de ce plan un gain rapide de pouvoir d’achat, ils vont être déçus. » Quel cap doit prendre la France en matière de planification énergétique, augmenter la part de l’électrique ou continuer de diversifier son mix énergétique ?Invités en plateau :Marc Ferracci, Ancien Ministre de l'Industrie et de l' ÉnergieMartial You, Chef du service Economie de RTLStéphane His, consultant climat et énergies renouvelables "Périer Tranche" par Bertand Périer"Le chiffre du jour" par Julie Ruiz-Perez La question qui fâche : 1er Mai travaillé: les députés vont trancher.Ce vote de haute importance aura lieu demain dans l'hémicycle.Une fermeture nationale unique en son genre. Parmi les 11 jours fériés en France, le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les travailleurs avec maintien de la rémunération, c’est la loi.Le débat est une nouvelle fois relancé et cette nouvelle proposition de loi n' est pas appréciée par organisations syndicales.Travailler à l’occasion de la fête du travail est aujourd’hui réservé aux chefs d' entreprise, mais reste proscrit pour les employés.Déjà adopté par le Sénat, ce texte doit permettre à certains commerces de proximité tels que les boucheries, les boulangeries et les pâtisseries, les théâtres, les cinémas et les fleuristes, de faire appel à leurs salariés, volontaires et avec une rémunération majorée.Faut-il assouplir les règles qui encadrent ce jour chômé ou faut-il défendre coûte que coûte la fête du travail ? Invités en plateau :Sylvain Maillard, Député Ensemble pour la République de ParisSophie Taillé-Polian, Député Écologiste et Social du Val-de-Marne"Bourbon Express" par Marco Paumier« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Cessez le feu USA/Iran : Pause ou mirage ? Les tensions internationales continuent de rythmer l’actualité et l’issue des conflits modernes reste incertaine. Un cessez-le-feu, de deux semaines, conclu entre les États-Unis et l’Iran.Renvoyer l’Iran « à l’âge de pierre » : c’est ce que Trump a menacé de faire avant qu’un accord de cessez-le-feu ne soit trouvé dans la nuit entre les deux États, à peine une heure avant la fin de l’ultimatum. Deux semaines de trêve au Moyen-Orient, avec l’arrêt des frappes américaines et iraniennes, bien qu’Israël ait annoncé poursuivre son opération au Liban.Dans le même temps, une mise à jour de la loi de programmation militaire est présentée en Conseil des ministres ce mercredi 8 avril et discutée en commission de la défense nationale et des forces armées. Une révision du texte qui devrait revoir à la hausse les objectifs et les budgets de la défense d’ici 2030, dans un contexte international chaotique.« Pour être craint, il faut être fort », explique la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin. C’est avec cette volonté en tête que l’actualisation de la loi de programmation militaire est discutée à l’assemblée. La France est-elle prête face aux défis de défense qui se profilent ?   Invités en plateau :Jean-Michel Jacques, Président de la Commission de la défense nationale et des forces armées, député EPR du MorbihanGénéral Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU Armin Arefi, grand reporter au « Point » Chroniques :« Le chiffre du jour » par Julie Ruiz Perez« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Ecoles vides, classes supprimées ? Avec 1,7 million d'élèves en moins sur les bancs de l’école à l’horizon 2035, le système scolaire doit s’adapter. « Collectivement, il va falloir que nous arrivions à sortir d’un déni démographique », lançait Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, lors d’une séance de questions au gouvernement le 1er avril. En deux jours, le ministre a dû répondre à huit sollicitations venues de tous les bancs du Parlement.Les questions se concentrent principalement sur les fermetures de classes et la suppression de postes d’enseignants. La baisse de la natalité se traduit aujourd’hui par des fermetures de classes partout en France : 172 fermetures rien qu’à Paris, en primaire et en maternelle.Au niveau national, Aurélie Gagnier, porte-parole du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC, alerte sur « au moins 3 000 fermetures de classes, voire plus ». Quelles solutions adopter pour faire face à la baisse de la natalité et éviter les crises à venir dans le secteur de l’éducation ? Invités en plateau :Pierre Henriet, député “Horizons & Indépendants” de vendéeRodrigo Arenas, député “La France insoumise” de parisInvité en VisioGurvan Le Guellec, journaliste à la rubrique éducation du Nouvel Obs « Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Carburants : l’État impuissant ? Alors que les prix de l’essence et du gazole ont dépassé 2 euros le litre en France du fait de la guerre au Moyen-Orient, ce mardi 7 avril, des blocages à l'initiative d'entreprises de travaux publics et de paysages ont eu lieu sur le périphérique nantais. En Corse, les six principaux ports de l'île sont bloqués par des pêcheurs qui demandent la fin de la « spirale mortifère » de l'augmentation du prix des carburants, déjà plus chers sur l'île que sur le continent. Ce même jour, TotalEnergies met fin au plafonnement général des prix de l’essence et du gazole dans ses 3 300 stations françaises. Face à cet enlisement, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a demandé, le lundi 6 avril, à la veille d’une rencontre entre les syndicats et les ministres de l’Économie, du Travail et de l’Energie, la mise en place d’une « prix maximum à la pompe de 1,70 euro ». Elle enjoint également de limiter les prix de vente des pétroliers, ces derniers « font des marges énormes et des bénéfices records » estiment-elle. Le gouvernement a dit prévoir un nouveau dispositif d’aides pour certaines professions mais la ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, a de nouveau rejeté un blocage des prix et repoussé toute « aide universelle ». Or, selon un sondage publié par le HuffPost, 84 % des Français réclament une baisse des taxes sur le carburant. Si l’Espagne a décidé une baisse de la TVA de 21%à 10% et a appelé, aux côtés de l’Autriche, de l’Allemagne etc., l'Europe à mettre en place une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques, les réponses du gouvernement français sont-elles à la hauteur ?Invités :• Michel Picon, résident de l'Union des entreprises de proximité (U2P)• Bruno Cautrès, enseignant à Sciences Po et chercheur CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po• Emmanuel Duteil, directeur de la rédaction de L'Usine Nouvelle Chroniques :« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Région Grand Est : l'Alsace demande le divorce  Les députés examinent, ce mardi 7 avril, une proposition de loi transpartisane, visant à sortir l’Alsace de la région Grand Est afin d’en faire une région à part entière. Portée par la députée Ensemble pour la République alsacienne Brigitte Klinkert, le texte a été adopté sous un format réduit en commission. Depuis 2021 et la création de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), les deux départements alsaciens (Haut-Rhin et Bas-Rhin) jouissent d’ores et déjà d’un fonctionnement distinct. La PPL prévoit donc que l’Alsace devienne une « collectivité à statut particulier » sur le modèle de la Corse ou de la métropole de Lyon. Si la loi est adoptée, l’Alsace cumulerait alors les compétences de la CEA et celles de la région. « Une simplification du millefeuille territorial » justifiait la députée, Brigitte Klinkert. Cela impliquerait de quitter la région Grand Est, qui depuis la réforme de François Hollande en 2015 regroupe l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République, fervent soutien de cette réforme, soulignait une « demande très forte des Alsaciens ». De son côté, le président de la région Grand Est, Franck Leroy, appelle à « ne pas défaire ce qu’on a mis dix ans à construire ». Opposés à cette PPL, les socialistes ont déposé une motion de rejet. L’exécutif a, quant-à-lui, fait le choix d’un « avis de sagesse », tout en présentant toutefois un amendement afin de prévoir une consultation des habitants du Grand Est. Entre région autonome ou maintien dans le Grand Est : quel sort prochain pour l’Alsace ? Invités :• Benjamin Morel, constitutionnaliste • Olivier Becht, député « Ensemble pour la République » du Haut-Rhin  En duplex :• Peio Dufau, député « Socialistes et apparentés » des Pyrénées-Atlantiques « Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Faut-il déclarer la guerre au sucre ? Le jeudi 26 mars 2026, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Les démocrates, face à « l’urgence sanitaire », les députés ont adopté, à l’unanimité, la proposition de loi visant à interdire les sucres ajoutés dans les aliments destinés aux nourrissons et aux enfants en bas âge. En 2023, l’association nationale de défense des consommateurs et usagers CLCV avait publié une enquête portant sur 207 produits d’alimentation pour enfant de moins de 3 ans. Son constat : les allégations nutritionnelles et « santé » portent sur des produits pourtant très sucrés. L’association pointait alors une réglementation européenne obsolète et trop permissive au regard des exigences fixées par l’Organisation mondiale de la santé. Le député Cyrille Isaac-Sibille, à l’origine la proposition de loi, a expliqué vouloir « envoyer un signal politique pour inscrire à l’agenda européen la question des sucres ajoutés dans l’alimentation infantile ». Lors de l’examen du texte, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a rejoint les députés « sur l’intérêt de protéger les enfants et d’améliorer leur alimentation ». Le texte prévoit toutefois qu’un arrêté, pris après avis de l’Anses, dresse une liste de préparations alimentaires exclues de cette interdiction, en déterminant alors le taux maximal de sucres ajoutés dans ces produits. Une exception critiquée par plusieurs députés à gauche. « C’est laisser subsister des failles que les industriels, eux, ne manqueront pas d’exploiter », a protesté l’écologiste Sabrina Sebaihi. Aujourd’hui, près de 5 % des enfants sont considérés en situation d’obésité et 6 % de la population reçoit un traitement médicamenteux contre le diabète, face à ce constat, quel impact du sucre sur notre santé et faut-il encadrer sa consommation ? Invités :• Aurélien Rousseau, député socialiste des Yvelines et ancien ministre de la Santé et de la Prévention• Xavier Iacovelli, sénateur « Renaissance » des Hauts de Seine et vice-Président du Sénat • Amine Benyamina, psychiatre et président de la Fédération Française d’addictologie « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Essence, plastique : faut-il craindre des pénuries ? Après plus d’un mois de conflit au Moyen-Orient, les tensions sur les hydrocarbures se maintiennent : d’après les chiffres du gouvernement, plus de 1200 stations-service en France sont en rupture d'au moins un carburant, soit plus de 12 % d'entre elles. La cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, a fustigé ce jeudi 2 avril la stratégie gouvernementale sur les carburants, alors que les files d’attente s’allongent dans certaines stations-service : « Quelle réponse du gouvernement […] ? Rien, absolument rien sinon la baguette magique de la « fée électricité », a ironisé Mme Le Pen, en référence à la demande énoncée le mercredi 1er avril de Sébastien Lecornu à ses ministres d’identifier les moyens d’« accélérer » sur l’électrification de l’économie française. Refusant de parler de problème de volume, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie a évoqué des tensions logistiques ponctuelles dans certaines stations, notamment les moins chères, liées à des pics de demande locaux. De son côté, Le patron de Coopérative U Dominique Schelcher s’est inquiété de la poursuite de la guerre au Moyen-Orient : « Je situe à 6 semaines le point de tournant, il nous reste deux semaines. Sinon, ça va être de plus en plus difficile sur le prix et la disponibilité du pétrole ». Le blocage du détroit prolongé inquiète aussi le domaine du plastique : les fabricants français subissent une inflation allant jusqu’à 50% sur certains matériaux plastiques depuis le début du conflit et craignent des ruptures d’approvisionnement. Si le conflit se poursuit, faut-il redouter des pénuries ?Invités :• Joseph Tayefeh, secrétaire générale de Plastalliance• Erwan Benezet, journaliste au Parisien• Anthony Morlet-Lavidalie, économisteChroniques :« La petite histoire dans la grande » Anna Cabana« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Arrets maladie : la faute à qui ?  Vendredi 27 mars, Sébastien Lecornu s’est dit alerté par « une dérive très préoccupante » du nombre d’arrêts maladie délivrés en France. Selon le constat du Datascope 2026 d’Axa, le nombre d’arrêts maladie a bondi de 50 % depuis 2019, portés par une explosion des arrêts. Le gouvernement plancherait sur une série de mesures contre les arrêts jugés trop longs, tandis que l'Assemblée nationale examine à nouveau le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales, adopté par le Sénat. Le coût des arrêts de travail a atteint 21,3 milliards d’euros en 2024. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2026 prévoit également de limiter leur durée : dès septembre, un premier arrêt sera plafonné à un mois, puis deux mois maximums en cas de prolongation. Au-delà, des justificatifs seront exigés par l’Assurance-maladie. Les médecins pointent, quant à eux, « une aberration anti-déontologique ». Sophie Bouer, présidente du syndicat des médecins libéraux déclare : « Ça voudrait dire qu'on est obligé de restreindre des arrêts de travail alors que c'est un traitement », rappelant que cette augmentation des arrêts est également liée à une fragilité inédite de la santé mentale des salariés. Chez les moins de 30 ans, plus d’un arrêt long sur deux est désormais imputable à un trouble psychologique. Elle ajoute : « il faut se poser les bonnes questions, notamment celles des conditions de travail en entreprise et du management ». Face à la hausse des arrêts maladie, qui doit-en porter la responsabilité ? Invités :• Frédéric Bizard, économiste spécialiste des questions de protection sociale et de santé• Sophie Taillé-Polian, députée écologiste du Val-de-Marne « Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Interdiction des réseaux sociaux aux - de 15 ans : la promesse sera-t-elle tenue ?Le Sénat a approuvé, mardi 31 mars, la proposition de loi (PPL) interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Celle-ci a néanmoins connu une évolution substantielle par rapport à la version validée par les députés fin janvier, sous l’impulsion de Catherine Morin-Desailly (Union centriste), rapporteuse au Sénat. Selon ce texte, seuls les réseaux sociaux « susceptibles de nuire » à l’« épanouissement physique, mental ou moral » des moins de 15 ans leur sont interdits. Il incombe au ministre chargé du numérique d’en établir la liste, après avis de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Les autres réseaux sociaux, quant à eux, restent accessibles aux moins de 15 ans, avec accord parental. La députée Laure Miller (Renaissance), à l’origine de cette PPL estime que cette nouvelle rédaction « met en péril la finalité du texte », un avis partagé par la ministre déléguée au numérique Anne Le Hénanff : « Nous le savons : tous, je dis bien tous les modèles de réseaux sociaux, sont dangereux pour nos enfants », a-t-elle déclaré. De son côté, la sénatrice Mme Morin-Desailly dénonce « une atteinte aux libertés et aux droits de l’enfant ». Ces désaccords entre députés et sénateurs et l’éventualité d’une incompatibilité du texte remanié avec le droit européen risquent de retarder le calendrier, alors qu’Emmanuel Macron, qui a fait de l’interdiction des réseaux aux moins de 15 ans un dossier personnel, affiche l’ambition de la rendre effective dès la rentrée de septembre. Comment le parcours de la proposition de peut-il se conclure ?Invités :• Sarah El Haïry, haute-commissaire à l'Enfance• Justine Atlan, directrice générale de l'association e-Enfance • Virginie Bensoussan-Brulé, avocate spécialiste du numériqueChroniques :« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Carburants : la cagnotte existe-t-elle vraiment ? Alors que des aides ont déjà été accordées aux pêcheurs, transporteurs routiers, etc., face à ces flambées des prix de l’énergie et des carburants, le gouvernement lance, ce 1er avril, la campagne 2026 du chèque énergie, une aide dont le montant moyen s’élève à 153 euros, destinée à 3,8 millions de foyers. En parallèle, Sébastien Lecornu a chargé ses ministres d’identifier les moyens d’« accélérer » sur l’électrification de l’économie française, face à la hausse des coûts du carburant. Le Premier ministre a d’ailleurs suggéré de financer cette électrification par les « surplus » de recettes fiscales sur les carburants liés à la flambée des prix. Le gouvernement a, entre autres, pour ambition de faire passer de 60 % à 40 % d'ici 2030, la dépendance aux énergies fossiles importées par l’électrification des transports avec davantage de voitures électriques et par l’installation de pompes à chaleur dans les bâtiments. La cheffe des députés Rassemblement national, Marine Le Pen, a dénoncé des « mensonges » du gouvernement sur les recettes engendrées par la hausse des tarifs à la pompe et a réclamé une baisse immédiate de la TVA. Depuis Matignon, la porte-parole du gouvernement et la ministre de l'Énergie, Maud Bregeon, lui a répondu en critiquant des propositions « complètement irresponsables ». Le ministère des Comptes publics a ajouté « l’expérience nous apprend que chaque choc sur les prix de l’énergie s’est traduit par une dégradation des finances publiques ». La hausse des prix des carburants génère-t-elle réellement un surplus de recettes fiscales mobilisable par le gouvernement ? Invités :• Laurent Lhardit, député socialiste des Bouches-du-Rhône• Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement national » des Vosges• Daniel Labaronne, député « Ensemble de la République » d’Indre-et-Loire « Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Nouvelle-Calédonie : le caillou dans la chaussureLe projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie sera examiné à partir de mercredi 1er avril à l'Assemblée nationale. Ce texte vise à assurer la stabilité institutionnelle et politique de l'archipel, partagé entre les indépendantistes kanaks (FLKNS), qui veulent son indépendance, et les loyalistes, qui souhaitent rester au sein de la République française. Il prévoit d’inscrire dans la Constitution la création d'un État de Nouvelle-Calédonie au sein de la République française, doté d'une capacité d'auto-organisation, et le transfert possible de nouvelles compétences régaliennes. La réforme crée aussi une nouvelle nationalité calédonienne qui s'ajoute à la nationalité française et contient également une réforme du corps électoral provincial, sujet inflammable à l'origine des émeutes de 2024. Au-delà du volet institutionnel, l’État promet 1,1 milliard d'euros d'investissements sur l'archipel en 2026. La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a cependant indiqué qu’« un accord institutionnel est le seul levier capable de relancer en quelques trimestres une économie aujourd'hui à l'arrêt ». Toutefois, face aux positions difficilement conciliables du FLKNS et des loyalistes, le député indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Tjibaou (Gauche démocrate et républicaine), estime qu’« il est aujourd’hui difficile de progresser sur un texte dépourvu de véritable consensus ». Le député Rassemblement national Yoann Gillet considère que la réforme n'apporte que des « réponses purement institutionnelles alors que l'urgence est économique et sociale ». La réforme peut-elle faire consensus ? Invités :• Emmanuel Tjibaou, député « Gauche démocrate et républicaine » de Nouvelle-Calédonie• Corinne Lhaik, journaliste à l'Opinion • Mikaa Blugeon-Mered, spécialiste en géopolitique des Outre-merChroniques :« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / PMA, fausses couches, infertilité : à quand la fin du tabou ? La patronne des Écologistes, candidate à la présidentielle de 2027, Marine Tondelier a annoncé ce lundi 30 mars, être enceinte de trois mois d’« un bébé miracle » après des fausses couches et un parcours de PMA (procréation médicalement assistée) infructueux. Outre cette annonce, l’élue des Hauts-de-France souhaite alerter sur les zones d’ombre des grossesses liées à l’infertilité. Alors que, depuis 2011, le nombre de naissances diminue de manière continue en France, avec un indice conjoncturel de fécondité de 1,62 enfant par femme en 2025, Emmanuel Macron avait annoncé en janvier 2026 un « grand plan de lutte » contre l’infertilité afin de permettre un « réarmement démographique ». Si la formule avait fait polémique, Marine Tondelier la qualifiant de « culpabilisante », le plan prévoyait une campagne de communication, la possibilité, pour les femmes, de congeler leurs ovocytes plus facilement et la prise en charge de l’endométriose. Autre phénomène : la hausse de l’infertilité, qui concerne un couple sur cinq, selon l’Inserm, génère une augmentation des recours aux aides pour concevoir. Aujourd'hui, en moyenne, un enfant par classe de petite section de maternelle est conçu grâce à une technique d'assistance médicale à la procréation. Afin d’améliorer les parcours PMA, l’élue écologiste se prononce sur la possibilité d’analyser les embryons en amont de l’insémination dans « un cadre bien défini », comme cela se fait « dans beaucoup d’autres pays européens » comme la Belgique et l’Espagne, une pratique interdite en France. Les couples infertiles sont-ils suffisamment aidés en France ? Invités :• Constance de Pélichy, députée « Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires » du Loiret• Karine Mayer, psychologue spécialisée en infertilité et périnatalité• Benjamin Lucas-Lundy, député « Écologiste et social » des Yvelines « Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Invités en plateau : Thomas Pellerin-Carlin, Député Européen Place Publique Sylvain Berrios, Député Horizons du Val-de-MarneAnne-Sophie Alsif, Cheffe économiste et associée chez BDO France Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Cadmium : un poison invisible dans nos assiettesCe mercredi 25 mars l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme, « une surexposition de la population française au cadmium par l’alimentation ». Ce métal toxique s’accumule dans l’organisme et favorise le développement des cellules cancéreuses, altère la fertilité, augmente le risque cardiovasculaire et altère le fonctionnement des reins. Selon l’expertise, il faudrait 10 à 30 ans pour éliminer la moitié de la teneur en cadmium absorbé par les corps. « L’agriculture intensive utilise des engrais phosphatés qui en contiennent, entrent dans le sol puis remontent dans la plante. Le cadmium est un métal d’une agressivité incroyable et nous en mangeons matin, midi et soir » détaille Pierre Souvet, médecin. De toutes les sources de contamination, l'alimentation explique « jusqu'à 98% de l'imprégnation au cadmium », à travers des produits du quotidien aussi courants que le pain, les viennoiseries, les pâtes, le riz ou les pommes de terre. « Les niveaux français sont jusqu'à trois ou quatre fois supérieurs à ceux d'autres pays comme la Belgique, l'Angleterre ou l'Italie », relève la toxicologue Géraldine Carne, coordinatrice de l’étude de l’Anses. En réponse à cette expertise, le ministère de l’Agriculture a annoncé un abaissement des limites maximales de cadmium dans les engrais phosphatés de 90 milligrammes par kilogramme actuellement autorisés en France, à 60 mg/kg en 2027. Or, dès 2019, l’Anses préconisait d’appliquer « dès que possible » une limite de 20 mg/kg. Comment expliquer la présence de ce métal dans nos assiettes et comment y remédier ?Invités :• Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime• Antoine Beau, journaliste santé à L’Express• Géraldine Carne, coordinatrice de l'expertise sur le Cadmium Chroniques :« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand« Quelle histoire ! » par Clément Méric LA QUESTION QUI FÂCHE / Enseignement à la Défense : l'école doit-elle être préparée à la guerre ? Ce jeudi 26 mars a été examiné, lors de la journée d’initiative parlementaire réservée au groupe Les Démocrates, une proposition de loi portée par Christophe Blanchet visant à inscrire un enseignement obligatoire à la défense nationale dans le Code de l’éducation. Estimant que « la défense nationale est l’affaire de tous », Christophe Blanchet souhaite ancrer cet apprentissage dans le temps scolaire. Afin de permettre à chaque jeune de comprendre la mission des armées, les conditions de la souveraineté et la place du citoyen dans la stratégie de défense, le député souhaite que, de la classe de 6e à la terminale, chaque matière puisse se saisir pleinement de ces enjeux. « Ce texte est une catastrophe ! Il est inacceptable car il participe à une militarisation de notre jeunesse et à une banalisation de la guerre dans notre société », proteste Soumya Bourouaha, députée communiste de Seine-Saint-Denis. De meurs côtés, les syndicats enseignants ont signé un communiqué commun appelant les députés à voter contre cette proposition de loi. « Elle acterait le fait que la mission de l'école n'est pas d'instruire la jeunesse et de développer son esprit critique, mais de lui inculquer une culture militaire », s'insurgent-ils. Faut-il rendre obligatoire l’enseignement de la défense nationale à l’école en France ? Invités :• Christophe Blanchet, député « Les Démocrates » du Calvados• Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne « Bourbon express » par Marco Paumier« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Moyen-Orient : La guerre jusque dans l’hémicyclePresque un mois après le début de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, la situation au Moyen-Orient fait l'objet d'un débat à l'Assemblée nationale cet après-midi, mercredi 25 mars. Réclamé par le groupe parlementaire « Les Écologistes » et « La France Insoumise », les partis avaient réclamées une discussion autour du « respect du droit international par les États-Unis et Israël » mais également sur « les objectifs et implications de la France ». En amont du débat, Matignon avait promis des annonces pour l’armée. Sébastien Lecornu a dévoilé un plan d’investissement dans les munitions de « 8,5 milliards d’euros de plus » d’ici 2030, outre les 16 milliards déjà investis, à la faveur d’une actualisation de la loi de programmation militaire. Celle-ci doit être présentée, a-t-il précisé, au Conseil des ministres le 8 avril, puis examinée à l’Assemblée la semaine du 4 mai. Le Premier ministre estime que l’investissement dans les munitions est « un enjeu militaire mais aussi un enjeu industriel, donc de souveraineté, et de liberté ». Il a également annoncé la création de « France Munitions », un grossiste de munitions, « pour répondre aux besoins des armées françaises mais aussi de nos alliés Ces annonces interviennent alors que les frappes de missiles se poursuivent. Si Donald Trump a affirmé, ce mercredi 25 mars, avoir transmis à l’Iran un plan de paix en 15 points, incluant notamment une proposition de cessez-le-feu d’un mois, les chances d’accords restent faibles. Dans ce contexte, la France peut-elle agir? Invités :• Jean-Michel Jacques, député « Ensemble pour la République » du Morbihan• Maya Khadra, enseignante et journaliste spécialiste du Moyen-Orient • Mathieu Plane, directeur adjoint du Département analyse et prévision de l'OFCE Chroniques :« Les off de Lou » par Lou Fritel« Quelle histoire ! » par David Revault d'Allones  LA QUESTION QUI FÂCHE / Petits colis, grand fiasco ? Depuis le 1er mars, la France a mis en place une taxe de deux euros par catégorie d'articles achetés sur une grande plateforme d'e-commerce, une mesure visant à freiner le flux massif des « petits colis », d'une valeur de moins de 150 euros, jusqu'à présent exemptés de droits de douane, en provenance de Chine. Toutefois, les entreprises visées par ce dispositif : Shein, Temu, AliExpress, etc., sont accusés de contourner cette taxe en expédiant par avion les marchandises dans des pays européens non concernés par cette contribution puis en les acheminant par la route jusqu'en France. Le gouvernement a donc étendu les pouvoirs des agents des douanes par un arrêté publié au Journal officiel ce mercredi 25 mars « afin de leur permettre de contrôler, sur le territoire national, les colis issus du e-commerce ayant été préalablement dédouanés dans un autre pays membre de l'Union européenne », selon un communiqué de Bercy. Cette taxe de deux euros sera cumulée à partir de juillet avec un droit de douane européen de 3 euros par type d'article commandé qui s'appliquera sur le sol de l'UE. La taxe française a vocation à être remplacée par un dispositif 100% européen similaire prévu en novembre 2026, harmonisant ainsi les règles pour l'ensemble du marché unique. En 2025, 5,8 milliards de petits colis ont été livrés en Europe, à 97% de Chine. En France, le nombre d'articles contenus dans ces colis est passé de 170 millions en 2022 à 828 millions en 2025, d'une valeur de 5,58 milliards d'euros. Cette nouvelle mesure trouvera-t-elle plus de succès que la précédente ? Invités :• Philippe Latombe, député « Les Démocrates » de Vendée • Grégory Caret, directeur de l'observatoire de la consommation de l'UFC-Que-Choisir• Julien Guibert, député « Rassemblement National » de la Nièvre « Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Municipales : Onde de choc jusqu'à l'Assemblée ?Les Français sont retournés aux urnes ce dimanche 22 mars pour le second tour des élections municipales de 2026. Les résultats confirment la progression de l’abstention, qui a atteint 42,18%, un niveau record sous la Ve République, à l’exception des élections de 2020. Présenté comme une répétition générale avant l’élection présidentielle, ce second tour livre un enseignement nuancé. La fragmentation du paysage politique s’est exprimée au niveau local, où les triangulaires et quadrangulaires se sont multipliées. Les tentatives d’alliance entre le Parti socialiste et La France insoumise n’ont pas produit les effets escomptés. Là où le Parti socialiste s’est imposé, il l’a fait sans coalition avec les Insoumis : à Paris, Marseille, Lille, Rennes ou Le Mans. À l’inverse, dans plusieurs villes comme Toulouse, Limoges ou Clermont-Ferrand, ces rapprochements se sont soldés par des revers. La France insoumise revendique toutefois des succès symboliques, notamment à Roubaix et à Saint-Denis. L’extrême droite poursuit sa progression avec 63 communes emportées. Le parti a « multiplié par six ou par sept » son contingent d'édiles, a notamment déclaré Marine Le Pen. La droite apparaît comme la grande gagnante de ces élections municipales, avec 1 267 maires élus. Gabriel Attal, président du parti Renaissance revendique des victoires à Annecy et Bordeaux et tend la main aux électeurs de la « gauche républicaine » qui ont été « écœurés » par les accords avec LFI, tout comme à ceux de la « droite républicaine ». Quels enseignements tirer de ces résultats, alors que la course à l’Elysée en 2027 débute ?Invités :- Bruno Cautrès, politologue, chercheur CNRS au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po- Corinne Lhaïk, journaliste à l’Opinion- Stéphanie Depierre, Journaliste LCPChroniques :« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet« Périer tranche » par Bertrand PérierLA QUESTION QUI FÂCHE /Alors que l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, figure de la « gauche plurielle » réunissant socialistes, écologistes et communistes, est décédé ce dimanche 22 mars, la gauche actuelle sort divisée de ces dernières municipales. Le pari des villes, comme Toulouse ou Limoges, qui ont fait des alliances dans l’entre-deux-tours avec La France insoumise, s’est avéré infructueux. Si Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier, n’avait pas exclue, avant le second tour, les alliances au niveau local avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, au lendemain des résultats, le patron du PS a souligné ce lundi 23 mars que Jean-Luc Mélenchon était « devenu le boulet de la gauche ». L’ancien président François Hollande a estimé que le chef du parti « n’a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l’autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas ». De son côté, le très probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann (Place publique) qui s’était clairement opposé à ces arrangements de l’entre-deux tours avec LFI a souligné lundi que « la tambouille ne fonctionne pas ». Il a ajouté que « la bataille de la France a commencé », appelant la gauche à conclure « un nouveau contrat patriotique » pour la présidentielle de 2027. À l’heure des comptes et alors que le PS s’est réuni en bureau national ce mardi 14 mars, entre critiques internes et appels à la clarté, l’unité du parti est-elle comprise ?Invités :- Sandrine Rousseau, députée « Les écologistes » de Paris - Danièle Obono, députée « La France Insoumise » de Paris- Anna Pic, Députée "Socialistes et apparentés" de la Manche « Bourbon express » par Marco Paumier« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Spécial élections municipalesSi 33 000 communes connaissent déjà leur maire, il reste 1 580 élus à désigner et le suspense reste entier dans de nombreuses municipalités. Tractations intenses, retraits de listes et débats tendus : avec son lot de rebondissements, l'entre-deux tours a pu modifier sensiblement l'équilibre des forces pour les élections du dimanche 22 mars. Timide avant le premier tour, la fin de campagne à Paris s’est caractérisée par un brusque regain de tension, tant les jeux sont ouverts : un sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV prédit un score de 45,5% des voix pour le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, suivi de près par Rachida Dati, candidate « Le Républicains » (LR), créditée à 44,5%. À Nice, le refus de Bruno Retailleau, président LR, de soutenir le candidat de son parti Christian Estrosi contre le candidat soutenu par le Rassemblement national (RN), Eric Ciotti, a alimenté confusion et discorde au niveau national. À Marseille, l'élection municipale se joue entre le maire sortant Benoît Payan (Union de la gauche) et Franck Allisio (RN) qui sont arrivés au coude-à-coude au premier tour. À Bordeaux, le retrait de Philippe Dessertine, candidat sans étiquette, pourrait ouvrir la voie à une victoire du marconiste Thomas Cazenave, contre le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic. Enfin, après la percée de « La France Insoumise » (LFI) au premier tour, le fait majeur de cette campagne a été les alliances du parti avec le PS. Les Insoumis peuvent espérer des victoires à Toulouse, Limoges ou Roubaix. À Nantes, Brest ou Rodez, les candidats PS se sont alliés à LFI pour espérer gagner les mairies. Du côté du RN, les alliances ont été moins nombreuses. Jordan Bardella a, toutefois, renouvelé son appel à l'union des droites, évoquant la nécessité d'une « grande alliance de tous les partis patriotes ». Cette campagne d’entre-deux-tours, va-t-elle rebattre les cartes pour les municipalités restantes ?Invités :Benjamin Morel, constitutionnalisteChristelle Craplet, directrice Opinion de l'institut de sondages Ipsos-BVAJean Garrigues, historienChroniques :« Périer tranche » par Bertrand Périer« Les off de Lou » par Lou Fritel« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Moyen-Orient : la guerre dans l’ère de l’IAAlors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine, entre essaims de drones et intelligence artificielle (IA), le champ de bataille se transforme. « Après la guerre en Ukraine et à Gaza, la guerre en Iran apparaît comme une étape supplémentaire du recours de plus en plus systématique à l'IA par les grandes puissances militaires », relève Laure de Roucy-Rochegonde, directrice du Centre géopolitique des Technologies de l'Ifri. L’IA est désormais largement mobilisé par les belligérants pour piloter des drones autonomes, analyser des données et hiérarchiser des cibles. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont ainsi conduit près de 900 frappes en l’espace de 12 heures, une simultanéité rendue possible par un recours intensif aux capacités de l’IA. Le Pentagon s’est appuyé en effet sur Claude, une IA développée par Anthropic. Toutefois, selon la chercheuse Emilia Probasco « Ça a des failles […] L’algorithme peut, par exemple, être biaisé et mal identifier une cible particulière. ». Face aux risques de dérives et usages de l'IA à mauvais escient, l'ONU avait demandé en juin 2025 aux Etats d'instaurer des règles contraignantes pour l'encadrer. Du côté iranien, les drones Shahed se sont imposés comme l'outil central de la riposte. Peu coûteux, environ 17 000 euros, produits en masse et lancés en essaims, ces drones cherchent à épuiser le système défensif adverse : un drone bon marché peut obliger à tirer un intercepteur dont le coût atteint 3 millions d'euros. Si l’IA et les drones révolutionnent la conduite de la guerre, conduisent-ils aussi à brouiller les responsabilités ?Invités :Margot Vallin-Sénéchal, secrétaire générale de l’AMIADGénéral Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l’ONUAlexandra Saviana, grand reporter à L’ExpressEn visio, Jérémy Caussade, PDG d' Aura Aéro, constructeur aéronautique français Chroniques :« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet« Quelle histoire ! » par Olivier RavanelloLA QUESTION QUI FÂCHE / Crise énergétique : la France en fait-elle assez ?Le mercredi 18 mars, Israël a mené des frappes contre le gisement gazier offshore South Pars, la plus grande réserve de gaz connue du monde, qui fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran. En réponse, l’Iran a mené des frappes à Ras Laffan, au Qatar, le plus grand site de production de gaz liquéfié du monde, alimentant le spectre d’une « guerre du gaz ». Car, le Qatar est lié par une série d’accords à long terme sur le gaz naturel liquéfié (GNL) avec, entre autres, le français Total, le britannique Shell, l’indien Petronet, et l’italien Eni. L’Iran a également ciblé les infrastructures énergétiques d’Arabie Saoudite, qui a annoncé se donner « le droit de mener des actions militaires si cela s’avère nécessaire ». Jusqu’à présent, la crainte principale se concentrait sur le verrouillage du détroit d’Ormuz mais cet enchaînement laisse redouter une nouvelle escalade dans le conflit. Alors que l’Italie de Giorgia Meloni a adopté, ce mercredi 19 mars, un décret-loi réduisant de 0,25 euro par litre le prix du carburant, le gouvernement français n’envisage pas, à ce stade de baisser les taxes sur les prix du carburant. Réunis à Matignon ce jeudi 19 mars, autour de Sébastien Lecornu et sept ministres concernés par le conflit, le gouvernement a reçu divers représentants de filières touchées par ces hausses de prix, notamment les agriculteurs et les pêcheurs. Comment la France peut-elle répondre à ces envolées de prix ?Invités :Agnès Pannier-Runacher, députée « Ensemble pour la République » du Pas-de-CalaisChloé Le Coq, présidente de l’association des économistes de l’énergie Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE - Dix-neuvième jour de guerre : Trump de plus en plus isoléLe mercredi 18 mars, au dix-neuvième jour de la guerre, les missiles iraniens ont déferlé sur Tel Aviv. Une attaque justifiée par Téhéran en représailles à l'assassinat par Israël du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Ali Larijani. De son côté, Israël a poursuivi ses salves de frappes dans le centre-ville de Beyrouth et a promis de "traquer, trouver et neutraliser" le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei. En parallèle, les États-Unis ont annoncé avoir ciblé des sites iraniens de missiles près du détroit d'Ormuz. Donald Trump a affirmé que les pays alliés, mais également la Chine, "doivent participer" à la sécurisation du détroit d'Ormuz, en y envoyant des navires de guerre. Un appel qui, jusqu'à maintenant, est resté sans succès. En marge d'un conseil de défense organisé le mardi 17 mars, Emmanuel Macron a rappelé que la France n'était "pas partie prenante" au conflit en cours au Moyen-Orient. De même, le chancelier allemand, Friedrich Merz, comme le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ont exclu une opération de l'Otan : "personne ne veut participer activement à cette guerre" a déclaré la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas. Ces déclarations interviennent alors que Joe Kent, haut fonctionnaire dans l'administration Trump, a annoncé sa démission pour marquer son désaccord avec le conflit mené par Washington : "L'Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation". Dans ce contexte d'escalade militaire et de réticences internationales, Donald Trump se retrouve-t-il isolé, tant sur la scène intérieure qu'auprès de ses alliés ?Invités :Emilie Baujard, grand reporter au service International de RTLAdel Bakawan, directeur de l'Institut EISMENALaurent Larcher, grand reporter, spécialiste Défense au journal La Croix Invitée en Visio : Fifi Abou Dib, journaliste, chroniqueuse à L'Orient-Le Jour en direct de BeyrouthChroniques :"Le mot du jour" par Mariette Darrigrand"Quelle histoire !" par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Municipales 2026 : à quoi joue la droite ?Mercredi 18 mars, le patron des "Républicains" (LR) Bruno Retailleau, qui soutenait officiellement Christian Estroci (Horizons) a refusé d'appeler à voter pour le maire sortant de Nice qui affronte au second tour des élections municipales l'ex-président des Républicains Éric Ciotti, allié du RN, laissant le choix aux électeurs "en leur âme et conscience". "On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère", a affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur, évoquant "l'appel à la gauche et au communautarisme" de la part du maire sortant. La campagne niçoise a effectivement été brutale. Entre accusations, "petites phrases" et transfuges, Christian Estrosi, nettement distancé au premier tour par Éric Ciotti, 31 % contre 43 %, multiplie depuis le soir des résultats les appels à un large rassemblement, y compris avec la gauche. Et ce, en dépit du fait qu'à la veille du premier tour des municipales, Bruno Retailleau, alors engagé dans la course à l'Élysée, dénonçait les "accords de la honte" entre le "Parti socialiste" et "La France Insoumise". Le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a fustigé la décision de ne pas soutenir Christian Estrosi à Nice. "En refusant de réaffirmer le soutien des Républicains à notre chef de file à Nice, insidieusement, Bruno Retailleau apporte son soutien à Éric Ciotti". Relançant le débat sur "l'union des droites", Bruno Retailleau redéfinit-il la ligne politique de la droite ? Invités :Frédéric Dabi, directeur opinion de l'IfopBruno Cautrès, politologue, chercheur CNRS au CEVIPOF, enseignant à Sciences PoJean-Baptiste Forray, Journaliste, Auteur de "Les frères ennemis de la côte" (Plon) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
1/ À LA UNE / Émission spéciale élections municipalesSi plus de 33 000 maires ont été élus au premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars, la campagne reprend dans les grandes villes où le jeu des alliances s’annonce décisif. À Paris, Emmanuel Grégoire (Parti socialiste) arrive nettement en tête devant Rachida Dati (Les Républicains). L’issue du second tour dépendra toutefois du report des voix de Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et de Sarah Knafo (Reconquête). Le premier a choisi de fusionner sa liste avec celle de l’ancienne ministre de la Culture, tandis que la seconde s’est retirée « pour battre la gauche », une décision qui devrait également favoriser Rachida Dati. Sur le reste du territoire, de nombreuses alliances se sont déclarées entre le PS et LFI, notamment à Toulouse, Nantes, Limoges, Clermont-Ferrand et Brest, toutes défendues par Olivier Faure, qui entend miser sur des accords locaux, tout en écartant la perspective d’une union à l’échelle nationale. À l’inverse, Emmanuel Grégoire à Paris et Benoît Payan à Marseille ont refusé les propositions d’alliance de LFI. Dans la cité phocéenne, où le candidat socialiste est au coude-à-coude avec Franck Allisio (Rassemblement national), le retrait de Sébastien Delogu (LFI) permet au maire sortant de rester le seul candidat de gauche. Dans l’ensemble, La France insoumise revendique une « magnifique percée », selon Jean-Luc Mélenchon. Le parti remporte notamment Saint-Denis dès le premier tour, tandis qu’à Roubaix, le député insoumis David Guiraud arrive largement en tête. De son côté, le Rassemblement national confirme son implantation locale : en tête dans au moins 58 communes (contre 11 en 2020), il conserve ses bastions et remporte plusieurs villes dès le premier tour, comme Le Pontet, Beaucaire, Perpignan, Fréjus ou encore Hénin-Beaumont. À l’heure de ces arbitrages déterminants, entre fusions, maintiens et désistements, quels seront les nouveaux équilibres pour le second tour ? Invités :• Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste• Virginie Martin, politologue• Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA  Elsa Mondin-Gava, journaliste politique à LCP« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Municipales 2026 : les enjeux du scrutinEntamée le 2 mars, la campagne officielle du premier tour pour les élections municipales prend fin le vendredi 13 mars 2026, à minuit. Près de 49 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche 15 mars pour le premier tour du scrutin municipal. L’élection est le premier test électoral depuis les législatives de 2024 et le dernier scrutin direct avant l’élection présidentielle de 2027 : de quoi cristalliser de nombreux enjeux. Deux tiers des communes, essentiellement les plus petites, ne disposent que d’une liste. Aussi, la réforme de 2025 sur le mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants, ayant supprimé les possibilités de panachage, interroge quant à ses répercussions potentielles sur les résultats et la participation. Le changement de mode de scrutin pour les villes de Paris, Lyon et Marseille suscite des questionnements similaires. Car, de fait, pour de nombreuses grandes villes, les jeux sont encore incertains. Plusieurs d’entre elles pourraient changer de visage ou d’étiquette : c’est le cas pour Paris, Marseille, Nice, Strasbourg, ou encore Lyon. Des triangulaires, des quadrangulaires voire des quinquangulaires y sont attendues. Les débats sur les fusions de listes, les maintiens ou les désistements autour de LFI, du PS, de LR et de l'extrême droite s’apprêtent donc à redoubler dans l’entre-deux-tours. Alors que les campagnes ont été fortement perturbées par la guerre en Iran, « incertitude et discontinuité seront la règle cette année », analyse Frédéric Dabi, directeur général opinion de l'Ifop. À quoi faut-il s’attendre pour ce premier tour des municipales 2026 ? Invités :Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à Assas, auteur de « nos communes, un avenir civique à réinventer » (éditions Terre à Terres)Christelle Craplet, directrice opinion chez Ipsos-BVAAnnabel Roger, journaliste, autrice de « l’écœurement des maires » (Plon)Lou Fritel, journaliste politique à « Paris Match » « Périer tranche » par Bertrand Périer       « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Moyen-Orient : les Etats-Unis pris à leur propre piège ?        Treize jours après le déclenchement des frappes américano-israéliennes, le conflit semble s’enliser dans la région. Si Donald Trump a affirmé pour la seconde fois en quelques jours que la guerre pourrait prendre fin « bientôt », les Gardiens de la Révolution iraniens se disent déterminés à mener une « guerre d'usure ». Car, malgré un conflit dans lequel les pays du Golfe, le Bahreïn, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweit et Oman, sont pris pour cible, Téhéran ayant notamment frappé des infrastructures civiles et énergétiques, ces états, alignés aux Américains, n’envisagent pas de répliquer militairement. « Le coût de la non-réponse est moins élevé que le coût de réponse », analyse Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen. Alors que plusieurs soldats américains sont morts dans les attaques, seuls 29% des Américains approuvent l'opération en Iran, selon un sondage Ipsos. Les Etats-Unis sont-ils en train de s’embourber au Moyen-Orient ? Invités :- Marie-Cécile Naves, politiste, directrice de recherche à l'IRIS, autrice de "Géopolitique des Etats-Unis » (Eyrolles)- David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques », chercheur à l’IFAS- Anne Bauer, journaliste aux « Echos », spécialiste des questions défenseChronique : « Le mot du jour » par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » par Olivier RavanelloLA QUESTION QUI FÂCHE / Essence : l’Etat doit-il intervenir ?Alors que les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font de nouveau ressentir sur les marchés, le baril de pétrole ayant de nouveau dépassé la barre des 100 dollars, le ministre de l’Économie, Roland Lescure et la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, ont reçu à Bercy les représentants agricoles et du secteur des carburants et des engrais. Depuis le début du conflit, le prix du gazole non routier (GNR), utilisé pour les tracteurs, est passé de 1,28 euros par litre à 1,71 euros, et les engrais de 450 euros la tonne à plus de 510 euros. « Les augmentations constatées en début de crise doivent aujourd’hui être atténuées par l’évolution des cours : les baisses doivent être répercutées aussi vite que les hausses », a-t-elle ajouté. En revanche, aucun dispositif de soutien n’a été défini. TotalEnergies a annoncé, jeudi 12 mars, un plafonnement des carburants dans ses stations-services à partir du vendredi 13 mars. Les prix de l’essence ne pourront pas dépasser 1,99 euro et les prix du gazole 2,09 euros. L’entreprise avait déjà plafonné les prix de tous ses carburants à 1,99 euro en février 2023, en raison de la guerre en Ukraine. En parallèle, face à l’escalade, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont décidé de libérer 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques, le déblocage « le plus important » de l'histoire de l'organisation. L’Etat français doit-il alors réduire les taxes sur le carburant ? Invités :- Francis Pousse, Président national de la branche Distributeurs Carburants et Énergies nouvelles du syndicat Mobilians- Yves Carra, porte-parole d’Automobile Club- Stéphanie Villers, économiste à PwC France   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Municipales : le grand test pour le RN ?       Alors que le Rassemblement national ne contrôle à ce jour qu’une quinzaine de mairies, dont une seule grande ville : Perpignan (120 000 habitants), remportée en 2020 par Louis Aliot, le parti va tenter en 2026, de rattraper les résultats jugés décevants du dernier scrutin. Le RN revendique cette année 763 listes déposées en préfecture : 601 sous étiquette RN et 162 soutenues par le mouvement, près du double du nombre de listes présentées en 2020. La direction affirme toutefois avoir privilégié « la qualité à la quantité », après les polémiques suscitées par certaines « brebis galeuses », selon l’expression employée par Jordan Bardella lors des législatives de 2024. Plusieurs candidats avaient alors été mis en cause pour des propos racistes, complotistes ou homophobes. Si la progression du RN est attendue dans de nombreuses villes moyennes. Parmi les villes scrutées de près : Marseille, deuxième ville de France, concentre l’attention. Le député Franck Allisio, candidat du parti, est donné au coude-à-coude avec le maire socialiste sortant Benoît Payan au premier tour. Les municipales 2026 marqueront-elles une percée du Rassemblement national dans les villes françaises ? Invités :- Jules Pecnard, journaliste à « La Tribune »- Amélie Lebreton, Présidente de « Coriolink », experte en communication- Jean-Yves Dormagen, Président et fondateur de l’institut de sondage « Cluster 17 »« Les off de Lou » : RN/Municipales… c’est calme, trop calme ? par Lou Fritel« Quelle histoire ! » : Khamenei, Ayatollah de père en fils par Olivier Ravanello  LA QUESTION QUI FÂCHE / Liban : pourquoi la communauté internationale est-elle impuissante ? Depuis le 2 mars 2025 et le lancement de missiles du Hezbollah pro-iranien sur Israël, l’État hébreu multiplie les attaques dans le sud du Liban. Le gouvernement libanais comptabilise à ce jour 795 morts, 1 313 blessés et 760 000 personnes déplacées depuis le début de la campagne de frappes. Depuis la reprise ouverte des combats, Israël a ordonné l’évacuation de tous les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que du sud du Liban. Il brandit la menace d’une invasion terrestre et dit vouloir créer une « zone tampon » dans le sud du pays. Selon Nassif Hitti, ancien représentant de la Ligue arabe à Paris, « c’est le concept de 'souveraineté sécuritaire', contrôler une région entière par le feu sans y être présent ». Face à l’escalade militaire, le président libanais Joseph Aoun avait demandé auprès d’Emmanuel Macron, l’intervention de la France. Le président français avait adressé un avertissement au Hezbollah avec pour stratégie de convaincre le parti milice de renoncer à l’action militaire, et d’ainsi reproduire la désescalade ayant permis un cessez-le-feu entre les deux états en 2024. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé l’envoi jeudi 12 mars de 60 tonnes d’aide pour les réfugiés, permettant ainsi de tripler le soutien humanitaire au Liban. L’hexagone va aussi fournir « plusieurs dizaines » de véhicules de l’avant-blindé. Face à l’intensification des ripostes, la France est-elle en mesure de protéger le Liban ? Invités :- Adel Bakawan, directeur de l’EISMENA, auteur de « La décomposition du Moyen-Orient » (Tallandier)- Bilal Tarabey, journaliste à France 24 - Adea Guillot, porte-parole de l’ONG Care Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Pétrole : la guerre jusqu’à la pompe Au onzième jour de guerre au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz et les dégâts infligés aux infrastructures énergétiques dans la région ont perturbé le marché de l’énergie. Aux premiers jours du conflit, le cours du baril de pétrole avait flambé de 30%, atteignant 119, 5 dollars, une envolée précipitée historique. Lundi 9 mars, le marché a fait volte-face. Après la déclaration inattendue de Donald Trump, qui a assuré que la guerre était « quasiment » finie, sans évoquer d’échéance précise : les prix du pétrole ont à nouveau chuté pour atteindre 84 dollars. En France, face à ces impressionnantes fluctuations, le plan de contrôle des prix à la pompe se poursuit. Pour tenter de rassurer les automobilistes français, Sébastien Lecornu avait, en effet, annoncé 500 contrôles de stations-services entre lundi 9 et mercredi 11 mars, réalisés par la répression des fraudes (DGCCRF). De son côté, Jean-Luc Mélenchon a jugé qu’il « serait plus simple de bloquer les prix ». Marine Le Pen avait alors proposé de baisser des taxes sur les carburants et Olivier Faure souhaite mettre à disposition un chèque énergie pour les ménages le plus vulnérables. Pour Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'énergie il est « trop tôt » pour envisager des aides à la pompes. Comment contrer la hausse des prix des carburants ? Invités :- Céline Antonin, économiste à l’OFCE- Thierry Bros, professeur à Sciences Po, spécialiste de l’économie gazière- Francis Pousse, Président de la branche Distributeurs Carburants et énergies nouvelles du syndicat Mobilians Chroniques : « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello  LA QUESTION QUI FÂCHE / Inondations : qui va payer ?  Après plusieurs semaines de crues dans l’Ouest et le Sud-Ouest, les lentes décrues ont permis aux sinistrés de faire les premiers constats des dégradations. La Caisse centrale de réassurance (CCR) a estimé entre 2,5 et 3 milliards d’euros, le coût total des indemnisations liées au crues pour environ 250 000 sinistrés, un montant supérieur au coût de la sinistralité de toute l'année 2024. Ce mardi 24 février, l’état de catastrophe naturelle a été reconnu par le ministère de l’Intérieur pour 294 communes sur les 371 demandes déposées. Cette reconnaissance permet aux habitants des communes concernées d’être plus facilement indemnisés. Dans ce contexte, les questions des responsabilités et des sources d’indemnisation se posent. « L’Etat s’est désengagé financièrement », cingle Sébastien Leroy, maire de Mandelieu-la-Napoule dans le Lot-et-Garonne. Pour tenter d’apaiser la situation, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut a rappelé que les collectivités sont « autorisées à lever une taxe » pour financer l’entretien des digues, par exemple. Or, l’association des Intercommunalités de France a estimé une fourchette comprise entre 15 et 18 milliards d’euros pour le besoin d’investissements dans les digues alors que le rendement de cette taxe « Gemapi » est évaluée à 20,9 milliards : « L’Etat a refilé la patate chaude aux collectivités », appuie Régis Banquet, vice-président des Intercommunalités. Du côté des particuliers, les experts anticipent une hausse des primes d’assurance habitation. Entre l’État, les collectivités, les assureurs et les particuliers, qui va payer les réparations de ces crues historiques ? Invités :- Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime - Amandine Richaud-Crambes, ingénieure en environnement et urbaniste - Olivier Moustacakis, cofondateur et directeur général d’« Assurland.com » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Guerre au Moyen-Orient : jusqu’au peut aller le conflit ? Une semaine après le début de la guerre en Iran, les frappes américaines et israéliennes se poursuivent. L’armée de l’État hébreu continue son avancée dans le sud du Liban pour tenter de détruire le Hezbollah, soutien de l’Iran, donnant lieu à des déplacements massifs de population. De son côté, Téhéran riposte, essentiellement par le biais de drones envoyés contre les pays du Golfe alliés des États-Unis et se dit prêt à contrer une invasion terrestre. Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, a indiqué que l’Iran ne demande ni « cessez-le-feu » ni « négociations » avec les États-Unis. Face à ces déclarations, Donald Trump a appelé la population iranienne à se soulever contre le régime des mollahs et a annoncé, jeudi 5 mars, vouloir « être impliqué » dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei. Le conflit semble donc s’installer dans la durée. En France, Emmanuel Macron se montre « mobilisé » et échange avec les alliés régionaux. Il a déjà annoncé le « renforcement de la coopération » avec les forces libanaises et l'envoi de « véhicules de transport blindés ainsi qu’un soutien opérationnel et logistique ». Si la France tient des positions défensives pour venir en aide à ses alliés, elle « ne fait pas la guerre » en Iran, a assuré le Président. La France travaille aussi à la protection de ses ressortissants coincés au Moyen-Orient : 750 personnes ont déjà été évacuées, et selon le Quai d'Orsay, 5000 demandeurs souhaitent revenir en France. Comment les Français perçoivent-ils cette guerre au Moyen-Orient ?   Invités :• Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise• Adel Bakawan, directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA), auteur de « La décomposition du Moyen-Orient : trois ruptures qui ont fait basculer l’Histoire » (Tallandier)• Armin Arefi, grand reporter au « Point » « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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