DiscoverChaque voix compte
Chaque voix compte
Claim Ownership

Chaque voix compte

Author: LCP - Assemblée nationale

Subscribed: 10Played: 190
Share

Description

Grand rendez-vous d'actualité quotidien et citoyen de LCP-Assemblée nationale du mardi au vendredi à 19h30 et 23h30.

Parce que chaque voix compte, LCP donne toute sa place à la parole du citoyen. Les téléspectateurs interviennent chaque jour dans l'émission, tournée au coeur du Palais Bourbon.

Parce que chaque voix compte, l'émission incarnée par Adeline François, s'ancre dans les préoccupations quotidiennes des Français, tout en gardant l'exigence nécessaire pour décrypter et informer.

Experts, témoins et députés de toutes les sensibilités se succèdent sur le plateau en direct, faisant la part belle au débat contradictoire.

LCP - Assemblée nationale podcast.


Retrouvez-nous sur www.lcp.fr

et sur YouTube : https://www.youtube.com/@lcpassembleenationale


Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

91 Episodes
Reverse
À LA UNE / Logement : enfin la relance ? Selon le rapport annuel de la Fondation pour le logement publié en janvier 2026, 2,9 millions de ménages étaient en attente d’un logement social en 2025 : un niveau inédit. Le nombre de personnes sans domicile fixe s'élève à 350 000, contre 143 000 en 2012. En parallèle, la pression sur l’offre ne cesse de s’accentuer. Les jeunes sont particulièrement fragilisés. D’après la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), un étudiant sur trois se trouve en situation de mal-logement. Le loyer étudiant moyen s’élève à 491 euros (712 euros à Paris), ce qui représente la moitié de leur budget médian. Selon un sondage Odoxa pour Nexity, 30 % des 18-34 ans ont renoncé à candidater à un emploi faute de logement adapté, et, alors que la France subit une crise de la natalité, un citoyen sur cinq a reporté un projet d’enfant. Le logement devient ainsi un frein à l’insertion professionnelle et au développement familial. C’est dans ce contexte que le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a assoupli les exigences de la Loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), permettant à 55 intercommunalités de viser 20 % de logements sociaux au lieu de 25 % et suscitant de vives critiques. Afin d'encourager l’investissement dans le privé face à une rentabilité locative jugée en baisse, le gouvernement a introduit un nouveau mécanisme d’amortissement fiscal. Dans le plan gouvernemental de 2026, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fixé un nouvel objectif : construire 2 millions de logements d’ici 2030, soit 400 000 par an. Face à cette crise multidimensionnelle, comment les politiques publiques peuvent-elles répondre à une somme de cas particuliers ? Invités :• François Jolivet, député « Horizons et indépendants » de l’Indre• Danielle Simonnet, députée « écologiste et social » de Paris• Virginie Grolleau, journaliste spécialiste du logement à « Challenges » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Lenteurs de la justice : une loi pour les victimes     Mardi 17 février 2026, Gérald Darmanin, qui s’apprête à déposer un projet de loi destiné à réduire les délais d’attente dans les tribunaux, a reçu plusieurs victimes au ministère de la Justice. Toutes attendaient une date d’audience depuis des années. Depuis près d’un an, le Garde des Sceaux prépare un projet de loi baptisé SURE « sanction utile, rapide et effective ». Alors que les affaires de viol sont jugées en moyenne après six ans et les crimes de sang après huit ans, environ 6 000 dossiers attendent aujourd’hui une date d’audience. Le texte prévoit plusieurs mesures pour fluidifier les procédures : la création d’un plaider-coupable pour certaines infractions sexuelles lorsque l’accusé reconnaît les faits et que la victime y consent, la multiplication des cours criminelles départementales afin d’en avoir autant que de tribunaux, la réduction du nombre de magistrats professionnels siégeant ainsi que la possibilité de confier les appels aux cours criminelles plutôt qu’aux cours d’appel. Par ailleurs, un « portail du justiciable » permettrait aux victimes de s’informer sur l’état d’avancement des dossiers. Ces mesures pour remédier aux lenteurs du système judiciaire sont-elles pertinentes ? Invités :- Bertrand Périer, avocat à la Cour de cassation et au Conseil d’État- Manon Lefebvre, secrétaire nationale du syndicat de la magistrature- Olivia Dufour, journaliste, essayiste, responsable du site « Actu juridique », autrice de « Justice, une faillite française ? » (Lextenso éditions)« Le mot du jour » : VICTIME par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello   LA QUESTION QUI FÂCHE / Taxation des petits colis : une mesure vraiment efficace ? Après l’Italie, la France instaure à son tour, à compter du 1er mars, une taxe de deux euros sur les « petits colis », d’une valeur inférieure à 150 euros, en provenance de pays hors Union européenne. Cette mesure vise à contrebalancer la concurrence des géants asiatiques de l’e-commerce tels que Shein, Temu, ou encore AliExpress. En quelques années le flux d’articles expédiés depuis le continent asiatique est devenu massif en France : plus de 826 millions d’articles y ont été importés en 2025, contre 175 millions seulement en 2022. Précisément, la taxe s’appliquera non pas à chaque colis, mais à chaque catégorie d’articles qu’il contiendra. Il s’agit d’une mesure transitoire, censée prendre fin au plus tard en décembre 2026, dans l’attente de la mise en place d’une taxe similaire au niveau européen. Pour Henri Isaac, maitre de conférences et spécialiste de l’économie digitale, qui craint un effet marginal : « la taxe ne va pas fondamentalement modifier la structure de prix de ces e-commerçants qui s’appuie d’abord sur les coûts de production chinois, extrêmement bas ». Cette nouvelle taxe réduira-t-elle les achats en ligne ? Invités :- Daniel Labaronne, député « Ensemble Pour la République » d’Indre-et-Loire - François Kalfon, député européen socialiste  - Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Aide active à mourir : le vote malgré les doutes   Mercredi 25 février 2026, les députés ont adopté, en deuxième lecture, deux propositions de loi : l’une sur l’accès aux soins palliatifs, portée par Annie Vidal (Ensemble pour la République), l’autre sur l’aide à mourir, défendue par Olivier Falorni (MoDem). Le premier texte, adopté à l'unanimité, vise à contraindre l’État à garantir le déploiement des soins palliatifs sur tout le territoire, alors que dix-huit départements n’en disposent toujours pas. Le second, plus clivant, légalise l’aide active à mourir. Il prévoit cinq conditions cumulatives pour y avoir accès : être majeur, français ou résident en France, atteint d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital en phase avancée ou terminale, être apte à exprimer une volonté libre et éclairée, et souffrir physiquement ou psychologiquement de manière réfractaire aux traitements ou jugée insupportable. Le texte a été adopté avec 299 voix pour et 226 voix contre. Les textes seront à nouveau transmis au Sénat pour une seconde lecture. Pourquoi l'adoption de l'aide active à mourir marque-t-elle un changement sociétal majeur ? Invités :• Olivier Falorni, député « Les démocrates » de Charente-Maritime• Frédéric Dabi, directeur général opinion du groupe IFOP• Docteur Valérie Mesnage, neurologue, co-fondatrice du collectif « Pour un accompagnement soignant solidaire » Chroniques :« Les off de Lou » par Lou Fritel« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello  LA QUESTION QUI FÂCHE / Fraude sociale : haro sur les plus modestes ? Un projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales est examiné à l'Assemblée nationale jusqu'au vendredi 27 février : adopté au Sénat en novembre 2025, le texte a été érigé en priorité par le gouvernement. Sur les 14 milliards d'euros de fraudes sociales estimés en 2025, le gouvernement espère récupérer 1 à 2 milliards à court terme. De nouveaux moyens de détection des fraudes, sanctions et obligations renforcées, partage d'informations amélioré dans les administrations sont présentés : France Travail, par exemple, pourrait suspendre les allocations chômage d'un demandeur d'emploi dès la suspicion d'une fraude, donc sans attendre la fin de l'enquête si des indices sérieux sont collectés. La gauche sénatoriale avait de son côté critiqué la philosophie du texte, regrettant que le volet social soit, selon elle, ciblé prioritairement par rapport au volet fiscal. Ce projet de loi prévoit aussi la possibilité pour la Sécurité sociale de croiser ses données avec celles du fisc pour mieux repérer le travail au noir. Comment lutter efficacement contre la fraude sociale ? Invités :• Patrick Hetzel, député « Droite Républicaine » du Bas-Rhin• Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne• Frédéric Bizard, professeur d’économie à l’ESCP, Président de l’Institut Santé Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Ukraine : la tragédie au quotidien     Mardi 24 février 2026 marque les quatre ans du début de l’invasion russe de l’Ukraine. Cette guerre, que le Kremlin qualifiait d’« opération militaire spéciale », devait être éclair mais le conflit s'est mué en guerre d'usure sans issue visible : Moscou n'a gagné qu'environ 1,3% de territoire ukrainien supplémentaire depuis début 2023 au prix d'importantes pertes humaines. Un rapport du Centre d’études internationales et stratégiques (CSIS), un institut de réflexion américain, évalue à deux millions le nombre de victimes (morts, blessés et disparus) de la guerre. L'armée russe bombarde quotidiennement des zones civiles et des infrastructures, ce qui a récemment provoqué, en plein milieu d'un hiver particulièrement glacial, la pire crise énergétique dans ce pays depuis le début de l'invasion. À l’occasion de cet anniversaire, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est rendue en Ukraine. La dirigeante doit, avec le président du Conseil européen, António Costa, prendre part à une rencontre trilatérale avec Volodymyr Zelensky. Vladimir Poutine « n'a pas atteint ses objectifs » de guerre ni « brisé les Ukrainiens », a déclaré ce-dernier. De son côté, Emmanuel Macron a estimé que cette guerre était « un triple échec pour la Russie », un échec « militaire, économique, stratégique ». Après quatre ans d’affrontement, quelle issue pour les Ukrainiens ? Invités :- Alla Poédie, juriste franco-ukrainienne, analyste géopolitique  - Cyrille Amoursky, correspondant de « Libération » en Ukraine  - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l’ONUChroniques : « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet« Quelle histoire ! » par Olivier RavanelloLA QUESTION QUI FÂCHE / Jeux olympiques 2030 : la France en hors-piste ? Les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 lancent leur compte à rebours après la clôture des Jeux de Milan-Cortina 2026. Attribués aux Alpes françaises par le Comité International Olympique le 9 avril 2025, ils sont pourtant secoués par une crise de gouvernance au sein du Cojop. En moins de trois mois, le comité présidé par l’ancien champion de ski de bosses, Edgar Grospiron, a enregistré près d’une dizaine de démissions, dont deux directeurs. Le 2 février 2025, Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations, a quitté ses fonctions en dénonçant une « dérive importante ». En cause notamment : la crainte de dérive budgétaire sur le montant fixé à 2 milliards d’euros et des élus soucieux de conserver la main. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a annoncé une mission d’inspection pour examiner la gestion du comité. De son côté, Pierre-Olivier Beckers, responsable du CIO chargé de superviser les préparatifs, a lancé : « Le temps est compté. À seulement quatre ans de l'échéance, plusieurs décisions clés restent en suspens et le rythme de livraison doit s'accélérer dans l'ensemble des chantiers ». Comment résoudre cette crise de gouvernance et mener à bien l’organisation des jeux 2030 ? Invités :- Benjamin Dirx, député « Ensemble Pour la République » de Saône-et-Loire - Élisa Martin, députée « La France Insoumise » de l’Isère- Mathilde Ollivier, sénatrice écologiste des Français établis hors de France  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Salon de l’agriculture : la fête malgré tout ! Le Salon international de l’agriculture 2026 (SIA) se tient à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Pour la première fois depuis la création du salon en 1964, les bovins sont absents. Les organismes de sélection des races ont en effet décidé « par précaution et par solidarité » avec les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire contagieuse, maladie virale ayant particulièrement sévi dans le Sud-Ouest, de ne pas présenter leurs animaux. Ce sera « un salon différent », admet son Président, Jérôme Despey. Malgré l’agacement des syndicats agricoles, mobilisés pour le troisième hiver consécutif, les organisateurs souhaitent maintenir l’esprit familial de cet événement qui s’ouvre dans un contexte particulier. Les débats sur la loi Duplomb visant à réintroduire un pesticide néonicotinoïde interdit en France ont fortement agité la profession. Le mois de décembre 2025 a été marqué par la crise de la dermatose et les perspectives d’un accord européen avec le Mercosur ont généré de nombreux blocages syndicaux partout en France. Le gouvernement a multiplié les annonces entre décembre et janvier, au point que le salon, qui durera jusqu'au 1er mars, s’annonce être un point d'étape sur l'avancée de plusieurs dossiers : conférences sur la souveraineté alimentaire, politique de l'eau et construction d'une « loi d'urgence agricole ». Les syndicats attendent toujours une « vision » d’Emmanuel Macron, qui a livré trois mots-clés début février lors d’une visite de ferme : « production, préservation, protection ». Quelles solutions peuvent être mises en place pour soutenir les agriculteurs français ? Invités :• Jérémy Decerle, député européen « Renew »• Marie-José Allemand, députée socialiste des Hautes-Alpes• Rémi Barbet, journaliste à « La Croix », chef de rubrique agriculture et consommation• En duplex du salon de l'agriculture : Valérie Le Roy, directrice du salon de l'agriculture  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / RN/LFI : le nouveau « ni-ni » ?     Après la mort de Quentin Deranque samedi 14 février, deux jours après son agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon, le procureur de Lyon a annoncé l’arrestation de onze personnes. Parmi eux se trouvent deux collaborateurs parlementaires du député insoumis, Raphaël Arnault, qui est également cofondateur de la Jeune Garde, mouvement antifasciste dissous en juin 2025, au cœur des suspicions dans l’enquête. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé mercredi 18 février « La France Insoumise » à l’« exclure » de son groupe. Les accusations dépassent de loin le cas de Raphaël Arnault et visent La France insoumise dans son ensemble. Jean-Luc Mélenchon « n’a toujours pas pris la mesure du drame », a lancé le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Les attaques viennent également de la gauche. L’eurodéputé Raphaël Glucksmann de « Place publique » et l’ex-président socialiste, François Hollande, ont jugé qu’il ne pourrait plus y avoir d’alliance avec LFI. Jordan Bardella, a appelé à un « cordon sanitaire » anti-LFI pour les prochaines élections, une façon de préparer les alliances pour les prochaines municipales. Le président du Rassemblement national a accusé Jean-Luc Mélenchon, d'avoir « ouvert les portes de l'Assemblée nationale à des meurtriers présumés ». La rupture entre LFI et les autres partis de gauche est-elle consommée ? Invités :- Antoine Oberdorff, journaliste politique à « L’Opinion »- Louis Nadau, journaliste à « Marianne » - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion de l’institut de sondage IPSOS-BVAChroniques :« Le mot du jour » : ANTIFASCISME par Mariette Darrigrand« Quelle histoire ! » : Mark Zuckerberg, le procès de l’addiction par Olivier Ravanello  LA QUESTION QUI FÂCHE / Comment 13 335 millionnaires échappent-ils à l’impôt ?Parmi les foyers fiscaux éligibles à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), plus de 13 000 ne s’acquittent d’aucun impôt sur le revenu (IR), d’après une note de la Commission des finances du Sénat. Ces chiffres obtenus via le ministère de l'Économie et des Finances confirment les déclarations en janvier dernier de l'ancien ministre Éric Lombard, alors démenties par la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. « Environ 10 % des redevables de l’IFI affichent un impôt sur le revenu nul ou négatif », lit-on dans la note. Les chiffres analysés par les sénateurs, basés sur les données fiscales de 2024, montrent que la proportion des foyers fiscaux ne payant aucun IR augmente en même temps que la richesse de ces derniers : au sein des 0,1 % des foyers « disposant des plus importants patrimoines immobiliers », la proportion des foyers ne payant pas d’IR est de 10,2 % (près de 2 500), tandis que ce chiffre passe à 14,9 % (près de 300) pour les 0,01 % des foyers les plus riches (avec un patrimoine moyen de 14 millions d’euros). Quels mécanismes peuvent expliquer cette disproportion entre la richesse de ces foyers et leur imposition sur le revenu nulle ? Invités :- Estelle Mercier, députée socialiste de Meurthe-et-Moselle- Jean-François Husson, sénateur « Les Républicains » de Meurthe-et-Moselle- Marc Vignaud, journaliste économique à « L’Opinion »   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Crues record : la France en alerte Alors que 70 départements sont encore en vigilance crue, dont trois en rouge, la tempête Pedro s’annonce sur l’Ouest de la France, une semaine après la tempête Nils. La Charente-Maritime, la Gironde, le Lot-et-Garonne et le Maine-et-Loire sont particulièrement touchés. « Actuellement, on évacue près d’une centaine de maisons » a alerté Brice Blondel, préfet de Charente-Maritime. « L’eau devrait atteindre 6,4 mètres à Saintes », des niveaux « historiques, dignes des crues de 1982 ou 1994 », a-t-il ajouté. Cette séquence se caractérise par son ampleur et sa durée : mercredi 18 février marque le 32ᵉ jour consécutif avec des cours d’eau en crue sur le territoire national. Monique Barbut, ministre de la Transition écologique s’est rendue, lundi 16 février, dans la commune de Cadillac-sur-Garonne, en Gironde. Elle a souligné que la France subissait « un record d’humidité dans les sols, jamais recensé depuis 1959. La ministre a annoncé que l’Etat apporterait son soutien aux collectivités touchées par les intempéries. Quelles politiques publiques peuvent être mises en place pour prévenir les inondations et venir en aide aux sinistrés ? Invités :• Gaël Musquet, météorologue• Lieutenant-colonel David Annotel, membre de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France• Jean-Claude Raux, député écologiste de Loire-AtlantiqueEn visioconférence : Clément Gaillard, urbaniste, spécialisé en conception bioclimatique « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet« Quelle Histoire ! » par Olivier Ravanello   LA QUESTION QUI FÂCHE / La France Insoumise doit-elle « faire le ménage » ? Onze personnes ont été interpellées après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, à Lyon, décédé des suites d’une altercation qui s’est tenue en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Parmi eux figure l’assistant parlementaire du député Insoumis du Vaucluse, Raphaël Arnault. La présence de ce militant antifasciste, propulsé en 2024 à l’Assemblée nationale, a entraîné LFI dans la tourmente. Répondant à une question de Mathilde Panot, le Premier ministre Sébastien Lecornu a tancé : « Il est temps que vous fassiez le ménage dans vos propos, dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs ». Auparavant, la Présidente du groupe avait dénoncé ceux qui « instrumentalisent » la mort de Quentin Deranque à Lyon pour « salir » « La France insoumise ». « Aucun Insoumis n'est impliqué, ni de près ni de loin dans ces violences", a également affirmé l'élue, qui a évoqué douze personnes tuées par l'extrême droite depuis 2022 ». Mercredi 18 février, un second collaborateur du député Raphaël Arnault a été interpellé, lui aussi membre de la Jeune Garde. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a demandé à LFI d’exclure au moins « temporairement » Raphaël Arnault de son groupe. Dans ce contexte, comment le parti de Jean-Luc Mélenchon doit-il réagir ? Invités :• François Cormier-Bouligeon, député « Ensemble Pour la République » du Cher • Aurélie Trouvé, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis• Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Mort de Quentin Deranque : l’Assemblée nationale sous tensionSamedi 14 février 2026, Quentin Deranque, jeune militant nationaliste de 23 ans, est décédé des suites d’une violente altercation survenue deux jours plus tôt en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon. Chargé, selon le collectif Némésis, d’assurer la protection de militantes opposées à la venue de l’élue, il aurait été agressé par des militants antifascistes, dont certains liés à la Jeune Garde, fondée par le député LFI Raphaël Arnault. Le drame a immédiatement suscité une vague de réactions politiques. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a évoqué un « lynchage » imputable à « l’ultragauche ». Marine Le Pen a réclamé des condamnations « avec la plus grande rigueur », tandis que Bruno Retailleau a dénoncé une « extrême gauche qui tue ». À l’inverse, Éric Coquerel a assuré que son mouvement condamnait toute violence politique et nié toute implication des équipes de sécurité de Rima Hassan. Mathilde Panot a, de son côté, dénoncé une tentative de marginalisation de La France insoumise et réclame des mesures contre les différents groupes nationalistes. Ce drame s’inscrit dans un climat lyonnais marqué depuis plusieurs années par des affrontements récurrents entre groupes d’ultradroite et d’ultragauche, notamment depuis la création en 2018 de la Jeune Garde en réaction au « Bastion social », issu du « Groupe Union Défense » (GUD). En quoi la mort de Quentin Deranque est-elle symptomatique de la hausse de la violence politique en France ? Invités :• Jean-Yves Camus, codirecteur de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, chercheur à l'IRIS• Xavier Crettiez, professeur à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye• Elsa Mondin-Gava, journaliste à LCP• En visioconférence : Francis Ziegelmeyer, journaliste au « Progrès » « Les off de Lou » par Lou Fritel« Périer tranche» par Bertrand Périer   LA QUESTION QUI FÂCHE / Parcoursup : outil de sélection ou machine à trier ?Depuis le lundi 19 janvier 2026, les lycéens peuvent formuler leurs souhaits d’orientation. Dès sa mise en place en 2018, la plateforme Parcoursup qui remplace l’ancien site « Admission post-bac » permet aux 650 000 élèves de terminales concernés, qui ont jusqu’au 12 mars 23h59 de faire leurs choix d’études supérieures. Ils choisissent parmi un catalogue de 25 000 formations, une offre qui a doublé depuis 2018, avec l’inclusion des écoles privées et formations en alternance. Chaque année, le lancement de la plateforme cristallise de nombreuses angoisses. En effet, le ministère de l’enseignement le note dans son bilan annuel : « la procédure reste perçue comme stressante pour une grande partie des candidats ». Pour cause : l’an dernier, plus de 103 000 candidats sur les 868 000 postulants, n’avaient reçu aucune proposition d’admission et 4 000 de ces néobacheliers avaient saisi la commission d’accès à l’enseignement supérieur de leur académie. Si Pierre Mathelot, ancien directeur de Sciences Po Lille, à l’origine de la réforme du bac en 2018 martèle que l’outil est « l’un des plus efficaces au monde », il relève néanmoins l’excès d’informations et l’absence d’aide à l’orientation des familles. Face aux échéances, des coachs et autres conseillers d’orientation se proposent d’accompagner la formulation des vœux et la rédaction des lettres de motivation. Les députés Frantz Gumbs (les démocrates) et Pierrick Courbon (socialiste) ont réalisé une mission flash sur l'efficacité de Parcoursup. Quelles sont leurs recommandations pour améliorer le système ? Invités :• Frantz Gumbs, député « Les démocrates » de Saint-Barthélemy et Saint-Martin• Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne• Pierrick Courbon, député socialiste de la Loire   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Les jeunes et le sportLe 2 février, le ministère de l’Éducation nationale a publié les résultats d’une étude menée en septembre 2025 auprès de 267 000 élèves de sixième. La moitié des élèves testés, soit plus de 130 000, sont incapables de courir plus de 5 minutes à 9,5 km/h minimum. L’étude met également en évidence un écart important selon le genre. 46,3 % des garçons sont en situation de maîtrise satisfaisante contre 21 % des filles, soit un écart de 24,7 points en faveur des garçons. Enfin, les résultats varient selon le profil social des établissements. Dans les collèges les moins favorisés, notamment en REP et REP+, 25,3 % des élèves atteignent une maîtrise satisfaisante et dans les établissements les plus favorisés, ils sont 43,4 %, soit un écart de 18,1 points. Selon le ministère de la santé, les ados et pré-ados sont trop sédentaires, il y a « trop d'écrans », « trop de malbouffe », en 25 ans, les enfants ont perdu 40% de leur capacité cardio-respiratoire. Des résultats qui sont peu surprenants, selon Coralie Benech, professeure d'EPS à Paris et du syndicat SNEP-FSU. « Les médecins appellent ça une bombe sanitaire », affirme-t-elle. Elle appelle à des investissements, y compris pour les gymnases qui se délabrent. Au début du mois de septembre 2023, le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé sa volonté de généraliser en 2026 à l’ensemble des 7 000 collèges la mise en place de deux heures de sport hebdomadaires, en plus des cours d’éducation physique et sportive (EPS). Même si les ministères de l’éducation nationale et des sports assurent que « le bilan des deux premières années d’expérimentation (…) a démontré la pertinence de la mesure », son déploiement est resté limité et demeure sur la base d’un volontariat. Comment mettre et remettre les jeunes au sport face au constat d’un décrochage sportif ? Invités :- Sébastien Dirx, député « Ensemble pour la République » de Saône-et-Loire - Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine- Pierre Rondeau, co-directeur de l’Observatoire du sport de la Fondation Jean Jaurès et co-auteur de « Les Français et le sport » (éditions Le Cherche Midi)« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Ingérences étrangères : peur sur les urnes  À l’approche des élections municipales de mars 2026, la lutte contre les ingérences étrangères s’intensifie. Depuis plusieurs mois, de faux sites d’informations régionales comme « Sud-Ouest Direct », « Info Grand Est », « Le Direct Normandie » ou « L’Actualité provençale » pullulent sur la toile. Plus d’une centaine de sites enregistrés sous des noms de domaines en « .fr », alimentés par des articles générés par intelligence artificielle, ont été repérés et supprimés par Viginum, le service chargé de détecter les ingérences numériques étrangères. Derrière ces publications, des réseaux d’influence, notamment pro-russes, sont à l’œuvre. Viginum a récemment révélé une tentative attribuée au réseau russe Storm-1516 visant à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Jeffrey Epstein. Toutefois, Moscou n’est pas la seule source d’inquiétude. Si aucune action coordonnée liée à la mouvance trumpiste « MAGA » n’a été documentée à ce stade, le service évoque néanmoins « une vraie préoccupation » face à cette idéologie qui entend s’implanter en Europe. Pour répondre à ces menaces, Emmanuel Macron a présenté, le 11 février 2026, un décret supprimant le seuil de 5 millions de visiteurs uniques mensuels qui limitait jusqu’ici le champ d’action de Viginum. Le service pourra désormais collecter des données issues de petites plateformes, potentiellement influentes à l’échelle locale. À l’approche du scrutin, l’État a également renforcé son dispositif avec la création du Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE). Pourquoi les officines étrangères concentrent-elles leurs attaques à l'encontre de la France dans la perspective des élections municipales ?  Invités :• Sandro Gozi, député européen « Renew »• Magali Lafourcade, magistrate, autrice de « La justice en procès » (Les Petits matins)• Elsa Trujillo, journaliste à « l’Express » Chroniques :« La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana« Quelle histoire ! » par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Peut-on se passer des énergies fossiles ? En déplacement sur les barrages hydroélectriques de Saut-Mortier et de Vouglans dans le Jura, le Premier ministre, Sébastien Lecornu a annoncé, jeudi 12 février 2026, la politique énergétique de la France à l’horizon 2030-2035 : la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le gouvernement prévoit un plan « ambitieux » de relance de la consommation, en favorisant l’usage d’une électricité décarbonée, notamment d’origine nucléaire remplaçant les énergies fossiles (gaz et pétrole), coûteuses et polluantes. Il fixe un objectif de production « en lien étroit avec la croissance de l’électrification des usages », c’est-à-dire la bascule de secteurs dépendants des énergies fossiles vers l’électricité, comme les transports avec les véhicules électriques ou le bâtiment avec les pompes à chaleur. « En 2023, nous consommions près de 60 % d’énergie finale fossile. Notre objectif est de n’en consommer plus que 40 % en 2030 », souligne le document. La PPE annonce ainsi une relance du nucléaire, en rupture avec la précédente (2019-2024), qui prévoyait de fermer quatorze réacteurs. La stratégie mise aussi sur une accélération de l’éolien en mer et une stagnation des objectifs pour les filières éoliennes terrestres et solaires. Si Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV, a exprimé son soulagement « qu’enfin la filière ait des consignes et que ces consignes ne soient pas un moratoire sur le renouvelable », Marine Le Pen (RN) a dénoncé « les conséquences dévastatrices de la PPE », avec un « tour de passe-passe sur l’éolien ». Un mix énergétique sans pétrole à moyen terme est-il réalisable ?Invités :• Raphaël Schellenberger, député non-inscrit du Haut-Rhin• Olga Givernet, députée « Ensemble Pour la République » de l’Ain• Hendrik Davi, député écologiste des Bouches-du-Rhône Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Faire plus d’enfants : mission possible ? Au premier semestre 2025, 317 340 enfants sont nés en France, soit 2,2 % de moins qu’à la même période en 2024, selon l’Insee. Depuis 2011, les naissances diminuent continuellement et l’indice de fécondité est tombé à 1,62 enfant par femme en 2024. Ces évolutions démographiques risquent de provoquer un vieillissement de la population. « Les coûts sociaux liés au grand âge, déjà supérieurs à 14 % du PIB, pourraient augmenter de 5 points de PIB d'ici à 2040 si aucune réforme d'ampleur n'intervient », prévient l'Institut Montaigne dans son rapport sur « La France en 2040 », rappelant qu'à cet horizon les plus de 65 ans pourraient représenter entre 26,5 % et 28 % de la population française. Face à une natalité qui s’essouffle, un rapport parlementaire présenté, mercredi 11 février, par le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) appelle à une « révolution de la politique familiale » pour permettre aux Français de concrétiser leur désir d’enfant. Il propose notamment un « versement familial unique » de 250 euros par mois et par enfant, sans condition de ressources, jusqu’à 20 ans, ainsi qu’une prime de naissance défiscalisée versée par les entreprises, un prêt à taux zéro en cas de naissance et un congé parental unifié de douze mois rémunérés proportionnellement au salaire. Ces propositions suffiront-elles à enrayer la chute de la natalité française ? Invités :• Jérémie Patrier-Leitus, député « Horizons et indépendants » du Calvados• Constance de Pélichy, députée « LIOT» du Loiret• Gilles Pison, professeur émérite au Muséum d’histoire naturelle, conseiller de la direction de l’Institut national d’études démographiques, démographe, auteur de « L’Atlas de la population mondiale » (éditions Autrement) Chroniques :« Le chiffre du jour » : une allocution unique à 250 euros, la solution ? par Fanny Guinochet« Quelle histoire ! » : « En même temps… For sure ! » par Laurent Guimier   LA QUESTION QUI FÂCHE / Pétitions… cause toujours ? Un débat sans vote sur la pétition contre la loi Duplomb a eu lieu à l’Assemblée, mercredi 11 février 2026 : une grande première dans l’Histoire de la Vème République. L'opposition à la loi agricole, proposée par le sénateur Laurent Duplomb, s'était concentrée sur la réintroduction sous conditions de l'acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes autorisé ailleurs en Europe et accusé d'être un « tueur d'abeilles » par ses détracteurs. Après l'adoption du texte par le Parlement, la pétition déposée sur le portail en ligne de l'Assemblée nationale et réclamant son abrogation avait réuni plus de 2,1 millions de signatures. Alors que le sénateur Laurent Duplomb, dont la proposition initiale a été censurée par le Conseil constitutionnel pour non-conformité à la Charte de l’environnement, a déposé un nouveau texte visant à réintroduire l’acétamipride, plus de 200 organisations, dont WWF, Greenpeace et la Confédération paysanne, ont appelé à un grand rassemblement de contestation aux abords de l’Assemblée. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon a déclaré : « on ne peut pas faire comme si une pétition n'avait pas réuni deux millions de signataires. Il faut aussi entendre l'inquiétude de ces Français qui nous ont alerté ». Une nouvelle pétition intitulée « Non, c’est non, Monsieur Duplomb ! » a été lancée et a réuni plus de 130 000 signatures en moins de dix jours. Quel sort démocratique lui sera réservé ?Invités :• Julien Dive, député apparenté « Droite Républicaine » de l’Aisne• Aurélie Trouvé, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis• Marthe Fatin-Rouge Stefanini, constitutionnaliste, juriste, directrice de recherche au CNRS Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Demain, la fin du vin ?  Lundi 9 février, Emmanuel Macron a inauguré le salon Wine Paris 2026. Rendez-vous majeur de la filière viticole, l’événement s’inscrit dans un contexte géopolitique et climatique particulièrement tendu pour le secteur. Les producteurs doivent composer avec une accumulation de crises : la consommation d’alcool en France a reculé de 13 % entre 2021 et 2023, tandis que le changement climatique et les tensions commerciales fragilisent les marchés. L’instauration de droits de douane américains de 10 % puis 15 % sur les alcools européens a entraîné une baisse de 7 % des exportations en 2024, selon les Douanes françaises. Face à cette situation, le Parlement européen a adopté, le 10 février 2026, un plan de soutien à la filière, prévoyant davantage de flexibilité pour l’arrachage des vignes afin de limiter les excédents. Bruxelles encourage également le développement du vin sans alcool, avec un étiquetage harmonisé pour les produits titrant moins de 0,05 % d’alcool. Si le texte doit encore être validé par le Conseil européen, Olivier Bernard, gérant du domaine de Chevalier à Léognan, alerte sur le caractère irréversible des arrachages, craignant une pénurie de vin à moyen terme. De son côté, Rodolphe Lameyse, le directeur général de Vinexposium, voit dans l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur une opportunité stratégique pour relancer les exportations vers le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay, grâce à la suppression de droits de douane, actuellement compris entre 20 et 27%. Quel avenir pour le vin français ? Invités :- Sandra Marsaud, députée « Ensemble Pour la République » de Charente- Jean-Marie Fabre, Président du syndicat des vignerons indépendants - Isabelle Bachelard, journaliste dégustatrice - En visioconférence : Vianney Castan, propriétaire du Château Saint-Louis La Perdrix, créateur de la cuvée « For sure »Les chroniques : « Le mot du jour » : VIN par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » : les grands travaux de Donald Trump par Laurent Guimier  LA QUESTION QUI FÂCHE / Mix énergétique : l’urgence doit-elle sacrifier le débat ?  Dans une interview accordée à la presse quotidienne régionale dimanche 8 février, Sébastien Lecornu a précisé la forme que prendra la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de la France, à l’horizon 2035. Invoquant « l’urgence » pour privilégier la voie réglementaire plutôt que législative, le Premier ministre a annoncé la publication, d’ici la fin de la semaine, d’un décret pour mettre en œuvre cette feuille de route. Cette décision intervient après l’échec de la proposition de loi du sénateur LR Daniel Gremillet, qui fixait les objectifs énergétiques du pays pour les dix prochaines années. Adopté en première lecture au Sénat fin 2024, le texte avait été rejeté par l’Assemblée nationale. Il prévoyait une part du nucléaire portée à 60 % du mix électrique d’ici 2030, puis à 50 % en 2050, impliquant la mise en service de 14 EPR 2. Les objectifs en matière d’énergies renouvelables avaient en revanche été abaissés à 33 %, contre 40 % initialement et 44 % exigés par la directive européenne RED III. La présidente du groupe RN, Marine Le Pen, a d’ores et déjà dénoncé « une faute lourde » dans le choix de recourir à un décret. Quel mix énergétique pour la France de demain ? Invités :- Jean-Luc Fugit, député « Ensemble Pour la République » du Rhône - Julie Laernoes, députée « écologiste » de Loire-Atlantique - Maxime Amblard, député « Rassemblement National » de la Meuse   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Intelligence artificielle et emploi : la révolution en marcheAvec la déferlante des outils d’intelligence artificielle (IA) générative – de ChatGPT à Copilot, en passant par Mistral ou Hugging Face – c’est toute l’organisation du travail qui se redessine. Outre-Atlantique, le géant de la tech Amazon a déjà annoncé le licenciement de 14 000 personnes « dans l’effectif des bureaux », soit 4% de ses 350 000 postes administratifs. Moins de trois ans après l’irruption de l’intelligence artificielle générative ChatGPT, ces outils se sont rapidement propagés dans la vie des Français. Certaines professions, notamment dans les secteurs tertiaire et administratif qui comprennent des tâches d’analyse et de répétition, se sentent menacées. Selon l'Organisation internationale du travail, un emploi sur quatre présente un risque d’exposition à l’IA générative. Si l’IA inquiète ces professions qui craignent une réorganisation des effectifs et une dénaturation des métiers, d’autres professions adoptent un ton plus optimiste, pointant des gains de temps et des économies, notamment dans les processus de recrutement des entreprises. Dans les milieux scientifiques, les outils numériques sont des aides essentielles vectrices de progrès. Une étude publiée dans la revue "The Lancet" met en avant la supériorité de l’IA lorsqu’il s’agit de dépister un cancer du sein via une mammographie. L’IA serait alors plus efficace que l’œil humain. Si en février 2025, Emmanuel Macron avait lancé un plan d’investissement massif pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle en France, aucun plan social d’envergure n’a encore été explicitement attribué à l’IA et les effets restent difficilement mesurables. Entre opportunités et inquiétudes, comment l'intelligence artificielle restructure-t-elle le marché du travail ? Invités :- Alexandre Sabatou, député « Rassemblement national » de l’Oise- François Kalfon, député européen socialiste- Isabelle Rauch, députée « Horizons et indépendants » de Moselle- Laurence Devillers, professeure en intelligence artificielle et chercheuse au CNRS « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Élections : radiographie du vote RN En vingt ans, la France a perdu 18 000 bars-tabacs. Une « recomposition silencieuse de l’infrastructure sociale des territoires » qui n’est pas sans lien avec la progression de l’extrême droite, selon une étude du Centre pour la recherche économique et ses applications. En croisant vingt ans de données sur les fermetures de ces établissements avec les résultats électoraux, le chercheur Hugo Subtil montre que ces disparitions sont « un marqueur et un accélérateur de la désagrégation des réseaux sociaux locaux ». Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement plus large de désertification commerciale, de retrait de l’État et d’allongement des distances domicile-travail. « Ce n’est pas la fermeture elle-même qui affecte immédiatement les comportements électoraux, mais l’effritement des conditions matérielles de la délibération » : « lorsque les lieux de sociabilité disparaissent, la politique devient un face-à-face entre l’individu isolé et les grands récits médiatiques, où les discours offrant des réponses simples disposent d’un avantage structurel » explique-t-il. Ce phénomène s’inscrit dans une progression continue du Rassemblement national : selon une étude Viavoice publiée le 30 octobre 2025, 54 % des Français se disent prêts à voter pour le parti « à l’avenir », soit une hausse de 11 points en un an, confirmant son ancrage dans l’opinion malgré les procédures judiciaires en cours visant Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du parti rémunérés par des fonds européens. Comment comprendre et expliquer ces dynamiques de vote pour l’extrême droite ? Invités :- Hugo Subtil, chercheur à l’université de Zurich, doctorant en économie - Mathieu Souquière, essayiste, expert associé à la fondation Jean-Jaurès - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion d’Ipsos-BVAChroniques : « La petite histoire dans la grande » : Jérôme Guedj, candidat mais pas trop par Anna Cabana« Quelle histoire ! » : Les JO, du rêve au casse-tête par Laurent Guimier    LA QUESTION QUI FÂCHE / Aide à mourir : le compromis est-il le bon ? Une semaine après le rejet du Sénat, la proposition de loi sur l’aide à mourir est revenue mercredi 4 février à l’Assemblée nationale. Portée par le député Olivier Falorni puis mise en chantier en 2022 par Emmanuel Macron, cette réforme sociétale majeure connaît un parcours législatif tumultueux du fait des perturbations politiques récentes depuis la dissolution. En commission des affaires sociales, les députés ont confirmé la création, sous conditions, d’un « droit à l’aide à mourir » consistant à « autoriser et à accompagner » un malade qui le souhaite à s’administrer une substance létale, ou à se la faire administrer par un médecin ou un infirmier, s’il n’est « pas physiquement en mesure de le faire ». La seconde lecture du texte commencera le 16 février et contrairement au Sénat, dominé par une droite plus conservatrice sur les sujets sociétaux, les députés se sont jusqu'ici montrés favorables à cette réforme en l'adoptant largement en juillet en première lecture (305 voix contre 199). Les critères définis par les députés pour encadrer l’accès à l’aide à mourir sont-ils suffisamment précis ? Invités :- Sandrine Rousseau, députée « les écologistes » de Paris  - Christophe Bentz, député « Rassemblement national » de Haute-Marne - Olivier Falorni, député « Les démocrates » de Charente-Maritime  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Cancers précoces : le nouveau fléau  La journée mondiale contre le cancer du 4 février est l’occasion de rappeler que le nombre de cancers augmente chaque année et a été multiplié par deux en vingt ans. En France, on estime que plus de 150 000 personnes succombent à la maladie chaque année. Les cancers les plus agressifs restent difficiles à traiter, ce qui rend la recherche, l’unité des équipes et le dépistage plus essentiels que jamais. Pour ces pathologies, les solutions thérapeutiques demeurent limitées, ce qui renforce l’urgence de la recherche. Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer rappelle également l’importance du dépistage. Essentiel pour détecter le cancer à un stade précoce et améliorer les chances de guérison, il reste pourtant peu pratiqué par les Français. Mercredi 4 février, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé un plan de dépistage généralisé du cancer du poumon. Un premier projet pilote débutera dès le mois de mars 2026 avec 20 000 personnes qui pourront « être dépistées de façon ciblée pour le cancer du poumon » avant la généralisation du dispositif, tout comme pour le cancer du sein, d’ici à 2030. Emmanuel Macron a annoncé reconduire le budget pour le plan de lutte contre le cancer à l’identique jusqu’en 2030 qui comprend la prévention, l’amélioration de la prise en charge des patients, mais aussi l’accélération de plusieurs dépistages et d’incitations à la recherche. Comment subvenir aux besoins de la recherche pour le dépistage des cancers précoces ? Invités :- Maya Gutierrez, oncologue médicale à l’AP-HP - Philippe Bergerot, Président de la Ligue contre le cancer - Fleur Breteau, fondatrice et porte-parole de « Cancer colère »Chroniques : « Le mot du jour » : CANCER par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » : Diplomatie, la France a réponse à tout ! par Laurent Guimier  LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il interdire les espaces « no kids » ?  En annonçant, le 8 janvier dernier, que sa nouvelle classe affaires Optimum n’acceptait pas les enfants, la SNCF a cristallisé un malaise latent. L’entreprise s’est rapidement défendue, parlant d’une maladresse marketing et rappelant que cette restriction existait déjà dans l’ancienne offre Business Première et ne concernait que 8 % des places. Toutefois, la polémique a ouvert le débat sur les espaces « no kid » (sans enfants) au moment même où la France affronte la situation inédite depuis 50 ans et inquiétante d’avoir plus de décès que de naissances. Dès le mois de mai 2025, la haut-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, avait alerté les acteurs du tourisme et des transports sur la montée de ces pratiques qui excluent explicitement les enfants. À l’époque, elle appelait déjà à une mobilisation collective pour éviter que ce modèle, encore marginal en France, ne s’installe durablement. En juin dernier, elle avait lancé le label « Le choix des familles », pour redonner aux enfants toute leur place dans la société. La tendance « no kids » reflète-t-elle une évolution dans les choix de vie et normes familiales ? Invités :- Constance de Pélichy, députée « LIOT » du Loiret- Gabrielle Cathala, députée « La France Insoumise » du Val-d’Oise  - Madeleine Meteyer, journaliste parentalité au « Figaro »  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Budget : les patrons contre-attaquent Après l’adoption du projet de loi de finances 2026 par 49.3, la contre-offensive des patrons s’organise pour dénoncer un budget qui, selon eux, marque la fin de la politique de l’offre de la dernière décennie. Deux mille cinq cents patrons se sont rassemblés sous la bannière du slogan « trop, c’est trop » contre un alourdissement de la fiscalité sur les entreprises. « On ne veut plus rester planqués dans nos tranchées à attendre de prendre des coups par des politiques qui considèrent les entreprises comme une variable d’ajustement que l’on peut ponctionner quand on en a besoin pour combler un déficit abyssal », explique Éric Mauny, président du groupe d’assurance April et cofondateur du mouvement. De son côté Patrick Martin, le président du Medef, s’oppose à la surtaxe sur les grandes entreprises reconduite en 2026 qui s’appliquera sur les 300 plus grandes entreprises hexagonales. Il a également tenté d’inclure dans les débats l’instauration d’un « CDI jeune », soit un contrat pouvant être rompu à tout moment par l’employé sur une période trois ans. La proposition étant écartée par Sébastien Lecornu, le Medef a décidé de boycotter la grande conférence sociale lancée par Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités. Pourquoi les patrons affirment-ils « trop, c’est trop ! » ? Invités :• Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint de l’OFCE• Philippe Coy, porte-parole et vice-président de la CPME en charge du commerce• Michel Picon, président de l’U2P En visioconférence : Sophie de Menthon, Présidente du mouvement patronal « Ethic »« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet« Quelle histoire ! » par Laurent Guimier LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il ouvrir le droit de vote aux étrangers ?  Les députés écologistes ont inscrit neuf propositions de loi au programme de leur journée d'initiative parlementaire du 12 février 2026. Parmi elles : la généralisation du droit de vote des étrangers aux élections municipales. Si ce scrutin local est actuellement ouvert aux citoyens européens, ce n'est pas le cas pour les résidents extra-communautaires. Aujourd'hui portée par la députée parisienne Léa Balage El Mariky, cette proposition de loi constitutionnelle a commencé son parcours législatif il y a 26 ans. Défendu par Noël Mamère en 1999, voté au Sénat, puis renvoyé en deuxième lecture au Palais Bourbon, le texte n’avait pas été reprogrammé à l’ordre du jour. Léa Balage El Mariky dit mener un « travail de conviction » affirmant que le droit de vote des étrangers aux élections locales est aujourd'hui autorisé par onze pays de l'UE, avec des effets positifs sur le vote des jeunes. En outre, tous les étrangers peuvent déjà participer aux élections professionnelles et syndicales. Néanmoins, pour être adopté, le texte doit être ratifié dans les mêmes termes que ceux de la version du Sénat. En cas d'adoption définitive au Parlement, la proposition de révision constitutionnelle doit être approuvée par la voie d'un référendum, ce qui serait inédit sous la Ve République. Quels sont les enjeux démocratiques derrière cette proposition de loi ? Invités :• Léa Balage El Mariky, députée écologiste de Paris• François Cormier-Bouligeon, député « Ensemble Pour la République » du Cher• Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L’écharpe et les tempêtes » (éditions de l’Aube) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Haro sur la malbouffe ! Selon les chiffres de l'Institut Montaigne de 2025, le surpoids concerne un adulte sur deux, et l’obésité, un adulte sur cinq. Les maladies liées à la mauvaise alimentation, telles que le diabète de type 2, l’hypertension ou les gênes respiratoires coûtent plus de 100 milliards d’euros par an. Tandis que les preuves de la nocivité des aliments ultra-transformés s’accumulent, l'alimentation relève autant d'un enjeu de santé que de finances publiques mais également de souveraineté agricole. Pour remédier à la hausse de l'obésité, plusieurs propositions sont à l'étude : rendre économiquement plus accessible une alimentation saine pour les ménages plus démunis, doubler la taxation sur la malbouffe, encadrer davantage la publicité et le marketing pour les aliments au profil nutritionnel défavorable. La députée "Ensemble Pour la République", Olivia Grégoire a décidé de s’attaquer à un angle mort au travers d'une nouvelle proposition de loi : la pédagogie alimentaire. Son objectif est de rendre l’éducation alimentaire obligatoire tout au long de la scolarité, dès la maternelle jusqu’au lycée, dans toutes les écoles de France afin de former les mangeurs, mais aussi les consommateurs, de demain. Alors que les enseignes de restauration rapide prolifèrent dans l'Hexagone, bien s’alimenter reste un défi pour beaucoup de Français. Comment éviter les produits nocifs pour la santé lorsque l'on a un pouvoir d'achat très restreint ? Invités :- Agnès Pannier-Runacher, députée « Ensemble Pour la République » du Pas-de-Calais- David Cormand, député européen écologiste- Rodrigo Arenas, député « La France Insoumise » de Paris- Olivier Andrault, chargé de mission alimentation et agriculture à l’UFC-Que Choisir Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Bétharram : la loi pour briser le silence  Désireux de briser le « climat d’omerta », les députés Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (LFI) ont déposé, mercredi 28 janvier 2026, une proposition de loi contre les violences et agressions sexuelles en milieu scolaire. Un texte qui arrive six mois après la fin de la commission d’enquête parlementaire dédiée à Bétharram, laquelle avait notamment conclu à un « défaut d’action » de l’ex-Premier ministre François Bayrou. La proposition de loi reprend une trentaine des recommandations du rapport publié en juillet par les députés. Outre la prévention des violences et le contrôle des établissements scolaires, la PPL ambitionne une forme de « reconnaissance solennelle par la Nation » des violences subies par les victimes, notamment via la création d’un fonds d’indemnisation contrôlé par l’Etat. La proposition a été reprise par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, qui annonce également la création d’un poste de « défenseur des droits des enfants ». Les collectifs de victimes soulignent, de leur côté, l’importance de la proposition : « Ce texte a le courage de demander à l’Etat d’affronter sa responsabilité », commente Constance Bertrand, porte-parole du collectif de Saint-Dominique de Neuilly-sur-Seine. « La proposition de loi va dans le bon sens et rappelle des choses fondamentales et pas encore appliquées », juge également Alain Esquerre, lanceur d’alerte à Bétharram. Cette nouvelle loi sera-t-elle suffisante pour mettre fin au fléau des violences scolaires ? Invités :- Paul Vannier, député « La France Insoumise » du Val-d’Oise- Clémence Badault, journaliste, co-autrice de « Le silence de Bétharram »- Wilfried Hulot, membre du collectif des victimes de Notre-Dame de Bétharram- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP« Le mot du jour » : OMERTA par Mariette Darrigrand  LA QUESTION QUI FÂCHE / Laits infantiles contaminés : à qui la faute ?  Depuis le 5 janvier 2026, un grand nombre de lots de laits infantiles des marques Nestlé, Lactalis, Danone sont retirés des points de vente et rappelés, car impropres à la consommation. Ils sont suspectés d'être contaminés par une bactérie dangereuse, la toxine céréulide, pouvant provoquer des troubles digestifs sévères et soupçonnée d'être à l'origine de la mort de deux nourrissons à Angers et à Pessac. Jeudi 28 janvier, l’association européenne de consommateurs « Foodwatch » aux côtés de huit familles a porté plainte, accusant les industriels et le gouvernement de ne pas avoir agi à temps dans cette affaire. Selon les plaignants, les fabricants de laits infantiles ont tardé à rappeler les lots suspects. L'association dénonce « des faits particulièrement graves puisque ces laits contaminés à la toxine céréulide sont souvent destinés à des nourrissons de moins de six mois », souligne-t-elle dans un communiqué. Si des enquêtes sont en cours, certains éléments semblent indiquer que Nestlé, le premier fabricant concerné, avait été informé du risque de contamination dès le mois de décembre, soit plusieurs semaines avant le premier rappel de produits. Pendant ce temps, les lots de lait infantile suspects « ont été vendus dans le monde entier » et ont « exposé les bébés à un risque pour leur santé », ajoute « Foodwatch ». Comment expliquer un tel manque de réactivité dans la gestion de cette crise sanitaire ? Invités :- Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine- Olivia Detroyat, journaliste au « Figaro »- Karine Jacquemart, directrice générale de « Foodwatch », autrice de « Les dangers de notre alimentation » (Payot) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Europe numérique : sous occupation américaine ? Depuis le 20 août 2025, sanctionné par l’administration Trump pour avoir « autorisé l’émission de mandats d’arrêts contre le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou », le juge français à la Cour pénale internationale Nicolas Guillou s’est vu imposer la fermeture brutale de ses comptes auprès d’entreprises américaines, comme Amazon, Airbnb et Paypal. Pour Aurore Lalucq, eurodéputée et présidente de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, ces sanctions et le manque de moyens pour lutter contre leurs conséquences traduisent l’ampleur de la domination numérique de l’Union européenne par les États-Unis. Moyens de paiement, logiciels bureautiques, réseaux sociaux... les outils américains font partie intégrante du quotidien de Français et des Européens. Cette dépendance s'étend désormais à la dernière révolution numérique : l'intelligence artificielle. « Entre 2017 et 2023, 70 % des modèles d'IA fondamentaux ont été développés outre-Atlantique, laissant l'UE loin derrière dans la compétition mondiale », alertait en 2024, Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne (BCE). Ce dimanche 25 janvier le ministre de la Fonction publique, David Amiel, a martelé : « Nous devons sortir progressivement de la dépendance aux outils américains et plus globalement non-européens », annonçant la généralisation d'ici 2027 d'une solution de visioconférence « 100 % française » au sein de l'administration. Que faire pour réduire notre dépendance numérique vis-à-vis des États-Unis ?Invités :- Clara Chappaz, ambassadrice pour le numérique et l’intelligence artificielle- Alice Vitard, journaliste à « L’Usine digitale » - Camille Boulenguer, directrice de l’Observatoire géopolitique du numérique et des technologies émergentes de l’IRISChroniques : « Les off de Lou » : Jordan Bardella, Marion Maréchal : le grand rapprochement ? par Lou Fritel« Quelle histoire ! » : Quand Sébastien Lecornu boude la grand-messe par Laurent Guimier    LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il armer la police municipale ? Selon un sondage Odoxa publié le 16 décembre 2025, la sécurité et la lutte contre la délinquance est en tête des préoccupations des électeurs. Dans ce contexte, la dotation des policiers municipaux en armes à feu, une demande des agents eux-mêmes, fait débat. Si certains élus sollicitent un armement obligatoire en catégorie B (pistolet et revolver) pour les agents de police municipale, le gouvernement maintient la réglementation en l’état : c’est aux collectivités de décider de l’armement ou non de leurs agents de police municipale. Sur 28 000 policiers municipaux en France, 4 500 postes de policiers municipaux restent non pourvus de l’autorisation d’un port d’armes. « Avoir une arme à la ceinture pour faire des contrôles routiers la nuit, ça rassure », estime Stéphane Poupeau, policier municipal à Tours et Président du Syndicat national de la sécurité publique. L’arme accroit-elle la crédibilité et la légitimité des policiers municipaux ? Invités :- Romain Eskenazi, député socialiste du Val-d’Oise- Michaël Taverne, député « Rassemblement National » du Nord - Jean-Marie Godard, journaliste spécialiste des questions de sécurité, co-auteur de « Sécurité : notre bien commun » (éditions de l’Aube) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À LA UNE / Réseaux sociaux : la France déconnecte ses ados ! Après les travaux de la commission d’enquête parlementaire portant sur les effets néfastes de Tiktok sur les mineurs, les députés ont adopté, lundi 26 janvier, l’article phare de la proposition de loi interdisant l’accès à un service de réseau social fourni par une plateforme en ligne aux mineurs de moins de quinze ans. Le texte, porté par la députée « Ensemble pour le République » Laure Miller, et soutenu par le gouvernement, prévoit toutefois d’exclure de l'interdiction certaines plateformes éducatives : « les messageries privées interpersonnelles », comme WhatsApp, ne sont pas non plus concernées, a précisé Laure Miller. La proposition de loi devra maintenant être examinée au Sénat. Si elle est adoptée définitivement, la France deviendra le deuxième pays au monde à se doter d'une législation restrictive pour les mineurs, après l'Australie, qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre 2025. Emmanuel Macron, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat, a salué « une étape majeure ». Plusieurs députés ont toutefois estimé que des contournements par les mineurs seraient inévitables et durant les débats, le député LFI Arnaud Saint-Martin a dénoncé « une forme de paternalisme numérique » et une réponse « simpliste ». Alors que la législation européenne prévaut, comment cette interdiction peut-elle concrètement s’appliquer ? Invités :- Laure Miller, députée « Ensemble Pour la République » de la Marne - Professeur Amine Benyamina, addictologue, chef du service psychiatrie et addictologie à l'hôpital Paul-Brousse Villejuif- Delphine Sabattier, journaliste à « B Smart »- En visioconférence : Arnaud Ducoin, père de PénélopeChronique : « La petite histoire dans la grande » : le moment Attal par Anna Cabana« Quelle histoire ! » : War Room : c’est moi le chef ! par Laurent Guimier    LA QUESTION QUI FÂCHE / ZFE : que cache le report du vote ? Lundi 26 janvier 2026, Le ministre des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a annoncé le report du vote sur la loi de simplification de la vie économique en raison du « blocage » persistant à l’Assemblée autour de la suppression controversée des zones à faibles émissions (ZFE), ces zones où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte. En juin 2025, à l’initiative du parti Les Républicains et du Rassemblement national, l’Assemblée nationale avait intégré la suppression des ZFE. Toutefois, en raison de l’opposition qui perdure au sein du camp présidentiel concernant la remise en cause totale de l’une des mesures phares du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, l’adoption du texte en l’état était en réalité incertaine. « Plutôt que d’envoyer un texte au casse-pipe à l’Assemblée nationale », le gouvernement va tenter de trouver un compromis en amont d’un vote définitif du texte, a justifié Laurent Panifous sur LCP. L’exécutif espère éviter la suppression sèche du dispositif sanitaire mis en place dans certaines métropoles en 2019 puis étendu en 2021, à Paris et à Lyon. Quels arbitrages ont motivés ce report ? Invités :- Anne-Laure Blin, députée « Droite Républicaine » du Maine-et-Loire- Julie Laernoes, députée « les écologistes » de Loire-Atlantique  - Stéphanie Dépierre, journaliste LCP Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
loading
Comments 
loading