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Musicien d'Eglise
Musicien d'Eglise
Author: Sibbecai
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© Sibbecai
Description
Bienvenue dans « Musicien d’église », le podcast qui chaque semaine donne la parole aux musiciens de nos églises, entre foi, service, technique et spiritualité.
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29 Episodes
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"Si tu veux que les gens changent, le changement doit commencer par toi."Dans cet épisode de Musiciens d’Église, Sibbecaï explore une dimension souvent négligée dans le monde des musiciens d’église : le leadership.Dans la culture francophone, le leadership est souvent confondu avec l’autorité, le management ou la position hiérarchique. Pourtant, le leadership ne consiste pas simplement à diriger ou à gérer une équipe. Il s’agit avant tout d’influencer les personnes autour de soi.Or, le musicien exerce déjà une influence. Par la musique, les paroles chantées et l’atmosphère créée, il peut transformer l’état d’esprit d’une assemblée : des personnes qui discutaient deviennent attentives, certains commencent à chanter, d’autres à prier. Le musicien participe donc à impulser un changement spirituel et émotionnel.Contrairement au management, qui cherche principalement à maintenir la stabilité et les processus, le leadership vise à provoquer un changement, à aligner les personnes autour d’une vision et à développer une culture commune.En s’appuyant sur les travaux de John Maxwell, l’épisode présente les cinq niveaux du leadership :La position : les gens suivent parce qu’ils y sont obligés.La permission : ils suivent parce qu’ils le veulent, grâce à la relation et à la confiance.La production : ils suivent à cause des résultats visibles.Le développement des personnes : le leader forme d’autres leaders.Le pinacle : l’influence devient inspirationnelle et dépasse la relation directe.Le leadership ne se construit pas par le titre, mais par la crédibilité, l’exemple et la capacité à investir dans les autres. Il nécessite de développer la confiance, de travailler sur soi-même, de produire des résultats et d’aider les autres à grandir.L’épisode rappelle également une distinction essentielle : l’influence n’est pas la manipulation. La différence réside dans l’intention, la transparence et la liberté laissée aux personnes. Un véritable leader agit pour le bien des autres, et non pour son propre intérêt.Finalement, chaque musicien est invité à se poser une question simple : quelle est l’influence réelle que j’exerce autour de moi ?Car au-delà du talent musical ou du poste occupé, l’enjeu est d’utiliser l’outil que Dieu a placé entre nos mains — la musique — pour impacter les personnes et les aider à grandir.Rejoins nous sur Instagram @musiciendeglise
« Je ne suis pas passionné de basse, je suis passionné de musique. »Kevin Polissaint est bassiste, directeur musical et passionné de musique avant tout. Né dans une famille haïtienne en France, il grandit à l’église et découvre très tôt l’univers musical sans jamais imaginer que cela pourrait être pour lui. Pour Kevin, la musique était « un autre monde », un langage inaccessible… jusqu’au jour où une camarade de classe joue de la guitare après seulement deux semaines d’apprentissage. Ce déclic change tout : s’il est possible pour elle, alors c’est possible pour lui.Il commence par la guitare acoustique, apprend en autodidacte via YouTube, l’écoute et le relevé de morceaux. Rapidement, son oreille est attirée par la basse. À 12-13 ans, il demande son premier instrument et s’engage pleinement dans la musique d’église, pour l’église. Sans cours formels, il progresse grâce aux conseils d’anciens, aux répétitions, aux réunions du samedi matin, et surtout à la pratique constante en contexte réel.Kevin insiste sur un point fort : l’église est un des meilleurs centres de formation musicale. Elle forge l’oreille, l’adaptation, la capacité à jouer sans partition, à comprendre rapidement une structure harmonique et à accompagner une assemblée. Très jeune, il intègre les équipes, joue avec la jeunesse, puis commence à être sollicité dans d’autres églises et séminaires.Son vrai tournant arrive lorsqu’il quitte son cadre haïtien très orienté compas pour rejoindre un environnement gospel plus exigeant. Là, on lui demande d’observer avant de jouer. Pendant plusieurs mois, il regarde, analyse, comprend les intentions musicales. Cette étape transforme sa vision : il ne s’agit plus seulement de jouer des notes, mais de comprendre ce que la musique veut produire comme atmosphère et émotion.Kevin développe alors une écoute analytique : basse, batterie, piano, guitare, intentions, espace sonore. Il se définit davantage comme passionné de musique que comme simple bassiste. Il travaille surtout par l’écoute : un groove le touche, il prend sa basse pour l’intégrer dans son jeu. Ce n’est pas la discipline mécanique qui le motive, mais l’émotion musicale.Sur l’évolution de la musique dans l’église, Kevin est lucide. Il se réjouit de voir plus de jeunes musiciens, mais constate aussi une perte de richesse culturelle et harmonique. Selon lui, beaucoup d’églises peinent à attirer des musiciens parce qu’elles ne font plus rêver : pas de répétitions, mauvaise sono, peu de structure. Les musiciens vont là où il y a une vision, du matériel, des ears, des séquences et une vraie préparation.Il aborde aussi le lien profond entre musique et spiritualité. Pour lui, la musique n’est jamais neutre : elle transporte toujours quelque chose. La louange n’est pas seulement un moment, mais un style de vie. Ce que tu joues doit être cohérent avec ce que tu vis.Pour Kevin, un musicien d’église est quelqu’un de conscient de sa responsabilité : les gens ne doivent pas repartir comme ils sont venus. Cela implique une préparation musicale, mais aussi personnelle et spirituelle.Enfin, son conseil clé pour les jeunes : avoir l’audace d’aller vers les anciens, gagner du temps par la transmission. Et pour les plus expérimentés : ouvrir la porte, coacher, transmettre, pour que l’œuvre continue et que la génération suivante soit mieux équipée que la précédente.Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise
« Notre mission, c’est d’être un pont entre les anciennes générations et les outils d’aujourd’hui. »Jonathan Valentin, alias John V, est pianiste, compositeur et directeur musical, fils du pasteur Valentin. D’origine haïtienne, il grandit littéralement dans l’église, où il touche ses premières notes dès l’âge de 4 ou 5 ans. À l’époque, il n’y a même pas de musiciens : tout se fait a cappella. Un jour, sa mère l’entend jouer une petite mélodie au piano et décide qu’il jouera le dimanche suivant à l’église. C’est le début d’une vocation.Il commence sur l’orgue avant le piano, avec pédalier. Très tôt, son père décèle son potentiel et l’inscrit au solfège. Même si la théorie semble d’abord éloignée de la pratique de l’église, elle lui donnera plus tard un énorme avantage : comprendre le langage musical, communiquer avec d’autres musiciens, structurer son jeu et ses arrangements.Son évolution passe aussi par les rencontres. Grâce à son frère et à des musiciens comme Clark, il découvre les fat chords, les transitions, les couleurs harmoniques et développe une vraie oreille gospel. Ensuite, il élargit son univers avec le compas, le zouk, le R&B et la production musicale en studio. Avec ses cousins du groupe Original H, il apprend la MAO, le clic, la quantisation et la rigueur du studio, très différente du live.À l’église, John V n’est pas seulement pianiste : il devient directeur musical. Il prépare les morceaux, les séquences Ableton, les structures, les intros, les transitions, les cues. Comme il joue souvent seul, la technologie devient pour lui un moyen de créer une “band” virtuelle avec basses, guitares et pads.Il distingue clairement deux choses : bosser ses chants pour le dimanche et bosser son instrument. Le premier consiste surtout à écouter, relever et structurer. Le second, c’est se confronter à des morceaux difficiles, décortiquer chaque accord, chaque mouvement, jusqu’à “se faire mal à la tête” pour progresser.Sur le plan humain et spirituel, John V parle sans filtre. À une période de sa vie, après une faute personnelle, on lui interdit de jouer à l’église. Pour lui, c’est violent : on lui enlève ce qui le faisait venir. Il s’éloigne alors de l’assemblée. Mais ailleurs, il découvre une autre approche : accompagner sans écraser, restaurer sans priver de service. Cette étape lui fait comprendre que venir à l’église uniquement pour jouer ne suffit pas, mais que la musique peut être un pont vers quelque chose de plus profond.Aujourd’hui, avec sa femme Alisson, il voit leur ministère comme un pont entre générations, entre traditions et technologies. Leur but : servir, élever le niveau musical, garder l’âme gospel tout en utilisant les outils modernes pour toucher l’assemblée.Pour John V, un musicien d’église, c’est avant tout quelqu’un de passionné, travailleur, qui veut progresser et servir. La musique n’est pas juste une performance, c’est un moyen de connecter, d’inspirer et d’emmener l’église plus loin.Rejoinds nous sur instagram @musiciendeglise
« Il y a deux choses à savoir sur moi : j’aime Jésus et je suis haïtien. »Dans cet entretien, Moïse CHERY — alias Shad MC — retrace son parcours de musicien autodidacte, chanteur, multi-instrumentiste et chef de chœur actif depuis près de trente ans dans le gospel urbain. Issu d’une famille haïtienne où la musique et la foi se mêlent intimement, il raconte ses débuts à l’église, ce premier chant qui a été un déclic spirituel et artistique : la « lumière » qui s’allume et lui révèle sa vocation.Son apprentissage a été exigeant : sans solfège ni Internet, il a appris « note par note », en s’entraînant deux heures par jour, façonnant une oreille et une discipline qui deviendront ses plus grandes forces. Être autodidacte, dit-il, c’est apprendre à s’arracher, à développer une sensibilité unique.Très attaché au collectif, Moïse insiste sur l’importance du partage : la musique ne vit que si elle est transmise. C’est ce qui l’a conduit à créer des groupes, enseigner la musique et diriger des chorales — par passion pour les gens, pas pour la gloire. Il raconte notamment avoir donné des cours à La Courneuve pendant dix ans, y compris à des artistes comme Amel Bent.Sa vision du « musicien d’église » est claire : c’est celui dont le ministère est consacré à l’adoration. Mais il reconnaît aussi la tension entre service spirituel et réalité économique. Ayant lui-même été intermittent du spectacle, il aborde sans détour la précarité des artistes chrétiens : selon lui, il n’existe pas encore de véritable « économie gospel » en France. Pour que la musique chrétienne progresse, il faut créer une industrie, rémunérer équitablement les musiciens, et repenser le rapport de l’Église à l’argent : « Tout travail mérite salaire ».Il plaide pour une mentalité nouvelle, où payer un musicien n’est pas une offense à la foi mais une façon concrète de le bénir. L’église, dit-il, devrait être gérée aussi sérieusement qu’une entreprise : budgets, salaires, investissements, tout en gardant la spiritualité au centre.Spirituellement, il témoigne d’un moment marquant : une femme chantant « mal » mais avec un cœur pur, qui lui a révélé ce qu’est la vraie adoration. Pour lui, la technique ne doit jamais éclipser la dimension spirituelle : « Tu peux être très technique et ne toucher personne, mais une seule note ointe peut te faire tomber. »Il conclut avec humilité et lucidité : servir Dieu dans la musique, c’est un appel exigeant. Il aurait aimé qu’on le prévienne plus tôt de la difficulté du chemin — la solitude, les critiques, les luttes — mais il persévère, convaincu que la foi et la musique ne font qu’un chemin.rejoins nous sur instagram @musiciendeglise
"Tu peux faire beaucoup… sans faire ce qui compte vraiment."Dans cet épisode, Sibbecai partage son parcours de musicien d’église et une réflexion profonde qui a transformé sa manière de servir : apprendre à “choisir la bonne part”.Il raconte comment il a commencé très jeune le piano pour servir à l’église. Au départ, son objectif était clair : accompagner le culte. Cette vision l’a fait progresser rapidement. Puis, avec le temps, l’oreille s’est développée, la technique aussi, et il a fini par jouer sans vraiment se préparer. Tout semblait fonctionner… mais intérieurement, il stagnait.Petit à petit, le service est devenu une routine. Jouer le dimanche a remplacé le travail personnel. Il ne progressait plus, répétait les mêmes accords, les mêmes chants. Comme tout le monde était satisfait, il n’y avait aucune raison apparente de se remettre en question. Il a alors commencé à se cacher derrière de bonnes excuses : manque de temps, engagements, travail, famille, projets musicaux, activisme dans l’église.Le problème, explique-t-il, c’est que la vie ajoute toujours des choses, mais rien ne s’enlève tout seul. Sans décision claire, on finit occupé sans être productif.Il s’appuie ensuite sur l’histoire biblique de Marie et Marthe : Marthe est agitée par beaucoup de choses, mais Marie choisit l’essentiel. De là naît cette idée forte : être actif ne veut pas dire être efficace. On peut faire beaucoup sans faire ce qui compte vraiment.Dans les églises modernes, surtout petites ou moyennes, on veut souvent tout faire : musique, vidéo, réseaux sociaux, son, lumière, communication, live, esthétique… Mais peu de personnes portent énormément de responsabilités. Résultat : on court partout, on s’épuise, et parfois on néglige l’essentiel : la transformation des vies.Il introduit la loi de Pareto : 20 % des efforts produisent 80 % des résultats. La vraie question devient alors : sur quoi devons-nous réellement investir notre énergie ? Une vie transformée a plus d’impact qu’un beau post Instagram. Un musicien qui travaille ses bases a plus d’impact que quelqu’un qui imite mal les tendances.À travers l’image de David et Goliath, il rappelle qu’il ne faut pas porter l’armure des autres. Ce ne sont pas les outils qui font la différence, mais la personne qui les utilise. Ce n’est pas le micro qui fait la voix, ni le clavier qui fait le pianiste.Enfin, il invite chaque musicien et serviteur à revenir à l’essentiel : chercher premièrement le royaume de Dieu, placer ses efforts au bon endroit, travailler avec intention, et choisir ce qui transforme plutôt que ce qui impressionne.👉 Choisir la bonne part, c’est arrêter de courir partout et commencer à construire en profondeur.Rejoins-nous sur instagram @musiciendeglise
« Le piano, ce n’est pas qu’un instrument : c’est une langue. »Dans cet épisode, Didier NEMORIN – pianiste, musicien d’église et cofondateur d’une école de formation musicale (Gospel Evolution) – partage un témoignage profondément ancré à la fois dans la musique et dans la foi. Issu d’une famille très mélomane, il baigne dans la musique depuis l’enfance, entre une mère chanteuse gospel et un entourage proche de musiciens chevronnés. Très tôt, il développe une sensibilité musicale forte, davantage par l’oreille et l’observation que par la lecture.Son parcours est marqué par une relation conflictuelle avec le solfège, souvent assimilé à tort à la seule lecture de partitions. Cette difficulté l’amène à s’éloigner du piano pendant plusieurs années, au profit du sport. Pourtant, l’instrument ne le quitte jamais vraiment. Le déclic survient lorsqu’il est appelé presque par surprise à jouer à l’église. Malgré ses doutes et son sentiment d’illégitimité, il accepte et se lance, apprenant sur le tas, cherchant seul, puis se formant progressivement grâce à son frère Derrick, qui devient son principal mentor.Didier raconte comment cette transmission fraternelle accélère sa progression et l’amène à des expériences musicales variées : groupes, concerts, arrangements, collaborations artistiques. Mais au-delà de la technique, c’est sa vision spirituelle de la musique qui marque profondément l’épisode. Pour lui, la musique n’est pas neutre : le son traverse les barrières du cerveau et agit directement sur les émotions et même sur la prise de décision. Le musicien devient alors un messager, conscient d’un impact qui dépasse largement la performance musicale.Il explique l’importance de la préparation spirituelle avant de jouer, notamment en confrontant les paroles chantées à sa propre vie. Il insiste sur la cohérence entre ce que l’on joue, ce que l’on vit et ce que l’on transmet. Selon lui, le son communique parfois plus que les mots, et la musique participe à des réalités spirituelles invisibles, notamment dans certains contextes missionnaires.Didier développe également une approche originale de l’apprentissage musical : la musique est une langue. Comme une langue parlée, elle peut s’apprendre par l’écoute, l’imitation et l’expression personnelle, avant même la lecture. Cette révélation change radicalement son rapport au piano et devient la base de sa pédagogie.C’est cette conviction qui conduit Didier et son frère à fonder une école de formation, après un véritable appel spirituel qui les pousse à quitter des situations professionnelles stables. Leur objectif : lever une génération de musiciens et d’adorateurs formés, intentionnels, alignés spirituellement et musicalement.Enfin, Didier déconstruit une idée très répandue dans le milieu chrétien : le « don de la musique ». Pour lui, la Bible ne parle pas de don musical, mais de talents à développer par le travail, la discipline et la persévérance. Le vrai talent, selon lui, réside dans l’amour profond pour la musique et la fidélité dans le processus.Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise
« La prière est l’ADN du chrétien, mais la musique reste un art qui se travaille. »Dans cet épisode de Musiciens d’Église, Bradley J. Mutter partage avec authenticité son parcours, sa vision du ministère musical et les réalités concrètes du rôle de musicien et de directeur musical dans l’Église.Issu d’une famille de musiciens, Bradley découvre la musique très tôt par le chant choral, avant de commencer par les percussions puis de tomber amoureux du piano à l’âge de 11 ans. Autodidacte à l’oreille, il raconte comment il a reproduit ses premières intros sans aucune formation, avant de compléter son apprentissage par des études en musicologie afin de devenir un musicien “complet”, capable de jouer, lire, écrire et arranger.Il explique en profondeur son rôle de directeur musical : la préparation spirituelle par la prière, la compréhension de la vision du worship leader, l’écoute attentive des chants, le travail de structure, de tempo et d’arrangements, puis la transmission claire à l’équipe. Pour lui, une bonne préparation musicale est indispensable afin de distinguer une simple performance d’un véritable culte rendu à Dieu.Bradley insiste sur un point central : on ne peut pas être pleinement dans le spirituel si la musique n’est pas maîtrisée. Il dénonce le manque d’anticipation fréquent dans certaines églises, notamment lorsque les listes de chants arrivent trop tard, ce qui empêche un travail artistique et spirituel de qualité. Selon lui, l’idéal serait une planification sur un mois pour permettre à tous, débutants comme confirmés, de progresser ensemble.L’épisode aborde aussi des sujets sensibles comme les changements de tonalité de dernière minute, souvent sous-estimés par les leaders, la méconnaissance du travail technique des musiciens, et le besoin urgent de formation musicale dans l’Église. Bradley rappelle que la prière est l’ADN de tout chrétien, mais que la musique reste un art qui demande rigueur, discipline et compétence.Enfin, il partage sa vision de l’encadrement des équipes : dialoguer, adapter les exigences au niveau de chacun, challenger sans briser, former sans décourager. Pour lui, le rôle d’un leader musical est autant pastoral qu’artistique. Il conclut en exhortant les jeunes musiciens à se concentrer d’abord sur leur relation avec Dieu, puis à travailler sérieusement leur instrument, en s’entourant de personnes plus fortes qu’eux pour grandir.Rejoins nous sur instagram @MusicienDEglise
« Un simple “comment tu vas ?” peut transformer toute une louange. »Dans cet épisode, Sibbecaï partage cinq fondements essentiels pour faire grandir la louange et le service musical à l’église.1. Approfondir sa relation avec Dieu La qualité de notre musique est le reflet direct de la qualité de notre intimité avec Dieu. L’excellence technique ne suffit pas : sans relation personnelle, notre musique sonne vide. Dieu ne veut pas que nous vivions la foi par procuration mais qu’Il se manifeste personnellement dans nos vies. Chercher Dieu chaque jour, méditer Sa Parole en profondeur, étudier le contexte biblique, utiliser les concordances et prier pour recevoir une révélation du Saint-Esprit sont des clés pour vivre une foi vivante et authentique.2. Travailler son instrument La musique est un langage. Sans pratique, on bégaie musicalement. Plus nous maîtrisons notre instrument, plus nous pouvons transmettre clairement ce que Dieu met sur notre cœur. Le service musical est présenté comme un sacrifice sur l’autel : il doit être le meilleur possible. Cela implique humilité, curiosité, formation continue et parfois l’accompagnement d’un mentor.3. Renforcer la fraternité dans l’équipe L’église est une famille, pas seulement un groupe de musiciens. À travers un témoignage fort, Sibbecaï montre comment une simple question sincère : « Comment tu vas ? » peut transformer une atmosphère de lourdeur en une louange puissante. En partageant leurs fardeaux, les musiciens ont vu leur service prendre une toute autre dimension. S’intéresser réellement aux autres, prier ensemble, créer des binômes spirituels et se soutenir au-delà du dimanche est indispensable.4. Planifier et se préparer Le culte ne devrait jamais être une surprise. Les répétitions ne sont pas faites pour découvrir les chants mais pour mettre en commun le travail personnel de chacun. Se préparer en amont, structurer son temps, utiliser des outils de partage, établir des listes de chants récurrents : tout cela permet d’éviter de repartir à zéro et de viser l’excellence.5. Transmettre et faire des disciples Un musicien qui ne transmet pas est comparé à un musicien égoïste. La musique est faite pour être partagée. Peu importe ton niveau, tu as toujours quelque chose à transmettre : ton expérience, ta foi, ce que Dieu t’a appris. Trouver au moins une personne à accompagner régulièrement, partager ses découvertes et ses combats, c’est ainsi que l’héritage spirituel se multiplie.
« On sert un Dieu parfait… avec des hommes imparfaits. »Dans cet échange, Davidson Brene raconte son parcours de musicien d’église, depuis son enfance jusqu’à aujourd’hui. Issu d’une famille profondément musicale — un père guitariste, une mère cheffe de chœur — il grandit littéralement entouré d’instruments. Très jeune, il commence à jouer à l’église, d’abord pour l’école du dimanche, avant de se diversifier entre piano, batterie, basse et d’autres instruments, qu’il apprend principalement en autodidacte. Davidson explique que son église lui a inculqué très tôt une vision exigeante du service : jouer n’était pas juste jouer, mais répondre à un appel spirituel. Cela a fortement influencé ses choix de vie, notamment ses fréquentations, ses comportements ou la manière dont il gère son rapport au monde. Pourtant, ce qu’il vivait enfant comme une évidence est devenu plus difficile à l’adolescence, quand les influences extérieures ont commencé à se confronter à la rigueur du ministère.Sa compréhension du service a évolué récemment. Il explique qu’il a mis du temps à comprendre que « jouer pour Dieu » ne signifie pas simplement jouer de la musique chrétienne, mais servir les gens. Selon lui, c’est en les aidant à entrer dans une ambiance spirituelle propice que Dieu est glorifié. Cette révélation a complètement transformé sa manière de se préparer pour un culte : plus de prière, plus de méditation, plus d’écoute de Dieu, mais aussi une recherche d’une cohérence musicale fine. Il raconte comment la pertinence des sons (pads, brasses, bells, pianos) doit aligner atmosphère spirituelle et direction du culte.Davidson partage aussi sa routine musicale, moins intense qu’avant à cause des responsabilités d’adulte, mais encore rythmée par des séances de pratique, de relevés et de recherche de nouvelles sonorités. Il évoque également son expérience dans le milieu séculier, où il a accompagné des artistes ; une expérience enrichissante, qui professionnalise, pousse à la rigueur et offre de nouveaux défis.L’entretien aborde ensuite les difficultés rencontrées à l’église : manque de moyens techniques, manque de formation, incompréhensions, excès de zèle mal accompagné… mais aussi les joies uniques, comme voir des personnes touchées spirituellement par la musique. Il insiste : le ministère n’est pas un rêve facile, il expose à l’ingratitude, aux critiques, à la fatigue. Mais rien ne vaut le fait de voir que des vies peuvent être impactées par ce que l’on joue.Son conseil à ceux qui veulent se lancer : comprendre bibliquement ce qu’est réellement le service, chercher Dieu, connaître les réalités du ministère, et accepter que servir implique amour, pardon, maîtrise de soi et sacrifice. Selon lui, la musique a un pouvoir spirituel réel — un pouvoir qu’il ne faut pas sous-estimer.rejoins-nous sur instagram @musiciendeglise
« J’ai été un serviteur non-suiveur : je servais Dieu plus que je ne le suivais. »Manu Ange GUEHI raconte son parcours de batteur, né d’un désir viscéral de jouer dès l’enfance, au point de « taper des rythmes sur sa tête » avant même d’avoir une batterie. À 7 ans, il joue déjà avec les adultes à l’église, ce qui forge très tôt son sens de l’écoute et sa capacité d’adaptation. Son premier grand bouleversement arrive lorsqu’il découvre d’autres musiciens et d’autres églises lors de la Marche pour Jésus : il réalise alors l’immensité du paysage musical chrétien et rencontre des artistes qui élèvent son niveau d’exigence.Son développement repose sur une méthode atypique : progresser sans batterie à la maison, uniquement grâce à l’écoute active et passive de morceaux qu’il savoure puis imprime dans sa mémoire. Les rencontres, les sheds, les concerts et les groupes comme Sentinel Crew, Kenny Brann ou Hansapraise deviennent des accélérateurs décisifs. Chez Hansapraise, il découvre la direction musicale, un rôle qui demande autant de maîtrise globale que de sens relationnel, et qui l'oblige à dépasser son instrument pour comprendre l’ensemble du système musical.Son expérience dans de nombreuses églises transforme aussi sa vision du service : il observe, note ce qui fonctionne ailleurs, et ramène dans son église des améliorations concrètes comme l’accueil, l’affichage des paroles ou la structuration du culte. Cette démarche l’amène à comprendre la différence entre servir Dieu et suivre Dieu. Il confesse avoir été longtemps un « serviteur non-suiveur », trop centré sur l’activisme musical, jusqu’à ce qu’un changement d’église l’amène à redécouvrir l’importance de venir d’abord pour adorer et recevoir, pas seulement pour jouer.Manu analyse aussi l’évolution de la musique chrétienne : le minimalisme, les normes imposées par les formats courts, la mondialisation des styles, les arrangements parfois uniformisés, et l’illusion que certaines structures seraient « la règle ». Pour lui, la louange ne doit jamais devenir un produit industrialisé, ni un cadre qui empêche la créativité ou la diversité culturelle.Il conclut en avertissant les musiciens : se former tôt, rester humbles et ne jamais laisser le talent masquer la vie spirituelle. Le service ne définit pas la qualité du chrétien ; c’est l’amour de Dieu qui doit nourrir le service, pas l’inverse.Rejoins-nous sur instagram: musiciendeglise
Dans cet épisode inspirant, Sébastien Pinel, musicien engagé et responsable de louange, partage son parcours musical et spirituel marqué par la passion, la persévérance et la foi. Élevé dans une famille chrétienne, il découvre très tôt la musique au sein de réunions familiales quotidiennes. Autodidacte au départ, il entre dans le service musical à 16 ans, propulsé derrière le piano presque par hasard. Il confie avoir appris grâce à l’aide de Dieu, de quelques musiciens et surtout d’une prière puissante adressée à Dieu : « Si tu m’apprends à jouer, je te servirai aussi longtemps que tu veux. »Il insiste sur la distinction fondamentale entre un musicien professionnel et un musicien chrétien : pour lui, l’objectif n’est pas d’exceller techniquement, mais de toucher le cœur de Dieu à travers son instrument. Le musicien d’église est un lévite, un serviteur mis à part, appelé à allier compétence musicale et vie spirituelle profonde.Sébastien évoque également son passage par le conservatoire à 30 ans, une démarche musicale plus que technique. Il explique comment la formation musicale lui a permis de dépasser un plafond de verre dans son jeu. Il valorise le travail collectif, la vision commune et l’importance de la préparation spirituelle autant que musicale.En tant qu’ancien responsable de louange, il raconte ses choix basés sur le cœur et non uniquement sur le talent, afin de construire un collectif uni. Il met en garde contre le burn-out dans l’église et recommande de savoir s’arrêter, se ressourcer, revenir à ses premières œuvres.L’épisode se termine sur un appel fort : transmettre la passion musicale aux jeunes, valoriser la formation, et ne jamais oublier pour qui et pourquoi on joue : pour Dieu, avec intégrité, humilité et foi.Rejoins nous sur Intagram @musiciendeglise
« L’unisson d’un groupe commence bien avant la répétition : il commence dans la vision commune. »Dans cet épisode, Sibbecaï explore en profondeur la notion d’harmonie, autant musicale que spirituelle, relationnelle et organisationnelle. Il part d’une réflexion linguistique : certains mots désignent des réalités concrètes, d’autres des concepts interprétés par chacun. Pour lui, l’harmonie appartient clairement à cette seconde catégorie, car chacun en a une compréhension personnelle.Il retrace ensuite l’apparition de l’harmonie dans l’histoire de la musique : longtemps centrée sur la mélodie, la musique n’a vraiment intégré les superpositions de lignes musicales qu’au Moyen Âge, donnant naissance à la nécessité d’organiser les sons ensemble.Cette recherche le conduit à un passage biblique clé : 2 Chroniques 5:11-14. Le texte mentionne musiciens et chanteurs « s’unissant d’un même accord ». En étudiant le terme hébreu shama, il souligne que ce mot ne signifie pas seulement “entendre”, mais aussi écouter, apprendre, comprendre, s'accorder. Il en déduit que l’harmonie décrite ne renvoie pas seulement à l’unisson, mais à un ensemble de sons différents organisés de manière équilibrée. Pour lui, la présence de 120 trompettes, d’un grand nombre de voix, de harpes, de luths et de cymbales rend improbable un simple unisson, mais suggère bien un travail harmonique complexe.Sibbecaï élargit alors le concept : l’harmonie dans un groupe de louange ne se limite pas aux accords, mais englobe l’écoute mutuelle, la relation, la vision partagée, la culture musicale commune, l’organisation et l’engagement personnel. Sans valeurs communes, langage partagé et préparation sérieuse, le groupe crée de la dissonance, non de la musique cohérente.Il souligne aussi qu’avant l’harmonie collective, il faut une harmonie intérieure. Sans cohérence entre nos actes, nos valeurs et notre appel, nous produisons de la dissonance personnelle — un frein au service musical. Étudier la Parole, se connaître soi-même et comprendre son ministère permettent de s’aligner intérieurement.En développant ce thème, il rapproche l’harmonie de l’unité, et lit Ephésiens 4 pour montrer que l’unité requiert humilité, douceur, patience, amour, maturité et service orienté vers l’édification du corps de Christ. Les dons, ministères et rôles dans l’Église n’ont de sens que s’ils contribuent à faire grandir les autres et à former un corps bien coordonné.Enfin, il conclut que l’harmonie musicale découle naturellement d’une harmonie relationnelle, organisationnelle, spirituelle et personnelle. Quand chacun connaît sa place, écoute les autres et avance dans la même direction, un nouveau son se crée, celui du groupe et non des individualités.
Dans cet épisode du podcast « Musiciens d’Église », Johan Marceny raconte son parcours authentique et inspirant. D’origine antillaise, fils de musicien (son père jouait de l’accordéon), Johan a grandi avec une passion pour la batterie. Pourtant, c’est le piano qu’il finit par adopter, presque par contrainte : son père, excédé par le bruit des « batteries en carton » que Johan fabriquait enfant, lui propose un piano. Johan accepte, et c’est ainsi que naît sa vocation.Autodidacte, il apprend sans solfège, à l’oreille, aidé par des amis comme « Ray Charles », qui l’initient aux premiers accords. Johan partage ses débuts chaotiques, comme sa toute première expérience en tant que pianiste principal à l’église, où il se retrouve propulsé sur scène sans préparation — un moment de stress intense, mais formateur.Il souligne la différence entre jouer techniquement et jouer avec le cœur. Pour lui, la musique d’église ne peut se réduire à une performance : elle doit être un acte d’adoration. Il évoque ces moments rares mais puissants où il sent une connexion spirituelle profonde pendant qu’il joue — des instants où ses yeux se ferment et son cœur parle à Dieu.Johan parle aussi de discipline : bien qu’il ne soit pas programmé tous les dimanches, il se prépare quand même, se tient prêt, étudie les listes de chants, pour pouvoir servir si besoin. Il insiste sur l’importance de la constance, de la sincérité, et même du mode de vie : pour lui, un musicien d’église devrait avoir une vie alignée avec ce qu’il joue.Le débat aborde ensuite des questions plus larges : faut-il être entièrement consacré pour être musicien d’église ? Peut-on jouer de la musique « séculière » (hors du cadre spirituel) sans compromettre son engagement spirituel ? Johan distingue clairement « les musiciens chrétiens » de « musiciens d’église » : les premiers peuvent jouer partout, les seconds sont enracinés dans le service de Dieu.Enfin, Johan défend la liberté, la nuance et le bon sens dans l’équilibre entre engagement spirituel et vie professionnelle. Il critique une vision trop rigide ou légaliste de la musique chrétienne, en rappelant qu’un bon musicien peut aussi être un bon serviteur, même s’il joue ailleurs. L’essentiel est la posture du cœur.Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise
« Tout ce que j’ai, c’est Dieu qui me l’a donné — je ne veux jamais l’oublier, même sur les plus grandes scènes. »Dans cet épisode de Musiciens d’Église, l’invité est Yoan Glan, batteur reconnu, autant sur les scènes séculières qu’à l’église. Il retrace son parcours depuis l’enfance, plongé dans un univers familial de musique et de foi. Très tôt attiré par les instruments, il commence par le piano puis se tourne vers la batterie, développant sa passion au contact de sa famille et de musiciens d’église.Une étape clé est sa découverte du gospel américain à travers un DVD d’Israel Houghton : un choc culturel et artistique qui l’a profondément marqué et poussé à travailler son instrument avec intensité. Des rencontres décisives avec son cousin Manu Ange ou encore avec d’autres musiciens influents de la scène gospel l’ont aussi inspiré à progresser.Yoan raconte ensuite son entrée dans le milieu professionnel, d’abord en remplaçant d’autres batteurs, puis en accompagnant de grands artistes comme Vitaa, Wejdene ou TAYC. Il explique les exigences de ce milieu : rigueur, discipline, réseau, professionnalisme et surtout humilité. Il insiste sur la différence entre jouer à l’église, où la grâce et la bienveillance sont présentes, et jouer sur scène, où la performance et la rigueur sont vitales.Tout au long de son parcours, il garde une forte connexion spirituelle, considérant son talent comme un don de Dieu dont il est responsable. Il veille à rester enraciné dans ses valeurs chrétiennes, même au milieu de l’industrie musicale. Il témoigne de l’importance de l’entourage, de l’authenticité, de la patience et de l’humilité.Yoan voit son rôle comme étant non seulement celui d’un musicien, mais aussi celui d’un témoin et d’un encouragement pour sa génération. Il envisage même un futur où il pourra accompagner, former et conseiller d’autres musiciens en puisant dans son expérience.Rejoins nous sur intagram @musiciendeglise
Dans cet épisode de Musiciens d’Église, Michelson Saint-Louis, guitariste passionné et profondément enraciné dans la foi, raconte son parcours musical et spirituel, depuis ses premiers accords enfantins jusqu’à son ministère actuel. Issu d’une famille haïtienne baignée dans l’univers ecclésial, il découvre très tôt l’influence transformative de la musique dans l’église. Inspiré par le sourire lumineux d’un louangeur de son enfance, il tombe amoureux de la guitare et se forme au conservatoire, développant un goût pour l’improvisation grâce au jazz.Ses premiers services dans l’église lui révèlent une conviction profonde : son don doit d’abord être consacré à Dieu. Michelson insiste sur l’importance d’être « spirituellement prêt » en tout temps, non pas uniquement lorsqu’on est de service, mais en cultivant chaque jour une relation sincère avec Dieu à travers la prière, la lecture de la Parole et la louange. Pour lui, la technique est précieuse, mais le cœur et la présence de Dieu restent la priorité absolue.Il partage des moments marquants, comme ces instants où, les yeux fermés, porté par l’inspiration divine, il improvise des mélodies qui semblent chanter par elles-mêmes. Il croit que la musique, langage universel donné par Dieu, peut être prophétique et toucher des cœurs là où les mots ne suffisent pas.Abordant l’évolution de la musique dans l’église, Michelson reconnaît les influences marquantes de groupes comme Hillsong ou Exo, mais rappelle que l’essentiel n’est pas le style, ni le matériel, mais l’authenticité du cœur qui loue. Il se méfie des dérives où la performance et la technologie prennent le pas sur la présence de Dieu.En mentor bienveillant, il encourage les musiciens débutants à :Cultiver chaque jour leur intimité avec Dieu.Travailler sérieusement leur instrument.Chercher la transmission auprès de personnes plus expérimentées.Michelson témoigne de sa volonté d’investir dans les autres, offrant même une guitare à un frère qu’il voyait prometteur, reproduisant ainsi ce qu’il aurait aimé recevoir plus jeune. Il conclut avec une vision claire : au-delà de la technique, il s’agit de développer une identité musicale unique qui transmet la présence et l’amour de Dieu.Rejoinds nous sur Instagram @musiciendeglise
Dans cet épisode de Musiciens d’Église, l’invité Frantz Faustin, batteur et multi-instrumentiste, partage son parcours musical, de ses débuts à l’église jusqu’à ses expériences sur de grandes scènes comme le Stade de France.Frantz raconte comment la musique, présente dès son enfance à l’église, l’a d’abord attiré vers le piano avant qu’il ne se consacre pleinement à la batterie. Il évoque ses années d’apprentissage autodidacte, ses nuits passées à s’entraîner seul à l’église, et l’importance de la curiosité pour progresser.Il parle aussi des défis rencontrés, notamment les critiques sur son style ou son apparence, et la nécessité de s’adapter à différents contextes — batterie acoustique, électronique, contraintes matérielles en église. Pour lui, jouer à l’église est une forme d’adoration, bien au-delà d’une prestation technique.Frantz souligne l’impact émotionnel de la musique, qu’elle soit chrétienne ou séculière, et insiste sur la différence de motivation : dans le séculier, c’est un métier ; à l’église, c’est un service spirituel. Il défend l’usage d’outils comme Ableton et les multitracks, tout en rappelant l’importance de savoir jouer sans ces supports.Il aborde aussi le fossé entre les moyens techniques des concerts et ceux des églises, qu’il attribue surtout au budget et aux connaissances, et évoque les évolutions musicales, parfois sources de tensions entre générations ou styles. Pour lui, l’église forme d’excellents musiciens grâce à son exigence et à la spontanéité qu’elle impose.Enfin, il livre un conseil simple mais fort : travailler sans relâche, rester humble, se remettre en question et s’entourer de personnes plus fortes pour progresser.
Dans cet épisode de Musiciens d’Église, Ruddy reçoit Venissa Dorismond, leader de louange et chanteuse R’n’B. Elle raconte son parcours artistique et spirituel, depuis son enfance baignée dans la musique par son père guitariste, jusqu'à sa mission actuelle en tant que leader de louange à l’église Evidence.Elle évoque ses débuts avec ses sœurs dans un trio familial, ses expériences dans des groupes gospel comme Sowers, et ses collaborations avec des artistes comme Patrick Bonhomme et Mirella. Mais c’est durant le confinement que tout bascule : elle sent un appel intérieur fort de Dieu à s’engager plus pleinement dans le ministère de louange à l’église.Venissa parle avec authenticité de ses doutes, sa peur de l’appel, la pression du rôle, mais aussi de la grâce de Dieu qui l’accompagne. Elle explique la différence qu’elle perçoit entre chanter à l’extérieur et conduire la louange dans l’église locale : à l’église, il y a une responsabilité spirituelle accrue, car il s’agit de conduire un peuple connu, semaine après semaine, dans une expérience renouvelée avec Dieu.Elle partage également son rapport au leadership, à la préparation spirituelle et technique, et insiste sur l’équilibre essentiel entre excellence vocale et connexion spirituelle. Elle revient sur ses débuts à la guitare, sa discipline vocale quotidienne, son usage du sport pour développer son souffle, et surtout l’importance de faire confiance à Dieu tout en travaillant sans relâche.L’épisode se conclut avec des conseils puissants à ceux qui souhaitent se lancer : travailler, se former, oser, expérimenter, et entretenir une relation profonde avec Dieu. Pour Venissa, le ministère de louange est un appel divin qui exige humilité, foi, discipline, et passion.Rejoins nous sur instagram : @musiciendeglise
« Ne te laisse pas décourager par ce que tu vois aujourd’hui : Dieu donnera la provision pour la vision. »Dans cet épisode, Sibbecai aborde avec franchise et profondeur le thème du découragement chez les musiciens d’église. Il rappelle d’abord que c’est un passage inévitable pour toute personne engagée dans le service, mais qu’il ne doit jamais devenir une fatalité. Comprendre d’où vient ce découragement est essentiel pour le surmonter.La première cause, selon lui, c’est le mauvais positionnement : servir à un endroit où Dieu ne nous a pas appelés. Il invite chacun à se remettre en question : “Pourquoi suis-je là ? Est-ce que c’est vraiment Dieu qui m’a placé ici ?” Être à la mauvaise place, c’est comme forcer un rond dans un carré : cela finit par casser.La seconde cause réside dans les comparaisons et les attentes démesurées. Comme le peuple d’Israël découragé par la grandeur de ses adversaires (Deutéronome 1.28), beaucoup perdent courage en se comparant à d’autres plus talentueux. Sibbecai rappelle : “Dieu ne t’appelle pas à jouer comme une autre personne, mais à jouer comme toi tu joues.” La fidélité dans les petites choses prépare à de plus grandes.Vient ensuite le manque de reconnaissance. Servir sans retour humain peut décourager, mais le verset de Colossiens 3.23 rappelle de tout faire “comme pour le Seigneur et non pour les hommes”. La motivation du musicien doit venir du regard de Dieu, pas de l’applaudissement des autres.Il parle aussi du temps et de la patience : comme une graine qui doit mourir avant de porter du fruit (Galates 6.9), le service demande persévérance avant la récolte.Autre origine : la fatigue. Entre répétitions, famille et travail, beaucoup s’épuisent. Pourtant, Jésus invite : “Venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés…” (Matthieu 11.28). Sibbecai met en garde contre les “pauses” trop longues, qui deviennent des portes ouvertes à la distraction et rendent le retour au service plus difficile.Un autre danger est de servir sans relation réelle avec Dieu. Beaucoup jouent ou chantent sans vie spirituelle profonde : “Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi” (Matthieu 15.8). Dieu cherche des adorateurs, pas des performeurs. Servir sans intimité conduit au vide spirituel et au sentiment d’imposture.Le manque d’unité dans les équipes est également une cause majeure. Sibbecai évoque Éphésiens 4.3 : “Efforcez-vous de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix.” Trop souvent, on cherche l’harmonie musicale sans cultiver l’harmonie relationnelle. L’isolement et les malentendus nourrissent le découragement. Le leadership doit impulser une dynamique de service humble : “Celui qui veut être le premier soit votre serviteur” (Matthieu 20.27).Enfin, il conclut par un encouragement fort : “Ne vous lassez pas de faire le bien, car nous moissonnerons au temps convenable si nous ne nous relâchons pas” (Galates 6.9). Le découragement n’est pas la fin, mais une invitation à revenir à la vision de Dieu, à la fidélité, et à la joie du service. Dieu donnera la provision pour accomplir la vision.Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise
Dans cet épisode, Kimpouni partage son parcours musical riche et sincère, de ses débuts au conservatoire à son engagement profond dans la musique d’église. Originaire du Congo (Brazza), il explique comment son éducation musicale classique a rencontré la réalité du terrain de nos églises, souvent marqué par le manque de musiciens et de moyens. Il évoque son apprentissage autodidacte, ses collaborations avec des figures du gospel comme Wesley SEME, et son implication dans plusieurs églises où il a dû jongler entre batterie, piano, et basse pour combler les vides.Kimpouni insiste sur la différence entre aimer la musique et aimer servir Dieu à travers la musique, une distinction qu’il a comprise lors d’une prise de conscience spirituelle marquante. Il raconte comment, un jour, malgré une prestation techniquement brillante, il a ressenti l’absence de la présence divine — parce qu’il jouait « pour prouver, pas pour adorer ». Cette leçon l’a transformé.Il aborde aussi avec franchise les tensions dans les églises, entre exigence musicale, niveau disparate, manque d’engagement, et parfois négligence des musiciens. Il prône la patience et la maturité, sans jamais renier le droit à l’excellence. Il partage sa frustration face aux musiciens qui privilégient les strass et la reconnaissance séculière, et rappelle que beaucoup sont aspirés par ce monde sans y avoir été envoyés par Dieu.Il ouvre le débat du paiement des musiciens d’église : pour lui, être rémunéré n’est pas un problème en soi, tant que ce n’est pas la motivation première. Il dénonce aussi l’organisation irréaliste d’événements religieux sans budget, sous prétexte de "marcher par la foi", et appelle à plus de stratégie et de sagesse. Kimpouni termine en affirmant son appel à servir exclusivement dans le cadre spirituel, malgré les opportunités dans le monde séculier.Rejoins-nous sur Instagram : @musiciendeglise
Dans cet épisode de Musiciens d’Église, Sibbecai reçoit Rich, un musicien multi-instrumentiste passionné qui a grandi dans une communauté haïtienne à Saint-Martin. Dès l’âge de 12 ans, Rich découvre une passion profonde pour la musique, débutant par le piano, puis élargissant son spectre à la guitare, la basse et la batterie. Malgré l’absence de musiciens dans sa famille et quelques réticences paternelles au départ, sa détermination et son amour pour la musique chrétienne l’ont mené à servir très jeune dans son église.Rich témoigne de son parcours autodidacte, formé à l’oreille plutôt qu’au solfège, et de la richesse musicale de son contexte d’origine, où les tonalités s’enchaînent sans filet, développant chez lui une capacité d’adaptation remarquable. Son arrivée en métropole, dans une autre église haïtienne, s’est faite naturellement, son niveau musical lui permettant de s’intégrer et de contribuer pleinement.Rich explique que son appel à la louange ne s’est pas limité à la pratique instrumentale, mais s’est ancré dans sa foi : baptisé à 14 ans, il s’est toujours senti à sa place dans ce ministère. Pour lui, jouer à l’église, c’est avant tout rendre gloire à Dieu et répondre à un appel spirituel, bien plus qu’un simple engagement musical.Il aborde aussi son désir de transmettre, sa vision du leadership musical et l’importance d’encadrer les autres. Sa polyvalence sur les instruments lui donne une vision globale de la musique, lui permettant de mieux interagir avec les autres musiciens et d’adapter son jeu en fonction de leurs rôles.Rich distingue deux formes de préparation : celle liée à l’exercice technique (qu’il avoue négliger parfois) et celle liée à la préparation d’un set de louange, qu’il fait principalement à l’écoute et dans la visualisation mentale des morceaux.Il partage un moment marquant où, alors qu’il ne connaissait pas un chant, il a ressenti l’inspiration divine le guider au piano. Il évoque aussi l’importance d’avoir un directeur musical (DM) pour assurer la coordination, tout en soulignant que l’unité spirituelle prime.Concernant l’évolution de la musique dans l’église, Rich constate les apports et les limites des outils modernes comme Ableton et les séquences. Si cela facilite la performance, il met en garde contre une certaine paresse musicale qui peut s’installer.Pour lui, le véritable moteur de la louange reste la présence de Dieu, l’amour fraternel, et la capacité à rester sensible aux besoins spirituels de l’assemblée, quitte à abandonner la setlist pour répéter une seule phrase inspirée.Enfin, Rich termine sur un message fort : la louange est un appel spirituel sérieux, un lieu où Dieu siège, et donc un domaine particulièrement attaqué par l’ennemi. Il appelle ceux qui désirent servir dans la louange à s’assurer de leur appel et à s’y engager pleinement, en conscience.Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise




