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Cinéma et Philosophie
Cinéma et Philosophie
Author: Jérémy Peresse
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© Jérémy Peresse
Description
Entrer dans les grands films comme on entre dans une pensée.
Cinéma et Philosophie explore, avec sensibilité et réflexion, les œuvres qui marquent notre imaginaire.
Chaque épisode met en dialogue un film et une question philosophique.
Entre analyse, poésie et contemplation, le podcast invite à voir autrement : penser le cinéma, ressentir la philosophie.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
15 Episodes
Reverse
Pour Deleuze, le cinéma ne se contente pas de représenter le monde : il le pense. Il invente des formes de temps, de mouvement, de perception, capables de bouleverser notre manière d’habiter le réel. À travers les notions d’image-mouvement et d’image-temps, il montre comment le cinéma classique organisait le monde autour de l’action, du but, de la causalité, avant que le cinéma moderne ne fasse vaciller ces certitudes, laissant surgir des temps disjoints, des corps immobiles, des situations sans réponse.Cette émission explore ce basculement fondamental : le moment où l’action ne suffit plus, où le récit se fissure, où le cinéma cesse de rassurer pour devenir un espace de trouble, d’attente, de pensée. Le temps n’y est plus un simple cadre, mais une matière sensible, parfois oppressante, parfois ouverte, dans laquelle les personnages comme les spectateurs sont plongés.À partir d’exemples de films, de figures du cinéma moderne et des textes de Deleuze, l’épisode interroge ce que le cinéma nous apprend lorsque le monde devient illisible, lorsque les repères s’effondrent, lorsque penser devient plus urgent qu’agir. Le cinéma apparaît alors comme un lieu de résistance, non par le message, mais par la forme, par sa capacité à faire sentir ce que les mots ne suffisent plus à dire.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Conjuring ne parle pas seulement de maisons hantées, de possessions ou de démons. Il met en scène une question beaucoup plus troublante : que reste-t-il lorsque la raison ne suffit plus, lorsque le réel se fissure, lorsque l’on ne peut plus prouver ce que l’on vit ? Face au mal, les personnages ne luttent pas d’abord avec des armes ou des certitudes, mais avec leur foi, leur lien aux autres, leur capacité à ne pas céder intérieurement.À travers les figures d’Ed et Lorraine Warren, le film interroge la croyance non comme refuge naïf, mais comme posture existentielle. Croire, ici, ce n’est pas nier le mal, c’est refuser de le laisser définir entièrement le monde. C’est tenir debout là où tout invite à la peur, au doute, à la désagrégation.Conjuring devient alors un film sur la résistance invisible, sur la frontière fragile entre le rationnel et l’inexplicable, sur ce moment précis où l’humain doit décider s’il accepte de vivre dans un monde vidé de sens, ou s’il ose encore croire, malgré tout.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les films dystopiques sont souvent perçus comme des récits d’anticipation, tournés vers un futur inquiétant. Pourtant, la dystopie ne parle presque jamais de demain. Elle parle du présent. De ce que nous acceptons déjà, parfois sans le voir, parfois par fatigue, parfois par peur.Dans cet épisode, nous traversons le cinéma dystopique comme un miroir tendu à nos sociétés contemporaines. De Metropolis à Children of Men, de 1984 à Her, ces récits interrogent la déshumanisation, la surveillance, le contrôle des corps, la disparition du lien humain et l’effacement du futur comme horizon commun.La dystopie ne montre pas des mondes en ruine, mais des sociétés qui fonctionnent trop bien. Des mondes organisés, sécurisés, rationnels, où l’ordre finit par étouffer la liberté, où l’habitude remplace le choix, où l’on survit sans vraiment vivre. Elle ne décrit pas l’effondrement par le chaos, mais par la normalité.À travers des scènes précises et des figures de résistance fragiles mais tenaces, cet épisode interroge une question centrale : qu’acceptons-nous de sacrifier pour être protégés, rassurés, organisés ? Et surtout, que choisissons-nous encore de préserver pour rester humains ?Un voyage cinématographique et philosophique au cœur de la dystopie, non pour craindre l’avenir, mais pour apprendre à regarder le présent avec plus de lucidité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, nous plongeons au cœur de Walter White, le protagoniste de Breaking Bad, non pas comme simple antihéros criminel, mais comme une véritable figure philosophique.Walter White n’est pas seulement un homme qui bascule dans la violence et le crime ; il est le lieu d’une expérience morale radicale, une lente décomposition de la responsabilité, du choix et de l’identité.À travers son parcours, la série met en scène une question vertigineuse : que devient un homme lorsqu’il cesse de subir et décide enfin d’agir, quoi qu’il en coûte ? Est-il encore victime du système, ou pleinement auteur de sa propre chute ?De la frustration silencieuse du professeur humilié à l’affirmation glaciale de Heisenberg, Walter White incarne la tentation moderne de la toute-puissance, la confusion entre liberté et domination, entre affirmation de soi et destruction de l’autre.Une analyse qui interroge le mal, la volonté, l’ego et la responsabilité, en s’appuyant sur des scènes clés de la série, pour comprendre pourquoi Walter White fascine autant qu’il inquiète.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Two Lovers de James Gray n’est pas une simple histoire d’amour, mais le portrait d’un homme déchiré entre le besoin de vivre et l’appel du vertige. À travers Leonard, ce podcast explore le désir, la fragilité et le choix impossible, là où aimer devient une épreuve existentielle plus qu’une promesse de bonheur. Une analyse sensible et accessible d’un film profondément tragique et humain.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, nous plongeons dans Train Dreams, œuvre silencieuse et profondément mélancolique adaptée du texte de Denis Johnson. À travers la vie discrète de Robert Grainier, ouvrier des chemins de fer au début du XXe siècle, le film interroge le temps qui passe, la solitude, le deuil et l’effacement progressif de l’homme dans un monde en mutation.Train Dreams n’est pas un récit classique, mais une expérience de lenteur et de silence, où la nature, le progrès et le vieillissement deviennent les véritables protagonistes. Une méditation sensible sur ce que signifie simplement être là, vivre, puis disparaître sans bruit, dans un monde qui continue sans nous attendre.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vecna n’est pas seulement le grand antagoniste de Stranger Things.Il est une figure du ressentiment, de la blessure qui se transforme en idéologie, du refus du monde tel qu’il est.Derrière ses pouvoirs et son apparence monstrueuse se dessine un personnage hanté par l’enfance, par la norme, par la violence invisible des adultes et par une vision profondément nihiliste de l’humanité.Dans cet épisode, on traverse le parcours d’Henry Creel devenu Vecna, non pour l’excuser, mais pour comprendre ce qu’il incarne : la tentation de détruire plutôt que de composer, de figer le monde dans la douleur plutôt que d’en accepter l’imperfection.Une analyse où le mal n’est jamais spectaculaire, mais lent, intérieur, presque rationnel — et où Stranger Things interroge notre rapport à la souffrance, à la différence et au choix de continuer à vivre malgré tout.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans Paris, Texas, Travis réapparaît après des années d’errance, incapable de parler et encore pris dans l’exil intérieur qui l’a fait fuir sa vie. Son retour forcé vers son frère, puis vers son fils, le confronte peu à peu à ce qu’il a abandonné. Et lorsque la route les conduit jusqu’à Jane, la mère, le film expose enfin la vérité d’un couple brisé et l’impossibilité de tout reprendre là où tout s’est effondré.L’épisode interroge alors : comment revenir vers ceux qu’on a blessés ? Peut-on réparer sans se réinstaller dans la vie des autres ? Et que signifie aimer lorsque la seule forme d’amour possible consiste à s’effacer ?Un parcours entre désert, motels et retrouvailles fragiles, là où la parole tardive devient le seul geste de réconciliation possible.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans La Ligne verte, la mort marche lentement, comme un couloir qui rétrécit à mesure que les pas résonnent. Mais au milieu des ombres, un homme apparaît, immense et doux, porteur d’une lumière inexplicable. John Coffey bouleverse tout ce qu’il touche : le regard de ceux qui le gardent, la frontière entre la justice et la barbarie, la possibilité même du pardon dans un monde qui ne croit plus aux miracles.À travers ce récit de prison, le film interroge la compassion comme force subversive, la responsabilité morale, la violence institutionnelle, mais aussi ce mystère profond — celui de la bonté qui survit même lorsque tout s’y oppose.Dans cet épisode, nous suivons Paul Edgecomb sur la « ligne verte », là où les certitudes vacillent et où chaque pas oblige à regarder l’humanité autrement.Un voyage au cœur de la douceur tragique, où la philosophie se mêle à la douleur, à la grâce, et à cette question vertigineuse : Qu’est-ce qu’un miracle, dans un monde qui a cessé d’y croire ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans Captain Fantastic, un père retire ses enfants du monde pour les élever dans une utopie sauvage, entre entraînement physique, lectures radicales et refus total du système. Mais la mort de la mère et la confrontation avec la société fissurent cet idéal et obligent Ben à regarder sa propre éducation en face. L’épisode interroge alors : peut-on éduquer contre lemonde sans couper ses enfants des autres, transmettre un idéal sans en faire une prison, aimer sans enfermer ? Une traversée entre forêt et banlieue, entre révolte et compromis, là où la paternité devient, elle aussi, un chemininitiatique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, nous explorons Her de Spike Jonze, cette histoire d’amour singulière entre un homme solitaire et une intelligence artificielle sans corps, mais pas sans désir.À travers la relation entre Theodore et Samantha, nous interrogeons la solitude contemporaine, la virtualisation des liens, le besoin d’être reconnu, et cette frontière trouble entre authenticité et illusion.Le film devient alors un espace philosophique : qu’est-ce qu’aimer lorsque l’autre n’a ni visage ni passé, seulement un programme qui évolue à partir de nous ?Une traversée cinématographique et existentielle des amours numériques, de notre vulnérabilité, et de ce que signifie encore être humain à l’ère des algorithmes.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans Interstellar, Nolan ne filme pas seulement une mission spatiale : il met en scène une Terre à l’agonie, un père qui quitte sa fille et un temps qui se retourne contre l’humain.Dans cet épisode, nous explorons le film comme une fable philosophique sur le temps qui nous sépare, la survie au bord de l’effondrement et cette idée vertigineuse : et si l’amour était la seule force capable de traverser l’espace et les années pour nous relier encore ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, nous nous intéresserons à Man of Steel pour interroger ce que le film dit vraiment de la liberté, de la morale et du choix. Loin d’un simple récit de super-héros, le film de Zack Snyder met en scène un personnage pris dans une tension profondément humaine : savoir qui l’on est, décider de ce que l’on doit faire et assumer les conséquences de ses actes.À travers le parcours de Clark Kent, de Krypton à la Terre, le film interroge une question centrale de la philosophie existentialiste : sommes-nous définis par notre origine, ou par ce que nous décidons de faire de notre vie ? Entre déterminisme biologique, héritages familiaux et exigence morale, Man of Steel devient une réflexion sur la responsabilité individuelle et le vertige du choix.Nous analyserons comment le film insère ses dilemmes dans une esthétique du mythe moderne, comment il réinterprète la figure du héros à la lumière de Sartre, Kierkegaard et la tradition existentialiste, et comment les notions de liberté, d’angoisse, de devoir et de transcendance structurent la narration.Un épisode qui explore ce que devient Superman lorsqu’on le dépouille de son symbole pour ne garder qu’un homme face à sa conscience, et qui montre comment Man of Steel raconte, avant tout, l’histoire d’une naissance morale.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans une Europe gothique et tourmentée, le brillant mais orgueilleux scientifique Victor Frankenstein défie les lois de la nature en insufflant la vie à une créature née de son ambition. Mais celui-qui devient « le monstre » découvre très vite que l’existence impose sa propre légende : rejet, solitude, quête d’identité. Le film explore, au-delà de l’horreur et des corps ressuscités, la paternité, la filiation, la condition d’être « autre ». Avec l’esthétique puissante et mélancolique de Del Toro, cette adaptation plonge dans le mythe avec une émotion brisée et une beauté sombre.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Incendies est un film canado-français réalisé par Denis Villeneuve, sorti en 2010. Il s’agit de l’adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Wajdi Mouawad, quatrième volet de son cycle Le Sang des promesses. Le film raconte l’histoire bouleversante de jumeaux, Jeanne et Simon Marwan, qui, à la mort de leur mère Nawal, découvrent un testament étrange : elle leur demande de remettre deux lettres, l’une à un frère qu’ils ne connaissent pas, l’autre à un père qu’ils croyaient mort. Cette quête les conduit au Moyen-Orient, dans un pays fictif ravagé par la guerre civile, inspiré du Liban. Peu à peu, les révélations sur le passé de leur mère les plongent dans une vérité tragique et insoutenable, où se mêlent amour, guerre, silence et identité. Mêlant enquête familiale et drame politique, Incendies explore des thèmes universels : la mémoire, la filiation, la violence des guerres et le pouvoir du pardon. Denis Villeneuve y déploie une mise en scène sobre et puissante, servie par la performance magistrale de Lubna Azabal (Nawal).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.


















