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Le chiffre du jour
Le chiffre du jour
Author: Radio Classique
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© Julien Peschard
Description
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Stéphane Pedrazzi reçoit Edouard de Lestrange, le directeur général d'Upela, un comparateur de prix et de qualité pour les transporteurs de colis au service des entreprises. Ils discutent de la nouvelle taxe de 2 euros mise en place par la France sur les petits colis de moins de 150 euros en provenance de l'extérieur de l'Union Européenne.Edouard de Lestrange explique que cette taxe, bien que modeste, risque d'avoir des conséquences inattendues. En effet, au lieu d'entraîner une baisse des flux de petits colis, elle pourrait simplement les détourner vers d'autres pays européens, où les plateformes chinoises comme Shein ou Temu sont déjà en train de construire des entrepôts massifs pour contourner la taxe. Selon lui, le manque d'harmonisation à l'échelle européenne rend cette mesure peu efficace.De plus, le système de taxation par catégorie d'articles plutôt que par article semble facilement contournable, laissant présager des pertes de recettes fiscales importantes pour l'État. Edouard De Lestrange souligne la complexité opérationnelle du contrôle de cette taxe face au volume considérable de colis qui arrivent en France.L'invité explique également que le choix des transporteurs par les entreprises ne se fait pas uniquement sur le critère du prix le plus bas, mais aussi sur la fiabilité et les délais de livraison, devenus des enjeux cruciaux dans une société où les consommateurs ont des exigences toujours plus élevées. Cependant, il reconnaît que la livraison est souvent perçue comme gratuite ou incluse dans le prix par les consommateurs, alors qu'elle représente un coût important pour les commerçants.
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Dans cet épisode du podcast 'Le chiffre du jour', Denis Dementhon, directeur général de France Active, nous éclaire sur les défis auxquels font face les femmes dans leur volonté d'entreprendre. Selon le baromètre réalisé par OpinionWay en partenariat avec France Active et la Fédération bancaire française, 24% des femmes envisagent de créer leur entreprise, un chiffre encourageant qui cache cependant des réalités plus complexes. En effet, si un entrepreneur sur deux accompagné par France Active est une femme, le passage à l'acte reste plus difficile pour elles, avec seulement un tiers des créateurs d'entreprise en France étant des femmes.L'invité identifie trois principaux freins perçus par les femmes : la difficulté à se financer, la charge administrative et la conciliation entre vie entrepreneuriale et vie familiale. Sur le premier point, il souligne que l'accès au financement n'est pas différent pour les femmes, mais que cette perception négative persiste. C'est pourquoi France Active a mis en place une garantie spécifique pour sécuriser leurs emprunts bancaires.Concernant la charge administrative, Denis Dementhon insiste sur l'importance de l'accompagnement pour guider les femmes dans les démarches, sans pour autant les effrayer. Mais le défi le plus important semble être la perception de la difficulté à concilier entrepreneuriat et vie de famille, un frein beaucoup plus prégnant chez les femmes que chez les hommes.Pour surmonter ces obstacles, France Active mise sur la mise en réseau, l'écoute et le partage d'expériences réussies afin de redonner confiance aux femmes dans leur capacité à entreprendre. Il souligne également que rien n'est jamais acquis en matière d'égalité, et qu'il faut rester vigilant pour ne pas voir les progrès accomplis remis en cause.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les enjeux de l'entrepreneuriat féminin, à l'approche de la Journée internationale des droits des femmes. Il invite à réfléchir sur les moyens de lever les freins persistants et d'encourager davantage les femmes à se lancer dans l'aventure entrepreneuriale.
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Clément Carrier, directeur général de la fintech Aria spécialisée dans le paiement et le financement, est l'invité du "Chiffre du Jour". Il nous éclaire sur la problématique des retards de paiement qui touche de plein fouet les entreprises françaises. Selon les chiffres cités, plus d'une entreprise sur deux en France affiche des retards de paiement, avec en moyenne 14 jours de retard. Une situation préoccupante, d'autant plus que ces retards augmentent de 25% le risque de défaillance des PME, qui sont les plus durement touchées. Clément Carrier explique que la trésorerie est un enjeu stratégique pour les entreprises, qui cherchent à optimiser leurs délais de paiement, que ce soit pour être payées le plus rapidement possible par leurs clients ou pour retarder le paiement de leurs fournisseurs. Des pratiques qui, si elles permettent de dégager des liquidités à court terme, peuvent fragiliser durablement la santé financière des plus petites structures.Pour tenter de remédier à ce problème, le Sénat a récemment adopté une proposition de loi visant à durcir les sanctions en cas de retards de paiement. Des amendes pouvant aller jusqu'à 1% du chiffre d'affaires mondial des entreprises fautives, un montant bien plus dissuasif que les précédentes sanctions plafonnées à 2 millions d'euros.Mais au-delà des mesures réglementaires, Clément Carrier présente également une solution innovante développée par sa fintech Aria : l'affacturage inversé. Plutôt que de se tourner vers les fournisseurs, cette approche consiste à accompagner les acheteurs dans la mise en place de programmes de paiement accéléré de leurs fournisseurs. Un modèle gagnant-gagnant qui permet de soulager la trésorerie des PME tout en garantissant des rentrées de fonds plus rapides.
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Dans cet épisode du "Chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi reçoit Pierre Marin, directeur général et cofondateur de RockFi, un family office moderne. Ensemble, ils abordent un sujet de taille : la transmission colossale de patrimoine qui s'annonce dans les 5 à 10 prochaines années, avec près de 5 000 milliards d'euros qui vont être transmis par la génération du baby-boom à ses héritiers.Pierre Marin commence par souligner l'importance de cette vague de transmission, qu'il qualifie de "silver tsunami". Il explique que lorsqu'on parle de transmettre le patrimoine d'une vie, il est essentiel de s'y préparer en amont, notamment en termes de fiscalité. Il donne deux exemples concrets de dispositifs intéressants : l'ouverture d'un contrat d'assurance-vie qui permet un abattement de 30 000 euros, et pour les professionnels, le pacte Dutreil qui offre une exonération de 75% de la valeur de l'entreprise.Un autre point important soulevé par l'invité concerne le choix du professionnel qui accompagnera la transmission du patrimoine. Il souligne l'importance de la transparence des frais, critiquant le modèle de rétrocommissions en vigueur dans de nombreuses banques, source d'opacité. Il recommande donc de se tourner vers un conseiller avec un modèle de prix fixe, afin de connaître précisément le coût et le rendement des placements.Enfin, Pierre Marin aborde la question des placements les plus intéressants pour les personnes de 30 à 40 ans, dans un contexte de marché volatil. Il met en avant des produits comme la dette privée, qui permettent de générer des compléments de revenus et de se préparer à une retraite plus sereine, malgré les incertitudes qui pèsent sur les régimes de retraite traditionnels.
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Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Arnaud Portanelli, cofondateur de Lingueo, une entreprise spécialisée dans l'accompagnement linguistique des entreprises, décrypte les changements majeurs apportés au compte personnel de formation (CPF).Tout d'abord, Arnaud Portanelli explique le nouvel objectif du CPF : responsabiliser davantage les utilisateurs en plaçant l'entreprise au cœur du dispositif. Désormais, le plafond de 1 500 euros impose aux salariés de co-construire leur projet de formation avec leur employeur, un opérateur de compétences (OPCO) ou une région. Cette nouvelle mesure vise à s'assurer que les formations suivies soient réellement stratégiques et bénéfiques pour l'entreprise.Bien que cette réforme puisse sembler contraire aux intérêts des salariés, qui ont souvent l'impression que le CPF est leur argent, notre invité tient à rappeler qu'il s'agit en réalité d'un crédit public et non d'un compte personnel. Les entreprises, via l'URSSAF, alimentent ce fonds qui n'appartient donc pas aux salariés. Selon Arnaud Portanelli, cette réforme du CPF peut avoir des effets positifs, à condition que les entreprises s'en saisissent pour intégrer la formation de leurs employés dans leur stratégie. En effet, le gouvernement poursuit trois objectifs : maîtriser les dépenses, responsabiliser les titulaires du CPF et redonner aux entreprises un rôle central dans le développement des compétences de leurs salariés.Pour s'adapter à ces changements, le cofondateur explique que Lingueo a constaté une forte demande pour ses tests de positionnement en intelligence artificielle, car les entreprises souhaitent investir dans des formations de qualité et mieux ciblées. De plus, il anticipe que le marché de la formation va se repositionner avec l'émergence d'offres modulaires, permettant aux individus de mobiliser leur CPF plus facilement.Enfin, il souligne que certaines formations, comme le permis moto, ne seront désormais plus éligibles au CPF, sauf pour les demandeurs d'emploi. L'objectif est de recentrer l'utilisation du CPF sur des formations réellement professionnalisantes et stratégiques pour les entreprises.
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Rodolphe Ziegler, membre du bureau de France Filière Pêche, pour est l'invité du jour pour discuter d'un chiffre surprenant : 73% des Français déclarent consommer régulièrement des produits de la mer. Bien que ce chiffre puisse sembler encourageant, Rodolphe Ziegler explique que la réalité est tout autre. En effet, 70 à 75% des produits de la mer consommés en France sont en réalité des produits importés. Malgré la richesse et la diversité des produits de la mer français, le consommateur semble s'être éloigné de son histoire maritime et se concentre sur quelques produits phares comme le saumon, le cabillaud et les crevettes, souvent d'élevage.L'invité, à la fois marieur et grossiste, partage son expertise et ses réflexions sur les raisons de cette tendance. Il évoque notamment le manque de visibilité de la marque 'Pavillon France', qui garantit des produits issus de la pêche française, et qui n'est pas encore reconnue par la loi EGalim. Au-delà de la filière pêche, Rodolphe Ziegler souligne que cette question est aussi liée à la souveraineté alimentaire de la France. Reconquérir des parts de marché pour les produits français permettrait de valoriser le travail des pêcheurs et de maintenir la vitalité des villes portuaires, qui ne vivent pas que du tourisme.Pour inverser cette tendance, il propose plusieurs pistes d'action, comme une meilleure communication autour de la marque 'Pavillon France' ou encore une éducation des consommateurs, notamment des enfants, pour leur faire redécouvrir la diversité des produits de la mer français et leur accessibilité au quotidien.
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Dans cet épisode, Gaëlle Tellier, vice-présidente exécutive du groupe SOS, une association spécialisée dans l'économie sociale et solidaire, analyse les résultats d'un baromètre sur le vivre-ensemble. Il en ressort que 83% des Français considèrent que cette notion sera déterminante dans leur choix de vote pour les prochaines élections municipales. Notre invitée du jour nous explique comment les municipalités peuvent agir pour favoriser le lien social et le vivre-ensemble au niveau local, notamment en soutenant le tissu associatif.
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Aujourd'hui dans "Le chiffre du jour", le directeur général de Stage Entertainment et directeur du théâtre Mogador à Paris, Laurent Bentata, nous éclaire sur le rôle essentiel que peut jouer la culture et le spectacle vivant dans la lutte contre les problèmes de santé mentale.Alors que plus d'un Français sur deux affirme avoir traversé des épisodes de souffrance psychique au cours des 12 derniers mois, Laurent Bentata nous explique que cette situation inquiétante est le résultat de plusieurs facteurs, notamment la société anxiogène dans laquelle nous évoluons et les conséquences de la crise sanitaire, comme le développement du télétravail.Mais selon lui, la culture et le spectacle vivant peuvent constituer de véritables remèdes à ces maux. En proposant une expérience collective et émotionnelle, sans filtre, les salles de spectacle offrent un espace de respiration essentiel dans une société où l'on passe de plus en plus de temps derrière des écrans.Contrairement au cinéma où l'émotion est filtrée, le spectacle vivant permet un contact direct avec les artistes et le public, favorisant ainsi le partage d'une expérience commune. L'invité insiste sur l'importance de ce "plaisir partagé, collectif" qui doit, selon lui, prendre le dessus face à l'individualisme croissant.Autre point intéressant soulevé par le directeur, la durée d'attention des jeunes générations, impactée par leur consommation intensive des écrans. Face à ce défi, les professionnels de la culture doivent s'adapter en proposant des spectacles plus courts, mais tout aussi captivants, pour maintenir l'attention du public.
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Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Denis Terrien, président de l'Institut français des administrateurs, nous éclaire sur la situation des femmes dans les postes de direction des entreprises cotées au SBF 120. Bien que la loi Rixain ait fixé des objectifs de 30% de femmes dans les comités exécutifs et de direction à partir de 2026, puis de 40% en 2029, la réalité est encore loin de ces chiffres. Seulement 10% des postes de président et de directeur général sont occupés par des femmes, malgré le respect des quotas dans les autres niveaux de direction.Selon Denis Terrien, le problème n'est pas culturel, mais structurel. Il explique que les femmes sont souvent cantonnées à des rôles de support, comme la direction financière ou des ressources humaines, et peinent à accéder aux postes opérationnels qui mènent traditionnellement aux plus hautes fonctions. L'invité souligne que le changement prendra du temps, car il faut passer d'une logique de quotas à une véritable trajectoire de carrière pour les femmes. Les comités de nomination, souvent présidés par des femmes, auront un rôle clé à jouer pour favoriser cette évolution.Bien que les quotas aient permis des avancées significatives, notamment dans les conseils d'administration où les femmes représentent désormais 46% des membres, le plafond de verre persiste au sommet de la pyramide. Denis Terrien reste néanmoins optimiste quant à l'atteinte des objectifs de 40% de femmes à ces postes d'ici 2029, à condition de poursuivre les efforts engagés.
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Romain Behaghel, directeur du programme FABAC, nous plonge au cœur des efforts déployés pour réduire la consommation énergétique des exploitations agricoles françaises. Dès le début, Romain Behaghel nous interpelle avec un chiffre révélateur : 3% de la consommation énergétique de la Ferme France, soit l'ensemble des exploitations agricoles, pourraient être économisés chaque année grâce au programme FABAC. Pour donner un ordre de grandeur, cela représenterait 20% de la production d'un réacteur nucléaire français. Un potentiel d'économies considérable qui souligne l'importance de ce programme.L'invité nous explique alors le fonctionnement détaillé de FABAC. Le programme accompagne 3000 agriculteurs répartis sur 8 régions de France sur une période de 3 ans. Cet accompagnement se décline en trois volets : un soutien humain avec des animateurs dédiés, un financement des investissements à hauteur de 14 000 euros par groupe d'agriculteurs, et enfin des formations pour permettre à tous de monter en compétences.Il souligne que le programme FABAC est entièrement pris en charge, sans aucun reste à charge pour les agriculteurs. Ceux-ci n'ont qu'à s'engager sur un objectif d'amélioration de 15% de leur performance énergétique. Un point essentiel, car les agriculteurs font face à de nombreuses contraintes économiques, avec des rendements en baisse et des prix hors de leur contrôle. Dès lors, la réduction des charges, notamment énergétiques, devient un levier crucial pour préserver leurs revenus. Romain Behaghel insiste également sur la sensibilité des agriculteurs à ces enjeux dès lors qu'ils comprennent l'impact concret sur leurs coûts de production. Le diagnostic énergétique réalisé en début de programme leur permet de prendre conscience des postes de dépenses parfois insoupçonnés, comme l'utilisation de plastiques pour l'enrubannage en élevage bovin. Cette approche pragmatique semble être un élément clé pour mobiliser les agriculteurs autour du programme FABAC.
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Daniel Sauvaitre, président d'Interfel, l'interprofession des fruits et légumes frais est l'invité du "Chiffre du jour". Il nous éclaire sur les résultats de cette enquête révélant que 92% des consommateurs déclarent avoir confiance dans les fruits et légumes frais. Bien que ce chiffre soit stable par rapport à l'année précédente, il souligne un décalage entre la confiance exprimée et la réalité des actes de consommation, puisque seulement 56% des Français consomment des fruits et légumes frais quotidiennement.L'invité nous explique que cette confiance des consommateurs est principalement liée à l'origine affichée des produits, à leur qualité visuelle et à la relation de confiance établie avec le vendeur, souvent un primeur. Cependant, il reconnaît que les habitudes alimentaires, orientées vers une nourriture plus facile à consommer, constituent un frein à une consommation plus importante de fruits et légumes frais.Daniel Sauvaitre met également l'accent sur l'importance de la saisonnalité, qui permet de bénéficier de meilleurs prix et de produits plus savoureux. Mais il admet que le consommateur a parfois du mal à identifier les fruits et légumes de saison, d'autant que le 'potager monde' auquel nous avons accès aujourd'hui est souvent éloigné des lieux de consommation.Malgré ces défis, le président d'Interfel reste confiant dans la capacité des consommateurs à faire des choix alimentaires plus sains, notamment grâce à une meilleure pédagogie sur les bienfaits d'une alimentation riche en fruits et légumes frais. Un épisode passionnant qui nous invite à réfléchir sur nos habitudes de consommation et à valoriser davantage les produits de saison.
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Dans cet épisode du podcast 'Le chiffre du jour', Julien Carmona, président du Crédit Mutuel Arkéa, nous dévoile les résultats annuels impressionnants de sa banque régionale. Alors que le contexte économique est morose et incertain, avec un niveau record de défaillances d'entreprises en France, l'invité se dit admiratif de la résilience et des nombreux projets portés par les entreprises de ses territoires.Cette performance est le fruit d'une stratégie volontariste visant à soutenir les entreprises régionales, notamment dans des secteurs comme l'agriculture et la viticulture, qui connaissent des difficultés. Cependant, le président du groupe soulève une inquiétude concernant la réglementation bancaire européenne, qui impose des ratios de solvabilité toujours plus élevés aux établissements. Selon lui, ce durcissement réglementaire, à l'inverse de l'assouplissement observé aux États-Unis, risque de freiner la capacité des banques à financer l'économie. Il plaide pour un meilleur équilibre entre les exigences de sécurité et les besoins de financement des entreprises.Outre son soutien au secteur privé, le Crédit Mutuel Arkéa se distingue également par son rôle de premier financeur des acteurs publics locaux, tels que les hôpitaux, le logement social ou les collectivités. Julien Carmona explique que ce choix stratégique, fait en 2009, vise à avoir un impact positif sur les territoires, tout en offrant un risque quasi nul.
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Dans cet épisode du 'Chiffre du jour', Bruno Cercley, président et directeur général de Mountain Change Makers, un collectif rassemblant les acteurs de la montagne, nous plonge au cœur des enjeux de la rénovation énergétique du parc immobilier des stations de ski françaises.Selon les chiffres révélés, près de 80% des logements en montagne sont des résidences secondaires, et 76% d'entre eux sont classés 'passoires thermiques', c'est-à-dire nécessitant des travaux de rénovation énergétique conséquents. Cette situation met en lumière un défi colossal auquel sont confrontés les propriétaires et les collectivités locales.M. Cercley explique que la loi française interdira bientôt la location des logements les plus énergivores, ce qui signifie que la majorité du parc immobilier de montagne devra être rénovée d'ici 2034. Cependant, le coût estimé de ces travaux, entre 100 et 300 milliards d'euros pour l'ensemble des stations, soulève de nombreuses questions sur la capacité des propriétaires, souvent des particuliers, à financer ces investissements.Pour relever ce défi, l'invité préconise la mise en place de mécanismes incitatifs, comme la taxation des 'lits froids' (logements peu occupés), afin de dégager des fonds pour la rénovation. Il souligne également l'exemple de la Suisse, où la construction de nouveaux logements est conditionnée à l'engagement d'une occupation minimale, une piste que la France pourrait s'inspirer.Au-delà des enjeux techniques et financiers, l'invité aborde également la nécessité de faire évoluer les mentalités et de diversifier l'offre touristique en montagne, au-delà du ski, pour favoriser une meilleure utilisation du parc immobilier existant. Il met en avant le potentiel de développement du tourisme estival et automnal, qui connaît une croissance significative dans certaines stations.
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Luc Farré, secrétaire général de l'UNSA fonction publique, revient sur les résultats d'une enquête Odoxa réalisée pour son organisation. Les chiffres sont éloquents : 74% des Français se disent attachés à notre modèle de service public, et 76% considèrent même qu'il fait partie de notre pacte républicain. Une reconnaissance forte de l'importance du service public pour les citoyens.Cependant, cette confiance n'est pas aveugle, et 68% des Français s'inquiètent d'une détérioration de la qualité des services publics. Luc Farré explique que cette inquiétude est principalement liée aux problèmes de moyens et d'effectifs, des choix politiques qui freinent l'efficacité du service public selon les Français interrogés.Malgré cela, 60% des Français conseilleraient à un jeune en début de carrière de choisir un poste dans la fonction publique. Un chiffre qui contraste avec le fait que moins de la moitié des jeunes sont réellement intéressés par ces métiers. Luc Farré pointe du doigt le manque d'attractivité, notamment en raison des niveaux de salaire qui peinent à attirer les vocations.L'invité revient également sur l'évolution du statut des agents publics, avec une part grandissante de contractuels au détriment des fonctionnaires. Un choix politique qui, selon lui, nuit à la qualité et à la pérennité du service public.
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Dans cet épisode, Cédric Chéreau, fondateur d'Eagle AI, une entreprise spécialisée dans les solutions logicielles pour la personnalisation des interactions entre distributeurs et clients, nous éclaire sur les enjeux des programmes de fidélité. Il révèle que 4,7 millions de foyers français font partie de tels programmes, qui permettent aux enseignes de mieux connaître leurs clients et de leur proposer des offres sur-mesure grâce à l'intelligence artificielle. Un système gagnant-gagnant qui renforce la fidélité des consommateurs tout en évitant une guerre des prix destructrice.
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Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Barbara Mayer-Ansquer, directrice des réseaux de Malakoff Humanis, pour discuter d'un chiffre inquiétant : un quart des dirigeants se déclarent en mauvaise santé mentale. L'invitée commence par expliquer que ce chiffre, bien qu'élevé, est en réalité sous-estimé. En effet, l'enquête menée par la chaire de recherche de l'EM Lyon en collaboration avec Malakoff Humanis révèle que 55% des dirigeants interrogés souffrent de problèmes de sommeil et 49% ont du mal à décrocher de leur travail. Barbara Mayer-Ansquer souligne un biais d'auto-évaluation chez les entrepreneurs, qui ressentent la nécessité de toujours paraître positifs et de ne pas se plaindre. Seuls 9% d'entre eux ont pris un arrêt maladie cette dernière année, contre 42% des salariés.Mais quelles sont les causes de cette anxiété chez les dirigeants ? La directrice commerciale met en avant la solitude, à la fois dans la prise de décision et dans l'impossibilité de parler de leurs failles et de leur vulnérabilité, par peur d'être perçus comme faibles. Elle explique également que les problèmes de trésorerie, de paperasserie et la faiblesse des rémunérations (30% des dirigeants de TPE se payent moins de 1000 euros par mois) sont des facteurs aggravants.Face à cette situation préoccupante, elle présente les différentes solutions mises en place par Malakoff Humanis pour accompagner les dirigeants. D'abord, la sensibilisation, avec des programmes d'information pour les aider à reconnaître les premiers signes de mal-être. Ensuite, la prévention, avec des bilans de santé et un meilleur accès aux soins. Enfin, l'accompagnement concret, avec des lignes d'écoute psychologique et des aides financières en cas d'arrêt maladie.
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Gildas Minvielle, directeur de l'Observatoire économique de l'Institut de la mode, analyse les changements majeurs qui bouleversent le marché de l'habillement en France. L'essor de l'ultra fast fashion et de la seconde main est au détriment d'acteurs historiques. Cette transformation du marché, dans un contexte de légère baisse de la consommation, oblige les marques à se réinventer pour reconquérir les consommateurs, notamment en misant sur la qualité des produits.
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Hubert Cotté, directeur général de Workday en France, un éditeur de solutions RH et finance intégrant des fonctionnalités d'IA, est l'invité du "Chiffre du Jour".Bien que l'IA permette effectivement des gains de temps significatifs pour plus de la moitié des salariés, près de 40 % d'entre eux passent jusqu'à une heure par semaine à corriger les résultats.Hubert Cotté explique que cette situation est en partie temporaire, le temps que la technologie atteigne sa pleine maturité. Passant d'une IA générative à des fonctions plus avancées prenant en charge des processus de bout en bout, les entreprises et leurs collaborateurs doivent encore s'habituer à la fiabilité de ces nouveaux outils. Cependant, Hubert est convaincu que l'accompagnement et la formation des équipes permettront de réduire cette perte de productivité.C'est d'ailleurs ce que montrent les chiffres : près de 4 entreprises sur 10 réinvestissent une partie des gains de productivité dans la formation de leurs équipes. L'invité souligne l'importance de donner du sens à ces nouvelles technologies pour favoriser leur adoption à grande échelle. 50 % des collaborateurs utilisent déjà l'IA dans l'espoir d'améliorer leur métier, au-delà d'une simple accélération de leur travail.Les solutions de Workday permettent justement de capter les compétences individuelles afin de proposer des programmes de formation pertinents. Hubert Cotté insiste sur le fait que l'IA ne doit pas être une injonction, mais un outil d'accompagnement, expliquant clairement aux collaborateurs les bénéfices attendus, comme de nouvelles perspectives de carrière.Bien que certains collaborateurs aient pu exprimer des craintes initiales sur la pérennité de leur emploi face à l'IA, il nous rassure en expliquant qu'il s'agira davantage d'une recomposition des métiers que d'une perte nette d'emplois. L'enjeu est donc d'accompagner cette transition pour que l'IA profite à tous.
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Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Jean-Marie Cardebat, spécialiste de l'économie du vin, analyse en détail les chiffres des exportations françaises de vins et spiritueux en 2025. Bien que ces exportations aient chuté, l'invité souligne que la baisse est plus modérée pour le secteur viticole, avec seulement -4% en volume. La principale explication réside dans la forte baisse des exportations vers les États-Unis (-21%) et la Chine (-20%), principalement due aux tensions commerciales et aux droits de douane imposés par l'administration Trump. Le professeur à l'Université de Bordeaux explique que le phénomène de stockage en amont des droits de douane a beaucoup pesé sur les chiffres du second semestre 2025, mais qu'une stabilisation est attendue en 2026.Malgré ces défis, l'expert reste optimiste pour l'avenir, soulignant les signes de reprise économique aux États-Unis et en Europe, ainsi que les opportunités offertes par les nouveaux accords commerciaux signés avec l'Inde et le Mercosur. Bien que ces marchés ne pourront pas compenser totalement la perte du marché américain, Jean-Marie Cardebat estime qu'ils permettront de gagner progressivement des parts de marché, à condition de s'acclimater aux spécificités de ces pays.L'épisode aborde également l'évolution des tendances de consommation, avec une tendance à la "prémiumisation" du marché. L'invité explique que les consommateurs boivent désormais moins mais mieux, avec une préférence pour les vins effervescents et les vins sans alcool. Il évoque également des pratiques de consommation émergentes, comme l'ajout de glaçons dans le vin rosé, très prisée au Brésil.
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Dans cet épisode du "Chiffre du jour", Jocelyn Rigault, directeur de l'association Le Choix de l'École, nous éclaire sur le profil des enseignants qui choisissent de travailler en éducation prioritaire, autrefois appelées Zones d'Éducation Prioritaire (ZEP).Bien que ces territoires soient souvent perçus comme des postes subis plutôt que choisis, ce chiffre révèle une réalité plus nuancée. Jocelyn Rigault nous explique que deux tiers des enseignants en éducation prioritaire souhaitent y rester dans les cinq prochaines années, soulignant ainsi leur engagement et leur motivation pour ces établissements confrontés à d'importantes difficultés sociales.L'invité nous rappelle que dans ces zones, les élèves cumulent davantage de défis sociaux, avec un déterminisme social très fort. Un élève issu d'un milieu défavorisé a cinq fois moins de chances d'accéder à des études supérieures longues qu'un élève favorisé. C'est dans ce contexte que le rôle de l'enseignant prend toute son importance, avec un impact considérable lorsqu'il est formé et en mesure d'accompagner ses élèves.Malheureusement, le directeur du Choix de l'École déplore que 73% des enseignants en éducation prioritaire estiment ne pas avoir bénéficié d'un accompagnement suffisant lors de leur prise de poste. C'est là qu'intervient l'association, qui a formé plus de 500 enseignants depuis sa création il y a 11 ans.L'accompagnement proposé par l'association se concentre sur deux aspects essentiels : la didactique de la matière enseignée et les gestes professionnels de l'enseignant. Ces "petits gestes" sont souvent absents des formations initiales, alors qu'ils sont cruciaux pour établir une relation positive avec les élèves et mettre en place une dynamique de classe efficace.Loin d'une approche autoritaire, l'association privilégie une méthode bienveillante, basée sur le travail collaboratif plutôt que la confrontation. Jocelyn Rigault décrit cette approche comme "une main ferme dans un gant de velours", permettant aux enseignants de gagner en efficacité tout en restant à l'écoute de leurs élèves.
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