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CHRONIQUES IMMERSIVES
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CHRONIQUES IMMERSIVES

Author: COMPTOIR DES VOYAGES

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Découvrez le monde autrement à travers des podcasts qui révèlent les expériences parmi les plus immersives à vivre avec Comptoir des Voyages. Chacun d’eux décrypte la vie locale contemporaine, loin des clichés, au plus près des habitants. De l’Albanie au Japon, du Brésil au Sénégal, laissez-vous porter par ces voyages sincères et riches en émotions. Bonne écoute !

31 Episodes
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À Marrakech, vivez l’expérience du ftour, le repas qui rompt le jeûne du ramadan et rythme la vie de la ville au coucher du soleil. Accueilli au sein d’une famille marrakchie, vous partagez un moment de convivialité et de spiritualité autour de plats traditionnels avant d'aller assister ensemble à la prière nocturne près de la Koutoubia."À Marrakech, le jour s’efface lentement. Le muezzin appelle à la prière du maghrib, et soudain, la ville change de rythme. Les rues se vident, les foyers s’illuminent. C’est l’heure du ftour, le repas de rupture du jeûne du ramadan. On est accueilli chez une famille marrakchie. Dans leur salon, la table est déjà dressée. On s’assoit sur les confortables banquettes, autour des dattes, des crêpes, des briouates, de la harira, du tajine, des œufs durs et du pain chaud. Tout commence par un verre d’eau et une datte. Le jeûne est rompu, mais la ferveur demeure. Leslie, marrakchia d’adoption, nous accompagne, traduisant les mots et les gestes. On échange sur le sens de ce mois sacré : sawm, le jeûne, est l’un des cinq piliers de l’islam. Pratiqué de l’aube au coucher du soleil, il purifie, apprend la patience, la gratitude, la simplicité. Les conversations glissent naturellement vers la foi, le partage, la solidarité. On apprend à dire bssaha pour souhaiter bon appétit, Allah yatik saha pour remercier, ramadan moubarak pour bénir ce moment. Après le repas, on marche jusqu’à la Koutoubia. Sous les palmiers, la foule s’assemble pour la prière nocturne. L’esplanade devient une mer de tapis et de voix, un souffle collectif. La spiritualité se mêle à la douceur du soir. Un instant suspendu, où l’on comprend que partager un ftour, c’est entrer dans l'intimité de la vie locale où la spiritualité se mêle à la richesse des traditions.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Arié Botbol/Réa 
Dans cet épisode, vous plongez dans l’âme électro de Berlin, capitale mondiale de la techno depuis les années 90. Dans un studio niché dans l’ancien Berlin-Est, un DJ professionnel vous initie aux secrets du mix : vinyles, CDJ, effets, transitions… Pas besoin d’expérience, juste l’envie de créer. Au fil de l’atelier, vous composez votre propre set et découvrez de l’intérieur l’énergie underground qui fait battre le cœur culturel de la ville."Dans le quartier de Marzahn, au cœur d’une ancienne zone résidentielle de l’ex-Berlin Est, on entre dans un immeuble réaménagé en centre artistique. Ici, près de 200 studios et espaces de répétition accueillent musiciens et artistes de tous horizons. Dans l’un d'eux, un DJ professionnel nous accueille pour apprendre l’art du djing. L’atelier commence. On découvre d’abord le matériel, le même utilisé par les DJ professionnels des clubs de la ville. Tables de mixage, vinyles… On vous guide pas à pas : écoute, calage rythmique, effets, transitions. On choisit notre méthode de mixage : sur vinyle, numérique ou les deux. On se lance. Une première boucle, un effet, un fondu. On se trompe, on recommence. Et soudain... ça fonctionne. Cette parenthèse musicale s'intègre complètement dans la dynamique “underground” et “pop culture” de Berlin. À Berlin, le djing est une façon de raconter. De transmettre. D’exister autrement. Depuis les années 90, la ville est devenue le cœur d’une scène techno dynamique, symbole d’optimisme et de renouveau après la chute du Mur. En 2024, cette culture musicale a même été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. On repart avec notre propre set. Une piste, unique, un souvenir sonore. Et l’intuition que la ville a encore bien des choses à nous dire.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Romina-veliz/Unsplash
Explorez la culture vibrante des matatus de Nairobi, ces minibus colorés devenus de véritables icônes urbaines. Plus que de simples transports, ils sont des galeries d’art mobiles où graffeurs et mécaniciens expriment l’identité des quartiers. Dans l’atelier d’un artiste, vous découvrez comment ces véhicules customisés racontent la créativité, la fierté et la vie quotidienne de la capitale kényane."À Nairobi, le minibus atypique et haut en couleur dans lequel nous sommes installés s’élance dans le flot dense de la circulation. C’est un matatu, l’un des milliers de minibus collectifs qui sillonnent les rues encombrées de la ville chaque jour, indispensables pour les 80 % d’habitants qui n’ont pas de voiture. Recouverts de graffitis colorés, d’écrans, de lumières, de slogans, ils incarnent un transport exubérant, engagé, vivant. On arrive devant un garage. Ici, l’air sent la peinture fraîche et le métal chauffé. Au fond, un matatu est en pleine transformation. Le graffeur du matatu nous accueille avec un large sourire. Il nous montre ses croquis, ses bombes de peinture, ses références : versets religieux, stars du ballon rond, héros de séries se mélangent. Chaque bus reflète l’âme de son chauffeur, de son quartier, de son époque. On assiste à la métamorphose d’un simple minibus en œuvre d’art mobile. C’est une affirmation identitaire développée il y a une quinzaine d’années sous l’impulsion de Moha, ancien chauffeur devenu icône de la pop culture kenyane. Les chauffeurs investissent pour attirer regards et passagers car ici, on attend et on choisit le matatu le plus en vogue, celui qui pulse et permet de se reconnaître. En roulant dans Nairobi, on comprend que les matatus ne transportent pas que des passagers. Ils font circuler des rêves, des revendications, une culture en mouvement. Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages" Crédit photo : © Marion Feral
Passez la porte d'une machiya traditionnelle à Kyoto et plongez dans l’art de vivre japonais. Dans ce cadre intime, un maître sushi prépare devant vous un dîner, où chaque geste raconte un savoir-faire transmis depuis des années. Entre riz, poissons et wasabi, la dégustation devient un voyage sensoriel et une expérience de calme et d’harmonie, révélant la beauté silencieuse et le raffinement de la cuisine japonaise."Au cœur d’un quartier populaire de Kyoto, la soirée tombe doucement sur notre machiya. Cette maison traditionnelle japonaise en bois nous enveloppe de son calme feutré. Avec ses tatamis, ses portes coulissantes et son jardin intérieur, elle incarne un art de vivre japonais fait de simplicité et d’harmonie. Y séjourner, c’est déjà changer de rythme, de rapport au temps. Dans l’intimité de ce lieu chargé de mémoire, nous nous préparons à vivre une expérience culinaire rare : déguster un dîner de sushis, préparés sur place par un maître sushi, ou itamae. Le chef s’installe. Formé plus de dix ans dans un grand restaurant de Kyoto, il dépose son matériel de manière méticuleuse : ses grands couteaux aux fonctions très spécifiques. Du riz vinaigré. Quelques poissons. Du wasabi. On s’installe, un peu en retrait. On observe. Le riz est modelé à la main, le wasabi râpé à la minute. Les lames sont nettoyées à chaque passage. Ses gestes sont mesurés, d’une précision presque chorégraphique. Ils prolongent la beauté silencieuse de la maison. Il ne parle pas notre langue, mais grâce à une application de traduction, quelques échanges se glissent entre deux gestes précis. Une bouchée suffit pour ressentir son savoir-faire. Le choix des poissons est un voyage au fil du pays : thon gras sauvage de Niigata, crevette tigrée, oursin et œufs de saumon d’Hokkaido, anguille braisée de Nagasaki… À la fin du dîner, quand il nous sert une délicate soupe et un bol de riz, on se surprend à ne plus penser à rien. On se sent privilégié, silencieusement reconnaissant. Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Artit Wongpradu/Istock
À Manantenasoa, près d’Antananarivo, participez à la messe du père Pedro, rassemblant jusqu’à 10 000 fidèles dans un souffle collectif vibrant de chants et de danses. Derrière cette ferveur se cache l’histoire d’Akamasoa, un projet solidaire fondé sur la dignité et le travail, où plus de 40 000 habitants vivent et construisent leur avenir. Une immersion au cœur d’une communauté animée par la foi, la solidarité et l’énergie humaine."Le dimanche matin, à Manantenasoa, village à l’est d’Antananarivo, les routes s’animent dès l’aube. Des familles entières convergent principalement à pied vers le vaste stade recouvert d’un toit de tôle, où d’énormes gradins entourent la scène centrale. Des femmes et des hommes endimanchés, des enfants rieurs dans des tenues aux couleurs vives, ou encore des vieillards appuyés sur leur canne. On s’installe parmi eux, porté par le même mouvement. Les gradins se remplissent : jusqu’à 10 000 personnes sont réunies pour la messe du père Pedro, missionnaire argentin installé ici depuis 1972. C’est impressionnant ! Il entre, salué par une vague d’applaudissements, et prend place au centre. La célébration commence. Quand les premiers chants s’élèvent, ce sont surtout les enfants qui donnent le ton. L’air vibre d’une énergie pure. Les voix, les mains, les danses se mêlent dans une même ferveur. Une cérémonie religieuse, un souffle collectif. À la fin de la messe, le père Pedro vient à notre rencontre. Il raconte comment, en 1989, il a découvert, sur une décharge à proximité d’Antananarivo, des familles entières vivant dans des conditions inhumaines. Face à cette détresse, il décide de créer Akamasoa, qui signifie « les bons amis », un projet de vie fondé sur la dignité, le travail et la solidarité. Maisons, écoles, dispensaires, ateliers : tout a été construit par les habitants. Plus de 40 000 personnes vivent aujourd’hui dans cette cité née d’un rêve commun. En marchant dans les ruelles du village, on croise des sourires, des regards confiants, on ressent une énergie qui dépasse la foi. À Manantenasoa, on touche à une humanité en action.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Lionel Montico/hemis
Explorez le quartier de Porto Maravilha lors d’une promenade guidée par Marie, une urbaniste carioca. Entre architecture contemporaine et vestiges coloniaux, la visite mène jusqu’au quai Valongo, ancien port d’arrivée des esclaves africains et aujourd’hui classé à l’UNESCO. Cette marche relie passé et présent, révélant une mémoire longtemps enfouie et offrant une autre lecture de l’histoire et de l’identité afro-brésilienne de la ville."Au bord de la baie de Guanabara, Rio dévoile un quartier en pleine transformation. Porto Maravilha, longtemps délaissé, a été réhabilité à l’occasion de la Coupe du monde de 2014 et des Jeux olympiques de 2016. C’est là, au pied du Museu do Amanhã, devenu icône architecturale, que commence la balade avec Marie, urbaniste de métier passionnée par les histoires enfouies de la ville. Cette promenade, hors du commun, relie le présent au passé. Direction le Morro da Conceição, colline aux maisons anciennes et ruelles pavées, pour observer le quartier dans son ensemble. Elle nous invite à regarder les contrastes : les tours vitrées côtoient les bâtiments coloniaux, les places rénovées cachent des vestiges fragiles. Très vite, la promenade prend une autre dimension : on s’approche du quai Valongo, cœur historique de la ville. Sous nos pas, un lieu majeur de l’histoire brésilienne. Au XIXᵉ siècle, plus d’un million d’Africains y ont été débarqués, faisant de Rio le principal port d’entrée des esclaves sur le continent. Les fouilles menées lors des travaux ont révélé les pierres d’origine, témoins d’une mémoire longtemps refoulée. Le quai a depuis été reconnu par l’UNESCO comme patrimoine mondial. Marie explique le système mis en place à l’époque : zones de transit, espaces de vente, cimetières, tout un réseau logistique organisé autour du commerce des corps. Puis elle évoque les politiques d’immigration du XXᵉ siècle, la formation d’une société métissée, les mémoires afro-brésiliennes encore en tension. Autour de nous, la vie bat son plein. On réalise que cette visite est un retour vers le passé, une manière d’apprendre à voir autrement, d’écouter ce qui a été peu raconté. L’urbanisme devient support de mémoire, et la ville, un espace vivant pour comprendre le passé.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Irvin Oziel
Dans les montagnes de Psiloritis, en Crète, partez à la rencontre de Yorgof et partagez son quotidien au rythme des alpages. Entre gestes ancestraux, lien étroit avec la nature et transmission familiale, le pastoralisme se révèle comme un pilier vivant de la culture crétoise. De la traite à la fabrication du fromage, cette immersion offre un regard authentique sur une vie façonnée par la montagne et les saisons."À Gergeri, dernier village au cœur des montagnes de Psiloritis en Crète, on retrouve Yorgof, berger depuis toujours. L’accueil est chaleureux, presque familial. Son pick-up est déjà prêt. Direction les alpages. La piste serpente entre les roches. Autour, les paysages de montagne s’ouvrent, vastes et spectaculaires, baignés de lumière. Là-haut, les brebis paissent librement. Le temps s’écoule autrement, rythmé par les gestes du berger : traire, tondre, surveiller, réparer une clôture, écouter les bruits de la nature. Yorgof nous explique sa dépendance aux saisons, aux bêtes, à la météo. C’est un métier d’adaptation, de patience et de respect. Il nous invite à participer. Le contact avec les animaux, la concentration du mouvement : on comprend vite que ce quotidien, loin d’être simple, exige une connaissance intime du territoire. La montagne est à la fois nourricière et exigeante. Le pastoralisme, l’un des métiers les plus anciens de Crète, façonne depuis des siècles le paysage et la culture de l’île. Aujourd’hui encore, il reste un pilier de l’économie locale : il contribue à l’agriculture par la production de fromages et de laine et génère aussi des revenus indirects grâce au tourisme rural, à l’artisanat et à la gastronomie. De retour au village, il nous fait visiter son atelier, installé au rez-de-chaussée de la maison familiale. On participe à la production du fromage de chèvre, une activité qu’il ne pratique qu’au printemps et en été. Puis on monte à l’étage. Sa femme apporte les mezzés. Les enfants rient, les conversations se mêlent. On parle du troupeau, de la pluie qui se fait attendre, du travail qui ne s’arrête jamais. Partage, enracinement et transmission imprègnent chaque instant. Une vie façonnée par la montagne, solide et vivante, comme la terre de Crète.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Arié Botbol/Réa
Découvrez l’art éphémère des tapis de fleurs et de sciure réalisés pour les fêtes religieuses mexicaines. À Huamantla, des artisans perpétuent ce savoir-faire patient, transmis depuis l’époque coloniale. En participant à la création de ces fresques colorées, vous entrez dans un rituel collectif où chaque motif devient une offrande, révélant le lien profond entre création, tradition et sacré."Dans l’État de Tlaxcala, pendant les fêtes catholiques, les rues, monuments et maisons prennent parfois des allures de palais éphémères, parés de fleurs et de couleurs. Ici, on ne marche pas sur des pavés mais sur des tapis… de fleurs, de sciure et de sable teinté. Pas tissés, mais saupoudrés à la main, motif après motif, de véritables fresques florales. Aujourd’hui, la fête est encore loin. On la prépare. À Huamantla, petite ville de cet État à l’est de Mexico, on entre dans un atelier en plein air. Quelques artisans s’affairent autour de décors en préparation. Cadres de bois, gabarits et sacs de sciure colorée reposent contre les murs et sur le sol. Les pigments naturels attendent leur tour, les formes prennent peu à peu leur place avant de rejoindre les maisons, les rues ou les processions et toute la frénésie qui va avec. L’un des artisans vient à notre rencontre pour nous initier. Notre regard capte, notre esprit s’imprègne. On dépose une base neutre, puis les couleurs s’ajoutent avec précision : jaune safran, bleu cobalt, rouge profond. Une explosion de teintes. Avec des tamis, des pochoirs ou à main levée, on compose un dessin : une fleur délicate, un oiseau, une arabesque... On se laisse emporter. Le sable crisse sous les doigts. Le calme s’étire, enveloppant l’instant. Un geste après l’autre, on entre dans une autre temporalité. Éphémère, mais inscrite dans l’héritage commun. Ce savoir-faire vient d’Espagne, il a pris racine ici. Chaque tapis honore un saint. Chaque courbe a du sens. C’est un art qui va au-delà de son attrait décoratif : c’est une offrande, un lien entre les vivants et le sacré.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Marta Nascimento/Réa
Dans les ruelles bleues de Jodhpur, découvrez l’art du truck painting indien aux côtés de Raja, un artisan passionné. Depuis plus de trente ans, il transforme les camions en supports d’expression, mêlant symboles religieux, messages personnels et couleurs éclatantes. En partageant son savoir et en participant au geste, cette rencontre révèle un art populaire vivant, reflet de la foi, de l’identité et de l’imaginaire de ceux qui parcourent les routes de l’Inde."À Jodhpur, au cœur de ses ruelles aux habitations teintées de bleu, la vie locale bat son plein. On pousse la porte d’un atelier à ciel ouvert, une cour où s’activent des hommes autour de camions. L’odeur de peinture flotte. Assis devant un capot en tôle brute, pinceau à la main, Raja lève à peine les yeux. Depuis plus de 30 ans, il peint des camions. Pas pour les embellir. Pour leur donner une voix. Des Shiva et des Ganesh, des tigres bondissants, des slogans religieux ou humoristiques, des prénoms d’enfants, des motifs floraux… Chaque centimètre de tôle devient message. Raja nous parle tout en traçant des lignes parfaites. Chaque commande est unique, celle d’un chauffeur qui veut raconter son histoire, sa foi, son humour, sa famille. Il choisit les couleurs, les symboles. Raja interprète. Il nous explique les variations régionales, les codes graphiques, les styles en évolution. Tout semble très codé. C’est vivant. Un art populaire qui circule, littéralement, sur les routes d’Inde. Il traverse les paysages et les villes, et nous dit quelque chose de profond sur ceux qui les habitent. Il nous sert un thé emblématique du pays, un massala chaï brûlant. On l’écoute en le savourant et on comprend que ce métier, en apparence discret, est en réalité central. Puis, suivant ses conseils, on se met à peindre sur un camion. En reprenant la route, croiser ces camions peinturlurés de toutes les couleurs aura une toute autre résonnance…Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Franck Guiziou/hemis
Partagez le quotidien d’habitants d’un village préservé au bord du lac Prespa. Entre navigation silencieuse, marche en pleine nature et pêche traditionnelle, cette immersion révèle un mode de vie simple et lent. Le soir, autour d’un repas fait maison, les échanges ouvrent une fenêtre sur l’histoire et l’hospitalité albanaises, en harmonie avec un environnement resté intact."Au sud-est de l’Albanie, au bord du lac Prespa, le paysage s’étire entre collines, forêts et montagnes. Le parc national offre un décor rural et authentique. Les champs cultivés se succèdent, parsemés de troupeaux et ponctués d’habitations rurales. Les voitures se font rares. L’environnement semble figé, comme préservé du temps. Dans le village de Pustec, on arrive à la maison de Lhazo et Marie, nos hôtes pour la nuit. Lhazo nous attendait. Un sourire, un signe de tête, puis on marche à ses côtés jusqu’aux rives du lac où son bateau est déjà prêt. On embarque. Sur l’eau, le monde se met à ralentir. Le moteur murmure, les oiseaux s’élèvent, la lumière glisse sur les collines. À l’horizon, on distingue l’île aux serpents, refuge d’oiseaux rares. Pélicans, hérons, échassiers : la nature préservée s’observe en silence. On emprunte un sentier pour une longue marche pour rejoindre une église troglodyte nichée dans la falaise. Les pas s’enchaînent. La végétation est dense et variée. Sur le chemin du retour, Lhazo s’arrête pour pêcher la carpe. On aperçoit au loin quelques agriculteurs, travaillant encore à la faux dans un rythme lent et concentré. Le soir, Marie prépare le repas : légumes du potager, poisson grillé, byrek, vin local et un verre de raki pour clore la journée. Un traducteur est présent pour faciliter les échanges. On parle de leur vie, du pays, de l’époque communiste qu’ils ont connue, parfois avec une certaine nostalgie. Dans la douceur du soir à Prespa, “vivre à l’albanaise” devient une évidence, tissée de chaleur humaine, de gestes simples et d’une harmonie profonde avec la nature.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Claudia Formisano
Embarquez à bord d’un écolodge flottant pour une immersion au cœur d’une nature préservée. Au fil de l’eau, la vie du marais se dévoile entre oiseaux, caïmans et mangroves, guidée par une naturaliste. Entre observations, moments de calme et nuits bercées par les sons sauvages, cette expérience toute guyanaise offre une parenthèse hors du temps, en harmonie avec l’eau et la lumière."On quitte Cayenne en direction du sud-est. Après une centaine de kilomètres, la piste s’arrête aux portes des marais de Kaw-Roura. Cette réserve naturelle, la quatrième plus grande de France, s’étend sur des kilomètres de mangrove et de zones humides. À quai, le Morpho nous attend. Écolodge flottant, ce bateau ouvert avec toit d’observation se transforme au fil du jour : le pont devient salle à manger, puis dortoir, bercé par les bruits du marais. On s’éloigne maintenant lentement de l’embarcadère. Autour, le marais s’étend dans toutes les directions.La lumière glisse sur l’eau. Aigrettes et martins-pêcheurs traversent la brume. On ne croise presque personne, à part quelques pêcheurs dans leur pirogue. Une guide naturaliste nous raconte la vie du marais, son équilibre, les espèces qui y cohabitent. On apprend à repérer les oiseaux, les loutres, les caïmans noirs, et parfois les singes hurleurs, discrets dans les arbres, mais dont le cri résonne comme un appel sauvage. Quand la chaleur monte, certains se baignent dans une zone sûre, d’autres partent en canoë ou s’installent sur le toit-terrasse pour observer le paysage. En fin d’après-midi, un ti-punch à la main, on s’installe sur le toit d’observation. Le repas guyanais se prépare : poisson, riz, épices douces, couac... La nuit tombe. Les lampes torches révèlent les reflets des yeux des caïmans. Les lits descendent du plafond, les moustiquaires s’installent. Le marais s’endort. Au matin, la brume flotte encore. Le soleil dévoile les collines. On prend le petit déjeuner sur le pont, dans le silence. Une parenthèse suspendue, à la rencontre d’un monde où l’eau, la lumière et la vie ne font qu’un.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © quisait/Istock
À Tokyo, pénétrez dans une heya, lieu d’entraînement fermé du sumo, et assistez au quotidien des rikishi. Dans le silence et le respect des rituels shinto, les lutteurs s’exercent sur le dohyô, mêlant puissance, agilité et maîtrise de soi. Ce moment rare révèle le sumo comme bien plus qu’un sport : un art ancestral profondément ancré dans la culture et la spiritualité japonaises."À Tokyo, dans un quartier discret, on pousse la porte d’une heya. Le silence est saisissant. On enlève nos chaussures, on entre doucement. À l’intérieur, des hommes s’entraînent, pieds nus, torses nus, ceints de leur mawashi, ce pagne épais qui enserre leur taille. On ne bouge pas. On n’ose pas parler. Ici, chaque geste est codé, chaque mouvement semble venir de loin. Le sol est un dohyô, un cercle d’argile recouvert de sable. Ils s’y affrontent, par deux. Pas de cris. Juste les chocs sourds des corps, les souffles courts, les pieds qui frappent le sol. Ils impressionnent par leur silhouette imposante qui contraste avec leur agilité surprenante et leur souplesse incroyable. On assiste à un entraînement de sumotoris, dans l’un de ces lieux fermés où l’on ne pénètre qu’en invité. Ces lutteurs, qu’on appelle aussi rikishi, sont des figures sacrées, héritiers d’un art né au VIIIe siècle, issu de rituels religieux shinto, et toujours profondément ancré dans l’identité japonaise. Avant chaque combat, un rituel : on balaie le dohyô. On jette du sel pour purifier l’espace.  On s’incline. On s'observe. On attend. Puis, d’un coup, la lutte s’engage. Quatre-vingt-deux techniques sont autorisées. Un écart, un déséquilibre… et le corps touche le sol. Ou franchit la ligne. Quelques secondes suffisent. Dans cette heya, on touche à une vision du monde, où la maîtrise de soi est plus importante que la victoire.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Maryline Goustiaux
Guidé par Audrey, une habitante de l’île, vous assistez à ces dialogues portés par l’air, capables de traverser montagnes et vallées. En vous initiant à cette langue reconnue par l’UNESCO, vous touchez à un patrimoine vivant, né du paysage et devenu symbole d’identité et de fierté collective."À San Sebastián de La Gomera, la lumière du matin éclaire les façades blanches du port. On retrouve Audrey, Française installée ici depuis plusieurs années. Elle connaît l’île par cœur. La balade nous conduit jusqu’à une petite place. Un Gomero nous y attend. Il porte deux doigts à sa bouche… et le silence se fend d’un long sifflement, clair et vibrant. Le son roule dans l’air sec, se perd entre les murs de la ville. Soudain, un autre répond. Un dialogue invisible s’engage. Audrey traduit, explique. Le silbo gomero, le langage sifflé de l’île, existe depuis des siècles. Né d’un besoin vital de communication dans les paysages escarpés, il reproduit la langue espagnole à travers deux voyelles et quatre consonnes sifflées. Avec ces six sons, les Gomeros peuvent moduler des phrases entières, transmettre jusqu’à 4 000 mots. Un message peut franchir cinq kilomètres. Le siffleur nous montre comment placer la main, modeler le son, sentir la tension de l’air sur la langue. On essaie, maladroitement. Le silbo, menacé de disparaître dans les années 1980, a été sauvé par les maîtres siffleurs et enseigné à tous les enfants de l’île. Reconnu patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, il est aujourd’hui une fierté collective. Autour d’un apéritif local, on rit de nos essais, encore portés par l’écho des ruelles. On comprend qu’il s’agit là d’une langue de l’air, un lien vivant entre les hommes et leur terre.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages."Crédit photo : © Franck Charton/hemis
Dans un club local animé, joueurs de tous âges se retrouvent autour du boċċi, la pétanque maltaise, un jeu hérité de l’Antiquité. Entre précision, stratégie et convivialité, le boċċi révèle une tradition vivante, transmise de génération en génération, où le plaisir du jeu nourrit le lien social et la mémoire collective."À Għaxaq, petite ville au sud de La Valette, la fin d’après-midi est calme. Dans une petite rue, on entend le roulement des boules et les éclats de voix venus du club de boċċi, la pétanque locale. C’est ici, sur ce terrain sablonneux bordé de gradins où s’installent les familles et d’un petit bar, que le village se retrouve presque chaque soir. Matthew, le propriétaire, nous accueille chaleureusement. Son père lui a appris le boċċi quand il était enfant. Depuis, il veille à transmettre cette tradition à tous ceux qui passent la porte du club. Il nous confie une boule cylindrique, typique du jeu maltais. Les règles sont simples, mais la maîtrise demande des années. On vise le jack, cette petite boule blanche qu’il faut approcher au plus près. Les setters placent, les knockers frappent pour dégager les boules adverses, chaque lancer demande précision et stratégie. Le terrain, plus long et plus étroit que celui de la pétanque, exige un sens du calcul presque instinctif. Les boules roulent, s’arrêtent net, se frôlent. Les joueurs se concentrent, commentent, rient. Le boċċi est un art du rythme autant que de la patience. Hérité des jeux romains, transmis par les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean entre le XVIᵉ et le XVIIIᵉ siècle, ce sport s’est ancré dans la vie quotidienne maltaise. Aujourd’hui, plus de trente clubs animent les villages de l’île. On y joue entre générations, pour le plaisir d’être ensemble, pour entretenir le lien avec le passé.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Neil Setchfield/Alamy/hemis
À New Delhi, découvrez l’initiative d’Avacayam, une ONG qui transforme les fleurs sacrées issues des fêtes religieuses en ressources durables. En participant à la collecte et à la transformation de ces offrandes, vous plongez dans un projet alliant écologie, spiritualité et inclusion sociale."À New Delhi, on rejoint l’équipe de l'ONG Avacayam alors que la ville bruisse à peine. A proximité des lieux de culte, les restes de fêtes religieuses s’accumulent : guirlandes fanées, pétales dispersés, parfums tenaces. Jasmin, œillets, roses… les fleurs sacrées de l’hindouisme, finissent souvent dans les eaux du Gange contaminant l’eau. On estime à environ 80 millions de tonnes par an les fleurs jetées dans les rivières et fleuves du pays. Ici, Avacayam leur donne une autre destinée. Avec son équipe, on parcourt la ville. On collecte devant les temples, les lieux de mariage. Le geste est simple, respectueux. Ce ne sont pas des déchets, mais des restes de prières, des fragments de récits. On rejoint ensuite l’atelier animé d’Avacayam. Les mains s’activent : les fleurs sont triées, séchées, broyées. Elles deviendront encens, pigments naturels ou poudres colorées utilisées pour Holi, la fête des couleurs. Autour de nous, une centaine de personnes en situation de handicap travaillent avec fierté. Leur présence ici n’est pas symbolique. Elles sont le cœur de cette démarche. Formées, accompagnées, elles trouvent un revenu, une reconnaissance. On comprend peu à peu l’ampleur du projet : il relie le spirituel et l’écologique, le social et le sensoriel. C’est une expérience de terrain, une plongée dans une Inde capable de réparer ses excès en transformant ses traditions. À la fin, cette immersion dans les coulisses nous permet d’aller plus loin dans la compréhension de la culture et du sacré.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Marta Nascimento/Réa
Suivez John, enfant de Manchester, amoureux de sa scène musicale, pour une escapade en black cab électrique au cœur du “Madchester”. À travers ses anecdotes et ses souvenirs, il vous ouvre les portes d’une ville où chaque rue résonne d’un riff de guitare. Des clubs mythiques aux studios d’enregistrement, vous marchez dans les pas de Joy Division, Oasis ou The Smiths. Plus qu’un simple tour, c’est une plongée vibrante dans l’âme rock de Manchester, une ville qui vit encore au rythme de son héritage musical."À Manchester, ce n’est pas la musique qu’on vient écouter. C’est l’histoire qu’elle raconte. Et pour la comprendre, on embarque dans le black cab électrique de John, chauffeur de taxi. C’est un passionné de musique. Le parcours qu’il propose est adaptable et pensé pour s’ajuster aux goûts musicaux de chacun. Rock, punk, électro, britpop… Chaque arrêt peut être personnalisé : salles de concert, studios d'enregistrement, pubs ou monuments… Premier arrêt : le Salford Lads Club, devenu culte grâce aux Smiths. C’est ici que la chanson Cemetry Gates trouve son inspiration. Le taxi reprend sa route. Deuxième halte : le Free Trade Hall. Ici, en 1976, les Sex Pistols ont joué devant une poignée de spectateurs. Un concert fondateur. Ce soir-là, la scène musicale de Manchester a changé de visage. Une onde de choc qui a redéfini la scène musicale locale. Étape finale : The Haçienda. Encore un club devenu mythique, fondé par les créateurs de Joy Division. Ce lieu a incarné l’explosion du mouvement "Madchester", mélange de rock alternatif et de house, qui a marqué toute une génération. C’est plus qu’une visite, c’est une transmission. À travers ces arrêts, on mesure la force de cette ville. On comprend mieux pourquoi Manchester est avec Londres, Liverpool ou Bristol, l’un des grands berceaux de la musique britannique. Aujourd’hui encore, la ville vibre au rythme de festivals comme Parklife et de salles emblématiques comme Band on the Wall ou Night & Day Café. Quand on descend du taxi, les morceaux restent. Comme une bande-son qu’on emporte avec soi.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Tadas Petrokas/Unsplash
À Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, se joue une tradition vivante : le ceilidh. Ni spectacle ni folklore figé, mais un bal populaire où musiciens, danseurs et voix du caller ne font qu’un. Guidés pas à pas, habitants et visiteurs se laissent emporter par l’énergie collective. Entre rires, musique et mouvements partagés, le ceilidh devient un moment de rencontre, un instant suspendu où l’on se sent chez soi, même loin de chez soi."À Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, un bal commence. Ce n’est pas un bal mondain et encore moins un spectacle touristique. C’est un ceilidh. Une tradition joyeuse, née de veillées autour du feu, de contes, de musique et de danse, qui se transmet de génération en génération. On entre avec un peu de timidité. Karine, une habitante de la ville habituée des lieux, nous accueille. Des familles arrivent au complet, des groupes d’amis aussi. Ça s’installe, ça papote. Certains portent le kilt traditionnel, d’autres sont vêtus d’une simple chemise ou de baskets. Peu importe le vêtement que l’on porte. Ce qui compte ici, c’est l’élan commun. Sur scène, les musiciens s’accordent. Violon, accordéon, guitare. Et puis une voix au micro : le caller. C’est lui qui guide. Il explique les pas, donne le rythme, rassemble tout le monde. Strip the willow, reel, dos-à-dos… Karine reste à nos côtés pendant cette initiation. La musique s’emballe. Les pas sont plutôt simples. On se laisse porter. On rate un pas, on tourne trop vite… mais tout le monde s’amuse, personne ne juge. C’est joyeux, festif. On se sent connecté aux autres et de plus en plus confiant. Le ceilidh repose sur la répétition, l’entraide, l’énergie du groupe. C’est une fête populaire, oui. Mais c’est surtout une façon de se rencontrer. Un instant suspendu, où l’on se sent chez soi… en étant chez les autres.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Andrew Wilson/Alamy/hemis
À Kingston, dans le quartier paisible de Duhaney Park, une maison colorée abrite un lieu emblématique du reggae : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Accueilli par le fils du légendaire producteur, on plonge dans l’histoire d’un homme qui a façonné le son jamaïcain, du ska au dub. Entre machines d’époque et voix mythiques, ce studio est à la fois mémoire vivante et lieu de création, où la musique continue de résonner comme un acte de liberté."Nous sommes à Kingston, dans un quartier tranquille de Duhaney Park. Une maison aux murs colorés abrite un lieu de mémoire unique : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Ici, tout respire la musique jamaïcaine. C’est le fils du célèbre producteur, Edward “Striker” Lee Junior, qui nous accueille. C’est le studio de son père, figure mythique du reggae, du dub, du ska et du dancehall. Né en 1941, Bunny Lee a façonné des décennies de sons, accompagné des artistes comme Dennis Brown, Johnny Clarke ou Horace Andy, et collaboré avec King Tubby sur des techniques de mixage révolutionnaires. Il a aussi travaillé avec Bob Marley, John Holt ou Max Romeo, contribuant à faire rayonner le reggae dans le monde entier. Son surnom, “Striker”, vient de sa capacité à produire tube après tube. Dans chaque pièce, les souvenirs s’accumulent : consoles d’enregistrement, micros d’époque, vinyles rares, photographies. Edward raconte, avec précision et fierté, comment son père a fait émerger un son jamaïcain à part entière, symbole d’audace et de liberté. On découvre comment dans les années 60 à 80, le reggae a accompagné les transformations sociales du pays. Assis dans la salle de mixage, on écoute quelques extraits remasterisés. La voix de Dennis Brown emplit l’espace. C’est à la fois un musée et un lieu où la création continue de perdurer pour y faire enregistrer de nouvelles générations d’artistes. À la sortie du studio, on saisit à quel point ces musiques, au-delà des sons et des rythmes, expriment une manière de résister et d’exister.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Arié Botbol/Réa
Passez les portes de la Dhow Countries Music Academy, cette école unique qui fait vivre les musiques traditionnelles de Zanzibar, héritées des routes maritimes de l’océan Indien. Échangez avec les élèves et professeurs et essayez-vous à quelques notes de oud et qanun. Plus qu’un lieu d’apprentissage, l’académie est un espace de rencontre, de mémoire et de fierté culturelle, dont les sons continuent de résonner bien après avoir quitté Stone Town."À Stone Town, dans les ruelles étroites, se mêlent les voix, les parfums d’épices, l’appel des vendeurs et du muezzin. Au détour du quartier de Vuga, une façade discrète attire le regard : la Dhow Countries Music Academy. Derrière ses murs blanchis à la chaux, la chaleur s’apaise, remplacée par des notes, des rires, des instruments qu’on accorde. Fondée en 2002, cette école est la seule de tout l’archipel. Un lieu à part qui forme depuis plus de vingt ans les musiciens qui perpétuent le taarab, le kidumbak et le ngoma, des musiques issues de l’histoire maritime et métissée de Zanzibar. Leur origine remonte aux “pays dhow”, ces routes reliant l’Afrique de l’Est, le golfe persique et l’Inde, d’où sont nés les échanges qui ont façonné la culture swahilie. Dans les couloirs aérés, les percussions résonnent, le oud se mêle au qanun. Des élèves s’exercent, hommes et femmes de tous âges. Une musicienne répète, un professeur initie, guide des étudiants avec rigueur et bienveillance. On s’arrête un instant pour écouter un groupe de musiciens. La musique se transmet ici comme une langue commune, un héritage vivant. On nous invite à essayer. On apprend que chaque rythme accompagne un moment de vie : une célébration, une prière, un départ vers la mer. Cette école est à la fois un lieu d’apprentissage et un espace de lien social et de fierté culturelle. En ressortant dans les ruelles de Stone Town, on emporte le souvenir d’une rencontre informelle, généreuse dans sa transmission et les sons nous suivent longtemps.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Pierre Vassal/Haytham-Réa
Au sud de la Tasmanie, à Hobart, vit Cary Lewincamp, guitariste et artisan. Venez le rencontrer dans sa maison-atelier où il façonne à la main des guitares à sept cordes en pin Huon. Le temps d’une soirée musicale, entrez dans son univers sensible et profondément local, entre récits de son parcours et notes d’une musique acoustique inspirée par la nature. Une parenthèse hors du temps, où chaque mélodie raconte un fragment de Tasmanie."À Hobart, au sud de la Tasmanie, les collines descendent doucement vers la mer. Au-dessus de la ville s’élève le mont Wellington, ou Kunanyi, comme le nomment les Aborigènes. C’est sur ses contreforts que vit Cary Lewincamp, guitariste et artisan. Sa maison, tout en bois clair, respire la lumière et le calme. Cary nous accueille avec douceur, dans une atmosphère simple et familiale. Chaque samedi, il ouvre ses portes pour une soirée musicale. Dans son atelier, le bois embaume. Partout, des instruments en cours de fabrication, des morceaux de pin Huon soigneusement polis, des outils alignés sur l’établi. Cary fabrique lui-même ses guitares à sept cordes à partir de ce bois local, symbole du patrimoine naturel de Tasmanie. La rencontre commence par la découverte de son univers. Cary parle de son métier, de son attachement à l’île et à ses ressources. Il évoque aussi son parcours d’artiste indépendant, resté fidèle à une démarche artisanale et locale. Puis, dans son studio voisin, il s’installe, accorde sa guitare et joue. Les premières notes emplissent la pièce. Sa musique est acoustique, narrative, inspirée de son environnement, de sa maison, de sa famille. Chaque morceau, plein de poésie, raconte un fragment de vie : une balade sur le mont Kunanyi, un repas partagé, une lumière d’hiver.  Entre deux morceaux, il commente, sourit, répond aux questions. Le dialogue s’installe, sincère et curieux. La soirée se termine et en quittant la maison, on garde en tête les vibrations lentes de la guitare.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Cary Lewincamp Music
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