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A la table des illustres
A la table des illustres
Author: Anne Inquimbert
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© ludovic-le guyader
Description
Anne Inquimbert, journaliste en gastronomie depuis plus de 20 ans vous invite “À la table des Illustres”.
À la table des Illustres est un podcast de gastronomie et d'histoire qui explore la vie des grandes figures culturelles à travers leur rapport à la table.
En 10 minutes maxi, chaque épisode raconte l’histoire d’un écrivain, d’un artiste ou d’un personnage historique à travers ses goûts, ses repas et les traditions culinaires de son époque.
De Colette à Honoré de Balzac, en passant par Marcel Proust ou Cléopâtre, ce podcast narratif mêle cuisine, culture, littérature et patrimoine gastronomique.
Un rendez-vous audio pour les amateurs d’histoire, de gastronomie et de récits culturels.
Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustres
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29 Episodes
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Elle ne cuisinait jamais pour elle seule c'était, disait-elle, le chemin vers le désespoir. Résistante, militante féministe, Prix Goncourt pour L'Amant en 1984, Marguerite Duras préparait du porc caramélisé au nuoc-mâm pour ses amis et consignait ses recettes dans un petit cahier rouge aux titres poétiques. Bienvenue à sa table.Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres Saison 2, nous partons sur les traces de Marguerite Duras, née Marguerite Donnadieu en 1914 en Cochinchine, morte en 1996 à Paris. Son pseudonyme "Duras" vient du nom d'un village du Sud-Ouest où se trouve la maison de son père. Auteure de L'Amant, d'Un barrage contre le Pacifique et de Moderato Cantabile, résistante pendant la guerre, militante féministe et cuisinière passionnée.L'enfance asiatique et le nuoc-mâmÉlevée en Indochine jusqu'à l'âge de dix-huit ans, elle conserve toute sa vie le goût des saveurs vietnamiennes. Son plat d'enfance : le thit-khô, porc caramélisé à la sauce nuoc-mâm. Ce condiment devient sa signature culinaire absolue : "Si vous n'aimez pas le nuoc-mâm, ne faites pas le plat. Rien ne peut le remplacer."La femme de combatRésistante pendant la Seconde Guerre mondiale, Marguerite Duras s'engage aussi pour les droits des femmes et signe le Manifeste des 343 en 1971 pour le droit à l'avortement. En 1984, L'Amant lui vaut le Prix Goncourt. Adapté au cinéma par Jean-Jacques Annaud, le film devient un succès populaire mondial.Neauphle-le-Château et le cahier rougeDans sa maison de Neauphle-le-Château, achetée en 1958, elle reçoit ses amis et cuisine pour eux pendant qu'ils se reposent. Elle consigne ses recettes dans un petit cahier rouge imprécises, accompagnées d'anecdotes, avec des titres inventés comme "Boulettes à la russe, pour une promenade en mer". Pour Duras, la cuisine est aussi créatrice que l'écriture.Son menu et sa philosophieÀ sa table : omelette vietnamienne, gaspacho ou soupe aux poireaux en entrée ; thit-khô au riz blanc, pot-au-feu à la queue de bœuf ou boulettes à la façon de la Grecque Melina en plat ; tarte créole, gâteau à la crème ou clafoutis aux cerises en dessert. Sa conviction : "Dans aucun cas on ne doit faire la cuisine pour soi seule" c'est le chemin vers le désespoir.Un épisode immersif de 10 minutes pour découvrir la Marguerite Duras méconnue, celle qui cuisinait du porc caramélisé pour ses amis et écrivait des recettes comme des nouvelles.L'histoire racontée par la gastronomie.À la table des Illustres est un podcast culturel qui raconte l’histoire des grandes figures culturelles à travers la gastronomie et le patrimoine culinaire.Un Podcast narratif mêlant récit, ambiance, musiques et archives sonores pour une immersion totale, un véritable plongeon dans l'histoire.Si vous aimez les récits courts mêlant histoire, littérature et gastronomie, pensez à vous abonner : un nouvel épisode sort chaque mardi matin.Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustresHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il croquait les oranges entières avec la peau. Il inventait un plat de restes qu'il appelait son "gribouillis". Et chaque mardi, il invitait des dizaines d'enfants pauvres à sa table. Bienvenue à la table de Victor Hugo.Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres, nous partons sur les traces de Victor Hugo, né en 1802, mort en 1885, auteur des Misérables et de Notre-Dame de Paris. Un homme dont l'appétit était à la mesure de l'œuvre : phénoménal ! Ou du moins, c'est ce que dit la légende, son biographe Jean-Marc Hovasse nuance avec justesse.La jeunesse et la faimVictor Hugo a connu la pauvreté. Un franc par jour pour vivre une réalité qu'il transpose dans Les Misérables, lorsque Marius se nourrit trois jours avec une seule côtelette de mouton : la viande le premier jour, la graisse le second, l'os le troisième. De cette époque, il garde une attirance sincère pour les mets simples, soupe, pain, plats du quotidien.L'ogre et le gribouillisÀ table, Hugo impressionne ses petits-enfants en croquant les oranges entières avec la peau, et les homards carapace comprise. Mais sa vraie invention culinaire, c'est le "gribouillis". En fin de repas, il découpe finement tout ce qui reste, œufs, viande, légumes, sauce, friture, il mélange le tout et sale généreusement. Son petit-fils Georges-Victor Hugo affirme que "c'était la chose la plus exquise du monde".La dimension socialeChez Hugo, manger est un acte politique. Il critique la bourgeoisie sous le Second Empire et ses fastes indécents. Et à partir de 1862, chaque semaine, il ouvre sa table à plusieurs dizaines d'enfants pauvres, à qui il offre de la viande et du vin. L'homme qui a si bien écrit sur la misère la combat aussi à table.Hauteville House et l'exilEn exil à Guernesey depuis 1855, Victor Hugo acquiert Hauteville House qu'il aménage entièrement lui-même. C'est là qu'il installe ses petits-enfants à la table des adultes, en rupture totale avec les mœurs de l'époque et glisse sous leurs serviettes bons et mauvais points. La table comme espace d'éducation et de tendresse.Un nouvel épisode immersif de 10 minutes pour découvrir le Victor Hugo méconnu celui qui mangeait avec ses tripes autant qu'il écrivait avec ses tripes, et pour qui la table était toujours un acte de générosité.L'histoire racontée par la gastronomie.À la table des Illustres est un podcast culturel qui raconte l’histoire des grandes figures culturelles à travers la gastronomie et le patrimoine culinaire.Un Podcast narratif mêlant récit, ambiance, musiques et archives sonores pour une immersion totale, un véritable plongeon dans l'histoire.Si vous aimez les récits courts mêlant histoire, littérature et gastronomie, pensez à vous abonner : un nouvel épisode sort chaque mardi matin.Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustresHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Elle est la plus grande épistolière de France. Et pourtant, Mme de Sévigné avait aussi un camp à table : celui de l'huile contre celui du beurre. Bienvenue chez la femme qui a raconté la mort de Vatel, jugé les sauces mieux que quiconque, et croqué les figues de Grignan comme personne.Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres, nous partons à la rencontre de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696), l'une des plumes les plus célèbres du Grand Siècle. Veuve libre dès l'âge de vingt-cinq ans, elle partage sa vie entre Paris, la Bretagne et la Provence, où sa fille, Madame de Grignan, s'installe aux côtés du lieutenant général de la province.Le camp de l'huileCe que l'on sait moins d'elle : Mme de Sévigné a fait le choix de la cuisine à l'huile, contre la cuisine au beurre de son enfance parisienne. Aïoli, poissons de roche, soupe de poisson au contact de la Provence de sa fille, la marquise se découvre une véritable gourmande méridionale.La mort de VatelSon fait d'armes littéraire le plus célèbre : le récit de la mort de François Vatel, maître d'hôtel du prince de Condé, qui se donne la mort le 24 avril 1671 après le retard d'une livraison de poissons lors d'un banquet donné pour Louis XIV. C'est la plume de Mme de Sévigné qui a fixé cette histoire dans la mémoire collective.Le festin de GrignanAu château de Grignan, la table du comte et de la comtesse est fastueuse : perdreaux au thym, cailles grasses, tourterelles, figues, muscats et melons de Provence, arrosés des vins du cru. Un festin que Mme de Sévigné elle-même a immortalisé dans ses lettres.La gourmande et la chroniqueuseChroniqueuse mondaine et judiciaire, Mme de Sévigné recoupe ses sources, cite les gazettes de son temps et raconte les grands scandales du règne de Louis XIV avec une précision de reporter. Cette même curiosité se retrouve à table, où elle se juge meilleure connaisseuse en sauces que ses propres enfants.Un épisode immersif de 10 minutes pour redécouvrir la plus célèbre épistolière de France et sa gourmandise assumée pour l'huile d'olive et les fruits de Provence.L'histoire racontée par la gastronomie.À la table des Illustres est un podcast culturel qui raconte l’histoire des grandes figures culturelles à travers la gastronomie et le patrimoine culinaire.Un Podcast narratif mêlant récit, ambiance, musiques et archives sonores pour une immersion totale, un véritable plongeon dans l'histoire.Si vous aimez les récits courts mêlant histoire, littérature et gastronomie, pensez à vous abonner : un nouvel épisode sort chaque mardi matin.Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustresHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il est l'un des empereurs les plus infâmes de l'Histoire. Et pourtant, Néron faisait des cures de poireaux crus pour protéger sa voix de chanteur. Bienvenue à la table de l'homme qui festoyait dans une salle à manger tournante tout en s'astreignant à la diététique la plus stricte.Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres de la Saison 2, nous remontons jusqu'à la Rome du premier siècle après Jésus-Christ pour rencontrer Néron empereur de 54 à 68 après J.-C., dernier de la dynastie julio-claudienne. Derrière la légende noire construite par ses détracteurs, de récentes découvertes archéologiques permettent de dresser un portrait plus nuancé d'un homme aimé de son peuple, passionné des arts et du chant.Le poireau et la diététiqueSon péché mignon est inattendu : Néron faisait des cures de poireaux crus, convaincus qu'ils rendaient sa voix plus nette et plus pure. Pline l'Ancien le rapporte : il les dévorait voracement, à l'huile, sans pain, croquant dedans comme dans une pomme. À l'époque, tous les légumes sont considérés comme des alicaments et le poireau comme la panacée absolue.La cenatio rotundaSon objet fétiche est à la mesure de son pouvoir : la cenatio rotunda, la salle à manger tournante de sa Domus Aurea, la Maison Dorée. Décrite par Suétone, cette salle ronde montée sur un pilier central de quatre mètres tournait jour et nuit "en imitant le mouvement du monde", offrant une vue imprenable sur Rome.Le festin impérialLa cena romaine, repas du soir, pris allongé sur des banquettes dans le triclinium se déroule en trois services. La gustatio : œufs, légumes variés dont le poireau, huîtres, escargots, accompagnés de vin miellé (mulsum). La prima mensa : volailles rôties, porc en sauce, agneau salé, sardines et thon grillés, quenelles, avec un vin coupé à l'eau. La secunda mensa : figues, raisins, poires, gâteau de fromage, olives. Des produits venus de tout l'Empire.L'artiste et le diététicienNéron chante, joue de la cithare, se produit sur scène scandalisant la noblesse romaine. Pour protéger sa voix, il s'impose une discipline alimentaire rigoureuse. Cette tension entre l'excès des banquets et l'austérité des cures de poireaux révèle un homme plus complexe que la légende.Un épisode immersif de 8 minutes pour remonter jusqu'à la Rome antique et découvrir que même l'empereur le plus sulfureux de l'Histoire avait ses petites manies à table.L'histoire racontée par la gastronomie.À la table des Illustres est un podcast culturel qui raconte l’histoire des grandes figures culturelles à travers la gastronomie et le patrimoine culinaire.Un Podcast narratif mêlant récit, ambiance, musiques et archives sonores pour une immersion totale, un véritable plongeon dans l'histoire.Si vous aimez les récits courts mêlant histoire, littérature et gastronomie, pensez à vous abonner : un nouvel épisode sort chaque mardi matin.Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustresHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Mère Poulard : l'omelette qui a fait sa légendeElle est arrivée au Mont-Saint-Michel à vingt et un ans, nivernaise modeste au service d'un architecte. Et elle est devenue l'une des figures les plus emblématiques de la gastronomie française, avec une omelette dont le secret est toujours bien gardé. Bienvenue à la table de la Mère Poulard.Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres Saison 2, nous partons au Mont-Saint-Michel sur les traces d'Annette Poulard, née Boutiaut en 1851 à Nevers. Une femme d'origine modeste qui a suivi un architecte jusqu'au rocher normand, y a épousé le fils du boulanger, repris une auberge... et inventé une omelette soufflée qui a traversé les siècles.L'omelette légendairePour nourrir rapidement les pèlerins arrivant épuisés après la traversée de la baie, Annette s'inspire de la tradition monastique et crée son omelette soufflée cuite au feu de bois, dans une imposante poêle en cuivre qu'elle tient d'une main ferme. Le spectacle des fouets battant les œufs en mesure dans les culs de poule en cuivre est devenu la signature sonore du lieu. Sa recette secrète est toujours jalousement gardée.La femme de caractèreAnnette Poulard est une femme qui veut tout gérer, accueillir, installer, servir, cuisiner. Quitte à oublier parfois une bouteille sur l'addition. Sa table reflète ses valeurs : simple, généreuse, honnête. Côtelettes de pré-salé, poulet rôti, pot-au-feu, gigot rôti, une cuisine normande ancrée dans le terroir, à deux francs cinquante le déjeuner cidre compris.Les biscuits porte-bonheurTrès pieuse et superstitieuse, Annette voit dans l'année 1888 les trois 8, un signe du destin. Elle crée ses biscuits porte-bonheur qu'elle offre aux enfants des pèlerins avec cette formule : "Bon plaisir, bonne chance, heureuse vie." Ces biscuits, fidèles à ses recettes originales, existent toujours et se trouvent en boutique.Son héritageTitre de "Mère" donné aux cuisinières talentueuses, Annette Poulard semble avoir été la première à le recevoir avant même les mères lyonnaises. Aujourd'hui, le groupe La Mère Poulard investit 30 millions d'euros jusqu'en 2032 pour rénover ses établissements. L'Auberge La Mère Poulard est dirigée par le chef Killian Rosini, Meilleur Apprenti de France 2019, aux côtés de Christophe Pacheco, Meilleur Ouvrier de France 2011.Un épisode immersif de 10 minutes pour découvrir la femme derrière la légende et comprendre pourquoi une simple omelette soufflée est devenue l'un des plats les plus mythiques de la gastronomie française.Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustresHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.








