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Chroniques d’un trottoir à l’autre
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Chroniques d’un trottoir à l’autre

Author: Radio Laser

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Description

L’urbanisme, vous pensez que c’est l’affaire des experts ? Détrompez-vous ! Toufik Hedna vous embarque chaque samedi à midi pile, pour ausculter le cœur de nos villes.
Des bâtiments, aux maisons, rues, squares, béton, des bancs publics, des rues vivantes ou vides… Chaque semaine, il raconte ce qu’on ne voit plus.
Une chronique qui donne envie de lever les yeux et de se poser les bonnes questions : à qui appartient la ville ? Comment on y vit ? Et pourquoi c’est important ?
Chroniques d’un trottoir à l’autre, c’est l’architecture qui parle aux passants… et aux auditeurs.
19 Episodes
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Que devient une ville lorsqu’elle cesse d’être habitable? Dans cette émission de Chroniques d’un trottoir à l’autre, Toufik Hedna propose d’explorer une notion encore peu connue du grand public : l’urbicide. Le terme apparaît dans les années 1990 pour décrire la destruction de villes pendant les conflits armés. Mais au-delà de cette définition initiale, il permet aujourd’hui de penser une réalité plus large. Une ville peut disparaître de plusieurs manières. Elle peut être détruite physiquement, par la guerre, lorsque les infrastructures, les logements et les réseaux sont directement visés. Mais elle peut aussi rester debout, tout en devenant inhabitable, lorsque les conditions nécessaires à la vie urbaine ne sont plus réunies. Pollution, contamination, raréfaction des ressources, dérèglements climatiques : autant de phénomènes qui peuvent, progressivement, rendre un territoire invivable sans pour autant le raser. L’urbicide ne désigne donc pas uniquement une destruction visible. Il interroge la capacité même d’une ville à continuer d’accueillir la vie. À partir de cette réflexion, l’émission propose un déplacement du regard. Elle invite à penser la ville non seulement comme une forme construite, mais comme un ensemble de conditions qui rendent possible l’habiter. Car une ville ne tient pas seulement par ses murs. Elle tient par ce qu’elle permet. Et lorsque cette possibilité disparaît, c’est l’idée même de la ville qui vacille.
La ville ne construit pas seulement des logements. Elle organise aussi des distances et des temps d’accès. Dans une même ville, certains habitants vivent près du centre, des transports et des services. D’autres vivent plus loin, dans des quartiers périphériques ou des zones pavillonnaires où chaque déplacement demande davantage de temps. Ces kilomètres deviennent alors des minutes accumulées chaque jour. Avec le temps, cette distance finit par peser sur les possibilités, les déplacements et les trajectoires de vie. Dans cet épisode de Chroniques d’un trottoir à l’autre, Toufik Hedna propose de comprendre comment la distance et le temps peuvent produire une forme d’exclusion urbaine.
Dans ce nouvel épisode de Chroniques d’un trottoir à l’autre, Toufik Hedna s’intéresse aux programmes municipaux sous un angle souvent peu abordé : les propositions urbanistiques. À l’approche des élections municipales, les habitants reçoivent de nombreux documents présentant les promesses des candidats. Mais derrière les slogans, une question demeure : quelle ville prépare-t-on réellement pour demain ? Cette chronique propose de regarder de plus près les enjeux liés à l’aménagement, au logement, aux mobilités et à l’évolution de la métropole rennaise, tout en rappelant que parler de Rennes, c’est aussi parler de tout un territoire : le bassin rennais, la couronne métropolitaine, mais aussi des villes comme Redon, Vitré ou Saint-Malo. À travers cette réflexion, l’émission invite les auditeurs à mieux comprendre les choix urbains qui façonnent leur quotidien et propose un exercice simple : imaginer un programme urbain virtuel pour poser les bonnes questions aux candidats.
Dans cette émission spéciale de Chroniques d’un trottoir à l’autre, Toufik Hedna revient sur les inondations récentes et interroge le rôle des mairies face à la montée des eaux. Les crues ne sont pas seulement liées à la météo : elles révèlent aussi nos choix urbains, notre manière de construire et d’occuper le sol. Prévenir plutôt que subir, adapter l’architecture, limiter la bétonisation et redonner de l’espace à l’eau : autant de pistes pour penser une ville plus résiliente et plus responsable.
Le rayonnement solaire est réfléchi par le sol et les façades. La peau reçoit tout, en continu. Par le haut. Par les côtés. Par le sol. Cette exposition permanente n’est pas une fatalité climatique. C’est le résultat de choix urbains précis: minéralisation excessive, disparition de l’ombre, matériaux hostiles au vivant, formes qui amplifient les flux d’air et de chaleur. Le corps humain n’est pas devenu plus fragile. Il est devenu plus sollicité. Il n’a plus le temps de s’adapter, de récupérer, de se protéger. La peau tire, brûle, sèche, fatigue. Non pas par faiblesse, mais parce qu’elle est devenue le dernier rempart entre le corps et la ville. Dans cet épisode de Chroniques d’un trottoir à l’autre, il est question de cette agression diffuse et quotidienne. De la manière dont la ville expose les corps au lieu de les accueillir. Et de ce que cette fatigue cutanée révèle d’un urbanisme qui a oublié le vivant.
La ville ne se voit pas seulement. Elle se respire. Pendant des siècles, l’espace urbain a été traversé par des odeurs humaines, animales, naturelles, artisanales. Elles racontaient les métiers, les saisons, la densité, la vie ordinaire. La ville sentait le vivant. Puis, à partir du XVIIIᵉ siècle, l’urbanisme a voulu effacer ces traces. Enterrer les réseaux, nettoyer les rues, neutraliser l’odorat. La rue devait devenir saine, silencieuse, inodore. Mais ce vide n’a pas duré. Avec la mécanique, la voiture, l’industrie et les produits transformés, de nouvelles odeurs se sont imposées. Des odeurs diffuses, constantes, chimiques. Souvent imperceptibles, mais profondément nocives. Aujourd’hui, ce que nous respirons n’est plus seulement une gêne. C’est un facteur de maladies chroniques: respiratoires, cardiovasculaires, cancéreuses. Des particules invisibles, que le corps ne sait plus tolérer. La faune a déserté la ville, non par hasard, mais parce que l’air est devenu irrespirable. Quand l’odeur disparaît, ce n’est pas toujours un signe de propreté. C’est parfois le symptôme d’une pollution plus grave encore. Dans cet épisode de Chroniques d’un trottoir à l’autre, il est question de pollution olfactive dans toute son ampleur. Comme mémoire urbaine. Comme signal sanitaire. Comme révélateur de ce que la ville est devenue.
Dans cet épisode de Chroniques d’un trottoir à l’autre, le bruit est abordé non comme une simple nuisance, mais comme une pollution de fond, continue, souvent invisible, qui façonne notre rapport à la ville. À partir d’une lecture sensible et urbaine, l’émission explore ce que nous avons perdu en artificialisant nos environnements sonores : les sons du vivant, les rythmes naturels, la capacité à reconnaître le calme. Elle interroge aussi la rupture introduite par la motorisation, la hiérarchie des sons qu’elle impose, et les effets du vacarme sur les corps, l’attention et le repos. Une traversée lente et analytique du paysage sonore urbain, pour comprendre comment le bruit agit, s’installe, use, et comment il révèle une ville pensée pour circuler plus que pour être habitée.
La ville moderne ne se contente plus d’abriter nos vies. Elle les met à l’épreuve. Le bruit qui ne s’arrête jamais. La lumière qui s’impose jusque dans la nuit. Le froid qui traverse les rues sans protection, la chaleur qui colle à la peau et empêche de rester. Ces agressions ne sont pas des sensations individuelles. Ce sont des pollutions urbaines. Invisibles, permanentes, socialement réparties. Penser une ville apaisée, ce n’est pas chercher le silence ou l’esthétique. C’est se demander ce que la ville fait au corps humain. Et décider, enfin, de le remettre au centre.
Ce samedi, dans Chroniques d’un trottoir à l’autre, Toufik Hedna nous emmène au ras du sol, là où la ville conserve ce que nous croyons disparu. Les marches creusées par des générations. Les seuils polis par les pas. Les pierres d’angle arrondies par les épaules. Les anneaux d’attache, les niches, les gestes répétés. Autrefois, ces traces faisaient vieillir la ville avec nous. Elles l’aidaient à résister au temps. Aujourd’hui, elles disparaissent sous les matériaux modernes, trop lisses, trop rapides, trop silencieux. Alors prenons un moment pour regarder ce que nos corps ont laissé derrière eux… et ce que la ville essaie encore de nous dire. Émission : Les traces humaines – ce que les corps ont laissé dans la ville
La ville parle encore, mais à voix basse. Au ras du sol, dans la pierre, dans le métal, subsistent des systèmes discrets que nous avons cessé d’observer : rigoles d’eau, grattoirs à boue, pierres chasse-roues, anciennes plaques d’égout, bouches d’eau municipales, marques de réseaux, cartouches datés… Autant de détails techniques, structurels et informatifs qui faisaient fonctionner la rue avant la modernité. Dans cette première partie consacrée aux systèmes oubliés, Toufik Hedna nous invite à redécouvrir la logique simple, ingénieuse et lisible de la ville d’hier. Une ville où l’eau se gérait à ciel ouvert, où les structures se lisaient en façade, où chaque bâtiment affichait son année, son constructeur, son identité. Une ville où la technique n’était pas cachée : elle était visible, assumée, compréhensible par tous. Pendant 36 minutes, l’émission explore : comment ces dispositifs fonctionnaient ; pourquoi ils ont disparu ou été recouverts ; ce que leur effacement dit de notre rapport moderne à la ville ; et pourquoi la lisibilité urbaine redevient un enjeu central pour demain. Un épisode pour réapprendre à voir, pour comprendre ce que la rue garde encore en mémoire, et pour redonner sens aux gestes architecturaux les plus modestes. Avec Toufik Hedna – Conseiller en architecture urbaine Chroniques d’un trottoir à l’autre Une émission Radio Laser 95.9 FM. Épisode 09– Les systèmes oubliés : ces détails de la ville que nous ne voyons plus.
La ville, la nuit… et la lumière qu’on ne voit plus vraiment. Dans ce nouvel épisode, Toufik Hedna s’attaque à un sujet que l’on croit banal - presque invisible - mais qui modèle pourtant nos vies : la lumière urbaine. D’où vient-elle ? Comment transforme-t-elle nos rues, nos peurs, nos déplacements ? Et surtout : comment la ville moderne a-t-elle peu à peu effacé la nuit, jusqu’à déranger toute une faune qui dépend de l’obscurité pour survivre ? Entre architecture, énergie, sécurité, écologie et psychologie urbaine, cette chronique révèle une vérité dérangeante : la lumière n’est jamais neutre — elle raconte notre histoire. Alors une question s’impose : Comment réapprendre à éclairer sans aveugler ? À protéger sans détruire ? À respecter la nuit, qui fait aussi partie de la ville ? Un épisode à écouter absolument pour repenser notre rapport à la nuit et à la ville.
On les confond souvent avec les lignes de désir, mais leur vrai nom, c’est les chemins d’usage : ces passages discrets tracés par nos pas, dans l’herbe, la terre ou la neige. Ils naissent là où la ville n’a rien prévu - entre deux bâtiments, au bord d’un rond-point, dans un parc ou sur un campus. Dans cet épisode, Toufik Hedna explore ce que ces chemins révèlent : les oublis de la planification, la logique du corps face à celle du plan, et la nécessité de réconcilier nos pas avec nos plans. Car marcher, c’est déjà penser la ville. Et ces traces silencieuses sont peut-être la plus belle preuve que la ville se vit d’abord à hauteur d’humain. Chroniques d’un trottoir à l’autre, une série écrite et présentée par Toufik Hedna, conseiller en architecture et en urbanisme.
Pourquoi a-t-on parfois l’impression qu’une porte nous regarde ? Dans cette chronique, Toufik Hedna nous emmène à hauteur de regard, sur le trottoir, pour explorer le langage caché des façades : les mains de Fatma, les mascarons, les fers à cheval, les serpents, les étoiles, les céramiques, la calligraphie, jusqu’aux principes du Feng Shui. D’hier à demain, de Sumer à nos villes modernes, cette promenade radiophonique interroge la place du symbole dans l’architecture : comment l’humain, depuis toujours, cherche à donner une âme à sa demeure, à personnifier ses murs, à transformer le bâti en mémoire vivante. Une émission sensible, poétique et urbaine — entre croyance, art et urbanisme. Parce que parfois, il suffit de lever les yeux pour que la ville se remette à parler. Écriture, réalisation et voix : Toufik Hedna
Une ville, ce n’est pas seulement des rues, des façades et des places. C’est aussi la manière dont elle s’ouvre et se ferme. Entre la porte qui annonce et le seuil qui prépare, se joue tout un art d’habiter. Dans cet épisode, Toufik Hedna nous invite à regarder autrement ces détails qu’on ne voit plus : les portes monumentales d’hier - celles de Rome, de Timgad, d’Alger ou de Sétif - qui racontaient la puissance et la mémoire ; et les seuils d’aujourd’hui, plus discrets, mais essentiels, car ils fixent le niveau zéro, protègent de l’eau, accueillent le pas du voisin, la poussette, la conversation. Mais que reste-t-il de ces passages dans nos villes modernes ? Des seuils bricolés, des trottoirs disloqués, des portes disparues. Et pourtant, tout commence par là : franchir, attendre, accueillir. À écouter dès maintenant : La porte et le Seuil - un voyage sonore entre architecture, mémoire et urbanisme vivant.
Cette semaine dans Chroniques d’un trottoir à l’autre, Toufik Hedna nous emmène au balcon. De Vérone à Paris, d’Alger aux grands ensembles, le balcon a toujours été plus qu’un simple détail d’architecture. Scène d’amour avec Roméo et Juliette, tribune politique avec De Gaulle, lieu de fête populaire en Espagne ou en Amérique latine, il a marqué l’histoire des villes et des sociétés. Mais aujourd’hui, il se cache souvent derrière des vitres, transformé en débarras ou réduit à une façade décorative. Et pourtant, demain, il pourrait redevenir essentiel : support de verdure, espace de lien social, signature architecturale. Un voyage entre passé, présent et futur pour redonner au balcon toute sa place dans nos vies urbaines.
On le croit banal, presque invisible. Et pourtant, le banc public raconte à lui seul l’histoire de nos villes. Hier, il était un symbole de convivialité, de dignité et de lenteur partagée. Aujourd’hui, il disparaît peu à peu, soupçonné d’accueillir ceux que la ville ne veut plus voir. Demain, il devra renaître, car une cité sans bancs est une cité sans halte, sans respiration, sans humanité. Dans ce troisième épisode de Chroniques d’un trottoir à l’autre, Toufik Hedna nous emmène à la rencontre de ce petit objet du quotidien qui dit beaucoup de notre rapport à l’espace public.
Dans cet épisode, Toufik Hedna vous propose de redécouvrir le trottoir, cet espace que nous foulons chaque jour sans y penser. Banal en apparence, il raconte pourtant l’histoire de nos villes et reflète nos manières de vivre ensemble. D’hier à aujourd’hui, du trottoir de Pompéi aux boulevards haussmanniens, des couloirs encombrés de nos centres-villes aux promesses d’un trottoir écologique, numérique et social, ce voyage explore ce que ce petit bord de ville dit de notre rapport à l’espace public. Entre histoire, urbanisme, poésie et prospective, l’émission ouvre une question essentielle : comment penser le trottoir de demain pour qu’il soit plus qu’un passage, un véritable lieu de vie ? Écoutez et partagez ce nouvel épisode de Chroniques d’un trottoir à l’autre, diffusé sur Radio Laser 95.9 FM.
Pour cette première émission, je vous propose un voyage dans le temps. Hier, les villes dialoguaient avec leur environnement : ruelles adaptées au climat, places pensées pour la rencontre, une échelle humaine. Aujourd’hui, nos villes semblent fatiguées : trottoirs réduits, espaces publics encombrés, nature reléguée, habitants oubliés. Et demain ? Demain devra être celui du retour au bon sens : sols vivants, arbres, réhabilitation, participation citoyenne. Entre nostalgie, constat et espérance, cette première chronique ouvre un fil : comprendre ce que nous avons perdu, analyser ce que nous vivons, imaginer ce que nous pourrions devenir. "Hier nous inspire, aujourd’hui nous fatigue, demain doit nous guider. Mais au fond, la vraie question est simple : dans quelle ville voulons-nous vivre ?"
Loin des plans parfaits et des discours officiels, "Chroniques d’un trottoir à l’autre" vous invite à regarder les détails qui en disent long sur notre quotidien. Des bancs retirés aux murs oubliés, explorez la ville à hauteur d'humain. Rendez-vous à partir du samedi 6 septembre à midi sur Radio Laser – 95.9 FM.
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