DiscoverCelles qui portent l'Afrique
Celles qui portent l'Afrique
Claim Ownership

Celles qui portent l'Afrique

Author: Fondation de l'innovation pour la démocratie

Subscribed: 0Played: 0
Share

Description

Celles qui portent l’Afrique


À l’occasion du 8 mars, la Fondation de l’innovation pour la démocratie lance les podcasts : "Celles qui portent l’Afrique", une série de podcasts consacrée à des femmes qui transforment leurs expériences en engagement, et leurs engagements en transformations concrètes.


Elles sont juristes, chercheuses, activistes, artistes, responsables communautaires. Elles viennent du Mali, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, de la République démocratique du Congo et d’ailleurs. Leurs trajectoires sont différentes, mais un fil les relie : la conviction que la dignité, la justice et l’égalité ne sont pas des principes abstraits, mais des combats quotidiens.


À travers leurs récits, il est question de sécurité humaine, d’accès à la terre, de participation politique, d’éducation, de violences invisibilisées, de mémoire, de transmission et de responsabilité. Il est aussi question de stratégie, de patience, de créativité face aux contraintes, et de cette capacité à inventer des espaces d’action là où les portes semblent closes.


Cette série ne cherche ni à héroïser ni à simplifier. Elle donne à entendre des parcours ancrés dans des réalités locales, traversés par des tensions politiques, sociales et culturelles, et portés par une exigence commune : faire exister des voix trop souvent marginalisées dans les espaces de décision.


Celles qui portent l’Afrique, ce sont des femmes qui refusent l’effacement et qui rappellent, chacune à leur manière, que la démocratie se construit aussi depuis les marges, dans les communautés, dans les institutions, dans les luttes patientes et collectives.


Une invitation à écouter autrement celles qui, partout sur le continent, façonnent déjà les transformations de demain.


Lancement à l’occasion du 8 mars.

Disponible sur les plateformes de la Fondation de l’innovation pour la démocratie.


Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

6 Episodes
Reverse
« Je me bats pour une meilleure représentativité des femmes dans la gouvernance sécuritaire »Nana Alassane Touré est originaire du Mali, à la croisée du centre et du nord. Issue de la société civile, elle préside l’ONG SAGOPS, engagée pour la justice, la gouvernance, la paix et la sécurité. Son engagement n’est pas né d’un événement précis, mais plutôt du quotidien. Dans un contexte où les violations des droits des femmes et des filles sont si fréquentes qu’elles finissent par sembler normales, s’engager devient presque une évidence.Elle parle aussi depuis une expérience personnelle. Celle d’une femme qui a eu la « chance » d’aller à l’école jusqu’à l’université, quand tant d’autres filles autour d’elle ont dû arrêter leurs études pour un mariage précoce, pour soutenir leur famille ou à cause de la fermeture des écoles liée aux crises. Elle décrit une réalité simple et brutale : moins d’école, c’est moins d’options, moins d’autonomie, et très vite une vie qui se rétrécit.Dans son travail, Nana insiste sur un point essentiel : la sécurité ne peut pas rester un domaine exclusivement masculin, limité aux frontières et aux équipements militaires. Elle défend une vision plus large, celle de la sécurité humaine. Une sécurité qui touche à la dignité : l’accès à l’éducation, à la santé, à un logement décent, la liberté de se déplacer sans danger, l’accès aux droits sexuels et reproductifs, et la protection contre les violences, y compris le viol en période de conflit. Autant d’aspects qui restent encore trop souvent absents des discussions officielles sur la sécurité, faute d’être portés par des femmes dans les espaces de décision.C’est là que se situe son combat central : faire entrer davantage de femmes dans la gouvernance sécuritaire. Dans les mécanismes liés aux processus de paix, dans les commissions nationales sur la réforme du secteur de la sécurité, le désarmement ou la justice transitionnelle, leur présence demeure marginale. Pourtant, quand les femmes ne sont pas là, leurs besoins spécifiques disparaissent des priorités. On parle de sécurité, mais on oublie ce qu’elle signifie pour celles qui n’ont pas accès à la contraception, pour celles qui ne peuvent pas poursuivre leurs études, ou pour celles qui vivent avec la peur constante des violences.Avec d’autres acteurs engagés, Nana a franchi un cap : passer de la recherche à l’action. La création de SAGOPS (sahélienne pour la justice, la gouvernance, la paix et la sécurité) s’inscrit dans cette dynamique, avec des actions concrètes de sensibilisation, de plaidoyer, de communication et d’enquête. Dans cette dynamique, l’organisation met actuellement en œuvre un projet structurant intitulé « Initiative d’amélioration de la gouvernance locale sous le leadership des femmes et des jeunes pour la paix et la sécurité au Sahel ». À travers cette initiative, SAGOPS accompagne concrètement des femmes et des jeunes pour qu’ils prennent leur place dans les espaces locaux de décision, notamment sur les questions de prévention des conflits, de cohésion sociale et de sécurité communautaire.L’idée est simple mais essentielle : celles et ceux qui vivent l’insécurité au quotidien doivent pouvoir participer à la construction des réponses et influencer les politiques locales. L’organisation porte également des projets de suivi des violences sexuelles liées aux conflits dans la zone des trois frontières, ainsi que des monitorings périodiques des besoins sécuritaires des femmes et des jeunes dans les zones affectées par l’insécurité.Elle le dit sans détour : écrire ne suffit pas, surtout dans un contexte où beaucoup de femmes n’ont pas eu accès à l’école. Il faut des formats qui circulent, qui parlent directement aux communautés. C’est dans cette logique qu’elle a fait le choix d’utiliser TikTok. Parce qu’on peut y parler sans écrire, et parce que les échanges y sont plus directs, plus ancrés dans le vécu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.Résilience, engagement et égalité — Marie-Micheline Enam AssamMarie-Micheline Enam Assam est enseignante à l’université au Cameroun, maman de trois garçons. Sportive accomplie, ceinture noire, triple championne d’Afrique, elle incarne une discipline et une force qui ne sont pas que physiques.Son engagement ne naît pas d’un slogan, mais d’une épreuve intime. Mariée très jeune alors qu’elle était encore étudiante, elle traverse un mariage difficile. Là où beaucoup s’effondrent, elle puise une énergie inattendue. C’est dans cette période qu’elle rédige sa thèse, soutient son doctorat et consolide sa carrière. Elle parle d’une bravoure née de l’épreuve, d’une capacité à transformer les combats intérieurs en moteur d’élévation.Elle évoque aussi le silence de sa génération. Les violences psychologiques ou physiques étaient souvent tues, minimisées, intériorisées. On culpabilisait. On espérait que “ça irait mieux”. Aujourd’hui, elle observe que la parole se libère davantage chez les jeunes, que les sujets autrefois tabous peuvent être nommés. Et elle insiste sur un message clair aux jeunes filles : la violence n’est pas un accident qui disparaîtra par magie.Son indignation ne s’arrête pas à la sphère privée. Un moment la marque particulièrement. Invitée au Parlement pour la Journée de la démocratie, elle découvre une assemblée presque exclusivement masculine. Ce choc l’amène à interroger les disparités dans la représentation politique et à en faire un objet de réflexion académique. Elle a vu, à travers sa propre mère engagée en politique, comment des femmes compétentes sont mises à l’écart ou marginalisées dans des espaces dominés par les hommes.Pour elle, la question n’est pas seulement le nombre de femmes dans les institutions, mais leur capacité réelle d’agir sans être instrumentalisées. Une présence symbolique ne suffit pas. Si les femmes sont libres d’exercer leurs compétences, leur impact peut être déterminant, notamment dans les domaines de gestion et de gouvernance.Son engagement passe par la formation. Elle croit profondément que le changement durable commence par l’éducation. À l’université, elle déconstruit avec ses étudiants les stéréotypes et les normes construites. Elle encourage les jeunes filles à se projeter dans le leadership et les jeunes garçons à repenser leurs privilèges. Elle insiste sur l’importance d’une culture politique inclusive, où chacun et chacune comprend ses droits et ses responsabilités.Elle agit aussi concrètement. Chaque année, elle fête son anniversaire dans un orphelinat. Elle partage le repas, organise une célébration, offre un moment de joie. Pour elle, la solidarité n’est pas un discours, c’est un geste répété.Son rêve est clair. Une société véritablement égalitaire, sans discriminations, où les femmes ne sont ni tolérées ni instrumentalisées, mais reconnues à hauteur de leurs compétences. Une société où les clivages s’effacent et où l’équité devient une réalité.Elle cite enfin une figure qui l’inspire profondément, sa directrice de thèse, le professeur Nadine Machikou, une femme qu’elle décrit comme “la force tranquille”. Une présence calme, percutante, bienveillante. Un modèle d’autorité sereine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.Penser depuis les marges, agir avec les autres — avec SanaeSanae a 25 ans. Elle est chercheuse, activiste, féministe décoloniale. Elle se définit d’abord comme africaine. Son engagement naît d’une colère intime, face aux injustices du quotidien : à l’école publique d’un quartier populaire, dans la famille, dans la rue. Très tôt, elle observe les inégalités d’accès à l’éducation, les humiliations linguistiques, le manque de ressources, les messages implicites qui disent à certaines qu’elles n’ont pas droit au monde.En 2011, le mouvement des Printemps arabes au Maroc marque un tournant. Sa première manifestation ouvre un horizon collectif : la politique n’est plus abstraite, elle est vécue, partagée. Son féminisme se construit ensuite dans la lutte contre les violences sexuelles. Un blog, une lettre ouverte aux survivantes, puis un afflux de témoignages inattendu. De ces récits naît un cercle de parole, d’abord anonyme, puis incarné, qui devient un espace communautaire autonome. Une leçon fondatrice : on n’agit jamais seule, et chaque action engage une responsabilité envers le bien-être des autres.Sa recherche prolonge ce fil rouge. Elle travaille sur les récits, les histoires orales, les mémoires marginalisées. Qui raconte l’histoire ? Quelles voix sont absentes ? Comment réécrire le passé pour transformer le présent ? Pour elle, le changement social ne peut être uniquement macro ou institutionnel. Il est émotionnel, subjectif, ancré dans l’interdépendance.Vivre en France comme femme marocaine, immigrée et racisée reconfigure encore son féminisme. Il devient situé, mouvant, attentif aux tensions postcoloniales, aux luttes antiracistes, aux droits des migrant·es et des personnes queer. Son féminisme est intersectionnel, stratégique, collectif. Il ne cherche pas le consensus, mais l’écoute des marges et la construction de solidarités transnationales, notamment entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne.Pour Sanae, désespoir et impuissance sont des outils politiques puissants — et dangereux. On ne peut pas se permettre le luxe de l’abandon. La réponse, dit-elle, se trouve dans la communauté, dans l’éthique du care, dans la capacité à rêver ensemble.Son rêve est radical : un monde sans injustice, où chacun·e mène une vie digne. Un projet peut-être infini, mais qui commence par une question simple et exigeante : qui n’est pas encore entendu, et comment recentrer les marges ?Elle cite souvent Angela Davis comme ancrage politique et intellectuel : une pensée enracinée dans la communauté, capable de transformer la colère en action durable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.Mettre des chiffres sur les violences : Sylvia Apata raconte comment le droit, la recherche et les données peuvent devenir des armes politiques contre les violences faites aux femmes.Militante féministe ivoirienne et juriste engagée depuis une dizaine d’années, Sylvia Apata agit à la croisée du terrain, de la recherche-action et de la stratégie juridique. Son moteur puise dans l’exemple d’une mère célibataire combative et dans un refus profond de l’hypocrisie sociale qui condamne les femmes tout en leur dictant la douceur et la soumission.Son approche est frontale : rendre l’injustice impossible à nier. Elle raconte comment ses enquêtes ont permis de mettre des chiffres sur les violences, de documenter les violences conjugales, de faire reconnaître les féminicides comme un phénomène spécifique et de pousser des avancées juridiques et politiques.Elle parle aussi de l’envers du combat : l’épuisement financier et émotionnel, la caricature des féministes comme « rebelles, l’isolement des défenseuses des droits. Pour elle, le problème n’est pas la radicalité des militantes, mais l’absence d’indignation face aux violences.Son horizon : une société où les femmes sont pleinement considérées, protégées et égales en droits , et où celles qui se battent ne sont plus laissées seules. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.Porter les voix, nommer les vies — avec Linda Joelle BaumaAvocate au barreau du Nord-Kivu et activiste pour les droits des femmes, Linda Joelle Bauma ancre son engagement dans une double histoire. Celle d’une enfance auprès d’un père chef coutumier, figure de justice au cœur de la communauté. Et celle d’une région, l’Est de la RDC, où la guerre dure depuis plus de trente ans.Dans cet épisode, elle raconte les rencontres avec les femmes des camps de déplacés. Des mères contraintes de quitter les zones dites “sécurisées” pour chercher de quoi nourrir leurs enfants, au risque du viol. Des femmes réduites à des chiffres alors que chacune porte une histoire, une maison perdue, des champs abandonnés, une identité arrachée. Pour Linda, le combat commence là : sortir des statistiques, remettre des visages et des noms sur les vies brisées.À travers son engagement au sein de collectifs comme Goma Actif et BOLD, elle crée des cercles de confiance pour les jeunes filles, développe des portraits, des documentaires, des espaces de parole et de plaidoyer. Son objectif n’est pas de parler à la place des femmes, mais de leur permettre d’être entendues.Elle rêve d’un autre récit pour sa ville. Que Goma ne soit plus appelée “capitale mondiale du viol”, mais capitale mondiale de la résilience. Elle croit profondément en la jeunesse, en sa capacité à transformer la colère en action.Et quand elle parle de justice et de pardon, elle évoque son frère, Fred Bauma, emprisonné 18 mois pour ses engagements, devenu pour elle une étoile polaire. Une boussole intérieure qui lui rappelle qu’au-delà de la colère, il faut continuer à construire.Un épisode puissant sur la mémoire, la dignité et cette question qu’elle pose sans cesse : qu’est-ce que la paix, quand on ne l’a jamais vraiment connue ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.Tenir debout, pour soi et pour les autres — Annick Adopo AkoffiAnnick Adopo Akoffi est maître assistant en droit public à l’université Félix Houphouët-Boigny. Elle est mère de trois enfants, deux garçons et une fille. Elle aime lire. Beaucoup. Les bouquineries sont pour elle des refuges. Le droit, bien sûr, mais aussi les romans, les bandes dessinées. La lecture comme respiration. Comme exutoire.Sa vie est marquée par trois moments fondateurs.Le premier, c’est la naissance de son fils aîné, en décembre 2006. Pendant la grossesse, on lui annonce un risque élevé de trisomie. Les examens inquiètent. Elle est seule aux consultations. Pas encore mariée légalement. Son père désapprouve la grossesse. La pression est immense. Le jour de l’accouchement, elle n’a même pas préparé de valise. Une seule question l’obsède : “Est-ce qu’il est normal ?”Quand le médecin lui dit que l’enfant est en parfaite santé, elle parle d’un soulagement presque irréel. Ce fils devient celui qui l’a “rendue maman”. Une relation particulière, née dans la peur et la délivrance.Le deuxième moment, c’est la soutenance de thèse, en juin 2012. Là encore, la solitude. Elle pense à sa fille de trois mois laissée à Abidjan pendant plus de deux ans, à son compagnon, à sa mère qui l’appelait chaque soir, à son père avec qui les relations étaient tendues. Lorsque le jury annonce la fin, elle pleure. Pas seulement de joie. De libération. Quatre années de sacrifices prennent fin.Le troisième moment, c’est la mort de son père. Une disparition brutale, avant la réconciliation. Et soudain, la responsabilité. Elle devient le pilier. S’occuper des frères, préserver l’image et l’unité de la famille. Être forte, même quand on vacille.Elle dit une chose essentielle : ce n’est pas le combat en lui-même qui forge, mais la capacité à trouver des ressources pour le traverser. Rien n’a été simple. Tout a demandé des efforts. Mais elle n’aime pas dramatiser. Elle avance.À l’université, sa sensibilité la pousse vers les étudiants les plus vulnérables. Elle a vu l’évolution des conditions de vie. Des étudiants dorment aujourd’hui dans les salles de classe, devant les bureaux. Deux attitudes sont possibles : ignorer ou s’arrêter. Elle choisit de s’arrêter. Dire bonjour. Demander pourquoi ils dorment là. S’assurer qu’ils vont bien. Pour elle, ce sont de “petits détails”. Pour eux, c’est une reconnaissance.Deux combats lui tiennent particulièrement à cœur.L’alphabétisation, d’abord. Notamment celle des jeunes femmes employées comme aides domestiques, souvent incapables de lire une ordonnance ou de reconnaître l’heure d’un médicament. Elle a dû inventer des stratagèmes pour que la nounou de ses enfants asthmatiques puisse administrer les traitements correctement. Pour elle, savoir lire et écrire est la base de toute dignité.Ensuite, l’identification civile. Trop de jeunes femmes arrivent en ville sans acte de naissance, sans papiers. Invisibles administrativement. Elle accompagne, conseille, oriente. Parce qu’exister juridiquement, c’est exister socialement.Annick ne se définit pas par un féminisme revendiqué comme slogan. Elle parle d’humanité. D’attention à l’autre. De responsabilité. Elle avance avec cette conviction simple : on ne choisit pas toujours les épreuves, mais on peut choisir la manière de les traverser et la manière d’aider ceux qui marchent à côté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comments 
loading