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Atelier des médias

Atelier des médias

Author: RFI

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L'Atelier des médias, c’est une émission à l’écoute des r/évolutions des médias à l'ère numérique. Chaque semaine, par des entretiens et des reportages, Steven Jambot et son équipe explorent ce monde en perpétuelle mutation. Contact : atelier@rfi.fr

261 Episodes
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Le procès des attentats du 13 novembre 2015 s’est ouvert début septembre à Paris. Jean-Paul Marthoz, journaliste et directeur du module “Médias et terrorisme” à l’université catholique de Louvain, explique la complexité de couvrir les audiences. Dans le précédent numéro de L'atelier des médias, on a vu l’impact que les attentats du 11-Septembre ont eu sur le journalisme, la diffusion de l’information en ligne et notamment comment ils ont été à l’origine de la création de Google News.  Cette semaine, nous poursuivons sur les questions de journalisme et de terrorisme alors que le procès des attentats du 13 novembre 2015 se déroule à Paris.  Jean-Paul Marthoz, chroniqueur au quotidien belge Le Soir et directeur du module Médias et terrorisme à l’université catholique de Louvain, en Belgique. Dans une interview au journal La Croix, il alertait : « Les médias doivent veiller à ne pas être les mégaphones des accusés. » Au micro de L'atelier des médias, il explique les précautions que les journalistes qui couvrent le procès doivent avoir. La conversation se poursuit sur le positionnement des journalistes face aux faits de terrorisme, leur couverture et leur perception par le public.  Jean-Paul Marthoz est l'auteur d'un manuel pour les journalistes intitulé Les médias face au terrorisme publié en 2017 aux presses de l’Unesco. Une nouvelle version est à paraître prochainement.  En fin d'émission, Mondoblog audio fait entendre la voix de Mariamar Védrine Conon. Dans ses billets, cette militante féministe béninoise pousse pour l'élargissement du droit à l’interruption volontaire de grossesse. Car si avorter est aujourd'hui autorisé au Bénin, c’est dans un cadre très restreint. Pourtant, de nombreuses femmes ont recours à l'avortement en dehors de ce cadre, dans la clandestinité.
Nikos Smyrnaios, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université Toulouse III, est l'invité de L'atelier des médias. Dans un article publié sur le site La revue des médias, de l'INA, Nikos Smyrnaios rappelle que les attentats du 11 septembre 2001 ont marqué un tournant dans la diffusion de l'information en ligne, en modifiant les habitudes de consommation de l'information mais aussi de production de ces informations sur internet. Ce jour-là, c'est un ingénieur de Google qui, ne trouvant pas sur le moteur de recherche des actualités liée aux attentats, a eu l'idée de créer Google News. Au micro de L'atelier des médias, Nikos Smyrnaios explique aussi l'évolution de Google actualités et de ses algorithmes et l'impact que le géant de Mountain View a sur l'écosystème de l'information. En début d'émission, Bruno Faure présente Ondes de choc, un podcast récemment produit par RFI qui s'intéresse au parcours de reconstruction des victimes du terrorisme dans le monde. Mondoblog audio est envoyé par la blogueuse ivoirienne Matagaly. Elle explique comment elle « arme ses neurones pour installer durablement la paix dans son quotidien ».
Comment les journalistes doivent-ils se positionner face aux infox et aux théories complotistes ? Quelle posture peuvent-ils adopter face à ceux qui les diffusent et les partagent ? Julien Pain apporte son expérience au micro de L'atelier des médias. Créateur il y a bientôt quinze ans des Observateurs de France 24, Julien Pain est maintenant rédacteur en chef et présentateur de l’émission Vrai ou Fake, sur la chaîne France info. Dans cet entretien, Julien Pain présente le nouveau service de vérification des images créé par Franceinfo, les Révélateurs, qui doit notamment s'attaquer aux deepfakes. ll explique aussi comment lui et ses équipes vont s'organiser, en matière de fact-checking, en vue de la présidentielle française de 2022. Julien Pain raconte la façon dont il travaille au quotidien sur le terrain. Il revient notamment sur son immersion dans les réseaux de désinformation, en juin dernier, au cours de laquelle il a conversé avec l'ancien journaliste Richard Boutry ou encore le chanteur Francis Lalanne. En fin d'entretien, il est question d'éducation aux médias. En fin d'émission, Mondoblog audio fait entendre un blogueur de République démocratique du Congo, Jean-Hubert Bondo. Depuis la province du Kasaï-Oriental, il évoque le terrorisme à travers la lettre d’un musulman adressée à ceux qui se radicalisent et qui sombrent dans la violence.
Diffusé jeudi sur France 2 dans l'émission Complément d'enquête, le documentaire Fake news, la machine à fric montre comment l'argent de la publicité finance la désinformation. L'Atelier des médias reçoit les deux auteurs de cette enquête : Aude Favre, fondatrice de la chaîne YouTube Aude WTFake, que nous recevions déjà en juillet 2020. Sylvain Louvet, journaliste, documentariste, prix Albert-Londres 2020 pour le documentaire « Tous surveillés: 7 milliards de suspects » sur le déploiement massif des dispositifs de surveillance à travers le monde. Dans cet entretien, il est question de plusieurs séquences du documentaire, notamment celles avec le réalisateur du controversé Hold-up Pierre Barnérias, Jim Hoft du site The Gateway Pundit ou encore les dirigeants de la plateforme de financement participatif Tipeee. Nos invités rappellent aussi le rôle central de Google dans l'écosystème de la désinformation. Enfin on aborde les questions d'éducation aux médias portées par l’association Fake Off, destinée à lutter contre la désinformation auprès des jeunes, qu'Aude Favre et Sylvain Louvet ont cofondé. Le documentaire Fake news, la machine à fric est disponible en replay uniquement depuis la France sur les sites et applications de Franceinfo. En fin d'émission, Mondoblog audio, sélectionné comme chaque semaine par Camille Deloche, célèbre la journée mondiale du blog, qui a lieu chaque année le 31 août. Depuis Bamako, le mondoblogueur Ousmane Makaveli vante les atouts du blog, une arme d'émancipation massive.
Pour ce dernier épisode de L'atelier des médias avant une interruption estivale, nous vous proposons une sélection de podcasts francophones à écouter. Tous sont de près ou loin en lien avec le monde de l'information. • Colonel Raslan : la traque d’un bourreau, un podcast produit par Les Jours pour la plateforme Audible. • Mécaniques du journalisme, de France Culture – Ecoutez le 1er épisode de la saison 6 : Bellingcat, chasseurs d'espions. • Grains de sable, un podcast d'Antoine Mariotti.  • Théâtre des indépendances, un spectacle écrit par Vladimir Cagnolari, produit et capté par le festival Africolor et adapté en podcast par RFI. • Synchrone, un podcast franco-allemand de Chloé Cosson et Camille Sarazin. • Convictions, un podcast de Radio Canada. • Défense de filmer, un podcast de Brut pour Spotify. Mondoblog audio est signé du blogueur béninois Foumilayo Assanvi, qui propose une lecture de son article intitulé La radio en Afrique, un média carrefour à réinventer.
Rencontre à Dakar avec le journaliste Maxime Domegni, représentant pour l’Afrique francophone du GIJN, Global Investigative Journalism Network, Réseau mondial du journalisme d’investigation. Au micro de L'atelier des médias, Maxime Domegni explique comment faire pour éviter que les forces politiques, les puissances de l’argent ou des soucis techniques empêchent des journalistes africains de faire un travail d’enquête. Pour en savoir plus ► Le site du GIJN
Le Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne s'est tenu début juillet. L'atelier des médias vous propose des entretiens réalisés sur place avec un chercheur et un journaliste scientifique. Ils sont revenus sur l'infodémie qui a accompagné la pandémie de coronavirus. Après Epic et Usbek & Rica la semaine dernière, deux nouveaux mooks sont à l'honneur cette semaine au début de L'atelier des médias : Far Ouest, dont le premier numéro est paru en avril 2021, mais qui est au départ un média en ligne local et indépendant. Par des longs formats, Far Ouest questionne le monde et raconte notre époque depuis le sud-ouest de la France. Flo Laval, directeur de la publication, et la rédactrice en chef Clémence Postis expliquent son concept Pays, paru en mars 2021 après une campagne qui a permis de réunir quelque 200 abonnés. Chaque numéro dresse le portrait d’un territoire français. Manon Boquen, cofondatrice de Pays, précise les ambitions de sa revue, notamment en matière d'enquête La deuxième partie de l'émission se déroule à Couthures-sur-Garonne, au bord du fleuve du même nom, dans le sud-ouest de la France. C'est un petit village dans lequel 350 habitants vivent à l’année. Mais chaque été depuis cinq ans, des centaines de personnes s’y retrouvent pour le Festival international de journalisme, organisé par le groupe du journal Le Monde. L’ambition de ce festival est de permettre aux journalistes de discuter de leur métier et de leurs enquêtes avec le public. Cette année, il a notamment été question du traitement journalistique de la pandémie de Covid-19. Pour L'atelier des médias, Pauline Linard-Cazanave y a réalisé des entretiens avec certains des intervenants : Yves Sciama, journaliste indépendant, vice-président de l’Association des journalistes scientifiques. Julien Giry, chercheur en sciences politiques à l'unversité de Tours, explique en quoi la pandémie de coronavirus a eu un effet accélérateur sur les théories complotistes.
Un nouveau magazine de vulgarisation scientifique est dans les kiosques en France : Epsiloon. Sa co-rédactrice en chef est l'invitée de L'atelier des médias pour préciser l'ADN d'un titre qui s'est créé dans l'urgence. En début d'émission, deux mooks sont présentés. Un mook est un joli mélange entre un magazine et un livre (book, en anglais). Pour faire simple, des mooks, ce sont en fait des magazines joliment rédigés et illustrés, imprimés sur du papier de qualité, et qu’on a envie de garder. Epic est un trimestriel dont le premier numéro est paru en janvier 2021. Il donne une grande place à la photographie. En couverture, le concept de la revue est posé : « Média lent, images larges ». Ambroise Touvet, cofondateur d'Epic, explique son approche et ses convictions. Usbek & Rica existe depuis une décennie et continue d'explorer le futur. Blaise Mao, son rédacteur en chef, raconte la mutation vers un média multiplateformes. La deuxième partie de l'émission est consacrée au mensuel Epsiloon. Ce magazine scientifique a débarqué fin juin dans les kiosques en France mais il peut déjà compter sur une solide communauté d’abonnés réunis grâce à une campagne de financement participatif qui a battu tous les records. Beaucoup des journalistes qui forment l’équipe éditoriale d’Epsiloon sont des anciens de Science & Vie, un magazine qu’ils ont quitté après son rachat par Reworld Media et de profonds désaccords sur la ligne éditoriale. Créé en quelques mois, Epsiloon entend donner un coup de jeune à la presse d’information scientifique, notamment en racontant des histoires. Pour L’atelier des médias, Juliette Labracherie s'est entretenue avec Mathilde Fontez, co-rédactrice en chef d'Epsiloon.  En fin d'émission, Mondoblog audio fait entendre Eric Leeuwerck, alias « la grenouille ». Ce « prof de sciences » passionné parle de vulgarisation et de transmission. Il aurait aimé que ses professeurs de physique lui transmettent leur passion quand il était adolescent.
La Zep, Zone d’expression prioritaire, est une association créée en France il y a six ans qui est un média et qui développe un dispositif d'accompagnement à l'expression des jeunes de 14 à 28 ans via des ateliers d'expression et de création de médias encadrés par des journalistes professionnels. Les deux co-fondateurs de la Zep sont les invités de L'Atelier des médias : - Emmanuel Vaillant, journaliste, directeur de la Zep. - Édouard Zambeaux, journaliste, réalisateur, écrivain, il est directeur de la rédaction de la Zep. Il a travaillé pendant quinze ans sur les antennes du service public, notamment sur RFI avec l’émission Microscopie et France Inter avec Périphéries.
Rencontre à Dakar avec Monique Ngo Mayag, journaliste camerounaise qui travaille pour l'AFP Factuel, et Samba Dialimpa Badji, rédacteur en chef de la version francophone d'Africa Check. Monique Ngo Mayag, journaliste camerounaise, travaille pour l'AFP Factuel à Dakar. Âgée de 35 ans, elle a exercé pendant 9 ans au sein du quotidien camerounais Mutations jusqu’à devenir il y a quelques années une fact-checkeuse de talent. Au micro de L'atelier des médias, elle explique son travail pour l'Agence France-Presse depuis Dakar. Samba Dialimpa Badji est le rédacteur en chef du bureau pour l’Afrique francophone d’Africa Check, basé à Dakar. Il est diplômé du Cesti, la plus ancienne école de journalisme du Sénégal. Précédemment, il a travaillé pour BBC Afrique et avant cela à la radio privée sénégalaise Océan FM. Certains se souviennent peut-être l'avoir aussi entendu sur Walfadjiri et sur RFI.
Pour L'Atelier des médias, la journaliste Kpénahi Traoré s'est intéressée à la situation de certains de ses confrères africains réfugiés en France. À leur arrivée dans l’Hexagone, ils pensaient pouvoir continuer leur activité. Mais certains journalistes africains réfugiés en France vivent une véritable désillusion. Ils constatent qu’il est bien difficile de se faire une place dans un secteur saturé et en crise où ils ne sont pas attendus.  Avec :  Mandian Sidibé, journaliste guinéen, était l’animateur vedette de plusieurs émissions sur une radio privée à Conakry : La ronde des journalistes et Palabre. Diane Akizimana, journaliste burundaise, était venue en France pour une formation d’un mois au Centre de formation des journalistes (CFPJ). Elle n'a pas pu repartir dans son pays où la situation politique s'est dégradée. Darline Cothière, directrice de la Maison des journalistes, refuge des professionnels de l'information exilés à Paris.
Reportage à Dakar à la rencontre du fondateur du média d'information indépendant La Maison des reporters, et du directeur d'une des écoles de journalisme les plus renommées du Sénégal : l'Ejicom. Fin mai 2021, l'équipe de L'atelier des médias de RFI était à Dakar, au Sénégal. Elle en a profité pour rencontrer des acteurs du monde des médias dans la capitale sénégalaise. Dans cette émission, vous entendrez deux rencontres. Moussa Ngom est le fondateur de la Maison des reporters, un média d'information indépendant proposant des enquêtes et des reportages, en français et en wolof. En novembre 2020, ce site était arrivé deuxième du Prix francophone de l’innovation dans les médias, porté par RFI, Reporters sans frontières et l’Organisation internationale de la Francophonie. Parmi ses nombreuses spécificités : il expérimente le modèle du financement participatif et de l'abonnement numérique, il publie ses comptes et il se veut formateur pour les jeunes journalistes. Hamadou Tidiane Sy est le fondateur et directeur de l'Ejicom, l’école supérieure de journalisme, des métiers de l’internet et de la communication, située cité Keur Gorgui. Journaliste sénégalais chevronné, il a débuté sa carrière au sein de grands médias internationaux, notamment Channel Africa, l’AFP et la BBC. C'est aussi le fondateur de Ouestaf.com. Il dresse un état des lieux de la formation au journalisme en Afrique de l'ouest et explique l'importance de la transmission. Mondoblog audio donne à entendre la blogueuse Mariétou Mary Soumaré à propos du féminisme au Sénégal.
Avec les archives sonores de RFI et de Radio France, L'Atelier des médias montre le rôle vital qu'a eu la radio pour certains otages et leurs familles. Jean-Paul Kauffmann au Liban, Ingrid Betancourt en Colombie, Olivier Denis et Olivier Frappé au Soudan, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier en Afghanistan, Sophie Pétronin au Mali : toutes et tous ont en commun d'avoir été otages mais ils ont aussi en commun d’avoir pu écouter la radio durant leur captivité. Cette émission a été produite en pensant à chaque instant à Olivier Dubois, journaliste français enlevé le 8 avril 2021 à Gao, au Mali. Dans Mondoblog audio, le blogueur sénégalais Mamadou Magarem Fall explique ce que représente RFI pour lui qui vit au Sahel. Cet Atelier des médias a été diffusé dans le cadre de la Fête de la radio, un événement qui célèbre le centenaire de la première diffusion d’une émission radiophonique, en France, depuis la tour Eiffel.
Fruit d'un partenariat entre France Médias Monde et Deutsche Welle, EntR a été lancé lundi en 6 langues. Pour présenter cet ambitieux projet média paneuropéen, L'atelier des médias reçoit deux journalistes d'EntR à Paris. EntR est un média 100% vidéo qui a été lancé lundi 17 mai 2021 sur Facebook, Instagram et YouTube dans 6 langues : anglais, allemand, français, polonais, portugais et roumain. Cette offre numérique est issue d'une collaboration entre les groupes audiovisuels publics France Médias Monde (France 24 et RFI) et Deutsche Welle, ainsi que d'une dizaine de médias européens.  Sa promesse est de créer des contenus éditoriaux « par et pour les jeunes Européens », dans leurs langues, et de contribuer ainsi à leur « conscience européenne ». Aussi, EntR bénéficie d'un financement de la Commission européenne à hauteur de 3,2 millions d'euros. Ségolène Allemandou, responsable éditoriale d'EntR, et Camille Sarazin, journaliste vidéaste pour ce nouveau média, expliquent au micro de L'atelier des médias comment a été pensée cette offre éditoriale atypique et quelles sont ses ambitions.
L’organisation PEN America a publié récemment un rapport sur le cyberharcèlement titré « Pas d'excuse pour les abus ». Le rapport de PEN America publié le 1er mai 2021 est sous-titré « ce que les réseaux sociaux peuvent mettre en place maintenant pour lutter contre le harcèlement en ligne et donner plus de pouvoir à leurs utilisateurs ». Il contient une quinzaine de recommandations destinées à Facebook, Twitter et Instagram visant à mieux protéger les producteurs d’information qui sont souvent une des premières cibles des cyberharceleurs. L’atelier des médias reçoit l’une des coautrices de ce rapport, Élodie Vialle. Consultante en sécurité numérique et liberté d’expression, elle est aussi chercheuse affiliée au Berkman Klein Center for Internet & Society de l’université d’Harvard.
Dans L'atelier des médias, une Wikipédienne et deux journalistes des médias suisses Le Temps et Heidi News présentent les outils mis en place par leurs organisations pour mesurer la place des femmes. Jeudi 6 mai s’est tenue l’édition 2021 des Assises de la parité, un événement pour discuter de la place des femmes dans le monde de l’entreprise et au-delà.  L'atelier des médias propose d'entendre des retours d'expérience concrets avec trois invitées : • Diane Ranville, élue au conseil d'administration de Wikimédia France. Elle organise des formations et des ateliers d'initiation à Wikipédia, en particulier autour de la question du fossé des genres pour mieux représenter les femmes sur l'encyclopédie. • Eléonore Sulser, rédactrice en chef adjointe au quotidien suisse Le Temps, qui tient depuis janvier 2018 un « baromètre de la parité » qui mesure la place des femmes dans le journal et sur son site • Sarah Sermondadaz, responsable du flux Sciences du média suisse Heidi News, à l'origine de l'algorithme Heidi Gender Tracker sur la proportion de femmes citées sur leur site.
Le quotidien français L'Opinion, qui se définit comme un média « libéral, pro-business et pro-européen », a publié jeudi son 2 000e numéro. Derrière ce compte rond se cache une aventure de presse mêlant internet et papier. Son fondateur Nicolas Beytout et la rédactrice en chef adjointe en charge du numérique Marie-Catherine Beuth racontent L'Opinon dans L'atelier des médias. Lancé le 15 mai 2013 dans les kiosques et la veille sur internet, L'Opinion a publié jeudi 28 avril 2021 son 2 000e numéro. Huit ans plus tard, au micro de L'atelier des médias de RFI, son président-fondateur et directeur de la rédaction Nicolas Beytout répète sa conviction : « Internet c'est l'audience, le papier c'est l'influence ». Dans cet entretien, il est question du positionnement éditorial de L'Opinion, des profils des journalistes de sa rédaction, de sa diffusion, de la situation financière du titre – toujours déficitaire – et du rôle de ses actionnaires, dont Bernard Arnault, la famille Bettencourt ou encore le groupe américain Dow Jones, filiale de News Corp du célèbre Rupert Murdoch. Nicolas Beytout explique aussi la place de l'international dans L'Opinion, et notamment de l'Afrique. Concernant la France, il assure que son journal ne prendra position pour aucun candidat à la prochaine élection présidentielle française mais il se félicite que les débats, journaux et émissions d'opinion se multiplient.  Marie-Catherine Beuth, rédactrice en chef adjointe de L'Opinion (et ancienne chroniqueuse de L'atelier des médias), précise le positionnement numérique du titre dans le monde ultraconcurrentiel de l'information en ligne. Elle détaille la place donnée à la vidéo, aux blogs, aux newsletters mais aussi au podcast. Enfin, pour le public averti de la version podcast de L'atelier des médias, elle explique pourquoi L'Opinion a opté pour la solution de Brightspot pour son prochain CMS. Le média va être le premier en France à utiliser cette solution déjà déployée au Los Angeles Times, à National Geographic et sur la version américaine de Politico.
Le Projet cartel, ce sont 60 journalistes de 25 pays rassemblés par Forbidden Stories pour enquêter sur l'assassinat en 2012 de la journaliste mexicaine Regina Martinez Perez et reprendre son travail. Le réalisateur Jules Giraudat raconte cette mobilisation internationale de professionnels de l'investigation. Le Mexique est l’un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Devant même la Syrie et l’Afghanistan. En moins de dix ans, 64 journalistes mexicains ont été tués. Le 28 avril 2012, la journaliste mexicaine Regina Martinez Perez était assassinée chez elle, dans l’État du Veracruz. Elle enquêtait sur les liens entre les cartels mexicains et certains responsables politiques.  Une soixantaine de journalistes de 25 médias ont décidé de reprendre l’enquête sur la mort de Regina Martinez mais surtout de poursuivre ses enquêtes.  Cette collaboration porte le nom de Projet Cartel. Elle est coordonnée par Forbidden Stories (Histoires interdites, en français). C’est un réseau de journalistes d’investigation réunissant par exemple le Washington Post, El Pais, le South China Morning Post, Le Monde, la Radio Télévision Suisse ou encore Süddeutsche Zeitung.  Dix mois d’une investigation qui a abouti par de nombreuses publications et reportages, certains primés, en décembre 2020.  Au micro de L'atelier des médas, le réalisateur français Jules Giraudat raconte les coulisses de cette enquête qu'il a filmées pour un documentaire prochainement diffusé sur France 5. En début d'émission, on présente la plateforme Conseils de journalistes, proposée par CFI, en partenariat avec France Médias Monde, maison-mère de RFI et France 24. Il s’agit d'un site accueillant 60 vidéos que l’on peut regarder gratuitement sur cinq thèmes : journalisme de solutions, journalisme et égalité de genre, journalisme et santé, journalisme et environnement, journalisme et fact-checking.
Trois invitées dans cet Atelier des médias entièrement consacré au podcast : la journaliste Matilde Meslin de Slate Audio, la podcasteuse Samia Miskina et Claire Hazan, directrice des studios Spotify pour la France et le Benelux. • Slate.fr a lancé mi-mars Slate Audio, une plateforme de recommandation de podcasts. Matilde Meslin, qui en est sa responsable éditoriale, explique dans cette émission que son objectif est double : d'une part guider les auditeurs dans leur découverte de podcasts, d'autre part aider les créateurs et créatrices à gagner en visibilité. La journaliste dit aussi les critères sur lesquels elle sélectionne les podcasts qu'elle ajoute sur la plateforme. • Samia Basille, aussi connue sous le nom de Samia Miskina, fait des podcasts documentaires depuis quelques années. Elle les produit parfois en indépendante, mais elle a aussi été produite par Slate.fr (Forces du désordre) et Spotify (Sexe Club). Elle partage son savoir-faire sur sa chaîne YouTube dédiée au podcast et dans des formations. Et dernièrement, elle a lancé un challenge, le One Minute Podcast : chaque lundi, sa newsletter envoie une consigne avec l'objectif de réaliser un podcast de moins de trois minutes. • Spotify a lancé mardi 30 mars en France Mon Daily, une playlist personnalisée qui mélange musique et podcasts. Claire Hazan, à la tête des Studios Spotify pour la France et le Benelux depuis mars 2020, explique le principe et les ambitions. Plus globalement, elle raconte la place grandissante des podcasts sur la plateforme suédoise de streaming. Mondoblog audio donne à entendre le blogueur et podcasteur béninois Foumilayo Assanvi qui énonce quelques bonnes raisons de tous nous mettre d’urgence au podcast.
Plantu est l'un des plus célèbres dessinateurs français, notamment connu pour avoir dessiné quotidiennement à la une du journal Le Monde depuis 1985. Dans L'atelier des médias, il revient sur l'annonce de son départ à la retraite, et sa transmission au collectif qu'il créé il y a quinze ans : Cartooning for Peace. En décembre 2010, dans L’atelier des médias, Plantu déclarait : « J’ai envie de repasser le crayon à un jeune qui va me remplacer à la une du Monde. » Un peu plus de dix ans plus tard, le célèbre dessinateur de presse français est de retour dans l’émission média de RFI alors qu’il vient de prendre sa retraite du journal Le Monde après près de cinq décennies de collaboration. C’est l’association Cartooning for Peace, collectif international de dessinateurs de presse qu’il a créée en 2006 avec le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan (1997-2006), qui prend sa suite en première page du quotidien.  Au micro de L'atelier des médias, Plantu revient sur la création de cette ONG qui a pour missions de promouvoir le dessin de presse, défendre des dessinateurs menacés dans le monde mais aussi intervenir dans les écoles et établissement pénitentiaires pour faire de la pédagogie sur les dessins de presse, les caricatures et plus globalement la liberté d’expression. Plantu explique comment s’est construit le partenariat entre Le Monde et l’ONG – dont il est maintenant président d’honneur – et la façon dont les dessins vont être proposés par les dessinateurs de 54 pays différents. « Ce qui est intéressant, c’est qu’ils ne sont d’accord sur rien, mais ils se parlent de tout », se félicite Plantu. « Partir du journal Le Monde me fait un petit pincement au cœur (...) mais être remplacé par les copines et les copains de Cartooning for Peace, c’est époustouflant, c’est une victoire à laquelle je ne m’attendais pas », explique-t-il, lui qui a longtemps craint que la case de son dessin laisse place à une photo d’actualité.  Dans cette émission, Plantu explique également en détail sa démarche et ses convictions de dessinateur de presse passionné par l'actualité internationale. Il réagit aussi à une note vocale et une question qu'a fait parvenir à RFI le dessinateur de presse franco-burkinabè Damien Glez.
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