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Il y a 20 ans naissait Arte Radio, un projet de la chaîne de télévision franco-allemande Arte. Arte Radio proposait de l’audio à la demande sur internet – des podcasts – alors que ce mot n’existait pas encore. Son fondateur, Silvain Gire, raconte au micro de L’atelier des médias comment l’équipe d’Arte Radio a développé une écriture sonore internationalement reconnue. « Le podcast permet plusieurs écoutes. Mais c'est une écoute immersive, intensive », explique Silvain Gire, « auditeur en chef » d'Arte Radio.  Dans cette conversation de près de quarante minutes, il est question de l'approche créative d'Arte Radio, tant sur le fond que sur la forme, alors qu'« Arte Radio cultive les talents plus que les sujets ». Ainsi, est privilégiée une démarche d'auteur, en prenant le temps et en portant une attention particulière au son, de la captation à la compression en vue de la diffusion (gratuite) sur les site et application d'Arte Radio, ainsi que sur les plateformes. Silvain Gire parle aussi de l'approche de la fiction qu'a Arte Radio, passant en revue les précédentes productions dans ce genre. Il présente aussi La dernière nuit d’Anne Bonny, bientôt diffusé. Enfin, il donne un avant-goût de l'événement Arte Radio part en live, prévu au Palais de Tokyo, à Paris, du 3 au 12 décembre. Dans Mondoblog audio, Ecclésiaste Deudjui parle des stories que les Camerounais postent sur les réseaux sociaux.
Coup d'envoi de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar. L'atelier des médias reçoit Christophe Jousset, chef du service des sports de RFI, puis Jérôme Cazadieu, directeur de la rédaction du quotidien français L'Équipe, qui présentent leurs dispositifs éditoriaux pour un événement aux enjeux sportifs... mais pas que. Christophe Jousset détaille le « dispositif d'ampleur » déployé par RFI: « une vingtaine de personnes en tout, tous métiers confondus » pour la seule antenne francophone. Ces envoyés spéciaux s'intéresseront « particulièrement aux cinq qualifiés du continent africain – Ghana, Cameroun, Sénégal, Tunisie et Maroc – et bien sûr à l'équipe de France qui continue d'intéresser beaucoup d'auditeurs en Afrique ». Ainsi, « tous les matchs de l'équipe de France et des cinq équipes africaines seront en direct et en intégralité sur l'antenne » de RFI, précise le chef du service des sports. Sur le numérique, 44 des 64 matchs de la compétition seront à suivre en direct sur RFI.fr.  Jérôme Cazadieu commence par expliquer pourquoi il n'a jamais été question, pour L'Équipe, de boycotter la Coupe du monde au Qatar. « C'est essentiel d'être sur place parce que si on est sur place, on va pouvoir témoigner. » Sa rédaction disposera d'une trentaine d'envoyés spéciaux – « un dispositif classique et renforcé » – accrédités par la Fifa et les autorités du Qatar. 25 journalistes pour le quotidien et le site internet, dont 6 pour la seule équipe de France, et 5 journalistes pour L'Équipe TV. Le directeur de la rédaction de L'Équipe raconte le défi des synergies de la « rédaction fusionnée » sur un tel événement. « Il faut qu'on soit bon par rapport à toutes les attentes de nos lecteurs : l'information, le récit, l'enquête, le débat, l'analyse, ... On doit être meilleurs que les autres. » Il revient sur la transition numérique effectuée ces dernières années, sur la création des univers L'Équipe Live et L'Équipe Explore, sur l'organisation du Ballon d'or, ou encore de la mue de France football. L'objectif de L'Équipe est également « d'épouser les enjeux de notre temps », comme le sport féminin et le handisport : « On doit s'assurer que on n'est pas qu'un journal qui parle de foot, de comptes rendus, qui s'adresse à des garçons ».
Le milliardaire Elon Musk s’est offert le réseau social américain Twitter. Ce rachat pose de nombreuses questions, et il aura très certainement des conséquences politiques et même géopolitiques. L'atelier des médias en discute avec Asma Mhalla, spécialiste des enjeux géopolitiques du numérique. Jeudi 27 octobre, le milliardaire sud-africano-canado-américain Elon Musk a finalisé le rachat de Twitter pour la coquette somme de 44 milliards de dollars. Sa première action a été de licencier l’équipe dirigeante de l’entreprise et la moitié de ses effectifs. Celui qui est aussi le patron de Tesla et SpaceX a donc un nouveau joujou.   Ce rachat pose de nombreuses questions. Il aura très certainement des conséquences politiques et même géopolitiques, certains y voient un risque pour les démocraties à travers le monde. Pour en discuter, L'atelier des médias reçoit Asma Mhalla, spécialiste des enjeux géopolitiques du numérique, enseignante à Sciences Po Paris et à l’École polytechnique. Dans cet entretien, il est question de la personnalité d'Elon Musk et de son intérêt de racheter Twitter, une entreprise américaine qui n'est pas rentable. On parle de liberté d'expression, de modération, des réactions internationales à ce rachat – en Russie, en Chine, au sein de l'UE. En fin de conversation, on discute de ce que ce rachat peut provoquer dans le futur, comme la migration vers d'autres plateformes plus décentralisées comme Mastodon qui a déjà commencé.  Mondoblog audio fait entendre Daniel Komlan a propos du culte vaudou au Bénin.
Un livre, une exposition, une vente aux enchères : l’Agence France-Presse a entamé un judicieux travail de mise en valeur de son patrimoine photographique. Pour en discuter, L'atelier des médias reçoit Marielle Eudes, directrice des projets spéciaux photo de l'AFP. Plus vieille agence de presse au monde, l’AFP dispose d'un fonds d'archives de 6 millions de photos argentiques. Cet automne, l'agence met à l'honneur ce précieux patrimoine de plusieurs façons : le beau livre AFP, une épopée photo – Un journal sensible de l’histoire à travers 120 ans d’archives rassemble 300 photos argentiques en noir et blanc. l'exposition « De l'argentique à l'iconique » présente 200 images à la Ellia Art Gallery, dans le quartier du Marais, à Paris, du 26 octobre au 5 novembre une vente aux enchères de ces images exposées et de 3 NFT – une première – doit avoir lieu le 5 novembre 2022 dès 14 h dans cette même galerie L'atelier des médias en discute avec Marielle Eudes, directrice des projets spéciaux photo de l’AFP – et ancienne directrice de la photo de l'agence. Dans cet entretien, notre invitée explique la démarche de l'agence avec ce travail. L'idée est de montrer que l'AFP, agence de presse d'actualité, compte aussi des « auteurs photographiques ». Si la sélection compte des photos liées à des faits d'actualité majeurs, elle contient aussi des clichés de la vie quotidienne. Si bien que « cette exposition photo par photo est un puzzle de capsules temporelles qui dessine ce journal sensible de l'histoire », explique Marielle Eudes. « Avec le temps, les images prennent de la poésie, le regard change. » Marielle Eudes explique avoir fait des « carottages » dans le fonds d'archives pour choisir ces photos qui sont exposées. Elle raconte le travail de restauration des images, réalisé par un service spécialisé interne à l'agence, qui peut prendre une heure à plusieurs jours, avec l'impératif de respecter le travail du photographe. Elle revient sur l'épineuse question de la gestion du droit des images. Les fonds récoltés par la vente aux enchères permettront de faire vivre le fonds photographique de l'AFP. L'argentique appartient maintenant au passé, puisque depuis 1998, « la totalité des boîtiers des 450 photographes de l'agence à travers le monde est numérique », dit Marielle Eudes. Mondoblog audio fait entendre la blogueuse burkinabè Fatim Touré. Elle est musulmane, vit sa foi de façon intime, et ne ressent pas le besoin de l’afficher ni de le revendiquer.
L'atelier des médias reçoit le rédacteur en chef d’Africa Check, une organisation créée pour « promouvoir l'exactitude dans le débat public et les médias en Afrique ». Avec Valdez Onanina, Steven Jambot discute de la désinformation sur le continent africain et donc des enjeux de la vérification de l’information. Le journaliste camerounais Valdez Onanina a pris en septembre 2022 la suite de Samba Dialimpa Badji à la rédaction en chef de la version francophone d'Africa Check. Il avait rejoint en 2016 cette association à but non lucratif qui promet de « séparer la réalité de la fiction » – nous en parlions en juin 2021 dans notre émission consacrée aux spécificités du fact-checking en Afrique de l'Ouest. Au micro de L'atelier des médias, Valdez Onanina, installé de longue date à Dakar, explique le contexte dans lequel prolifèrent actuellement les fausses informations sur le continent africain. Il donne des conseils concrets pour éviter de se faire avoir par des infox. Il parle aussi de la nécessité, pour les journalistes vérificateurs d'informations, de travailler en réseau, d'être formés aux techniques de vérification et ce dès l'école de journalisme. Il est aussi question, dans cet entretien, de transmission de savoirs et d'éducation aux médias et à l'information (EMI). Mondoblog audio fait entendre la blogueuse ivorienne Aurore Mondah qui s’indigne contre la dépigmentation. Pour elle, il s’agit d’une insulte au combat de ses aïeuls.
Le Réseau francophone des régulateurs des médias (Refram) s’est réuni à Paris. L'atelier des médias a tendu son micro aux présidents des autorités de régulation de Côte d’Ivoire, du Niger et de RDC. Ils s’emparent de la régulation des plateformes comme YouTube, Facebook ou encore WhatsApp… mais se heurtent à la quasi-absence d’interlocuteurs de ces géants du web sur le continent africain. Les 6 et 7 octobre, à la Maison de l’Unesco à Paris, s’est tenue la 7e conférence des présidents du Refram, Réseau francophone des régulateurs des médias. Ces autorités nationales, qui sont en charge du suivi du secteur audiovisuel, ont de plus en plus dans leur giron les plateformes de contenus en ligne, notamment les réseaux sociaux de la galaxie Meta (Facebook, Instagram, Messenger ou WhatsApp), mais aussi YouTube, Twitter, Snapchat ou encore TikTok.  Aussi, l’enjeu de cette rencontre du Refram était d’accélérer le partage d’expériences entre les régulateurs francophones en matière de cadre juridique, ou encore de parler des outils et de méthodes existantes pour suivre ce qui se passe sur ces plateformes.  Un des points d’orgue de cette conférence fut un moment de rencontre, en plénière, avec des représentants en France de plusieurs de ces plateformes : Benoît Tabaka (de Google France), Claire Dilé (de Twitter France) et Anton’Maria Battesti (de Meta France). Pour la première fois, certains régulateurs, africains notamment, pouvaient discuter avec des représentants de géants du Web. Dans cet épisode de L'atelier des médias, vous entendez : René Bourgoin, président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) de Côte d’Ivoire,  Christophe Tito Ndombi, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, de République démocratique du Congo.  Kabir Sani, président du Conseil supérieur de la communication du Niger  Roch-Olivier Maistre, président de l’Arcom, Autorité française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Il vient tout juste de prendre la présidence du Réfram.  Ils commencent par expliquer qu'ils se heurtent à l’absence d’interlocuteurs des géants du Web sur le continent africain. Ensuite, il est question de la nécessaire mise en place de lignes politiques et juridiques claires au niveau continental ou régional. Le Digital Services Act, règlement européen sur les services numériques, pourrait être une inspiration. Enfin il est rappelé que ce cadre doît être respectueux des libertés individuelles, sûr et adapté aux réalités du continent africain. Le 7 octobre à Paris, les présidents du Refram ont publié une Déclaration de Paris sur d’adaptation de la régulation audiovisuelle aux enjeux et défis soulevés par les plateformes en ligne qui appelle ces dernières à : renforcer les capacités de modération des contenus en ligne accroître leurs efforts de transparence sur leurs systèmes de recommandation et de publicité davantage ouvrir leurs données au monde de la recherche désigner des interlocuteurs locaux au plus proche des réalités du terrain dans les différents pays ou sous-régions concernées.  Mondoblog audio fait entendre le blogueur ivoirien Koffi Arcel Boussou. Il dresse le portrait de Pol le rizicologue.
Depuis Montréal, L'atelier des médias présente Rad, le laboratoire de journalisme de Radio Canada, média public francophone canadien.  Rad a été conçu en 2016 pour être le laboratoire de contenus journalistiques de Radio Canada. Son objectif premier était de réconcilier les jeunes et l’information.  Gigi Huynh, stratège numérique de Rad, raconte l'aventure de cette rédaction pas comme les autres où l'on parle d'engagement sur les plateformes, d'inclusion... – le tout en français – et sa mission d’attirer, au-delà des jeunes, tous les citoyens numériques qui se sont détournés de l’information.
Depuis la mort de Mahsa Amini, 22 ans, le 16 septembre à Téhéran, une vague d’indignation, de colère même, secoue l’Iran.  Dans des manifestations, on voit des femmes retirer et parfois brûler leur voile, on voit aussi des forces de sécurité réprimer les rassemblements et être – chose rare – à leur tour prises à partie. Avec Ershad Alijani des Observateurs de France 24 et Farid Fatemi de RFI en persan, L’atelier des médias discute des images qui nous parviennent d’Iran : de quoi sont-elles le symbole et comment les journalistes les vérifient-ils ?  Mondoblog audio fait entendre le blogueur togolais Roger Mawulolo, qui vit à Dakar. Il raconte ses mésaventures avec les moutons et les poules élevés par ses voisins sur leur terrasse. Car dans les grandes villes sénégalaises comme Dakar, Thiès ou Saint-Louis, le phénomène des éleveurs urbains prend de l’ampleur.
Ciné-Jardins est un festival de cinéma documentaire et d'écologie qui se déroule dans des lieux de nature situés en ville, en région parisienne. Pour L'atelier des médias, Nolwenn Autret a assisté à une soirée de projection dans le 19e arrondissement de Paris. Rencontres avec Benjamin Bibas et Marine Cerceau, coordinateur et programmatrice de Ciné-Jardins, et Stephan Rytz, réalisateur de Wetlands, l'héritage de Luc Hoffmann diffusé au cours de l'édition 2022 du festival. En début d'émission, Dania Ebongue, président de l'Association des blogueurs du Cameroun, présente le Colloque interntional des médias en ligne que l'ABC organise les 29 et 30 septembre à Yaoundé.  Mondoblog audio fait entendre la blogueuse camerounaise Liza Abou. Elle s’interroge sur le style vestimentaire des femmes qui a le don d’agacer certains hommes.
Plusieurs centaines de journalistes et des dizaines de médias – dont RFI – ont signé une « Charte pour un journalisme à la hauteur de l'urgence écologique ». L'atelier des médias, qui a contribué à l'écriture de ce texte, reçoit l'une de ses instigatrices : la journaliste Anne-Sophie Novel. Rédigée par un collectif de journalistes, la Charte pour un journalisme à la hauteur de l'urgence écologique invite les médias et les journalistes à modifier leur façon de travailler face à la crise climatique et au déclin de la biodiversité. Ce texte 13 points a déjà été signé par plus d’un millier de journalistes à titre individuel ainsi que par plus d'une cinquantaine de rédactions comme Vert.eco, Reporterre, Mediapart, 20 Minutes, Alternatives économiques mais aussi RFI et France 24.  Au micro de L'atelier des médias, Anne-Sophie Novel, journaliste indépendante et autrice, vice-présidente des Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE), présente cette charte. Mondoblog audio fait entendre la voix de Michèle Ymele, blogueuse camerounaise, qui parle de son amour des prunes.
C'est une structure unique au monde qui accueille, à Paris, des journalistes en exil ayant subi la répression dans leur pays et leur apporte soutien matériel, psychologique et professionnel. L'atelier des médias reçoit la directrice de la Maison des journalistes Darline Cothière, ainsi qu’un de ses résidents, le journaliste kurde Simon Suleymani. Cette institution du XVe arrondissement de Paris a accueilli en vingt ans 480 journalistes de 75 nationalités. Dans cette émission est diffusée une archive de RFI : la journaliste média Danièle Ohayon au micro de Zéphyrin Kouadio, dans Mille Soleils du 20 novembre 2006. Darline Cothière rappelle le fonctionnement de la MDJ, les projets qu'elle porte et les perspectives d'avenir de la structure et de ses pensionnaires. Elle présente également la soirée du 14 septembre 2022 qui est organisée au studio 104 de la Maison de la radio et de la musique. Mondoblog audio nous emmène au Burkina Faso, pays qui compte plus d’une soixantaine d’ethnies. La mondoblogeuse burkinabè Fazia Zeba vient de l’ethnie bissa. Un jour, elle a eu une discussion avec son père sur les cérémonies traditionnelles du mariage, qui ont tendance à disparaître petit à petit.
Chine Labbé est la rédactrice en chef Europe de NewsGuard, une société qui étudie la diffusion de l’information en ligne. L'atelier des médias l'a reçue pour discuter des phénomènes de désinformation autour du conflit en Ukraine, du réseau social de Donald Trump ou encore des fausses informations sur la variole du singe qui ont des similitudes avec celles du Covid-19.
À chaque fin de saison, L’atelier des médias recommande quelques productions à écouter sur les applications d’écoute de podcasts. Cette fois-ci, pendant vingt minutes, on vous propose une sélection de podcasts sur le journalisme et les médias. • Sans algo (Slate Audio), de Matilde Meslin • Chemins (Médianes), par Margaux Vulliet • Le service reportage (BFMTV), par Domitie Bertaud et Thomas Herreman • Témoins d'actu (RFI), par Alexandra Cagnard • Dans la peau d’un.e journaliste d’investigation en Afrique (Samsa Africa), par David Servenay • Derrière l’objectif (Make Some Noise), par Marion Armengod Pour rappel, voici nos dernières émissions de recommandation de podcasts : → Sélection de podcasts pour enfants (décembre 2021) → Sélection de podcasts francophones à écouter (juillet 2021) → Sélection de podcasts francophones à écouter pour bien finir 2020 (décembre 2020)
L'édition 2022 du festival de photojournalisme Visa pour l’image débutera fin août à Perpignan, dans le sud de la France. Pour la présenter, L'atelier des médias a reçu le directeur de Visa, Jean-François Leroy. La 34e Visa pour l'image se tiendra du 27 août au 11 septembre. Au micro de L'atelier des médias, son directeur Jean-François Leroy commence par présenter ce festival – unique au monde – de photojournalisme et le décrire visuellement. L'édition 2022 de Visa accueillera plusieurs expositions consacrées à la guerre en Ukraine, un conflit qui a causé la mort de plus d'une vingtaine de journalistes depuis 2014. Jean-François Leroy présente plusieurs des travaux photographiques et reportages sélectionnés cette années, dont certains recevront des prix accompagnés de dotations. Il insiste sur l'importance de la « qualité du regard » et la nécessité d'une singularité de l'« écriture photographique » des séries sélectionnées. Homme d'engagement, Jean-François Leroy explique les relations qu'il entretient avec la municipalité Rassemblement national (RN) de Perpgnan, dirigée depuis 2020 par Louis Aliot.  Le directeur de Visa pour l'image revient aussi sur la polémique qui a entaché la précédente édition du festival, lorsqu'un photographe de l'agence Magnum a trompé l'organisation en présentant un reportage sur les fake news monté à l'aide d'outils numériques.  Enfin, Jean-François Leroy adresse un message aux photojournalistes des pays du Sud, et notamment d'Afrique. Mondoblog audio fait entendre la blogueuse malgache Tiasy, qui raconte sa visite de l’île de Nosy Be, à Madagascar.
Pour L’atelier des médias, Raphaëlle Constant a tendu son micro à deux acteurs œuvrant dans le domaine des civic tech au Mali : Fatouma Harber et Tidiani Togola. Le premier forum civic tech en Afrique francophone s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 28 au 29 juin 2022. L’événement était organisé par CFI dans le cadre du projet Connexions citoyennes 2, un dispositif d’accompagnement, de développement et d’incubation de projets numériques d’action citoyenne. Ces deux jours de rencontres, préparés par Samsa Africa, ont réuni plus de 120 journalistes, activistes, experts et personnalités de la civic tech africaine.  Raphaëlle Constant y était pour L’atelier des médias de RFI. Elle s'est entretenue sur place avec de nombreux acteurs des civic tech d'Afrique francophone. [Écoutez notre précédent podcast : Civic tech en Afrique : quand des connexions citoyennes œuvrent pour la démocratie] Dans cette émission, gros plan sur deux Maliens,  Fatouma Harber, est enseignante, blogueuse et militante pour les droits de l’homme à Tombouctou, dans le nord du Mali. Elle raconte son parcours dans le domaine des civic tech qui a débuté en 2012 lorsqu’elle a rejoint Mondoblog alors que le Mali était en pleine insurrection. Elle a créé Sankoré Labs, un tiers lieu créé pour réduire la fracture numérique devenu point de ralliement de la jeunesse de Tombouctou. Malgré les menaces, elle réussit à faire bouger les lignes pour un avenir meilleur dans sa ville et son pays. Membre du collectif Africtivistes, elle a reçu en 2021 le prix de l'engagement citoyen.   Tidiani Togola, physicien et informaticien, est créateur de la fondation Tuwindi, basée à Bamako, explique pourquoi les civic tech et les médias doivent se développer ensemble, et en quoi le contexte malien comporte des défis spécifiques. Mondoblog audio est incarné par le blogueur malien Ousmane Makaveli.
Le premier forum civic tech en Afrique francophone s’est tenu fin juin à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à l'initiative de CFI. Pour L’atelier des médias, Raphaëlle Constant y a tendu son micro à celles et ceux qui développent des initiatives numériques dans plusieurs pays africains pour améliorer la circulation de l’information et déclencher des mobilisations citoyennes pour peser dans le débat public. La première véritable initiative civic tech d’ampleur en Afrique a déjà 15 ans. En 2007, au Kenya, un collectif de blogueurs et développeurs décidaient de créer Ushahidi, témoignage en swahili, pour recenser les violences post-électorales. Dans les années qui suivent, cette plateforme va être utilisée dans plusieurs pays à travers le monde pour mobiliser les citoyens dans des activités de collecte et de mise à disposition d’informations utiles à tous.  Depuis, l’explosion de l’internet mobile et des réseaux sociaux ont  favorisé l’expression des citoyens et leur capacité à participer activement au débat public. La jeunesse africaine s’est saisie de ces opportunités et entend contribuer au processus de décision publique, favoriser la transparence, faire des questions de gouvernance une préoccupation quotidienne. C’est dans ce contexte que le premier forum civic tech en Afrique francophone s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 28 au 29 juin 2022. Ces deux jours de rencontres, préparés par Samsa Africa, ont réuni plus de 120 journalistes, activistes, experts et personnalités de la civic tech africaine.  L’événement était organisé par CFI dans le cadre du projet Connexions citoyennes 2, un dispositif d’accompagnement, de développement et d’incubation de projets numériques d’action citoyenne. Ce projet est co-financé par l'Agence française de développement (AFD) et le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères. Où en sont les Civic tech aujourd’hui ? Qui sont ces jeunes qui veulent changer le continent et son image grâce au numérique et quels sont leurs projets ?  Pour L’atelier des médias de RFI, Raphaëlle Constant était fin juin à Abidjan, où elle a rencontré plusieurs figures de la civic tech qui exploitent la puissance des outils numériques pour construire des projets d’action citoyenne : Nnenna Nwakanma : cette Nigériane est l'une des pionnière de l’Internet en Afrique. Ambassadrice en chef à la Web Foundation, elle travaille avec les Nations unies. Cette militante infatigable d’un Internet qui se déploie pour le meilleur a de nombreuses autres batailles : le logiciel libre, la protection des données, ... Elle fait aussi pression sur les Gafam pour améliorer l’accès des femmes à Internet. Caroline Mveng Mengue : cette activiste et féministe camerounaise est âgée de 34 ans. Elle est vice-présidente de la communication de l'association Réfugiés sans frontières. Elle élabore le média en ligne Elles rayonnent ensemble, accompagnée par le programme Connexions Citoyennes 2 de CFI. C'est aussi une blogueuse de Mondoblog, plateforme des blogueurs francophones de RFI, portée par L'atelier des médias. Aïsha Dabo : journaliste et web activiste, elle est cofondatrice et coordinatrice de la plateforme AfricTivistes. Elle a grandi en République démocratique du Congo (RDC), au Sénégal et en Gambie.  Sally Bilaly Sow : Web activiste et blogueur guinéen. Il est membre de l’Association des blogueurs de Guinée, Ablogui, et de Mondoblog. Il a co-fondé la communauté Open Street Map Guinée en 2015 et GuineeCheck pour lutter contre les fausses informations dans son pays. C’est le coordinateur de l’association Villageois 2.0, un projet incubé par le programme Connexions Citoyennes 1 de CFI. Mondoblog audio est incarné par la blogueuse ivoirienne Aïssatou Fofana qui nous propose un petit tour des sujets qui fâchent avec ses parents, au premier rang desquels le mariage, qui cristallise toutes les attentes… et toutes les incompréhensions.
Depuis quelques jours, l’Agence France-Presse propose une formation en ligne gratuite destinée à tous les journalistes et étudiants en journalisme. Son objectif est de permettre aux professionnels des médias de parfaire leurs compétences en matière d’investigation numérique. Rencontre à Paris avec la rédaction en chef d’AFP Factuel. Grégoire Lemarchand, rédacteur en chef de l’investigation numérique à l’AFP et Sophie Nicholson, rédactrice en chef adjointe, sont les invités de L'atelier des médias de RFI pour présenter cette formation en 10 modules conçue par les journalistes du réseau d’investigation numérique de l’AFP (factuel.afp.com). Disponible sur fr.digitalcourses.afp.com, elle est gratuite et proposée pour tous niveaux de savoir-faire (débutant, intermédiaire ou avancé). Elle délivre un certificat aux participants qui viennent à bout des modules. Pour ce projet, l'AFP s'est associée à la Google News Initiative.  Mondoblog audio est cette semaine une rediffusion du blogueur camerounais Ecclésiaste Deudjui. Il raconte sa participation à une formation de fact-checking.
Le média français Basta! a créé il y a quelques années un portail des médias libres agrégeant plus d’une centaine de sources indépendantes. S’y ajoute maintenant Chez les indés, une newsletter en forme de revue de presse éditorialisée. Entretien avec Ivan du Roy, cofondateur de Basta. En décembre 2022, Basta! fêtera ses 15 ans d'existence. Ce média d'information français, ancré à gauche, traite de l'actualité économique, écologique et sociale. Il est sans publicité, en accès libre et financé par ses lecteurs. En 2016, Basta! créait un Portail des médias libres, qui regroupe plus d'une centaine de sources indépendantes et fiables.  Le 6 mai 2022, le site a lancé une newsletter diffusée chaque vendredi qui contient une revue de presse de contenus publiés par ces médias. Elle est titrée Chez les indés et on peut y lire Bellingcat, Blast, Inkyfada, Disclose, Guiti News, La revue dessinée, Les Jours, Médiacités, Médiapart, Reporterre, les revues Far Ouest et XXI, StreetPress, The Conversation ou encore Vert.eco. Au micro de L'atelier des médias, le cofondateur et corédacteur en chef de Basta! Ivan du Roy précise les convictions de son titre dans un contexte de concentration des médias. Il explique l'intérêt du Portail des médias libres et la pertinence de la newsletter Chez les indés : un mail pour établir un lien direct avec les adiences, sans être dépendant des algorithmes des plateformes sociales. Mondoblog audio est cette semaine une rediffusion. Sur son blog Un bonjour de Mada, la blogueuse malgache Sergia Fenosoa a raconté comment elle a partagé sa passion du blogging avec des lycéens de la Grande île.
L'atelier des médias reçoit la journaliste franco-russe Elena Volochine, qui pendant dix ans a été correspondante à Moscou, pour dresser un état des lieux du paysage informationnel russe et mieux comprendre comment on s'informe, en Russie, en 2022. En Russie, depuis ​le début de la guerre en Ukraine, il est devenu quasi impossible d’exercer le métier de journaliste. C’est pour ça qu'Elena Volochine, après une décennie de correspondance dans le pays, est partie en urgence le 4 mars 2022. Depuis quelques semaines, elle présente chaque vendredi sur France 24 une chronique intitulée Vu de Russie dans laquelle elle déconstruit la propagande diffusée sur les télévisions russes.  Au micro de L'atelier des médias, Elena Volochine raconte comment elle a vécu le début de la guerre et pourquoi elle a choisi de quitter la Russie alors que dans les médias russes se répandait une « propagande absolument totalitaire ». Des centaines d'autres journalistes dont les médias ont cessé leur diffusion ont fait le même choix, comme ceux du journal Novaïa Gazeta ou de la télévision Dojd.  Les médias d'État sont devenus les porte-voix de la propagande du Kremlin, explique Elena Volochine. On y voit des talk shows fleuves consacrés à ce qui est toujours qualifié d'« opération spéciale » mais « il n'y a pas d'image de destructions causées par l'armée russe en Ukraine ». Extraits choisis : « En Russie, les médias ont toujours été soit pour soit contre. Il y a jamais eu vraiment de journalisme neutre et indépendant selon nos canons à nous [...] c'est à dire qu'on a des règles éthiques, déontologiques, qu'on applique tout simplement à la lettre, nous dans les médias en France, en tout cas qu'on tente de faire respecter, nous, à notre niveau de journalistes. » « Je suis dans quelque chose qui, quelque part me dépasse presque en tant que journaliste, parce qu'en Russie par exemple, pour parler des journalistes, souvent ils disent "je suis activiste et je suis journaliste". Ça pour nous, c'est absolument absolument impensable. On peut pas être et journaliste et activiste. Soit vous servez une cause, soit vous êtes journaliste et vous êtes dans la neutralité. » « En fait, c'est la guerre informationnelle sauf que la propagande le brandit comme une guerre informationnelle qui serait menée contre la Russie par les Occidentaux. Et en ce sens-là, eh bien les Russes n'ont pas la compréhension du tout de ce qu'est un espace médiatique et informationnel. Et en fait pour eux, dès qu'ils vont chercher une info, dès qu'ils vont aller lire un message, ce sera un message véhiculé par quelqu'un qui a des intérêts politiques derrière. » À l'approche de la journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, Mondoblog audio donne la parole à Patrick Hakiza, blogueur congolais réfugié en Ouganda. Depuis Kampala, il évoque la question cruciale de la scolarité des enfants qui vivent dans les camps de réfugiés en Ouganda : elle s’est arrêtée net au plus fort de la pandémie de Covid-19, toutes les écoles ayant fermé. Depuis, la vie a repris, mais beaucoup d’établissements n’ont toujours pas rouvert leurs portes, ce qui est très mauvais pour l’équilibre de vie de ces enfants réfugiés.
Depuis 2016, France info, première radio française d’information en continu, développe en son sein une agence de presse chargée de recouper les informations avant qu’elles soient données à l’antenne. Estelle Cognacq, directrice de l'Agence Radio France – son nouveau nom –, explique sa mission au sein du groupe. L'atelier des médias de RFI vous propose de découvrir un dispositif original dans le paysage médiatique français, plus précisément au sein d’un des groupes de l’audiovisuel public français : Radio France. En janvier 2016, un service de vérification des faits a été créé au sein de la chaîne d’information en continu France Info. Les journalistes qui composent cette équipe atypique prennent le temps nécessaire pour recouper les informations avant qu’elles ne soient données sur les antennes du groupe Radio France, même quand elles viennent de la très respectée Agence France-Presse (AFP).  Ce qui s'appelait à l'origine Agence France Info est devenue en mars 2022 Agence Radio France, preuve de l’importance donnée à ce dispositif pionnier dont la pérennité semble être devenue une évidence.  Estelle Cognacq, directrice adjointe de franceinfo et directrice de l'Agence Radio France, revient au micro de L'atelier des médias sur le contexte dans lequel est née l'Agence franceinfo, à la suite de l'emballement médiatique des attentats de Charlie Hebdo mais aussi la mort de Martin Bouygues annoncée à tort par l'AFP en 2015. Celle qui a créé l'Agence France info et en a été sa première rédactrice en chef explique concrètement comment l'équipe a été constituée et comment elle travaille au quotidien avec et pour France Info, France Inter et France Bleu. Mondoblog audio fait entendre la voix de la blogueuse Sara Demansingbedan. Si l’Afrique est le continent où le taux de fécondité est le plus élevé, c'est aussi celui qui est le plus touché par l’infertilité. Quand il n’y a pas de grossesse après un mariage, c’est trop souvent l’épouse qui est tenue pour responsable, raconte la mondoblogueuse béninoise .
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