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À chaque fin de saison, L’atelier des médias recommande quelques productions à écouter sur les applications d’écoute de podcasts. Cette fois-ci, pendant vingt minutes, on vous propose une sélection de podcasts sur le journalisme et les médias. • Sans algo (Slate Audio), de Matilde Meslin • Chemins (Médianes), par Margaux Vulliet • Le service reportage (BFMTV), par Domitie Bertaud et Thomas Herreman • Témoins d'actu (RFI), par Alexandra Cagnard • Dans la peau d’un.e journaliste d’investigation en Afrique (Samsa Africa), par David Servenay • Derrière l’objectif (Make Some Noise), par Marion Armengod Pour rappel, voici nos dernières émissions de recommandation de podcasts : → Sélection de podcasts pour enfants (décembre 2021) → Sélection de podcasts francophones à écouter (juillet 2021) → Sélection de podcasts francophones à écouter pour bien finir 2020 (décembre 2020)
L'édition 2022 du festival de photojournalisme Visa pour l’image débutera fin août à Perpignan, dans le sud de la France. Pour la présenter, L'atelier des médias a reçu le directeur de Visa, Jean-François Leroy. La 34e Visa pour l'image se tiendra du 27 août au 11 septembre. Au micro de L'atelier des médias, son directeur Jean-François Leroy commence par présenter ce festival – unique au monde – de photojournalisme et le décrire visuellement. L'édition 2022 de Visa accueillera plusieurs exposition consacrées à la guerre en Ukraine, un conflit qui a causé la mort de plus d'une vingtaine de journalismes depuis 2014. Jean-François Leroy présente plusieurs des travaux photographiques et reportages sélectionnés cette années, dont certains recevront des prix accompagnés de dotations. Il insiste sur l'importance de la « qualité du regard » et la nécessité d'une singularité de l'« écriture photographique » des séries sélectionnées. Homme d'engagement, Jean-François Leroy explique les relations qu'il entretient avec la municipalité Rassemblement national (RN) de Perpgnan, dirigée depuis 2020 par Louis Aliot.  Le directeur de Visa pour l'image revient aussi sur la polémique qui a entaché la précédente édition du festival, lorsqu'un photographe de l'agence Magnum a trompé l'organisation en présentant un reportage sur les fake news monté à l'aide d'outils numériques.  Enfin, Jean-François Leroy adresse un message aux photojournalistes des pays du Sud, et notamment d'Afrique. Mondoblog audio fait entendre la blogueuse malgache Tiasy, qui raconte sa visite de l’île de Nosy Be, à Madagascar.
Pour L’atelier des médias, Raphaëlle Constant a tendu son micro à deux acteurs œuvrant dans le domaine des civic tech au Mali : Fatouma Harber et Tidiani Togola. Le premier forum civic tech en Afrique francophone s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 28 au 29 juin 2022. L’événement était organisé par CFI dans le cadre du projet Connexions citoyennes 2, un dispositif d’accompagnement, de développement et d’incubation de projets numériques d’action citoyenne. Ces deux jours de rencontres, préparés par Samsa Africa, ont réuni plus de 120 journalistes, activistes, experts et personnalités de la civic tech africaine.  Raphaëlle Constant y était pour L’atelier des médias de RFI. Elle s'est entretenue sur place avec de nombreux acteurs des civic tech d'Afrique francophone. [Écoutez notre précédent podcast : Civic tech en Afrique : quand des connexions citoyennes œuvrent pour la démocratie] Dans cette émission, gros plan sur deux Maliens,  Fatouma Harber, est enseignante, blogueuse et militante pour les droits de l’homme à Tombouctou, dans le nord du Mali. Elle raconte son parcours dans le domaine des civic tech qui a débuté en 2012 lorsqu’elle a rejoint Mondoblog alors que le Mali était en pleine insurrection. Elle a créé Sankoré Labs, un tiers lieu créé pour réduire la fracture numérique devenu point de ralliement de la jeunesse de Tombouctou. Malgré les menaces, elle réussit à faire bouger les lignes pour un avenir meilleur dans sa ville et son pays. Membre du collectif Africtivistes, elle a reçu en 2021 le prix de l'engagement citoyen.   Tidiani Togola, physicien et informaticien, est créateur de la fondation Tuwindi, basée à Bamako, explique pourquoi les civic tech et les médias doivent se développer ensemble, et en quoi le contexte malien comporte des défis spécifiques. Mondoblog audio est incarné par le blogueur malien Ousmane Makaveli.
Le premier forum civic tech en Afrique francophone s’est tenu fin juin à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à l'initiative de CFI. Pour L’atelier des médias, Raphaëlle Constant y a tendu son micro à celles et ceux qui développent des initiatives numériques dans plusieurs pays africains pour améliorer la circulation de l’information et déclencher des mobilisations citoyennes pour peser dans le débat public. La première véritable initiative civic tech d’ampleur en Afrique a déjà 15 ans. En 2007, au Kenya, un collectif de blogueurs et développeurs décidaient de créer Ushahidi, témoignage en swahili, pour recenser les violences post-électorales. Dans les années qui suivent, cette plateforme va être utilisée dans plusieurs pays à travers le monde pour mobiliser les citoyens dans des activités de collecte et de mise à disposition d’informations utiles à tous.  Depuis, l’explosion de l’internet mobile et des réseaux sociaux ont  favorisé l’expression des citoyens et leur capacité à participer activement au débat public. La jeunesse africaine s’est saisie de ces opportunités et entend contribuer au processus de décision publique, favoriser la transparence, faire des questions de gouvernance une préoccupation quotidienne. C’est dans ce contexte que le premier forum civic tech en Afrique francophone s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 28 au 29 juin 2022. Ces deux jours de rencontres, préparés par Samsa Africa, ont réuni plus de 120 journalistes, activistes, experts et personnalités de la civic tech africaine.  L’événement était organisé par CFI dans le cadre du projet Connexions citoyennes 2, un dispositif d’accompagnement, de développement et d’incubation de projets numériques d’action citoyenne. Ce projet est co-financé par l'Agence française de développement (AFD) et le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères. Où en sont les Civic tech aujourd’hui ? Qui sont ces jeunes qui veulent changer le continent et son image grâce au numérique et quels sont leurs projets ?  Pour L’atelier des médias de RFI, Raphaëlle Constant était fin juin à Abidjan, où elle a rencontré plusieurs figures de la civic tech qui exploitent la puissance des outils numériques pour construire des projets d’action citoyenne : Nnenna Nwakanma : cette Nigériane est l'une des pionnière de l’Internet en Afrique. Ambassadrice en chef à la Web Foundation, elle travaille avec les Nations unies. Cette militante infatigable d’un Internet qui se déploie pour le meilleur a de nombreuses autres batailles : le logiciel libre, la protection des données, ... Elle fait aussi pression sur les Gafam pour améliorer l’accès des femmes à Internet. Caroline Mveng Mengue : cette activiste et féministe camerounaise est âgée de 34 ans. Elle est vice-présidente de la communication de l'association Réfugiés sans frontières. Elle élabore le média en ligne Elles rayonnent ensemble, accompagnée par le programme Connexions Citoyennes 2 de CFI. C'est aussi une blogueuse de Mondoblog, plateforme des blogueurs francophones de RFI, portée par L'atelier des médias. Aïsha Dabo : journaliste et web activiste, elle est cofondatrice et coordinatrice de la plateforme AfricTivistes. Elle a grandi en République démocratique du Congo (RDC), au Sénégal et en Gambie.  Sally Bilaly Sow : Web activiste et blogueur guinéen. Il est membre de l’Association des blogueurs de Guinée, Ablogui, et de Mondoblog. Il a co-fondé la communauté Open Street Map Guinée en 2015 et GuineeCheck pour lutter contre les fausses informations dans son pays. C’est le coordinateur de l’association Villageois 2.0, un projet incubé par le programme Connexions Citoyennes 1 de CFI. Mondoblog audio est incarné par la blogueuse ivoirienne Aïssatou Fofana qui nous propose un petit tour des sujets qui fâchent avec ses parents, au premier rang desquels le mariage, qui cristallise toutes les attentes… et toutes les incompréhensions.
Depuis quelques jours, l’Agence France-Presse propose une formation en ligne gratuite destinée à tous les journalistes et étudiants en journalisme. Son objectif est de permettre aux professionnels des médias de parfaire leurs compétences en matière d’investigation numérique. Rencontre à Paris avec la rédaction en chef d’AFP Factuel. Grégoire Lemarchand, rédacteur en chef de l’investigation numérique à l’AFP et Sophie Nicholson, rédactrice en chef adjointe, sont les invités de L'atelier des médias de RFI pour présenter cette formation en 10 modules conçue par les journalistes du réseau d’investigation numérique de l’AFP (factuel.afp.com). Disponible sur fr.digitalcourses.afp.com, elle est gratuite et proposée pour tous niveaux de savoir-faire (débutant, intermédiaire ou avancé). Elle délivre un certificat aux participants qui viennent à bout des modules. Pour ce projet, l'AFP s'est associée à la Google News Initiative.  Mondoblog audio est cette semaine une rediffusion du blogueur camerounais Ecclésiaste Deudjui. Il raconte sa participation à une formation de fact-checking.
Le média français Basta! a créé il y a quelques années un portail des médias libres agrégeant plus d’une centaine de sources indépendantes. S’y ajoute maintenant Chez les indés, une newsletter en forme de revue de presse éditorialisée. Entretien avec Ivan du Roy, cofondateur de Basta. En décembre 2022, Basta! fêtera ses 15 ans d'existence. Ce média d'information français, ancré à gauche, traite de l'actualité économique, écologique et sociale. Il est sans publicité, en accès libre et financé par ses lecteurs. En 2016, Basta! créait un Portail des médias libres, qui regroupe plus d'une centaine de sources indépendantes et fiables.  Le 6 mai 2022, le site a lancé une newsletter diffusée chaque vendredi qui contient une revue de presse de contenus publiés par ces médias. Elle est titrée Chez les indés et on peut y lire Bellingcat, Blast, Inkyfada, Disclose, Guiti News, La revue dessinée, Les Jours, Médiacités, Médiapart, Reporterre, les revues Far Ouest et XXI, StreetPress, The Conversation ou encore Vert.eco. Au micro de L'atelier des médias, le cofondateur et corédacteur en chef de Basta! Ivan du Roy précise les convictions de son titre dans un contexte de concentration des médias. Il explique l'intérêt du Portail des médias libres et la pertinence de la newsletter Chez les indés : un mail pour établir un lien direct avec les adiences, sans être dépendant des algorithmes des plateformes sociales. Mondoblog audio est cette semaine une rediffusion. Sur son blog Un bonjour de Mada, la blogueuse malgache Sergia Fenosoa a raconté comment elle a partagé sa passion du blogging avec des lycéens de la Grande île.
L'atelier des médias reçoit la journaliste franco-russe Elena Volochine, qui pendant dix ans a été correspondante à Moscou, pour dresser un état des lieux du paysage informationnel russe et mieux comprendre comment on s'informe, en Russie, en 2022. En Russie, depuis ​le début de la guerre en Ukraine, il est devenu quasi impossible d’exercer le métier de journaliste. C’est pour ça qu'Elena Volochine, après une décennie de correspondance dans le pays, est partie en urgence le 4 mars 2022. Depuis quelques semaines, elle présente chaque vendredi sur France 24 une chronique intitulée Vu de Russie dans laquelle elle déconstruit la propagande diffusée sur les télévisions russes.  Au micro de L'atelier des médias, Elena Volochine raconte comment elle a vécu le début de la guerre et pourquoi elle a choisi de quitter la Russie alors que dans les médias russes se répandait une « propagande absolument totalitaire ». Des centaines d'autres journalistes dont les médias ont cessé leur diffusion ont fait le même choix, comme ceux du journal Novaïa Gazeta ou de la télévision Dojd.  Les médias d'État sont devenus les porte-voix de la propagande du Kremlin, explique Elena Volochine. On y voit des talk shows fleuves consacrés à ce qui est toujours qualifié d'« opération spéciale » mais « il n'y a pas d'image de destructions causées par l'armée russe en Ukraine ». Extraits choisis : « En Russie, les médias ont toujours été soit pour soit contre. Il y a jamais eu vraiment de journalisme neutre et indépendant selon nos canons à nous [...] c'est à dire qu'on a des règles éthiques, déontologiques, qu'on applique tout simplement à la lettre, nous dans les médias en France, en tout cas qu'on tente de faire respecter, nous, à notre niveau de journalistes. » « Je suis dans quelque chose qui, quelque part me dépasse presque en tant que journaliste, parce qu'en Russie par exemple, pour parler des journalistes, souvent ils disent "je suis activiste et je suis journaliste". Ça pour nous, c'est absolument absolument impensable. On peut pas être et journaliste et activiste. Soit vous servez une cause, soit vous êtes journaliste et vous êtes dans la neutralité. » « En fait, c'est la guerre informationnelle sauf que la propagande le brandit comme une guerre informationnelle qui serait menée contre la Russie par les Occidentaux. Et en ce sens-là, eh bien les Russes n'ont pas la compréhension du tout de ce qu'est un espace médiatique et informationnel. Et en fait pour eux, dès qu'ils vont chercher une info, dès qu'ils vont aller lire un message, ce sera un message véhiculé par quelqu'un qui a des intérêts politiques derrière. » À l'approche de la journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, Mondoblog audio donne la parole à Patrick Hakiza, blogueur congolais réfugié en Ouganda. Depuis Kampala, il évoque la question cruciale de la scolarité des enfants qui vivent dans les camps de réfugiés en Ouganda : elle s’est arrêtée net au plus fort de la pandémie de Covid-19, toutes les écoles ayant fermé. Depuis, la vie a repris, mais beaucoup d’établissements n’ont toujours pas rouvert leurs portes, ce qui est très mauvais pour l’équilibre de vie de ces enfants réfugiés.
Depuis 2016, France info, première radio française d’information en continu, développe en son sein une agence de presse chargée de recouper les informations avant qu’elles soient données à l’antenne. Estelle Cognacq, directrice de l'Agence Radio France – son nouveau nom –, explique sa mission au sein du groupe. L'atelier des médias de RFI vous propose de découvrir un dispositif original dans le paysage médiatique français, plus précisément au sein d’un des groupes de l’audiovisuel public français : Radio France. En janvier 2016, un service de vérification des faits a été créé au sein de la chaîne d’information en continu France Info. Les journalistes qui composent cette équipe atypique prennent le temps nécessaire pour recouper les informations avant qu’elles ne soient données sur les antennes du groupe Radio France, même quand elles viennent de la très respectée Agence France-Presse (AFP).  Ce qui s'appelait à l'origine Agence France Info est devenue en mars 2022 Agence Radio France, preuve de l’importance donnée à ce dispositif pionnier dont la pérennité semble être devenue une évidence.  Estelle Cognacq, directrice adjointe de franceinfo et directrice de l'Agence Radio France, revient au micro de L'atelier des médias sur le contexte dans lequel est née l'Agence franceinfo, à la suite de l'emballement médiatique des attentats de Charlie Hebdo mais aussi la mort de Martin Bouygues annoncée à tort par l'AFP en 2015. Celle qui a créé l'Agence France info et en a été sa première rédactrice en chef explique concrètement comment l'équipe a été constituée et comment elle travaille au quotidien avec et pour France Info, France Inter et France Bleu. Mondoblog audio fait entendre la voix de la blogueuse Sara Demansingbedan. Si l’Afrique est le continent où le taux de fécondité est le plus élevé, c'est aussi celui qui est le plus touché par l’infertilité. Quand il n’y a pas de grossesse après un mariage, c’est trop souvent l’épouse qui est tenue pour responsable, raconte la mondoblogueuse béninoise .
Et tout le monde s’en fout, c’est le nom d'une chaîne YouTube à laquelle L'atelier des médias est consacré cette semaine. Après 80 épisodes, l’équipe qui produit ces vidéos fait une pause pour se lancer dans un projet de long métrage. Retour d’expérience sur une aventure éditoriale singulière. Fin janvier 2017, Fabrice de Boni et Axel Lattuada mettaient en ligne la première vidéo d'Et tout le monde s'en fout, un projet concrétisé en un temps record. Marc de Boni, qui les a rejoints dès la deuxième vidéo, a apporté son expérience de journaliste pour développer un produit éditorial terriblement efficace qui traite des préoccupations du quotidien : l'amour, la violence, les politiques, l'éducation, etc. Cinq ans plus tard, après ces dizaines de vidéos, un spectacle, deux livres et un jeu, les auteurs d'Et tout le monde s'en fout ont décidé de faire une pause pour se consacrer à l'écriture d'un long métrage. Au micro de L'atelier des médias, Marc de Boni raconte la génèse d'ETLMSF, la démarche pédagogique de ce programme, le travail sur la communauté via YouTube et IRL, le modèle économique mis en place et il en dit un peu plus sur les projets à venir de l'équipe. Alors qu'on a fêté la radio cette semaine en France, Mondoblog audio fait entendre Foumilayo Assanvi, mondoblogueur et podcasteur béninois. Il ’est interrogé sur la place de la radio dans nos vies et notamment celle qu’elle occupe dans la vie des Africains. Il nous parle aussi du podcast, selon lui « la nouvelle façon d’écouter la radio ».
Né en janvier 2022, La Disparition se présente comme un « média épistolaire et politique qui chronique les disparitions en cours dans notre monde ». Chose originale, ce média propose des récits sous forme de lettres envoyés par la poste à ses abonnés. Pour présenter La Disparition, L'atelier des médias reçoit sa cofondatrice et rédactrice en chef, Annabelle Perrin. Elle raconte la genèse et les convictions de ce média envoyé sous forme de lettre, par courrier, toutes les deux semaines. Elle détaille sa ligne éditoriale, le choix de ses auteurs, son modèle économique et l'idée fédératrice de son club d'abonné.e.s. Dans Mondoblog audio, la Franco-Tchadienne Sandrine Naguertiga parle du tabou des règles féminines, malheureusement encore très présent dans certains pays, notamment en Afrique.
En mai 2021, Reporters sans frontières lançait une plateforme nommée Journalism Trust Initiative, visant à déployer un label garantissant fiabilité, transparence et durabilité des médias. Bilan d'étape avec Bertrand Mossiat, qui supervise la JTI pour RSF. Au micro de L'atelier des médias, Bertrand Mossiat en charge de la promotion et du déploiement de la Journalism Trust Initiative rappelle la genèse de la JTI et précise ses ambitions. Ouverte à tous les médias, la plateforme propose trois étapes : une autoévaluation, via un formulaire à remplir, de sa conformité avec la norme JTI ; un rapport de transparence, que chaque médias peut choisir de diffuser publiquement ; un audit externe, évaluation indépendante par un organisme certificateur accrédité.
Des journalistes, réalisateurs et photographes maliens se sont associés pour réaliser J’irai suntigè chez vous, une série de vidéos qui montrent la vie quotidienne au Mali. Cette année, ramadan et carême ont coïncidé. Ces périodes de jeûne sont propices aux rencontres. C’est dans ce contexte que le journaliste et blogueur malien Georges Attino a eu l’idée de créer une série de vidéos : J’irai suntigè chez vous. Le projet s'est concrétisé avec Désiré Fialley, Dani Oron et dernièrement Ousmane Makaveli. Le résultat, ce sont des vidéos de qualité tournées au réflex numérique, à la rencontre des communautés du Mali et de leurs traditions, notamment culinaires, de Bamako à Tombouctou. Dans L'atelier des médias, Georges Attino explique l'ambition de cette démarche éditoriale, par des Maliens pour les Maliens du Mali et de la diaspora, en attente de vidéos "made in Mali" portant un "autre narratif". Mondoblog audio s’associe avec Ecclésaiste Deudjui pour lutter contre l’homophobie. Le 17 mai, ce sera la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, à cette occasion Ecclésiaste nous explique, depuis le Cameroun, pourquoi il est attentif à cette cause et pourquoi nous devrions tous l’être.
Alexis Lévrier, historien des médias, maître de conférence à l'université de Reims, s'est spécialisé dans l'étude des relations entre politique et journalisme. Dans L'atelier des médias, il discute de la relation que certains candidats à l'élection présidentielle française de 2022 ont entretenu avec les médias : entre fascination pour Éric Zemmour, banalisation de Marine Le Pen et faiblesse face à Emmanuel Macron. Alexis Lévrier revient sur la campagne présidentielle française qui vient de s'achever. Éric Zemmour a été mis sur orbite par CNews, Marine Le Pen a su se normaliser, Emmanuel Macron a choisi avec soin où il dispenserait sa parole sur fond de guerre en Ukraine.  Il est aussi question de la suppression annoncée par Emmanuel Macron de la contribution à l'audiovisuel public, taxe qui finance les groupes de médias publics français, dont France Médias Monde, maison mère de RFI. Mondoblog audio fait entendre le journaliste et blogueur congolais Jean-Hubert Bondo à propos de l'état de la presse en République démocratique du Congo.
Le cap des 100 Mondoblog audio vient d'être franchi dans L'atelier des médias. C'est l'occasion d'une émission entièrement consacrée à ce format audio qui fait entendre les voix de nos blogueurs sur les ondes de RFI et en podcast. En 2010 germait dans la tête de l’équipe de L’atelier une idée un peu folle : celle de développer une communauté de blogueurs avec la langue française pour point commun. Ainsi est né Mondoblog, qui compte maintenant près d’un millier de membres. Chaque semaine, une version audio d’un article lu par son auteur nous est envoyée (souvent via WhatsApp) puis elle est diffusée dans l'émission. Alors que le cap symbolique des 100 Mondoblog audio vient d'être franchi, L'atelier des médias raconte ses dessous de fabrication avec Camille Deloche, responsable éditoriale de Mondoblog, et diffuse une sélection de Mondoblog audio : Matagali (Côte d'Ivoire) – Éduquer pour vivre en paix William Fotso Fonkam (Cameroun) – Les experts Boukari Ouédraogo (Burkina Faso) – Délestages à Ouaga: pourtant l'énergie solaire c'est cadeau ! Lucrèce Gandigbe (Béninoise à Dakar) – Astuces pour les accros aux réseaux sociaux Ecclésiaste Deudjui (Cameroun) – Lettre ouverte d'un préservatif à la population camerounaise Georges Attino (Mali) – La nuit autour du thé : le grin à Bamako  Abonnez-vous aux podcasts de nos mondoblogueurs : René Jackson Nkowa – NpointCom (Cameroun) Foumilayo Assanvi – Avec Foumi (Bénin) Edem Gbetoglo – Ce que j’aurais aimé savoir (Togo)
Complotistes, YouTubeurs extrémistes, communautés antivax sur Facebook et Telegram, ... ils produisent de la contre-information et manipulent l’opinion. Le journaliste Antoine Bayet a enquêté sur les « faussaires de l’info ». Antoine Bayet est le directeur éditorial de l’INA, l’institut national de l’audiovisuel. Il enseigne à l’école de journalisme de Sciences Po Paris et a été rédacteur en chef numérique à Radio France ou encore au Lab d’Europe 1.  En février 2022, il a publié aux éditions Robert Laffont, Voyage au pays de la dark information, fruit de plusieurs mois d’enquête pour essayer de comprendre les ressorts des motivations des personnes qui décrochent tellement de l'information qu'elles se mettent à produire un contenu parallèle. Antoine Bayet a rencontré un peu plus d'une quinzaine de ces acteurs qui produisent de la contre-information et tout un ensemble de choses qu’il a appelé « dark information », expression dont il explique le sens au micro de L'atelier des médias en insistant sur la dimension malveillante de ces contenus. Ceux que l'auteur appelle les « faussaires de l’info » opèrent sur des groupes Facebook, des chaînes Telegram ou sur Odysee (sorte de YouTube non modéré) où ils conçoivent et diffusent leurs productions. Ces dernières constituent, selon Antoine Bayet, jusqu'à un tiers des contenus mis en ligne sur les réseaux sociaux. Ces contenus souvent vidéo ont un impact sur la vie réelle, comme l'ont montré les manifestations anti-pass de l'été 2021 qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes.  Dans la désinfosphère, les thématiques peuvent évoluer. Ainsi, des chaînes anti passe sanitaire sont devenues prorusses depuis le début de la guerre en Ukraine. Tout ceci a également un impact sur la présidentielle française en cours.  Face à la dark information, Antoine Bayet voit plusieurs pistes de solutions complémentaires qu'il détaille : une remise en question des journalistes sur leur rôle et leur approche, une meilleure régulation des GAFAM et autres plateformes numériques et un développement de l'EMI, éducation aux médias et à l'information. Mondoblog audio s’intéresse aux campagnes présidentielles et plus précisément aux stratégies de communication utilisées par les candidats pour convaincre les électeurs. Il est signé de la blogueuse malgache  Ianjatiana Randrianandrasana.
L'Atelier des médias discute avec le journaliste d’investigation béninois Ignace Sossou, chargé de communication de la Cenozo, la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme en Afrique de l’Ouest. Suite et fin de notre série d'entretiens enregistrés lors des Assises internationales du journalisme de Tunis, en mars 2022.  Ignace Sossou est un journaliste d'investigation béninois, membre de l'ICIJ. Il a été emprisonné pendant six mois à Cotonou en 2020. Il vit maintenant à Ouagadougou où il est chargé de communication de la Cenozo, la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d'investigation en Afrique de l’Ouest. Au micro de L'atelier des médias, Ignace Sossou explique que « le journalisme collaboratif, c'est l'urgence du journalisme de qualité ». « L'information a un rôle capital dans la vie des citoyens car si on ne sait pas, on agit dans l'ignorance ».  Déterminé, Ignace Sossou l'est plus que jamais. « Malgré les risques, on ne doit pas se résigner. Malgré les risques, on doit pouvoir faire notre travail parce que [...] le journaliste a un rôle important dans la société et donc, quelles que soient les contraintes auxquelles il est soumis, il doit pouvoir faire son travail. [...] Et moi je le dis clairement : les menaces, les intimidations, la prison et même parfois l'assassinat, ça fait partie des risques du métier, des réalités auxquelles le journaliste doit se préparer parce que ça peut arriver. [...] Le journalisme, c'est après tout un engagement et cet engagement, rien ne doit l'arrêter. » Ignace Sossou appelle à repenser le modèle des médias en Afrique. « Souvent dans nos pays, on a des journalistes forts mais pas des médias assez forts. Donc quand celui qui est le Tout Puissant du média disparaît, le média aussi disparaît, c'est dommage. [...] Si le citoyen n'arrive pas à s'identifier à un média, ça pose un problème. Si les médias naissent aujourd'hui, disparaissent demain, ça crée une certaine incertitude dans l'esprit des citoyens. » Des médias forts et pérennes peuvent peser sur la gouvernance d'un pays, rapelle-t-il. « Plus le public est exigeant, plus le journaliste fait un travail de qualité », dit Ignace Sossou en rappelant la nécessité de développer l'éducation aux médias. Mondoblog audio nous emmène au Tchad où plus de la moitié de la population est de confession musulmane. À NDjaména, le ramadan transforme le quotidien des habitants et l’atmosphère de la ville, nous explique le mondoblogueur Annadjib Ramadane.
Depuis Niamey, Studio Kalangou produit chaque jour en cinq langues des contenus radiophoniques diffusés sur des dizaines de radios nigériennes. Alhassane Abdou Mahamane, son rédacteur en chef, explique les défis de sa rédaction dans la production et la diffusion de l’information au Niger. Des Assises internationales du journalisme se tenaient à Tunis du 17 au 19 mars 2022. Une table ronde y était consacrée à l’état du journalisme et des médias au Niger. Parmi les participants se trouvait Alhassane Abdou Mahamane. Ce journaliste passionné et déterminé a par le passé été membre du Conseil de presse au Niger, il a aussi été dans le premier bureau de l’Onimed, Observatoire nigérien indépendant des médias pour l’éthique et la déontologie.  5 langues, 52 radios partenaires Alhassane Abdou Mahamane est maintenant rédacteur en chef de Studio Kalangou, un projet média lancé en janvier 2016 par la Fondation Hirondelle et des partenaires locaux, soutenus financièrement par la Coopération Suisse.  Studio Kalangou propose chaque jour et en 5 langues (français, fulfulde (peul), haoussa, tamasheq et zarma) des journaux d’information, des débats et des magazines radiophoniques. Ces programmes sont ensuite diffusés par 52 radios privées et communautaires couvrant sur le papier 70 % de la population du Niger. La radio et WhatsApp Au micro de L'atelier des médias, Alhassane Abdou Mahamane explique l'importance du média radio dans la diffusion de l'information au Niger. Il précise le fonctionnement de sa rédaction plurilingue et la façon dont elle réussit à parler d'une même voix. Il raconte aussi que Kalangou s'est lancé dans la vidéo et que ses programmes sont repris par des télévisions nigériennes. La dernière fois qu’on a parlé du Studio Kalangou dans L'atelier des médias, c’était en avril 2019 pour mettre en avant l’expérimentation de cette rédaction dans la diffusion de ses contenus via WhatsApp. Cette dernière a connu un coup d’arrêt en décembre 2019, quand Facebook, propriétaire de WhatsApp, a décidé de modifier les conditions d’utilisation de l’application de messagerie, empêchant les médias de diffuser leurs informations à des milliers d’utilisateurs. Studio Kalangou continue toutefois à utiliser WhatsApp pour produire et diffuser ses productions sonores. Une approche vertueuse Enfin Alhassane Abdou Mahamane rappelle la nécessité, pour les journalistes, de disposer de bonnes conditions de travail et notamment de rémunération. Il insiste aussi sur l'importance de la formation et de la transmission.  Pour lui, Studio Kalangou contribue au développement de l'écosystème médiatique nigérien, notamment par le sérieux de son savoir-faire en matière d'information. Mondoblog audio fait entendre le blogueur et journaliste burkinabè Boukari Ouédraogo, qui vit à Ouagadougou. Il propose une adaptation très touchante de son article sur les funérailles de sa grand-mère.  Réalisation : Simon Decreuze.
Du 17 au 19 mars se tenaient à Tunis des Assises internationales du journalisme. L'atelier des médias était sur place et y a tendu son micro à Syrine Attia de Brut Tunisie et Caroline Hayek du quotidien libanais L'Orient-Le Jour. Pendant trois jours, 700 personnes, pour la plupart des journalistes, venus d'une trentaine de pays, ont participé à la deuxième édition des Assises internationales du journalisme de Tunis dont le thème était « L'urgence du journalisme ». Au cours de débats et d'ateliers, ils a été question de pratiques éditoriales, de modèles économiques mais aussi des menaces qui pèsent sur le journalisme. Ce numéro de L'atelier des médias fait entendre : Syrine Attia, rédactrice en chef Tunisie de Brut, média vidéo né en France fin 2016 qui poursuit sont développement à l'international. Caroline Hayek, grand reporter au quotidien francophone libanais L'Orient-Le Jour. Elle a fait la fierté de son journal en remportant le prix Albert-Londres en 2021 et raconte les défis de son titre dans un Liban toujours en crise. Mondoblog audio parle de la pollution plastique. Chaque année, des millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans les océans. Le Pacifique et les mers d’Asie sont particulièrement touchés. Adrien Coron, mondoblogueur français qui a longtemps vécu en Asie du Sud-Est, en a été le témoin.
Le sociologue français César Castellvi a fait de la presse japonaise son sujet d'étude. Dans un livre, il raconte le fonctionnement des journaux nippons, l'organisation du travail des journalistes japonais et les défis actuels de ces géants du papier imprimé au pays du soleil-levant.  L’Atelier des médias reçoit César Castellvi, docteur en sociologie, maître de conférences en études japonaises à l’Université de Paris et chercheur associé au Centre de recherches sur le Japon (CRJ). Il a publié en janvier 2022 Le dernier empire de la presse, une sociologie du journalisme au Japon (CNRS éditions), aboutissement de sa thèse et d’un travail de recherche réalisé depuis une décennie. Dans un entretien d'une quarantaine de minutes, il est question des impressionnants tirages que réalisent encore certains quotidiens japonais comme le Yomiuri Shimbun et l’Asahi Shimbun, 8 et 6 millions d’exemplaires chaque jour.  César Castellvi explique le fonctionnement des 記者クラブ – kisha kurabu, clubs de presse qui rassemblent des journalistes dans la plupart des institutions du pays. Ces clubs sont l'objet d'un certain nombre de critiques assez fortes. Au Japon, il n'y a pas d'association professionnelle qui représente spécifiquement les journalistes. Pas non plus d'école de journalisme. Aussi les journalistes sortent souvent des grandes universités et commence l'apprentissage du métier en s'occupant des faits divers dans la presse régionale. De fait, ce métier souffre d'une crise des vocations en raison notamment des conditions de travail et de l'exigence. Leur modèle économique reste solide : le principe de l'abonnement s'effrite mais les deux tiers des ménages japonais sont encore abonnés à un quotidien ; la publicité représente une part réduite du chiffre d'affaires. Les journaux japonais n'effectuent pas une transition numérique accélérée. Preuve en est : en 2022, le Yomiuri Shimbun, premier quotidien au monde, ne propose toujours pas d'abonnement pur numérique.  Pour leur consommation d'information en ligne, les Japonais utilisent beaucoup des portails comme Yahoo News Japan ou l'application de messagerie Line.
La diffusion des médias russes RT et Sputnik est suspendue dans l’UE depuis le 2 mars, suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. L'atelier des médias reçoit Maxime Audinet, enseignant-chercheur, spécialiste du soft power médiatique russe, pour discuter de cette décision et de ses conséquences. Maxime Audinet enseigne au sein du master d’études russes et post-soviétiques de l’université Paris-Nanterre. Il est également chercheur à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem). En octobre 2021, il a publié Russia Today (RT) : Un média d’influence au service de l’État russe, chez INA Éditions. Dans L'atelier des médias, il revient sur la suspension de RT et Spunik dans tous les pays de l'Union européenne. « RT Spoutnik ont été sanctionnés (...) pour affaiblir les capacités informationnelles de la Russie en temps de guerre », explique Maxime Audinet qui rappelle que la Cour de justice de l'UE a été saisie par RT pour faire annuler cette suspension. Ces coupures sont « efficaces », dit-il : « C'est le choc le plus le plus extrême qu'aient connu RT et Sputnik depuis leur création. » Le 24 février, jour de l'invasion russe de l'Ukraine, les différents canaux du réseau RT ont eu des lignes éditoriales diverses. La chaîne RT en anglais avait une ligne « beaucoup plus offensive, beaucoup plus propagandiste et de manière directe c'est à dire que les journalistes eux-mêmes, les présentateurs, vont relayer ce discours-là, ne pas parler d'invasion (...) tout le discours, par exemple sur la dénazification, sur l'extrapolation de la présence de groupes néonazis ou nationalistes en Ukraine, est complètement assumé ». Sur RT France, « le seul élément de langage qui ressort, c'est l'expression "opération militaire spéciale" qui est le terme utilisé par Vladimir Poutine dans son discours ». Le « positionnement alternatif » de RT  Dans cette émission, on revient également sur les débuts de RT, une chaîne d'abord créée pour « propager une image positive de la Russie ». Mais ses audiences ne décollaient pas. Le conflit en Ossétie du Sud d'août 2008, entre la Russie et la Géorgie, constitue un tournant. « Les autorités russes considèrent que la manière dont le conflit est présenté dans l'espace médiatique international est complètement biaisé, favorable à la Géorgie. Du coup, RT va changer de rôle et devenir vraiment ce média qui va concurrencer les grands médias occidentaux, notamment la BBC, CNN, pour apporter un autre regard. C'est le moment où RT pose les jalons de ce nouveau positionnement qu'on connaît aujourd'hui, qui est ce positionnement alternatif », explique Maxime Audinet. RT a poursuivi dans cette veine, visant à « dénigrer les sociétés démocratiques occidentales et afficher à l'écran leurs vulnérabilités, leurs divisions, leurs points de fracture et de ce point de vue là, les mouvements sociaux, quel que soit leur bord idéologique, (...) sont bons à prendre pour déployer une ligne éditoriale assez critique. Ce qui fait que c'est un média qui a une ligne très élastique : vous avez une ligne très à gauche en Amérique latine, très souverainiste en Europe ». Au micro de RFI, média français de service public international, qui appartient au groupe France Médias Monde dont fait également partie France 24, Maxime Audinet rappelle ce qui distingue RT de France 24. Si ces deux télévisions sont financées par des fonds publics, la construction de leurs lignes éditoriales respectives est différente. Ainsi, la couverture de l'actualité de RT est « partielle et sélective », explique le chercheur en donnant des exemples. En Russie, la situation s'est aggravée pour les médias. Des journalistes russes quittent leur pays ; plusieurs médias occidentaux ont décidé de se retirer du pays, notamment le New York Times. « On est en train d'observer une partition des espaces médiatiques et informationnels russe d'un côté et occidental – européen en particulier – de l'autre », analyse Maxime Audinet. La BBC a décidé de relancer une diffusion en ondes courtes en langue russe, RFI réfléchit à faire de même : une « atmosphère de guerre froide ». Coupés dans l'UE, RT et Sputnik restent accessibles dans quelque 160 autres pays qui sont autant de « débouchés » possibles. « On va probablement voir une restructuration, un redéploiement du réseau avec la fin des filiales occidentales », dit Maxime Audinet, qui rappelle que RT America et RT UK vont fermer. Il imagine que RT France va être relocalisée à Moscou et chercher à se projeter davantage en Afrique subsaharienne. RT a annoncé il y a plusieurs semaines l'ouverture prochaine d'un bureau régional à Nairobi, au Kenya, et des noms de domaines comportant RT et afrique ou africa ont été sécurisés. Mondoblog audio fait entendre la voix du Mondoblogueur sénégalais Madia Diop, qui propose un « rêve africain » en écho au « rêve américain ».
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