DiscoverBêtes de science
Bêtes de science

Bêtes de science

Author: Futura

Subscribed: 7,020Played: 8,716
Share

Description

Bêtes de Science, un podcast family-friendly créé par Futura. À chaque épisode, partez à la découverte d'un nouvel animal et de ses comportements les plus étonnants. Rencontrez des oiseaux architectes, des poissons dessinateurs, des insectes cartographes et bien d'autres créatures dans Bêtes de Science !


👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées 🎙️



Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

7 Episodes
Reverse
Aujourd'hui : pas de destination particulière, car nous allons à la rencontre d'une créature que l'on rencontre tout autour du globe. Vous n'avez peut-être jamais entendu parler des Théridiidés, mais vous avez sûrement déjà eu vent de leur plus célèbre représentante : la veuve noire. Oui, les Théridiidés sont des araignées, et pas des moins habiles. Ces dernières pratiquent avec talent l'art de la chasse et de la dentelle, au point de se hisser au rang de véritables ingénieures spécialisées dans la soie.Quelle invention leur vaut donc que nous leur consacrions ce nouvel épisode de Bêtes de Science ? Pour le savoir, il vous faudra l'écouter.👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : ces araignées qui fabriquent des pouliesBêtes de science : ces araignées construisent-elles des pièges à grenouilles ?Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à l’astucieuse technique de chasse des araignées Théridiidés.Huit pattes, une multitude d’yeux et un corps poilu...Avouez, rien qu’à les imaginer vous avez frissonné ! C’est vrai qu’en apparence, les araignées n’ont pas grand-chose pour plaire. Même si certains les trouvent plutôt mignonnes, la plupart des gens partagent pour elles un dégoût pouvant aller jusqu’à la peur. On a beau savoir que ce n’est pas la petite bête qui va manger la grande, l’arachnophobie reste dans le top 3 des phobies les plus répandues. Car au-delà de leur physique disgracieux, certaines araignées sont aussi réputées dangereuses, et l’idée d’être mordu par ces petites bêtes inquiète les êtres humains depuis la nuit des temps. Avec l’araignée, tous les fantasmes les plus cauchemardesques semblent être permis : entrer dans notre bouche quand on dort, nous mordre, agressive, venimeuse, capable de pondre sous notre peau… La liste est longue.Et pourtant, peu d’araignées sont en réalité capables de nous mordre. Leurs crochets ne sont généralement pas disposés à percer notre peau, et d’ailleurs, ces créatures à huit pattes ont plutôt tendance à vouloir nous éviter qu’à nous sauter dessus. Quant à leur venin, il s’avère finalement assez rarement dangereux. Sur près de 50.000 espèces d’araignées connues dans le monde, une centaine seulement est susceptible de provoquer une réaction chez les humains. Et parmi celles-ci, seule une quinzaine seraient réellement dangereuses. Pas de quoi donc jeter votre chaussure au travers du salon lorsque vous en croisez une dans un recoin de vos murs. Pour autant, les araignées n’en restent pas moins de grandes prédatrices. Et si elles vous font frémir, sachez qu’elles incarnent de sacrées alliées pour vos intérieurs, capables de vous débarrasser des moustiques plus efficacement qu’un insecticide... Pour piéger leurs proies, elles conçoivent des outils de chasse redoutablement efficaces, des prodiges de technologie et d’architecture que l’on appelle tout simplement des toiles d’araignée. Et dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, vous allez voir que celles-ci ne se contentent pas de jouer le rôle de simple filet collant. Les Théridiidés forment une grande famille d’araignées comprenant plus de 3.000 espèces différentes. Sa plus célèbre représentante est la sulfureuse veuve noire, une gracieuse arachnide au corps sombre marqué d’une bande rouge vif, dont la morsure peut parfois être douloureuse, mais reste très rarement mortelle. Si vous vous sentez déjà blêmir en entendant parler de morsure envenimée, rassurez-vous : c’est après des victimes bien plus petites que ces araignées en ont ; et pour les attraper, elles ont développé un système astucieux. En effet, notre Théridiidé ne s’attend pas forcément à ce qu’une proie vole directement dans ses filets. Elle fait plutôt ses courses au rez-de-chaussée. Pour cela, elle tend de discrets fils de soie entre sa toile et le sol, qui lui servent de sonnette d’alarme, un peu comme les lasers rouges dans les films d’espions ! Lorsqu’une proie déclenche par inadvertance l’un de ces pièges invisibles, la vibration donne l'alerte et indique à l’araignée qu’il est temps de passer à l’action. Elle se met alors à produire de grandes quantités de soie, qu’elle étire longuement avec ses petites pattes, un peu comme de la guimauve. Pourquoi ? Pour la rendre élastique, figurez-vous, et vous allez vite comprendre pourquoi.Après avoir attaché une extrémité de cette soie collante et flexible à sa toile, l’araignée descend le long de son câble vers sa proie en tenant l’autre extrémité entre ses pattes. Elle la colle alors au dos de sa victime, puis recommence l’opération plusieurs fois, en multipliant les câbles élastiques entre sa maison et son futur repas. Au bout d’un moment, la tension devient si forte que la fourmi, le cafard ou même le lézard décolle complètement du sol et se retrouve à la merci de notre acrobate qui lui injecte alors un venin paralysant. Et hop, livraison à domicile ! Oui, parce qu’on vous a parlé de victimes de petite taille, mais grâce à cette stratégie, ces arachnides sont tout de même capables de chasser des proies jusqu’à 50 fois plus lourdes qu’elles. Excusez du peu !Pour réaliser tout ce travail, ces araignées font dans la dentelle et doivent apprendre à fabriquer et à tisser toutes sortes de toiles pour se loger, tendre des pièges ou encore des élastiques pour attraper leur proie. Un vrai exploit d’artisanat...raignée. Alors, pas si bêtes, les Théridiidés !​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !Musique :Silly Intro et Freedom, par Alexander NakaradaSings In The Fields, par Rafael KruxDivertissement - Pizzicato, par Kevin MacLeodBlockbuster Atmosphere 11 par Sascha EndeLicence: https://filmmusic.io/standard-license Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Aujourd'hui : nous partons en Afrique pour un voyage sous la surface, à la rencontre du mal-aimé rat-taupe nu. Ce petit rongeur à la peau glabre compense son manque de charme par toute une série de super pouvoirs qui en font un favori des chercheurs. Mais si nous nous intéressons aujourd'hui à lui, c'est parce que les rats-taupes nus ne parlent pas tous le même dialecte, même lorsqu'ils vivent à proximité les uns des autres.« Mais pourquoi donc s'embêter à parler des langues différentes ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : les rats-taupes nus parlent plusieurs dialectesLe rat-taupe nu, le plus laid des rongeursLe rat-taupe nu, une longévité exceptionnelle et jamais de cancerVoir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.Transcription du podcast :Hey, ce podcast vous plaît ? Alors partagez vos idées ! Laissez-nous un commentaire sur vos plateformes d’écoute préférées avec le hashtag #FuturaPod, et dites-nous de quels animaux vous aimeriez nous écouter parler lors des prochains épisodes. On compte sur vous !Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser aux étonnants pouvoirs du rat-taupe nu.Il n’y a pas à dire, le rat-taupe nu est décidément un drôle d’animal :  une peau rose sans poils, de tout petits yeux et de grandes incisives. Bref, un physique que l’on pourrait facilement se laisser aller à qualifier de disgracieux, pour ne pas dire vraiment moche. D’ailleurs, on l’appelle aussi hétérocéphale, une façon polie de dire qu’il a une tête pas très régulière. Cette espèce de souris fripée vit sous la terre des régions arides d’Éthiopie et du Sud saharien, et même si son apparence en rebute certains, elle ne manque pas de fasciner les chercheurs. Car chez le rat-taupe nu, croyez-moi, l’habit ne fait pas le moine. Sous ses airs de hamster imberbe, il est une sorte de super héros de la nature. Sa peau cicatrise incroyablement vite, il est quasiment insensible aux brûlures, semble résistant au cancer, vit étonnamment longtemps et, plus impressionnant encore, il ne présente presque pas de signe de vieillissement tout au cours de sa vie. Avouez, ça ferait un super pitch pour un film hollywoodien : Captain Rat-taupe nu !Mais bien que toutes ces super-capacités puissent alimenter notre curiosité pendant des heures, s’il est question de lui aujourd’hui, c’est parce que le rat-taupe nu est aussi un grand communicant. Il pépie. Il gazouille. Il grince. Son monde souterrain est loin d’être un monde silencieux. Mais il y a mieux encore. En enregistrant plus de 36.000 pépiements chez 166 individus hébergés en laboratoire pendant deux ans, puis en analysant leurs propriétés acoustiques grâce à un algorithme, les chercheurs ont découvert que ces petits rongeurs ont un langage très complexe. Chaque colonie a son dialecte ! Un peu comme si certains parlaient breton et d’autres en occitan, mais avec des couinements.Comparaison des cris de deux colonies de rats-taupes nus, révélant notamment une différence de hauteur.Vous entendez ? Cette particularité joue un rôle important dans la vie sociale du rat-taupe nu. Elle lui permet de créer des liens solides avec ses congénères et soude la colonie comme une grande famille.  On dit que le rat-taupe nu est une créature eusociale, c’est-à-dire qu’il vit en communauté très bien organisée, un peu comme chez les fourmis ou les abeilles. Et comme chez ces insectes aussi, sa société est matriarcale. C’est une reine qui dirige, mais c’est aussi elle qui joue le rôle de gardienne du langage. Elle est la seule femelle reproductrice du groupe, et lorsqu’elle meurt, le dialecte disparaît progressivement avec elle jusqu’à ce que sa remplaçante installe la nouvelle mode.Le langage n’est donc pas inné pour ces rongeurs, c’est quelque chose que l’on apprend, et qui change régulièrement. Mais c’est aussi une façon de repérer les étrangers. Et chez les rats-taupes nus, ce n’est pas une bonne chose d’être vu comme un intrus, au point que les chercheurs n’hésitent pas à les qualifier de « xénophobes extrêmes ». Les colonies de rats-taupes nus peuvent se livrer à d’immenses batailles souterraines pour envahir leurs voisins et piller leurs ressources ! Et il se pourrait même que certains individus aient appris à imiter d’autres dialectes pour pouvoir s’infiltrer sans se faire repérer. Vous voyez, je vous avais bien dit que ce petit animal était digne des plus grands scénarios de films ! Quoi qu’il en soit, les hétérocéphales ont encore beaucoup à nous apprendre. En poursuivant leurs études, les scientifiques espèrent découvrir les secrets de leur étonnante culture linguistique, mais aussi comprendre un peu mieux comment le langage s’est développé chez l’être humain. Car ne l’oublions pas : aussi vilain soit-il, ce petit rongeur a commencé à discuter bien avant nous. Alors, pas si bête, le rat-taupe nu !​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants.  À bientôt !Musique :Silly Intro et Freedom, par Alexander NakaradaBig Eyes et They Are Here, par Rafael KruxThe Curtain Rises, par Kevin MacLeodLicence: https://filmmusic.io/standard-licenseBruitages : BBC, Felix Petermann, Max Delbrück Center for Molecular Medecine  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Aujourd'hui : direction l'Australie, à la rencontre du faucon de feu. Si son nom vous semble tout droit sortie d'une légende, c'est parce que son habileté à propager les incendies partout où il va est mythique, et ce depuis des millénaires. Et pourtant, les faucons de feu – rassemblant en réalité plusieurs espèces de rapaces – existent bel et bien !« Mais pourquoi donc mettre le feu à son propre habitat ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : ces oiseaux ont dompté le feuLe faucon pèlerin, l'oiseau le plus rapide du mondeAustralie : pourquoi les incendies sont-ils si monstrueux ?Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un oiseau qui, comme nous, a appris à dompter le feu.Les rapaces nous fascinent tant pour leur vue perçante que pour leur vivacité, leur agilité, ou encore leurs records de vitesse aériens… Mais nous les craignons, aussi, parfois, et nous allons découvrir pourquoi.Dans l’imaginaire collectif, les rapaces diurnes sont le symbole de la lumière, de la clairvoyance, et dans certaines cultures, de l’immortalité. Ces rois des airs attisent notre imaginaire à tout va. Pensez donc au légendaire phénix, capable de vivre plusieurs siècles avant de s’embraser, puis de renaître de ses propres cendres fumantes afin de commencer un nouveau cycle.En Australie, les peuples autochtones du nord racontent même depuis plus de 40.000 ans que des « faucons de feu »  auraient appris à dompter la flamme. Une compétence que nous aurions pu croire réservée à nous autres, les êtres humains. Mais si le phénix reste pour sa part dans le domaine du fictif, le faucon de feu, lui, existe bel et bien !Le terme « faucons de feu » regroupe en fait plusieurs espèces. On y trouve les milans noirs, les milans siffleurs et les faucons bérigora, aussi parfois appelés faucons bruns. D’après les histoires qui se transmettent de bouche à oreille depuis des générations, ces oiseaux auraient pour habitude de se saisir de branches fumantes qu’ils trouveraient dans la nature pour propager des incendies. Il a fière allure le Phénix, à côté d’un vrai rapace virevoltant dans le ciel, une braise incandescente dans le bec ! Mais si vous pensez que leur intention est de détruire le bush australien, alors prêtez attention, car la véritable raison est bien plus maline que ça.Si les « faucons de feu » sont connus pour semer les incendies là où ils volent, c’est parce que cette technique s’avère très efficace pour enfumer leurs proies. Les milans et les faucons à l’œil perçant ont en effet bien remarqué que les lézards, les petits mammifères ou même les oiseaux et les insectes ont tendance à fuir hors de leurs cachettes les plus enfouies pour échapper aux flammes. Quoi de mieux donc, pour les obliger à se révéler qu’un petit barbecue improvisé ?Alors bien sûr, la technique ne fonctionne pas toujours. Après tout, allumer un feu n’est pas toujours une paire de manches – ou d’ailes me direz vous. Mais ça n’a pas empêché les scientifiques, tout comme les Aborigènes durant des milliers d’années avant eux, d’observer ces astucieux rapaces tentant d’allumer des feux, en solitaire, ou en groupe. Ces vrais petits pyromanes volants ne choisissent d’ailleurs pas leur point d’attaque au hasard, car les chercheurs ont noté qu’ils savent généralement très bien où se trouvent les zones où la concentration de proies sera la plus forte. Et une fois que le feu prend — finalement assez souvent —, les milans et autres faucons n’ont plus qu’à attendre patiemment, puis à fondre droit sur leurs malheureuses proies en fuite. Pour documenter ce comportement avec plus de précision, les zoologues envisagent d’allumer des feux contrôlés pour capturer sur le vif les « faucons de feu ». Ces rapaces seraient les premiers animaux non humains à l’utiliser directement comme un outil, un peu comme nos ancêtres, il y a plusieurs centaines de milliers d’années. Ces drôles d’oiseaux n’ont donc pas fini de nous faire rêver et d’alimenter notre imaginaire, maîtrisant les éléments avec brio ! Alors… pas si bête, le « faucon de feu » !​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et tous nos épisodes sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, Castbox et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne pas manquer un seul épisode, et à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur les plateformes de diffusion pour nous soutenir et améliorer notre visibilité. On se retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode dédié aux comportement animaux les plus étonnants. À bientôt !Musique :Silly Intro et Freedom par Alexander NakaradaOutback et Taiko Taiko par Frank SchröterThunderhead par Kevin MacLeodLicence: https://filmmusic.io/standard-licenseBruitages : BBC, Vicky Powys, Sarah Young, Macaulay Library Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Aujourd'hui, nous partons sous l'océan, à la rencontre du Torquigener albomaculosus. Ce nom ne vous dit rien ? Vous le connaissez peut-être mieux sous le nom de poisson-globe, ce drôle d'animal qui gonfle et se hérisse de petits piquants lorsqu'il est attaqué. Mais saviez-vous que l'une de ses grandes passions dans la vie, c'est la sculpture ? Le poisson-globe est en effet l'auteur de magnifiques œuvres sous-marines d'un symétrie étonnante, évoquant des mandalas formés de sable et de coquillage.« Mais pourquoi donc une carrière artistique ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra plonger dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : qui sont ces poissons qui dessinent des crop circles ?En images : les crop-circles du poisson-globeVoir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un poisson pas comme les autres.Le Torquigener albomaculosus, c'est une sorte de tétrodon. Un drôle de nom, celui d’un poisson plutôt surprenant vivant au large du Japon. C’est un poisson-globe, vous savez ceux qui se gonflent comme des ballons pour échapper à leurs prédateurs. Il est du même groupe que le célèbre fugu que les Japonais aiment mettre dans leurs assiettes alors qu’il est susceptible de libérer un poison neurotoxique mortel : la tétrodotoxine.Mais revenons-en à notre tétrodon. Un tétrodon poisson oui mais un tétrodon… artiste ! Car ce qui nous intéresse aujourd’hui ce sont les dessins qu’il trace au fond de l’eau. De véritables mandalas sous-marins réalisés en nageant sur le côté, et surtout en frétillant beaucoup. Pour accomplir ces chefs-d'œuvre, ce charmant petit poisson utilise des sables de couleurs et de textures différentes, sans oublier d’ajouter, de ci de là, quelques petits coquillages qu’il aura préalablement croqués pour les réduire en miettes. Parce que le détail ça compte !Pour vous en faire une bonne idée, pensez donc aux crop circles, ces cercles de culture géants dessinés dans les champs de céréales. Même si certains les attribuent à des extraterrestres, il se trouve que ces formes géométriques sont en réalité souvent réalisées à des fins artistiques, et parfois même dans un but... publicitaire. Et la pub, c’est un peu aussi l’objectif de notre poisson-globe, le Torquigener albomaculosus. Mais rassurez-vous, l’histoire est plus romantique que ça !Au lieu d’attirer des clients grâce à ses dessins, ce qu’espère le poisson-globe, c’est de séduire sa belle. Et pour ça il ne lésine pas sur les moyens: ses bas-reliefs sous-marins peuvent faire plus de deux mètres de diamètre. Vous imaginez, pour un petit poisson de moins de douze centimètres de long, ce n’est pas rien quand même ! C’est un peu l'œuvre de sa vie et d’ailleurs, il peut y consacrer jusqu’à neuf jours entiers. Mais quand on aime on ne compte pas : on se concentre sur son œuvre pour être certain de faire sensation !Là, c'est le moment où vous vous demandez probablement comment les chercheurs savent tout ça. Simplement parce qu’ils ont pu voir des tétrodons à l’œuvre à l’occasion d’une mission d’observation. Vous imaginez être sous l’eau et contempler un spectacle comme ça ? Les plongeurs racontent qu’une fois la tâche accomplie, madame vient se promener au-dessus des crop circles de monsieur. Elle fait plusieurs fois le tour, inspecte les moindres détails, comme une vraie critique d’art ! Si l’œuvre est à son goût, elle accepte alors les avances de son courtisan. Mais, l’histoire ne s’arrête pas là. Car c’est aussi au centre de ces cercles de sable qu’elle viendra pondre ses œufs, laissant à l’artiste le soin de les féconder puis de veiller sur eux pendant quelques jours. À leur éclosion, les petits poissons pourront librement se nourrir des éclats de coquillages déposés là par leur attentionné papa. Une œuvre qui allie donc l’utile à l’agréable !Si vous pensez que la femelle du poisson-globe n’est attirée que par les rouleurs de mécanique, détrompez-vous. Car même si les chercheurs ne savent toujours pas sur quels critères elle fonde exactement son choix, ils pensent qu’elle se concentre surtout sur le sable fin qui forme le centre des cercles et l’efficacité avec laquelle les sculptures seront capables de ralentir la circulation de l’eau autour de ses œufs. De quoi éviter qu’ils se dispersent avant d’avoir été fécondés, nichés au calme dans le creux du sable. Au final, le héros de cet épisode n’est donc pas seulement un artiste. C’est aussi un architecte et ingénieur, capable de protéger ses rejetons.Il paraît même qu’il crée des vocations, puisqu’en août 2020, des chercheurs ont rapporté des mandalas sous-marins d’un nouveau genre au large de l’Australie. Alors, pas si bête, le tétrodon !​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et tous nos épisodes sur Apple Podcast, Castbox, Spotify, Deezer et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne pas manquer un seul épisode, et à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur les plateformes de diffusion. On se retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode dédié aux comportement animaux les plus étonnants. À bientôt !Musique :Silly Intro et Freedom par Alexander NakaradaSugar Fairies par Rafael KruxDreamy Flashback par Kevin MacLeodLounge Waltz par MusicFilesLicence: https://filmmusic.io/standard-licenseBruitages : BBC Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour ce deuxième épisode de Bêtes de Science, nous partons explorer la savane africaine, à la rencontre de l'étonnant lycaon. Aussi baptisé loup peint, cette créature mal-aimée et menacée d'extinction est pourtant un modèle de démocratie. En effet, lorsqu'il s'agit de monter une expédition pour partir chasser, chaque membre de la meute a le droit d'exprimer son avis en votant.« Comment s'y prennent-ils pour voter ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra plonger dans ce tout nouveau podcast, produit par Futura.👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de Science : le lycaon, ce grand démocrate !Un comportement animal étonnant : des loups font la paix avec des singesVoir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce deuxième épisode, on va s’intéresser à la drôle de vie démocratique des lycaons.*bruit d’éternuement*Ce que vous venez d’entendre, c’est un éternuement de lycaon. C’est d’ailleurs très gentil de lui avoir dit « à tes souhaits », mais sachez que celui-ci n’est pas enrhumé. Il vient de voter !  Si je vous dis savane africaine, vous me dites éléphants, lions, zèbres mais connaissez-vous le lycaon ? Ce drôle de canidé sauvage aux allures de hyène est aussi appelé le « loup peint », avec son pelage doré moucheté de noir comme s’il s’était roulé dans la peinture.Mais malgré son apparence étonnante et ses grandes oreilles qui lui donnent des airs de peluche, le lycaon est victime de pas mal de préjugés. Soit disant cruel, ou encore capable de répandre des maladies, il est considéré comme un nuisible, au point qu’il est aujourd’hui menacé d’extinction. En un siècle seulement, ses effectifs ont été divisés par cent, et il n'en resterait plus, au moment où je vous parle, que quelques milliers dans la nature. Autant vous dire que son image n’est donc pas franchement glorieuse. Et pourtant, le lycaon n’a pas fini de vous étonner ! Pour vous convaincre, laissez-moi vous conter la fabuleuse histoire de ce chien sauvage pas comme les autres, chez qui même l’éternuement est source de découverte inattendue.En plus de son pelage unique, l’évolution semble avoir joué quelques tours au lycaon : il ne possède que 4 doigts à chaque patte, et 40 dents au lieu de… 42. Mais ne vous inquiétez pas, cela ne l’empêche pas d’être un excellent chasseur et de courir à toute vitesse dans les steppes arides. Ah je vois vous venir, à rêver d’en adopter un ! Mais sachez que ce canidé n’a vraiment pas grand-chose à voir avec nos toutous domestiqués. Même si on l’a vu occasionnellement se rapprocher des humains, le contact avec notre espèce ne semble pas vraiment l’intéresser. Par contre, lorsqu’il est question de tisser des liens solides avec ses congénères, le lycaon est le champion !  Malgré son physique sombre et sauvage vous serez surpris de le voir pousser des petits cris enjoués, des gémissements attendrissants ou encore de sauter sur les autres membres de sa meute, un peu comme font nos chiens lorsqu’ils sont tout contents de nous retrouver.Car, même s'il n'en a pas l'air, le lycaon est en fait une créature très sociale. Il joue, il papote et il vote. Oui, vous avez bien entendu : il vote !Des scientifiques ont observé 70 rassemblements et constaté que le lycaon ne mérite pas finalement peut-être pas sa réputation de despote. Il est même plutôt démocrate dans l’âme ! En effet, lorsqu’il est question d’aller chasser, chaque avis compte au sein de la meute. Et pour qu’aucune voix dans le groupe ne soit oubliée, les lycaons éternuent.*bruit d’éternuement*Et hop, a voté !Cela reste quand même à nuancer puisque lorsque c’est un mâle alpha qui propose d’aller chasser il ne suffit que de trois votes pour sceller l’affaire, alors que dans les rangs inférieurs, il faudra en général dix éternuements pour lancer une expédition.Mais reconnaissons qu’il a quand même du mérite. Après tout, chez les lycaons, même les chefs demandent l’avis des autres avant de prendre une décision. Cette étonnante technique semble d’ailleurs incroyablement efficace, puisque 70% de leurs chasses se soldent par la capture d’une proie. Alors ? Pas si bête le lycaon !Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et tous nos épisodes sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, Castbox et bien d’autres. Pensez à vous abonner et à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur les plateformes de diffusion pour nous soutenir et améliorer notre visibilité. On se retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode dédié aux comportement animaux les plus étonnants. À bientôt !Musique :Silly Intro et Freedom par Alexander NakaradaFairy Dance et African Drums par Rafael KruxAccralate par Kevin MacLeodLicence: https://filmmusic.io/standard-licenseBruitages : BBC Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour ce premier épisode de Bêtes de Science, nous nous tournons vers l'un des animaux les plus célèbres au monde : le panda. Ou plus spécifiquement, le panda de Qinling, son cousin à taches brunes. Habitant des monts Qinling, en plein cœur de la Chine, ce drôle d'animal a développé une habitude pour le moins... surprenante : se rouler dans le crottin de cheval !« Dégoûtant, » direz-vous, « tout bonnement repoussant ! » Et pourtant... pas si bête. Pourquoi ? Pour le savoir, il vous faudra plonger dans ce tout nouveau podcast, produit par Futura.👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées 🎙️Pour aller plus loin :La chronique Bêtes de Science sur FuturaUn rare panda géant albinos observé en ChineA-t-on protégé le panda géant au détriment d'un écosystème ?Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.Transcription du podcast :Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie de la Boîte à Curiosités et pour ce premier épisode, on va s’intéresser à un comportement surprenant de l’un des animaux les plus célèbres au monde.Vous connaissez le Panda géant ? Avec ses airs de gros nounours aux yeux cerclés de noirs, il a de quoi nous faire fondre. Mais c’est aussi le symbole des espèces menacées. La preuve, c’est même l'emblème de la fondation WWF. Nous avons manqué de douceur pour cet ours attachant que les légendes présentent comme un animal au grand cœur. Un cœur si grand qu'on raconte que c'est comme ça que des taches noires sont apparues sur la fourrure initialement d'un blanc immaculé du panda géant. Comme autant de traces de cendres laissées par leurs pattes essuyant leurs larmes à la mort d'un humain. Se bouchant les oreilles pour ne pas entendre les pleurs. Et se serrant dans les bras pour trouver du réconfort.À le voir, avec son air débonnaire, assis là à mastiquer sans fin un bambou pourtant indigeste, une seule envie nous vient : lui faire un énorme câlin. Mais ne vous y trompez pas. L'animal a aussi ses petits défauts. Tiens, par exemple, il est un poil fainéant. Y compris lorsqu'il s'agit de séduire sa belle.Pire encore – ou peut-être pas, selon les valeurs de chacun –, le panda géant semble avoir développé une étrange attirance pour … allez ! N'ayons pas peur des mots : le caca des autres. Et cette attitude est tellement rare chez les mammifères sauvages – qui préfèrent d’habitude s'en éloigner pour éviter des contaminations par des parasites – que des chercheurs ont voulu en savoir plus. Mais oourquoi diable les pandas géants aiment-ils tant se rouler dans le crottin de cheval ? En frotter et en étaler partout sur leur fourrure. Avec une préférence marquée, qui plus est, pour la fiente fraîche !Ce qui leur a mis la puce à l'oreille, ce sont  les pandas de Qinling. Adeptes de la pratique, ces sympathiques créatures forment une sous-espèce rare dont les taches tirent sur le brun clair au lieu du noir.  Et, petit indice, ils ont pour habitude d’exhiber ce comportement lorsque les températures dans les montagnes où ils résident passent en dessous des 15°C… Alors, vous avez une idée de pourquoi ils font ça ? Mais si, vous chauffez… Littéralement !En s'intéressant eux aussi de plus près au crottin de cheval (enfin je vous rassure hein, ils ne se sont pas roulés dedans) les chercheurs y ont trouvé deux substances intéressantes : le  bêta-caryophyllène et l'oxyde de caryophyllène . Celles-ci ont un super pouvoir : faire basculer, temporairement au moins, l'interrupteur de la sensation de froid sur « off ». Un atout bien pratique que les pandas géants avaient découvert  par l'expérience, en vivant aux côtés des chevaux parcourant depuis 1.000 ans les routes commerciales des monts Qinling. Eux qui, contrairement à leurs cousins les ours, n'hivernent pas, ont trouvé une solution tout aussi efficace pour lutter contre le froid : un revêtement 100% naturel qui fait office de chauffage. Nous sommes encore loin de nous inspirer de lui pour nous réchauffer l’hiver mais soyons honnêtes : pas si bête, le panda de Qinling !Merci d'avoir suivi ce premier épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et tous nos épisodes sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, Castbox et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne rien manquer et à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur les plateformes de diffusion pour nous soutenir et améliorer notre visibilité. On se retrouve prochainement pour un nouvel épisode dédié aux comportement animaux les plus étonnants. À bientôt !Musique :Silly Intro, Freedom et One Small Rover par Alexander NakaradaStalker par Rafael KruxGerman Beauty, par Sascha EndeLicence: https://filmmusic.io/standard-licenseBruitages : BBC Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Découvrez bientôt le nouveau podcast de Futura dédié à l'intelligence animale. À chaque épisode, partez à la découverte d'un nouvel animal et de ses comportements les plus étonnants. Rencontrez des oiseaux architectes, des poissons dessinateurs, des insectes cartographes et bien d'autres créatures dans Bêtes de Science ! Rendez-vous à partir du 3 février sur vos plateformes audio préférées ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Comments (1)

France public

jadore ce podcast

Feb 12th
Reply
Download from Google Play
Download from App Store