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Auteur: Nouvelles Écoutes

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De quoi nos assiettes sont-elles les métaphores ? Qu'est ce que la cuisine dit de nous et notre époque ? Tous les mercredis Bouffons présenté par Emilie Laystary décortique un sujet culinaire et sociétal avec un·e invité·e ou plus : chef.fe.s, professionnel.le.s, passionné.e.s mais aussi sociologues ou géographes, pour une discussion qui donne faim tout en donnant à réfléchir.

160 Episodes
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Depuis quelques années, le poke bowl s’est frayé une place au milieu des pauses déjeuners citadines. Dans les rues des grandes villes françaises, les enseignes à poke bowl ont autant fleuri que les vendeurs de cigarettes électroniques et, plus récemment, de CBD. Ère des assiettes à personnaliser, offre dite healthy, employé.es faciles à former, petit local à louer : ce succès marketing s’explique par un alignement des astres du commerce. Et pourtant, il y a un couac. Quelque chose ne va pas avec les considérations écologiques de notre temps. Dans un poke bowl, on trouve généralement du saumon, de l’avocat et de la mangue — autrement dit des ingrédients à empreinte environnementale forte. C’est là tout le paradoxe du poke bowl. Car à l’origine, le poke qui vient de Hawaï est un plat local, toujours préparé avec la pêche du jour. Alors, comment revenir à l’essence du poke dans nos métropoles occidentales où il est désormais tant à la mode ?Dans cet épisode, Émilie Laystary tend son micro à Marie-Pierre Membrives, ingénieure en agro-alimentaire, experte de la restauration commerciale. Marie-Pierre Membrives a co-fondé l’agence Tastebuds, qui accompagne les professionnel-les de la restauration. Ensemble, elles décryptent les raisons du succès du poke bowl et le défi qu’il y a aujourd’hui à le rendre plus éco-responsable.Quelques références pour poursuivre la réflexion :Mark Noguchi, « A Conflicted Chef From Hawaii Reacts to the Mainland Poke Bowl Trend », First We Feast (2016) : article dans lequel le chef Mark Noguchi rappelle qu’il n’y a pas d’accent dans « poke » Marie-Pierre Membrives est co-fondatrice et présidente de l’association « Elles sont food ! » Brenna Houck, « Has the Poke Trend Peaked? », Eater (2018)Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.Montage et mixage par Laurie GalliganiGénérique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
Ces 12 derniers mois, le secteur de la restauration a été très marqué par la pandémie. À l’arrivée du Covid-19, il y a d’abord eu le choc. Réagir face à l’urgence de la situation, adapter son offre à de nouvelles demandes, limiter le gaspillage de denrées périssables… tels ont été les enjeux pour les restaurants lors du premier confinement. Puis les semaines ont passé et à l’approche du deuxième confinement, l’objectif a été cette fois de rebondir. Plutôt que d’attendre en vain “un retour à la normale”, les restaurateur-ices ont retroussé leurs manches pour s’adapter à ce nouveau contexte sanitaire, par exemple en inventant de nouvelles cartes de plats à emporter et en innovant afin d’offrir à leur clientèle l’expérience du restaurant à la maison. Dans cet épisode, Émilie Laystary tend le micro à Céline Chung, co-fondatrice des restaurants de cuisine chinoise moderne, Gros Bao et Petit Bao. Cette dernière nous raconte comment elle a eu l’idée de créer une version fait maison des cup noodles, ces bols de nouilles lyophilisées que l’on trouve habituellement dans les épiceries asiatiques pour quelques dizaines de centimes.Les références entendues dans l’épisode :Céline Chung (@celine.chg sur Instagram) a co-fondé les restaurants Petit Bao et Gros Bao (@bao.family) Restaurant Le Chateaubriand, Paris (@chateaubriand_dauphin)Restaurant Le Noma, Copenhague (@nomacph) Restaurant Ibrik Kitchen, Paris (ibrikparis)Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.Montage et mixage par Laurie GalliganiGénérique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
La pêche est le secteur professionnel le plus dangereux en France.Les marins pêcheurs subissent continuellement de gros changements émotionnels entre ce qu’ils vivent en mer et le retour à la terre ferme. Alors la dureté de leurs conditions de travail les entraîne bien souvent vers l’addiction aux drogues.Dans cet épisode, Émilie Laystary s’entretient avec Christine Latimier, coordinatrice du centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie du Morbihan, à Lorient.Ensemble, elles décortiquent les raisons pouvant pousser les pêcheurs à plonger dans les paradis artificiels. Les références entendues dans l’épisode : Alice Raybaud, « Les cassés de la mer », Le Monde Diplomatique (2019)Les Centres de soin, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) sont des structures pluridisciplinaires ayant pour mission d’assurer les actions de prévention et de soins aux personnes atteintes d’addiction. L’ensemble des CSAPA du territoire français est répertorié dans l’annuaire proposé par l’Action Sociale.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.Montage et mixage par Thibault Delage au studio l'Arrière BoutiqueGénérique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
Chaque année, entre fin janvier et mi-février, a lieu le nouvel an lunaire, célébré dans plusieurs pays de l’Asie de l’Est et du Sud-Est tels que la Chine, la Thaïlande ou encore le Vietnam.Dans cet épisode dédié au Têt, le nouvel an vietnamien, Émilie Laystary tend son micro à la cheffe Khanh Ly. L’occasion de raconter un pan des traditions des familles vietnamiennes, comme le fait de manger des bánh chưng (les gâteaux de riz gluants) et de distribuer des étrennes dans des enveloppes rouges. Autant de souvenirs réconfortants en cette période particulière où les grandes tablées ne sont pas possibles.Les références entendues dans l’épisode : Avec son associée d’origine singapourienne, la cheffe franco-vietnamienne Khanh Ly Huynh tient le coffee-shop et restaurant « The Hood Paris » (@thehoodparis sur Instagram).Au Vietnam, Cần Thơ est la plus grande ville du delta du Mékong.Le calendrier lunaire est réglé sur les phases de la lune. Selon lui, il y a 354 jours. Le bánh chưng est un gâteau de riz gluant qui se mange avec des légumes vinaigrés. La pratique du « lì xì » est une coutume vietnamienne qui consiste à distribuer des étrennes à ses proches.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.Montage et mixage par Thibault Delage au studio l'Arrière Boutique Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
Pimenter un récit, un repas, une vie… Le piment est indissociable de la notion d’intensité et de piquant. Originaire du continent américain, celui qui est le fruit contenant le plus de vitamine C est aujourd’hui cultivé partout dans le monde. Piment d’Espelette, jalapeño, piment langue d’oiseau… Il en existe une grande variété. Inventée en 1912, l’échelle de Scoville permet de les classer selon leur force. Derrière le piment se cachent souvent des histoires de défis. Quel est d’ailleurs cet élan qui pousse certains palais à chercher cette sensation forte, à mi-chemin entre plaisir et douleur ? Pour parler de ce « masochisme bénin » (expression utilisée par le psychologue états-unien Paul Rozin), Émilie Laystary a tendu le micro à ses parents et à son amie Lisa, tous adeptes de piquant. Elle discute ensuite avec Oriane Jeandesboz, pharmacienne qui a fait sa thèse sur les vertus thérapeutiques de la capsaïcine, la molécule du piment. Peut-on manger pimenté pour avoir moins mal à la tête ? Est-ce dangereux pour la santé de manger trop de piments ? L’astuce de boire de l’eau pour atténuer le goût du piment marche-t-elle ? Vous saurez tout ! Les références entendues dans l’épisode :Jean-Luc Danneyrolles, Fabien Seignobos, Le piment et le poivron, Actes Sud (2000) La thèse d’Oriane Jeandesboz : « Le piment, capsicum et la capsaïcine : de l’utilisation traditionnelle à des applications futures »La capsaïcine est une molécule présente dans le piment. Elle permet de prévenir les cancers, lutter contre le diabète et soulager la douleur.L’échelle de Scoville, inventée en 1912 par le pharmacologue Wilbur Scoville, permet de mesurer la force des poivres et des pimentsBouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.Montage et mixage par Thibault Delage au studio l'Arrière BoutiqueGénérique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
Dans l’imaginaire collectif, la vie étudiante fait partie de l’une des meilleures périodes de la vie. Être jeunes, joyeux-ses, insouciant-e-s, toujours prêt-e-s à refaire le monde sur le moindre des coins de table, avec l’avenir devant soi… C’est aussi un moment de la vie fait de débrouille, avec le peu d’économie que l’on a. Or, en cette période de crise sanitaire devenue crise économique, la précarité étudiante s’est renforcée.Pendant le confinement, un tiers des étudiants a déclaré avoir rencontré des difficultés financières et parmi eux un étudiant sur deux les considère plus importantes qu’habituellement, selon une étude de l’OVE, l’observatoire de la vie étudiante, publiée en septembre.Alors que depuis quelques mois les frigos se vident et que certain-e-s sont contraint-e-s de sauter des repas, des initiatives solidaires naissent, allant des paniers alimentaires au partage d’astuces à travers les réseaux sociaux en passant par le fait de cuisiner pour ses camarades.Dans cet épisode, Émilie Laystary donne la parole à Imane Bounouh, étudiante en M2 communication, dans la banlieue parisienne. C’est elle qui est à l’origine du compte Instagram « Recettes Echelon 7 » sur lequel sont partagées des recettes simples et pas chères.Vous entendrez également Tarik Oukil, étudiant en master à la faculté de droit et de sciences politiques de Montpellier, qui adore cuisiner et propose sur Facebook de faire à manger un peu plus que pour lui, afin de remplir les Tupperware de camarades qui en ont besoin. Les références entendues dans l’épisode :Oriane Raffin, « Précarité étudiante: « On n’a jamais connu une telle situation » »,L’Etudiant (2020) Le compte instagram d’Imane Bounouh: @recettes.echelon7.archive Le compte Facebook de Tarik Oukil: Tarik Oukil Midi Libre, « Montpellier: Tarik, l’étudiant qui cuisine pour ses camarades en galère », 2020Pour aller plus loin et obtenir de l’aide :La Fédération des Associations Générales Étudiantes (FAGE)Le site banquealimentaire.orgLe compte instagram @soutien.etudiantles CROUS, centres régionaux des œuvres universitaires et scolairesBouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.Montage et mixage par Thibault DelageGénérique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
La banane est aujourd’hui le fruit le plus consommé au monde. Dans les Antilles françaises, elle est aussi le symbole du fleuron de l’économie locale. Mais remonter l’histoire de la banane française, c’est aussi croiser celle du chlordécone, un pesticide massivement utilisé entre 1972 et 1993. Véritable bombe à retardement, ce produit présente des propriétés toxiques, volontairement ignorées pendant des décennies. En plus de la pollution des terres et des eaux, c’est la santé des hommes et des femmes de Guadeloupe et de Martinique qui a été sacrifiée sur l’autel de la productivité. Des voix de chercheur-euse-s et de militant-e-s s’élèvent depuis plusieurs années pour alerter sur la situation sanitaire aux Antilles. Quel est le rôle de l’État français dans cette affaire ? Quelle justice espérer désormais ? Dans ce nouvel épisode, Émilie Laystary s’entretient avec Jessica Oublié, autrice de Tropiques Toxiques, une bande dessinée ultra documentée sur le scandale du chlordécone, sortie en octobre dernier.Les références de l’épisode : Jessica Oublié, Vinciane Lebrun, Nicola Gobbi, Kathrine Awraam, Tropiques Toxiques, Coédition Les Escales/Steinkis (2020)Tu crois que la terre est chose morte, de Florence Lazar (2019)« Scandale du chlordécone aux Antilles : « l’Etat a fait en sorte d’en dire le moins possible » », Le Monde (2018) Dominique Anatole Alfride, Voilà pourquoi j’aime la banane, Publibook (2013)La cagnotte pour soutenir la recherche https://www.leetchi.com/c/depollution-chlordecone-laboratoire-covachimm2e-universite-des-antillesPour aller plus loin :Décolonisons l’écologie, de Cannelle Fourdrinier, A.I.M et Golden Jijy (2021)Cécile Jaurès, « « Pour quelques bananes de plus, le scandale du chlordécone », la face sombre des cultures bananières », La Croix (2020)Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao. Montage et mixage par Thibault Delage au studio l'Arrière BoutiqueGénérique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
[Cet épisode inaugure un petit changement éditorial, chez Bouffons. Désormais, la norme sera de vous proposer des épisodes construits autour d'une seule personne invitée. L'occasion pour nous de resserrer nos angles et de vous offrir des sujets plus précis, articulés autour d'une discussion unique.]Connaissez-vous l’aquafaba ? Il s’agit de la contraction des mots latins « aqua » (eau) et « faba » (fève). L’aquafaba, c’est ce liquide pas très ragoûtant dans lequel baignent les pois chiches. La plupart du temps, cette eau un peu trouble finit au fond de nos éviers. Mais depuis quelques années, une manière de lui offrir une seconde vie apparaît dans les livres de recettes végétaliennes et/ou zéro déchet : cette eau peut être battue en neige, comme des blancs d'œufs. Idéal pour faire une mousse au chocolat, une île flottante ou des meringues sans casser le moindre œuf !Cette astuce est un grand pas pour la pâtisserie végane. On la retrouve tellement partout qu'on pourrait croire qu'elle existe depuis toujours. Pourtant, elle n'a été découverte qu'en 2014, par un Français, un certain Joël Roessel. Lorsqu'il n'est pas sur scène à l'opéra, ce ténor originaire d'Alsace joue au petit chimiste dans sa cuisine. Émilie Laystary lui a demandé ce que ça fait d'être « le découvreur des blancs de pois chiche ».Les références de l’épisode : La page Wikipédia de l'Aquafaba, grâce à laquelle on a découvert Joël Roessel : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aquafaba « Révolution végétale », le blog culinaire de Joël Roessel La recette des îles flottantes de Joël : http://www.revolutionvegetale.com/fr/non-classe/ile-flottante-de-chaville-2/La recette dont Joël est le plus fier : http://www.revolutionvegetale.com/fr/desserts/maki-fraise-citron-confit-vegane/— « L’aquafaba : une alternative végane aux oeufs », Alternativi (2019) En 2015, c'est l'ingénieur états-unien Goose Wohlt qui a nommé « aquafaba » l'eau de cuisson des pois chiches https://www.nytimes.com/2016/05/11/dining/aquafaba-vegan-egg-substitute.htmlLes fromages végétaux évoqués par Joël Roessel : Cashewbert lancé par Anderson Santos https://www.cashewbert.com/en/ : la fromagerie végétale Jay & Joy https://www.jay-joy.com et « Jeanne », leur bleu végétal réalisé à partir de lait d'amande fermenté et affinéLe pickle back, le mélange whisky — eau de cornichon dont parle Émilie Laystary https://www.thespruceeats.com/how-to-make-a-pickleback-shot-4156982 (recette en anglais)Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao. Montage et mixage par Thibault Delage au studio l'Arrière BoutiqueGénérique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
Le végétarisme et le végétalisme ne sont pas nés au XXIème siècle. Historiquement, de nombreuses régions, cultures et religions ont adopté ces modes d’alimentation, à de nombreux endroits du globe.Par exemple, connaissez-vous la cuisine bouddhique, celle des moines respectant le principe de non-violence ? Comme nous l’explique Émilie Laystary, il n’existe pas une cuisine bouddhique mais bien des cuisines bouddhiques.  De plus en plus adopté par des personnes citadines vivant dans des villes occidentales, le véganisme n'est donc pas un choix de vie uniquement blanc et moderne. Cette nouvelle brève est l’occasion de visibiliser d'autres pans de la cuisine végétalienne.Les références de l’épisode :« The world’s seven best destinations for vegans », The Telegraph (2020)Les brèves d’Émilie est une production Nouvelles Écoutes, animé par Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Laura Cuissard et Charline Yao.Montage et générique par Aurore Meyer Mahieu.
Depuis quelques années, le végétarisme, le végétalisme et le véganisme prennent leur place dans la société: des rayons en vrac sont nés, les cafés et restaurants proposent de plus en plus de menus végétariens et vegans et nous pouvons trouver dans les supermarchés de plus en plus de propositions de plats végétaux. Dans l’imaginaire collectif, ces régimes alimentaires sont largement associés à une préoccupation moderne de personnes citadines, écolos, aisées…mais connaissez-vous les racines de ces formes d’alimentation? Vous êtes vous déjà dit que l’appropriation culturelle pouvait également exister dans les assiettes excluant la chaire animale ? En première partie d’épisode, Émilie Laystary revient avec l’anthropologue suisse Laurence Ossipow, sur les origines des alimentations végétaliennes. En seconde partie, c’est l’activiste afro-végane Charlotte, alias Mangeuse d’herbe qui s’exprime au micro d’Émilie Laystary. Elle nous raconte comme l’afro-véganisme n’a pas attendu les tendances des grandes villes pour exister.Les références de l’épisode: Xerfi est un institut d’étude privé spécialisé dans l’analyse économique sectorielleLaurence Ossipow est anthropologue.Charlotte, alias Mangeuse d’herbe: https://www.mangeusedherbe.comBouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Charline Yao. Montage par Marine RautMixage Thomas Decourt Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
Avec un trait de jus de citron, une vinaigrette aux échalotes, une goutte de sauce Tabasco ou tout simplement nature pour en savourer la bourrasque iodée dans toute sa nudité : tout le monde a son avis sur l'assaisonnement à offrir ou pas à une huître. Ce dont on en parle moins en revanche, c'est ce qu'il se passe une fois qu'on l'a sur le palais. Dans l'antre de nos bouches, l'huître doit-elle être gobée ou mâchée ? Dans cette nouvelle brève, Émilie Laystary nous guide pas à pas dans le meilleur cheminement à offrir à l'huître, du plateau d'algues sur lequel elle est rafraîchie à nos estomacs.Les brèves d'Émilie est une production Nouvelles Écoutes, animé par Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Laura Cuissard et Charline Yao.Montage et générique par Aurore Meyer Mahieu
Pouvait-on passer cette période de fin d’année sans vous parler d’huîtres ? Ces mollusques sont un concentré explosif de vitamines, minéraux et oligo-éléments. Celles et ceux qui aiment en manger vous diront qu’elles font l’effet d’une vague qui requinque, instantanément. L’huître fait partie de ces produits qui portent tellement en eux leur terroir qu’on dirait que leur matérialité a même chipé un bout de mer et d’océan. Manger une huître les yeux fermés, c’est avoir l’impression d’inviter tout un paysage iodé sur son palais.Lorsque les huîtres sont nées en pleine mer, elles sont diploïdes, c’est-à-dire qu’elles contiennent deux jeux de chromosomes. Mais depuis plusieurs années, le marché des huîtres a changé en France : celles qu’on trouve sur les étals sont en majorité des triploïdes, autrement dit des huîtres modifiées qui ont trois jeux de chromosomes, ce qui les rend stériles. Elles sont ainsi empêchées de se reproduire l’été, ce qui permet à l’industrie d’en vendre toute l’année…En première partie d’épisode, c’est Julie Basset qui s’exprime au micro d’Émilie Laystary. Julie Basset est cheffe indépendante, passionnée par les huîtres et engagée pour les diploïdes.En seconde partie, Émilie Laystary s’entretient avec avec Fabrice Musereau, qui vend des huîtres dans sa cabane située sur le chemin des ostréiculteurs, à La Barre de Monts, en Vendée, et n’a rien contre les triploïdes.Les références de l’épisode : Julie Basset sur Instagram: @cheffestudio Fabrice Musereau est ostréiculteur à La Barre de Monts, en Vendée.Bouffons est un podcast de Nouvelle Écoutes, animé par Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Laura Cuissard et les coups de mains de Charline Yao.Montage par Marine RautMixage par Thomas DecourtGénérique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
Vous est-il déjà arrivé de vous sentir plus irascible lorsque vous avez faim ? Vous savez, la sensation désagréable de perdre patience et de s’agacer facilement à mesure que le ventre gargouille de plus belle ? Peut-être encore, connaissez-vous des personnes dont la sympathie s’envole dès qu’elles ont le ventre vide ? Ce phénomène est courant et en anglais, il y a même un mot inventé pour cela, « hangry », la contraction de « hungry » (faim) et « angry », (le fait d’être en colère). Dans cette brève, Émilie Laystary explique le phénomène scientifique qui se cache derrière ces liens entre mauvaise humeur et besoin de manger. Une brève à envoyer de toute urgence à vos proches à qui vous avez un jour fait payer votre irritabilité dans la file d’attente d’un restaurant.Les brèves d’Emilie est une production Nouvelles écoutes, animé par Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Laura Cuissard et Charline YAO Montage et générique par Aurore Meyer Mahieu
C’est la période des fêtes de fin d’année et avec elle, celle des longs dîners et rassemblements avec nos proches. Ces retrouvailles se font généralement sous le sceau de la convivialité. Mais pour certaines personnes, elles connotent au contraire la crainte de tout un faisceau de moments désagréables, de la dispute à table à la remarque raciste d’une cousine en passant par les piques d’un oncle aigri.Comment appréhender les interactions avec les autres lorsqu’on n’a pas les mêmes valeurs, lorsqu’on ne rentre pas dans les standards de la masse, lorsqu’on a fait des choix de vie incompris par nos proches ou lorsqu’on fait partie d’une minorité ?Il est important d’avoir dans la vie des endroits où l’on peut être soi sans s’excuser ou se justifier, des espaces de bienveillance où l’on se sait en compagnie de personnes partageant le même vécu. Cet épisode parle de l’importance de pouvoir s’attabler avec ses pair.e.s, du pouvoir revigorant de ces moments, de non-mixité et de mixité choisie.En première partie, Émilie Laystary s’entretient avec Delphine, qui a fondé les ateliers de dégustation de vins Œnologouine. En tant que passionnée de vins, Delphine propose par le biais de cette association des initiations au vin en mixité choisie (sans hommes cis), loin de l’habituel sexisme du milieu. Elle raconte à Émilie Laystary le bonheur de (et la nécessité de pouvoir) se retrouver entre lesbiennes pour faire autre chose que préparer des affiches politiques.En deuxième partie d’émission, vous entendrez Linh et Aaliyah Express, membres du Collectif Asiatique Antiraciste. Iels reviennent sur les bienfaits de pouvoir se retrouver entre personnes asiatiquetées, pour partager les expériences et militer, mais aussi pour le plaisir rare de ne pas être « la seule personne non-blanche de la tablée ».Les références de l’épisode :Œnologouine est une association proposant des ateliers de dégustation de vin en mixité choisie : https://instagram.com/oenologouine?igshid=18qppf16ywckiPaye ton pinard sur InstagramLe dessin sexiste du magazine Bettane et desseauve) : https://www.instagram.com/p/CH-UQCiHcMM/?igshid=f2ubb3d308hi Le Collectif Asiatique Antiraciste a été créé cette année et est actif sur Instagram : https://instagram.com/collectifasiatiqueantiraciste?igshid=as3htrjvc3ptBouffons, épisode 104 : « Cuisine française: la meilleure du monde, vraiment? », Nouvelles Écoutes (2020)Bouffons est un podcast de Nouvelle Écoutes, animé par Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Laura Cuissard et les coups de mains de Charline Yao.Montage par Marine RautMixage par Thomas DecourtGénérique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
Fêtes de fin d’année, anniversaire, mariage, embauche, vernissage d’exposition : dans notre imaginaire collectif, qui dit célébration, dit… champagne. La scène varie rarement : une personne s’attèle à enlever la bague de la bouteille et faire sauter le bouchon pendant qu’autour, les convives assistent au spectacle en discutant gaiement, prêts à tendre leur bras pour voir leurs verres rapidement remplis et pouvoir trinquer.Comment le champagne est-il historiquement devenu une boisson de fêtes ? En quoi ce vin mousseux produit dans la région de Champagne peut-il se targuer d’être aujourd’hui un produit de distinction partout dans le monde ? Émilie déroule le fil et nous raconte comment tout commence en 496 après J.-C.Les références entendues dans l’épisode :Abel Sallé, Le champagne, 1860Les brèves d’Emilie est une production Nouvelles écoutes, animé par Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Laura Cuissard et Charline YAO. Montage et générique par Aurore Meyer Mahieu.
Les fêtes de fin d’année approchent… Et la scène nous est tous-tes familière : des éclats de rire, des discussions enflammées, puis soudain : le « poc » d’une bouteille qui s’ouvre. Alors les bras se tendent en étoile, avec au bout des verres prêts à être remplis du liquide doré chargé de bulles. C’est bon, tout le monde est servi ? Santé !Quand on dit célébration, notre imaginaire collectif répond souvent « bulles » et plus précisément encore, « champagne ». Cette année, avec la crise sanitaire du Covid-19, les ventes de bouteilles de champagne ont drastiquement chuté. Alors si vous avez les moyens de soutenir le vignoble champenois, n’hésitez pas. Mais si votre budget est plus strict, cet épisode est pour vous. Prenez-le comme un guide pour choper quelques alternatives au champagne : les pétillants naturels et une option sans alcool : le ginger ale maison.En première partie d’épisode, Émilie tend son micro à Tomas, caviste de La Source, à Marseille.En seconde partie d’épisode, elle s’entretient avec Linda Louis, autrice et photographe culinaire passionnée par les boissons fermentées.Les références de l’épisode : La Source, 139 Boulevard Chave, 13005 MarseilleLes conseils de Tomas : Le pétillant naturel présente une belle bulle festive à un prix plus abordable que le champagne. Il est très bon en début comme en fin de repas.Quelques exemples de pétillants :  Brand bros, Pet nat, Allemagne  Brendan Tracey, Wah-wah Watusi (pétillant naturel rosé) Marion Pescheux et Manuel Landron du Domaine Complémen’terre,  Le Potion Mama (pétillant naturel blanc, muscadet) Domaine Patrice Colin, Perles d’Anne-Sophie blanc (pétillant naturel blanc)Les pétillants naturels Montlouis-sur-Loire (pétillant naturel blanc)Pour boire un pétillant naturel se rapprochant du style du champagne, on peut se tourner vers les pétillants naturels de Loire et du Beaujolais, les Chardonnay d’Alsace ou encore les pétillants de Limoux tels que ceux proposés par Étienne Fort et Gilles Azam. Quelques références de champagnes très bien produits : Erick Schreiber, Le Tradition brut (champagne 100% pinot noir) Jérôme Bourgeois Diaz, BD3C (champagne vineux)Recette du Ginger bugDisposez dans un bocal lavé à l’eau bouillante 200 ml d’eau, 1 cuillerée à soupe (15 g) de gingembre nonpelé découpé en fines rondelles ou en petits cubes et 1 cuillerée à soupe (15 g) de sucre de canne blond. Fermez-le hermétiquement et placez-le dans un endroit chaud. Laissez macérer pendant 24 heures. Le lendemain, rajoutez1 cuillerée à soupe de gingembre et 1 cuillerée à soupe de sucre. Laissez macérer à nouveau pendant 24 heures. Renouvelez cette opération jusqu’à ce que des bulles de gaz se forment généreusement dans le mélange. Cela prend 3 à 7 jours (tout dépend de la température de fermentation, du gingembre…).Recette du soda de gingembre (ginger ale)POUR 1,5 L : 40 g de gingembre bio, 1 l d’eau, 100 g de sucre de canne blond,50 ml de ginger bug (avec quelques morceaux), le jus de 1 citronÉmincez le gingembre, sans enlever la peau. Faites-le cuire dans 500 ml d’eau, à couvert, pendant 10 minutes. Hors du feu, ajoutez le sucre et 500 ml d’eau froide.Laissez refroidir.Fermentation 1 : versez la tisane de gingembre non filtrée, le ginger bug et le jus de citron dans un grand bocal d’1,5 l. Posez un torchon dessus, maintenez-le avec un élastique et posez le couvercle dessus (sans fermer). Laissez fermenter pendant 3 à 5 jours, jusqu’à la formation de bulles.Fermentation 2 : filtrez et versez le soda de gingembre dans une bouteille en verre munie d’un bouchon à vis lavée à l’eau bouillante. Vous pouvez la laisser 24 heures à température ambiante pour accentuer l’effervescence, puis la mettre au réfrigérateur.À savoir : n’oubliez pas de compléter votre bocal à ginger bug (placé au réfrigérateur) avec 1 cuillerée à soupe d’eau, 1 cuillerée à café de gingembre et 1 cuillerée à café de sucre.Bouffons est un podcast de Nouvelle Écoutes, animé par Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Laura Cuissard et les coups de mains de Charline Yao. Montage par Marine Raut. Mixage par Thomas Decourt. Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu.
Qui n’a jamais eu de flatulences après avoir mangé certains mets ? Du pois chiche au flageolet en passant par les oignons, la liste des aliments provoquant des gaz est longue. Le topinambour y arrive en bonne position, ce qui lui vaut d’être délaissé par certain-e-s. Mais pourquoi ce tubercule fait-il péter ? Peut-on s’éviter quelques situations gênantes tout en continuant de le consommer? Émilie nous propose quelques réponses et conseils dans cette nouvelle brève. Les références de l’épisode : Éric Berlouez, Petite et grande histoire des légumes, Quae (2020)  Restaurant Les Eaux de Mars, 135 Rue Consolat - 13001 MarseilleLes brèves d’Emilie est une production Nouvelles écoutes, animé par Émilie Laystary, avec l’aide en coulisses de Laura Cuissard et Charline YAO. Montage et générique par Aurore Meyer Mahieu.
Entre amour et haine, le topinambour suscite souvent des réactions contraires. Ces dernières années, on en a beaucoup vanté le goût subtil rappelant les fonds d’artichauts, dans une volonté de réhabiliter les légumes oubliés. Mais longtemps, ce tubercule a connoté la disette et la nourriture de bétail. En particulier chez les anciennes générations, pour qui le topinambour est un symbole du rationnement lors de la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, avant de se faire voler la vedette par la pomme de terre, entre autres sous l’influence d’un certain Antoine Parmentier, le topinambour a connu ses heures de gloire.Dans cet épisode, Émilie Laystary et ses invités s’intéressent à l’épopée de ce tubercule, aux différentes manières de le cuisiner mais aussi au risque de flatulence auquel il est associé.En première partie d’épisode, Émilie s’entretient avec Éric Birlouez, ingénieur agronome, sociologue de l’alimentation. Celui qui est aussi l’auteur de l’ouvrage Petite et grande histoire des légumes raconte comment ce tubercule venu d’Amérique du Nord s’est retrouvé consommé en Europe.En deuxième partie, c’est Noémie Lebocey, cheffe au bistrot Les Eaux de Mars, à Marseille, qui s’exprime au micro d’Émilie.Les références de l’épisode : Éric Berlouez, Petite et grande histoire des légumes, Quae (2020)  Restaurant Les Eaux de Mars, 135 Rue Consolat - 13001 MarseilleLe topinambour peut se cuisiner en velouté, poêlé au beurre ou encore rôti au four. Il se marie bien avec des agrumes comme la clémentine, ou encore en parmentier.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes animé par Émilie Laystary, avec l’aide en coulisses de Laura Cuissard et de Charline Yao.Montage par Marine Raut Mixage par Thomas Decourt Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu
Tout le monde connaît le principe. Prendre un paquet de riz ou de pâtes en plus pendant ses courses et en faire bénéficier les personnes dans le besoin grâce aux associations. Appuyer sur un bouton vert pour accepter, à la caisse de faire un don de quelques centimes à telle ou telle association. Connaissez vous le principe des cafés suspendus ?Dans cette nouvelle brève, Émilie revient sur cette initiative née à Naples au cours du 20e et popularisée en France en 2013.Les références de l’épisode:Gran Caffè Gambrinus, “Caffè sospeso Rai tre - novembre 2017”, YouTube (2018)Jack Parker, “Les “cafés suspendus”, un concept solidaire qui nous vient de Naples et qui vise à aider les plus démuni-e-s, se développe de plus en plus!“, Madmoizelle (2013)Fabrice Renault, ” “Café suspendu” la générosité au quotidien pour une consommation solidaire” (2017) Le Troisième café (Paris) Zoom sur quelques adresses pratiquant le café suspendu Les brèves d’Emilie est une production Nouvelles écoutes, animé par Émilie Laystary, avec l’aide en coulisses de Laura Cuissard et Charline YAO. Montage et générique par Aurore Meyer Mahieu.
La crise sanitaire est-elle en train de devenir une pandémie de la faim ? Selon la Fédération des banques alimentaires, le nombre de demandeurs d’aide alimentaire a augmenté cette année de 25%. Le Covid-19 a supprimé de nombreux emplois, déclarés ou pas. Certains foyers se retrouvent désormais sans ressources. Face aux inégalités qui se creusent, des solidarités locales colmatent tant bien que mal les brèches.À Marseille, deuxième plus grande ville de France, 30% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Dans cet épisode spécial, Émilie Laystary part en reportage dans un ancien Mc Donald’s des quartiers nord, aujourd’hui occupé par des associations d’aide alimentaire et transformé depuis plusieurs mois en incroyable banque alimentaire. À son micro se succèdent Kamel, Mohamed, Mourad, Anda, Hamid, le rappeur Mortal Liberta et Nicolas.Les références de l’épisode: La Banque Alimentaire: banquealimentaire.orgLa Croix Rouge: croix-rouge.frAction contre la faim: actioncontrelafaim.orgLe Secours populaire: secours populaire.frLa cagnotte pour soutenir les quartiers populaires et le Mc Donald’s réquisitionné de Saint-Barthélémy : https://www.cotizup.com/requisitionmcdoAction contre la faim, « Covid-19: Hausse significative de l’insécurité alimentaire en France, selon une étude de 3 association », communiqué de presse (2020) France 3 région Provence Alpes Côte d’Azur « L’ultra-précarité à Marseille est décortiqué dans le rapport du collectif alerte Paca » (2020)Tommaso Vitale, « Penser l’engagement solidaire en temps de crise », Revue Projet (2020) Denis Lafay, « François Dubet : « L’épreuve du confinement révèle des inégalités qui peuvent devenir haine »», La Tribune (2020) Claire Conruyt, « La solidarité née en temps de crise peut-elle durer ? », Wedemain (2020) Oxfam, “Le virus de la faim : comment le coronavirus sème la faim dans un monde affamé », Oxfam (2020) Jean de Pena, Nina Hubinet, « McDo réquisitionné, autogestion: les collectifs de quartiers nourrissent des milliers de Marseillais », Bastamag (2020)
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Commentaires (3)

Lau Rao

bof bof les infos je trouve...

Jan 8th
Réponse

Pauline Rémy

Excellent podcast à écouter sans hésiter. Chaque épisode transporte l'auditeur vers de nouvelles connaissances culinaire. Le tout est réalisé de manière rigoureuse et ludique.

Oct 26th
Réponse

Marjec c

Top comme toujours

Nov 22nd
Réponse
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