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Author: France Télévisions

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.


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Une semaine cruciale s’ouvre pour l’exécutif. Après plusieurs jours de suspense, le remaniement gouvernemental devrait être annoncé en début de semaine, et pourrait être plus large que le simple remplacement de Gérard Collomb à l’Intérieur, pour permettre à Emmanuel Macron de retrouver de l'oxygène après une rentrée compliquée. Mais entre besoins techniques et équilibres politiques, le casting ne sera pas une affaire de détails. Alors que l’exécutif a consulté tout le week-end dans la plus grande discrétion, les spéculations, les rumeurs et les interrogations vont bon train depuis quarante-huit heures au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Qui pour remplacer M. Collomb, parti reconquérir la ville de Lyon ? Edouard Philippe, plutôt partisan d'une réorganisation d'ampleur, plaidera-t-il pour changer d’autres membres du gouvernement ? Qui pourrait y entrer ? Qui pourrait être poussé vers la sortie ? Le périmètre de certains ministères risque-t-il de changer ? Quel sort pour les ministres qui ont déjà exprimé leur intention d’être candidat aux élections municipales ? Enfin, le Premier ministre envisage-t-il de démissionner pour être aussitôt renommé par Emmanuel Macron à la tête d'une nouvelle équipe ? Le scénario serait sur la table. Il impliquerait une prise de parole du Premier ministre. En théorie, Édouard Philippe devrait par la suite tenir un discours de politique générale devant les députés de l'Assemblée nationale. Il serait suivi d'un vote de confiance. Le résultat de ce vote donnerait l'impulsion et la légitimité ou non pour assurer au gouvernement Philippe III d'entreprendre les réformes à venir.  Invités : - Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique de Paris Match- Soazig QUÉMÉNER - Rédactrice en chef du service politique de Marianne- Brice TEINTURIER - Directeur Délégué de l’institut de sondages IPSOS- Hélène JOUAN - Editorialiste politique à Europe 1Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
C’est le premier rendez-vous social de cette rentrée. Au moment où un nouveau gouvernement doit être nommé, salariés, étudiants, lycéens et retraités ont répondu ce mardi, à l’appel lancé par la CGT et FO, à battre le pavé dans toute la France contre la « politique idéologique visant à la destruction du modèle social » de l’exécutif. Solidaires (Sud), mais aussi les étudiants de l'Unef et les lycéens de l'UNL et de la FIDL, se sont également joints au mouvement, tout comme neuf organisations de retraités. Plus d'une centaine de rassemblements ont eu lieu sur tout le territoire, avec des grèves et des débrayages, notamment dans le public, les hôpitaux, les écoles ou les transports, mais avec des conséquences assez limitées. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron en mai 2017, il s’agit de la douzième fois que la CGT appelle à la mobilisation. Cette fois, la centrale de la porte de Montreuil entend faire entendre sa voix face à la politique gouvernementale qui relève selon elle « d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale », « fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis ». La Confédération n'est pas seule dans cette démarche : Philippe Martinez a défilé aux côtés de Pascal Pavageau de Force ouvrière à Paris. En revanche, la FSU, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC n’ont pas appelé à manifester, et les syndicalistes étaient prudents quant à l’ampleur du mouvement. Philippe Martinez a ainsi reconnu que « ce n’est pas facile de mobiliser » et a prévenu ce matin que le « succès » de la manifestation « ne se résumera pas au nombre de manifestants ». Même prudence côté FO, Pascal Pavageau n’attendant « rien du tout en termes de nombre » mais « un mouvement significatif ». Les syndicats espèrent toutefois que cette mobilisation va servir en quelque sorte de tour de chauffe avant l’arrivée des futures réformes annoncées : assurance chômage et surtout les retraites. Demain, les organisations syndicales et patronales ont rendez-vous ensemble avec le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. Une première réunion collective qui devrait permettre de lever le voile sur les principales pistes de la réforme. Invités :- Raymond SOUBIE - Président des sociétés de conseils Alixio et Taddeo - Yves THREARD - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro - Christelle BERTRAND - Journaliste politique, correspondante à Paris pour la Dépêche du Midi- Gilles DANSART - Journaliste spécialiste des relations sociales, directeur de « Mobilettre »Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Le Brésil a commencé une campagne de trois semaines qui s'annonce mouvementée et tendue jusqu'au second tour de l’élection présidentielle, après le très gros score du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro. Arrivé en tête du premier tour, ce nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe, a recueilli dimanche 46 % des suffrages, soit près de 50 millions de voix. Une nette victoire assortie d'un raz-de-marée au Congrès, sa formation le Parti social libéral ayant vu son nombre de députés multiplié par six à l'issue des élections législatives, qui ont eu également lieu dimanche. La performance est à la mesure du phénomène électoral que Jair Bolsonaro est devenu dans cette campagne chaotique marquée par l’incarcération de l’ancien président Lula pour corruption, et après avoir été lui-même victime d'un attentat à l'arme blanche. Parti loin dans les sondages - il était crédité de seulement 4 % des intentions de vote il y a un an - Jair Bolsonaro s'est rêvé en « Donald Trump des tropiques ». Et ce rêve d’ascension s'est réalisé en quelques semaines à peine dans un contexte très particulier au Brésil : 12 % de chômage, une économie à plat, une violence endémique, une population exaspérée par des partis politiques corrompus et la criminalité. Les réponses de Bolsonaro sont radicales : ses préconisations pour lutter contre la criminalité – « Un bon bandit est un bandit mort », selon ses mots – sont plus proches des pratiques du président philippin Duterte que de celles de l’État de droit. Son probable futur vice-président, le général Hamilton Mourao, n’a pas craint d’évoquer l’option d’un « auto-coup d’Etat » en cas d’anarchie et a suggéré l’élaboration d’une Constitution sans l’aval du Congrès. Quand sur le plan économique, son conseiller l’ancien banquier Paulo Guedes promet des privatisations massives, des baisses d’impôts, une nouvelle réforme des retraites ou encore la fin du treizième mois pour les salariés, soit une politique ultralibérale. En diabolisant la gauche sud-américaine et en se servant de l’éviction de Lula dans la course à la présidence, Jair Bolsonaro a réussi à capter le rejet du PT et à se hisser aux portes du pouvoir. Il n'a toutefois pas été élu président au premier tour, comme il l'espérait. Il se retrouvera le 28 octobre face à Fernando Haddad (29 %) du Parti des travailleurs (PT), dans un duel incertain et symptomatique de l'extrême polarisation que cette campagne a mise au jour. Alors qui est réellement Jair Bolsonaro ? Pourquoi ce candidat d’extrême droite séduit-il les électeurs brésiliens ? Quel est son programme ? Quels sont les enjeux de cette élection ? La démocratie est-elle en danger au Brésil ? Invités : François CLEMENCEAU - Rédacteur en chef au Journal du dimanche, en charge de l'actualité internationaleThomas SNEGAROFF - Historien, spécialiste des Etats-UnisSilvano MENDES - Journaliste à la rédaction brésilienne de RFI, Radio France InternationaleMaud CHIRIO - Historienne, spécialiste du Brésil contemporain et notamment de la dictature militaire brésilienne. Son dernier ouvrage « La politique en uniforme » a été publié aux éditions Presses universitaires de RennesDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Tempêtes tropicales, pluies torrentielles et inondations : le climat se déchaîne aux quatre coins de la planète. Cette nuit, les Etats-Unis ont affronté l’un des plus puissants ouragans de leur histoire. Des vents particulièrement violents ont déferlé à plus de 250 km/h sur la Floride. L’ouragan baptisé Michael a fait un mort et de considérables dégâts sur son passage. L’état d’urgence a été déclaré sur l’ensemble de la Floride afin de débloquer une aide fédérale. En France, de fortes pluies se sont abattues cette nuit dans le département du Var. Cinq voitures ont été emportées vers la mer à cause des inondations et de la montée d’une rivière. Les corps de deux personnes à bord d’un véhicule ont été retrouvés. En tout, les pompiers du Var sont intervenus 250 fois, dans des conditions météorologiques compliquées, et les recherches continuent. La montée des eaux et les tempêtes à répétition ne sont pas les seules conséquences du réchauffement climatique. Dans les Alpes, les randonneurs et les alpinistes en font l’amère expérience. Éboulements dangereux et meurtriers, manteaux neigeux instables, températures positives à plus de 3 000 mètres…  Au sommet des montagnes, le paysage se défigure peu à peu. En Isère, la station des Deux-Alpes ne pourra pas ouvrir son glacier à la Toussaint. Alors que les estimations prédisent une hausse des températures au cours des années à venir, les spécialistes et guides alpins tirent la sonnette d’alarme. Des températures estivales jusqu’en automne… Et des moustiques aussi ! Le climat doux du mois de septembre, entrecoupé de quelques épisodes pluvieux, a favorisé une prolifération de ces insectes adeptes de la chaleur et de l’humidité. A tel point qu’ils pourraient nous accompagner jusqu’à Noël, selon les spécialistes. Déjà présent dans 42 départements français, le moustique tigre inquiète particulièrement et fait craindre la transmission de maladies comme la dengue ou le chikungunya. Au gré du réchauffement climatique et des voyageurs, il s’installe et s’adapte à nos régions, en remontant de plus en plus vers le nord. Pour contrer cette invasion, plusieurs mairies ont mis en place des opérations de démoustication, mais ces initiatives semblent insuffisantes. Pourquoi le réchauffement climatique provoque-t-il des tempêtes de plus en plus violentes ? Les Alpes sont-elles menacées de disparaître ? Faut-il craindre la prolifération des moustiques ? Invités : Louis BODIN - Prévisionniste, météorologueDominique SEUX - Directeur délégué de la rédaction des EchosBenoît HARTMANN - Géographe, spécialiste des questions environnementalesAnne-Laure BARRAL - Journaliste, spécialiste des questions environnementales à France-InfoDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Au moment où les avis d'imposition commencent à arriver dans les boîtes aux lettres, certains contribuables ont découvert que leur taxe d'habitation a augmenté par rapport à l'année dernière. Une mauvaise surprise pour nombre de Français alors que le gouvernement a abondamment communiqué sur une baisse cet automne de 30 % de cet impôt pour 80 % des foyers fiscaux les plus modestes, avant sa suppression totale pour tout le monde d'ici la fin du quinquennat. En dépit des promesses de l’exécutif, le montant de la taxe d'habitation est du ressort des collectivités locales. Son montant est calculé en multipliant la valeur locative nette du logement par des taux votés par la commune et/ou l’intercommunalité. Or certaines communes ont décidé en 2018 d’augmenter leur taux. Au total, elles seraient 5 680 à l’avoir fait cette année, soit près d'une sur six. Interrogé jeudi lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat, le Premier ministre a pointé la responsabilité des communes. « La taxe d'habitation a effectivement baissé pour 80 % des contribuables sauf lorsque des communes, informées de ce que la mesure s'accompagnait d'un dégrèvement, ont choisi, librement sans doute, de remonter leur taux », a souligné Edouard Philippe. De son côté, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a tenté de minimiser la situation. « Il y a moins de 400 000 foyers fiscaux, sur 29 millions, qui vont connaître une augmentation de leurs impôts locaux de plus de 2 %. Donc non, moi je dis que la quasi-intégralité des conseillers municipaux de France a finalement respecté la volonté générale de baisser les impôts des Français ». Bercy souligne également que par rapport à l'an dernier, moins de communes ont augmenté la taxe d'habitation. De leur côté, les maires en question se défendent. Certains expliquent que la hausse n'est pas de leur fait : c'est le cas par exemple de Jérôme Merle, le maire de Sassenage dans l'Isère. Interrogé sur Europe 1, il a affirmé être « contraint » par la baisse des dotations de l’État. « Bercy a mis en place des textes qui lui permettent de taxer les communes, ils nous saignent et après ils nous dénoncent. Je trouve ça scandaleux ». Ces relèvements de fiscalité locale n'ont en tout cas pas manqué de faire réagir les internautes. Sur les réseaux sociaux, certains contribuables s’indignent de cette hausse et témoignent de leur incompréhension. Des militants En Marche ont lancé sur les réseaux sociaux un mot-clé #balancetonmaire pour dénoncer ces décisions. Alors pourquoi la taxe d'habitation ne baisse-t-elle pas partout ? Qui bénéficie du dégrèvement et de l'exonération ? Pourquoi la facture s'alourdit-elle pour certains foyers ? Invités : - Jean-Marc DANIEL – Economiste et auteur de « Macron, la valse folle de Jupiter »- Claude WEILL -Editorialiste à « Nice-Matin » et « Var-Matin »- Fanny GUINOCHET - Journaliste à « L’Opinion », spécialiste des questions économiques et sociales- Patrick MARTIN-GENIER - Spécialiste en droit publicDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Alors que le remaniement ministériel est sur toutes les lèvres, sa date précise reste un mystère. Pour justifier cette attente, Emmanuel Macron a annoncé hier vouloir « faire les choses avec méthode, au bon rythme » et « dans le calme ». Depuis l’Arménie, où il était en déplacement pour le sommet de la francophonie, le chef de l’Etat a assuré que le gouvernement reste « au travail », dans l’attente de sa nouvelle composition. Mais cette latence abîme un peu plus la popularité du Président, devancé par son Premier ministre selon un dernier sondage réalisé pour le Figaro. La majorité des Français interrogés admet faire plus confiance à Edouard Philippe, jugé plus compétent qu’Emmanuel Macron. D’autant que le Premier ministre s’est affirmé depuis la démission de Gérard Collomb, assurant l’intérim au ministère de l’Intérieur en même temps que ses propres fonctions. Alors que des rumeurs circulent sur des tensions avec Macron, Edouard Philippe a démenti toute divergence : il n’y aurait pas « une feuille de papier à cigarette » entre eux. Si Emmanuel Macron a affirmé qu’ « aucun poste n’est vacant » au gouvernement, le ministère de l’Intérieur se voit tout de même obligé de continuer à travailler sans chef à sa tête. Après la démission de Gérard Collomb, les hauts-fonctionnaires du cabinet ont dû revoir leur organisation. Les réunions importantes et les points sur la sécurité sont dirigés par Edouard Philippe, qui cumule les postes au gouvernement, en attendant la nomination d'un successeur. Malgré les ajustements pour assurer le rythme de travail quotidien, l’absence d’un ministre attitré commence à peser, notamment sur le terrain et dans les rangs des forces de l’ordre. Si la Vème République a connu trois autres ministres de l'Intérieur démissionnaires, c’est la première fois que son remplacement est aussi long. Face au suspense qui perdure autour du remaniement, l’opposition n’a pas manqué de saisir cette occasion pour critiquer le gouvernement. Chez Les Républicains, très présents sur la scène médiatique, on dénonce une « mascarade » et une « tragicomédie », avec un «gouvernement fantôme, qui fait semblant d’être là ». Pour le président du Parti, Laurent Wauquiez, ce remaniement est la preuve que le gouvernement « ne marche pas ». Alors que le gouvernement apparaît fragilisé et instable, Emmanuel Macron reste la cible privilégiée des critiques. Le suspense touchera-t-il bientôt à sa fin quant au remaniement du gouvernement ? Comment le ministère de l'Intérieur fonctionne-t-il sans ministre attitré ? Ce remaniement est-il de bon augure pour l'opposition ? Invités : - Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro- Bernard Sananès, politologue, président de l'institut de sondages Elabe- Jean Garrigues, historien de la vie politique- Alix Bouilhaguet, rédactrice en chef de « L'émission politique » sur France 2Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Des ponts arrachés, des rues transformées en torrents, des personnes réfugiées sur les toits... Depuis ce matin, les images et les témoignages qui circulent donnent la mesure des pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’Aude cette nuit. Selon un dernier bilan provisoire, les intempéries ont fait 13 morts et 5 blessés graves dans ce département placé en vigilance rouge alors que les opérations de secours se poursuivent pour venir en aide aux sinistrés qui ont été surpris cette nuit par la rapidité de la montée des eaux.  En l’espace de quelques heures, il est tombé l’équivalent de trois à quatre mois de pluie sur ce département placé en vigilance rouge. Selon Vigicrues, la crue a atteint un niveau sans précédent depuis 1891 dans la vallée de l’Aude soit « pas loin de 7 mètres ». 700 pompiers, 9 hélicoptères et un avion sont mobilisés pour la reconnaissance des zones et le sauvetage des personnes, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe qui doit se rendre sur place cet après-midi avec le ministre de la Transition écologique François de Rugy. De nombreuses routes sont actuellement coupées. La circulation des trains est interrompue. Les établissements scolaires ont été fermés et les autorités demandent aux habitants de rester chez eux. Météo France appelle également la population à la vigilance et à ne pas se déplacer « dans la mesure du possible » dans le département. Et rappelle qu'il ne faut « en aucun cas » s'engager, à pied ou en voiture sur une voie immergée. Un numéro de téléphone a été mis en place par la préfecture pour obtenir des informations, le 04 68 10 29 00.Outre l’Aude, six autres départements du Sud sont en vigilance orange ce lundi : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et le Tarn-et-Garonne.Mais comment fonctionne notre système d’alertes en France face aux risques majeurs ? Le département de l’Aude a été placé en alerte vigilance rouge dimanche en fin d’après-midi, était-ce déjà trop tard ? Qu'est-ce qu'un épisode cévenol (ou méditerranéen) ?  Invités : Emmanuel BOCRIE - Ingénieur-prévisionniste à Météo FranceEmma HAZIZA - Hydrologue experte en gestion du risque inondations,Grégory ALLIONE - Président de la Fédération des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône Stéphane PENET - Directeur des assurances de biens et de responsabilité de la Fédération française de l’assuranceDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Cette fois-ci, c'est officiel. Après deux semaines de flottement, le remaniement gouvernemental a été annoncé ce mardi matin. Trois ministres et une secrétaire d'Etat sortent du gouvernement après le départ début octobre de Gérard Collomb. Quatre changent de périmètres. Et huit entrent dans l’équipe gouvernementale. Christophe Castaner, macronien de la première heure, hérite ainsi du ministère de l’Intérieur. Il aura à ses côtés le patron du renseignement, Laurent Nuñez, nommé secrétaire d'Etat. Il était jusqu'à présent à la tête de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Ce proche d'Emmanuel Macron - qui occupait jusque-là le poste de secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement et dirigeait le parti du président - a annoncé son départ « dans les jours à venir » de la direction du mouvement présidentiel. Le jeu des chaises musicales va donc se poursuivre au sein de la majorité. La grogne des territoires a-t-elle été entendue ? Le ministère a été étoffé. La centriste Jacqueline Gourault, l'ancienne « Madame Corse » du gouvernement, se voit dotée d’un ministère à part entière regroupant la cohésion des territoires, précédemment occupé par Jacques Mézard, qui disparaît de l’organigramme gouvernemental, et les relations avec les collectivités territoriales. Elle sera épaulée par deux ministres de plein exercice : Sébastien Lecornu, auparavant secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, qui sera plus spécifiquement chargé des relations avec les collectivités territoriales, et Julien Denormandie, qui passe de secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires à ministre chargé de la ville et du logement. Ce trio inédit aura pour mission de rétablir une relation de confiance, sérieusement dégradée, avec les collectivités territoriales. A la Culture, Françoise Nyssen est remplacée par Franck Riester, député de Seine-et-Marne, ancien membre des Républicains, fondateur du mouvement « Agir » et spécialistes des questions audiovisuelles. Stéphane Travert quitte lui le ministère de l'Agriculture quelques semaines après le vote de loi Alimentation sans avoir totalement convaincu. Il est remplacé par l'ancien hollandais Didier Guillaume, ex-président du groupe PS au Sénat. Marc Fesneau sera en charge des relations avec le Parlement. Christelle Dubos devient secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé. Agnès Pannier-Runacher est nommée secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Économie et des Finances. Gabriel Attal rejoint le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Enfin le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, jusque-là rattaché au Premier ministre, devient « secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes public ». Désormais composé de 35 membres, contre 31 auparavant, le nouvel exécutif se réunira pour la première fois ce mercredi à l'occasion du Conseil des ministres, prévu à 10 heures. Il s'agit d'une « équipe renouvelée, dotée d'un second souffle mais dont le mandat politique reste le même », indique l'Elysée dans son communiqué. Alors quelles leçons tirer de ce remaniement ? Pourquoi est-ce que cela a tant traîné ? Offrira-t-il un nouvel élan au quinquennat d'Emmanuel Macron ? Quelles sont les questions qui restent en suspens ?  Invités : Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Soazig QUÉMÉNER - Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »Roland CAYROL - Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan).Françoise FRESSOZ - Journaliste et éditorialiste « Le Monde »Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Ambiance tendue entre Jean-Luc Mélenchon et la justice. Mardi matin, des perquisitions ont été menées au siège de la France insoumise, au domicile de son leader, chez d’anciens assistants et au Parti de gauche, dans le cadre d'enquêtes sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur les comptes de campagne de la présidentielle de 2017. Le patron des députés LFI a dénoncé une « énorme opération de police politique », le jour du remaniement. Ces perquisitions ont été en partie filmées. D’abord par Jean-Luc Mélenchon qui a fait un direct vidéo sur Facebook, depuis chez lui, parlant face caméra avec les policiers en pleine perquisition derrière lui. Puis par d’autres et des journalistes, un peu plus tard lors de l’arrivée du leader de la France Insoumise au siège du parti, à Paris, près de la Gare du Nord. Des images surréalistes montrant des échanges très tendus et plusieurs bousculades qui ont fait le tour des télévisions et des réseaux sociaux. Invité au micro de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi matin, Jean-Luc Mélenchon a assumé avoir bruyamment protesté hier : « c'était un moment de tension et de passion ». « Je ne regrette rien », a lancé le député des Bouches-du-Rhône, convaincu qu'il y avait dans ces perquisitions une « volonté d'intimidation ». Pour les « insoumis », c’est clair : ces perquisitions sont une manière pour « le pouvoir » de « nuire à la première force d’opposition ». Le syndicat de police Alliance a lui demandé au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, de porter plainte contre le parlementaire. Demande entendue par le parquet de Paris, qui a ouvert ce mercredi une enquête « menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire et violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique ». Alors qu'est-il reproché à Jean-Luc Mélenchon et aux insoumis ?Est-ce le coup de sang de trop ? Comment en est-on arrivé là ?Sur quoi portent exactement les deux enquêtes préliminaires distinctes ouvertes au Parquet de Paris et confiées à l’Office anticorruption ?  Invités : Christophe Barbier - Editorialiste politique à L’ExpressClaude Weill - Editorialiste à Nice-Matin et Var-MatinMichèle Bernard-Requin - Magistrate honoraire et auteure de « Juges, accusez, levez-vous ! »Lilian Alemagna - Journaliste politique pour le journal Libération et auteur de Mélenchon le PlébéienDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sera-t-il enfin prononcé ? Après des mois de discussions, la séparation s’annonce en tout cas plus longue que prévue. Lors du sommet européen qui s’est ouvert hier à Bruxelles, Theresa May a évoqué une éventuelle prolongation de la période de transition après le Brexit, censée prendre fin en décembre 2020. Mais ce délai optionnel pour négocier plus longuement un accord commercial avec l’Union européenne n’est pas au goût des partisans du Brexit outre-Manche. Si la Première ministre britannique « reste confiante » quant à l’issue des négociations, plusieurs divergences persistent avec ses 27 homologues européens. Notamment sur la question de la frontière entre les deux Irlande, censée être rétablie avec le Brexit. Pour éviter l’instauration d’une séparation physique entre l’Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni, et la République d’Irlande qui restera dans l’Union européenne, l’Europe a proposé l’instauration d’un « filet de sécurité ». Cette solution permettrait à l’Irlande du Nord de rester provisoirement dans l’union douanière, ce que Londres refuse. Après 30 ans de guerre civile meurtrière et les enjeux économiques, politiques et diplomatiques qu’implique le retour d’une frontière, la question de l’Irlande est aujourd’hui un point-clé et un frein pour trouver un accord commun. Les laborieuses négociations sur le Brexit aboutiront-elles à un « no deal » ? Alors que la menace d’un tel scénario plane, les Britanniques s’inquiètent des conséquences qu’une rupture aussi brutale pourrait avoir sur leur quotidien. A commencer par leur santé. En effet, le Royaume-Uni importe chaque année 37 millions de boites de médicaments européens. Avec le Brexit, certains d’entre eux pourraient ne plus être commercialisés outre-Manche. Et le renforcement des contrôles douaniers pourrait également retarder leur livraison. Face à un risque de pénurie, les industries pharmaceutiques ont décidé d’augmenter leur stock de médicaments. Alors que l’échéance du Brexit approche, la majorité des Britanniques serait favorable à un nouveau référendum, selon un sondage publié en septembre. Une hypothèse que Theresa May a formellement exclu, bien décidée à trouver un accord favorable au Royaume-Uni. Dès le mois de juin, des dizaines de milliers de Britanniques avaient également manifesté dans les rues de Londres. Un rassemblement aura lieu ce samedi pour revendiquer un nouveau « vote du peuple », qui ne porterait pas sur le choix d'une sortie ou non de l'Union européenne comme le premier, mais sur l'accord signé avec Bruxelles. Alors que les négociations sur le Brexit sont dans l’impasse, se dirige-t-on vers un « no deal » ? Le Royaume-Uni doit-il craindre une pénurie de médicaments ? Un nouveau référendum contre le Brexit est-il possible ? Invités : Dominique SEUX - Directeur délégué de la rédaction des Echos Catherine MATHIEU - Economiste spécialiste du Royaume-Uni - OFCE Dominique MOÏSI - Conseiller spécial à l’Institut Montaigne Philip TURLE - Journaliste britannique à RFI Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Interrogé, torturé puis décapité. Le scénario macabre de la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi se précise de jour en jour. Cet éditorialiste, critique du régime de Riyad et exilé aux Etats-Unis depuis 2017, aurait été tué dans le consulat de son pays à Istanbul en Turquie, a affirmé le quotidien progouvernemental turc Yeni Safak. Sur la base d’un enregistrement sonore auquel il a eu accès, le journal turc reconstitue dans son édition de mercredi le calvaire enduré par Jamal Khashoggi disparu le 2 octobre et perpétré par des agents saoudiens à l’intérieur du bâtiment diplomatique. Les soupçons se portent sur le tout puissant prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, 33 ans. Une affaire bien embarrassante au moment même où de nombreux dirigeants étrangers devaient participer à un forum économique, organisé la semaine prochaine, à Riyad : véritable vitrine pour "MBS", qui compte l'utiliser pour vendre ses très ambitieux projets économiques censés moderniser son pays, la conférence fait face à des annulations en cascade depuis quelques jours. La directrice du FMI Christine Lagarde, le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire ou encore le ministre britannique du Commerce Liam Fox ont décidé de ne pas se rendre à ce "Davos du désert". Ils ont été rejoints dans cette décision hier par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin. Parallèlement, après plusieurs jours de valse-hésitation, Donald Trump a admis jeudi la probable mort du journaliste saoudien et promis des sanctions “très lourdes” en cas de responsabilité avérée des autorités saoudiennes dans son assassinat. "L’Arabie Saoudite est confrontée à sa plus grande crise avec l’Occident depuis le 11 Septembre" a considéré un éditorialiste du Guardian à propos de l’Affaire Khashoggi. Le Washington Post a de son côté publié mercredi ce qu’il présente comme la dernière contribution de Jamal Khashoggi, un texte dans lequel le journaliste évoque le manque de liberté de la presse dans le monde arabe. "Hélas, cette situation ne changera probablement pas (…) Le monde arabe fait face à sa propre version du rideau de fer, imposé non pas par des acteurs externes mais à cause des forces nationales se disputant le pouvoir", déplore-t-il dans cette tribune transmise au quotidien par son traducteur au lendemain de sa disparition. Alors qui était Jamal Khashoggi ? Que sait-on de sa disparition ?  Cette affaire peut-elle compromettre l’accession au trône de Mohammed Ben Salman ? Quelles peuvent être les conséquences politiques et diplomatiques en Arabie Saoudite et dans la région ? Invités : François CLEMENCEAU - Rédacteur en chef au Journal du dimanche, en charge de l'actualité internationale Jean-Dominique MERCHET - Journaliste à L’Opinion, spécialiste des questions de Défense et Diplomatie Agnès LEVALLOIS - Consultante spécialiste du Moyen-Orient, maître de conférences à Sciences Po et vice-présidente de l’IREMMO, l’Institut de Recherches et d’Etudes Méditerranée Moyen Orient Clarence RODRIGUEZ - Journaliste et correspondante pour plusieurs médias à Riyad en Arabie Saoudite, de 2005 à 2017. Son ouvrage Arabie Saoudite 3 .0, paroles de la jeunesse saoudienne est publié aux éditions Erick Bonnier.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Une semaine pour le moins mouvementée s’achève pour Jean-Luc Mélenchon. Depuis mardi, le leader de la France Insoumise est au cœur d’une spirale médiatique. Tout a commencé avec les perquisitions menées au siège de son parti, à son propre domicile ainsi que chez une quinzaine de personnes proches de la France Insoumise. Menaces, bousculades, cris : les images, ainsi que son désormais célèbre « la République c’est moi ! », ont fait le tour des médias et d’Internet. Visé par deux enquêtes sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur ses comptes de campagne lors de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est convaincu que ces perquisitions ont été manigancées pour l’affaiblir davantage. Il a dénoncé « une offensive politique organisée par la Macronie » lors d’une conférence de presse, vendredi à son QG. Le chef des Insoumis reconnaît qu’il s’est emporté, mais il « ne cédera pas ». Ce matin, la procureure générale de Paris lui a répondu : « ces perquisitions ont été diligentées en pleine légalité ». Jean-Luc Mélenchon n’en est pas à son premier coup de colère. Echanges tendus avec ses adversaires politiques, critiques acerbes contre les médias : il partage et met en scène ses colères sur les réseaux sociaux. Mais cette stratégie risque-t-elle de se retourner contre lui ? Si ses coups de gueule permettent de rallier à sa cause ses plus fidèles militants, ils pourraient également affaiblir sa capacité à rassembler les troupes à gauche. Les affaires qui visent le parti de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas sans rappeler celles du Rassemblement National. Marine Le Pen, qui avait également été perquisitionnée en mai 2016 dans le cadre d’une enquête sur des assistants parlementaires européens, n’a pas manqué de réagir : ces procédures judicaires seraient des stratagèmes pour « aspirer les données des deux grands partis d’opposition que sont le Rassemblement national et La France Insoumise ». Le 12 octobre dernier, elle a été mise en examen pour détournement de fonds publics. Les polémiques de cette semaine peuvent-elles porter préjudice à Jean-Luc Mélenchon ? Habitué aux coups d’éclat, quelles sont les limites de sa stratégie ? Egalement visé par une enquête judiciaire et en proie à des difficultés financières, le Rassemblement National est-il en péril ? Invités : Roland Cayrol Politologue, directeur du Centre d’études et d’analyses Jean Garrigues, historien, auteur de La République des traites Frederic Says, éditorialiste politique, France Culture Astrid de Villaines, journaliste politiqueDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30 Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
La scène - largement partagée sur les réseaux sociaux - est glaçante. Un élève d'un lycée de Créteil braque une arme sur sa professeure en plein cours. Le jeune homme réclame d'être noté présent par l'enseignante. Celle-ci reste immobile et impassible devant l'arme, un pistolet à billes de type airsoft. Depuis ces faits datant de jeudi dernier, le hashtag #Pasdevagues a vu le jour sur Twitter et des milliers de témoignages d’enseignants confrontés à la violence ont été postés. Ils racontent les agressions et insultes dont ils sont victimes ou témoins au quotidien dans les établissements scolaires et dénoncent le silence de leur hiérarchie qui leur répond qu"il "ne faut pas faire de vagues". De son côté, le chef de l’Etat a réagi rapidement sur les réseaux sociaux : "Menacer un professeur est inacceptable". Les ministres de l'Éducation et de l'Intérieur ont "condamné avec la plus grande fermeté (...) ces actes inqualifiables" et annoncé la réunion d'un "comité stratégique, constitué de tous les acteurs œuvrant d’ores et déjà au quotidien pour un apprentissage serein, afin d’arrêter un plan d’actions ambitieux, visant à mettre un terme à de tels comportements". Autre lieu, autre scène violente devenue virale : en août dernier à Champigny, un groupe de jeunes hommes insulte des policiers venus pour une intervention banale. Les agents restent stoïques. Aucune réponse, aucun geste. L'auteur de la vidéo a été interpellé le 17 octobre, mais depuis des mois, la vidéo est très partagée sur les réseaux sociaux et elle soulève l'indignation générale. Le nouveau ministre de l’Intérieur s’est rendu hier au commissariat pour dialoguer avec les policiers insultés. A l’issue de cette entrevue, Christophe Castaner a estimé que lorsque des insultes sont subies par les policiers "contre celles et ceux qui incarnent notre autorité", "c’est la République qui recule, qui est menacée". Reconnaissant une "situation de tension extrême et une très grande violence dans certains quartiers", le nouveau locataire de la place Beauvau a également détaillé dans les colonnes du JDD sa feuille de route au ministère alors que le sentiment d’insécurité progresse chez les Français. Ainsi dans le dernier baromètre Odoxa-Fiducial, 64 % des personnes interrogées confient éprouver un sentiment d'insécurité, un chiffre en hausse de 6 points par rapport au dernier pointage, en juin dernier. Surtout, cette enquête montre ce n'est pas le terrorisme qui inquiète le plus les Français mais bien l'insécurité du quotidien (délinquance, cambriolages et agressions) qui est en progression. Et là, ils ne sont plus que 21 % à juger le gouvernement capable d'améliorer la situation. Un chiffre qui n'avait jamais été aussi bas depuis la mise en place de ce baromètre, en juin 2016, et qui a baissé de 19 points depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée. Les signaux sont au rouge, et ce n'est pas qu'une affaire de sondages. Tandis que des faits divers tragiques se succèdent, le ministère de l'Intérieur a reconnu, en août, que 173 000 actes de violence (hors vols) avaient été recensés au cours du premier semestre 2018, un record absolu. A peine nommé, Christophe Castaner est donc déjà sous une énorme pression politique, d'autant plus que la démission de Gérard Collomb a donné à la droite l'occasion de taper fort sur l’exécutif qui a du mal à s’emparer des thématiques sécuritaires depuis le début du quinquennat.Invités : Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique de Paris Match Cécile CORNUDET - Editorialiste politique aux Echos Mathieu ZAGRODZKI - Chercheur en science politique, spécialisé dans la sécurité quotidienne et la police Jean-Marc BAILLEUL - Secrétaire général du syndicat majoritaires des cadres de la Sécurité IntérieureDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30 Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin Production : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Invités :Alain BAUER – Criminologue, CNAMPhilippe Dessertine – Economiste, directeur de l’Institut de Haute FinanceJean-Dominique MERCHET – Journaliste à L’Opinion, spécialiste des questions de Défense et DiplomatieSylvie MATELLY - Directrice adjointe de l’IRIS"Khashoggi a été victime d’un assassinat barbare". Devant le Parlement à Ankara et les médias, le président turc Erdogan a apporté de nouvelles précisions sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. S’appuyant sur "des éléments solides", il a dénoncé un assassinat "planifié" auquel 18 personnes auraient participé, dont trois agents saoudiens arrivés en Turquie la veille. Le dirigeant turc a détaillé leur parcours, dont une étrange excursion dans une forêt proche d’Istanbul, avant l’assassinat dans le consulat saoudien où tout le personnel aurait été congédié ce jour-là. Mais le déroulé de l’opération et le rôle exact de chaque protagoniste reste un mystère. Face à ses contradictions, Riyad est dans la tourmente et essaie de protéger son prince-héritier, Mohammed Ben Salmane. Si la thèse saoudienne d’un accident au cours d’une rixe ne convainc pas, Erdogan a toutefois souligné que Riyad a fait "un pas important" en reconnaissant la mort de Khashoggi. Face à la polémique et aux doutes qui subsistent autour de ce meurtre, plusieurs dirigeants et chefs d’entreprises étrangers ont refusé de participer au "Davos du désert", une conférence économique qui se tient en ce moment en Arabie saoudite.L’absence de ces hauts responsables internationaux est une mauvaise nouvelle pour Mohammed Ben Salmane, qui cherche à diversifier l’économie saoudienne. Dans le cadre de son projet "Vision 2030", le jeune prince essaie d’attirer les investissements étrangers pour ouvrir son pays aux nouvelles technologies et au tourisme notamment. Après les désistements en cascade de grands groupes, certains projets pourraient être menacés et affaiblir l’attractivité économique dans le pays. Mais l’Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole au monde, ne serait pas la seule à subir les conséquences d’un "boycott" international. Les intérêts des puissances étrangères qui commercent avec elle sont également en jeu, y compris en Europe. C’est pourquoi certains chefs d’entreprise ont décidé de se rendre à la conférence malgré tout, comme le PDG de Total Patrick Pouyanné, qui a souligné l’importance de maintenir des relations, même "dans les temps difficiles".La chute de Mohammed ben Salmane sera-t-elle aussi fulgurante que son ascension ? Il y a quelques mois, le prince héritier, présenté comme un homme moderne et réformateur, incarnait un nouveau souffle pour l’Arabie saoudite. Mais depuis l’affaire Khashoggi, cette image ne cesse de s’effriter. Sous le vernis des réformes économiques et sociales se cachent des purges, de l’autoritarisme et une sévère répression. Derrière les effets d’annonces, certaines mesures prises par Mohammed ben Salmane peuvent sembler anecdotiques. Les femmes sont par exemple autorisées à conduire, mais elles restent tout de même sous la tutelle des hommes. Après quatre ans au pouvoir, le chômage chez les jeunes est toujours considérable. Guerre contre le Yémen, embargo contre le Qatar et maintenant l’affaire Khashoggi : le renouveau porté par Mohammed ben Salmane n’était-il qu’une illusion ?Quelles conséquences peut avoir l’affaire Khashoggi sur l’économie saoudienne et ses partenariats commerciaux internationaux ? Les réformes de Mohammed ben Salmane en Arabie saoudite sont-elles seulement des effets d’annonce ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouver C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Invités :François CLEMENCEAU - Rédacteur en chef au Journal du dimancheMathieu PLANE - Economiste à l’OFCE, l’Observatoire Français des Conjonctures EconomiquesPaolo LEVI - Correspondant de La Stampa et de l’agence italienne ANSAClotilde CHAMPEYRACHE - Economiste, spécialiste de l’Italie auteure de La ligue du nord, un séparatisme à l’ItalienneLe projet de budget italien a été examiné puis rejeté hier par la Commission européenne. Une décision inédite dans l’histoire de l’organisation internationale. Le "budget du peuple" proposé par la coalition italienne (La Ligue et le Mouvement 5 Etoiles) prévoyait un déficit de 2,4% en 2019, alors que le précédent gouvernement s’était engagé sur 0,8%. Face à ce triplement du déficit, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a dénoncé une "déviation claire, nette, assumée" et a exigé une révision du budget. L’Italie dispose désormais de trois semaines pour mettre au point une nouvelle mouture, sans quoi elle s’exposerait à une procédure pour "déficit excessif" qui pourrait aboutir à des sanctions financières. Mais pour le gouvernement italien, il n’est pas question de céder. Le Premier ministre a d’ailleurs déclaré qu’aucun plan B n’était prévu. Si l’Italie a exclu toute sortie de l’Union européenne, les relations s’annoncent tout de même tendues, entre la Commission européenne qui souhaite éviter une crise avec Rome tout en conservant sa fermeté et le gouvernement italien qui rejette les contraintes européennes et défend un projet "longuement réfléchi".Matteo Salvini a souvent dénoncé ces "contraintes européennes" qui pèsent sur l’économie italienne. Dans le pays, plusieurs chefs d’entreprise ont été séduits par les idées nationalistes de son parti d’extrême droite, la Ligue. Face à la concurrence des géants commerciaux et à la mondialisation, certains patrons estiment ne pas être suffisamment protégés par les normes européennes. En quête d’un nouveau souffle, ils misent sur la Ligue et ses mesures en faveur des entreprises italiennes, comme l’abaissement des impôts à 15% pour certaines d’entre elles.Ex-militant d’extrême gauche passé à la tête d’un parti d’extrême droite, la Ligue, Matteo Salvini a débarqué comme une tempête dans la vie politique italienne. Malgré des frasques à répétition et des déclarations provocantes, il bénéficie aujourd’hui d’une grande popularité dans le pays. Rejet des migrants, souverainisme anti-européen, nationalisme… Matteo Salvini parvient à imposer ses idées populistes, mais quelles sont les conséquences concrètes dans le quotidien des Italiens ?La logique économique de l’Union européenne et celle de l’Italie sont-elles conciliables ? Le programme de la coalition est-il une alternative politique et économique réalisable ? Quel impact a la politique de Salvini en Italie ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Invités : Christophe Barbier - Editorialiste à L’Express Claude Weill - Editorialiste à Nice-Matin / Var-Matin Soazig Quemener - Rédactrice en chef du service politique de Marianne Jérôme Fourquet - Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOLes automobilistes le constatent chaque jour : les prix à la pompe flambent. En un an, le diesel a grimpé de 23% et l'essence de 14%. Une hausse en partie liée à l’augmentation continue des « taxes vertes ». De quoi alimenter la colère d’une partie de l’opinion publique et de l’opposition. Interpellé à l’Assemblée Nationale, le Premier ministre a défendu des « partis pris assumés » et « des mesures courageuses » au nom de la transition écologique. Pour accompagner les Français « les plus fragiles», il a rappelé les mesures prises par l’Etat comme la prime à la conversion et le chèque énergie. Mais pour Ségolène Royal, ces hausses d’impôts sont « un matraquage fiscal » sous couvert d’écologie. L'ancienne ministre de l'Environnement a notamment dénoncé une fiscalité verte « punitive », dont certaines mesures ont pourtant été lancées lorsqu’elle était au gouvernement. Après la démission fracassante de Nicolas Hulot, qui avait appelé à un « sursaut » écologique en quittant le gouvernement, Emmanuel Macron l’a promis : il prendra des mesures « structurantes et historiques » face à l’urgence climatique. A l’approche des Européennes, l’objectif est clair : montrer que le gouvernement n’a pas perdu son ambition écologique. Et pour ce faire, le chef de l’Etat devra se tenir à l’une de ses promesses de campagne : décarboniser l‘économie et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Alors que la présentation de la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) a de nouveau été repoussée au mois de novembre, le gouvernement est attendu sur plusieurs dossiers importants : le nucléaire, le glyphosate, dont le calendrier de sortie reste flou, les péages urbains ou encore la taxe sur les poids lourds, après le fiasco politique et financier de l’écotaxe sous François Hollande. L’écologie permet-elle de marquer des points en période d’élection ? A quelques mois des Européennes, les écologistes français se montrent optimistes, encouragés par les bons résultats de leurs voisins européens. Lors des élections régionales en Bavière, les Verts ont emporté 17,5% des voix et jusqu’à 30% à Munich. Au Luxembourg, le parti écologiste a gagné trois députés. En Belgique, il a récolté près de 17 % des voix aux municipales. Une percée électorale historique qui s’explique par le recul des sociaux-démocrates dans leurs pays. Mais également par une mobilisation grandissante des citoyens, plus préoccupés par les questions écologiques qu’avant et prompts à changer leurs habitudes. Le gouvernement paiera-t-il dans les urnes sa politique de transition écologique ? Quelles sont les ambitions écologiques d’Emmanuel Macron et son gouvernement ? Le parti des Verts en France peut-il connaître le même succès que ses voisins européens ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Invités : Nicole BACHARAN - Historienne et politologue spécialiste des Etats-Unis Corentin SELLIN - Historien, spécialiste des États-Unis. Laurence NARDON - Responsable du programme Amérique du Nord de l'IFRI, l’Institut Français des Relations Internationales. Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, auteure de "Bienvenue en Trumpie"En pleine campagne électorale, une dizaine d’enveloppes contenant des bombes artisanales ont été interceptées avant d'atteindre leurs destinataires. Les cibles visées sont toutes des adversaires déclarés de Donald Trump : les anciens présidents Clinton et Obama, le gouverneur de l'État de New York Mario Cuomo, l’ex-patron de la CIA John Brennan, l’ancien vice-président démocrate Joe Biden ou encore le milliardaire George Soros et l’acteur Robert de Niro. Autre cible : le siège de la chaîne CNN qui a dû évacuer ses locaux en plein direct. Aucune explosion n'a été à déplorer, et l'on ne sait pas encore qui est derrière cette opération qui semble coordonnée. Donald Trump a appelé ce mercredi au rassemblement avant une nouvelle fois d’accuser les médias d’entretenir un climat hostile. "Les médias ont aussi la responsabilité de rester polis et de cesser leur hostilité sans fin ainsi que leurs attaques négatives constantes et le plus souvent fausses", a déclaré le président américain. De leur côté, les démocrates reprochent à Donald Trump de cautionner la violence de manière générale depuis son élection. Les médias américains s’inquiètent eux du climat de haine entretenu par Donald Trump notamment sur la question de l’immigration dans cette période électorale. Depuis quelques jours, le président américain n’a de cesse dans ses meetings ou sur Twitter de faire référence à la "caravane" de migrants centraméricains qui se dirige vers les Etats-Unis. Selon une estimation de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ils seraient environ 7 200, "dont la plupart ont l’intention de continuer leur marche vers le nord", a précisé un porte-parole de l’ONU lundi. En majorité honduriens, ils traversent en ce moment le Mexique et sont à près de 2 000 kilomètres du poste-frontière américain le plus proche. Il ne s’agit pas d’une première : en avril dernier, une caravane de 1 200 migrants avait, par exemple, traversé le Mexique (seule une petite fraction d’entre eux, environ 200 personnes, avait marché jusqu’à la frontière avec la Californie). Mais outre son ampleur, celle de ces derniers jours trouve une résonance particulière dans le contexte électoral américain extrêmement tendu. Un climat de tension qui est monté d’un cran ces derniers jours avec la découverte de cette série de colis piégés. Alors qui pourrait être l’auteur ou les auteurs de tels actes ? Sont-ils révélateurs des fractures qui traversent les Etats-Unis deux ans après l’élection de Donald Trump ? Quel impact cela peut-il avoir sur les élections de mi-mandat du 6 novembre prochain ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
27.10.2018Invités :  - Alfredo Valladão, professeur à Sciences Po, spécialiste du Brésil - Lamia Oualalou, journaliste spécialiste de l'Amérique latine, auteure de « Jésus t'aime ! La déferlante évangélique » - Annie Gasnier, journaliste à RFI, ancienne correspondante au Brésil, auteure de « Brésil : le réveil du géant latino-américain » - Fabrice D'Almeida, historien Les Brésiliens s’apprêtent à élire leur nouveau président ce dimanche. Lors de ce second tour, le candidat du Parti social-libéral (PSL) Jair Bolsonaro, en tête dans les sondages, affrontera Fernando Haddad du Parti des Travailleurs (PT). Connu pour multiplier ses propos racistes, homophobes et misogynes, ou encore pour sa nostalgie de la dictature militaire, Jair Bolsonaro a convaincu son électorat avec un programme libéral, porté sur la sécurité. Dans un pays gangrené par la corruption, le candidat d’extrême droite apparaît comme une alternative au PT, au pouvoir depuis plus de dix ans et accusé des maux du pays. De nombreuses personnalités brésiliennes, comme des joueurs de football, ont officiellement affiché leur soutien pour Bolsonaro. Et rien ne semble faire douter son électorat : ni sa campagne ponctuée d’altercations, de menaces à l’égard de la gauche et des médias, ni le scandale de l’envoi en masse de messages de propagande via la messagerie WhatsApp par des entreprises.Après un mandat marqué par des scandales de corruption jusqu’au sommet de l’Etat et des mesures d’austérité sévères, Michel Temer laisse derrière lui un pays fragilisé et en crise. Malgré le retour de la croissance, la pauvreté gagne du terrain et s’amplifie. Aujourd’hui, 15 millions de Brésiliens vivent avec moins de 1,90 dollar par jour. Dans le Nordeste, la région la plus pauvre du pays, près d’un cinquième de la population vit dans la misère. Une situation alarmante qui s’accompagne d’un taux de chômage encore très élevé (13,1%), après des années de récession. Les jeunes sont contraints d’arrêter leurs études et accumulent les petits boulots. Cette poussée du travail informel a notamment provoqué une chute de la productivité au Brésil et freine la reprise économique.La crise n’a pas seulement bouleversé l’économie dans tout le pays, elle a également exacerbé les problèmes d’insécurité. Rivalités entre bandes, règlements de compte sur fond de trafic de drogue : la violence fait partie du quotidien. Avec environ 64 000 homicides recensés en 2017, le Brésil fait partie des dix pays les plus violents au monde. Dans certains Etats au Nord, on compte jusqu’à 68 homicides pour 100 000 habitants. L’insécurité était donc un thème majeur lors de la campagne électorale, notamment pour Jair Bolsonaro. Le candidat d’extrême droite a d’ailleurs proposé d'assouplir les lois qui encadrent le contrôle des armes et d'élargir les pouvoirs de la police, déjà très répressive. L’année dernière, les forces de l’ordre ont été responsables de 5 144 homicides.Après l’ascension fulgurante de Jair Bolsonaro, l’extrême droite est-elle sur le point de prendre le pouvoir au Brésil ? Quelle est la situation économique du pays, plongé dans la crise depuis plusieurs années ? Pourquoi le Brésil est-il confronté à une telle insécurité ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Invités :Thomas SNEGAROFF HistorienPascal BONIFACE GéopolitologueMaria Emilia ALENCAR Journaliste à la rédaction brésilienne de RFIGaspard ESTRADA politologue, directeur exécutif de l'Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences PoPlus de trente ans après la fin de la dictature militaire, la jeune démocratie brésilienne a basculé dans une grande inconnue avec l'élection de son premier président d'extrême droite. Au terme d’une campagne extrêmement polarisée, Jair Bolsonaro, connu pour ses propos racistes, homophobes, misogynes, et sa nostalgie de la dictature militaire, a été élu hier avec 55,13 % des suffrages, contre 44,87 % pour son adversaire de gauche Fernando Haddad.Dans un Brésil miné par une criminalité record (64.000 meurtres par an), le marasme économique, une corruption endémique et une crise de confiance aiguë dans la classe politique, l'ancien capitaine de l'armée a réussi à s’imposer comme l’homme à poigne dont le pays aurait besoin. Agitant pendant la campagne le spectre d’un Brésil transformé en Venezuela, Jair Bolsonaro a su récupérer la haine à l’égard du Parti des Travailleurs (PT) de Lula, l’ancien président aujourd’hui en prison pour malversation, et devenir le catalyseur d’une révolte électorale d’une majorité de Brésiliens.Dimanche, 58 millions de Brésiliens ont succombé au "Mythe", le surnom que lui donnent ses plus ardents supporters, celui d’un "homme fort" adepte de la ligne dure qui combattra la criminalité, nettoiera le pays de la corruption, défendra les valeurs familiales chères aux puissantes églises évangéliques qui le soutiennent et relancera l’économie avec une politique ultralibérale. Les milieux d’affaires brésiliens misent sur sa réussite économique à coup de privatisations massives et de baisses d’impôts.Pourquoi inquiète-t-il ? Les réponses de Bolsonaro sont radicales : ses préconisations pour lutter contre la criminalité – "Un bon bandit est un bandit mort", selon ses mots – sont plus proches des pratiques du président philippin Duterte que de celles de l’État de droit. Il a ainsi pour projet phare de libéraliser le port d'armes pour permettre aux "gens bien" de se faire justice eux-mêmes. Candidat, il a dit vouloir gouverner "pour la majorité, pas pour la minorité", avec dans sa ligne de mire : les Noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT, mais aussi les militants de gauche, les journalistes, les Indiens, les membres du mouvement paysan des sans-terre (MST) ou d’ONG et les défenseurs de l’environnement. Il a d’ailleurs promis de saisir les terres protégées, réservées aux indigènes et aux Afro-Brésiliens, pour les mettre à disposition des industries minière et agricole. La semaine dernière, il a également annoncé une grande "purge" chez ses opposants de gauche, qualifiés de "marginaux rouges", qui n’auraient d’autre choix que la prison ou l’exil.Son futur vice-président, le général à la retraite Hamilton Mourao, a lui ouvertement évoqué pendant la campagne l’option d’un "auto-coup d’Etat" en cas d’anarchie et a suggéré l’élaboration d’une Constitution qui ne serait "pas nécessairement élaborée par les élus du peuple". Quant à son fils Eduardo, élu à la Chambre des députés, il avait avancé l'idée de s'appuyer sur les forces militaires pour fermer la Cour suprême.Hier, le nouveau président brésilien a promis que son gouvernement "défendra la Constitution, la démocratie, la liberté". Une manière d'adoucir le ton pour cet admirateur décomplexé du régime militaire qui avait déclaré en 2016 que "l'erreur de la dictature avait été de torturer sans tuer".Alors qui est Jair Bolsonaro, le nouveau président du Brésil qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2019 ? Quel aspect de la dictature de 1964-1985 reprend-il à son compte ? Comment expliquer ce succès de l’extrême droite dans le plus grand pays latino-américain ? À quoi va ressembler le Brésil de Jair Bolsonaro ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Christophe BARBIER Editorialiste à « L’Express »Fanny GUINOCHET Journaliste à « l’Opinion »François ECALLE Ancien rapporteur général de la cour des comptes, spécialiste des finances publiques.Eric HEYER Economiste - OFCE. Professeurs, policiers, infirmières, inspecteurs des impôts... Tous les fonctionnaires sont concernés par la réforme de l'État dévoilée hier par le Premier ministre et pour partie inspirée du rapport Cap 22. Principal enjeu ? La promesse électorale d'Emmanuel Macron de supprimer 120.000 postes dans la fonction publique d'ici à 2022, dont 50.000 dans la fonction publique d'Etat et 70 000 dans la fonction publique territoriale. Un sujet ô combien explosif…Pour y parvenir, l’exécutif veut inciter les agents à quitter l’administration via des plans de départs volontaires. Ceux qui acceptent partiraient avec 24 mois de salaire et "la possibilité de toucher le chômage, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici". Actuellement, environ un millier d’agents utilisent cette possibilité de départ chaque année. Autre piste : la création d’un "fonds d’accompagnement des ressources humaines". Doté de 50 millions d’euros par an, celui-ci soutiendrait la reconversion des agents publics démissionnaires et financerait des formations.Parallèlement, le gouvernement veut recourir davantage aux contractuels dans la fonction publique avec des contrats sur cinq, dix ou quinze ans. "Il y aura la possibilité de passer par le statut et la possibilité de passer par le contrat", a expliqué dimanche Gérald Darmanin, après avoir annoncé une "généralisation du contrat". Une "ligne rouge" pour les syndicats qui ont fait savoir depuis quarante-huit heures leur opposition à toute généralisation du contrat. "Si jamais le gouvernement devait faire ça, ce serait une remise en cause du statut général des fonctionnaires", a ainsi dénoncé Mylène Jacquot de la CFDT. "C’est une attaque frontale contre le statut de fonctionnaire", a martelé de son côté Sébastien Delavoux, de la CGT service public. "Le gouvernement applique la même méthode qu’à la SNCF et entend maintenir les gens sous pression en leur faisant signer des contrats précaires".Aujourd’hui, sur les 5,5 millions d’agents de la fonction publique, on compte déjà un million de contractuels. Si l’usage reste moins présent dans la fonction publique d’Etat que dans les collectivités, il est en augmentation ces dernières années. Ainsi dans l’éducation nationale le nombre de ces contractuels est passé de 16 257 pendant l’année scolaire 2008-2009 à 31 624 en 2016-2017 (sur un total de 396 000 profs du secondaire).Le gouvernement compte aussi renforcer la numérisation pour "proposer l'ensemble des services publics dématérialisés", à l'horizon 2022. Les différentes mesures de cette "boîte à outils" permettront "plus de souplesse et d'agilité" dans la gestion des services publics, indique-t-on à Matignon.Alors quelles sont les principales pistes de la réforme de l’Etat façon Macron ? Le statut de fonctionnaire qui est né au lendemain de la secondaire Guerre mondiale et avait pour ambition d’éviter l’instrumentalisation de l’administration par le pouvoir politique, a toujours fait l'objet de discussions. Que prévoit ce statut ? Faut-il le remettre en cause ? Qui sont aujourd'hui les contractuels de la fonction publique ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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Comments (14)

Yannick Brianchon

la blague en fait poutine il rigole.. devant les caniches de l'Europe...... Merkel compris d'ailleurs Elle se couche....

Feb 11th
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Yannick Brianchon

Sanofi pasteur le fiasco français un jour il faudra se demander comment c'est arrivé... comme l'EPR de Flamanville d'ailleurs..''

Jan 28th
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Less Sita Mana

je suis étonné par des commentaires de certains de vos invités. Depuis des années, l'élection américaine est serrée. pour exemple, Hilary Clinton a gagné le vote populaire, est ce pour autant ceux qui l'ont votée n'ont ils pas reconnus Trump comme président? De même pour l'élection de Georges Bush.. alors pourquoi dire que la moitié des américains ne reconnaissent pas Biden comme président ? Deuxièmement, Biden n'as pas eu peur de certains émeutiers mais il aurait été irresponsable de ne pas avoir une investiture de haute sécurité au vu des menaces extrémistes et je me vois pas en quoi Biden apparaît comme un president faible. Au contraire la présence de l'armée et de tous les pouvoirs représentés au Capitole montre sa force et sa légitimité. je regrette que les journalistes n'aient pas soulevés ces points.

Jan 21st
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Yannick Brianchon

même Bernard ???? lol

Jan 15th
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Yannick Brianchon

qu'ils se cassent les rosbifs et qu'ils nous rendent les 80 milliards d'euros d'aides de l'Europe perçu depuis 50ans et Fuck off !!!

Dec 30th
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caroline peter

.

Sep 7th
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ThePaulohubert

j'ai regardé il y a 15 minutes si un épisode sur les évènements aux etats unis était sorti sur C dans l'air. il n'y avais rien. puis 5 minutes après l'épisode sort.

May 30th
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Lyse Marley

infernal ce médecin de Bichat qui veut absolument poursuivre son essai à double aveugle, avec des patients témoins qui recevrons des placébos alors que les décès s'emplifient. En fait il veut avoir son nom sur le protocole

Mar 29th
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David Fork

ce sont les 15 même minutes qui tournent en boucle

Mar 6th
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Bruno Niwa

n b'

Feb 15th
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viddada is me

Bonjour. Je crois que votre premier intervenant essayé de nous vendre quelque chose et j'ai trop peur de savoir quoi. Et nous dire que Macron et Sarko soient l'opposé l'un de l'autre c'est vraiment nous prendre pour des imbéciles. de toutes façons (j'imagine comme votre ami )ils travaillent pour les même personnes et j'peux vous dire qu'on le serais si c'était pour le peuple

Aug 19th
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Thierry Bernard

Bonsoir

May 27th
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Bernard Fabre

Coucou

Dec 22nd
Reply (1)
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