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Ca s'est passé aujourd'hui !

Author: Nostalgie Belgique

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Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs. Brice Depasse, avec son talent de conteur, vous fait revivre ces journées mémorables à travers des anecdotes captivantes et des actualités qui ont marqué les esprits.

Que ce soit le jour où Martin Luther King a prononcé le célèbre "I Have a Dream", la sortie du film "Les dents de la mer" ou le premier vol dans escale entre New-York et Paris, ce podcast vous propose un voyage dans le temps au cœur des événements qui ont façonné notre monde et notre Belgique. Plongez dans l’atmosphère de ces époques et redécouvrez les actualités qui ont fait la une des journaux, tout en partageant des anecdotes peu connues qui donnent un nouvel éclairage sur ces instants décisifs.

Brice Depasse vous invite à vous souvenir des événements qui ont rythmé votre vie, à travers le prisme des souvenirs collectifs. Chaque épisode est une occasion unique de revivre ces moments historiques, de ressentir à nouveau l’émotion de ces journées spéciales et de plonger dans les actualités qui ont marqué la Belgique et le monde.

Qu’il s’agisse de grands événements mondiaux ou de petites histoires qui ont touché le cœur des Belges, ce podcast est une véritable capsule temporelle, un retour aux sources pour ceux qui ont vécu ces années d’effervescence. Redécouvrez ces moments forts sous un nouveau jour, et laissez-vous emporter par la nostalgie des années passées.

Rejoignez-nous pour un voyage dans le temps, où chaque épisode vous ramène à une époque révolue mais toujours vivante dans nos cœurs. C'est votre rendez-vous pour replonger dans les souvenirs, revisiter les événements marquants et redécouvrir les actualités qui ont forgé notre histoire collective.
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Ce 18 décembre 1980, ah j’avais 18 ans, et j’aurais bien aimé être Munichois. Mais juste ce soir-là, hein. Pourquoi ? Et bien parce Queen y a donné ce qui est, d’après les témoins, un de ses tout meilleurs concerts. Vrais, les 12.500 spectateurs, ça fait quand même quelques témoins qui peuvent confirmer, sont ressortis de l’Olympiahalle avec des étoiles dans les yeux. Et des bourdonnements dans les oreilles jusqu’au lendemain, car je peux vous dire que Queen jouait à fond de balle. On n’entendra plus jamais une telle puissance sonore.C’est la tournée de l’album The Game, qui a été enregistré en partie à Munich.Queen n’a jamais vendu autant de disques, de singles surtout, avec Another One Bites The Dust et Crazy little thing called love. Ils sont au sommet et surtout, ils n’ont plus de concurrents sur le podium des classements. Ce soir donc, c’est la grande forme. Et croyez-moi, ça compte, nous sommes encore à l’époque où la musique est jouée uniquement sur scène, ce qui signifie que les 4 musiciens improvisent beaucoup. Rien à voir avec les trucs aseptisés et hyper répétés, et les fichiers sons qui tournent comme aujourd’hui.Freddie Mercury est dans une forme vocale exceptionnelle, il monte sur toutes les games mais aussi le matériel, Brian May envoie du bois et surtout des solos aériens, et puis dans leur série acoustique où ils jouent entre autres Love of my life, Freddie se met au piano et dit simplement, celle-ci est pour John, et il interprète seul Imagine. C’est la seule fois qu’il la chantera en entier. Nous sommes dix jours après sa disparition, Freddie était un fan, et puis surtout, il séjourne à présent à Manhattan.Voilà, nous l’ignorons tous, et les gars de Queen aussi, mais ce 18 décembre 1980, c’est vraiment la fin de la première époque de Queen, version Bohemian Rhapsody, We are the champions. Après ça, le son de Queen va changer définitivement avec les années 80.
L’événement de ce jour va, j’en suis sûr, parler à plusieurs générations parce que ça fait 36 ans que ça dure. Car ce 17 décembre 1989 a lieu la diffusion du premier épisode d’une nouvelle série : les Simpsons.Qui a déjà regardé, pardon, qui n’a jamais vu au moins un épisode des Simpsons ? Vous faites sans doute partie de ces Belges et Français et qui ont grandi avec le rendez-vous quotidien de cette famille dysfonctionnelle sur Canal+ et puis Club. Le rendez-vous tombait en même temps que le JT, c’était toujours un problème, enfin perso, mon problème. Ah ben ouais, ils ont 35 et 38 ans, mes gamins aujourd’hui, qui ont grandi avec les Simpsons.Enfin, grandi … ils n’ont pas bougé, les Simpsons, surtout Bart et encore moins Maggie avec sa tutute.Au départ, les Simpsons, c’est un court métrage animé dans une émission de variétés avec des sketches, le Tracy Ullman Show. C’est le show américain des années 80, tel qu’on l’imagine et qui reste culte là-bas, Tracey Ullman est d’ailleurs une chanteuse et comédienne britannique qui a marqué les années 80 sur la BBC avant d’émigrer aux Etats-Unis.C’est le carton instantané. Tout le monde attend ce rendez-vous. Et donc après deux saisons, la Fox demande à son créateur et son producteur d’en faire une série à part entière. Mais on ne crée pas un rendez-vous animé de 23 minutes comme ça. D’autant plus qu’ils ont l’ambition d’aller bien au-delà de la Trash TV alors très à la mode à la fin des années 80 début 90. Le croirez-vous, il faut plusieurs mois pour réaliser un épisode, ça veut dire plusieurs équipes de scénaristes, ils ont jusqu'à 16 auteurs, sans compter des invités prestigieux comme l’humoriste Ricky Gervais. C’est de plus, un humour plein de références, qu’on remarque ou pas.On en est à plus de 700 épisodes, tout a été dit sur la série y compris sur ce premier épisode mythique, Noël d’enfer, où Homer a bien des soucis quand il apprend qu’il n’aura pas de prime de fin d’année, ce 17 décembre 1989.
On va parler musique et carnet rose, ce matin : nous sommes à Bonn, qui a été, les plus anciens s’en souviennent la capitale de l’Allemagne de l’Ouest, de 1945 jusqu’au début des années 90. Et déjà, ce qui frappait, c’est que c’est une petite ville.Et ben c’est déjà une petite capitale, ce 16 décembre 1770, celle de l’électorat de Cologne. Et dans une petite maison de Bonngasse, au numéro 20, aujourd’hui c’est un musée, a lieu un heureux événement. En effet, l’adorable Maria Magdalena Keverich vient de donner naissance à un petit garçon. Elle prie le ciel de ne pas lui reprendre comme ce fut le cas pour son aîné qui n’a pas vécu une semaine. Elle n’a pas envie de subir encore la brutalité de son alcoolique et bon à rien de mari. En effet, Johann van Beethoven n’a rien hérité de son fabuleux père Ludwig, un musicien belge, né à Malines qui s’est établi à Bonn et en est devenu le très estimé Maître de la Chapelle de l’archevêque. C’est donc lui qui dirigeait le fameux Orchestre de chambre de Bonn.Et donc, Johan et Maria Magdalena donnent à leur nouveau-né lors du baptême qui a lieu le lendemain, le prénom de son très estimé grand-père Ludwig van Beethoven. Oui, ce petit bébé tout rose n’est autre que la future plus grande star de la musique mondiale que la Terre ait jamais portée. 250 ans après, sa musique est toujours la plus jouée dans le monde.Mais en attendant, son enfance ne va pas être très drôle car son père ayant senti des prédispositions exceptionnelles chez son fils, il va le mettre à la musique dès l’âge de cinq ans et lui faire souffrir un vrai martyre pour pouvoir monter des tournées d’enfant prodige comme Mozart vingt ans plus tôt. Beethoven dira plus tard, avec humour, qu’il avait appris à jouer de la musique avant de savoir parler. Mais bon, ce 16 décembre, a star is born, et star, il l’a été de son vivant.
Ce 15 décembre, je vous emmène en 1970, à une époque où on croyait qu’en l’an 2000, on irait passer nos week-ends sur la Lune et les grandes vacances sur Mars. C’est vrai que des mecs nous vendent ça sérieusement, au Journal Télévisé. Et ce n’était pas si fou que ça ! Premièrement parce que l’an 2000, ça nous paraît tellement loin que tout est possible, et deuxièmement parce qu’on est en train de faire le plus gros du boulot.C’est vrai, les Américains ont déjà envoyé deux missions sur la Lune et ce 15 décembre 1970, ce sont les Soviétiques qui atterrissent sur Vénus. Et oui ! Bon, le vol n’est pas habité, hein. Faudrait être con d’ailleurs parce qu’ils ont déjà envoyé deux sondes sur cette planète et que, même si son nom est trèès beau, Vénus, c’est aussi la planète la plus inhospitalière qui soit. Jugez plutôt les données qu’elles ont envoyées avant de se désintégrer : une température de plusieurs centaines de degrés centigrade. C’est pas un coup de soleil qu’ils risquent, les Cosmonautes ! Avec en plus une pression identique à celle de 800 mètres sous l’océan. Je pense qu’après le premier pas sur Vénus, on a la tête bien rentrée dans les épaules, … au niveau des genoux !Et donc, c’est un exploit qu’ils tentent là, les Soviétiques, avec leur sonde Venera 7 qui s’approche de la planète par sa fache cachée, probablement pour la surprendre, en faisant semblant de rien, puis en déployant un parachute, qui va se déchirer pour ne pas dire disparaître plus tôt que prévu. La sonde percute le sol à 60 km/h mais elle ne se fracasse pas car c’est une sorte de chaudron de plus d’une tonne de métal blindé, pour résister à une pression 180 fois supérieure à la nôtre. Bon elle est tombée de travers donc elle va émettre difficilement mais quand même : température de 475 degrés, à 20° près, hein, ça devait être l’été, je suppose, pression d’une centaine d’atmosphères terrestres, transmission réalisée ce 15 décembre 1970, les Américains sont sur la Lune, les Soviétiques sur Vénus, et nous on y croyait, à nos vacances dans l’espace comme dans les livres de Science-Fiction, devant notre téléviseur en noir et blanc.
On connaît tous la date du 20 juillet 1969 : Neil Armstrong est le premier homme sur la Lune avec Apollo XI.Mais on ne connaît pas le 14 décembre 1972, Gene Cernan est le dernier homme sur la Lune avec Apollo XVII.Vous connaîtriez peut-être son nom s’il n’avait pas dû abandonner son appareil photo personnel avec lequel il a photographié la dernière empreinte de pas sur la Lune (et aussi les initiales des prénoms de sa fille qu’il a tracées).C’est fou mais le monde a oublié le nom de Gene Cernan. Déjà quelques années plus tôt, il ratait un premier rendez-vous avec Gemini en étant le second astronaute à sortir dans l’espace puis il était le premier à survoler la Lune à 15.000 mètres d’altitude, durant 8 heures, avec Apollo X dans le module Snoopy.Et donc on a oublié que Eugène est l’homme, avec son coéquipier, à avoir séjourné le plus longtemps sur la Lune : Apollo XVII, c’est plus de trois jours, un week-end prolongé. Il est aussi celui qui a marché et roulé le plus longtemps sur son sol : plus de 22 heures. Et aussi à avoir ramené le plus d’échantillons, 110 kilos, raison pour laquelle il a abandonné à regret son fameux appareil photographique.Heureusement, il y avait l’appareil de la Nasa avec lequel il a pris le magnifique cliché de la terre si bleue depuis la Lune que vous connaissez tous, et aussi celui de son coéquipier en train de se raser dans l’espace, et enfin cette incroyable image filmée en couleurs et si pure, du LEM décollant pour la dernière fois de la Lune, c’est aussi à lui qu’on la doit.Eugene Cernan est un vrai héros de l’espace, le genre d’homme qui nous a fait rêver et qui mérite, je ne sais pas ce que vous en pensez, que je cite son nom et que nous lui dédions cette chanson de Sting avec The Police car oui, il nous a vraiment fait voler jusqu’à la Lune et en couleurs, et depuis son départ, le 14 décembre 1972, plus aucun homme n’en a foulé le sol.
Vendredi 13 décembre … 1903, que va-t-il se passer ? C’est un jour important pour un certain Pietro Italo Marchioni. Cela fait quelques années qu’il est parti d’Italie pour trouver du travail, et il est arrivé comme beaucoup, à New York où il a ouvert un ? Restaurant.Et au dessert, il propose un truc typiquement italien : les gelati. Alors on le sait, la crème glacée n’est pas une invention italienne, à l’époque Gréco-Romaine, dans l’Antiquité, on en servait déjà aux gens riches. C’était d’ailleurs un exploit de le faire, même en été, les empereurs romains avaient droit à leur crème glacée jusqu’en juillet.Plus tard, un autre Italien, Marco Polo, a découvert au Moyen-Âge, qu’on sert aussi des crèmes glacées en Chine, il avait même ramené des recettes chinoises à Venise. Décidément, le café, les pâtes et les gelati, les Italiens doivent tout à ce type, il ne manque que la pizza.Et donc, dès 1896, Marchioni sert ses gelati dans son restaurant mais dans un cornet en biscuit ou un fin biscuit gaufré qu’il a inventé. Mais alors que fait-il sept ans plus tard, ce 13 décembre 1903 ? Et bien il dépose à Washington le brevet d’une machine à fabriquer ces gaufres et cornets. Il a inventé un moule pour en produire dix à la fois dans une usine qu’il a montée à Hoboken, une ville qui fait partie du Grand New York.Ce 13 décembre 1903 est donc un jour historique pour tous les amateurs de glace au lait car grâce à ça, on peut les emporter. Enfin, dix ans plus tard, Italo sera attaqué en justice par son cousin qui dira héla, c’est moi qui ai inventé le fameux moule à cornets un an plus tôt, cousin avec qui Pietro était alors associé. Mais n’empêche, c’est lui qui avait créé le cornet six ans plus tôt et donc il reste un génial inventeur pour tous les bouffeurs de glaces que nous sommes.
Ce 12 décembre, on devrait le fêter dans toutes les radios du monde. Pourquoi ? Parce que ce jour-là, en 1901, un certain Guglielmo Marconi réalise un exploit historique : il envoie pour la première fois un signal radio à travers l’Atlantique.Petit rappel pour les distraits : Marconi, c’est un jeune physicien italien de Bologne, passionné par les travaux de Heinrich Hertz sur les ondes électromagnétiques. En 1895, à 21 ans à peine, il met au point un système de télégraphie sans fil, une révolution à l’époque. Mais l’Italie n’y croit pas. “C’est du pipeau, vot’ truc”, lui dit-on à la Régie des Télégraphes.Pas grave. Marconi file en Angleterre, où la Royal Navy, toujours à l’affût des nouvelles technologies, comprend immédiatement l’intérêt : pouvoir communiquer entre les navires sans câbles. En 1899, il établit une transmission au-dessus de la Manche, 40 km, une prouesse pour l’époque.Mais ce 12 décembre 1901, il vise beaucoup plus loin : 3400 kilomètres, entre les Cornouailles anglaises et St John, à Terre-Neuve, tout à l’est du Canada. Personne ne le croit. On lui dit que la courbure de la Terre va empêcher le signal d’arriver. Marconi s’en fiche. Il tente le coup.Et… le miracle a lieu. Trois clics nets, la lettre “S” en morse, sont reçus à Terre-Neuve. L’Atlantique est traversé par les ondes. C’est la naissance de la radiocommunication mondiale. Marconi est euphorique.Six ans plus tard, il fait envoyer un message du roi Édouard VII au président Roosevelt, devant témoins. Et hop, Prix Nobel de physique. À partir de là, plus besoin de milliers de kilomètres de câbles pour relier les continents. La radio est née.Et oui, sans ce 12 décembre 1901, pas de radio, pas de musique dans la voiture, pas d’animateurs du matin, pas de “Bonjour à tous, vous êtes bien sur…” – alors franchement, on le fête quand, ce Marconi Day ?
Ce matin on va célébrer une femme, une Belge en plus, elle se nomme Hélène Dutrieu. Est-ce que ce nom vous dit quelque chose ?Et ben, Hélène Dutrieu est la première femme belge à avoir obtenu son brevet de pilote. Mais ce n’est pas tout, elle est la 4ème au monde car nous sommes en 1910. Les avions alors, ce sont des biplans à ciel ouvert, au mieux, un peu de toile sur les flancs, et puis les freins à l’atterrissage, s’actionnent avec les mollets. Il faut des jambes de cyclistes pour piloter et c’est le cas pour Hélène, qui est une cycliste professionnelle, originaire de Tournai, et championne de vitesse sur piste. Et à l’âge de 34 ans, ce 11 décembre 1911, elle s’apprête à s’attaquer à un record, celui de la vitesse. Mais attention pas un record féminin mais un record absolu. Elle va parcourir 254 km en moins de trois heures, c’est non seulement le vol le plus rapide mais aussi le plus long sans escale.On va la surnommer la Fille de l’air, la femme-oiseau, femme épervier, il faut dire qu’elle ne passe pas inaperçue sur les photos ou reproductions dessinées dans la presse car elle voyage en tenue masculine, ce qui à l’époque est inenvisageable, elle est en pantalons, et de plus elle porte une toque, sans lunettes. Alors vous imaginez dans les airs à une altitude de 300 mètres, environ 90 km/h, un 11 décembre, voilà une femme qui n’a pas froid aux yeux, c’est le cas de le dire.Hélène Dutrieu a pris la nationalité française peu de temps après, c’est d’ailleurs, je pense, la première femme à être devenue officier de la Légion d’Honneur. C’est non seulement la plus grande aviatrice de son temps mais surtout plus grande pilote, un mot qui se décline aussi bien au masculin qu’au féminin.
Hier à 8.15, je vous emmenais au cinéma Le Normandie sur les Champs Elysées pour le premier jour du Distrait avec Pierre Richard, et bien ce matin, je vous emmène à New York le 10 décembre 1985, à la première séance du nouveau film de Sydney Pollack.Qu’il y ait du monde, ce n’est pas surprenant. Le précédent film de Pollack, Tootsie, avec Dustin Hoffman, a fait un triomphe dans le monde entier trois ans auparavant. Le héros de ce nouveau film est d’ailleurs incarné par son autre acteur fétiche, Robert Redford, qu’il a dirigé il y a plus de dix ans dans deux autres de ses grands succès : Les trois jours du condor et Nos plus belles années. Et pour terminer le tableau, l’actrice principale n’est autre que Meryl Streep qui il y a cinq ans a remporté l’Oscar tout comme son partenaire Dustin Hoffman avec Kramer contre Kramer. Rarissime ! Et donc, ce premier jour qui fait suite à l’avant-première, vous le devinez, la veille au soir en présence des acteurs et du réalisateur, au Ziegfeld Theater, va être suivi de près par Pollack qui en est aussi le producteur. Il faut dire qu’il a pris le pari de ne donner l’exclusivité qu’à deux salles pour tout le territoire des Etats-Unis. Celle-ci et le fameux Chinese Theater à Los Angeles, Hollywood. Pourquoi fait-il ça ? Ce n’est pas rare quand on croit que son film à toutes ses chances aux Oscars de le sortir quelques semaines auparavant dans peu de salles : on crée ainsi un bouche-à-oreille non seulement sur la qualité du film mais aussi sur le fait que toutes les séances affichent complets. Puis quand la pression est maximale, vous sortez le film en national et ça faisait boum dès les premières séances.Pari déjà gagné dès le matin de ce 10 décembre 1985 car parmi les critiques parues dans la presse, presque tous les grands titres qualifient ce film de chef d'œuvre. Out of Africa va battre un record sur ces deux salles puis dans le monde et remporter 7 Oscars sur 11 nominations.
Ce 9 décembre 1970, je vous emmène sur les Champs Elysées. A l'époque, c’est là et à Montparnasse qu’on va au cinéma car c’est là qu’il y a le plus de salles proposant les nouveautés en exclusivité. C’est comme ça que ça marchait. D’ailleurs la veille au soir a eu lieu au Normandie, les anciens connaissent probablement ce fameux cinéma des Champs, l’avant-première du premier film d’un nouveau réalisateur qui en est aussi le personnage principal. Et donc le voilà ce 9 décembre, arrivant pour la première séance de la journée, celle qui va donner l’indice de fréquentation : succès ou bide. Et il y a du monde. Ça le soulage un peu, cet inconnu qui répond au nom de Pierre Richard. Enfin inconnu … pas tout-à-fait. Ça fait une dizaine d’années qu’il est apparu pour la première fois au cabaret dans un duo comique avec Victor Lanoux. Et ce qui fait rire les gens aux larmes, c’est le sketch où Lanoux lui file des beignes, mais vraiment ! Et lui, il encaisse, impassible. Mais voilà, c’est visuel, ça ne passe pas sur disque et donc, ils ne sont pas médiatisés. Le duo se sépare mais le réalisateur Yves Robert, celui de La guerre des boutons, a remarqué Pierre Richard et lui donne sa chance en lui écrivant un rôle sur mesure dans Alexandre le bienheureux. Et en tournant, il lui dit qu’il est plus qu’un acteur, il est un personnage, il doit voir plus loin. Et donc Yves Robert produit ce premier film écrit, joué et réalisé par Pierre Richard, qui a dû mettre la main à la poche, il a hypothéqué sa maison pour boucler le budget. Le film, boosté par Bernard Blier en patron de boîte de pub, Jericho sert illico, Maria Pacôme en maman légère mais dévouée, et Paul Préboist en client distrait, est un des plus gros succès de l’année. Suivi en moins de deux ans par Les Malheurs d’Alfred, Je sais rien mais je dirai tout et Le grand blond avec une chaussure noire, réalisé par Yves Robert, Pierre Richard va devenir un temps la plus grande star du cinéma français et ça commence, ce 9 décembre 1970.
Ce 8 décembre, il est difficile de ne pas évoquer l’assassinat de John Lennon, son meurtrier est toujours en prison. Je vous en ai parlé tôt ce matin. Mais ce qui me frappe c’est que John Lennon n’est pas le seul des Beatles à avoir été victime d’un fou meurtrier et ça, c’est une histoire qui n’est pas restée dans les mémoires, c’est curieux, et pourtant !Nous sommes, non pas le 8 décembre, mais le 30 décembre 1999, dans le fabuleux Manoir gothique de Friar Park. Une légende prétend qu’il y a 120 pièces et même si ce n’est pas le cas, c’est le genre d’endroit où vous perdez dans les couloirs, et qui a été acheté par l’ex-Beatle, George Harrison, en 1970. Domaine de 15 hectares, il a tout retapé lui-même au cours des années, on le voit sur plusieurs pochettes célèbres de ses disques solos.Et donc, cette nuit du 30 décembre 1999, un bris de verre au rez-de-chaussée réveille George Harrison et sa femme Olivia, vers 3.30 du matin. George regarde son réveil, c’est l’heure des voleurs. Il demande à Olivia d’appeler la police mais au lieu de s’enfermer et d’attendre, il descend voir.En arrivant au bas des escaliers, que voit-il dans le Grand Hall ? Un type avec une épée de pierre dans une main, arrachée à une statue, et dans l’autre un grand couteau de cuisine. Mais au lieu de fuir, George essaie de le désarmer car il a bien compris que ce n’était pas un voleur, le type est là pour tuer. La bagarre s’engage, les deux gars finissent par terre, et là, Harrison prend des coups de couteau, un après l’autre. Jusqu’à ce que sa femme arrive avec un tisonnier et frappe l’agresseur qui tombe. Mais enragé, il se relève, course poursuite, Olivia saisit alors une lampe et est en train de frapper son agresseur quand la police arrive.Miraculé, un des 40 coups de couteau est passé à un doigt du cœur, un poumon perforé quand même, George fera un communiqué de presse le lendemain depuis l'hôpital, disant que c’était un gars qui n’avait pas été auditionné pour les Traveling Wilburys, le super groupe qu’il formait alors avec Bob Dylan, Jeff Lynne et Tom Petty.
On va se plonger dans le monde de la soul américaine avec Otis Redding, oui, un des chanteurs disparus trop vite dont Jane Birkin parle dans sa chanson ex-fan des sixties.Le 7 décembre 1967, Otis Redding est une des nouvelles stars de la chanson noire américaine, il ne touche qu’une partie du public dans son pays qui est encore cloisonné. Ca ne l’empêche pas de vendre beaucoup de disques dans sa communauté et surtout de faire salles pleines.Et donc après une série de concerts à San Francisco, il prend quelques jours de congé, il loue un bateau amarré dans la grande baie de Californie et c’est un matin que sur le quai, regardant les bateaux passer alors que le soleil se lève, qu’il imagine le début de cette nouvelle chanson : Sitting on the dock of the bay. Et oui, il ne fait que raconter ce qu’il a fait, le gars, c’est pas génial ?Il y travaille en studio ce 7 décembre avec le guitariste Steve Cropper qui dix ans plus tard, sera celui des Blues Brothers. A la fin de la journée, le morceau n’est pas terminé, Otis sèche encore sur les paroles de la fin de la chanson, c’est pour cette raison qu’il siffle. Ça donne plutôt bien d’ailleurs mais bon, il va trouver, cette fin de chanson. A la prochaine session, le morceau sera terminé. Le lendemain, les concerts reprennent à travers les Etats-Unis, et pour éviter de se farcir les routes enneigées du nord du pays, il utilise un petit avion privé dans lequel il embarque quelques musiciens.Voilà qui n’est pas sans rappeler l’accident mortel de Buddy Holly et Ritchie Valens en 1959 et malheureusement, quatre jours après cette fameuse journée d’enregistrement, le 11 décembre 1967, l’avion d’Otis Redding s’écrase non pas dans un champ enneigé, comme Buddy Holly, mais sur un lac gelé.C’est Steve Cropper qui va terminer le morceau en ajoutant des bruitages maritimes et quelques arrangements, laissant le sifflet d’Otis Redding qui ignore que sa chanson, posthume, sera son premier N°1 en Amérique et dans le monde.
Comment un 6 décembre, ne pas parler de St Nicolas. Mais attention, le vrai ! Parce que, vous le savez, il y a beaucoup de St Nicolas qui ont aidé le vrai, le Grand Saint Nicolas, cette nuit et les jours précédents. Saint Nicolas, c’était l’évêque de Mire, au sud de l’actuelle Turquie, dans les années 300, c’est pas hier, hein, mais sa notoriété connaît un grand boum, 800 ans plus tard, quand des marchands rapportent ses reliques en Europe. C’est l’époque de la première croisade, des marchands Vénitiens arrivent à Mire, l’église St Nicolas, s’il vous plaît, première à droite, euh non, à gauche. Ils piquent quelques os et hop ! Pourquoi St Nicolas intéresse-t-il les Croisés ? Parce qu’au départ, il est le St Patron des voyageurs et des prisonniers. Et de fait, une fois ses reliques installées en Lorraine, donc dans le Nord-Est de la France, il exauce des vœux : des chevaliers retenus en otage en orient sont libérés, leurs chaînes tombent toutes seules, mais il y a aussi une histoire qu’on raconte sur lui.En effet, de son vivant, St Nicolas passe devant la maison d’un boucher et s’y arrête. Un boucher qui en a gros sur la patate car la nuit précédente, il a trucidé trois voyageurs qu’il a découpés et mis à saler dans un tonneau. Et quand St Nicolas demande à manger un petit salé, le boucher craque et avoue tout au grand saint, qui ressuscite les trois hommes. Puis, il enchaîne le vilain derrière son âne et c’est cette image que nous gardons de St Nicolas barbe blanche et du méchant homme avec une cagoule et la barbe noire, qui va devenir le Zwarte Piet, Pierre Lenoir, puis père Fouettard. Le fait que ses reliques soient en Lorraine explique la célébrité de St Nicolas dans toute notre région Hollande, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Nord de la France où, on ne sait pas pourquoi, les trois voyageurs deviennent avec les siècles trois enfants, Saint Nicolas a donc sauvé trois enfants et devient le Patron des écoliers.Mais ce n’est pas fini car avec les colons en Amérique au XVIII° siècle, Sinter Klaas en flamand, Klaus en allemand, va devenir Santa Claus et revenir chez nous sous les traits du Père Noël que chante Frank Sinatra. C’est pas une belle histoire, ça.
Tôt ce matin, je vous ai expliqué la légende de St Nicolas, au X° siècle, avec le vilain boucher aubergiste, Pierre Lenoir. Mais je vous l’ai dit, il y a eu un autre St Nicolas bien avant lui. C’est le tout premier, nous sommes dans les années 300, en Lycie. La Lycie c’est une région côtière de l’ancienne Grèce qui était devenue entre-temps l’empire romain et qui est aujourd’hui la côte turque connue, de nombreux touristes, nous sommes entre Bodrum et Antalya. Ah oui ! , j’entends d’ici.Et c’est là qu’au début du IV° siècle, nous retrouvons ce bon Nicolas qui a hérité de l’évêché de Myre de son oncle. Et c’est un bon gars, l’évêque Nicolas, tout le monde l’aime. Sauf l’empereur romain Dioclétien, qui poursuit les chrétiens : il le fait arrêter, prison, exil. Heureusement, ce vilain bonhomme trépasse, arrive l’empereur Constantin qui dit “vous allez arrêter les conneries, chacun est libre d’avoir les dieux qu’il veut” et Nicolas revient reprendre ses fonctions dans la bonne ville de Myre, aujourd’hui Demre si vous voulez visiter, les vestiges sont fabuleux.Mais ça ne va empêcher de méchants romains d’en faire un martyr et 700 ans plus tard, quand des marchands vénitiens vont ramener ses reliques en Italie, puis en Lorraine, des miracles vont avoir lieu avec les restes de ce Nicolas de Myre dont on disait qu’il était tellement bienveillant et généreux avec les veuves, les orphelins et les gens en détresse. C’est ainsi qu’avec les années, St Nicolas deviendra le patron des écoliers, des navigateurs, des avocats, des prisonniers et même des célibataires. Sans oublier les Nicole, Nikos, Nicky et tous ceux qui portent ce prénom qui en grec signifie la victoire du peuple.
Vous avez déjà entendu parler du smog de Londres ? On ne reverra plus jamais ça car aujourd’hui la pollution des usines a disparu avec elles et la circulation automobile a vachement diminué en centre-ville. Mais ce 5 décembre 1953, c’est encore un de ces smogs dans lequel même les bus à étage se perdent, un jour un chauffeur a tourné pendant trois heures autour de Marble Arch en pensant faire sa tournée.Ah oui, c’est à ce point, le smog, on raconte qu’un pickpocket s’est rendu compte en plein forfait qu’il avait mis la main dans la veste d’un policier. Il aurait dit en se faisant arrêter : de toute façon, je ne pouvais plus travailler dans de telles conditions. Ça vous fait rire mais un Bobby aurait demandé à un type de circuler. Voyant que c’était un réverbère, un piéton lui a dit “Laissez tomber, il est en état d’arrestation depuis 1904”. L’humour anglais.Et si il y a alors un Anglais qui manie on ne peut mieux l’humour, c’est Winston Churchill, 78 ans, et en 1953, toujours premier ministre de sa Majesté, comme vous l’avez probablement vu dans la série The Crown. Ce soir, le smog est si dense qu’il entre au 10, Downing Street. Et c’est vrai, hein, il entre partout, il arrive même qu’on doive interrompre une séance de cinéma car on ne voit plus l’écran, c’est de la pollution doublée de brouillard. A l’opéra l’année précédente on a dû interrompre une représentation de la Traviata car les chanteurs ne voyaient plus le chef d’orchestre.Et donc Churchill est à son bureau, bien tassé au whisky comme tous les jours, quand il dépose son cigare non pas sur le cendrier mais carrément à côté de son bureau, et qui tombe sur son pantalon. Et il ne voit ni ne sent pas la fumée, il ne remarque sa gaffe qu’avec la douleur dans l’entrejambe. Trop tard, le pantalon est brûlé. Le lendemain, un diplomate américain remarque le pantalon sur une chaise. Churchill devance sa question en disant : un dragon a craché sur mon siège mais vous voyez, l’Empire résiste encore ! Et donc, si le smog n’existe plus, heureusement, l’humour anglais lui a survécu.
Vous savez qu’il y a deux semaines j’ai été pendant six jours sur les traces de la chanson française. Et bien, ça m’a rappelé bien des souvenirs de l'époque où je bossais à Paris et particulièrement de ce que je faisais il y a pile 30 ans, jour pour jour. Je pense même que cela a été un moment unique dans l’Histoire de Paris puisque ce 4 décembre 1995, on était dans la deuxième semaine de grève totale : les syndicats et le gouvernement sont en plein bras de fer à cause du plan Juppé qui porte sur les … devinez ? Retraites, et oui ! Mais là, je travaille dans le monde du spectacle, c’est un drame puisque les transports en commun parisiens sont à l’arrêt, les salles sont vides le soir car il faut attendre 23 heures avant que les rues se vident. Plus de 4 millions d’utilisateurs se battent pour monter dans moins de 5% de bus, métro, RER qui circulent. Je vous laisse imaginer les bus qui passent, remplis comme des boîtes à sardines. Le télétravail n’existe pas, y a pas internet. Et même : si cela avait duré deux, trois jours mais deux semaines !Une infirmière dit au JT marcher trois heures de chez elle, à Nanterre, donc La défense, jusque Notre-Dame pour rejoindre l'hôpital. Mais vous allez me dire, pourquoi pas le covoiturage ? Parce qu’il y en a déjà plein qui le font et donc ça bloque complètement le centre toute la journée. Ce qui fait que vous pouvez rester bloqué dans votre voiture une heure sans même avancer d’un tour de roue. Donc, les taxis même problème, pas de site propre à l’époque. Plus moyen de trouver une moto, un vélo, ils sont tous utilisés et dans quelles conditions. Paris est tellement à l’arrêt que le maire a réquisitionné les bateaux mouches pour en faire des bus, oui, la Seine est la seule voie qui fonctionne. Mais là encore, y a du monde dans les files sur les quais : 400.000 personnes chaque jour dont beaucoup de gars avec des attachés-cases. Mais bon, depuis Nanterre jusqu'à Châtelet, ça fait 1 heure 30 de bateau à 10 km/h. Et si vous êtes sur le toit par 2°C au-dessus de zéro, à trois mètres au-dessus de l’eau, vous ne le faites pas tous les jours car vous arrivez à destination gelé comme Hibernatus, comme ce jour du 4 décembre 1995. Et ça va encore durer 11 jours.
Ce 3 décembre 1989, je vous emmène à Malte en Méditerranée. On n’est jamais allé à Malte ! Enfin on n’y est pas tout à fait, on est au large du port où stationnent des navires de guerre américains et soviétiques. Il fait 15 degrés ce qui paraît plutôt sympa pour nous en décembre mais la mer est grosse, les vagues claquent contre les coques qui tanguent bien de bâbord à tribord. Et ça se voit d’ailleurs sur le visage du président américain, George Bush Père, accueilli par le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev qui lui dit en lui serrant la main chaleureusement : “Espérons que la mer nous portera chance aujourd’hui”.Pour nous, c’est une image incroyable de plus. Ca fait même pas un mois que le mur de Berlin est tombé et voilà que les chefs des deux pays qui s’affrontent depuis 45 ans sont tout sourire, ensemble depuis hier. Mais pas un sourire diplomatique, il est sincère, c’est les deux gars qu’on n’espérait plus.Alors vous imaginez tous les mecs derrière avec leurs dossiers qui se mettent autour d’une table dans une salle de réunion improvisée en eaux internationales. La table qui bouge avec le roulis, les dossiers et les bouteilles avec, on rigole, bref l’atmosphère est déjà détendue quand Gorbatchev dit : “On doit mettre fin à la méfiance mutuelle, l’Europe a changé, on ne doit plus interférer.” Et Bush continue en disant : “limitons l’armement”, Gorbatchev veut aussi parler écologie, le trou dans la couche d’ozone dont on parle tout le temps à l'époque. “Et Tchernobyl, et l’Afghanistan”, renchérit Bush. Là, le sourire de Gorbatchev se fige, c’est quand même à cause de ça que les Soviétiques sont par terre. Mais Bush parle d’une aide d’un milliard de dollars et là, on positive.Et donc à 18 heures, cela se passe sous nos yeux à la télé, ils sont tous les deux à se serrer la main presque fraternellement : il est question de la fin définitive de la guerre froide, de collaboration économique, nous tournons la page, disent-ils. Et croyez-moi, on n’avait jamais été aussi heureux et optimistes. Quelle meilleure fin pour ces incroyables années 80, que ce sommet du mal de mer, comme on l’a surnommé, le 3 décembre 1989 !
Je pense qu’on est très nombreux à avoir regardé la série Narcos, une des séries qui a fait le succès fulgurant de Netflix, il y a une dizaine d’années. Mais bon, avant de découvrir l’acteur Pedro Pascal qui est depuis devenu une star, le type qu’il incarne a vraiment existé. Et Pablo Escobar, c’était surtout un type qui faisait les gros titres des JT et la Une des journaux.Et donc ce 2 décembre 1993, il fait chaud et humide dans la ville de Medellin en Colombie, et pour cause, on est juste au-dessus de l’équateur. L’atmosphère est pesante, on a l’impression de respirer le rouge de la terre, avec la silhouette des Andes qui bouche l’horizon, alors qu’on est déjà à 1500 mètres d’altitude. Et d’autant plus qu’on se trouve en plein quartier populaire. C’est bruyant, chaotique, Medellin c’est 2.500.000 habitants, une chatte n’y retrouverait pas ses jeunes, donc la cachette idéale pour Pablo Escobar qui est traqué par la CIA et l’armée colombienne.En 15 ans, son trafic international de cocaïne a fait de lui la septième fortune mondiale, il a créé un État dans l'État avec une armée de trois mille hommes. Mais en 1990, l’armée colombienne a pris d’assaut sa forteresse, et depuis son histoire est devenue chaotique : il finit par se rendre, prison dorée mais il s’évade en juillet 1992 et depuis, c’est la cavale. Il vit dans un petit deux pièces qui ne paie pas de mine avec sa garde rapprochée.Mais voilà, la veille, pour son 44ème anniversaire, il a appelé sa femme et ses deux enfants depuis une cabine dans la rue et a été repéré par les services d’écoute américains. Ce matin, il a appelé son avocat, et là il est repéré précisément. A 15.15, 500 hommes armés débarquent, Escobar et son lieutenant El Lemon s’enfuient par les toits, leurs pieds nus glissent sur les tuiles, ils se font tirer par des soldats d’élite. La plus incroyable affaire criminelle qui aura duré vingt ans se termine sous nos yeux, une fois de plus au JT, un 2 décembre 1993. Des millions de dollars et une demi-tonne de coke sont découverts dans le plancher de la planque. On n’a pas pleuré même si ça n’a rien résolu.
Je vais vous raconter une histoire très touchante ce matin. Nous sommes aux Galápagos, un groupe d’une quarantaine d’îles en plein Océan Pacifique. On est à mille kilomètres de l'Équateur et de la Colombie, faut pas les faire à la nage. Et justement, cela en fait une terre idéale pour découvrir des espèces très anciennes, à l’abri de tout.C’est ainsi que ce matin du 1er décembre 1971, sur la Pinta, une des petites îles inhabitées de l’archipel, Josef Valgovgi, un scientifique hongrois, part à la recherche d’espèces rares d’escargot. Et là, il rencontre une tortue géante, un animal typique des Galápagos. L’animal est imposant, 1 mètre 50 de long quand même, mais moins massif que les autres. Il est différent. Valgovgi alerte ses confrères et très vite on va découvrir que cette brave tortue mâle qui doit avoir une soixantaine d’années est non seulement célibataire, mais aussi seul sur son île. Les scientifiques vont d’ailleurs le surnommer : “Georges le solitaire”.Il est seul, le pauvre. Ses congénères ont en effet été depuis le siècle précédent chassés par les marins pour leur viande. De plus, des pêcheurs avaient débarqué en 1959 trois chèvres sur l’île, histoire de trouver de la viande quand ils passent par là. Mais voilà leur population a explosé et elles ont mangé toute la nourriture des tortues. Entre parenthèses, elles sont 40.000 aujourd’hui.On emporte donc Georges dans un parc naturel sur une autre île où on va le nourrir. Et en cherchant une ou plusieurs femelles, on découvre qu’aucune autre ne lui ressemble, Georges est le dernier d’une race qu’on nomme Chelonoidis abingdoni. Georges a coulé des jours paisibles durant plus de 40 ans, on lui a trouvé des femelles qui lui ressemblaient mais les œufs n’ont pas éclos. Il est mort d’une crise cardiaque en 2012, âgé de plus de cent ans. Il est aujourd’hui un des symboles de la diminution de la biodiversité à cause de l’Homme.
Vous l’avez dit, ce 30 novembre, c’est la fête nationale en Ecosse. Et pour y vivre une partie de l’année, je peux vous dire que les Ecossais adorent les Belges, il y ad’ailleurs beaucoup de fans des Diables Rouges, ça m’étonne toujours quand ils m’en parlent. Alors, on va leur souhaiter une bonne St Andrews !Et oui, les Irlandais ont la St Patrick, eux, c’est la St André et ce, depuis leur première et spectaculaire déclaration d’indépendance en 1320, avec le fameux William Wallace, alias Braveheart.Mais figurez-vous que cela remonte à bien plus loin : 500 ans plus tôt. En effet, en l’an 832, les Pictes, tribu écossaise sont poursuivis par les troupes de Aethelstan, le roi d’Angleterre, de l’Anglie, que vous avez vu dans la fameuse série Le dernier royaume. Arrivé à l’est d’Edimbourg, Angus, le chef des Pictes, sait qu’il va devoir se battre. Il ne fait pas le poids, il a beaucoup moins d’hommes. Alors la veille du combat, il prie et levant les yeux au ciel, il voit une croix blanche, dessinée par deux nuages. C’est la croix de Saint André, un des 12 apôtres de Jésus qui a refusé d’être crucifié comme lui, sa croix a donc été plantée de travers. C’est un signe du ciel, se dit Angus.Vous le devinez, le lendemain, il remporte la victoire et adopte donc la croix de Saint André comme drapeau. Repris par William Wallace puis par tous les Ecossais, c’est toujours la croix blanche sur un ciel bleu, ce qui en fait le drapeau le plus ancien au monde toujours flottant au vent de tous les établissements et des maisons. Les Ecossais sont terriblement, mais pacifiquement nationalistes.Si vous allez à Edimbourg, passez par Aethelstaneford, un village a été bâti sur le champ de bataille mythique. Il y aura sûrement beaucoup d’ambiance ce soir, jusqu’à toutes les heures, les Ecossais seront d’ailleurs en congé demain. Si St Andrews tombe un samedi, ils ont congé la veille, si c’est un dimanche, le lendemain. Ce soir, on va manger du cullen skink et du haggis avec des neeps et des tatties, en buvant des pintes de ale et du whisky.
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