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Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, donne dans cet épisode quelques conseils aux grands-parents. "Je vous propose d'accueillir ce podcast comme un cri du coeur des parents d'aujourd'hui à leurs propres parents. De façon extrêmement ponctuelle, et parce que les démarrages ont leur importance, à la maternité, veillez à éviter de donner des conseils de puériculture qui ne seraient pas sollicités. Ensuite, quand l'enfant grandira, soyez présents mais pas trop. Offrez à tous votre disponibilité, assurez vos engagements auprès de vos petits-enfants mais pour le reste, suivez la demande et les désirs de vos enfants. Il faudra trouver l'art de se proposer sans s'imposer. Leur demande aura sûrement la couleur de la plupart des besoins parentaux contemporains : celle d'être soulagés de leur quotidien harassant car aujourd'hui les mères travaillent, ont des carrières et le rythme de leur vie avec des enfants est endiablé.  Signifiez votre tendresse pour vos petits-enfants à vos enfants. Félicitez vos enfants de leur travail éducatif auprès de leurs propres enfants. Ce sera très important et très soutenant pour eux de vous sentir fiers de cette réalisation de leur vie. Faites sourire et rire vos petits-enfants, soyez leur bulle de plaisir et de liberté, gâtez-les. Transmettez-leur vos valeurs, vos compétences et vos passions pour enrichir leur personnalité." Bonne écoute ! Enregistrement, montage & diffusion : Marie-Amélie Clement
Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, donne des conseils aux parents pour aider leurs enfants à s'épanouir dans leurs apprentissages. "Les parents ont un rôle déterminant à jouer dans la relation qu'entretiendra leur enfant avec ces lieux de socialisation en général et d'apprentissage en particulier. Parce qu'ils sont les artisans de sa construction psycho-affective, premier ciment de son rapport au monde, mais aussi les artisans des premiers plis de ses reflexions, du ton qui sera pour toute la vie associé au fait même de penser. Dans ce podcast, je vais vous donner, à vous parents, quelques conseils que je trouve fondamentaux pour soutenir au mieux vos enfants dans leurs apprentissages. Il ne s'agira pas de conseils pédagogiques mais bien de conseils psychologiques. Définissons, d'abord, ce que j'appelle une réussite académique et professionnelle. Il n'est pas uniquement question de notes. J'ai parfois rencontré au cours de ma carrière des enfants, adolescents ou adultes dotés d'une connaissance encyclopédique mais stérile. Mon objectif, en tant que psychologue, ne peut se décorréler de celui du bonheur. J'aspire à favoriser chez les enfants que je rencontre de belles intelligences composées de liaisons psychiques, d'associations, de gourmandise, de désir, d'inspiration, de plaisir, d'affect et, si possible, d'humour et de créativité. En somme, une intelligence vivante, incarnée et séduisante. C'est-à-dire vectrice de liens sociaux qui, eux aussi, apporteront leur lot de gratification à l'enfant.  Alors, quelles sont les attitudes à bannir, les erreurs dans lesquelles ne pas glisser ? Vous verrez que toutes parlent de conflit : à la maison, avec les professeurs ou avec les camarades." Bonne écoute ! Enregistrement & montage : Marie-Amélie Clement
Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, donne des pistes et conseils pour annoncer le pire aux enfants, avec comme ligne de conduite de toujours dire la vérité. "On aimerait ne présenter que ce qui est beau à nos enfants. On se réjouit tellement de leur innocence, de leurs illusions, de leur légèreté. Préserver leur insouciance c'est, au fond, préserver une partie de la nôtre, passée, qui aurait préféré en rester là. Pourtant il va falloir leur dire que : - leur copain ne viendra pas samedi à la maison, - Papa et Maman vont se séparer, - la relation si froide entre Maman et Mamie n'est pas normale, - Papi est mort cette nuit, - le voisin, qui est aussi le papa de son amie Margaux, vient de se suicider... Alors, comment faire ? Comment trouver les mots ? Que faut-il savoir pour que ces mots ne les heurtent pas ? Ou, mieux, qu'ils les apaisent et, pourquoi pas, qu'ils enrichissent leur personnalité ? En annonçant tous ces évènements à votre enfant, vous ne ferez que poser des mots sur quelque chose qu'il savait déjà ou allait pressentir dans peu de temps. C'est un fait absolument acquis pour la psychanalyse depuis 100 ans, les enfants savent ! " Bonne écoute ! Enregistrement et montage : www.mamelieclement.com
L'importance du père

L'importance du père

2022-05-1122:361

Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, parle dans cet épisode de l'importance du père. Elle aborde ses différents rôles et ses différentes fonctions auprès de l'enfant et de la mère. "¨Par père, j'entends : individu suffisamment proche de la mère physiquement et psychiquement pour jouer un rôle privilégié dans la construction psycho-affective de son enfant." "Le père est indispensable à la conception d'un être humain. Cette réalité enclenche chez chacun le besoin psychique de connaître ses origines biologiques, de se représenter d'où il vient." "Le père est le premier agent socialisant de l'enfant. Il transforme le duo fusionnel mère-bébé en groupe social, le premier de la vie de l'enfant." "Le père participe grandement, par sa distance plus raisonnable à son enfant, à son autonomisation." "Le père est également souvent un support privilégié de stimulation motrice. Lorsque l'enfant est tout petit, le père lui propose fréquemment des petits défis moteurs. Le père, confiant et raisonnablement empathique, challenge son bébé pour qu'il tienne sa tête, roule sur le tapis, marche à quatre pattes, marche sans la poussette, fasse du vélo, du ski, etc." "Pour le petit garçon, le père revêt le rôle particulièrement important de support d'identification. J'observe que l'image du père existe pour moitié à travers les mots que la mère utilise pour le définir. Elle induit des mouvements d'identification sereins envers cet allié de l'éducation de leur enfant." "Enfin, le père est un tremplin pour accéder à la symbolisation secondaire, c'est à dire à la mise en mots de la symbolisation première." Bonne écoute ! Enregistrement & montage : www.mamelieclement.com
Critique du TDAH

Critique du TDAH

2022-05-0444:341

Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, construit une critique du TDAH (trouble du déficit de l'attention avec / ou sans hyperactivité). Le TDAH englobe des enfants ayant un trouble attentionnel, avec ou sans agitation motrice associée. Cette maladie est officiellement née aux Etats-Unis dans les DSM, qui est la classification américaine des maladies mentales. Certaines de ces maladies naissent de laboratoire pharmaceutique et sont conçues secondairement parce qu'une solution pharmacologique a révélé un pouvoir d'action sur certains symptômes. Ce n'est donc pas l'observation sur le terrain des patients malades qui donne lieu à la découverte de maladies mais le pouvoir d'action de molécules élaborées dans des laboratoires. Les chercheurs ont donc, un jour, découvert le méthylphénidate, un psycho-stimulant proche de l'amphétamine. Ils ont remarqué sa capacité à mobiliser l'attention et à ralentir la motricité et ont, par conséquent, choisi d'associer sous un même intitulé ces deux symptômes (difficulté attentionnelle et agitation) : le TDAH. Les psychollogues pour enfants ont dû, ensuite, s'accomoder avec cette nouvelle création pour soigner leurs patients. Bonne écoute ! Enregistrement & montage : www.mamelieclement.com
Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, aborde dans cet épisode la façon dont la psychanalyse envisage et comprend la maladie mentale et toutes les souffrances psychologiques. Dans le modèle théorique de la psychopathologie, on considère qu'il y a une logique de la construction normale de l'enfant, avec des stades de développement qui se succèdent les uns aux autres, comme un escalier dont on monterait doucement les marches de la naissance jusqu'à ses 18 ans. 1er stade (de la naissance à un an) : la reconnaissance du réel. Le bébé heureux aura plus tard une vision réaliste à la fois du monde et de qui il est. 2e stade (entre 1 an et 5 ans) : la sécurité affective. Acquérir la capacité de se séparer et d'avancer seul dans la vie grâce au plein d'amour reçu de ses parents. 3e stade (entre 1 an et 5 ans) : l'estime de soi. L'affection reçue des parents permet à l'enfant d'avoir un bon narcissisme.  4e stade (entre 1 an et 5 ans) : les limites éducatives. L'enfant apprend les limites et les transgressions, notamment par le Time-Out (écouter l'épisode sur les Limites éducatives). 5e stade (vers 4 ans 1/2 - 5 ans) : le complexe d'oedipe. Aimer d'une nouvelle façon, de manière inconsciente et platonique, le parent de l'autre sexe. Et développer, parallèlement, une rivalité envers le parent du même sexe. Les parents doivent tarir la source de séduction oedipienne de l'enfant et mettre en avant la tendresse envers le parent rival au sein du couple.  Voilà le parcours d'une bonne santé psychique ! Parlons maintenant de la souffrance psychique et de la maladie mentale. Comment s'installe-t-elle d'après la psychopathologie psychanalytique ?  Le développement psychique de l'enfant peut se paralyser s'il n'a pas reçu les propositions relationnelles dont il avait besoin à tel ou tel stade.  Bonne écoute ! Enregistrement & montage : www.mamelieclement.com
Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, explique comment aborder les dangers d'internet avec les pré-adolescents. Son 1er conseil : activer le contrôle parental sur les écrans. Son 2d conseil : avoir une discussion avant l'entrée en 6e car les vidéos et les images circuleront alors sur les téléphones portables des collégiens. Internet est le reflet, à la fois, de ce que l'homme peut générer de plus extraordinairement civilisé, intelligent, vertueux et de tout ce quil peut produire de plus triste et de plus laid. Cette discussion sera également l'occasion de parler de sexualité, puis de pornographie. Il ne faut jamais perdre de vue la misère de l'industrie pornographique et se rappeler que la vraie vie est ailleurs, dans des liens habités, personnalisés, nourissants pour chacun et surtout dans la réciprocité du désir.
Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, aborde dans cet épisode les vertus du rire dans l'éducation. "Faites rire votre enfant au moins une fois par jour. Je suis convaincue que le rire quotidien est un agent de prévention extraordinaire pour la santé mentale et physique. Qu'est-ce qui peut arriver à un enfant qui a ri avec ses parents chaque jour de son enfance ? Je parle, bien sûr, de rire partagé et authentique." "Nul besoin d'être le plus heureux des parents, le plus drôle ou le plus créatif. Voici mes conseils : - quand l'enfant est tout petit, le rire émerge sous l'impulsion de la surprise. La surprise est un agent extérieur immaitrisable qui laisse entrer le jeu du hasard, de la vie, de l'ailleurs, du monde. Et ce monde est sympa, nourrissant et désirable. - quand l'enfant grandit : les guilis, les chatouilles qui sont un moyen unique de le faire accéder au bonheur, sans aucun scénario relationnel préalable, ni mots ajoutés.  - l'humour avec l'enfant grandissant. Le parent qui maintient l'effet de surprise au quotidien avec son enfant assouplit son fonctionnement psychique. L'enfant saura ensuite composer avec l'inattendu. Le second impact affectif de l'humour est qu'il permet de mettre à distance la charge émotionnelle des évènements." Bonne écoute ! Enregistrement et montage : www.mamelieclement.com
Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, donne ici 4 conseils pour donner confiance en eux à nos enfants. Son 1er conseil :  "Dites régulièrement à votre enfant, quelque soit son âge, que vous lui faites confiance. Exprimez un optimisme imperturbable quasiment béat face à son avenir. Assurez-lui qu'il parviendra, sans aucune difficulté, à se faire des amis, à travailler correctement à l'école, qu'il aura une vie heureuse, riche en rencontres, en amour, qu'il est et restera quelqu'un d'honnête, parfaitement capable de réussir tout ce qu'il entreprendra." "Aucun enfant ne souhaite perdre la confiance et l'estime de ses parents. C'est un trésor. Les enfants s'y accrochent et en restent toujours dignes." Son 2e conseil : "Ne privez jamais votre enfant des compliments qui vous traverse l'esprit à son sujet. Si vous le trouvez beau, dites-lui. Si vous trouvez qu'elle sent bon, dites-lui. Si vous les trouvez intelligents, drôles, généreux, touchants, si vous trouvez que leurs amis sont sympas ou que leur sauce pour les pâtes est bonne, dites-leur !" "Si la psychologie nous apprend quelque chose c'est qu'il n'existe aucune corrélation entre la valeur objective des gens et leur image d'eux-mêmes." Son 3e conseil : "Parent, dites du bien à votre enfant de son autre parent. Parce que votre union, le lien qui vous lie ne constitue pas seulement l'atmosphère familiale quotidienne qui l'entoure jour après jour. Votre relation est bien plus que ça. Elle est sa raison d'être au monde !" Son 4e conseil : "Veillez à bien structurer psychologiquement votre enfant. Bien souvent, lorsqu'un enfant développe des symptômes qui crient son mal-être psychique (il ne mange plus, il ne dort plus, il échoue à l'école, il développe des troubles du comportement...), il a honte de ses symptômes. Parents, allez consulter un psychologue." Bonne écoute !
Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, dresse un état des lieux sur les troubles du comportement et propose des solutions pour établir les limites éducatives avec ses enfants. "Les troubles du comportement explosent en pédopsychiatrie depuis 6 / 7 ans. D'après moi, en grande partie à cause des écueils d'une éducation positive bienveillante largement relayée dans les médias et qui a menotté les parents dans l'exercice de leur autorité. Mais alors, si les principes de l'éducation bienveillante ne fonctionnent pas, que fait-on lorsque l'enfant appelle les limites ? Comment éduquer sans violence et sans laxisme ?  La solution tient, selon moi, en deux mots : le TIME OUT, ou la mise à l'écart temporaire hors de l'espace commun. Cette méthode est préconisée comme sanction non violente par le Conseil de l'Europe, mais aussi par le programme Barkley dans le traitement du TDAH et par le professeur Kazdin qui est directeur du centre de parentalité à l'université de Yale. Dans mon livre "File dans ta chambre, offrez des limites éducations à vos enfants" publié aux éditions Dunod en 2019, je détaille l'application de cette méthode que je conseille à mes patients depuis 16 ans en cabinet libéral. Voici le contenu de ma feuille de route pour établir les limites éducatives auprès des enfants entre 1 an et 11 ans. Il en existe également une pour les adolescents à partir de l'âge de 12 ans et sans limite d'âge, jusqu'à ce qu'ils ne vivent plus chez vous." Bonne écoute ! Enregistrement et montage : www.mamelieclement.com
Caroline Goldman, psychologue pour enfants et adolescents, élabore ici une critique de l'éducation bienveillante et positive en 5 points : 1. La confusion entre le besoin d'amour et le besoin de limites 2. Le déni de l'agressivité 3. La négation de la différence des générations 4. Les limites de l'application concrète de cette idéologie 5. L'instrumentalisation culpabilisante de données neuroscientifiques "La parentalité positive fait semblant de croire que la haine et l'ambivalence (mélange d'amour et de hargne) n'existent pas." "Les émotions négatives comme la colère, la frustration ou la peur ont leur rôle à jouer. Il n'y a rien de malveillant dans le conflit. Les parents doivent reprendre confiance en eux en ayant à l'esprit qu'un enfant qui est aimé le sait rofondément. Il ne confond jamais un parent maltraitant avec un parent de mauvaise humeur." "Il ne s'agit pas de soumettre l'enfant à l'adulte mais de l'initier à la loi, c'est une nécessité." "L'éducation bienveillante est un marché basé sur l'instrumentalisation culpabilisante et grossière de données neuroscientifiques. La culpabilisation est le moteur de ce business." "L'éducation positive présente une vision édulcorée de la vie à des fins marketing. La culpabilité des parents est un marché. On joue sur un sentiment qui ne demande qu'à être réveillé pour vendre des livres et des stages de parentalité." Bonne écoute ! Enregistrement et montage : www.mamelieclement.com
Caroline Goldman, docteur en psychologie de l'enfant, fait le point sur le haut potentiel intellectuel : signes, diagnostic, tests de QI, souffrance des enfants diagnostiqués à haut potentiel, sentiment de différence, problèmes de comportement... En s'appuyant sur des réalités scientifiques et ses observations cliniques, Caroline Goldman aborde, une à une, les contre-vérités véhiculées dans les médias sur le HPI. Elle explique comment et pourquoi le mythe du HPI a autant de succès aujourd'hui. "Je pense que ce malentendu vient de la rencontre entre deux sources. D'un côté, la souffrance parentale de voir son enfant souffrir sans explications. De l'autre, une certaine paresse opportuniste de psychologues un peu légers sur le plan des capacités de discernement psychopathologique ; heureux d'apporter à leurs patients une bonne nouvelle mais aussi de bien gagner leur vie, puisque faire passer des tests de QI est très rémunérateur." "Ces speudos-spécialistes ont attribué les symptômes d'enfants mal limités au haut QI de leurs petits patients, alors qu'ils découlent d'une problématique de limites éducatives. Ils ont donc consacré l'ensemble de leur théorisation (livres, interviews, colloques) à décrire une autre réalité. Ils décrivaient des enfants mal limités et non des enfants à haut QI." "Ce fantasme de sujets trop intelligents pour être heureux ou marginalisés par leur sentiment de différence est séduisant car il est simple à comprendre et positif." "Les consultations en psychologie de l'enfant concernent autant de problèmes de "trop" que de "pas assez". Je parle d'enfants choyés à la maison par des parents sains, présents et empathiques, mais présentant une excitation permanente, une intolérance à la frustration, et de la violence. Ces enfants sont trop curieux, trop exigeants, trop généreux, trop aimants, trop bruyants, trop sensibles, trop agités... ils sont trop ! Les psychologues n'ont pas été formés à cette problématique de "trop d'amour". Ils ne savent pas guider les parents pour établir des limites éducatives." Bonne écoute !  Enregistrement & montage : www.mamelieclement.com
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