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Choses à Savoir SCIENCES

Author: Choses à Savoir

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Développez facilement votre culture scientifique grâce à un podcast quotidien !

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Des chercheurs américains se sont aperçus, ces dernières années, que la Terre était moins brillante, autrement dit qu'elle renvoyait moins la lumière du Soleil dans l'espace. À quoi un tel phénomène est-il dû ? Une Terre plus sombre Une partie de la Lumière du Soleil, environ 30 %, est renvoyée vers l'espace. C'est elle qui rend notre planète brillante et illumine la Lune. Les scientifiques appellent réflectance ou albédo cet éclat de la Terre. Durant 20 ans, des chercheurs américains ont étudié diverses données, comme les cycles solaires ou la couverture nuageuse de notre planète, afin de mesurer cette brillance de la Terre. Or, au cours des trois dernières années, ils ont constaté avec surprise que la Terre s'assombrissait. En effet, notre planète capterait un demi watt de lumière solaire en moins, par mètre carré, qu'il y a vingt ans. Ce qui correspondrait à une diminution de 0,5 % de la réflectance de la Terre. Une couverture nuageuse qui s'effiloche Pour les scientifiques, il ne pouvait y avoir que deux explications à un tel phénomène : une défaillance de la source lumineuse, qui produirait moins de lumière, ou une baisse de l'albédo terrestre. Les chercheurs n'ayant pas remarqué de baisse d'intensité de la lumière solaire, ils se sont concentrés sur la seconde hypothèse. Ils se sont alors aperçus que la couverture nuageuse était moins dense, notamment au-dessus d'une partie de l'océan Pacifique. Or, c'est sur ces nuages bas que la lumière du Soleil rebondit pour se diffuser dans l'espace. Si ces nuages sont moins nombreux, une plus grande quantité de lumière solaire est absorbée par la Terre et les océans. C'est ce qui expliquerait la moindre brillance de notre planète. Cette diminution de la couverture nuageuse serait liée à une augmentation de la température de cette partie du Pacifique, due elle-même aux effets du réchauffement climatique. La diminution de la réflectance terrestre participe-t-elle à ce dernier phénomène ? Pour l'instant, les scientifiques ne se prononcent pas. En effet, ils ignorent encore ce que la Terre fait du surcroît de lumière solaire que laissent passer les nuages.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Si votre chat ne vous obéit pas, ne vous montrez pas trop sévère avec lui. Il se peut tout simplement qu'il ne vous ait pas entendu. En effet, certains chats ont plus de risques d'être sourds. Des chats plus souvent sourds que les autres Avec leur fourrure immaculée, les chats blancs sont souvent très appréciés. Et plus encore s'ils ont les yeux bleus. Et pourtant ces adorables félins ont un problème : ils sont souvent sourds. Ils ont en effet 72 % de chances de développer ce handicap. Le responsable de cette infirmité est le gène W, que le chaton hérite de ses parents. On lui a donné ce nom en référence à la première lettre du mot "white" qui, comme on sait, signifie "blanc" en anglais. C'est en effet ce gène qui détermine la couleur blanche du pelage de votre chat. Il empêche donc la pigmentation de la fourrure, mais aussi, dans de nombreux cas, celle de l'iris, qui conserve sa couleur bleue d'origine. Une mutation génétique Si le gène W se borne à empêcher la pigmentation du pelage et de l'iris, votre chat blanc aux yeux bleus aura l'ouïe aussi fine que ses congénères. Mais il arrive assez souvent que ce gène subisse une mutation. Dans ce cas, il n'affecte pas seulement la couleur du chat, il agit aussi sur les cellules de l'organe de Corti. Situé dans l'oreille, c'est lui qui assure la perception auditive et permet d'entendre des sons. Chez les animaux victimes de cette mutation génétique, ces cellules sont très vite détruites, dès le début de la vie du chaton. Dans ce cas, les sons ne sont plus transmis de l'oreille interne aux zones du cerveau responsables de l'audition. Environ la moitié des chats porteurs de ce gène sont atteints de surdité congénitale. En revanche, elle n'est souvent que partielle chez les chats blancs ayant des yeux "vairons", autrement dit un œil bleu et un œil jaune. Dans ce cas, il se peut que ces chats n'entendent que d'une oreille, celle qui se trouve du côté de l'œil jaune.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Vous l'avez sans doute remarqué, il n'est pas si facile de récolter des moules. Elles tiennent si bien à leurs rochers qu'il est parfois difficile de les en détacher. En effet, elles sécrètent leur propre "colle", un mécanisme naturel qui pourrait avoir de nombreuses applications. Une "colle" très puissante C'est par le biais de très fins filaments, dont l'ensemble forme le byssus, que la moule adhère à son rocher. Ces filaments sont produits par des protéines spécifiques, que libère la moule. Elle y ajoute certains éléments, comme du fer et des dérivés d'acides aminés, appelés "dopas", qui contribuent en quelque sorte à coaguler ce réseau de filaments. C'est cette association qui explique que la moule tienne aussi bien au rocher qui l'accueille. Dès lors, la moule a réussi à fabriquer une "colle" dont la résistance est bien supérieure à toutes les formes de glus que l'homme pourrait fabriquer. Une autre protéine vient encore renforcer l'adhérence de cette "colle"; elle n'a pas elle-même de pouvoir adhésif, mais, de par sa composition, elle empêche la "colle" d'être dégradée par l'eau de mer, qui contient en effet un faible niveau d'acidité et une forte teneur en oxygène. Enfin, certaines parties du coquillage sont plus acides. Or, d'après les spécialistes, l'acidité permettrait à la moule d'adhérer encore plus à son rocher. Une colle naturelle très utile La nature inspire souvent l'homme. Cette "colle" fabriquée par la moule lui a en effet donné des idées. Elle pourrait ainsi donner naissance à une glu plus puissante que ses devancières, et résultant, qui plus est, d'un processus naturel. Il serait donc possible de produire une colle naturelle à partir du byssus des moules. À condition, toutefois, d'utiliser ces filaments qui, pour l'instant, ne servent encore à rien. Cette colle aurait de nombreuses applications, notamment en médecine. Sa fabrication à partir d'éléments naturels et sa nature non toxique en feraient un matériau idéal pour fixer des implants ou soigner des cicatrices. Et son efficacité serait d'autant plus grande que sa résistance dépasse sans doute celle des substances utilisées jusqu'ici.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Les voitures électriques ne datent pas d'hier. Il en existait déjà à la toute fin du XIXe siècle et l'une d'elles, la "Jamais Contente", fut même la première voiture à dépasser les 100km/h. Les premiers véhicules électriques Cette histoire des premières voitures électriques met en scène trois passionnés d'automobiles. D'une part l'ingénieur belge Camille Jenatzy, surnommé le "diable rouge" en raison de sa chevelure et de sa barbe rousses. Dès 1898, son esprit fertile s'intéresse à la traction électrique des automobiles. Il fait construire, d'après ses plans, des véhicules qu'on appela aussitôt des "fiacres électriques". Leur concepteur les voyait en effet remplacer, dans un proche avenir, les véhicules hippomobiles qui sillonnaient alors les rues des villes. Mais le "diable rouge" doit compter avec un sérieux concurrent, le carrossier Charles Jeantaud, qui, dès 1881, fabrique la première automobile électrique, appelée la "Tilbury". Au volant de ces voitures d'un nouveau genre, on trouve un pilote intrépide, le comte Gaston de Chasseloup-Laubat. Le record de vitesse pulvérisé Camille Jenatzy et Gaston de Chasseloup-Laubat vont se retrouver face à face, dans une compétition acharnée. C'est à qui battra le record absolu de vitesse, au volant de sa voiture électrique. De décembre 1898 à avril 1899, les deux pilotes ne cessent de se voler la vedette. C'est Chasseloup-Laubat qui remporte la première victoire : au volant de sa Jeantaud électrique, il dépasse les 63 km/h en décembre 1898. Mais, le 27 janvier 1899, Jenatzy roule à près de 80 km/h. Qu'à cela ne tienne : son rival fait monter sa voiture à plus de 92 km/h le 4 mars suivant. C'est alors que Camille Jenatzy met au point un nouveau prototype. Ce nouveau véhicule électrique a la forme d'une torpille, cette forme aérodynamique lui permettant de fendre l'air. À l'arrière, deux moteurs électriques propulsent le véhicule. L'ingénieur belge n'étant lui-même jamais satisfait, il nomme sa voiture la "Jamais Contente". Le 29 avril 1899, ce bolide atteint la vitesse record de 105,879 km/h ! Cette performance n'assura pas pour autant le succès du moteur électrique, qui dut attendre près d'un siècle pour retrouver les faveurs des constructeurs.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Des scientifiques australiens ont trouvé des traces d'or dans des feuilles d'eucalyptus. Ils ont finalement découvert comment le métal précieux avait pu arriver jusque là. Du métal précieux dans les eucalyptus Les eucalyptus étudiés par l'équipe de chercheurs australiens poussent dans des endroits très isolés. Cependant, ils n'ont pas été choisis au hasard, car les analyses du sol ont révélé la présence de gisements aurifères dans le sous-sol, juste au-dessous des arbres. Les diverses parties de l'eucalyptus ont fait l'objet d'un examen approfondi de la part des chercheurs. De l'or a été trouvé dans l'écorce et aussi dans les feuilles, où on a découvert des particules aurifères dix fois plus petites qu'un cheveu. Comme les gisements n'ont pas été exploités, les scientifiques ont écarté l'idée que de la poussière d'or aurait pu imprégner les arbres. Après l'avoir envisagée un moment, ils n'ont pas davantage retenu l'hypothèse d'un transport par le vent des particules d'or. Des racines qui aspirent l'or En y regardant de plus près, les chercheurs australiens ont fini par trouver la clef de l'énigme. L'or est contenu dans l'eau que les racines de l'eucalyptus pompent à une grande profondeur. En période de sécheresse, notamment, l'arbre est capable de capter ces réserves d'eau à plus de 35 mètres de la surface, là où se trouvent précisément les gisements aurifères. Les scientifiques ont d'ailleurs été surpris de cette aptitude de l'arbre à véhiculer l'eau sur une aussi grande distance. Les particules d'or atteignent l'écorce, puis elles sont rapidement évacuées vers les extrémités de l'arbre, c'est-à-dire les feuilles. Il s'agit en effet d'un élément assez toxique, dont l'arbre se débarrasse, à terme, avec la chute des feuilles. Les chercheurs d'or ne trouveront pas de trésor en abattant un eucalyptus. Il en faudrait environ 500, tous situés au-dessus d'un gisement aurifère, pour obtenir l'or nécessaire à la fabrication d'une seule bague. En revanche, ces arbres pourraient servir de repère pour indiquer la présence de gisements. Une telle méthode de détection ne coûterait rien et, au surplus, serait respectueuse de l'environnement. Elle remplacerait donc avantageusement les forages.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
L'Oxford Electric Bell, ou pile sèche de Clarendon, est unique en son genre : elle sonne sans désemparer depuis sa mise en place, sans doute en 1840. Comment expliquer une telle pérennité ? Une cloche qui ne s'arrête jamais C'est un professeur de chimie enseignant à Oxford qui aurait commandé cette Oxford Electric Bell. Elle aurait été conçue par une fabrique d'instruments londonienne en 1825. Mais elle ne fonctionnerait que depuis 1840. Comme elle ne s'est jamais arrêté depuis, elle est donc la cloche ayant le plus sonné au monde, plus de 10 milliards de fois sans doute. Cet appareil est composé de deux piles sèches. On les appelle ainsi parce que les électrolytes, qui transportent le courant, sont enrobés d'une pâte faiblement humide. Deux petites cloches en laiton sont fixées sous les piles. Entre les deux piles, une boule de métal est suspendue à un fil. L'ensemble est recouvert d'un globe de verre, qu'on ne saurait soulever sans provoquer l'arrêt du mécanisme. Cet ingénieux dispositif repose sur un socle en bois. L'action de la force électrostatique Mais comment expliquer le mouvement perpétuel qui semble animer le battant de cette Oxford Electric Bell ? En fait, il semble que ce battant, constitué d'une minuscule boule métallique, soit animé par l'action de la force électrostatique. Celle-ci désigne le mouvement d'attraction ou de répulsion qui opère entre deux objets chargés électriquement. Ainsi, quand la petite sphère de métal touche l'une des cloches, elle est repoussée par la force électrostatique, tout en étant attirée par l'autre cloche. Ainsi le mouvement d'une cloche à l'autre se nourrit-il en quelque sorte de lui-même, ne déplaçant qu'une très faible quantité de charge électrique. Les piles sont recouvertes de soufre, pour les protéger de l'humidité. Mais personne ne sait exactement de quoi elles sont composées. On ne pourrait le découvrir qu'en ouvrant l'appareil, mettant ainsi fin à une expérience qui ne pourrait ainsi aller à son terme. Si le mouvement animant le battant devrait continuer, il se peut que les cloches finissent par s'user. Dès lors, on n'entendrait plus leur son, aussi menu soit-il.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Bien qu'ils ne le ressentent pas, les savants des siècles passés se doutent que l'air a un "poids" spécifique. Mais il faudra attendre les travaux de Galilée et plus encore de Pascal, au XVIIe siècle, pour que la pression atmosphérique soit démontrée. Les travaux de Galilée et Torricelli Le savant italien Galilée, à qui l'on doit notamment la fabrication de lunettes astronomiques très précises, est intrigué par ce que lui racontent des gens habitués à puiser l'eau des puits. Pour ce faire, ils utilisent une pompe, formée d'un tuyau immergé dans l'eau, au fond du puits, et d'un levier, qui permet de l'aspirer. Mais, si le tuyau mesure plus de 10 mètres, l'eau, à un moment donné, ne monte plus. Se penchant sur ce problème, Galilée et son ami, le physicien italien Torricelli, finissent par trouver la solution. Si l'eau s'arrête de monter dans le tuyau, c'est que deux forces doivent s'équilibrer : la pression exercée par l'eau et celle de l'air. Pour confirmer de manière plus commode cette hypothèse, Torricelli a l'idée, en 1643, de verser du mercure dans une éprouvette, qu'il retourne. Le mercure se stabilise alors à une hauteur de 76 cm. C'est donc donc la pression de l'air qui empêche la colonne de mercure de monter plus haut. L'expérience de Pascal Aussi convaincante soit-elle, cette expérience de Torricelli ne prouvait pas de manière indubitable l'existence de la pression atmosphérique. C'est à Blaise Pascal qu'il incomba de fournir cette preuve. Le mathématicien et philosophe auvergnat imagine, en 1648, de transporter l'éprouvette de mercure en hauteur. Il pense en effet que si la pression atmosphérique existe, elle doit varier avec l'altitude. Par conséquent, le niveau d'une colonne de mercure placée en hauteur devrait être moins haut. Pour le vérifier, Blaise Pascal emporte éprouvette et mercure au sommet du Puy de Dôme. Et là il constate que le mercure ne s'élève pas à plus de 62,5 centimètres. Il venait de démontrer l'existence de la pression atmosphérique. C'est pour lui rendre hommage que l'unité qui mesure la pression atmosphérique a reçu le nom de pascal.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Produit à la fois par la nature et par l'activité humaine, le mercure, métal très volatil, se répand dans l'atmosphère, d'où il passe, directement ou par l'intermédiaire des pluies ou de la végétation, dans les océans, et donc dans les poissons. D'où l'urgence de diminuer la concentration dans les eaux de ce métal nocif pour la santé humaine. Plus de mercure dans l'atmosphère L'émission de mercure est due en partie à l'activité humaine. Elle est liée à la combustion de charbon; les centrales thermiques qui l'utilisent en sont l'une des sources principales. Mais l'exploitation minière et l'activité industrielle en répandent aussi dans l'atmosphère. C'est pourquoi les émanations de mercure ont beaucoup augmenté depuis le début de la révolution industrielle, au XIXe siècle. Le mercure rejoint les océans de deux façons Le mercure rejoint l'océan de deux manières. Il est d'abord absorbé par la végétation et stocké dans les feuilles et les plantes. Puis, quand les feuilles tombent, le mercure est lessivé par les pluies et finit par rejoindre les océans. Ces dépôts de mercure se concentrent surtout dans les eaux de surface. Mais le mercure emprunte une autre voie pour gagner les océans. En effet, leurs eaux captent directement le mercure gazeux contenu dans l'atmosphère. Son niveau varierait d'ailleurs selon les saisons. Des recherches récentes montrent que cette absorption serait une source de pollution aussi importante pour les océans que l'action de la pluie. Une toxicité qui s'accroît en suivant la chaîne alimentaire Il y aurait entre 60.000 et 80.000 tonnes de mercure dans les océans. Au regard de leur immensité, de telles concentrations sont très faibles. Mais, dans les eaux de surface, ce mercure est transformé par les bactéries en méthylmercure, une forme beaucoup plus toxique pour l'homme. Et dont la concentration augmente tout au long de la chaîne alimentaire. Il est donc présent dans la chair des poissons, et plus spécialement dans celle des prédateurs, comme le thon par exemple, qui se trouvent en bout de chaîne. C'est pourquoi certains accords internationaux, comme la convention de Minamata, conclue en 2017, s'efforcent de limiter les émissions de mercure.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Il est possible d'observer, à la surface gelée de certains grands lacs, comme le lac Baïkal, en Sibérie, des galets qui semblent flotter. Ce curieux phénomène s'expliquerait par la transformation subie par la glace. Des galets en suspension Ces curieux galets ont été surnommés "zen stones" en référence à ces pierres qui s'empilent dans les jardins japonais. À première vue, on a l'impression qu'ils sont en lévitation au-dessus de la surface glacée du lac. À y regarder de plus près, on s'aperçoit qu'ils se tiennent en équilibre instable sur un petit socle de glace, qui forme comme un piédestal. On s'est interrogé sur l'origine de cet étrange phénomène. Certains ont pensé que si le galet restait suspendu sur son piédestal, c'est que la glace autour avait dû fondre. Mais, dans ce cas, rétorquent les scientifiques qui se sont intéressés à la question, l'eau issue de cette fonte de la glace ne manquerait pas de geler à nouveau durant la nuit. La sublimation de la glace Dans une récente étude, des chercheurs français ont livré la clef du mystère. L'existence des "zen stones" ne serait pas due à la fonte de la glace, mais à un phénomène de sublimation. La sublimation d'un corps marque son passage de la phase solide à la phase gazeuse. Autrement dit, la plus grande partie de la glace soutenant le galet se serait transformée en vapeur d'eau. La sublimation ne peut s'opérer que si le rayonnement solaire est suffisant. Or l'ombre du galet empêche les rayons de s'étendre à toute la glace qui le soutient. C'est pourquoi il reste assez de glace non sublimée pour former le piédestal sur lequel repose la pierre. C'est un phénomène relativement rare, du moins sous certaines latitudes. En effet, quand un lac gèle, il est fréquent, du fait de la température ambiante, que des chutes de neige aient lieu. Or la neige a pour effet d'empêcher le phénomène de sublimation. Pour observer cette sublimation de la glace, il faut donc rechercher un endroit où le gel soit persistant, sans qu'il y ait pour autant des chutes de neige.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
#1 Choses à Savoir Gastronomie Apple Podcast: https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-voyage/id1485689141 Spotify: https://open.spotify.com/show/6pxhnOnBGPXE462Dwl6Fuo?si=cSMZyQZrSLiQt4_68dW0GQ Deezer: https://www.deezer.com/fr/show/692332 #2 Choses à Savoir Planète Apple Podcast: https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-nature/id1531256576 Spotify: https://open.spotify.com/show/73NxNpY0VWosZ1oiu6X2ze Deezer: https://www.deezer.com/fr/show/1748492  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Surnommé le "puits de l'Enfer", un orifice naturel très profond perce la surface du désert, à l'est du Yémen. Ce puits de Barhout, qui vient d'être exploré, n'a pas révélé tous ses secrets. Mais, pour les traditions locales, c'est un endroit malfaisant. Un trou de 112 mètres Le puits de Barhout, d'un diamètre de 30 mètres, se situe à l'extrême est du Yémen, non loin de la frontière avec le sultanat d'Oman et à environ 900 kilomètres de Sanaa, la capitale du pays. Là, en plein milieu du désert, le promeneur aperçoit un trou béant. Les Yéménites n'avaient pas exploré ce trou sur toute sa profondeur, s'arrêtant à environ 60 mètres de la surface. Des spéléologues omanais en ont touché le fond à l'été 2021. Pour ce faire, ils sont descendus à 112 mètres. Les observations menées sur place conduisent à penser que ce trou naturel ressemble plus à une grotte qu'à un puits. En effet, le fond serait parsemé de stalagmites, dus à l'action de l'eau, qui sort de la paroi à certains endroits. La présence de chauves-souris et d'animaux cavernicoles, comme des batraciens ou des serpents, a été repérée par les spéléologues. Un lieu maléfique Il est peu probable que les détails donnés sur le "puits de l'Enfer" incitent les habitants à s'en approcher davantage. En effet, ils évitent ce lieu, à la réputation sulfureuse. D'après les légendes locales, des démons vivraient dans le puits. Pour certains, ce serait leur demeure, pour d'autres il leur servirait de prison. Comme son nom l'indique, ce puits pourrait mener en enfer le visiteur imprudent qui s'y aventurerait. C'est la présence de ces êtres malfaisants qui expliquerait les odeurs nauséabondes qui émaneraient du puits. Or, les spéléologues qui ont exploré l'endroit n'ont rien remarqué de tel. Une autre légende court au sujet du puits de Barhout. Tous les objets laissés à proximité du trou seraient aspirés par une force mystérieuse et tomberaient au fond du puits. On ne s'étonnera donc pas que de nombreux Yéménites prêtent à ce lieu maléfique une influence délétère sur ce qui l'entoure.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
L'année 2021 a été marquée par la propagation d'incendies dévastateurs, notamment en Californie. Pour en empêcher le déclenchement, certains plaident pour une solution originale : lutter contre le feu par le feu. Les avantages des feux contrôlés Les partisans de cette méthode ancestrale vantent les mérites des feux contrôlés. Comme son nom l'indique, il s'agit de délimiter un secteur donné et d'y allumer de petits incendies toujours maîtrisés. Le but principal est de détruire par le feu les sous-bois, buissons et arbres morts. Prêts à s'embraser à la moindre étincelle, ils servent de combustible aux grands incendies, dont ils facilitent la propagation aux grands arbres. De façon assez paradoxale, l'extension de ce couvert végétal a été favorisée, dans de nombreux pays, par la lutte systématique contre toute forme d'incendie. Certains arbres, comme les séquoias géants de Californie, qui en sont protégés par leur écorce épaisse et leurs branches en hauteur, ont même besoin de ces petits incendies pour essaimer. En effet, c'est la chaleur qui, faisant éclater les cônes jonchant le sol, en libère les graines. Enfin, ces feux contrôlés débarrassent la forêt de son tapis de feuilles mortes et de débris végétaux, toujours prompt à s'enflammer. Une technique qui ne fait pas l'unanimité Mais tout le monde ne partage pas cet enthousiasme pour une technique qui appartient aux traditions agricoles de nombreux peuples. D'abord parce qu'il faut la pratiquer souvent pour qu'elle soit efficace. Ce qui peut susciter des doutes sur la capacité de feux aussi fréquents à renouveler vraiment le paysage. Par ailleurs, le recours à ces nombreux incendies maîtrisés coûte très cher. C'est d'ailleurs l'ampleur de ces coûts qui limite la fréquence de feux qui, dès lors, perdent de leur efficacité. Par ailleurs, certains insistent sur le caractère toxique des fumées dégagées par ces incendies, bien que, semble-t-il, elles soient moins dangereuses que celles qui sont produites par les grands incendies. Enfin, les détracteurs de ces feux maîtrisés rappellent qu'ils peuvent toujours échapper au contrôle de ceux qui les allument. Dès lors, ils ne manqueraient pas d'alimenter des brasiers plus puissants.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Et si la grossesse n'était plus seulement l'affaire des femmes ? Les progrès de la chirurgie permettraient d'envisager, à plus ou moins long terme, qu'un homme porte un enfant et lui donne naissance. Une telle entreprise poserait cependant de nombreux problèmes. Une grossesse techniquement possible Depuis que la greffe d'utérus est pratiquée, une grossesse masculine ne semble pas impossible à certains médecins. Cet organe ne serait plus seulement destiné aux femmes qui en sont dépourvues, mais aussi aux hommes. Pour loger l'utérus, le chirurgien ferait de la place dans l'abdomen de l'homme qui le recevrait. Il l'attacherait ensuite solidement aux tissus environnants, ainsi qu'au bassin. Il faudrait ensuite attendre un certain temps, pour vérifier l'absence de rejet. Le futur père devrait aussi prendre des hormones féminines, nécessaires au développement du fœtus placé dans l'utérus. Quant à l'accouchement, il ne pourrait bien sûr se faire que par césarienne. De nombreux obstacles Pour l'instant, de telles avancées médicales permettent aux femmes transgenres d'avoir une grossesse normale. En effet, elles voient se développer leur poitrine et un vagin leur est même transplanté. Mais, pour une partie de la communauté médicale, ces progrès ne sauraient concerner les hommes. Ils n'ont même jamais tenté la moindre expérience en vue de greffer un utérus sur un animal mâle. Cette réticence s'explique d'abord par des raisons d'ordre éthique et déontologique. En effet, la grossesse masculine changerait le rapport à la conception inscrit dans l'ordre naturel. Elle contribuerait aussi à modifier en profondeur la notion de parentalité. Bref, certains médecins hésitent à bouleverser la marche naturelle des choses. Ils s'inquiètent aussi pour la santé du père "enceint". En effet, même si cette grossesse est techniquement possible, le corps de l'homme n'y est pas préparé. Il n'est pas conçu pour soutenir le fœtus. Enfin, se pose la question du coût d'une telle grossesse, surtout dans les pays où la protection sociale repose sur un système d'assurances. En effet, celles-ci ne seraient pas prêtes à prendre en charge des opérations toujours très onéreuses. À titre d'exemple, une greffe cardiaque coûterait ainsi plus d'un million de dollars aux États-Unis.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Comme beaucoup d'autres animaux, les rennes, qui vivent le long du cercle arctique, sont devenus une espèce menacée. En effet, leurs troupeaux diminuent de façon dramatique. Si le réchauffement climatique est sans doute la cause principale de ce déclin, d'autres facteurs y contribuent également. Une véritable hécatombe Pour mesurer l'ampleur de cette diminution des rennes, 200 de ces animaux du Grand Nord ont été équipés de colliers spéciaux qui, au moyen de balises reliées à des satellites, permettent de suivre leurs déplacements. Et d'essayer de comprendre pourquoi ils disparaissent à ce rythme. Voilà deux décennies, les rennes étaient encore un million à galoper sur les vastes étendues de la Sibérie du Nord-Est. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 400.000. Une diminution de 60 % en 20 ans. Dans d'autres secteurs, le déclin est encore plus catastrophique. Ainsi, sans le nord du Québec, le troupeau de rennes, qu'on appelle ici des caribous, est passé d'environ 800.000 têtes voilà quelques décennies à seulement 74.000 en 2010. Et, en deux ans, ce maigre troupeau a encore été divisé par trois ! Le réchauffement climatique, mais pas seulement Si les rennes disparaissent, c'est d'abord à cause des effets du réchauffement climatique. Cette augmentation des températures fait fondre la neige. Or ces animaux, protégés par deux couches de fourrure, sont faits pour vivre dans un climat très rude. Les herbes plus hautes, dégagées par l'absence de neige, conviennent moins à leur régime alimentaire que les herbes courtes et dures qui pointaient sous la couche de neige. Par ailleurs, les pluies, plus fréquentes, se transforment souvent en une glace épaisse, que les rennes ont du mal à percer pour pouvoir manger les lichens qu'elle recouvre. Enfin, cette chaleur inédite favorise de nouvelles maladies, qui déciment les animaux. Mais, comme toujours, l'homme n'est pas étranger au recul des troupeaux. Le tracé de routes et les activités industrielles, mais aussi le développement du tourisme et des loisirs d'hiver font fuir les animaux et limitent leur espace vital. Cette rapide disparition des rennes n'est pas sans conséquences pour les peuples du Grand Nord, dont la vie continue de dépendre en partie de ces animaux.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
De prochaines missions sur Mars auront peut-être pour objet de coloniser la planète rouge. Dans ce cas, il faudra trouver sur place les matériaux nécessaires à la construction de certains bâtiments. Les amener dans les bagages des astronautes reviendrait en effet bien trop cher. Mais une équipe de chercheurs a trouvé la solution : fabriquer des briques sur place. Des briques très résistantes Des chercheurs américains ont voulu savoir s'il était possible de fabriquer des briques à partir de la terre martienne. Pour cela, ils ne disposaient pas d'échantillons en provenance de la planète rouge, qu'aucune mission n'a encore ramenés. Mais les scientifiques savent reconstituer cette terre, dont les composantes ont été analysées par le robot Rover, présent sur le sol martien depuis 2012. Leur expérience a donc été réalisée à partir de cette terre artificielle. Et elle a été plus que concluante ! Les chercheurs se sont aperçus qu'il était possible de fabriquer des briques rien qu'en comprimant cette terre avec une certaine force. Sa composition, riche en oxydes de fer, lui permettrait de se solidifier sans l'adjonction d'aucun liant. Les scientifiques américains ont ainsi réussi à fabriquer des briquettes de quelques millimètres plus dures que du béton armé. Un liant fourni par le corps humain D'autres scientifiques considèrent cependant qu'il serait nécessaire d'ajouter un peu de liant pour agréger les grains de poussière martienne en un bloc compact. Mais d'où pourrait-il venir ? On l'a vu, transporter des matériaux depuis la Terre est très onéreux. Qu'à cela ne tienne ! Les scientifiques ont trouvé la solution. Cette "colle" unissant les grains de poussière martiens viendra des équipages eux-mêmes. En effet, l'organisme humain contient des substances qui rendraient ces briques martiennes encore plus solides. Il s'agit d'une protéine du plasma sanguin et de l'urée, qu'on trouve dans l'urine, mais aussi dans les larmes et la sueur. Il reste cependant quelques inconnues. La véritable terre martienne réagira-t-elle comme l'ersatz qu'on a utilisé ? On peut aussi se demander si de vraies briques présenteront la même résistance que les minuscules briquettes fabriquées en laboratoire. Il faudra faire des essais plus poussés pour le savoir.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
La lutte contre le réchauffement climatique est parfois couronnée de succès. En effet, les scientifiques observent que, suite à la signature du protocole de Montréal, en 1987, la couche d'ozone a été en partie restaurée, ce qui a évité un réchauffement supplémentaire de la planète. Les effets positifs du protocole de Montréal Les signataires du protocole de Montréal, qui représentent aujourd'hui 190 pays, s'engageaient à interdire l'usage de certains gaz, employés dans la réfrigération et les aérosols, qui avaient pour effet de détruire peu à peu la couche d'ozone. On connaît ces gaz sous le sigle de CFC. Cette couche protectrice, qui surplombe la Terre de 20 à 50 kilomètres, filtre le rayonnement ultraviolet, nous préservant ainsi de certains cancers et d'autres troubles de santé. Une récente étude montre que, sans les mesures prévues par cet accord, le réchauffement climatique serait d'environ 4°C, et ce malgré les efforts faits pour limiter l'action nocive des autres gaz à effet de serre. Car, en plus de trouer la couche d'ozone, les gaz CFC, tout comme le dioxyde de carbone, retiennent la chaleur, mais jusqu'à 10.000 fois plus que lui. Sans oublier leur effet délétère sur les plantes, qui, par l'action de ces gaz, perdent en partie leur capacité à stocker le CO2. Une couche d'ozone encore menacée À l'heure où beaucoup d'observateurs doutent de la volonté des États de lutter contre le réchauffement climatique, le succès du protocole de Montréal montre que quand leurs responsables sont décidés à faire appliquer les décisions prises, les résultats ne se font pas attendre. Cependant, il ne s'agit pas d'une réussite totale. En effet, l'un des gaz responsables de la trouée de la couche d'ozone a été de nouveau repéré dans l'atmosphère. Les scientifiques n'en connaissent pas encore la provenance, mais sa présence prouve que le protocole de Montréal n'est pas toujours respecté. Par ailleurs, la couche d'ozone ne se reconstitue pas partout. Des chercheurs ont en effet identifié une trouée au-dessus du Pôle Nord, qui correspondrait à une diminution d'environ 30 % de l'ozone présent dans ce secteur.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Est-il possible de refaire à l'envers le chemin de l'évolution ? Autrement dit, la science pourrait-elle, par divers moyens, reconstituer des espèces disparues et les réintroduire dans un un environnement donné ? Ainsi, la "dé-extinction" viendrait compenser les effets de la disparition de nombreuses espèces. Mais une telle entreprise est-elle possible ? Des espèces ressuscitées ? La résurrection d'une espèce disparue ne relève plus seulement de la science-fiction. Plusieurs équipes de scientifiques s'y intéressent. Leur première tâche, pour parvenir à leurs fins, est de choisir l'espèce à faire revivre. Certaines, comme le pigeon voyageur ou le mammouth laineux, sont plus volontiers choisies par les scientifiques. Il faut ensuite reconstituer le génome de l'animal, à partir des derniers spécimens vivants ou de tissus bien conservés. C'est ainsi que l'ADN du mammouth laineux peut être reproduit à partir de poils d'animaux conservés dans la glace. Il convient ensuite d'implanter une cellule reconstituée dans l'ovule d'un animal au patrimoine génétique comparable. Et il faudra prévoir la naissance de plusieurs spécimens, pour assurer la reproduction de cette espèce rendue à la vie. Enfin, il faudra réintroduire ces animaux dans un milieu naturel où ils auront des chances de s'acclimater. Encore de nombreux obstacles Mais cette possible "dé-extinction" pose encore bien des problèmes. À supposer qu'il soit possible de reconstituer un embryon viable, il faut encore trouver un animal capable de le porter jusqu'à terme. Ainsi, un embryon de mammouth laineux pourrait être porté par une éléphante, les deux espèces ayant un patrimoine génétique quasiment identique. Mais une telle gestation pourrait menacer la vie de la "mère porteuse". Pour survivre, ces animaux reconstitués devraient être placés dans le même type d'environnement qui les a vu prospérer jusqu'à leur extinction. Encore faut-il que les facteurs qui l'ont provoquée ne soient plus présents. Quoi qu'il en soit de ces difficultés, on s'aperçoit qu'il n'est pas tant question de reconstituer des espèces disparues que de créer des animaux hybrides, qui tiendraient autant de leurs ancêtres que des spécimens actuels. C'est notamment le but des récents travaux entrepris par des chercheurs américains sur les mammouths laineux.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Les astrophysiciens continuent leurs recherches en vue de trouver, dans l'univers, d'autres mondes où la vie se serait développée. En plus de ce qu'il est convenu d'appeler les planètes "jumelles" de la Terre, les scientifiques ont trouvé de nouvelles candidates : les planètes "hycéennes". Des planètes qui pourraient accueillir la vie D'après l'équipe de scientifiques britanniques qui s'est intéressée à elles, ces planètes hycéennes auraient certaines caractéristiques. Il s'agirait d'exoplanètes, situées, par conséquent, en dehors de notre système solaire. Elles seraient au moins deux fois plus grandes que la Terre, mais sans dépasser la taille de Neptune. Ces planètes hycéennes seraient également recouvertes d'un vaste océan, qui expliquerait en partie la présence d'une atmosphère riche en hydrogène. La vie pourrait se loger au fond de ces océans, sous forme de micro-organismes ou de plantes. Et ce même si la température peut y dépasser les 200°C. Les scientifiques rappellent que, sur Terre, des organismes survivent dans des milieux encore plus hostiles. Ces planètes seraient plus nombreuses que les "jumelles" de la Terre. Des traces de vie pourraient être repérées par le futur télescope James-Webb, grâce aux émanations de molécules comme l'ozone ou le méthane, témoins de la présence d'organismes vivants. Des scientifiques partagés Les conclusions de cette équipe de chercheurs britanniques ne font pas l'unanimité. Certains scientifiques, plus sceptiques, font d'abord valoir que, pour l'instant, l'existence de ces planètes hycéennes demeure purement théorique. Et pourtant, les chercheurs britanniques prétendent avoir trouvé la première planète de ce type, située à plus de 120 années-lumière de la Terre. Ils l'ont baptisée K2-18b. Mais certains spécialistes émettent des doutes sur les calculs qui ont permis à leurs collègues britanniques de mettre au point, à partir de cette planète, un modèle qui pourrait s'appliquer à toutes les planètes hycéennes. En effet, ils prétendent n'être jamais parvenus à refaire ces calculs. Ils rappellent aussi que la température très élevée régnant sur ces planètes entraînerait l'évaporation d'une partie des eaux des océans, provoquant un puissant effet de serre. L'élévation de la température qui en résulterait finirait par créer un environnement vraiment peu propice à l'apparition de la vie.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
D'étranges lumières apparaissent à l'occasion de certains tremblements de terre. Longtemps, la communauté scientifique n'a pas cru à ces phénomènes, pourtant signalés depuis des siècles. Après de plus amples recherches, elle propose aujourd'hui une explication. De curieuses lumières Ces lumières n'accompagnent pas chaque séisme. Elles seraient même rares. Elles se produisent avant le tremblement de terre, mais aussi pendant et après. Leur aspect semble très divers. On le constate d'après les nombreux témoignages, mais surtout en consultant les photos, prises à partir des années 1960, et vidéos qui sont aujourd'hui disponibles.  Ainsi, il peut s'agir d'une faible lueur, vacillant à quelques centimètres du sol ou d'une boule d'un rouge sombre. Les lumières virent parfois au bleu ou au vert. À chaque fois, elles annoncent ou suivent un tremblement de terre. Le rôle des roches magmatiques Les scientifiques ont voulu en avoir le cœur net. Des chercheurs américains ont ainsi étudié les lueurs apparues à l'occasion de 65 séismes, et ce depuis le XVIIe siècle. Ces recherches les ont amenés à conclure que ces lumières seraient produites, dans la plupart des cas, par des roches magmatiques. Profondément enfouies, elles remontent à la surface du fait de la pression exercée par la plaque océanique, qui se glisse sous la plaque continentale. Or, ces roches étant chargées électriquement, cette électricité, ramenée à la surface, viendrait modifier la structure de l'air, provoquant ainsi l'apparition de lumières. Ce type de phénomènes ne se produirait que lors des séismes nés au sein d'une plaque tectonique, dans un endroit du rift continental. Le rift se présente sous la forme d'un profond fossé, qui se creuse le long d'une fracture de l'écorce terrestre. Il se crée alors des failles presque verticales, qui s'enfoncent profondément dans la croûte terrestre, facilitant ainsi la remontée des roches magmatiques. De même, la puissance du séisme doit être assez grande pour faire peser les contraintes nécessaires sur les roches. Les séismes réunissant toutes ces conditions ne représenteraient qu'environ 5 % des tremblements dev terre. C'est dire que ces lumières de séisme ne s'offrent pas souvent au regard des spectateurs.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Le nombre accru de lancements de satellites et le renouveau des projets spatiaux encombrent l'espace d'une énorme quantité de débris. Les risques de collision et de détérioration du matériel spatial deviennent préoccupants. Il existe cependant des moyens pour contrôler et rendre inoffensifs ces débris spatiaux. Des objets menaçants de toutes tailles Il y aurait plusieurs dizaines de millions de débris dans l'espace, pour un poids total estimé à 8.000 tonnes. Certains sont minuscules, comme un éclat de peinture, par exemple, mais d'autres sont très volumineux. Le plus massif serait l'étage d'un lanceur hors d'usage, qui pèserait 9 tonnes. Si les objets de plus de 10 cm seraient au nombre d'environ 34.000, ceux mesurant d'1 mm à 1 cm dépasseraient le chiffre de 125 millions. Venant en priorité de Russie ou de Chine, ils naviguent en orbite basse, où ils sont le plus dangereux, ou en orbite géostationnaire. Les chocs entre ces objets spatiaux entraînent la formation d'autres débris qui, à leur tour, accroissent les risques de collision. Ces débris peuvent endommager les satellites, ce qui peut entraîner des problèmes de connexion Internet et perturber le fonctionnement des stations météo ou des réseaux de communication. À plusieurs reprises, la station spatiale internationale a dû également éviter ces objets errants. Comment se débarrasser des débris spatiaux ? Les débris spatiaux sont surveillés de très près par des organismes spécifiques, qui peuvent prévenir les autorités compétentes du passage imminent d'un objet à proximité d'un satellite. Il existe également des équipements dédiés au retrait des débris spatiaux dangereux. Il s'agit de sortes de robots, dotés de bas articulés, qui retirent ces objets de leur orbite et en débarrassent l'espace. Toutefois, de telles missions sont très coûteuses. C'est pourquoi d'autres solutions sont préconisées : des techniques de ralentissement de l'objet, notamment par la projection d'un petit nuage de gaz et de particules, devraient permettre d'en dévier la trajectoire. On envisage également l'installation de lasers, placés à une certaine altitude et chargés à la fois de surveiller en permanence les trajets des débris et de détruire en partie les plus dangereux.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
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Comments (8)

Thibault de Changy

le contenu du podcast est erroné

Sep 2nd
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marc Genevey

j'adore! un seul reproche : l'accélération de l'enregistrement est très souvent exagéré, et nuit au plaisir de l'écoute.

Jul 27th
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unknow1991

g5y nth. h

Jul 10th
Reply (1)

Artin akbari

👏🏻

Jan 22nd
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Inès B

C'est peut-être une question bête mais... pourquoi partir du principe que Hercule et la tortue courent à la même vitesse ? C'est peu vraisemblable

Feb 17th
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guipoum

je les ecoutent tous. vous avez 3 podcasts cesr bien ça?

Nov 28th
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Valérie Schneider

Mon rituel du matin, pendant que je me lave ! Très instructif et ludique. J'écoute également Choses à savoir Culture générale et Choses à savoir Santé.

Jul 20th
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