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Choses à Savoir SCIENCES

Author: Choses à Savoir

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Développez facilement votre culture scientifique grâce à un podcast quotidien !

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Le 11 juillet 2021, le SpaceShip Two, le vaisseau spatial du milliardaire Richard Branson, effectue un vol suborbital réussi. C'est du moins ce que l'on croyait. Depuis cette date, en effet, une enquête a été ouverte sur un incident qui se serait produit durant ce vol. En attendant ses conclusions, le vaisseau est cloué au sol. Un incident de vol Ce 11 juillet 2021, Richard Branson avait pris place, en compagnie de trois autres passagers, dans son SpaceShip Two. Le vaisseau avait franchi la frontière de l'espace reconnue par les États-Unis et regagné sa base peu après. Tout semblait s'être passé sans encombres. Aujourd'hui, pourtant, ce vol très médiatisé fait l'objet d'une enquête de la part des autorités américaines de l'aviation. En effet, l'appareil aurait légèrement dévié de la trajectoire prévue. Pour être plus précis, il n'aurait pas opéré une ascension assez verticale. Comme la navette spatiale américaine, ce type d'avion a besoin d'effectuer une montée très raide. Elle lui permet d'accumuler assez de puissance pour pouvoir se poser sans difficulté. Des voyants d'alerte se sont donc allumés dans l'appareil. Leur signification était claire : il fallait interrompre le vol. Pourtant, l'avion a continué sa course. Les explications de Virgin Galactic Au nom de sa société Virgin Galactic, Richard Branson reconnaît que son vaisseau n'a pas atteint l'altitude souhaitée. Mais il affirme que la décision de continuer le vol était justifiée. D'après lui, elle a été prise en toute connaissance de cause par les pilotes d'essai aguerris qui étaient aux commandes de l'avion. Ils auraient choisi une trajectoire qui, en aucun cas, ne mettait en danger la vie de l'équipage et des passagers. La décision prise n'aurait donc pas enfreint les règles de sécurité. Il est vrai qu'un tel incident, s'il était avéré, aurait des conséquences fâcheuses pour la compagnie de Richard Branson. Le milliardaire comptait en effet sur le succès de ce vol inaugural pour faire de Virgin Galactic le leader du tourisme suborbital. En attendant que les enquêteurs aient rendu leurs conclusions, l'avion ne peut plus repartir. Le vol prévu pour septembre a été reporté sine die.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Depuis le début de cette année 2021, de gigantesques incendies ont ravagé des milliers d'hectares aux États-Unis, en Turquie, au Maroc ou encore en Grèce. Au-dessus de ces foyers, apparaissent des phénomènes nuageux spécifiques, qui alimentent encore les feux. Des nuages au-dessus des incendies Quand ils sont puissants, les incendies font naître des nuages appelés, selon leur taille, des "pyrocumulus" ou des "pyrocumulonimbus". Ils appartiennent à la famille des nuages de convection. Ils apparaissent en présence d'une masse d'air chaud au niveau du sol. Plus léger, cet air chaud, donc chargé d'humidité, monte dans l'atmosphère et se refroidit. Comme l'air ne peut contenir qu'une certaine quantité de vapeur d'eau, une partie passe de l'état gazeux à l'état liquide. On appelle cela la condensation. Se forment alors des gouttelettes, qui donnent naissance aux nuages. Les nuages d'incendie naissent donc de cette façon, alimentés par la chaleur intense dégagée par les feux. Ils se maintiennent tant que l'incendie leur envoie de l'air chaud. Toutefois, ils ne se forment que si l'incendie produit une masse d'air assez vaste et humide. Des effets négatifs Comme les autres phénomènes nuageux, les nuages d'incendie sont à l'origine de divers phénomènes climatiques. Ils peuvent donner de la pluie, mais, pour des raisons qui tiennent à la formation même de ces nuages, ces précipitations sont en général peu abondantes. Par ailleurs, la chaleur intense produite par le feu provoque l'évaporation des gouttes de pluie, qui ne touchent donc pas le sol. Il ne faut pas compter sur elles pour éteindre l'incendie. Des grêlons, parfois noircis par la suie, peuvent même se former au sein de ces nuages. De même, ces nuages d'incendie sont chargés d'électricité statique. Ce phénomène serait dû en partie au frottement des multiples poussières en suspension au-dessus du foyer de l'incendie. De ce fait, de tels nuages sont souvent orageux. La foudre qu'ils produisent provoque de nouveaux départs d'incendie. Et la présence de ces zones nuageuses peut aussi se traduire par la formation de vents qui attisent les feux. La formation de ces nuages d'incendie est difficile à prévoir avec certitude.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Quelques recommandations et une opportunité...  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Nos yeux sont agités de saccades oculaires plusieurs fois par seconde. Il s'agit le plus souvent d'un mouvement réflexe, dont nous n'avons pas conscience. Ces mouvements rapides des yeux ont une fonction précise, mais ils nous rendent aveugles deux heures par jour ! Des mouvements réflexes très rapides Ces saccades oculaires sont très fréquentes. En effet, elles se produisent entre 3 et 5 fois par seconde. La plupart sont des mouvements réflexes, mais il existe également des saccades volontaires. En dehors de celles-ci, le sujet n'a donc pas de prise sur la vitesse et la durée d'une saccade oculaire. Ces mouvements sont extrêmement rapides, puisqu'ils peuvent atteindre 900 degrés de rotation par seconde. En principe, leur amplitude varie en fonction de l'activité de la personne. Elle est par exemple plus réduite au moment de la lecture. Enfin, les saccades oculaires se font surtout horizontalement. Des saccades oculaires très utiles Les saccades oculaires nous permettent d'avoir une vision nette de tout ce que nous voyons. Pour comprendre ce processus, il faut savoir que notre œil ne perçoit avec netteté que le centre de la scène. Tout ce qui est autour demeure dans le flou. Mais notre cerveau a mis au point des stratagèmes pour pallier cette apparente déficience de notre vision. En effet, nos yeux se déplacent tout autour du centre de notre champ visuel pour enregistrer les images et les amener vers la partie centrale de l'œil, où elles retrouveront toute leur netteté. Or, ces changements de direction de la vision sont rendus possibles par les saccades oculaires. Elles ont une autre utilité. Elles coupent la vision durant le mouvement des yeux. Si elles ne le faisaient pas, nous verrions des images floues, comme celles qu'enregistre une caméra qui se déplace rapidement. Autrement dit, nous ne voyons plus rien à chaque fois que se produisent ces saccades oculaires. Mais nous ne nous en rendons pas compte, tant la durée de cet aveuglement provisoire est infime. Mises bout à bout, ces fractions de seconde représentent pourtant deux heures chaque jour. Nous sommes donc atteints d'une cécité quotidienne sans même nous en apercevoir.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
De nos jours, le phénomène de phosphorescence reçoit de nombreuses applications : on le retrouve sur les aiguilles des montres, sur des vêtements de travail ou encore dans certains types de peinture. Mais de quoi s'agit-il ? Des électrons excités On parle de phosphorescence quand un matériau absorbe de la lumière, qu'il restitue même après l'arrêt de la source lumineuse qui lui a donné naissance. On a donné ce nom à cette réaction en référence au phosphore blanc. Cette forme du phosphore a en effet la particularité de diffuser de la lumière dans l'obscurité. Mais, dans le cas de la phosphorescence, l'émission de lumière n'est pas due aux mêmes raisons. Elle s'explique par l'application d'une source lumineuse sur un élément phosphorescent. Il s'agit notamment des métaux appartenant à la famille des terres rares. Atteints par cette source lumineuse, les électrons de ces matériaux sont mis en état d'excitation. ce qui veut dire qu'ils sortent de leur état normal en émettant une énergie plus forte. Une émission durable de la lumière Mais comment expliquer la durée de l'émission de lumière une fois que la source lumineuse a été éteinte ? C'est en quoi, d'ailleurs, la phosphorescence diffère de la fluorescence. Dans ce dernier phénomène, en effet, la diffusion de la lumière est très fugace. C'est le contraire pour les objets phosphorescents. Dans leur cas, en effet, les électrons excités ne parviennent pas à passer tout de suite à un stade d'énergie inférieur. Ils en sont empêchés par un phénomène propre à la physique quantique, qu'on appelle le "passage interdit". Il est à noter que la température ou la puissance de la source lumineuse peuvent influer sur la durée du phénomène. De nombreuses applications De nos jours, la phosphorescence trouve de nombreuses applications dans la vie quotidienne. On l'utilise dans le domaine de la signalisation routière, pour concevoir des panneaux visibles la nuit. On s'en sert aussi pour fabriquer des vêtements de travail plus sûrs dans l'obscurité. L'industrie du jouet, la publicité ou encore le prêt-à-porter mettent aussi à profit les particularités de la phosphorescence.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Vers l'an 1000, donc bien avant Christophe Colomb, les Vikings ont foulé le sol de l'Amérique du Nord. Mais, compte tenu des moyens de l'époque, comment ces marins audacieux ont-ils pu se repérer ? Certains ont évoqué l'utilisation d'une "pierre de soleil" pour les aider à trouver leur route. Mais cette hypothèse ne fait pas l'unanimité. Une pierre pour se repérer Comme la boussole n'a été introduite en Europe qu'au tout début du XIVe siècle, les Vikings n'ont pu l'utiliser dans leur navigation. Ils se seraient donc repérés à l'aide d'une "pierre de soleil". Sa surface plus ou moins translucide aurait permis de polariser la lumière du soleil, autrement dit d'en mesurer la direction. Cette pierre aurait en quelque sorte servi de filtre, ne laissant ainsi passer le champ électrique que dans une direction donnée. Les traces de l'utilisation de cette "pierre de soleil" se trouveraient dans diverses sagas. Il s'agit de textes épiques, racontant les aventures des Vikings et rédigés le plus souvent aux XIVe et XVe siècles. Pour certains auteurs, cette "pierre de soleil" serait de la cordiérite, pour d'autres de la calcite ou encore de l'héliolite. Les réserves de certains spécialistes Pour certains spécialistes de la question, l'utilisation d'une "pierre de soleil" comme instrument de navigation ne serait qu'un mythe. En premier lieu, ils considèrent qu'on ne trouve pas de preuves formelles de cette utilisation dans les textes. D'après eux, les passages relatifs à cette pierre, placés le plus souvent dans un contexte allégorique, ne sauraient être interprétés de manière littérale. Ainsi, dans le plus connu de ces textes, le prince viking manipulant la "pierre de soleil", est crédité de pouvoirs surnaturels. Par ailleurs, cette pierre semble davantage décrite comme un objet d'ornement que comme un instrument de navigation. Ces auteurs rappellent également que, même si cette pierre pouvait indiquer la direction du soleil, cette seule donnée, en elle-même, n'aurait pas suffi à guider les navires des Vikings. Il leur aurait fallu déterminer, pour connaître leur position, la latitude et la longitude. Pour ne parler que de la première, l'utilisation de la "pierre de soleil" n'aurait été d'aucune utilité pour la mesurer.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Certains grands immeubles sont habillés de métal et de verre. Le nettoyage de ces vastes surfaces vitrées coûte cher. Et c'est aussi un exercice périlleux pour les techniciens chargés de la besogne. Mais certaines sociétés ont trouvé la parade. Elles font poser sur leurs buildings des vitres recouvertes de dioxyde de titane, qui ont la particularité d'être autonettoyantes. Les vertus du dioxyde de titane Également utilisé comme additif alimentaire, le dioxyde de titane est composé de titane et d'oxygène. Ce composé est à l'origine d'un phénomène appelé photocatalyse. Sous l'influence des rayons du soleil, le dioxyde de titane es en effet capable d'activer la dégradation des particules organiques, autrement dit des taches et autres salissures. Des scientifiques ont donc eu l'idée de recouvrir les vitres d'une couche très mince de dioxyde de titane. Le dépôt se fait par pulvérisation, alors que le verre est encore malléable. L'opération est réalisée à une température de plusieurs centaines de degrés. Le dioxyde de titane présente une seconde particularité : son caractère hydrophile. Autrement dit, il a une certaine affinité pour l'eau. Ce qui signifie que, sur une vitre recouverte de dioxyde de titane, l'eau de pluie se fixe aisément. Adhérant parfaitement au verre, elle parcourt la surface vitrée, entraînant avec elle les salissures. Ces deux caractères du dioxyde de titane permettent ainsi aux vitres qui en sont recouvertes de se nettoyer en partie toutes seules. Les limites du procédé Il y a peut-être quelque excès de langage à qualifier d'"autonettoyantes" les vitres revêtues de dioxyde de titane. Comme elles accélèrent la dissolution des composés organiques, elles sont certes plus propres que les autres vitrages. Au bout d'un certain temps, cependant, l'intervention de l'homme est nécessaire pour laver ces vitres. Elles ne sont donc autonettoyantes que durant une certaine période. Par ailleurs, le phénomène de photocatalyse a besoin de la lumière solaire pour fonctionner. Il ne peut donc s'appliquer aux vitres intérieures. Du moins pour l'instant. Les chercheurs cherchent en effet à stimuler le dioxyde de titane par un autre moyen ou bien à le remplacer par un autre matériau.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Nous pouvons tous être sujets à des biais cognitifs, c'est-à-dire au traitement incorrect de telle ou telle information. L'erreur du parieur et l'illusion des séries font partie de ces biais. Ils s'expliquent en partie par une certaine conception du monde, dans laquelle les faits ou les événements seraient reliés les uns aux autres. L'erreur du parieur Au cours d'un tirage aléatoire, le même résultat est obtenu un grand nombre de fois. De nombreuses personnes sont convaincues qu'au cours du tirage suivant, le résultat inverse apparaîtra. Si, par exemple, un joueur obtient très souvent "pile" en lançant sa pièce, il croira volontiers que, durant les séries suivantes, c'est "face" qui sortira. L'erreur du parieur illustre bien cette "illusion des séries" dont nous sommes parfois victimes. Elle nous incite à penser que telle suite de catastrophes naturelles ne peut être fortuite. Ce type de biais cognitifs influence aussi les habitués des casinos. Sûrs que le même chiffre ne peut sortir deux fois de suite à la roulette, ils essaient toujours une autre combinaison. De nombreux joueurs pensent aussi qu'une série aléatoire a bien plus de chance de gagner qu'une suite de chiffres comme 1-2-3-4... De même, les joueurs de basket et leurs supporters sont souvent persuadés qu'ils sont capables, à un certain moment, de réussir une série de tirs, avant d'en manquer une autre un peu plus tard. Une certaine conception du monde De tels biais cognitifs s'expliquent par une certaine disposition d'esprit. En effet, de nombreuses personnes tendent à penser que les événements sont reliés entre eux et que leur déroulement obéit à une certaine logique. Ainsi, les événements ne seraient pas indépendants les uns des autres. Pour reprendre l'exemple du tirage à pile ou face, chaque lancer ou chaque série de lancers influenceraient les suivants. Derrière de telles convictions, se cachent des croyances et une certaine vision du monde. Celui-ci ne serait pas régi par un hasard aveugle, mais par ce que les uns nommeront "destin" et les autres "providence". Ainsi, ils ne voient pas, dans un enchaînement de cataclysmes naturels, de simples coïncidences, mais la manifestation d'une force mystérieuse.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Tous les médicaments ne semblent pas agir de la même façon chez les hommes que chez les femmes. Mais une telle donnée est peu prise en compte, du fait d'une participation essentiellement masculine aux essais cliniques précédant la mise sur le marché des médicaments. Femmes et hommes : l'inégalité devant les médicaments Le fonctionnement de l'organisme humain dépend en partie du sexe. De fait, hommes et femmes n'ont pas les mêmes réactions face aux médicaments. Ainsi, l'aspirine, qui est l'un des médicaments les plus courants, protège mieux les hommes contre un risque d'infarctus. En revanche, c'est chez les femmes qu'elle se révèle le plus efficace pour prévenir un risque d'AVC. Par ailleurs, il semble que les femmes possèdent des défenses immunitaires plus réactives. C'est pourquoi une demi dose de vaccin suffit à les protéger, alors que les hommes ont besoin d'une dose entière. De même, l'action des somnifères est plus efficace et plus durable chez les femmes. En revanche, elles seraient plus sensibles aux effets secondaires provoqués par les médicaments. Des traitements peu adaptés aux femmes Si cette différence de réaction à la prise de médicaments est reconnue, elle n'est pas pour autant prise en compte. En effet, dans la plupart des cas, les médicaments sont conçus pour les hommes. Cette situation est due au choix des volontaires soumis aux essais cliniques qui doivent vérifier l'efficacité et l'innocuité de chaque médicament. En effet, les hommes y sont largement surreprésentés. De fait, de nombreux scientifiques considèrent qu'une grossesse ou la prise de certains contraceptifs sont susceptibles de fausser les résultats. Une forme de misogynie inconsciente peut aussi expliquer cette exclusion des femmes. Le résultat, c'est que de nombreux médicaments ne sont pas adaptés à leur métabolisme. Certains traitements, beaucoup plus efficaces chez les femmes, ont même été abandonnés, pour des raisons financières. C'est le cas d'un vaccin contre l'herpès, dont la différence d'efficacité est apparue malgré la sous-représentation des femmes dans les essais cliniques. Cette situation a fini par faire réagir certains milieux médicaux. Ainsi, les autorités sanitaires américaines refuseront à l'avenir de financer des essais ne prévoyant pas des résultats distincts en fonction du sexe.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Les requins sont une espèce très ancienne, dont la résistance semble à toute épreuve. Et pourtant elle a failli s'éteindre voilà environ 19 millions d'années. Pour l'instant, les scientifiques ignorent les raisons qui ont failli provoquer la disparition de ces grands poissons. Des recherches dans les fonds marins Les requins existent depuis à peu près 420 millions d'années. Il étaient donc là bien avant les reptiles, les insectes ou même les arbres. L'exceptionnelle longévité de cette espèce signifie-t-elle pour autant que son existence n'a jamais été menacée? Une scientifique américaine a voulu s'en assurer. Pour cela, elle a recueilli, dans les fonds marins, de minuscules fossiles, composés notamment de petits morceaux d'écailles et de dents de requins ou d'autres poissons. Il est à noter que ces échantillons ont été prélevés dans les parties nord et Sud de l'océan Pacifique. Un mystérieux événement destructeur L'examen de ces prélèvements a révélé un résultat inattendu : à un moment donné, la population de requins s'est réduite à un tel point que l'espèce a failli disparaître. Cette diminution drastique se serait produite voilà environ 19 millions d'années, c'est-à-dire à l'époque du Miocène. En étudiant ses échantillons, la chercheuse s'est aperçue qu'avant l'événement qui a failli provoquer l'extinction de ces poissons, un fossile sur 5 appartenait à un requin. Environ 100.000 ans après cet événement, elle n'en a trouvé qu'un sur 100 appartenant à cette espèce. Les conclusions de l'étude qu'elle a rédigée au terme de ses recherches sont sans appel : les populations de requins auraient diminué de 90 %. Et l'espèce se serait appauvrie. L'auteur de l'étude constate en effet une perte de diversité morphologique de l'ordre de 70 %. Mais quel est donc l'événement destructeur qui fut près de mettre un terme à l'existence des requins? Pour l'heure, les scientifiques l'ignorent. D'après eux, il ne s'agirait pas d'une catastrophe climatique, que rien ne laisse présager, ni sur Terre ni dans les fonds marins. Cette quasi disparition des requins demeure donc une énigme. En tous cas, seuls les spécimens les plus résistants ont survécu à une catastrophe dont il semble que l'espèce ne se soit jamais vraiment remise.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Un cinquième océan vient s'ajouter aux quatre que nous connaissons déjà. Il s'agit de l'océan Austral, qui doit cette reconnaissance à un certain nombre de particularités. Elle devrait permettre de mieux protéger les écosystèmes très fragiles qu'abrite le nouvel océan. Un océan à part entière L'océan Austral a été reconnu comme tel le 8 juin 2021. À vrai dire, il faisait déjà l'objet d'une reconnaissance par une organisation des Nations Unies, mais, faute d'accord international, il aura fallu attendre cette année pour assister à sa naissance officielle. Le nouvel océan entoure, jusqu'au 60e parallèle Sud, le continent Antarctique. Cette particularité n'est pas la seule à en faire une zone marine bien délimitée. Au-dessus de cet océan, en effet, l'air est plus froid que dans les régions voisines et la teinte des glaciers qui s'y forment tire davantage sur le bleu. Ses eaux froides sont aussi un peu plus salées que celles qui coulent plus au nord. Par ailleurs, l'océan Austral est nettement circonscrit par un courant marin, appelé courant circumpolaire antarctique. Il est à noter que cet océan de 20 millions de kilomètres carrés absorbe un tiers du carbone atmosphérique et transporte davantage d'eau que les autres océans. Une reconnaissance difficile mais indispensable Malgré ses caractères spécifiques, la reconnaissance de l'océan Austral n'était pas acquise d'avance. En effet, tous les scientifiques ne le distinguent pas des eaux qui l'entourent. Pour certains d'entre eux, en effet, ce prétendu océan Austral n'est que l'extrémité méridionale, la plus froide, des trois océans (Atlantique, Pacifique et Indien) dont il est le prolongement. De fait, l'océan Austral est le seul à ne pas être encadré par des continents. Difficile à obtenir, cette reconnaissance est considérée par de nombreux scientifiques comme un moyen de sensibiliser l'opinion mondiale à la fragilité des écosystèmes qu'abrite le nouvel océan. De nombreuses espèces marines, très fragiles, sont menacées à terme, notamment par les conséquences d'un réchauffement climatique qui se fait peut-être plus sentir qu'ailleurs. La reconnaissance officielle de cet océan peut donc marquer la première étape d'un mécanisme de protection internationale, visant à préserver un environnement vulnérable.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Sur le marché depuis déjà longtemps, certains jeux vidéo connaissent un succès qui ne se dément toujours pas. C'est le cas de Tetris, un jeu mis au point par un ingénieur soviétique. Il a même donné son nom à un effet qui finit par modifier nos pensées et jusqu'à nos rêves. Un jeu addictif Inventé par un scientifique russe, et agrémenté d'un air entraînant, le jeu vidéo Tetris doit sans doute son succès à la simplicité de son maniement. En effet, le but du jeu consiste à manœuvrer de petits blocs carrés. Le joueur doit les disposer les uns par rapport aux autres, de telle sorte qu'aucun vide ne soit plus laissé entre eux. Ce jeu à l'objectif très simple semble provoquer chez certains une véritable addiction puisqu'ils y consacrent de très nombreuses heures. Au point que sa pratique intensive semble, à la longue, modifier leurs perceptions et leur manière de penser. C'est ainsi qu'ils se surprennent, dans un magasin, à en réarranger mentalement les rayons, de manière à donner plus de régularité à l'ensemble. Leur sommeil en est même perturbé. Avant de s'endormir, ils peuvent voir des figures géométriques, inspirées par le jeu, défiler derrière leurs paupières fermées. Un effet souvent ressenti Si ce jeu a un tel impact sur nos perceptions, c'est que, pratiqué de manière intensive, il semble capable d'améliorer certaines capacités cognitives. Mais cet effet n'est pas seulement provoqué par le jeu qui lui a donné son nom. Ainsi, la manipulation très rapide d'un rubik's cube, le casse-tête coloré bien connu, pourrait influencer notre rapport à la logique. De même, jouer à certains jeux de société ou faire des puzzles pourrait déclencher la visualisation de certains motifs. Des scientifiques ont également rapporté que la pratique assidue des mathématiques finissait par peupler leur sommeil de figures et de chiffres issus de leurs travaux. Il arrive que le passager d'un bateau ressente une impression qui s'apparente à l'effet Tetris. Ainsi, quand il descend de l'embarcation, il a l'impression que le roulis est toujours présent. Il lui semble donc voir les choses bouger tout autour de lui.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Le processus de domestication aurait conduit à une diminution du volume du cerveau des vaches. Le même phénomène est d'ailleurs observé chez d'autres animaux domestiques. Il semble également qu'avec l'âge le cerveau humain tende lui aussi à rétrécir. Un cerveau moins volumineux Pour savoir comment le volume cérébral des vaches domestiques avait évolué, des chercheurs suisses ont d'abord examiné la boîte crânienne de plusieurs spécimens d'aurochs, les ancêtres de la vache actuelle. Ils ont ensuite mesuré le cerveau de plus de 300 vaches et taureaux domestiques, issus de plus de 70 espèces différentes. En comparant les cerveaux des aurochs avec ceux des animaux domestiques, ils se sont alors aperçus que ces derniers avaient perdu en moyenne 25 % de leur volume cérébral. Ce sont les bovins en contact quotidien avec l'homme qui ont vu leur cerveau diminuer le plus. D'autres animaux, comme les taureaux de combat par exemple, ont conservé une plus grande capacité crânienne. Ces animaux ayant été sélectionnés, au fil du temps, pour leur docilité, les régions cérébrales impliquées dans l'agressivité et la peur se sont peu à peu atrophiées. Ce phénomène se remarque chez d'autres animaux domestiques, comme le cochon ou le chien. Le cerveau humain diminue avec l'âge Contrairement à celui des animaux domestiques, le volume du cerveau humain n'a cessé d'augmenter, bien que celui d'Homo sapiens, l'homme actuel, soit un peu moins gros que celui de l'homme de Néandertal. Si le volume du cerveau augmente au cours de l'évolution de l'espèce humaine, cette capacité cérébrale a tendance à rétrécir durant une vie humaine. En effet, le cerveau humain rétrécit avec l'âge. C'est en comparant les cerveaux d'hommes âgés de 22 à 88 ans avec ceux de chimpanzés jeunes et plus vieux que les chercheurs s'en sont aperçus. Il semblerait que l'ensemble des régions cérébrales soit concerné par ce rétrécissement. En revanche, le cerveau des chimpanzés vieillissants ne diminue pas de manière notable. Cette évolution serait due à la plus grande longévité des humains. Il est cependant à noter que cette perte de poids est compensée par l'étonnante plasticité du cerveau humain.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Les missiles balistiques font partie de l'arsenal militaire de certaines nations. Propulsés par des moteurs, ces engins suivent une trajectoire spécifique avant d'atteindre leur cible.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
En principe, un matériau se présente sous un aspect solide, liquide ou gazeux. Chacun de ces états s'explique par l'agencement des atomes et les liaisons entre eux. Or, le verre, qui n'entre dans aucune de ces catégories, est considéré comme une matière amorphe.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Depuis l'Antiquité, l'idée de la vitesse infinie de la lumière dominait chez les savants. Il fallut attendre la fin du XVIIe siècle pour qu'un astronome danois, Ole Christensen Römer, démontre que la vitesse à laquelle se déplaçait la lumière était finie.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Dans un récent rapport officiel consacré aux objets volants non identifiés, les autorités américaines indiquent que l'existence d'éventuels extraterrestres n'est attestée par aucune preuve. Ils n'apportent cependant aucune explication aux étranges phénomènes observés par les pilotes.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
On doit à Lewis Fry Richardson (1881-1953), météorologiste et mathématicien britannique, des travaux pionniers en matière de prévision du temps. Dans le cadre de ses recherches sur les guerres, il s'intéressa aussi à la manière de mesurer la frontière d'un pays.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
C'est la rentrée !

C'est la rentrée !

2021-08-2900:30

Je suis très heureux de vous retrouver !  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
Pourquoi y a-t-il de la rouille sur la Lune ?  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
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Comments (8)

Thibault de Changy

le contenu du podcast est erroné

Sep 2nd
Reply

marc Genevey

j'adore! un seul reproche : l'accélération de l'enregistrement est très souvent exagéré, et nuit au plaisir de l'écoute.

Jul 27th
Reply

unknow1991

g5y nth. h

Jul 10th
Reply (1)

Artin akbari

👏🏻

Jan 22nd
Reply

Inès B

C'est peut-être une question bête mais... pourquoi partir du principe que Hercule et la tortue courent à la même vitesse ? C'est peu vraisemblable

Feb 17th
Reply

guipoum

je les ecoutent tous. vous avez 3 podcasts cesr bien ça?

Nov 28th
Reply

Valérie Schneider

Mon rituel du matin, pendant que je me lave ! Très instructif et ludique. J'écoute également Choses à savoir Culture générale et Choses à savoir Santé.

Jul 20th
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