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Editions Karthala

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Author: Collectif

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Description

Chaine des podcasts des rencontres organisées à la librairie de Karthala.

Karthala est une maison d'édition fondée en 1980 par M. Robert Ageneau. Elle est reconnue pour disposer d'un des meilleurs catalogues sur l'Afrique bien qu'elle publie sur toutes les aires géographiques. Sa ligne éditoriale repose en fait sur quatre piliers : les sciences humaines et sociales, l'apprentissage des langues africaines, la tradition orale et le fait religieux. Son nom est une référence à un volcan dans l'océan indien, qui est toujours en activité, symbole d'un bouillonnement intellectuel.
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Rencontre enregistrée le jeudi 28 mars à la librairie KarthalaLes recherches sur les migrations offrent désormais un panorama détaillé de la diversité des expériences de déplacement. Les flux des pays du Nord vers ceux du Sud occupent toutefois une place relativement négligeable dans ce tableau d’ensemble. Ils peinent à constituer un objet de recherche unifié alors même qu’ils prennent de plus en plus d’ampleur.S’appuyant sur des travaux empiriques, l'ouvrage intitulé "Les migrations des Nords vers les Suds", qui sera présenté lors de cette rencontre invite le lecteur à observer sans a priori des modes de vie et des modes d’engagement trop souvent réduits à l’expatriation, au privilège, au tourisme ou encore au retour. Son parti pris est de faire des figures, des pratiques et des modes d’installation des individus qui empruntent le chemin des Nords vers les Suds un objet de recherche légitime au sein de la socio-anthropologie des migrations.S’intéressant aussi bien aux projets individuels qu’aux logiques structurelles qui les accompagnent, et parfois les contraignent, ce livre ouvre un chantier de recherche ambitieux et jusqu’à présent inédit. Les auteurs réunis ici explorent un ensemble de trajectoires et de phénomènes sociaux dont les dynamiques multiples participent à redéfinir les relations entre sociétés nationales. Ils nous invitent ainsi plus largement à interroger nos représentations du Nord et du Sud.Ont contribué à cet ouvrage : Ève Bantman-Masum, Clio Chaveneau, Anna Chruscinska, Chantal Crenn, Giulia Fabbiano, Farhad Khosrokhavar, Brenda Le Bigot, Amélie Le Renard, Frédérique Louveau, Jean-Baptiste Meyer, Pamela Millet-Mouity, Aziz Nafa, Michel Peraldi, Patrick Perez, Alexandra Poli, Liza Terrazzoni, Simeng Wang.Une rencontre animée par Danièle Joly, sociologue et professeure émérite de l'université de Warwick (UK).Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3274-les-migrations-des-nords-vers-les-suds-9782811119522.html
Rencontre enregistrée le 21 mars 2019 à la librairie de Karthala.Dans l’après-guerre froide, de nombreux observateurs s’inquiétaient de la multiplication de « nouveaux » conflits armés, et promettaient des États « faibles » ou en « faillite ». À rebours de ces approches, les auteurs de l'ouvrage "L'Etat malgré tout" analysent des situations dans lesquelles la violence est une forme d’action politique routinière. Les principaux protagonistes sont de multiple nature. On observe des groupes armés qui, loin de se placer simplement dans l’opposition ou la défense d’un ordre établi, naviguent dans un espace de dissidence relative. Des organisations qui exigent leur intégration à l’État, et visent à en être reconnues comme des intermédiaires, des partisans, voire des branches légitimes. Enfin, des acteurs appartenant directement à des institutions publiques. Ceux-ci cherchent à incarner l’État dès lors qu’ils tentent de se placer dans un hors-champ du conflit. Ainsi, la violence ne représente pas une remise en cause du jeu politique, mais bien une opportunité pour des acteurs de s’y intégrer, de s’y positionner, ou de s’y maintenir, et d’en tirer une forme de reconnaissance.Autrement dit, la fragmentation de l’autorité sur un territoire ne conduit pas nécessairement à l’accroissement de son autonomie par rapport au centre. Au contraire, ces contextes peuvent réaffirmer l’État en tant qu’arène politique de référence, et pousser les acteurs à poursuivre un objectif central : rester dans le jeu, plutôt que de le renverser.Jacobo Grajales est maître de conférences en science politique à l’Université de Lille et chercheur au CERAPS. Il a notamment publié Gouverner dans la violence, le paramilitarisme en Colombie (Karthala, 2016).Romain Le Cour Grandmaison est doctorant en science politique à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne (CESSP - TEPSIS). Ses recherches portent sur la violence, les organisations criminelles et l’État au Mexique.Ont également contribué à cet ouvrage : Valeria Alfieri, Robin Beaumont, Mehdi Belaid, Pierre France, Koffi Noël Kouassi, Camille Popineau, Arthur Quesnay.Modératrice : Alice Judell de NoriaBibliographie : http://www.karthala.com/recherches-internationales/3276-l-etat-malgre-tout-produire-l-autorite-dans-la-violence-9782811125806.html
Rencontre enregistrée le 06 avril 2019 à la librairie de Karthala.L'Algérie, le soulèvement d'un peuple. Quels transitions possibles ?Près d'un mois après le début de la contestation des Algériens contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à l'élection présidentielle et après l'annonce de son retrait et du report des élections, la mobilisation ne faiblit pas. Cette rencontre a pour objectif d'informer le public connaisseur ou non sur la situation en Algérie et sur les perspectives possibles et envisageables. Une rencontre qui se veut ouverte pour proposer des pistes de réflexion avec l'aide des chercheurs de terrain. Comment comprendre ce régime qui a tenté de reconduire Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat, en présentant un infirme comme le sauveur de la nation ?Pourquoi le mouvement populaire algérien n'a-t-il pas de leader ou de parti politique dominant ? D'où vient la présente mobilisation ? S'agit-il d'un réveil de la société algérienne ou de la jeunesse ? Comment expliquer l'insistance des manifestants à démontrer leur patriotisme, leur civisme et leur patriotisme ? Quelles sont les personnalités possibles et capables de diriger l'Algérie dans le futur ?La rencontre se poursuivra de manière informelle autour d'un verre.Elle est enregistrée pour être diffusée sur notre chaîne de podcasts.https://castbox.fm/channel/Editions-Karthala-id1402425?country=frEntrée libre dans la limite des places disponibles. Réservations conseillées : https://www.weezevent.com/les-gouters-karthala-9-l-algerie-le-soulevement-d-un-peupleIntervenants :- Emmanuel Alcaraz, historien, auteur Les lieux de mémoire de la guerre d'indépendance algérienne (Karthala) sur l'instrumentalisation de la mémoire algérienne par le pouvoir en place. Professeur d'histoire, il est contributeur régulier du Quotidien d'Oran.http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3182-les-lieux-de-la-memoire-de-la-guerre-d-independance-algerienne-9782811119034.html- Salim Chena , politiste, auteur Les traversées migratoires dans l'Algérie contemporaine (Karthala).http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3067-les-traversees-migratoires-dans-l-algerie-contemporaine-africains-subsahariens-et-algeriens-vers-l-exil.htmlModératrice : Sabrina Kassa de Mediapart auteure de :https://www.lalibrairie.com/livres/magic-bab-el-oued_0-5521129_9782490155095.html?ctx=5f9391cc8b1b3ffa8f019d8cf9a7c07a
Rencontre enregistrée le 09 février 2019 à la librairie de Karthala.Les mobilisations de minorités sont volontiers évoquées dans le débat public sous l’angle de la « dérive identitaire » et du « communautarisme » qui menaceraient le modèle français de citoyenneté. Cependant, rares sont les études qui s’intéressent en profondeur à leurs acteurs, à leurs dynamiques, à leur histoire. Dans cet ouvrage, Audrey Célestine s’attache à saisir au concret la fabrique de l’identité culturelle et politique de deux groupes sociaux : les Antillais en France et les Portoricains aux États-Unis. La dimension comparative de cette enquête revisite largement l’opposition traditionnelle entre un modèle français « universaliste » et un modèle américain « communautariste ».En mettant en regard de façon inédite deux trajectoires postcoloniales, ce livre montre que les processus de fabrication identitaire sont étroitement liés à la gestion par les autorités publiques des minorités ethniques et s’ancrent dans des mobilisations collectives ajustées au contexte d’accueil. En proposant une sociologie comparée des « identity politics », Audrey Célestine rappelle l’histoire longue et les logiques de transformation successive de ces identités ethniques jusqu’à aujourd’hui.Audrey Célestine est politiste, enseignante-chercheuse à l’Université de Lille (laboratoire CERAPS) et membre junior de l’Institut Universitaire de France. Elle travaille depuis plusieurs années sur l’État en Outre-mer et les questions raciales en France et aux États-Unis. Elle est également l’auteure de l’ouvrage Une famille française paru aux Éditions Textuel en mai 2018.Le photographe David Damoison est né en 1963. Il travaille principalement sur les Caraïbes et l’Afrique. Le travail photographique inclus dans cet ouvrage est issu d’un projet portant sur les populations des Antilles présentes en France hexagonale et interroge les identités créoles.Bibliographie : http://www.karthala.com/questions-transnationales/3247-la-fabrique-des-identites-l-encadrement-politique-des-minorites-caribeennes-a-paris-et-new-york-9782811125226.html
Rencontre enregistrée le 25 janvier 2019 à la librairie de Karthala. A l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de 2011 en Egypte, les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Baudouin Long, auteur de "'L’Égypte de Moubarak à Sissi", ainsi que Samuel Forey, journaliste, ancien correspondant au Caire et prix Albert Londres 2017.Le soulèvement révolutionnaire de 2011 n’a pas abouti aux changements espérés par ses protagonistes. Toutefois, il a provoqué une rupture fondamentale et a constitué un moment clef de l’histoire contemporaine de l’Égypte.La transition qui s’est ouverte après la révolution du 25 janvier s’est en effet rapidement muée en lutte de pouvoir entre différents acteurs : révolutionnaires, militaires, Frères musulmans, libéraux, salafistes, juges, policiers, coptes… De janvier 2011 à juillet 2013, l’Égypte a vécu une période d’effervescence politique marquée par des débats intenses et d’âpres rivalités pour la redéfinition des modalités d’exercice du pouvoir.Cette période se caractérise par des problématiques spécifiques de politique intérieure et extérieure, nées ou réapparues à la faveur de la révolution, qui sont autant d’enjeux pour les acteurs prétendant exercer leur influence sur la construction d’une Égypte nouvelle.Cet ouvrage propose une analyse des luttes et dynamiques inhérentes à la révolution et à la transition, en étudiant le rôle des divers acteurs politiques, les enjeux qui ont régi leurs interactions et il montre in fine comment et pourquoi le processus révolutionnaire, après avoir permis l’accession au pouvoir des Frères musulmans, a abouti à une reconfiguration autoritaire en Égypte.En analysant la transition enclenchée par la révolution et les recompositions qu’elle a produites, ce livre apporte un éclairage indispensable à la compréhension des grands problèmes politiques, économiques et sociaux de l’Égypte d’aujourd’hui et de demain.Baudouin Long est chercheur associé au CEDEJ - Centre d’Études et de Documentation Économiques, Juridiques et Sociales, Le Caire, Égypte (MEAE/CNRS - USR 3123). Il a vécu près de quatre ans en Égypte où il a été journaliste freelance puis chargé de mission à l’ambassade de France au Caire.Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3266-l-egypte-de-moubarak-a-sissi-luttes-de-pouvoir-et-recompositions-politiques-9782811125608.html
Rencontre enregistrée le 13 décembre 2018 à la librairie de Karthala. A l'occasion de la parution de son ouvrage intitulé "Gouverner la mer en Algérie. Politique en eaux troubles", les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Tarik Dahou à une rencontre publique.Modérateur : Noureddine AmaraLa politique maritime en Algérie s'inscrit dans un faisceau de normes internationales, nationales et locales. Leur confrontation résulte des logiques de pouvoir qui déterminent l'accès aux espaces et aux ressources marines. En analysant l'évolution de ces droits d'accès sur le littoral du Parc national d'El Kala (Wilaya d'El Tarf), cet ouvrage restitue les hiérarchies sociales et politiques.L'examen de la contrebande du corail et de la pêche révèle diverses historicités qui façonnent les politiques de conservation marine. Il éclaire la manière dont les acteurs maritimes et les corps de l'État s'approprient les normes libérales et environnementales et font évoluer les frontières entre gouvernement terrestre et maritime, entre public et privé, et enfin entre légal et illégal. L'analyse multiscalaire rend compte d'un gouvernement de la mer, qui évolue au gré des flux de ressources et de pouvoir, mais aussi des transactions quotidiennes entre État et société.Cette démarche dévoile à quel point l'exercice du pouvoir politique en Algérie est tributaire de réseaux instables, transversaux aux normes, aux institutions, et aux espaces, qui atténuent sa cohérence. Malgré le caractère prétorien et l'assise pétrolière du régime, l'inscription de son autorité jusque dans les sphères micro-sociales perturbe sa légitimité.Tarik Dahou est anthropologue à l'Institut de Recherche pour le Développement (UMR 208 Patrimoines locaux IRD–MNHN), et spécialisé dans le domaine des écologies politiques. Sa recherche porte sur une anthropologie politique du gouvernement de la meren Afrique. Il est habilité à diriger les recherches (Université Paris Descartes) et membre du comité de rédaction de Politique africaine.Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3261-gouverner-la-mer-en-algerie-politique-en-eaux-troubles.html
Rencontre enregistrée le 08 décembre 2018 à la librairie de Karthala. Suite à la disparition de Fabien Eboussi Boulaga, le 13 octobre 2018, Kasereka Kavwahirehi et Yala Nadia Kisukidi, deux représentants d'une nouvelle génération de philosophes discuteront de l'apport du philosophe camerounais dans leurs travaux et dans la philosophie africaine.Le philosophe congolais Kasereka Kavwahirehi, connaisseur de l'oeuvre de Fabien Eboussi Boulaga, est auteur d'un livre pour une meilleure prise en compte de la réalité sociale dans la philosophie africaine "Y'en a marre ! Philosophie et espoir social en Afrique" (Editions Karthala).Yala Kisukidi est maîtresse de conférences, agrégée et Docteure en philosophie à l'Université de Paris 8, auteure de "Bergson ou l'humanité créatrice" (CNRS Editions).La rencontre aura lieu en présence de Robert Ageneau, fondateur de la maison d'édition Karthala en 1981 et éditeur de Fabien Eboussi Boulaga.Modératrice : Stéphanie Hartmann d'Africa n°1.Bibliographie :http://www.presenceafricaine.com/philosophie-afrique-philosophe-africain/650-la-crise-du-muntu-2708706543.htmlhttp://www.karthala.com/hommes-et-societes-anthropologie/2467-l-affaire-de-la-philosophie-africaine-au-dela-des-querelles-9782811105228.htmlhttp://www.cnrseditions.fr/philosophie/6784-bergson-ou-l-humanite-creatrice-nadia-yala-kisukidi.htmlhttp://www.karthala.com/hommes-et-societes/3226-y-en-a-marre-philosophie-et-espoir-social-en-afrique.html
Rencontre enregistrée le 30 novembre 2018 à la librairie de Karthala. Les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Charlotte Thomas, autrice de "Pogroms et ghetto. Les musulmans dans l'Inde contemporaine" pour une discussion avec Ingrid Therwath, journaliste pour Courrier international.La rencontre sera animée par Alice Judell, membre de NoriaEn 2002 se sont déroulées dans l'État du Gujarat les plus graves attaques contre des musulmans qu'a connues la République indienne depuis 1947. 2 000 d'entre eux ont péri au cours des violences qui ont duré près de six mois tandis que 150 000 autres ont été contraints de fuir définitivement leur logement, attaqués par des nationalistes hindous agissant avec la complicité des autorités locales.Charlotte Thomas propose la première exploration du ghetto musulman de Juhapura, qui s'est formé à la suite de ces pogroms. Elle analyse les stratégies de domination mises en oeuvre par les pouvoirs publics à l'encontre de cette minorité. Elle révèle la discrimination, la ségrégation économique et spatiale, le manque d'accès aux services publics de base que subissent les musulmans de Juhapura. Mais l'auteur dévoile aussi les tactiques de résistance qui répondent à ces stratégies de domination, ainsi que le développement socio-économique à l'oeuvre au sein du ghetto grâce aux initiatives de self-help élaborées par les résidents.Explorer le ghetto de Juhapura et la vie quotidienne de ses habitants, c'est découvrir « de l'intérieur » et en actes le projet politique nationaliste hindou porté par l'actuel Premier ministre, Narendra Modi, dont la responsabilité dans les pogroms de 2002 est directement mise en cause.Charlotte Thomas est docteure en science politique. Elle est actuellement en postdoc au CERI Sciences Po et dirige le programme Asie du Sud (SAProg) du collectif de chercheurs Noria.Préface de Howard SpodekBibliographie :http://www.karthala.com/terres-et-gens-dislam/3259-pogroms-et-guetto-les-musulmans-dans-l-inde-contemporaine-9782811125240.html
Rencontre enregistrée le 10 novembre 2018 à la librairie de Karthala.A l'occasion du centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918, les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Jean-Pierre Hammer, qui publie les dessins de Marcel Santi, peintre des tranchées pendant la première guerre mondiale. Ce recueil de dessins accompagnés d'une biographie et d'un appareil critique est intitulé CARNETS de BALLES. DESSINS & ÉCRITS DES TRANCHÉES Suivis du CARNET DE VOYAGE en temps de Paix.Grand artiste et rare dessinateur témoin des tranchées de la Guerre de 14, Marcel Santi a gardé vivant le souvenir de ses camarades morts à la guerre. Modeste et discret, il a été l'âme du Mémorial de Verdun. On ne trouve chez lui ni haine ni esprit de revanche, mais toujours une proximité humaine par-delà les frontières. Ses dessins et écrits sont cependant restés ignorés jusqu'à nos jours.Nommé Peintre aux armées dès 1919, Marcel Santi n'a appartenu à aucune chapelle artistique. C'est la première fois qu'est présenté ici son immense talent de dessinateur et d'écrivain de la Première Guerre mondiale.Patriote et pacifiste, Marcel Santi peut encore beaucoup nous apprendre. Ses œuvres des tranchées témoignent d'un modèle d'humanité solidaire et livrée - des deux côtés du Front - à un conflit effroyable se présentant sous le masque d'un pseudo patriotisme.Marcel Santi nous livre bien davantage qu'un simple témoignage. Son œuvre appartient à notre patrimoine humaniste et constitue un réquisitoire plus actuel que jamais contre des guerres recourant à des techniques terrifiantes et dont les populations civiles sont les premières victimes.La paix une fois revenue, Marcel Santi va œuvrer pour le Mémorial de Verdun et pour des publicistes. Avec son Carnet de voyage (1964-1968), il nous emmène de son domicile de Paris jusqu'à Mougins en passant par Gentilly, Saint-Cloud, Grenoble, Cannes et Les Îles de Lérins.En contrepoint des destructions de la guerre, il nous fait découvrir dans ce Carnet, des paysages apaisants ainsi que des créations architecturales d'où se dégage une profonde harmonie. On aime se retrouver en ces lieux où le crayon magique de Marcel Santi nous insuffle un vrai bonheur de vivre.Jean-Pierre HammerJean-Pierre Hammer est né à Paris le 12 juin 1927. Germaniste, peintre, musicien et écrivain, les arts le passionnent en même temps que la défense des libertés et le refus de l’injustice.Bibliographie :http://www.karthala.com/hors-collection/3173-marcel-santi-1897-1986-carnets-de-balles-et-de-voyages.html
Rencontre enregistrée le 18 octobre 2018 à la librairie Karthala.A l'approche du référendum qui aura lieu le 04 novembre 2018, nous avons le plaisir d'accueillir Benoit Trépied, auteur de "Une mairie dans la France coloniale. Koné, Nouvelle-Calédonie (1853-1977)" et Alban Bensa, auteur de "Histoire d'une chefferie kanak. Le pays de Koohnê (Nouvelle-Calédonie)".A propos de "Une mairie dans la France coloniale. Koné, Nouvelle-Calédonie (1853-1977)" :En 1946, l'extension de la citoyenneté française aux "sujets indigènes" a profondément bouleversé ce qu'on appelait alors la "France coloniale". En Nouvelle-Calédonie, un nouveau parti a dès lors occupé le devant de la scène politique des années 1950 à 1970 : l'Union calédonienne. Celle-ci réunissait, selon le vocabulaire de l'époque, "autochtones" et "Européens". Cette séquence historique apparaît à bien des égards énigmatiques.Cet essai de micro-histoire représente une contribution majeure à une compréhension renouvelée de l'économie politique et morale des "situations coloniales". Il enrichit ainsi le débat qui fait actuellement rage à propos des études postcoloniales. Et il sort de l'oubli une page cruciale de l'histoire du Pacifique Sud.A propos de "Histoire d'une chefferie kanak. Le pays de Koohnê (Nouvelle-Calédonie)" :Ce livre remonte aux origines d'une chefferie kanak. L'histoire se déroule sur plus d'un siècle. Aux environs de 1740, deux clans quittent leur vallée d'origine et établissent, dans une région qu'ils conquièrent, un nouvel ordre politique, non sans susciter des antagonismes. Au terme d'une période troublée, cette chefferie est confortée par le pouvoir blanc avec la nomination en 1870 du "grand chef" du district de Koohnê.Bibliographie :http://www.karthala.com/recherches-internationales/2366-une-mairie-dans-la-france-coloniale-kone-nouvelle-caledonie-1853-1977-9782811104115.htmlhttp://www.karthala.com/1578-histoire-dune-chefferie-kanak-9782845866881.html
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