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Editions Karthala

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Author: Collectif

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Description

Chaine des podcasts des rencontres organisées à la librairie de Karthala.

Karthala est une maison d'édition fondée en 1980 par M. Robert Ageneau. Elle est reconnue pour disposer d'un des meilleurs catalogues sur l'Afrique bien qu'elle publie sur toutes les aires géographiques. Sa ligne éditoriale repose en fait sur quatre piliers : les sciences humaines et sociales, l'apprentissage des langues africaines, la tradition orale et le fait religieux. Son nom est une référence à un volcan dans l'océan indien, qui est toujours en activité, symbole d'un bouillonnement intellectuel.
20 Episodes
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Rencontre enregistrée le jeudi 28 mars à la librairie Karthala Les recherches sur les migrations offrent désormais un panorama détaillé de la diversité des expériences de déplacement. Les flux des pays du Nord vers ceux du Sud occupent toutefois une place relativement négligeable dans ce tableau d’ensemble. Ils peinent à constituer un objet de recherche unifié alors même qu’ils prennent de plus en plus d’ampleur. S’appuyant sur des travaux empiriques, l'ouvrage intitulé "Les migrations des Nords vers les Suds", qui sera présenté lors de cette rencontre invite le lecteur à observer sans a priori des modes de vie et des modes d’engagement trop souvent réduits à l’expatriation, au privilège, au tourisme ou encore au retour. Son parti pris est de faire des figures, des pratiques et des modes d’installation des individus qui empruntent le chemin des Nords vers les Suds un objet de recherche légitime au sein de la socio-anthropologie des migrations. S’intéressant aussi bien aux projets individuels qu’aux logiques structurelles qui les accompagnent, et parfois les contraignent, ce livre ouvre un chantier de recherche ambitieux et jusqu’à présent inédit. Les auteurs réunis ici explorent un ensemble de trajectoires et de phénomènes sociaux dont les dynamiques multiples participent à redéfinir les relations entre sociétés nationales. Ils nous invitent ainsi plus largement à interroger nos représentations du Nord et du Sud. Ont contribué à cet ouvrage : Ève Bantman-Masum, Clio Chaveneau, Anna Chruscinska, Chantal Crenn, Giulia Fabbiano, Farhad Khosrokhavar, Brenda Le Bigot, Amélie Le Renard, Frédérique Louveau, Jean-Baptiste Meyer, Pamela Millet-Mouity, Aziz Nafa, Michel Peraldi, Patrick Perez, Alexandra Poli, Liza Terrazzoni, Simeng Wang. Une rencontre animée par Danièle Joly, sociologue et professeure émérite de l'université de Warwick (UK). Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3274-les-migrations-des-nords-vers-les-suds-9782811119522.html
Rencontre enregistrée le 21 mars 2019 à la librairie de Karthala. Dans l’après-guerre froide, de nombreux observateurs s’inquiétaient de la multiplication de « nouveaux » conflits armés, et promettaient des États « faibles » ou en « faillite ». À rebours de ces approches, les auteurs de l'ouvrage "L'Etat malgré tout" analysent des situations dans lesquelles la violence est une forme d’action politique routinière. Les principaux protagonistes sont de multiple nature. On observe des groupes armés qui, loin de se placer simplement dans l’opposition ou la défense d’un ordre établi, naviguent dans un espace de dissidence relative. Des organisations qui exigent leur intégration à l’État, et visent à en être reconnues comme des intermédiaires, des partisans, voire des branches légitimes. Enfin, des acteurs appartenant directement à des institutions publiques. Ceux-ci cherchent à incarner l’État dès lors qu’ils tentent de se placer dans un hors-champ du conflit. Ainsi, la violence ne représente pas une remise en cause du jeu politique, mais bien une opportunité pour des acteurs de s’y intégrer, de s’y positionner, ou de s’y maintenir, et d’en tirer une forme de reconnaissance. Autrement dit, la fragmentation de l’autorité sur un territoire ne conduit pas nécessairement à l’accroissement de son autonomie par rapport au centre. Au contraire, ces contextes peuvent réaffirmer l’État en tant qu’arène politique de référence, et pousser les acteurs à poursuivre un objectif central : rester dans le jeu, plutôt que de le renverser. Jacobo Grajales est maître de conférences en science politique à l’Université de Lille et chercheur au CERAPS. Il a notamment publié Gouverner dans la violence, le paramilitarisme en Colombie (Karthala, 2016). Romain Le Cour Grandmaison est doctorant en science politique à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne (CESSP - TEPSIS). Ses recherches portent sur la violence, les organisations criminelles et l’État au Mexique. Ont également contribué à cet ouvrage : Valeria Alfieri, Robin Beaumont, Mehdi Belaid, Pierre France, Koffi Noël Kouassi, Camille Popineau, Arthur Quesnay. Modératrice : Alice Judell de Noria Bibliographie : http://www.karthala.com/recherches-internationales/3276-l-etat-malgre-tout-produire-l-autorite-dans-la-violence-9782811125806.html
Rencontre enregistrée le 06 avril 2019 à la librairie de Karthala. L'Algérie, le soulèvement d'un peuple. Quels transitions possibles ? Près d'un mois après le début de la contestation des Algériens contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à l'élection présidentielle et après l'annonce de son retrait et du report des élections, la mobilisation ne faiblit pas. Cette rencontre a pour objectif d'informer le public connaisseur ou non sur la situation en Algérie et sur les perspectives possibles et envisageables. Une rencontre qui se veut ouverte pour proposer des pistes de réflexion avec l'aide des chercheurs de terrain. Comment comprendre ce régime qui a tenté de reconduire Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat, en présentant un infirme comme le sauveur de la nation ? Pourquoi le mouvement populaire algérien n'a-t-il pas de leader ou de parti politique dominant ? D'où vient la présente mobilisation ? S'agit-il d'un réveil de la société algérienne ou de la jeunesse ? Comment expliquer l'insistance des manifestants à démontrer leur patriotisme, leur civisme et leur patriotisme ? Quelles sont les personnalités possibles et capables de diriger l'Algérie dans le futur ? La rencontre se poursuivra de manière informelle autour d'un verre. Elle est enregistrée pour être diffusée sur notre chaîne de podcasts. https://castbox.fm/channel/Editions-Karthala-id1402425?country=fr Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservations conseillées : https://www.weezevent.com/les-gouters-karthala-9-l-algerie-le-soulevement-d-un-peuple Intervenants : - Emmanuel Alcaraz, historien, auteur Les lieux de mémoire de la guerre d'indépendance algérienne (Karthala) sur l'instrumentalisation de la mémoire algérienne par le pouvoir en place. Professeur d'histoire, il est contributeur régulier du Quotidien d'Oran. http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3182-les-lieux-de-la-memoire-de-la-guerre-d-independance-algerienne-9782811119034.html - Salim Chena , politiste, auteur Les traversées migratoires dans l'Algérie contemporaine (Karthala). http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3067-les-traversees-migratoires-dans-l-algerie-contemporaine-africains-subsahariens-et-algeriens-vers-l-exil.html Modératrice : Sabrina Kassa de Mediapart auteure de : https://www.lalibrairie.com/livres/magic-bab-el-oued_0-5521129_9782490155095.html?ctx=5f9391cc8b1b3ffa8f019d8cf9a7c07a
Rencontre enregistrée le 09 février 2019 à la librairie de Karthala. Les mobilisations de minorités sont volontiers évoquées dans le débat public sous l’angle de la « dérive identitaire » et du « communautarisme » qui menaceraient le modèle français de citoyenneté. Cependant, rares sont les études qui s’intéressent en profondeur à leurs acteurs, à leurs dynamiques, à leur histoire. Dans cet ouvrage, Audrey Célestine s’attache à saisir au concret la fabrique de l’identité culturelle et politique de deux groupes sociaux : les Antillais en France et les Portoricains aux États-Unis. La dimension comparative de cette enquête revisite largement l’opposition traditionnelle entre un modèle français « universaliste » et un modèle américain « communautariste ». En mettant en regard de façon inédite deux trajectoires postcoloniales, ce livre montre que les processus de fabrication identitaire sont étroitement liés à la gestion par les autorités publiques des minorités ethniques et s’ancrent dans des mobilisations collectives ajustées au contexte d’accueil. En proposant une sociologie comparée des « identity politics », Audrey Célestine rappelle l’histoire longue et les logiques de transformation successive de ces identités ethniques jusqu’à aujourd’hui. Audrey Célestine est politiste, enseignante-chercheuse à l’Université de Lille (laboratoire CERAPS) et membre junior de l’Institut Universitaire de France. Elle travaille depuis plusieurs années sur l’État en Outre-mer et les questions raciales en France et aux États-Unis. Elle est également l’auteure de l’ouvrage Une famille française paru aux Éditions Textuel en mai 2018. Le photographe David Damoison est né en 1963. Il travaille principalement sur les Caraïbes et l’Afrique. Le travail photographique inclus dans cet ouvrage est issu d’un projet portant sur les populations des Antilles présentes en France hexagonale et interroge les identités créoles. Bibliographie : http://www.karthala.com/questions-transnationales/3247-la-fabrique-des-identites-l-encadrement-politique-des-minorites-caribeennes-a-paris-et-new-york-9782811125226.html
Rencontre enregistrée le 25 janvier 2019 à la librairie de Karthala. A l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de 2011 en Egypte, les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Baudouin Long, auteur de "'L’Égypte de Moubarak à Sissi", ainsi que Samuel Forey, journaliste, ancien correspondant au Caire et prix Albert Londres 2017. Le soulèvement révolutionnaire de 2011 n’a pas abouti aux changements espérés par ses protagonistes. Toutefois, il a provoqué une rupture fondamentale et a constitué un moment clef de l’histoire contemporaine de l’Égypte. La transition qui s’est ouverte après la révolution du 25 janvier s’est en effet rapidement muée en lutte de pouvoir entre différents acteurs : révolutionnaires, militaires, Frères musulmans, libéraux, salafistes, juges, policiers, coptes… De janvier 2011 à juillet 2013, l’Égypte a vécu une période d’effervescence politique marquée par des débats intenses et d’âpres rivalités pour la redéfinition des modalités d’exercice du pouvoir. Cette période se caractérise par des problématiques spécifiques de politique intérieure et extérieure, nées ou réapparues à la faveur de la révolution, qui sont autant d’enjeux pour les acteurs prétendant exercer leur influence sur la construction d’une Égypte nouvelle. Cet ouvrage propose une analyse des luttes et dynamiques inhérentes à la révolution et à la transition, en étudiant le rôle des divers acteurs politiques, les enjeux qui ont régi leurs interactions et il montre in fine comment et pourquoi le processus révolutionnaire, après avoir permis l’accession au pouvoir des Frères musulmans, a abouti à une reconfiguration autoritaire en Égypte. En analysant la transition enclenchée par la révolution et les recompositions qu’elle a produites, ce livre apporte un éclairage indispensable à la compréhension des grands problèmes politiques, économiques et sociaux de l’Égypte d’aujourd’hui et de demain. Baudouin Long est chercheur associé au CEDEJ - Centre d’Études et de Documentation Économiques, Juridiques et Sociales, Le Caire, Égypte (MEAE/CNRS - USR 3123). Il a vécu près de quatre ans en Égypte où il a été journaliste freelance puis chargé de mission à l’ambassade de France au Caire. Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3266-l-egypte-de-moubarak-a-sissi-luttes-de-pouvoir-et-recompositions-politiques-9782811125608.html
Rencontre enregistrée le 13 décembre 2018 à la librairie de Karthala. A l'occasion de la parution de son ouvrage intitulé "Gouverner la mer en Algérie. Politique en eaux troubles", les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Tarik Dahou à une rencontre publique. Modérateur : Noureddine Amara La politique maritime en Algérie s'inscrit dans un faisceau de normes internationales, nationales et locales. Leur confrontation résulte des logiques de pouvoir qui déterminent l'accès aux espaces et aux ressources marines. En analysant l'évolution de ces droits d'accès sur le littoral du Parc national d'El Kala (Wilaya d'El Tarf), cet ouvrage restitue les hiérarchies sociales et politiques. L'examen de la contrebande du corail et de la pêche révèle diverses historicités qui façonnent les politiques de conservation marine. Il éclaire la manière dont les acteurs maritimes et les corps de l'État s'approprient les normes libérales et environnementales et font évoluer les frontières entre gouvernement terrestre et maritime, entre public et privé, et enfin entre légal et illégal. L'analyse multiscalaire rend compte d'un gouvernement de la mer, qui évolue au gré des flux de ressources et de pouvoir, mais aussi des transactions quotidiennes entre État et société. Cette démarche dévoile à quel point l'exercice du pouvoir politique en Algérie est tributaire de réseaux instables, transversaux aux normes, aux institutions, et aux espaces, qui atténuent sa cohérence. Malgré le caractère prétorien et l'assise pétrolière du régime, l'inscription de son autorité jusque dans les sphères micro-sociales perturbe sa légitimité. Tarik Dahou est anthropologue à l'Institut de Recherche pour le Développement (UMR 208 Patrimoines locaux IRD–MNHN), et spécialisé dans le domaine des écologies politiques. Sa recherche porte sur une anthropologie politique du gouvernement de la meren Afrique. Il est habilité à diriger les recherches (Université Paris Descartes) et membre du comité de rédaction de Politique africaine. Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3261-gouverner-la-mer-en-algerie-politique-en-eaux-troubles.html
Rencontre enregistrée le 08 décembre 2018 à la librairie de Karthala. Suite à la disparition de Fabien Eboussi Boulaga, le 13 octobre 2018, Kasereka Kavwahirehi et Yala Nadia Kisukidi, deux représentants d'une nouvelle génération de philosophes discuteront de l'apport du philosophe camerounais dans leurs travaux et dans la philosophie africaine. Le philosophe congolais Kasereka Kavwahirehi, connaisseur de l'oeuvre de Fabien Eboussi Boulaga, est auteur d'un livre pour une meilleure prise en compte de la réalité sociale dans la philosophie africaine "Y'en a marre ! Philosophie et espoir social en Afrique" (Editions Karthala). Yala Kisukidi est maîtresse de conférences, agrégée et Docteure en philosophie à l'Université de Paris 8, auteure de "Bergson ou l'humanité créatrice" (CNRS Editions). La rencontre aura lieu en présence de Robert Ageneau, fondateur de la maison d'édition Karthala en 1981 et éditeur de Fabien Eboussi Boulaga. Modératrice : Stéphanie Hartmann d'Africa n°1. Bibliographie : http://www.presenceafricaine.com/philosophie-afrique-philosophe-africain/650-la-crise-du-muntu-2708706543.html http://www.karthala.com/hommes-et-societes-anthropologie/2467-l-affaire-de-la-philosophie-africaine-au-dela-des-querelles-9782811105228.html http://www.cnrseditions.fr/philosophie/6784-bergson-ou-l-humanite-creatrice-nadia-yala-kisukidi.html http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3226-y-en-a-marre-philosophie-et-espoir-social-en-afrique.html
Rencontre enregistrée le 30 novembre 2018 à la librairie de Karthala. Les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Charlotte Thomas, autrice de "Pogroms et ghetto. Les musulmans dans l'Inde contemporaine" pour une discussion avec Ingrid Therwath, journaliste pour Courrier international. La rencontre sera animée par Alice Judell, membre de Noria En 2002 se sont déroulées dans l'État du Gujarat les plus graves attaques contre des musulmans qu'a connues la République indienne depuis 1947. 2 000 d'entre eux ont péri au cours des violences qui ont duré près de six mois tandis que 150 000 autres ont été contraints de fuir définitivement leur logement, attaqués par des nationalistes hindous agissant avec la complicité des autorités locales. Charlotte Thomas propose la première exploration du ghetto musulman de Juhapura, qui s'est formé à la suite de ces pogroms. Elle analyse les stratégies de domination mises en oeuvre par les pouvoirs publics à l'encontre de cette minorité. Elle révèle la discrimination, la ségrégation économique et spatiale, le manque d'accès aux services publics de base que subissent les musulmans de Juhapura. Mais l'auteur dévoile aussi les tactiques de résistance qui répondent à ces stratégies de domination, ainsi que le développement socio-économique à l'oeuvre au sein du ghetto grâce aux initiatives de self-help élaborées par les résidents. Explorer le ghetto de Juhapura et la vie quotidienne de ses habitants, c'est découvrir « de l'intérieur » et en actes le projet politique nationaliste hindou porté par l'actuel Premier ministre, Narendra Modi, dont la responsabilité dans les pogroms de 2002 est directement mise en cause. Charlotte Thomas est docteure en science politique. Elle est actuellement en postdoc au CERI Sciences Po et dirige le programme Asie du Sud (SAProg) du collectif de chercheurs Noria. Préface de Howard Spodek Bibliographie : http://www.karthala.com/terres-et-gens-dislam/3259-pogroms-et-guetto-les-musulmans-dans-l-inde-contemporaine-9782811125240.html
Rencontre enregistrée le 10 novembre 2018 à la librairie de Karthala. A l'occasion du centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918, les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Jean-Pierre Hammer, qui publie les dessins de Marcel Santi, peintre des tranchées pendant la première guerre mondiale. Ce recueil de dessins accompagnés d'une biographie et d'un appareil critique est intitulé CARNETS de BALLES. DESSINS & ÉCRITS DES TRANCHÉES Suivis du CARNET DE VOYAGE en temps de Paix. Grand artiste et rare dessinateur témoin des tranchées de la Guerre de 14, Marcel Santi a gardé vivant le souvenir de ses camarades morts à la guerre. Modeste et discret, il a été l'âme du Mémorial de Verdun. On ne trouve chez lui ni haine ni esprit de revanche, mais toujours une proximité humaine par-delà les frontières. Ses dessins et écrits sont cependant restés ignorés jusqu'à nos jours. Nommé Peintre aux armées dès 1919, Marcel Santi n'a appartenu à aucune chapelle artistique. C'est la première fois qu'est présenté ici son immense talent de dessinateur et d'écrivain de la Première Guerre mondiale. Patriote et pacifiste, Marcel Santi peut encore beaucoup nous apprendre. Ses œuvres des tranchées témoignent d'un modèle d'humanité solidaire et livrée - des deux côtés du Front - à un conflit effroyable se présentant sous le masque d'un pseudo patriotisme. Marcel Santi nous livre bien davantage qu'un simple témoignage. Son œuvre appartient à notre patrimoine humaniste et constitue un réquisitoire plus actuel que jamais contre des guerres recourant à des techniques terrifiantes et dont les populations civiles sont les premières victimes. La paix une fois revenue, Marcel Santi va œuvrer pour le Mémorial de Verdun et pour des publicistes. Avec son Carnet de voyage (1964-1968), il nous emmène de son domicile de Paris jusqu'à Mougins en passant par Gentilly, Saint-Cloud, Grenoble, Cannes et Les Îles de Lérins. En contrepoint des destructions de la guerre, il nous fait découvrir dans ce Carnet, des paysages apaisants ainsi que des créations architecturales d'où se dégage une profonde harmonie. On aime se retrouver en ces lieux où le crayon magique de Marcel Santi nous insuffle un vrai bonheur de vivre. Jean-Pierre Hammer Jean-Pierre Hammer est né à Paris le 12 juin 1927. Germaniste, peintre, musicien et écrivain, les arts le passionnent en même temps que la défense des libertés et le refus de l’injustice. Bibliographie : http://www.karthala.com/hors-collection/3173-marcel-santi-1897-1986-carnets-de-balles-et-de-voyages.html
Rencontre enregistrée le 18 octobre 2018 à la librairie Karthala. A l'approche du référendum qui aura lieu le 04 novembre 2018, nous avons le plaisir d'accueillir Benoit Trépied, auteur de "Une mairie dans la France coloniale. Koné, Nouvelle-Calédonie (1853-1977)" et Alban Bensa, auteur de "Histoire d'une chefferie kanak. Le pays de Koohnê (Nouvelle-Calédonie)". A propos de "Une mairie dans la France coloniale. Koné, Nouvelle-Calédonie (1853-1977)" : En 1946, l'extension de la citoyenneté française aux "sujets indigènes" a profondément bouleversé ce qu'on appelait alors la "France coloniale". En Nouvelle-Calédonie, un nouveau parti a dès lors occupé le devant de la scène politique des années 1950 à 1970 : l'Union calédonienne. Celle-ci réunissait, selon le vocabulaire de l'époque, "autochtones" et "Européens". Cette séquence historique apparaît à bien des égards énigmatiques. Cet essai de micro-histoire représente une contribution majeure à une compréhension renouvelée de l'économie politique et morale des "situations coloniales". Il enrichit ainsi le débat qui fait actuellement rage à propos des études postcoloniales. Et il sort de l'oubli une page cruciale de l'histoire du Pacifique Sud. A propos de "Histoire d'une chefferie kanak. Le pays de Koohnê (Nouvelle-Calédonie)" : Ce livre remonte aux origines d'une chefferie kanak. L'histoire se déroule sur plus d'un siècle. Aux environs de 1740, deux clans quittent leur vallée d'origine et établissent, dans une région qu'ils conquièrent, un nouvel ordre politique, non sans susciter des antagonismes. Au terme d'une période troublée, cette chefferie est confortée par le pouvoir blanc avec la nomination en 1870 du "grand chef" du district de Koohnê. Bibliographie : http://www.karthala.com/recherches-internationales/2366-une-mairie-dans-la-france-coloniale-kone-nouvelle-caledonie-1853-1977-9782811104115.html http://www.karthala.com/1578-histoire-dune-chefferie-kanak-9782845866881.html
Rencontre enregistrée le 18 octobre 2018 à la librairie Karthala. Alors que Maryse Condé vient de remporter le "Nobel alternatif de littérature", confirmant la reconnaissance internationale de son statut de grande romancière, les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Françoise Pfaff, auteure de plusieurs entretiens avec l'auteure, à discuter de son oeuvre. Maryse Condé, née en Guadeloupe, est une écrivaine de renommée internationale dont l'œuvre abondante, déjà couronnée par de nombreux prix, a été traduite en plusieurs langues. Auteur de "Hérémakhonon", "Moi, Tituba, sorcière… Noire de Salem", "Ségou" et "Traversée de la Mangrove", elle a écrit seize romans, huit pièces de théâtre et quatre récits autobiographiques, sans compter des livres pour la jeunesse. Elle est également essayiste et critique littéraire de grand talent. Ses romans, s'inspirant généralement du passé et du présent de l'Afrique et de sa Diaspora, traversent des époques et des espaces géographiques qui recoupent parfois les siens à différentes périodes de sa vie. Ses thèmes de prédilection incluent l'esclavage, le colonialisme, les migrations, l'exil, le concept d'identité, le racisme, l'histoire et la mémoire. Intervenants par ordre de prise de parole : Xavier Luce est doctorant au CIEF (Université Paris IV-Sorbonne). Sous la direction de Romuald Fonkoua, sa thèse porte sur "Maryse Condé et sa critique". Françoise Pfaff est professeur émérite de l'Université Howard (Washington D.C.) Jeannie Raymond, attachée de presse des éditions Karthala, lit les extraits. Bibliographie : http://www.karthala.com/lettres-du-sud/3105-entretiens-aves-maryse-conde-9782811117221.html http://www.karthala.com/lettres-du-sud/3106-nouveaux-entretiens-avec-maryse-conde-ecrivain-et-temoin-de-son-temps-9782811117078.html
Rencontre enregistrée le 29 septembre 2018 à la librairie Karthala. A l'approche des élections présidentielles qui se tiendront le 20 décembre 2018 à Madagascar, nous avons le plaisir d'accueillir François Roubaud ainsi que Jean-Michel Wachsberger, co-directeurs de "Madagascar, d'une crise l'autre" pour une discussion sur la situation actuelle de Madagascar. Modératrice : @Claudie Zandriny, fondatrice et coordinatrice des émissions "Echos du Capricorne". A propos de "Madagascar, d'une crise l'autre : ruptures et continuité" codirigé par RAZAFINDRAKOTO Mireille, ROUBAUD François et WACHSBERGER Jean-Michel : Madagascar se caractérise par une récession économique qui perdure et des crises socio-politiques récurrentes depuis son indépendance. Cette trajectoire atypique est d'autant plus étonnante que le pays n'a jamais connu de guerre ni de conflit majeur. De plus, l'Île est riche en ressources naturelles, un constat qui vient en contraste avec la pauvreté extrême de la majorité de la population. Cet ouvrage couvre un large panorama de thématiques abordées sous l'angle économique, socio-politique, historique ou anthropologique, pour produire une vision d'ensemble. Les analyses s'attachent en particulier à décrypter les mécanismes qui enferment les acteurs dans une spirale crisogène et les facteurs qui étouffent les dynamiques et entrainent l'économie sur une pente récessive. A propos de "La société militaire à Madagascar. Une question d'honneur(s)" d'Olivier Vallée : Ce livre est né d'une interrogation, voire d'un paradoxe, suite au renversement en 2009 à Madagascar de Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina. Alors que le pays traverse de nouveau une grave crise politique, économique et sociale, pourquoi l'armée n'a-t-elle pas conservé le pouvoir que lui avait remis le président déchu et préféra-t-elle le confier au maire de la capitale ? La sociologie historique de la société militaire malgache offre de nombreuses réponses à ce choix, tout en révélant la nature symbolique et les faiblesses réelles des « Forces de sécurité » de ce pays. Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3184-la-societe-militaire-a-madagascar-une-question-d-honneurs.html http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3234-madagascar-d-une-crise-l-autre-ruptures-et-continuite.html
Rencontre enregistrée le 20 juin 2018 à la librairie de Karthala. Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3236-les-naufrages-l-odyssee-des-migrants-africains-9782811119720.html Des visages épuisés sur des canots en perdition. Des mains fébriles agrippant des gilets de sauvetage. Des corps lourds hissés sur des navires de secours. Nous sommes tous tombés un jour ou l'autre sur ces images de migrants repêchés à bout de force au coeur de la Méditerranée. Mais que savons-nous des circonstances qui les ont conduits à risquer leur vie en mer, des raisons de leurs départs, parfois des années plus tôt, et du déroulement de leur périple, entre mille difficultés ? Les naufragés réunit les témoignages de plusieurs dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants originaires d'Afrique de l'Ouest, arrivés en Europe après la chute de Mouammar Kadhafi en Libye. Des confessions qui racontent les espoirs et les rêves d’une jeune génération victime de la misère, de la mal-gouvernance et de traditions oppressantes. Des récits qui révèlent les terribles pièges du chemin, entre policiers véreux et passeurs sans scrupule, mais aussi l'exceptionnelle résilience de ceux qui les ont surmontés. Étienne Dubuis, journaliste au quotidien suisse Le Temps, est l'auteur de nombreux reportages dans les Balkans, au Moyen-Orient et en Amérique latine. Il a récolté les témoignages cités dans ce livre lors d'un long séjour en Sicile. La rencontre sera émaillée des lectures de témoignages de migrants par le comédien Mohamed Guellati.
Rencontre enregistrée le 14 juin 2018 à la librairie de Karthala. Rencontre animée par Ousmane Ndiaye Citadinités subalternes en Afrique Et si la vie urbaine en Afrique ne se réduisait pas au dysfonctionnement, à l'inadaptation, voire au chaos ? Ou plus exactement, est ce qu'il n'existerait pas sous les désordres apparents d'autres logiques citadines plus subtiles, fluides et moins aisément perceptibles, participant à la réinvention permanente de la cité et des frontières qui la jalonnent ? Ces autres récits de et dans la ville sont au coeur de cet ouvrage, qui les aborde dans leur dimension aussi bien anthropologique, géographique, qu'historique. C'est à travers des histoires de corps, d'imaginaires mis en actes, d'espoirs d'autres lendemains, de difficultés et de souffrances également, qu'une autre ville se donne à voir, moins immédiatement saisissable et néanmoins indubitablement vivace. Ainsi, les expériences citadines subalternes étudiées ici ne renvoient pas à une vision statique de situations de relégation, mais plutôt à des formes complexes d'initiatives qui émergent dans les marges ou les interstices urbains. En postulant que la ville est un haut-lieu d'acquisition de ressources, de saisissement d'occasions, de productions imaginaires, mais aussi de contestations plus ou moins directes ou détournées, l'objectif est de penser simultanément des situations de domination et des manières de composer avec elles, au quotidien. L'étude de cette tension constitutive des expériences citadines, envisagée dans différentes métropoles du continent, de la colonisation à nos jours, permet de comprendre les trajectoires de celles et ceux qui négocient leur insertion au sein de sociétés urbaines qui pourtant les marginalisent. Qu'il s'agisse de femmes de bidonvilles, de jeunes habités par le rêve d'un départ au Nord, de groupes politiquement et historiquement minorés, d'anciens détenus ou d'artistes qui tentent de sublimer les frontières sociales comme géographiques, toutes ces expériences de la ville témoignent d'un jeu complexe d'assujettissement et d'émancipation, dont le territoire citadin est à la fois le cadre, l'arène et la condition de possibilité. Thomas Fouquet est chargé de recherche en anthropologie au CNRS, membre de l'Institut des Mondes Africains (IMAf). Odile Goerg est professeure d'Histoire de l'Afrique contemporaine à l'Université Paris Diderot et membre du CESSMA. Transgresser au Maghreb Boire de l'alcool, avoir des relations sexuelles extra-conjugales, fumer du Kif, mettre en scène son corps dansant, se prostituer, écrire ou chanter des textes contraires aux pratiques, avoir des relations homosexuelles…la question de la transgression est très présente dans les sociétés musulmanes d'Afrique du Nord, et interroge leurs rapports aux pouvoirs religieux et politique. Cet ouvrage s'intéresse non pas à la façon dont ces derniers façonnent les sociétés, mais à la manière dont une partie du corps social s'arrange avec le Coran et le système politique. Il décrit comment certains groupes se constituent contre les autorités religieuses et/ou politiques, sans néanmoins les affronter directement, sans les remettre en question, ni rendre publique leurs comportements et leurs actions. Il permet ainsi de mettre en lumière l'indicible et de présenter ces sociétés sous un jour nouveau, en décrivant les mécanismes de prises de distance par rapport aux normes et de construction d'univers sociaux originaux, grâce à la mise en place de stratégies et de modes d'actions partagés, telles que la non monstration des actes transgressifs ou l'utilisation d'espaces spécifiques. Cet ouvrage vise donc à aborder la dynamique des sociétés musulmanes d'Afrique du Nord en privilégiant leurs dysfonctionnements pour mieux comprendre leur fonctionnement. Il permet de remettre en cause l'image de sociétés « soumises », véhiculée par le sens commun et par certains médias occidentaux. Philippe Chaudat est anthropologue et maître de conférences à l'Université Paris-Descartes Sorbonne. Bibliographie : http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3216-transgresser-au-maghreb-la-normalite-et-ses-depassements.html http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3208-citadinites-subalternes-en-afrique.html
Rencontre enregistrée le 09 juin 2018 à la librairie de Karthala. Omar Gueye présente son livre « Mai 1968 au Sénégal » Rencontre animée par Stéphanie Hartmann Bibliographie : http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3132-mai-1968-au-senegal-senghor-face-aux-etudiants-et-au-mouvement-syndical.html La vague de contestation sociale qui balaya le monde en mai 1968, de Paris à Prague en passant par Rome et Chicago, déferla aussi sur l'Afrique. Le Sénégal a été secoué par ce mouvement d'émancipation « par la rue » et Dakar connut des protestations violentes de la part des étudiants et des syndicats dont l'intensité en a fait vaciller le pouvoir. Huit ans après l'indépendance, les étudiants de ce qui était encore appelé, la « 18e université française » de Dakar, ont bien été le détonateur d'une des plus profondes crises politiques du pays. Rapidement soutenus par les lycéens, les travailleurs et une partie de la population, le mouvement de contestation prit de l'ampleur. Parti de la capitale, il se généralisa à l'ensemble du pays, exprimant une véritable défiance à l'égard du régime du président Léopold Sédar Senghor. En s'appuyant sur des archives inédites et de nombreux témoignages d'acteurs des événements de Mai 1968, l'auteur restitue ici toute la trame et le relief à cet évènement qui a mis le Sénégal au coeur du monde. Il saisit avec précision le déroulement des faits permettant de comprendre l'engrenage de la contestation. Il explique les rapports de force entre les différents acteurs – étudiants, syndicats, politiciens, religieux chrétiens comme musulmans – et les causes internes de la société sénégalaise qui ont porté à cet élan de révolte. Après avoir replacé le mouvement des étudiants dakarois dans sa perspective de mouvement social mondial tout en en montrant sa spécificité, l'auteur insiste sur le face-à-face qui opposa le président Senghor à l'opposition syndicale, dans un contexte de tension idéologique internationale et de reconfigurations paradigmatiques dans les années 1960 en Afrique, suite aux indépendances. Cet ouvrage est essentiel pour saisir la complexité de ces évènements politiques qui ébranlèrent à cette époque le Sénégal, et que le président Senghor sut habillement maîtriser pour in fine se maintenir en place. Omar GUEYE est professeur au département d'histoire de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il est docteur de l'université d'Amsterdam en histoire sociale et de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar en histoire moderne et contemporaine. Titulaire d'un mba en gestion du patrimoine culturel de l'université internationale francophone Léopold Sédar Senghor d'Alexandrie, il a été Fellow à Harvard-WIGH, résident de l'Institut d'Etudes Avancées de Paris, Fernand Braudel Fellow à l'European University Institute de Florence et Fulbright à l'Université du Michigan.
Rencontre enregistrée le 24 mai 2018 à la librairie de Karthala. Dans le cadre de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, les éditions Karthala ont le plaisir de vous inviter à une discussion avec les chercheurs de la collection "Esclavages". Avec eux, nous nous poserons la question de comment reconstruire l'histoire de l'esclavage et des traites ? Comment fait-on de la recherche sur les traites aujourd'hui ? Quelles sont les statistiques disponibles ? Quelles sont les hypothèses actuelles et les faits établis ? Comment transmettre les résultats de la recherche auprès du grand public ? Avec Myriam Cottias, directrice de la collection "Esclavages" et Boris Lesueur, co-directeur de "Sortir de l'esclavage. Europe du Sud et Amériques (XIVe-XIXe siècle)". Rencontre animée par Gabrielle Lorne, journaliste à France Ô. Bibliographie : http://www.karthala.com/esclavages/3231-sortir-de-l-esclavage-europe-du-sud-et-ameriques-xive-xixe-siecle-9782811119904.html http://www.karthala.com/esclavages/3200-les-marrons-de-la-mer-evasions-d-esclaves-de-la-martinique-vers-les-iles-de-la-caraibe-1833-1848-9782811119119.html http://www.karthala.com/esclavages/2988-voix-d-esclaves-antilles-guyane-et-louisiane-francaises-xviiie-xixe-siecles-9782811114053.html http://www.karthala.com/esclavages/3156-une-histoire-de-l-esclavage-en-afrique-mutations-et-transformations-9782811118570.html
Rencontre enregistrée le 4 mai 2018 à la librairie Karthala. À quelques jours des cérémonies de commémoration des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, les éditions Karthala ont invité Emmanuel Alcaraz et Alain Messaoudi à discuter sur l'enjeu mémoriel de la guerre d'indépendance d'Algérie. Modérateur : Alain Messaoudi est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Nantes. Il a travaillé sur l'histoire de l'orientalisme (Les arabisants et la France coloniale (1780-1930). Savants, interprètes, médiateurs, Lyon, ENS Éditions, 2015). Actuellement en délégation dans le laboratoire du CNRS Invisu, il étudie le développement des beaux-arts et la circulation des artistes en Tunisie, depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Avec : Emmanuel Alcaraz est docteur en histoire, chercheur associé à l'Institut des sciences sociales du politique de l'université de Nanterre et à l'Institut de recherches sur le Maghreb contemporain de Tunis. Il enseigne au lycée Gustave Flaubert à La Marsa à Tunis. Il est l'auteur de nombreuses contributions sur l'histoire de la mémoire de la guerre d'indépendance algérienne. Bibliographie : http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3182-les-lieux-de-la-memoire-de-la-guerre-d-independance-algerienne-9782811119034.html Extrait de l'introduction d'Emmanuel Alcaraz, « Les lieux de mémoire de la guerre d'indépendance algérienne », Karthala, 2017 : « En Algérie, existe une « boulimie commémorative », au sujet de la guerre d'indépendance algérienne. (...) il n'y a pas un jour qui ne s'écoule sans la publication d'un témoignage d'un mujâhid dans un journal, sans une commémoration de ce conflit ou encore sans son évocation à la télévision algérienne. (...) La mémoire de ce conflit fait partie du paysage visuel algérien. Depuis 1962, les monuments aux martyrs sont présents dans toutes les villes et les villages algériens. Ils occupent une place comparable à nos monuments de la Première Guerre mondiale. Toutes les villes d'une certaine importance possèdent leur musée du mujâhid. (...) L'omniprésence dans l'espace algérien de la mémoire de ce conflit permet de faire appel à l'approche des lieux de mémoire, des unités matérielles et symboliques permettant de conserver les traces du passé d'une société. Elle a été marquée en France par le travail collectif réalisé sous la direction de Pierre Nora , et a été exportée en dehors de l'Europe de l'Ouest et de l'Amérique du Nord. (...) Il existe des milliers de lieux de mémoire de la guerre d'indépendance en Algérie. Les étudier tous de manière exhaustive est impossible. Il faut faire des choix et les justifier. Il faut voir comment les lieux de mémoire importés ont été adaptés aux traditions culturelles locales. Il s'agit de revisiter l'identité nationale algérienne pour mettre à jour les différents syncrétismes culturels. Comment est opérée une reconstruction de l'histoire a posteriori par les acteurs politiques et sociaux dans ces lieux de mémoire nécessaires au pouvoir, à la société et à la construction du nationalisme algérien ? Ces usages du passé sont révélateurs des éléments de permanence et des évolutions des cadres idéologiques, politiques et sociétaux de l'Algérie contemporaine de l'indépendance à nos jours. Il s'agit de s'intéresser aux liens entre ces lieux et les modes de légitimation du pouvoir algérien, point d'aboutissement et maître d'œuvre du nationalisme algérien. Les commémorations organisées dans ces lieux avec leurs rituels sont particulièrement importantes pour le pouvoir qui peut mettre en scène sa légitimité en tant qu'héritier des combattants qui ont mené la lutte pour l'indépendance de l'Algérie. Cette étude analyse également la relation entre les lieux de mémoire et la transmission du pouvoir, les dirigeants algériens, même s'ils n'ont pas vécu la guerre d'indépendance, se présentant comme les héritiers des mujâhidîn et les descendants des martyrs, les chuhadâ. »
Rencontre enregistrée le 10 avril 2018 à la librairie Karthala. Que reste-t-il des prêtres ouvriers ? La question peut paraître provocatrice pour tous ceux qui ont connu ou participé à ce grand mouvement d'insertion de prêtres de l'Eglise catholique dans la vie professionnelle en France depuis les années 1940-1950. Pourtant pour nombre de nos contemporains et notamment les jeunes générations, ces mots n'évoquent plus grand chose voire peuvent surprendre. Dans le cadre de la publication d'un ouvrage qui retrace le parcours de René Déjardin (1940-1997), prêtre, ouvrier et même syndicaliste à la CGT, les éditions Karthala invitent l'auteur (Jean-Louis Remy) et les deux universitaires Nathalie Viet-Depaule et Tangi Cavalin à discuter de l'histoire, de l'héritage et du futur de ce mouvement trop méconnu de l'histoire du christianisme contemporain. Bibliographie : http://www.karthala.com/signes-des-temps/3167-rene-dejardin-pretre-et-ouvrier-a-la-cgt.html http://www.karthala.com/signes-des-temps/3104-les-pretres-ouvriers-apres-vatican-ii-une-fidelite-reconquise-.html
Rencontre enregistrée le 4 avril 2018 à la librairie Karthala. Les éditions Karthala ont le plaisir de vous inviter à réécouter la rencontre animée par Sonia Rolley avec Sarah Démart autour de son premier livre « Les territoires de la délivrance », étude fouillée sur les Églises pentecôtistes dites du « réveil » qui rencontrent un succès en République démocratique du Congo comme dans les communautés issus de la diaspora en France et en Belgique. Comment expliquer le succès de ces « nouvelles Églises » dans un contexte de concurrence avec les Églises traditionnelles ? Comment les communautés de la diaspora s'appuient-elles et se constituent dans les Églises ? « Les territoires de la délivrance » sont le récit d'une immersion dans des espaces politico-religieux qui se transforment de l'époque coloniale à nos jours. « Pas moins de six mille Églises du Réveil, d'inspiration ou d'affiliation pentecôtiste, à Kinshasa dans les premières années 1990. Héritières de trois siècles de négociations entre animismes et chrétientés, et donc figurations de prophètes, hommes et femmes, de désignations de pontifes, tel le Maréchal Mobutu, et de sorciers, elles génèrent depuis trente-cinq ans des diasporas mondialisées dont la cohésion, identitaire, réside dans la recomposition constante de cette « impulsion religieuse congolaise ». Par les chemins des commerçants, d'étudiants, de migrants pauvres dans les « espaces gris sans droits » que leur réservent nos sociétés, ces porteurs de projets messianiques prennent de multiples et originales places dans l'espace évangélique belge, canadien et français, jusqu'à assigner aujourd'hui le projet de conversion des « Blancs ». » Extrait de la Postface d'Alain Tarrius Modératrice : - Sonia Rolley, journaliste de RFI depuis 2004, elle a été successivement correspondante au Rwanda, au Tchad et tout récemment en République démocratique du Congo. De ses voyages, elle a tiré un livre en 2010, Retour du Tchad, aux éditions Actes Sud. Ou plus récemment une longue enquête en quatre volets sur les massacres au Kasaï, dans le centre du Congo Avec : - Sarah Demart est sociologue, chercheure associée au Centre d'études de l'ethnicité et des migrations de l'Université de Liège. Après une thèse sur le Réveil congolais à l'ère des migrations postcoloniales, elle explore depuis plusieurs années les enjeux postcoloniaux/décoloniaux associés à la Belgique. Les territoires de la délivrance. Le Réveil congolais en situation postcoloniale (RDC et diaspora) est son premier livre.
Rencontre enregistrée le 28 mars 2018 à la librairie Karthala. Dès les années 1970, des littéraires ou des sociologues se sont penchés sur la BD, considérant qu'elle avait à nous apprendre sur notre représentation du monde. Mais d'autres disciplines universitaires, comme l'histoire, se sont montrées plus frileuses. En outre, les amateurs de BD, engagés dans une démarche de fans et de défense du genre, sont en général plus portés vers l'érudition que vers 'analyse scientifique. Toutefois, depuis quelques années les initiatives autour du 9e art se multiplient : collaboration entre chercheurs issus de disciplines diverses à travers des séminaires ou des livres collectifs, création de collections spécialisées, de librairies ou de salons consacrés aux ouvrages d'analyse. Nous voudrions, dans un cadre convivial et ouvert au débat, présenter la démarche et l'intérêt d'étudier cette production éditoriale, montrer quelques résultats et les applications possibles et faire le point sur les différentes initiatives (collections, festivals, programmes de recherche). Intervenants : - Renaud Chavanne : fondateur de la librairie spécialisée stripologie.com et du salon des ouvrages sur la BD ; auteur d'études sur l'œuvre de E.P. Jacobs - Philippe Delisle : professeur d'histoire contemporaine à l'université de Lyon, directeur de la collection « Esprit BD » chez Karthala ; auteur d'ouvrages sur le discours chrétien et colonialiste de la BD belge - Philippe Morin : fondateur des éditions PLG ; éditeur de BD mais aussi et surtout d'études au sein de la collection "mémoire vive". Modérateur : - Frédéric Bosser : rédacteur en chef de DBD Magazine – L'Immanquable
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