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A l'occasion de la journée nationale des mémoires des traites, de l'esclavage et de leurs abolitions, Karthala a organisé une soirée de présentation de la collection "Esclavages" avec Céline Flory, Jessica Balguy et Malick Ghachem. Soirée animée par Gabrielle Lorne.
Rencontre en librairie avec l'anthropologue Tania Murray Li, auteur de "Agir pour les autres" aux éditions Karthala."Agir pour les autres" est un ouvrage qui retrace en détail tant les pratiques qui permettent aux experts du développement de diagnostiquer les problèmes et de concevoir des interventions, que la capacité d’action des personnes dont les conduites sont visées par les réformes.Démontrant que la volonté d’« agir pour les autres » a une longue et complexe histoire, souvent troublée, Tania Murray Li identifie des récurrences fortes allant de la période coloniale jusqu’à l’époque actuelle.Présentation : Philippe Lavigne-Delville, chercheur à l'IRD et directeur de l'Apad
Yannick Fer, chargé de recherche au CNRS nous présente son dernier ouvrage, issu de ses recherches sur le pentecôtisme. Quelles sont les origines du pentecôtisme et comment faire la part entre le récit légendaire forgé par les pentecôtistes eux-mêmes et la réalité historique ? Comment s’opère la conversion pentecôtiste, quelle place occupe l’institution dans ce travail de transformation des existences personnelles et que recouvre exactement l’expérience pentecôtiste de la « guérison » ? Quel rôle y jouent les émotions ? Quelles relations les différents courants du pentecôtisme entretiennent-ils avec la globalisation et les cultures locales ? Et en quoi le pentecôtisme est-il aussi un acteur politique ?L’ambition de ce livre est de faire du pentecôtisme un objet sociologique, susceptible d’éclairer les évolutions contemporaines des rapports entre autonomie individuelle, institution, autorité et engagement.
Entretien avec Emmanuel Alcaraz, historien, qui a publié Histoire de l'Algérie et de ses mémoires. Des Origines au Hirak (Karthala, 2021).Emmanuel Alcaraz revient sur la construction de la nation algérienne, bien avant la colonisation. Il explique également que "l'Algérie française" n'a jamais existé, puisque les lois de la République ne s'appliquait pas dans cette colonie. Enfin, il définit le concept d'égohistoire comme méthode scientifique.Pour commander son livre : https://www.karthala.com/hommes-et-societes-histoire-et-geographie/3395-l-histoire-de-l-algerie-et-de-ses-memoires-des-origines-au-hirak.html
Rencontre avec l'anthropologue Jean-Pierre Olivier de Sardan, pour la présentation de son dernier ouvrage : "La Revanche des contextes. Des mésaventures en ingénierie sociale et au-delà", paru aux éditions Karthala.Après des décennies de recherche de terrain, notamment au Sahel, Jean-Pierre Olivier de Sardan analyse le décalage entre les effets attendus des politiques publiques, notamment
Rencontre enregistrée le jeudi 26 septembre à la librairie Karthala A l’occasion de la sortie de l’ouvrage « La Dos Santos. Mainmise sur l’Angola» de la journaliste Estelle Maussion. Les éditions Karthala vous invitent à une rencontre avec l’auteure à la librairie Karthala animée par la journaliste Sonia Rolley (RFI). Résumé : « Toutes les familles ont leur histoire. Celle des dos Santos est extraordinaire. Elle met en scène un père autoritaire, une fille milliardaire, un fils en prison, un général effrayant et de nombreux intrigants. Elle se déroule en Angola, champion pétrolier lusophone dont la majorité de la population vit avec moins de deux dollars par jour, et dans sa capitale Luanda, longtemps présentée comme la « Dubaï de l’Afrique ». Arrivé au pouvoir presque par hasard, le père distribue pendant trente-huit ans les ressources du pays à ses proches. Cela fait de lui le chef tout-puissant d’un clan devenu très vite très riche. Ils sont intouchables. Leur règne s’annonce éternel. Jusqu’au jour où le boss est contraint de passer la main. Le nouvel homme fort, pourtant membre de la bande, veut faire le ménage. Dans son viseur, le système dos Santos. Rebondissements, coups tordus et manipulations, tels sont les ingrédients de cette haletante saga familiale. Ce livre est le fruit d’une longue enquête nourrie de faits, d’observations de terrain et d’analyses d’experts. Il comporte néanmoins une part de fiction pour mieux plonger le lecteur dans l’ambiance du pays et l’intimité imaginée de la famille dos Santos. » Estelle Maussion est diplômée de Sciences Po Bordeaux et du Centre de Formation des Journalistes (CFJ). De 2012 à 2015, elle a vécu en Angola, où elle a travaillé comme correspondante de l’Agence France Presse (AFP) et de Radio France Internationale (RFI). http://www.karthala.com/hors-collection/3300-la-dos-santos-company-histoire-d-un-pillage-en-angola-9782811126377.html
Rencontre enregistrée le jeudi 28 mars à la librairie Karthala Les recherches sur les migrations offrent désormais un panorama détaillé de la diversité des expériences de déplacement. Les flux des pays du Nord vers ceux du Sud occupent toutefois une place relativement négligeable dans ce tableau d’ensemble. Ils peinent à constituer un objet de recherche unifié alors même qu’ils prennent de plus en plus d’ampleur. S’appuyant sur des travaux empiriques, l'ouvrage intitulé "Les migrations des Nords vers les Suds", qui sera présenté lors de cette rencontre invite le lecteur à observer sans a priori des modes de vie et des modes d’engagement trop souvent réduits à l’expatriation, au privilège, au tourisme ou encore au retour. Son parti pris est de faire des figures, des pratiques et des modes d’installation des individus qui empruntent le chemin des Nords vers les Suds un objet de recherche légitime au sein de la socio-anthropologie des migrations. S’intéressant aussi bien aux projets individuels qu’aux logiques structurelles qui les accompagnent, et parfois les contraignent, ce livre ouvre un chantier de recherche ambitieux et jusqu’à présent inédit. Les auteurs réunis ici explorent un ensemble de trajectoires et de phénomènes sociaux dont les dynamiques multiples participent à redéfinir les relations entre sociétés nationales. Ils nous invitent ainsi plus largement à interroger nos représentations du Nord et du Sud. Ont contribué à cet ouvrage : Ève Bantman-Masum, Clio Chaveneau, Anna Chruscinska, Chantal Crenn, Giulia Fabbiano, Farhad Khosrokhavar, Brenda Le Bigot, Amélie Le Renard, Frédérique Louveau, Jean-Baptiste Meyer, Pamela Millet-Mouity, Aziz Nafa, Michel Peraldi, Patrick Perez, Alexandra Poli, Liza Terrazzoni, Simeng Wang. Une rencontre animée par Danièle Joly, sociologue et professeure émérite de l'université de Warwick (UK). Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3274-les-migrations-des-nords-vers-les-suds-9782811119522.html
Rencontre enregistrée le 21 mars 2019 à la librairie de Karthala. Dans l’après-guerre froide, de nombreux observateurs s’inquiétaient de la multiplication de « nouveaux » conflits armés, et promettaient des États « faibles » ou en « faillite ». À rebours de ces approches, les auteurs de l'ouvrage "L'Etat malgré tout" analysent des situations dans lesquelles la violence est une forme d’action politique routinière. Les principaux protagonistes sont de multiple nature. On observe des groupes armés qui, loin de se placer simplement dans l’opposition ou la défense d’un ordre établi, naviguent dans un espace de dissidence relative. Des organisations qui exigent leur intégration à l’État, et visent à en être reconnues comme des intermédiaires, des partisans, voire des branches légitimes. Enfin, des acteurs appartenant directement à des institutions publiques. Ceux-ci cherchent à incarner l’État dès lors qu’ils tentent de se placer dans un hors-champ du conflit. Ainsi, la violence ne représente pas une remise en cause du jeu politique, mais bien une opportunité pour des acteurs de s’y intégrer, de s’y positionner, ou de s’y maintenir, et d’en tirer une forme de reconnaissance. Autrement dit, la fragmentation de l’autorité sur un territoire ne conduit pas nécessairement à l’accroissement de son autonomie par rapport au centre. Au contraire, ces contextes peuvent réaffirmer l’État en tant qu’arène politique de référence, et pousser les acteurs à poursuivre un objectif central : rester dans le jeu, plutôt que de le renverser. Jacobo Grajales est maître de conférences en science politique à l’Université de Lille et chercheur au CERAPS. Il a notamment publié Gouverner dans la violence, le paramilitarisme en Colombie (Karthala, 2016). Romain Le Cour Grandmaison est doctorant en science politique à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne (CESSP - TEPSIS). Ses recherches portent sur la violence, les organisations criminelles et l’État au Mexique. Ont également contribué à cet ouvrage : Valeria Alfieri, Robin Beaumont, Mehdi Belaid, Pierre France, Koffi Noël Kouassi, Camille Popineau, Arthur Quesnay. Modératrice : Alice Judell de Noria Bibliographie : http://www.karthala.com/recherches-internationales/3276-l-etat-malgre-tout-produire-l-autorite-dans-la-violence-9782811125806.html
Rencontre enregistrée le 06 avril 2019 à la librairie de Karthala. L'Algérie, le soulèvement d'un peuple. Quels transitions possibles ? Près d'un mois après le début de la contestation des Algériens contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à l'élection présidentielle et après l'annonce de son retrait et du report des élections, la mobilisation ne faiblit pas. Cette rencontre a pour objectif d'informer le public connaisseur ou non sur la situation en Algérie et sur les perspectives possibles et envisageables. Une rencontre qui se veut ouverte pour proposer des pistes de réflexion avec l'aide des chercheurs de terrain. Comment comprendre ce régime qui a tenté de reconduire Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat, en présentant un infirme comme le sauveur de la nation ? Pourquoi le mouvement populaire algérien n'a-t-il pas de leader ou de parti politique dominant ? D'où vient la présente mobilisation ? S'agit-il d'un réveil de la société algérienne ou de la jeunesse ? Comment expliquer l'insistance des manifestants à démontrer leur patriotisme, leur civisme et leur patriotisme ? Quelles sont les personnalités possibles et capables de diriger l'Algérie dans le futur ? La rencontre se poursuivra de manière informelle autour d'un verre. Elle est enregistrée pour être diffusée sur notre chaîne de podcasts. https://castbox.fm/channel/Editions-Karthala-id1402425?country=fr Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservations conseillées : https://www.weezevent.com/les-gouters-karthala-9-l-algerie-le-soulevement-d-un-peuple Intervenants : - Emmanuel Alcaraz, historien, auteur Les lieux de mémoire de la guerre d'indépendance algérienne (Karthala) sur l'instrumentalisation de la mémoire algérienne par le pouvoir en place. Professeur d'histoire, il est contributeur régulier du Quotidien d'Oran. http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3182-les-lieux-de-la-memoire-de-la-guerre-d-independance-algerienne-9782811119034.html - Salim Chena , politiste, auteur Les traversées migratoires dans l'Algérie contemporaine (Karthala). http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3067-les-traversees-migratoires-dans-l-algerie-contemporaine-africains-subsahariens-et-algeriens-vers-l-exil.html Modératrice : Sabrina Kassa de Mediapart auteure de : https://www.lalibrairie.com/livres/magic-bab-el-oued_0-5521129_9782490155095.html?ctx=5f9391cc8b1b3ffa8f019d8cf9a7c07a
Rencontre enregistrée le 09 février 2019 à la librairie de Karthala. Les mobilisations de minorités sont volontiers évoquées dans le débat public sous l’angle de la « dérive identitaire » et du « communautarisme » qui menaceraient le modèle français de citoyenneté. Cependant, rares sont les études qui s’intéressent en profondeur à leurs acteurs, à leurs dynamiques, à leur histoire. Dans cet ouvrage, Audrey Célestine s’attache à saisir au concret la fabrique de l’identité culturelle et politique de deux groupes sociaux : les Antillais en France et les Portoricains aux États-Unis. La dimension comparative de cette enquête revisite largement l’opposition traditionnelle entre un modèle français « universaliste » et un modèle américain « communautariste ». En mettant en regard de façon inédite deux trajectoires postcoloniales, ce livre montre que les processus de fabrication identitaire sont étroitement liés à la gestion par les autorités publiques des minorités ethniques et s’ancrent dans des mobilisations collectives ajustées au contexte d’accueil. En proposant une sociologie comparée des « identity politics », Audrey Célestine rappelle l’histoire longue et les logiques de transformation successive de ces identités ethniques jusqu’à aujourd’hui. Audrey Célestine est politiste, enseignante-chercheuse à l’Université de Lille (laboratoire CERAPS) et membre junior de l’Institut Universitaire de France. Elle travaille depuis plusieurs années sur l’État en Outre-mer et les questions raciales en France et aux États-Unis. Elle est également l’auteure de l’ouvrage Une famille française paru aux Éditions Textuel en mai 2018. Le photographe David Damoison est né en 1963. Il travaille principalement sur les Caraïbes et l’Afrique. Le travail photographique inclus dans cet ouvrage est issu d’un projet portant sur les populations des Antilles présentes en France hexagonale et interroge les identités créoles. Bibliographie : http://www.karthala.com/questions-transnationales/3247-la-fabrique-des-identites-l-encadrement-politique-des-minorites-caribeennes-a-paris-et-new-york-9782811125226.html
Rencontre enregistrée le 25 janvier 2019 à la librairie de Karthala. A l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de 2011 en Egypte, les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Baudouin Long, auteur de "'L’Égypte de Moubarak à Sissi", ainsi que Samuel Forey, journaliste, ancien correspondant au Caire et prix Albert Londres 2017. Le soulèvement révolutionnaire de 2011 n’a pas abouti aux changements espérés par ses protagonistes. Toutefois, il a provoqué une rupture fondamentale et a constitué un moment clef de l’histoire contemporaine de l’Égypte. La transition qui s’est ouverte après la révolution du 25 janvier s’est en effet rapidement muée en lutte de pouvoir entre différents acteurs : révolutionnaires, militaires, Frères musulmans, libéraux, salafistes, juges, policiers, coptes… De janvier 2011 à juillet 2013, l’Égypte a vécu une période d’effervescence politique marquée par des débats intenses et d’âpres rivalités pour la redéfinition des modalités d’exercice du pouvoir. Cette période se caractérise par des problématiques spécifiques de politique intérieure et extérieure, nées ou réapparues à la faveur de la révolution, qui sont autant d’enjeux pour les acteurs prétendant exercer leur influence sur la construction d’une Égypte nouvelle. Cet ouvrage propose une analyse des luttes et dynamiques inhérentes à la révolution et à la transition, en étudiant le rôle des divers acteurs politiques, les enjeux qui ont régi leurs interactions et il montre in fine comment et pourquoi le processus révolutionnaire, après avoir permis l’accession au pouvoir des Frères musulmans, a abouti à une reconfiguration autoritaire en Égypte. En analysant la transition enclenchée par la révolution et les recompositions qu’elle a produites, ce livre apporte un éclairage indispensable à la compréhension des grands problèmes politiques, économiques et sociaux de l’Égypte d’aujourd’hui et de demain. Baudouin Long est chercheur associé au CEDEJ - Centre d’Études et de Documentation Économiques, Juridiques et Sociales, Le Caire, Égypte (MEAE/CNRS - USR 3123). Il a vécu près de quatre ans en Égypte où il a été journaliste freelance puis chargé de mission à l’ambassade de France au Caire. Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3266-l-egypte-de-moubarak-a-sissi-luttes-de-pouvoir-et-recompositions-politiques-9782811125608.html
Rencontre enregistrée le 13 décembre 2018 à la librairie de Karthala. A l'occasion de la parution de son ouvrage intitulé "Gouverner la mer en Algérie. Politique en eaux troubles", les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Tarik Dahou à une rencontre publique. Modérateur : Noureddine Amara La politique maritime en Algérie s'inscrit dans un faisceau de normes internationales, nationales et locales. Leur confrontation résulte des logiques de pouvoir qui déterminent l'accès aux espaces et aux ressources marines. En analysant l'évolution de ces droits d'accès sur le littoral du Parc national d'El Kala (Wilaya d'El Tarf), cet ouvrage restitue les hiérarchies sociales et politiques. L'examen de la contrebande du corail et de la pêche révèle diverses historicités qui façonnent les politiques de conservation marine. Il éclaire la manière dont les acteurs maritimes et les corps de l'État s'approprient les normes libérales et environnementales et font évoluer les frontières entre gouvernement terrestre et maritime, entre public et privé, et enfin entre légal et illégal. L'analyse multiscalaire rend compte d'un gouvernement de la mer, qui évolue au gré des flux de ressources et de pouvoir, mais aussi des transactions quotidiennes entre État et société. Cette démarche dévoile à quel point l'exercice du pouvoir politique en Algérie est tributaire de réseaux instables, transversaux aux normes, aux institutions, et aux espaces, qui atténuent sa cohérence. Malgré le caractère prétorien et l'assise pétrolière du régime, l'inscription de son autorité jusque dans les sphères micro-sociales perturbe sa légitimité. Tarik Dahou est anthropologue à l'Institut de Recherche pour le Développement (UMR 208 Patrimoines locaux IRD–MNHN), et spécialisé dans le domaine des écologies politiques. Sa recherche porte sur une anthropologie politique du gouvernement de la meren Afrique. Il est habilité à diriger les recherches (Université Paris Descartes) et membre du comité de rédaction de Politique africaine. Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3261-gouverner-la-mer-en-algerie-politique-en-eaux-troubles.html
Rencontre enregistrée le 08 décembre 2018 à la librairie de Karthala. Suite à la disparition de Fabien Eboussi Boulaga, le 13 octobre 2018, Kasereka Kavwahirehi et Yala Nadia Kisukidi, deux représentants d'une nouvelle génération de philosophes discuteront de l'apport du philosophe camerounais dans leurs travaux et dans la philosophie africaine. Le philosophe congolais Kasereka Kavwahirehi, connaisseur de l'oeuvre de Fabien Eboussi Boulaga, est auteur d'un livre pour une meilleure prise en compte de la réalité sociale dans la philosophie africaine "Y'en a marre ! Philosophie et espoir social en Afrique" (Editions Karthala). Yala Kisukidi est maîtresse de conférences, agrégée et Docteure en philosophie à l'Université de Paris 8, auteure de "Bergson ou l'humanité créatrice" (CNRS Editions). La rencontre aura lieu en présence de Robert Ageneau, fondateur de la maison d'édition Karthala en 1981 et éditeur de Fabien Eboussi Boulaga. Modératrice : Stéphanie Hartmann d'Africa n°1. Bibliographie : http://www.presenceafricaine.com/philosophie-afrique-philosophe-africain/650-la-crise-du-muntu-2708706543.html http://www.karthala.com/hommes-et-societes-anthropologie/2467-l-affaire-de-la-philosophie-africaine-au-dela-des-querelles-9782811105228.html http://www.cnrseditions.fr/philosophie/6784-bergson-ou-l-humanite-creatrice-nadia-yala-kisukidi.html http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3226-y-en-a-marre-philosophie-et-espoir-social-en-afrique.html
Rencontre enregistrée le 30 novembre 2018 à la librairie de Karthala. Les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Charlotte Thomas, autrice de "Pogroms et ghetto. Les musulmans dans l'Inde contemporaine" pour une discussion avec Ingrid Therwath, journaliste pour Courrier international. La rencontre sera animée par Alice Judell, membre de Noria En 2002 se sont déroulées dans l'État du Gujarat les plus graves attaques contre des musulmans qu'a connues la République indienne depuis 1947. 2 000 d'entre eux ont péri au cours des violences qui ont duré près de six mois tandis que 150 000 autres ont été contraints de fuir définitivement leur logement, attaqués par des nationalistes hindous agissant avec la complicité des autorités locales. Charlotte Thomas propose la première exploration du ghetto musulman de Juhapura, qui s'est formé à la suite de ces pogroms. Elle analyse les stratégies de domination mises en oeuvre par les pouvoirs publics à l'encontre de cette minorité. Elle révèle la discrimination, la ségrégation économique et spatiale, le manque d'accès aux services publics de base que subissent les musulmans de Juhapura. Mais l'auteur dévoile aussi les tactiques de résistance qui répondent à ces stratégies de domination, ainsi que le développement socio-économique à l'oeuvre au sein du ghetto grâce aux initiatives de self-help élaborées par les résidents. Explorer le ghetto de Juhapura et la vie quotidienne de ses habitants, c'est découvrir « de l'intérieur » et en actes le projet politique nationaliste hindou porté par l'actuel Premier ministre, Narendra Modi, dont la responsabilité dans les pogroms de 2002 est directement mise en cause. Charlotte Thomas est docteure en science politique. Elle est actuellement en postdoc au CERI Sciences Po et dirige le programme Asie du Sud (SAProg) du collectif de chercheurs Noria. Préface de Howard Spodek Bibliographie : http://www.karthala.com/terres-et-gens-dislam/3259-pogroms-et-guetto-les-musulmans-dans-l-inde-contemporaine-9782811125240.html
Rencontre enregistrée le 10 novembre 2018 à la librairie de Karthala. A l'occasion du centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918, les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Jean-Pierre Hammer, qui publie les dessins de Marcel Santi, peintre des tranchées pendant la première guerre mondiale. Ce recueil de dessins accompagnés d'une biographie et d'un appareil critique est intitulé CARNETS de BALLES. DESSINS & ÉCRITS DES TRANCHÉES Suivis du CARNET DE VOYAGE en temps de Paix. Grand artiste et rare dessinateur témoin des tranchées de la Guerre de 14, Marcel Santi a gardé vivant le souvenir de ses camarades morts à la guerre. Modeste et discret, il a été l'âme du Mémorial de Verdun. On ne trouve chez lui ni haine ni esprit de revanche, mais toujours une proximité humaine par-delà les frontières. Ses dessins et écrits sont cependant restés ignorés jusqu'à nos jours. Nommé Peintre aux armées dès 1919, Marcel Santi n'a appartenu à aucune chapelle artistique. C'est la première fois qu'est présenté ici son immense talent de dessinateur et d'écrivain de la Première Guerre mondiale. Patriote et pacifiste, Marcel Santi peut encore beaucoup nous apprendre. Ses œuvres des tranchées témoignent d'un modèle d'humanité solidaire et livrée - des deux côtés du Front - à un conflit effroyable se présentant sous le masque d'un pseudo patriotisme. Marcel Santi nous livre bien davantage qu'un simple témoignage. Son œuvre appartient à notre patrimoine humaniste et constitue un réquisitoire plus actuel que jamais contre des guerres recourant à des techniques terrifiantes et dont les populations civiles sont les premières victimes. La paix une fois revenue, Marcel Santi va œuvrer pour le Mémorial de Verdun et pour des publicistes. Avec son Carnet de voyage (1964-1968), il nous emmène de son domicile de Paris jusqu'à Mougins en passant par Gentilly, Saint-Cloud, Grenoble, Cannes et Les Îles de Lérins. En contrepoint des destructions de la guerre, il nous fait découvrir dans ce Carnet, des paysages apaisants ainsi que des créations architecturales d'où se dégage une profonde harmonie. On aime se retrouver en ces lieux où le crayon magique de Marcel Santi nous insuffle un vrai bonheur de vivre. Jean-Pierre Hammer Jean-Pierre Hammer est né à Paris le 12 juin 1927. Germaniste, peintre, musicien et écrivain, les arts le passionnent en même temps que la défense des libertés et le refus de l’injustice. Bibliographie : http://www.karthala.com/hors-collection/3173-marcel-santi-1897-1986-carnets-de-balles-et-de-voyages.html
Rencontre enregistrée le 18 octobre 2018 à la librairie Karthala. A l'approche du référendum qui aura lieu le 04 novembre 2018, nous avons le plaisir d'accueillir Benoit Trépied, auteur de "Une mairie dans la France coloniale. Koné, Nouvelle-Calédonie (1853-1977)" et Alban Bensa, auteur de "Histoire d'une chefferie kanak. Le pays de Koohnê (Nouvelle-Calédonie)". A propos de "Une mairie dans la France coloniale. Koné, Nouvelle-Calédonie (1853-1977)" : En 1946, l'extension de la citoyenneté française aux "sujets indigènes" a profondément bouleversé ce qu'on appelait alors la "France coloniale". En Nouvelle-Calédonie, un nouveau parti a dès lors occupé le devant de la scène politique des années 1950 à 1970 : l'Union calédonienne. Celle-ci réunissait, selon le vocabulaire de l'époque, "autochtones" et "Européens". Cette séquence historique apparaît à bien des égards énigmatiques. Cet essai de micro-histoire représente une contribution majeure à une compréhension renouvelée de l'économie politique et morale des "situations coloniales". Il enrichit ainsi le débat qui fait actuellement rage à propos des études postcoloniales. Et il sort de l'oubli une page cruciale de l'histoire du Pacifique Sud. A propos de "Histoire d'une chefferie kanak. Le pays de Koohnê (Nouvelle-Calédonie)" : Ce livre remonte aux origines d'une chefferie kanak. L'histoire se déroule sur plus d'un siècle. Aux environs de 1740, deux clans quittent leur vallée d'origine et établissent, dans une région qu'ils conquièrent, un nouvel ordre politique, non sans susciter des antagonismes. Au terme d'une période troublée, cette chefferie est confortée par le pouvoir blanc avec la nomination en 1870 du "grand chef" du district de Koohnê. Bibliographie : http://www.karthala.com/recherches-internationales/2366-une-mairie-dans-la-france-coloniale-kone-nouvelle-caledonie-1853-1977-9782811104115.html http://www.karthala.com/1578-histoire-dune-chefferie-kanak-9782845866881.html
Rencontre enregistrée le 18 octobre 2018 à la librairie Karthala. Alors que Maryse Condé vient de remporter le "Nobel alternatif de littérature", confirmant la reconnaissance internationale de son statut de grande romancière, les éditions Karthala ont le plaisir d'inviter Françoise Pfaff, auteure de plusieurs entretiens avec l'auteure, à discuter de son oeuvre. Maryse Condé, née en Guadeloupe, est une écrivaine de renommée internationale dont l'œuvre abondante, déjà couronnée par de nombreux prix, a été traduite en plusieurs langues. Auteur de "Hérémakhonon", "Moi, Tituba, sorcière… Noire de Salem", "Ségou" et "Traversée de la Mangrove", elle a écrit seize romans, huit pièces de théâtre et quatre récits autobiographiques, sans compter des livres pour la jeunesse. Elle est également essayiste et critique littéraire de grand talent. Ses romans, s'inspirant généralement du passé et du présent de l'Afrique et de sa Diaspora, traversent des époques et des espaces géographiques qui recoupent parfois les siens à différentes périodes de sa vie. Ses thèmes de prédilection incluent l'esclavage, le colonialisme, les migrations, l'exil, le concept d'identité, le racisme, l'histoire et la mémoire. Intervenants par ordre de prise de parole : Xavier Luce est doctorant au CIEF (Université Paris IV-Sorbonne). Sous la direction de Romuald Fonkoua, sa thèse porte sur "Maryse Condé et sa critique". Françoise Pfaff est professeur émérite de l'Université Howard (Washington D.C.) Jeannie Raymond, attachée de presse des éditions Karthala, lit les extraits. Bibliographie : http://www.karthala.com/lettres-du-sud/3105-entretiens-aves-maryse-conde-9782811117221.html http://www.karthala.com/lettres-du-sud/3106-nouveaux-entretiens-avec-maryse-conde-ecrivain-et-temoin-de-son-temps-9782811117078.html
Rencontre enregistrée le 29 septembre 2018 à la librairie Karthala. A l'approche des élections présidentielles qui se tiendront le 20 décembre 2018 à Madagascar, nous avons le plaisir d'accueillir François Roubaud ainsi que Jean-Michel Wachsberger, co-directeurs de "Madagascar, d'une crise l'autre" pour une discussion sur la situation actuelle de Madagascar. Modératrice : @Claudie Zandriny, fondatrice et coordinatrice des émissions "Echos du Capricorne". A propos de "Madagascar, d'une crise l'autre : ruptures et continuité" codirigé par RAZAFINDRAKOTO Mireille, ROUBAUD François et WACHSBERGER Jean-Michel : Madagascar se caractérise par une récession économique qui perdure et des crises socio-politiques récurrentes depuis son indépendance. Cette trajectoire atypique est d'autant plus étonnante que le pays n'a jamais connu de guerre ni de conflit majeur. De plus, l'Île est riche en ressources naturelles, un constat qui vient en contraste avec la pauvreté extrême de la majorité de la population. Cet ouvrage couvre un large panorama de thématiques abordées sous l'angle économique, socio-politique, historique ou anthropologique, pour produire une vision d'ensemble. Les analyses s'attachent en particulier à décrypter les mécanismes qui enferment les acteurs dans une spirale crisogène et les facteurs qui étouffent les dynamiques et entrainent l'économie sur une pente récessive. A propos de "La société militaire à Madagascar. Une question d'honneur(s)" d'Olivier Vallée : Ce livre est né d'une interrogation, voire d'un paradoxe, suite au renversement en 2009 à Madagascar de Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina. Alors que le pays traverse de nouveau une grave crise politique, économique et sociale, pourquoi l'armée n'a-t-elle pas conservé le pouvoir que lui avait remis le président déchu et préféra-t-elle le confier au maire de la capitale ? La sociologie historique de la société militaire malgache offre de nombreuses réponses à ce choix, tout en révélant la nature symbolique et les faiblesses réelles des « Forces de sécurité » de ce pays. Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3184-la-societe-militaire-a-madagascar-une-question-d-honneurs.html http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3234-madagascar-d-une-crise-l-autre-ruptures-et-continuite.html
Rencontre enregistrée le 20 juin 2018 à la librairie de Karthala. Bibliographie : http://www.karthala.com/terrains-du-siecle/3236-les-naufrages-l-odyssee-des-migrants-africains-9782811119720.html Des visages épuisés sur des canots en perdition. Des mains fébriles agrippant des gilets de sauvetage. Des corps lourds hissés sur des navires de secours. Nous sommes tous tombés un jour ou l'autre sur ces images de migrants repêchés à bout de force au coeur de la Méditerranée. Mais que savons-nous des circonstances qui les ont conduits à risquer leur vie en mer, des raisons de leurs départs, parfois des années plus tôt, et du déroulement de leur périple, entre mille difficultés ? Les naufragés réunit les témoignages de plusieurs dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants originaires d'Afrique de l'Ouest, arrivés en Europe après la chute de Mouammar Kadhafi en Libye. Des confessions qui racontent les espoirs et les rêves d’une jeune génération victime de la misère, de la mal-gouvernance et de traditions oppressantes. Des récits qui révèlent les terribles pièges du chemin, entre policiers véreux et passeurs sans scrupule, mais aussi l'exceptionnelle résilience de ceux qui les ont surmontés. Étienne Dubuis, journaliste au quotidien suisse Le Temps, est l'auteur de nombreux reportages dans les Balkans, au Moyen-Orient et en Amérique latine. Il a récolté les témoignages cités dans ce livre lors d'un long séjour en Sicile. La rencontre sera émaillée des lectures de témoignages de migrants par le comédien Mohamed Guellati.
Rencontre enregistrée le 14 juin 2018 à la librairie de Karthala. Rencontre animée par Ousmane Ndiaye Citadinités subalternes en Afrique Et si la vie urbaine en Afrique ne se réduisait pas au dysfonctionnement, à l'inadaptation, voire au chaos ? Ou plus exactement, est ce qu'il n'existerait pas sous les désordres apparents d'autres logiques citadines plus subtiles, fluides et moins aisément perceptibles, participant à la réinvention permanente de la cité et des frontières qui la jalonnent ? Ces autres récits de et dans la ville sont au coeur de cet ouvrage, qui les aborde dans leur dimension aussi bien anthropologique, géographique, qu'historique. C'est à travers des histoires de corps, d'imaginaires mis en actes, d'espoirs d'autres lendemains, de difficultés et de souffrances également, qu'une autre ville se donne à voir, moins immédiatement saisissable et néanmoins indubitablement vivace. Ainsi, les expériences citadines subalternes étudiées ici ne renvoient pas à une vision statique de situations de relégation, mais plutôt à des formes complexes d'initiatives qui émergent dans les marges ou les interstices urbains. En postulant que la ville est un haut-lieu d'acquisition de ressources, de saisissement d'occasions, de productions imaginaires, mais aussi de contestations plus ou moins directes ou détournées, l'objectif est de penser simultanément des situations de domination et des manières de composer avec elles, au quotidien. L'étude de cette tension constitutive des expériences citadines, envisagée dans différentes métropoles du continent, de la colonisation à nos jours, permet de comprendre les trajectoires de celles et ceux qui négocient leur insertion au sein de sociétés urbaines qui pourtant les marginalisent. Qu'il s'agisse de femmes de bidonvilles, de jeunes habités par le rêve d'un départ au Nord, de groupes politiquement et historiquement minorés, d'anciens détenus ou d'artistes qui tentent de sublimer les frontières sociales comme géographiques, toutes ces expériences de la ville témoignent d'un jeu complexe d'assujettissement et d'émancipation, dont le territoire citadin est à la fois le cadre, l'arène et la condition de possibilité. Thomas Fouquet est chargé de recherche en anthropologie au CNRS, membre de l'Institut des Mondes Africains (IMAf). Odile Goerg est professeure d'Histoire de l'Afrique contemporaine à l'Université Paris Diderot et membre du CESSMA. Transgresser au Maghreb Boire de l'alcool, avoir des relations sexuelles extra-conjugales, fumer du Kif, mettre en scène son corps dansant, se prostituer, écrire ou chanter des textes contraires aux pratiques, avoir des relations homosexuelles…la question de la transgression est très présente dans les sociétés musulmanes d'Afrique du Nord, et interroge leurs rapports aux pouvoirs religieux et politique. Cet ouvrage s'intéresse non pas à la façon dont ces derniers façonnent les sociétés, mais à la manière dont une partie du corps social s'arrange avec le Coran et le système politique. Il décrit comment certains groupes se constituent contre les autorités religieuses et/ou politiques, sans néanmoins les affronter directement, sans les remettre en question, ni rendre publique leurs comportements et leurs actions. Il permet ainsi de mettre en lumière l'indicible et de présenter ces sociétés sous un jour nouveau, en décrivant les mécanismes de prises de distance par rapport aux normes et de construction d'univers sociaux originaux, grâce à la mise en place de stratégies et de modes d'actions partagés, telles que la non monstration des actes transgressifs ou l'utilisation d'espaces spécifiques. Cet ouvrage vise donc à aborder la dynamique des sociétés musulmanes d'Afrique du Nord en privilégiant leurs dysfonctionnements pour mieux comprendre leur fonctionnement. Il permet de remettre en cause l'image de sociétés « soumises », véhiculée par le sens commun et par certains médias occidentaux. Philippe Chaudat est anthropologue et maître de conférences à l'Université Paris-Descartes Sorbonne. Bibliographie : http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3216-transgresser-au-maghreb-la-normalite-et-ses-depassements.html http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3208-citadinites-subalternes-en-afrique.html
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