Dans ce dernier épisode de la saison 2 d’En Substance, on ne raconte pas “l’après” comme une sortie nette, mais comme un changement de paradigme. Quand le produit cesse d’occuper le centre, quelque chose se déplace : le quotidien n’“avance” pas forcément — il s’ouvre, parfois se dérègle, et oblige à apprendre une nouvelle cartographie. Il ne s’agit pas seulement de vivre sans, mais de vivre autrement.Avec Chantal, Antoine et Pierre, il est question de vide, de vertige, de nostalgie et d’ennui, mais aussi d’une découverte moins spectaculaire : celle d’une intensité différente, moins fusionnelle, plus discontinue. L’arrêt peut soulager autant qu’il expose ; la clarté retrouvée peut coexister avec la fatigue, l’irritabilité, l’envie de retrouver un ancien “sas”. Et ce qui attire parfois, ce n’est pas tant le produit que ce qu’il organisait : un rite, une parenthèse, une manière de tenir.L’épisode explore ces territoires comme des figures : territoire du deuil (perdre une illusion, une extase, une économie du manque), du seuil (apprendre à habiter l’inconfort plutôt que le fuir), de la recomposition (déplacer ses appuis, inventer des routines), et de la relation (se relier aux autres, au soin, au corps, à l’action). Le rétablissement apparaît alors moins comme une victoire que comme un apprentissage : accepter les contradictions, repérer les déclencheurs, traverser l’envie quand elle surgit — et construire, par petites touches, une joie plus sobre mais plus habitable.________________Un podcast écrit et réalisé par Sylvain PinotMusique originale composée par Toco VervishIllustration signée Mathilde FiantProduit par Addictions France avec le soutien de la Fondation de FranceHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode, on explore l’ambivalence au cœur de l’addiction : comment ce qui soulage peut finir par enfermer.Avec Agnès, Marc, Emmanuel et Mélia, la discussion part d’une question simple : qu’est-ce que le produit a d’abord apporté ? Pour certain·es, il a rempli un vide. Pour d’autres, il a servi de béquille morale, de carapace sociale, de pansement immédiat ou de “paillettes” posées sur une vie trop douloureuse, trop calme ou trop angoissante.Au fil des échanges, l’épisode interroge aussi le chaos comme rythme familier, la bascule de la fête vers l’isolement, puis le paradoxe de l’abstinence : arrêter, ce n’est pas seulement retrouver le calme. C’est parfois perdre une armure, affronter le silence, accepter le “bof”, et reconstruire d’autres appuis.Un épisode sensible et lucide sur la peur du vide, la nostalgie du produit, la vigilance du rétablissement et la possibilité d’inventer d’autres manières de tenir debout.__________________Un podcast écrit et réalisé par Sylvain PinotMusique originale composée par Toco VervishIllustration signée Mathilde FiantProduit par Addictions France avec le soutien de la Fondation de FranceHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode 4 de la saison 2 d’En Substance, Marion, Joséphine et Aurélien racontent comment une consommation d’abord “sociale” peut basculer vers un cycle qui s’installe et se répète. Ensemble, ils décrivent l’amorçage du cycle, quand le produit cesse d’être un simple “plus” et devient un moyen de se désinhiber, d’apaiser une anxiété, de “faire diversion” face au réel, ou de survivre à des périodes de vide et de douleur.L’épisode explore ensuite “l’ornière” : la routine, les rails creusés par l’habitude, les déclencheurs très concrets (une heure de la journée, des lieux, des personnes, des rituels de décompression collective) et cette impression paradoxale de savoir ce qui se passe… sans parvenir à l’empêcher. Les invités parlent aussi de ce que le cycle abîme au passage: la concentration, la curiosité, la lecture, le sport, la vie relationnelle, et surtout l’estime de soi quand les promesses finissent par perdre leur valeur.Enfin, l’épisode ouvre sur le mouvement et la réversibilité: les déclics (parfois violents, parfois progressifs), les micro-stratégies, les “petits événements” qui font basculer, et l’importance de “mettre du remblai” en retrouvant d’autres sources de plaisir, de lien et de sens. Fil rouge: l’addiction n’est pas une fatalité figée, mais un processus dynamique qu’on peut apprendre à regarder, comprendre, et transformer._________________Un podcast écrit et réalisé par Sylvain PinotMusique originale composée par Toco VervishIllustration signée Mathilde FiantProduit par Addictions France avec le soutien de la Fondation de FranceHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On parle souvent de l’addiction comme d’une “perte de contrôle”. Dans cet épisode, quatre personnes racontent au contraire tout ce qu’il y a de méthodique dans l’usage : compter, anticiper, gérer les stocks, l’argent, les horaires, éviter le manque, “tenir” une journée. Des mathématiques de l’addiction aux rituels (gestes, lieux, habitudes, mini-cérémonies), la conversation explore l’ambivalence : ces routines peuvent protéger et structurer, tout en enfermant.Le groupe parle aussi de ce qui change quand on arrête, des rituels de substitution, du “un jour à la fois”, et de l’importance de demander de l’aide.Contenu sensible : l’épisode évoque des violences sexuelles autour de ~25’ (écoutez à votre rythme).Un podcast écrit et réalisé par Sylvain PinotMusique originale composée par Toco VervishIllustration signée Mathilde FiantProduit par Addictions France avec le soutien de la Fondation de FranceHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce deuxième épisode, on part d’un soupçon qui colle souvent aux personnes concernées par l’addiction : le mensonge. Il s’invite partout, dans la famille, au travail, et parfois même dans le soin.L’épisode propose une idée simple : mentir, ce n’est pas se tromper, c’est dire quelque chose de faux volontairement. Et, dans les situations d’addiction, ce mensonge sert souvent à se protéger : éviter la honte, échapper au jugement, préserver une relation, tenir debout.Caroline, Solange, Éric et Stéphane racontent ces « scénarios » inventés face à un employeur, un médecin, une institution, ou un juge. Ils parlent aussi du silence qui peut s’installer autour d’eux, parfois avec l’entourage, quand chacun évite certains sujets.Mais ce bouclier a un prix : il abîme la confiance, isole, et enferme.Enfin, l’épisode explore le moment où dire la vérité redevient possible. Non pour excuser, mais pour comprendre ce que le mensonge révèle parfois : une fragilité, une peur, et l’envie de s’en sortir.Un podcast écrit et réalisé par Sylvain PinotMusique originale composée par Toco VervishIllustration signée Mathilde FiantProduit par Addictions France avec le soutien de la Fondation de FranceHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.