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En sol majeur

Author: RFI

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Description

En Sol Majeur joue la partition du métissage de façon ludique et musicale. Des personnalités (politique, culture, sport, sciences) de « double culture » nous font partager leur histoire jalonnée d’espérances, de combats, d’humiliations parfois, de rêves souvent. Le tout sous la houlette d’un programme musical signé par l'invité (e). Une émission de Yasmine Chouaki. *** Diffusions vers toutes cibles, le dimanche à 15h10 TU et 23h10 TU. 

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Un sac à parole vient de faire son entrée ESM. Autrement dit un Kouyaté. Un sac à paroles, c’est-à-dire un griot, un diplomate, qui plus est fils de l’immense Sory Kandia Kouyaté, la voix d’or, celle de la Guinée indépendante. (Rediffusion) Le temps et les révolutions ont beau passé, Kandia (on l’appelle Kandia au village) est toujours là, son épopée mandingue toujours puissante, prête à distiller un message à nos conflits contemporains. L’héritier, le fils, Kaabi Kouyaté passe de case en case, de métropole en lieu-dit pour porter la bonne parole griotique. Il est armé pour ça : auteur, compositeur, joueur de ngoni, naviguant entre théâtre, musique traditionnelle et jazz mandingue, il vient déposer à vos pieds deux présents, Tribute to Kandia, son album hommage & le documentaire de Laurent Chevallier intitulé «La trace de Kandia». Une possibilité pour vous de suivre en son et lumière la trace du griot de Manta.   Programmation de notre invité : • Sory Kandia Kouyaté - Keme Bourema  • Kelitigui & ses tambourinis - Maderi • Enrico Macias - Enfant de tous pays • Puccini, Pavarotti - Nessim Dorma  • Kaabi Kouyate - Dari.
Un peu de jazz, de néo jazz. Un peu de féminin fait main. Un peu, beaucoup, passionnément de voix. Dominique Fils-Aimé… êtes-vous là ? Je pose la question à cet esprit si singulier, venu de la scène montréalaise qui a émergé en 2015 d’une pochette surprise appelé télé-crochet au Canada. (Rediffusion) Autrice, compositrice, interprète et peintre de la voix auréolée de nombreuses distinctions, Dominique Fils- Aimé a du sang militant, du bleu et du rouge sur les cordes vocales. Bleu océan, rouge vivant, jaune fraternel à l’image de sa trilogie Nameless, Stay Tuned! Three Little Words qui a installé sa partition dans le temple de l’âme musicale. Et voici que nous arrive son 4ème album Our Roots Run Deep toujours percussif, habité, vocale, végétal et en tournée internationale, récemment au Café de la Danse à Paris, elle s’envolera pour New-York, Montréal, etc.Les musiques de l'émissionBeethoven Moonlight sonataDominique Fils- Aimé Our roots run deepDominique Fils-Aimé Three little wordsDominique Fils-Aimé BirdsBillie Holiday Strange fruit Dominique Fils-Aimé Strange fruitElisapie ArnaqSandra N’kake I miss my land/Camilleta douleur/Bobby Mc FerrinCircle song oneDominique Fils Aimé Home
Nous devions nous croiser au moment de la Saison lituanienne en France. Mais comme y a plus de saison ma p’tite dame, Mūza Rubackytė et ESM, c’est maintenant et en tournée en France, en Lituanie, à Porto Rico… 2025 sera lyrique. Pour cette artiste totale, Née sous un piano (c’est le titre de son autobiographie), le mouvement est son mantra. (Rediffusion) Mouvement d’une enfant surdouée, auréolée à 13 ans d’une grande victoire au concours All union récompensant les meilleurs pianistes d’Union soviétique, mouvement irrésistible pour la musique (de Franz Liszt, Godowsky, Chostakovitch) mouvement d’engagement pour la révolution lituanienne. Mouvement d’une soliste internationale en mission vers un au-delà musical qui n’empêche nullement les pieds sur terre : présidente de la société LISZTuania, marraine de la maison Debussy en France, Mūza Rubackytė exulte, transmet, voyage. Le regard vert entouré de taches de rousseur dit à peine la force de ce petit soldat mystique qui, entre Vilnius, Genève et Paris, nourrit un grand rêve européen pour sa Lituanie éternelle. 
Crâne rasé et la mentale d’un mousquetaire. Le crâne rasé, c’est lui sur la photo, la mentale d’un mousquetaire c’est lui qui le dit. Dans la besace de cet ex-taulard du 9.4 qui a jamais été en taule, même dans sa piaule, y a du gros son, des posters et des noms qui ont laissé des traces dans le frigo de la vie : Malcolm X, Robespierre, Ice Cube, Magic Johnson, Kery James et toute la célèbre clique de Mafia K’1 Fry. (Rediffusion) L’âme de ce collectif hip-hop c’est lui, Samir Salah, plus connu sous le nom de O.G.B. 20 ans de carrière, 1 600 concerts entre la France et le Maghreb et 38 tonnes de doutes pour ce métis des banlieues. Grâce à un lit d’hôpital où il est passé à un cheveu de la grande faucheuse, O.G.B auteur interprète-producteur-régisseur se livre en tant qu’homme, fils, père, poto sur 300 pages au titre évocateur Je suis venu me dire, aux éditions Mindset. Une lecture qui m’a donné envie de cette conversation ESM pour remonter aux origines de l’artiste, même si dans la vie, on ne peut pas pull up comme dans la musique.   À écouter aussiL'artiste Samir Salah, dit OGB, présente son autobiographie «Je suis venu me dire ...»
On le sait, La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Preuve en est le parcours de Hatem Nafti, 42 ans, qui fait trempette dans de multiples fleuves court-circuités par le vent mauvais de l’Histoire. Dans son cœur, il y a du lys et du jasmin : il y a son pays de naissance (la Tunisie) et il y a son quartier (l’Est parisien). Essayiste qui apparaît régulièrement sur vos tablettes, c’est-à-dire sur France 24, TV5 Monde ou RFI pour décoder la situation tunisien-ne depuis 2011, Hatem Nafti est un journaliste engagé, presque enragé car journaliste d’opinion qui lance ses flèches en direction de la dictature constitutionnelle en Tunisie, mais aussi à l’attention de l’impensé colonial persistant en France. Collaborateur de plusieurs think tanks (Noria Research ou Fondation Jean Jaurès par exemple) sa plume fait des siennes aux Éditions Riveneuve avec le petit dernier Notre ami Kaïs Saïd, Essai sur la démocrature tunisienne. Programmation de l’invité : • Fayrouz Kifak enta • Yasser Jradi Dima dima.
Voilà une enfant d’Internet et de la diaspora africaine installée dans la chambre d’En Sol Majeur et dans les abysses de ses multiples inspirations. Étoile montante de la scène contemporaine, Josèfa Ntjam se dit habitée par une généalogie schizophrénique. (Rediffusion) Après son passage à la Biennale de Venise, avec la Fondation LAS où elle présentait Swell of spaecies (houle d’espèces), ESM ose pousser la porte de son monde connecté à l’afrofuturisme, la mythologie afrodescendante, la science et les cultures du web. Exposée dans le monde entier, cette plasticienne explore la profondeur des océans et l’étendue du cosmos avec, autour du cou, un pendentif philosophique, qui dit Je suis plusieurs. Êtes-vous prêts à décoller avec cette rediffusion ?… Car Josèfa est une météorite, qui se mérite. Les choix musicaux de Josèfa Ntjam Radiohead Reckoner Alice Coltrane Journey in Satchidananda Casey Créature ratée Sun Ra The lady with the golden stocking ESG My Love for You.
Une inclassable, une iconoclaste, forcément invisibilisée. Trois adjectifs pour qualifier une philosophe qui répond au doux nom de Seloua Luste Boulbina, spécialiste des études post-coloniales et de la pensée buissonnière, ai-je envie de rajouter. Fruit d’une histoire coloniale toujours en cours entre la France et l’Algérie, Seloua pense la colonialité de notre monde autrement. Le terreau de sa pensée est à l’image de l’igname qui procède par rhizomes, en étant à la fois une et multiple. La Boulbina elle aussi se déplace, de la psychanalyse à la littérature, de l’anthropologie à l’histoire. N’étant pas du genre philosophe en chambre, cette pratique de la transversalité est peut-être en lien avec ses multiples ancrages entre l’Afrique, l’Europe, l’Océanie et les Caraïbes. En témoignent ces deux derniers essais Sortir de terre, une philosophie du végétal chez Zumba et Malaise dans la décolonisation, Terres éparses et îles noires, aux éditions Les Presses du Réel.   Programmation de notre invitée  • Algiers Blood  • Eugène Mona Maitre chacha.
À force d’officier sous les radars, la journaliste Nora Hamadi s’est fait flasher, repérer, elle est aujourd’hui en quasi première ligne de l’information… Évidemment, cette entrée en matière ne se comprend que si on a l’oreille greffée sur nos amis de France Culture et France Inter. Bienvenue sur RFI, Nora Hamadi… ce nom familier du paysage audiovisuel hexagonal, aurait pu ne pas l’être : familier. France Culture et France Inter. Pourtant, faire famille a longtemps été le credo de notre invitée. Née dans une cité de Longjumeau, en région parisienne, entre des parents joyeusement militants, le kabyle savoureux d’une grand-mère, des rêves de cantatrice et La maison des rêves (titre de son récit), la colonne vertébrale idéologique de Nora a fait le reste : une amoureuse des quartiers, mais pas forcément du téléphone arabe.   Programmation de Nora Hamadi  • Clara Nunes Juízo final • Burna Boy Love, damini. 
On la lit beaucoup, mes enfants la dévorent, mes amis la citent, les médias l’invitent, et à l’approche des fêtes de fin d’année, l’idée de s’offrir ses livres risque d’atterrir au pied du sapin. Réinventer l’amour (comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles), Résister à la culpabilisation ou encore Sorcières, la puissance invaincue des femmes : c’est la signature de Mona Chollet. Journaliste, essayiste, ni sociologue ni historienne, elle se définit elle-même comme une bricoleuse de théorie. À regarder les chiffres de vente (Sorcières s’est vendu à 500.000 exemplaires), il semblerait que le bricolage ait ses vertus féministes : mais entendons-nous, nous sommes en présence d’un féminisme doux, pas forcément rebelle et qui cache peut-être une poule mouillée, en tout cas une casanière franco-suisse, qui a l’art de capter l’air du temps avec ses questions patriarcales, mais aussi ses questions coloniales.   Programmation de l'invitée : • HK & les Saltimbanks Mon printemps en hiver  • Lina Sleibi Helwa ya baladi.    À consulter le blog de Mona Chollet La méridienne. 
Elle lit Lacan, mais pas seulement. Elle a fait Sciences Po et moult paniers de basket. Aby Gaye, c’est son nom. Belle, grande, basketteuse professionnelle : double-championne d’Europe jeune et vice-championne du monde avec l’équipe de France. Les médailles d’or, d’argent et de bronze, ça la connaît. Hey, Aby Gaye, ça va les chevilles ? Ben justement… les chevilles, c’est le point faible de celle qui ne fait pas que lire, qui ne fait pas que des podcasts («Être et athlète», c’est le titre) non. Aby Gaye est non seulement un corps, mais c’est aussi une conscience tournée vers la terre mère : heureuse fondatrice de l’association Terang’Aby, l’estime de soi des jeunes Africaines en général & Sénégalaises en particulier (qui forcent un peu sur la dépigmentation) ça l’intéresse. Bref, Mademoiselle Gaye, c’est une tête bien faite, sur un corps d’athlète.  À consulter Terang’Aby.   Programmation de l’invitée : • 113 - Les princes de la ville • Kokoroko - Ewa inu.
Un sac à parole vient de faire son entrée ESM. Autrement dit un Kouyaté. Un sac à paroles, c’est-à-dire un griot, un diplomate, qui plus est fils de l’immense Sory Kandia Kouyaté, la voix d’or, celle de la Guinée indépendante. Le temps et les révolutions ont beau passé, Kandia (on l’appelle Kandia au village) est toujours là, son épopée mandingue toujours puissante, prête à distiller un message à nos conflits contemporains. L’héritier, le fils, Kaabi Kouyaté passe de case en case, de métropole en lieu-dit pour porter la bonne parole griotique. Il est armé pour ça : auteur, compositeur, joueur de ngoni, naviguant entre théâtre, musique traditionnelle et jazz mandingue, il vient déposer à vos pieds deux présents, Tribute to Kandia, son album hommage & le documentaire de Laurent Chevallier intitulé «La trace de Kandia». Une possibilité pour vous de suivre en son et lumière la trace du griot de Manta.   Programmation de notre invité : • Sory Kandia Kouyaté - Keme Bourema  • Kelitigui & ses tambourinis - Maderi • Enrico Macias - Enfant de tous pays • Puccini, Pavarotti - Nessim Dorma  • Kaabi Kouyate - Dari.
Martial Sinda

Martial Sinda

2025-11-0248:29

Quelle chance d’avoir pu rencontrer le premier poète de l'Afrique équatoriale Française, grand Prix de l'AEF en 56...  Un dissident de la négritude à qui j’ai donné du Monsieur Martial Sinda. Il est rentré dans le studio comme une légende de poète-historien congolais, protégé de Léopold Sedar Senghor, il était de cette génération qui a vu le Blanc sur le dos du Noir, puis le Noir devenir Négritude, puis la Négritude l'accueillir en son sein littéraire. (Rediffusion) Martial Sinda, né en Afrique, le pays des commentaires est l'auteur d'un recueil de poèmes devenu collector Premier chant du départ & du non moins fameux. Le Messianisme congolais et ses incidences politiques depuis son apparition jusqu'à l'époque de l'indépendance, 1921-1961. ESM rend hommage à ce grand Quelqu’un disparu, l’été dernier, en rediffusant cet entretien qu’il nous accordait en 2014 où j’osais lui demander «Quand on vous demande d'où êtes-vous, que répondez-vous ?»   Les choix musicaux de Martial Sinda - Moune de Rivel Amédée - Franklin Boukaka Les Immortels - Sidney Bechet Petite fleur.
Il y a d’abord le clair obscur, puis des formes géométriques, puis des fragments de moulages d’où surgit le buste d’Alexandre Le Grand. La scène ne se passe pas loin de Shanghai, en Chine fin des années 80, au bout des doigts de Xie Lei. Diplômé de l’Académie centrale des Beaux-Arts de Pékin et de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, cet artiste peintre, en lice pour le prix Marcel Duchamp 2025, tutoie les anges de la peinture italienne et espagnole. Mieux, avec ses camaïeux, ses têtes décapitées et ses corps en chute libre, il explore une poétique de l’étrange. Ces toiles, qui attendent le verdict du Prix, sont exposées au Musée d’art moderne de Paris (le MAM), cependant que son auteur nous rend visite. Programmation de l’invité : • Hu Ge He mei li • Joan Manuel Serrat Nanas de la Cebolla.   Les toiles de Xie Lie sont exposées au Musée d’Art Moderne de Paris.
La musique c’est du bruit qui pense, signé Victor Hugo… ben, j’vous tire pas mon chapeau, M’sieur Hugo. Dans un autre genre on a Cioran qui proclame que La musique c’est le refuge des âmes ulcérées par le bonheur, c’est bien du Cioran. Qu’en dira notre invité Sango Ndedi Ndolo, auteur compositeur interprète guitariste tourné vers l’élégance et la douceur en douala. C’est l’histoire d’un musicien basé à Paris, avec une mémoire transversale des gammes et un attachement au patrimoine camerounais. Sur votre pick up d’esthète (oui, ça se passe entre esthètes), en attendant la prochaine cuvée, ESM vous recommande son album Eyala, une pop entre funk et folk dont le swing doit une fière chandelle à sa langue maternelle. 
Est-ce que Séphora Pondi croit aux fantômes ? Pas impossible. Elle qui semble habitée autant par le théâtre que par l’écriture, se laisse hanter corps et âme, par des personnages qu’elle interprète ou qu’elle crée de toutes pièces. Pensionnaire à la Comédie Française depuis 2021 (on se souvient de son rôle titre dans Médée), Séphora Pondi s’avance en littérature avec «Avale», un premier roman anthropophage qui fait la part belle à la fiction, n’en déplaise à l’autofiction. Mais alors, pourrons-nous signer ESM un autoportrait émaillé d’un ou deux polaroïds familiaux, peut-être d’identité bassa, et très certainement de sororité échevelée.
Qu’est-ce que le beau ? Voilà une question qui pourrait nous entraîner loin sur les rives du subjectif et de l’esthétique. Restons sur l’esthétique avec une décoratrice d’intérieur voyageuse, notre invitée Aline Matsika qui transforme les intérieurs de Paris, New-York, Majorque ou Zurich depuis plus de 25 ans. Matsika, un nom venu de Pointe-Noire (ESM salue la République du Congo) associé désormais à Timuntu, mot bantou (porteur de philosophie), devenu le nom d’un concept qui met à l’honneur un design chic entre Afrique et Occident, entre culture et modernité. Bonne nouvelle, l’époque a enfin dépassé le clivage entre tradition et modernité. À quoi peut ressembler un siège senoufo ou ashanti dans votre intérieur bourgeois ? Je poserai la question à notre amoureuse du beau, qui a osé un escarpin dans la capitale, à l’occasion de l’édition 2025 de Paris Design Week-end.   Programmation de l’invitée : • Franco Mabele • Roberto Torres Caballo Viejo.
L’histoire qu’on vous raconte aujourd’hui commence au bord du Nil en Égypte, elle se poursuit pas loin du lac Saint-Laurent au Québec, mais elle va atterrir dans les gravats de la Palestine. Grâce à Rachad Antonius - professeur titulaire de Sociologie à l’Université du Québec à Montréal jusqu’en 2020. Allez savoir pourquoi, lui qui se destinait aux Mathématiques, s’est retrouvé de fil en aiguille sociologique à étudier la question des minorités arabes au Québec, les sociétés arabes contemporaines et les conflits du Proche-Orient. À l’heure où la Palestine, quasiment rayée de la carte est reconnue par les Occidentaux, ESM recommande La conquête de la Palestine, de Balfour à Gaza, une guerre de cent ans de notre invité, aux Éd. Écosociété.
Lorsque l’opéra ouvre grand ses fenêtres, c’est qu’Aldo Brizzi regarde le monde. Aldo Brizzi, une brise musicale, né dans une Alessandria italienne, le lyrisme commence là peut-être. Compositeur et chef d’orchestre rompu aux partitions classiques, Brizzi s’est un jour envolé loin de l’Europe mozartienne et wagnérienne pour les paysages d’Ipanema, au Brésil. Parcours fascinant que celui de ce chef, directeur musical du Núcleo de Opéra da Bahia, qui n’hésite pas à métisser un Roméo et Juliette en l’inscrivant à l’époque de l’esclavage. Qui s’aventure sur les terres du tropicaliste Gilberto Gil, jusqu’à signer ensemble l’album Amor Azul. Qui fraye avec l’ambassadeur de la culture indienne Raghunath Manet, jusqu’à peaufiner ensemble l’album Holos. Préparez vos oreilles à autre chose que la pensée ou la partition unique. Un ESM qui est aussi comme un coup de rein ou un clin d’œil à la saison France-Brésil 2025. Une émission en collaboration avec Laboratorio Arts Contemporains. Programmation de l’invité : • Gilberto Gil, Aldo Brizzi Amor azul • Joâo Gilberto Desafinado.
Qu’est-ce qu’un secret de famille ? Au bout de combien de générations devient-il irrespirable ? Que peut finalement apporter une enquête familiale et que faire de la honte généalogique lorsqu’on est descendant de bourreau ? Toutes ces questions, on se les pose en lisant la passionnante Enquête familiale à la lisière du Troisième Reich, Les zones grises, d’Alexandra Saemmer qui paraît chez Bayard. Cette chercheuse en Sciences sociales, descendante de Sudètes (ce peuple expulsé de la Tchécoslovaquie à la fin de la Seconde Guerre mondiale) soulève plusieurs voiles pour confondre le gris de son histoire, autour des origines floues de sa mère, d’un oncle mystérieusement disparu et d’un grand-père peut-être adhérent au national-socialisme. Lorsque les fantômes d’une Europe en guerre toquent à la porte de la mémoire, peut-être que les vivants reprennent leur respiration. Programmation de l’invitée : • Rammstein, Donaukinder • Kate Bush, Weithering Heights. 
« Quelle fille bizarre ! Ce n’est ni un homme ni une femme. » Cette terrible phrase parlant de notre invitée, la cinéaste Heiny Srour, on la doit à un poète égyptien marxiste. Trois mots (poète, égyptien, donc arabe, et marxiste) qui ont créé un désenchantement chez celle qui reste la première femme du tiers monde (ouh, le vieux mot) à avoir été sélectionnée à Cannes en 1974. Rendre visible les femmes dans l’histoire des luttes, c’est le pacte, l’indiscutable engagement pris par cette passionaria de 80 ans, juive libanaise, qui pose sur la table de nos urgences deux films pionniers du cinéma arabe Leïla et les loups (fresque poétique sur la grande Histoire vue pour une fois par les femmes libanaises et palestiniennes) et L’heure de la libération a sonné tourné en 1971 en pleine guerre du Dhofar, opposé à la présence des troupes britanniques à Oman, et qui nous apporte un éclairage édifiant sur ce Moyen-Orient post 7 octobre.  À écouter aussiHeiny Srour, pionnière du cinéma féministe et décolonial   ► Programme de notre invité Arié Ovadia « Anenu Avinu » Bill Haley « Rock Around The Clock » ► Leïla et les loups, prochaines dates du film : À Paris : Cinéma Espace Saint Michel, 75005 Paris 10/09 : Genève (CH) CinéLux, 18h30 première en Suisse 28/09 : Lyon (69) Théâtre l'Élysée, 20h00, Festival Pour la suite du monde 30/09 : Hérouville-Saint-Clair (14), Café des Images, 20h30 09/10 : Toulouse (31), Utopia Borderouge Du 2 au 12/10 : Fameck (57), Victor Hugo, Festival du film arabe Novembre : Bordeaux (33), Utopia 23/11 Montreuil (93) le Méliès - Cycle Maestra 29/11: Genève, Rencontres cinématographiques Palestine Filmer c'est exister Du 23/01 au 3/02: Vesoul (70), Majestic, 32e Festival International des Cinémas d’Asie     
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