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Femmes coupables
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Femmes coupables

Author: RTBF

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De Véronique Courjault, accusée d’infanticide, à Anna Göldi, la dernière sorcière, en passant par le procès de la djihadiste Inès Madani, celui d’Irma Grese, la tortionnaire nazie, ou encore de Monique Olivier, l’ex-femme de Fourniret… Qui a dit que le crime était une affaire d’hommes ? Juliette Prouteau vous raconte les procès de huit femmes criminelles.

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13 Episodes
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Le néonaticide, c’est à dire le meurtre d’un bébé immédiatement après sa naissance, constitue l’un des crimes les plus emblématiques, les plus symboliques, de la criminalité féminine. Il est incompréhensible pour la société, en ce qu’il est commis en très large majorité par des mères, à l’encontre de leurs propres enfants. En 2006, l’Europe découvre une figure monstrueuse et se prend d’une passion venimeuse pour elle : il s’agit de Véronique Courjault, une mère de famille tranquille, banale même, mariée à un ingénieur sans histoire. Elle avoue avoir tué trois de ses nouveaux-nés, juste après leur naissance.. Ni son mari, ni ses amis, personne n’est au courant. Parce que Véronique à conservé le corps de ses bébés aux congélateurs, son histoire est devenue l’affaire des bébés congelés. Mais pour la première fois, au procès de Véronique Courjault, on a cherché à comprendre. Pour la première fois, la justice a tenté de soulever le voile qui recouvre la question du déni de grossesse et, plus largement, la violence psychologique qu’une grossesse peut engendrer chez certaines femmes les plus fragiles. Les invitées dans cet épisode : - Julie Ancian, sociologue et autrice du livre Les violences inaudibles, récits d’infanticides, paru aux éditions du Seuil en 2022 - Ondine Millot, journaliste et autrice, entre autres, du livre Les Monstres n’existent pas Au delà du fait divers, consacré à Dominique Cotterez, reconnue coupable d’octuples infanticides, paru aux éditions Stock en 2018.   Merci pour votre écoute   Retrouvez tous les contenus de la RTBF sur notre plateforme Auvio.be  Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
S’agissant de la représentation des femmes coupables dans l’imaginaire populaire et judiciaire, on trouve peu de symboles aussi forts que celui de la Sorcière. Vous pensez tout connaître sur cette figure aussi monstrueuse que mythique qu’est la sorcière ? Erreur ! A travers le procès d’Anna Göldi, dernière européenne condamnée pour sorcellerie et première femme à avoir été réhabilitée, c’est toute l’histoire de la criminalité féminine qui prend forme. Anna Goldi, cette suissesse accusée en 1782, en pleine époque des lumières, d’avoir ensorcelé l’enfant de ses employeurs qui l’avait renvoyé, une enfant qui se met à vomir des aiguilles jusqu’à perdre l'usage de la parole, de l'ouïe, de ses jambes. Soumise à de longues séances de torture, Anna Göldi avoue avoir agi sur les ordres du diable. Elle est décapitée. Son nom aurait pu tomber dans l’oubli comme celui de dizaines de milliers d’autres femmes exécutées pour sorcellerie. Mais par un incroyable concours de circonstances, impliquant un greffier scrupuleux, deux enquêteurs allemands, et un journaliste suisse, la vérité sur les crimes d’Anna Goldi finit par éclater. Et avec elle, celle de toutes les sorcières… Notre invitée pour cet épisode: Maryse SIMON, historienne, spécialiste de l’histoire de la sorcellerie dans l’Europe de l’époque moderne, elle a notamment co-dirigé deux ouvrages consacrés à ce sujet, ouvrages respectivement intitulés Sorcellerie savante et mentalités populaires et puis la sorcellerie et la ville, tous deux publiés aux éditions des presses universitaires de strasbourg.   Merci pour votre écoute   Retrouvez tous les contenus de la RTBF sur notre plateforme Auvio.be  Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 1953, le dernier enfant du couple BAC décède, faute de soin et d’alimentation suffisante. Si le couple, qui était dans une situation financière catastrophique, est poursuivi c’est surtout Ginette, la mère, qui est visée. Les partisans de la légalisation de la contraception s'emparent de ce fait-divers (qui était loin d’être unique en son genre) pour lancer un débat autour de la question. La gynécologue Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé intervient au procès, en faveur du couple. C’est elle qui fondera ensuite la Maternité Heureuse, futur Planning Familial. Nos invitées dans cet épisode : Danièle Voldman et Annette Wieviorka, historiennes et co-autrices du livre Tristes grossesses, l’affaire des époux BAC, paru aux éditions du Seuil. L’un des seuls ouvrages consacré à cette histoire, et sans lequel cet épisode n’aurait pas pu exister.   Merci pour votre écoute   Retrouvez tous les contenus de la RTBF sur notre plateforme Auvio.be  Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tout autant que leurs homologues masculins, les femmes peuvent choisir la cruauté, la perversité, et intégrer ces pulsions dans un cadre idéologique. Elles peuvent se révéler même dans l’atrocité. Et l’exercice de la violence a pu constituer le socle à une certaine émancipation professionnelle… Ainsi, elles sont nombreuses, celles qui embrassent l’idéologie mortifère du 3e Reich. D’ailleurs, à l’occasion des élections législatives de juillet 32, les femmes allemandes apportent près de 7 millions de voix au Parti National Socialiste d’Hitler. Elles jouent un rôle déterminant dans la construction et le fonctionnement du régime nazis. Et pourtant, En réalité, comme le rappelle l’historienne américaine Wendy Lower, presque toutes les histoires de l’Holocauste ont laissé de côté les femmes, leurs responsabilités. Parce que la banalité du mal n’est pas l’apanage des hommes, le prochain épisode de notre série est consacré à l’une des rares femmes nazie jamais condamnées : Irman Grese, l’abominable gardienne des camps de concentration nazis de Ravensbrück, Auschwitz et de Bergen-Belsen, condamnée à mort, à seulement 22 ans. Notre invitée dans cet épisode : Barbara Necek, documentariste, réalisatrice et autrice. Spécialisée dans l’histoire du nazisme et le travail de mémoire, elle a notamment réalisé « le Procès d’Auschwitz-la fin du silence » (2017), « Les femmes du Troisième Reich » (2018) et « Les résistants de Mauthausen » (2021). Femmes bourreaux est son premier ouvrage, paru aux éditions Grasset en 2022. Un remerciement particulier est adressé à Didier Chauvet, auteur d’un ouvrage particulièrement documenté, "Irma Grese et le procès de Belsen", paru chez l’Harmattan en 2017.   Merci pour votre écoute   Retrouvez tous les contenus de la RTBF sur notre plateforme Auvio.be  Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Violette Nozière a 18 ans en 1933, quand elle empoisonne ses parents. Son père meurt, sa mère survit. Le parricide est un crime particulièrement rare, encore plus quand il est commis par une femme, une fille. Il désobéit alors à la fois à l'autorité parentale et l’autorité patriarcale. En plus d’avoir tué, Violette Nozière a donc transgressé deux principes fondamentaux de la société patriarcale de son époque : la supériorité du parent sur l’enfant et de l’homme sur la femme. Et quand, pendant son procès, la jeune femme met des mots sur les motivations de son passage à l’acte - les viols répétés que son père lui impose, c’est encore pire. Le fait de parler d’inceste, qui est un impensé social, un tabou absolu, représente un crime plus grave encore que ce que l’inceste en lui-même. Notre invitée dans cet épisode : Anne-Emanuelle Demartini, Historienne, autrice de l’ouvrage intitulé Violette Nozière, la fleur du mal, une histoire des années 30, paru aux éditions Champ Vallon en 2017.   Merci pour votre écoute   Retrouvez tous les contenus de la RTBF sur notre plateforme Auvio.be  Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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