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Happy End

Author: Sarah Dumont

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Description

Et si on vivait en paix avec la mort ? Si on arrêtait de la chasser de nos vies comme si elle n’existait pas ? C'est la mission que s'est fixée Happy End, le podcast qui parle de la mort sans tabou. Chaque mois, Sarah Dumont, créatrice du site Happyend.life part à la rencontre d'une personnalité qui a une histoire particulière avec la mort. Une façon de vous aider à l’apprivoiser…  Musique : Ludovic Bource.  Couverture : Hervé Hauboldt. Co-production : Stereolab Découvrez le site Happyend.life (www.happyend.life) qui parle de la fin de vie, de la mort et du deuil sans tabou ! 

35 Episodes
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Deux mères, deux matins ordinaires, dans chaque cuisine, une petite dispute éclate pour une histoire d'argent ou d'autorisation de sortie. Le soir, la première retrouve sa fille, l'ambiance se détend. La seconde apprend que sa fille s'est suicidée. La même dispute et pourtant, une seule de ces deux mères se reproche aujourd'hui la mort de son enfant.C'est l'un des mécanismes que raconte Pascale Brillon, psychologue et psychothérapeute, professeure à l'Université du Québec à Montréal, spécialiste du deuil traumatique depuis plus de 25 ans. En 2015, elle fonde l'Institut Alpha à Montréal, pour accompagner les personnes confrontées à une mort soudaine, tragique, contre nature : suicide, accident, homicide, attentat, maladie fulgurante.Dans cet épisode, nous revenons sur :▪️ Le "biais a posteriori", ce mécanisme qui pousse à ne retenir que les signaux manqués et à transformer une coïncidence en cause▪️ La différence entre deuil sain, deuil prolongé (le tout nouveau diagnostic du DSM) et dépression majeure▪️ Pourquoi elle a banni le mot "accepter" de son vocabulaire, et ce qu'elle propose à la place▪️ Le "cilice" et la "vestale" : deux figures qu'elle utilise pour nommer la culpabilité qui pousse à se punir, ou à figer sa vie entière autour du souvenir▪️ Le deuil sans corps, et les négociations secrètes que certains engagent avec le divin▪️ Pourquoi 95% des proches abandonnent un endeuillé après seulement trois mois — et ce qu'elle recommande à la place▪️ L'histoire de son propre grand-père, disparu en mer à 40 ans, et la culpabilité qui a traversé les générations de sa famille▪️ Ce qu'elle dirait à quelqu'un qui vient de vivre une mort traumatique📚 Pour aller plus loin, le livre de Pascale Brillon :Quand la mort est traumatique. Passer du choc à la sérénité (avec des autobilans et, dans cette nouvelle édition, des poèmes)🎓 Les formations de l'Institut Alpha, en visio, accessibles aux horaires de Paris👉 Retrouvez l'interview complète sur YouTube et sur toutes les plateformes de podcast. 💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.
81% des Français souhaitent mourir chez eux. Pourtant, seuls 14% y parviennent, et plus de la moitié meurent aujourd'hui à l'hôpital. Entre ces deux chiffres, il y a souvent un "trou dans la raquette" : des crises non anticipées, des familles démunies, et une réponse qui est une alternative qui apparaît comme la seule possible : les urgences.C'est précisément pour combler ce manque qu'est né Pallidom en 2021, à l'initiative de l'AP-HP. Un binôme médecin-infirmier peut intervenir en quelques heures, 7 jours sur 7, au domicile ou en EHPAD, pour des patients en soins palliatifs dont l'état se dégrade brutalement. Depuis sa création, plus de 3 800 personnes ont été accompagnées.Dans cet épisode, nous revenons sur :▪️ Les trois questions que l'équipe se pose systématiquement avant d'intervenir, pour s'assurer qu'il n'y a "pas de perte de chance" à rester chez soi▪️ Pourquoi certaines familles finissent par demander elles-mêmes une hospitalisation, après quelques jours d'accompagnement à domicile▪️ Le jour où Hélène a arrêté de fuir le moment du décès, et ce qu'une collègue lui a appris sur ce moment "privilégié"▪️ Ce que les proches racontent parfois avoir vu ou entendu dans les derniers instants et pourquoi ce phénomène reste si difficile à interpréter▪️ Comment l'équipe "ferme la parenthèse" après une prise en charge de la fin de vie aussi dense▪️ Pourquoi un parcours pris en charge par Pallidom coûte environ 50% moins cher qu'un passage par les urgences suivi d'une hospitalisation▪️ Le déploiement du modèle à l'échelle nationale : 30 nouvelles équipes ERISP financées en 2025, 30 autres prévues en 2026👉 Retrouvez l'interview complète sur YouTube et sur toutes les plateformes de podcast.💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.
Cassandra Julia avait 14 ans lorsque son petit frère Théo, 10 ans, est mort sous ses yeux, lors d'une randonnée en famille à La Réunion. Quelques secondes avant l'accident, ils se chamaillent comme le font tant de frères et sœurs. Théo lui lance une phrase qu'elle n'oubliera jamais, puis chute sous ses yeux.Pendant plus de dix ans, Cassandra va chercher un détail qui aurait pu tout changer. Chez elle, le silence s'installe et le prénom de Théo devient impossible à prononcer. Sa douleur, comme celle de beaucoup de frères et sœurs endeuillés, semble toujours passer après celle des parents.Treize ans plus tard, elle ne dit plus qu'elle a "fait son deuil", elle dit qu'elle vit avec.Dans cet épisode, nous revenons sur : ▪️ La dernière phrase de Théo avant sa chute : "Si je tombe, tu tombes avec moi"▪️ La culpabilité si particulière du témoin direct, et les années passées à chercher le détail qui aurait pu tout changer▪️ Le deuil de la fratrie, souvent invisible dans les familles, où la douleur des enfants semble toujours passer après celle des parents▪️ Le prénom de Théo, devenu impossible à prononcer à la maison▪️ Les bêtises et les conduites à risque, comme seul langage possible quand la parole est fermée▪️ La lettre de sa mère, et ce qu'elle a débloqué chez elle▪️ L'écriture d'un livre à deux voix, avec sa mère▪️ Ce que ça veut dire, concrètement, vivre pour deux, treize ans après📚 Pour aller plus loin :Vivre avec, Cassandra Julia (Éditions Leduc)Son compte Instagram : cassandrajuliaoff🔔 Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes.👍 Likez, commentez et partagez si cet échange vous a touché.💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.
Le 15 juillet 2026, l'Assemblée nationale a adopté la loi relative au droit à l'aide à mourir : 291 voix pour, 241 contre. Le Conseil constitutionnel doit encore se prononcer, mais la France entre dans une nouvelle ère de la fin de vie.Pour comprendre ce qui pourrait changer, nous avons voulu parler à quelqu'un qui vit avec cette réalité depuis plus de vingt ans. En Belgique, la loi existe depuis 2002, soit 24 ans. François Damas, médecin réanimateur pendant 30 ans, tient depuis plus de dix ans une consultation entièrement dédiée à la fin de vie à l'hôpital de la Citadelle à Liège. Il a accompagné des centaines de patients vers la mort, et ce qui l'a le plus marqué, c'est que la joie l'emporte souvent sur la peur.Dans cet épisode, nous revenons sur :▪️ Ce que 4 500 euthanasies déclarées en 2025 racontent de la société belge, et pourquoi la catégorie des personnes très âgées et polypathologiques ne cesse de grandir▪️ « L'effet joker » : pourquoi seuls 20 à 30% des patients qui en parlent à leur médecin vont jusqu'à l'acte▪️ La scène d'un jardin, un lit installé dehors, un gâteau, de l'encens et des poèmes lus à voix haute avant le dernier geste médical▪️ Ce que révèle son étude menée auprès de 200 familles : 20 à 25% en ressortent transformées, moins de 20% avec des regrets▪️ Ce qui blesse vraiment les proches, ce n'est pas toujours l'acte lui-même, mais le silence et la précipitation▪️ Le jour où son propre frère, atteint d'un cancer depuis dix ans, lui a demandé à lui, et à personne d'autre, de l'accompagner▪️ Cette phrase reçue après avoir accompagné une Française venue mourir en Belgique : « Docteur, vous lui avez sauvé la mort »📚 Pour aller plus loin, les livres de François Damas :La Mort choisie : comprendre l'euthanasie et ses enjeux (Éditions Mardaga)Ritualiser la mort, de l'euthanasie aux cafés mortels (Éditions Michalon)🔔 Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes.👍 Likez, commentez et partagez si cet échange vous a touché.💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.
Thierry avait deux enfants de 5 et 10 ans quand leur maman est décédée d'un cancer à 41 ans. Maxence avait un petit garçon de 20 mois quand sa femme Lise, enceinte de 3 mois, a été percutée par un camion alors qu'elle circulait à vélo. C'était en 2020.Ils sont près d'un demi-million en France à vivre cette réalité : perdre son conjoint avant 55 ans, avec des enfants encore à élever. Et pourtant, on en parle peu. Surtout quand on est un homme.Dans cet épisode, nous revenons sur :▪️ Comment annoncer à un enfant de 20 mois que sa maman ne reviendra pas ▪️ Les gestes les plus lourds à porter quand on est père solo et qu'on doit aussi encaisser le chagrin ▪️ Le sentiment de solitude profond des veufs et pourquoi on cesse de les inviter à dîner ▪️ Ce que les hommes en deuil n'expriment pas de la même façon que les femmes ▪️ Comment parler d'elle avec les enfants, et les rituels pour la faire vivre ▪️ Ce que leurs enfants portent aujourd'hui, et ce qu'ils n'osent pas toujours dire ▪️ Comment les Veuvries mixtes sont nées, et ce que les hommes y apportentUn échange rare, brut et profondément humain sur le veuvage précoce, la parentalité solo et la force de ne pas traverser ça seul.Chez Happy End, nous organisons depuis plusieurs années des Petites Veuvries entre amies, des groupes de parole réservés aux femmes devenues veuves. Un jour, Thierry nous a posé la question : « Mais pourquoi les hommes n'ont pas le droit de venir ? » Grâce à lui et à Maxence, les veufs ont désormais leur espace. Les Veuvries entre ami·es : pour participer, écrivez à [email protected]🔔 Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochains épisodes. 👍 Likez, commentez et partagez si cet échange vous a touché. 💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos prochains entretiens.
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