DécouvrirIMPACT POSITIF - les solutions existent
IMPACT POSITIF - les solutions existent

IMPACT POSITIF - les solutions existent

Auteur: LCI - Sylvia Amicone

Abonnements: 444Lu: 5,037
partager

Description

Le podcast de celles et ceux qui ont un impact positif sur la société et sur le monde.


Devant l’urgence climatique, la crise démocratique, une société aux inégalités croissantes, certains ont décidé de ne pas rester les bras croisés, ils ont un coup d’avance, l’audace de croire qu’ils peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Ils sont ce que l’on appelle des Changemakers.


« Impact positif », c’est le podcast porte-voix de ces acteurs du changement.


Entrepreneurs, citoyens, grands groupes, étudiants, associations, ils ont un point commun : leur impact positif sur la société ou l’environnement. Le podcast parle de leurs réussites, des solutions qu'ils proposent, de leurs motivations, des difficultés qu'ils ont rencontrées pour monter leur projet mais aussi de ce qu’ils veulent transmettre à celles et ceux qui les écoutent. Une conversation simple, sans détour et sans timing pour se laisser inspirer, et agir peut-être à son tour.

56 Episodes
Reverse
Lucie Lucas est comédienne, et vous la voyez en ce moment dans la série « Clem » sur TF1 en prime time. Un personnage qui a propulsé la jeune actrice sur le devant de la scène en la faisant pénétrer dans le salon des Français. Elle aurait pu ne rien partager de ce qui l’anime et essayer de vivre discrètement sa propre transition vers un mode de vie plus vertueux, et surtout plus proche de la nature. Mais c’est tout le contraire. Au risque de perdre des fans, de s’attirer des critiques de tous bords – celles et ceux qui pensent qu’elle ferait mieux de se taire, qui lui reprochent de ne pas assez « savoir » pour parler -elle assume de ne pas être une spécialiste et met surtout en avant son alignement avec ses convictions. Elle partage aussi ses craintes sans filtre et essaie d’agir de là où elle est : à la fois à travers son personnage de « Clem » et donc sur le scénario, sur les conditions de tournage et puis tout simplement dans sa vie. Voilà plusieurs années qu’elle vit à la campagne dans une ferme en permaculture avec mari et enfants. Un endroit qu’elle veut développer en tiers lieu expérimental et ouvrir au public afin de le sensibiliser à la terre et aux cycles du vivant. Un lieu où elle court se réfugier entre deux tournages. La comédienne le dit sans détour, le contact avec la nature l’a définitivement aidée à être plus apaisée. Enfin et c’est tout nouveau, Lucie Lucas est également devenue porte-parole du mouvement citoyen « On est Prêt ». On la verra donc de plus en plus s’exprimer sur ces sujets, notamment sur les réseaux sociaux puisque le mouvement organise des campagnes ciblées pour avoir un maximum d’impact, notamment sur les jeunes. En attendant, Lucie Lucas nous raconte sa prise de conscience, sa décision de quitter Paris, ses objectifs, et puis tout simplement la vie, les bonheurs du quotidien, et ce que son expérience au contact avec la nature lui a déjà appris. Sans oublier la question surprise d’un ancien invité et l’interview du « monde d’après ». Bonne Ecoute avec Impact Positif.
Quand on demande à Christian Vanizette s’il est content de son parcours, il répondrait presque… non ! Et pourtant ! Quand on regarde derrière lui, il y a de quoi être fier. L’entreprise qu’il a co-fondée il y a plus de 10 ans « MakeSense » est toujours là, elle a réussi à mobiliser plus de 200 000 citoyens dans le monde, elle est présente dans plus de 100 villes et 45 pays, et emploie 110 personnes. Quant à lui, son parcours est brillant. Il a par exemple été classé par Forbes parmi les entrepreneurs de moins de 30 ans les plus influents, il est fellow Ashoka, cette fédération internationale d’entrepreneurs sociaux, il a aussi été boursier de la Fondation OBAMA pendant un an à l’Université de Columbia à New York. Il y a 10 ans, Christian Vanizette pensait qu’il aurait fait dix fois plus ! Il pensait qu’il aurait frappé encore plus fort. Mais il avait cette impatience des 24 ans sans jamais avoir piloté lui-même d’entreprise ni dirigé son développement. « L’entreprenariat social, dit-il, ce n’est pas juste une histoire de super héros. C’est encore plus dur que de monter une boîte normale ! ». Le résultat reste impressionnant. Aujourd’hui, « MakeSense » s’est fixé un objectif pour la prochaine décennie : mobiliser 10% des jeunes de la planète autour des Objectifs du Développement Durable de l’ONU. Soit 180 millions de personnes. Le chiffre peut paraître énorme, mais lorsqu’il s’agit de mobiliser des communautés, « MakeSense » est un maître de l’art. Ils ont été les premiers à miser sur les communautés pour faire éclore des projets. Ils l’ont encore prouvé lors des deux derniers confinements en mobilisant rapidement plusieurs milliers de personnes. Lors de cette conversation, Christian reviendra bien sûr sur cet ambitieux objectif autour des ODD, mais aussi sur son parcours, ses conseils, comment ses convictions se sont forgées en Polynésie Française où il est né. Il nous parlera également de cette année à Columbia, chamboulée par la pandémie. Il en est reparti avec la certitude que sa conviction était la bonne au début : « Le changement démarre toujours à l’échelle du citoyen ». Bonne écoute avec Impact Positif !
« Rien n’est impossible ! » a clamé Alexia Barrier à son arrivée du Vendée Globe aux Sables d’Olonne. La navigatrice fait partie des six femmes qui ont réussi à aligner un bateau pour cette course en novembre dernier. En soi, c’est déjà une victoire, vu les budgets qui sont nécessaires pour participer ! Le Vendée Globe, c’est la course la plus spectaculaire, la plus difficile, en solitaire, sans escale et sans assistance autour du monde. Avec son bateau, dit « Le Pingouin », elle savait qu’elle ne pourrait jamais gagner cette course : trop vieux, pas assez élaboré pour challenger les machines de guerre qui étaient alignées. Malgré les nombreux obstacles sur son passage, malgré une mauvaise chute qui a entraîné une fracture au dos, Alexia Barrier n’a rien lâché, toujours souriante, toujours la pêche, elle a franchi la ligne d’arrivée le 28 février. Elle est la 10ème femme à avoir bouclé le Vendée Globe, même si pour elle : « il n’y a pas d’histoire de genre, c’est une histoire de détermination et de travail ! ».  Alexia Barrier courait aussi aux couleurs de son association 4MyPlanet, pour la préservation des Océans. Sur son bateau, elle a embarqué des capteurs, des bouées, tout un tas d’outils qui lui ont permis de rapporter des données capitales pour les scientifiques qui étudient les conséquences du changement climatique sur les Océans. Qui va aussi loin dans les mers du Sud ? Personne. Le Vendée Globe est une occasion formidable pour mieux connaître ces recoins de la Terre. Quitte à s’alourdir donc, car tout cela pèse.  Avec son association, Alexia Barrier travaille aussi et surtout avec de nombreuses classes partout en France. Grâce à elle, des centaines d’enfants ont pu la suivre dans ses aventures via les enregistrements audio et vidéos qu’elles postaient pour eux. L’axe éducatif est capital pour la navigatrice, pour parvenir à éveiller les consciences le plus tôt possible face au changement climatique et son impact. Elle dit d’ailleurs que les enfants sont bien plus intelligents et faciles à convaincre que les adultes quand il s’agit de préservation de la planète. Dès qu’elle sera de nouveau sur pied, reposée et d’attaque, elle entamera en train un Tour de France des écoles qui ont travaillé avec elle.  A travers ce podcast, vous écouterez aussi la détermination et la persévérance d’Alexia Barrier. Elle incarne le dépassement de soi, la preuve qu’à force de travail et de volonté, tout peut arriver. « On ne connaît pas un quart de ses possibilités », dit-elle ! Vous avez lu ? Très bonne écoute avec Impact Positif ! 
Depuis qu’elle est glaciologue et qu’elle se consacre à ses recherches, une question taraude Heidi Sevestre : qui va lire ce qu'elle est en train d’écrire ? Quelle influence sur la vie de ses parents par exemple ? Le monde de la recherche est inaccessible, il est tellement difficile de savoir ce qu’il s’y passe pour le commun des citoyens. Pour elle, une ligne conductrice se dessine alors : il faut absolument sortir des laboratoires pour rendre ses résultats accessibles au plus grand nombre. Médiatiser ses recherches et ses expéditions pour sensibiliser sur le changement climatique, au cœur de ses observations.  En parallèle avec sa carrière brillante qui l’emmène dans de nombreux pays, Heidi Sevestre démarre sa mission de vulgarisation et participe à des séries documentaires pour FranceTélévisions mais aussi Ushuaïa TV. Le dernier documentaire a été diffusé il y a quelques semaines sur TF1 : « Il Faut sauver les Alpes » avec un autre scientifique et parapentiste, Nicolas Plain. Le pitch : partir à la rencontre des solutions qui ont été élaborées dans les vallées pour contrer les effets du changement climatique. Montrer également, images à l’appui, tournées depuis un parapente, que le changement climatique ne concerne pas que les pôles. « Il ne faut pas penser que l’impact du changement climatique est lointain, dit-elle, il est aussi chez nous. » Heidi Sevestre ne s’arrête pas là, elle travaille aussi avec des collégiens, des lycéens, et aujourd’hui avec la crise sanitaire et tout ce que le « distanciel » nous a appris, il est tellement facile d’entre en contact avec des élèves partout dans le monde ! Dans quelques jours, elle partira pour une nouvelle expédition au Spitzberg  appelée « Climate Sentinels », une expédition carbone neutre, la toute première ! Pendant un mois, sans émettre la moindre émission, son équipe récoltera des échantillons et mesurera la pollution de la neige et de la glace dans cette région qui se réchauffe sept fois plus qu’ailleurs. Optimiste, bienveillante, toujours souriante, Heidi Sevestre est persuadée qu’il est encore possible d’agir : « le meilleure remède face à l’anxiété, c’est l’action », lance-t-elle. Une particularité de cette expédition : elle sera 100% féminine, parce qu’il était aussi important de montrer que c’est possible ! Si elle ne semble pas avoir souffert d’être souvent la seule femme dans ce domaine, elle veut aujourd’hui montrer l’exemple et inspirer. Bref, tout ce qu’on aime dans Impact Positif. Bonne écoute.
Elle n’a pas encore 30 ans, mais elle part déjà la conquête du monde. Il y a quatre ans à peine, elle créait l’application TOO GOOD TO GO. Pourtant, elle n’était pas la première à se lancer sur ce créneau. Aujourd’hui, 60 millions de repas ont été sauvés à travers le monde. L’application est présente dans 15 pays avec 31 millions d’utilisateurs et 60 000 commerçants partenaires. Elle vient de lever plus de 25 millions d’euros pour poursuivre ce développement. Grâce à ces fonds, les Etats-Unis lui ouvrent grand les bras. En pleine crise pandémique, l’application se développe à toute vitesse. Dans un pays où 40% de la nourriture est jetée; dans un pays où, bizarrement, elle n’a presque aucun concurrent !  Plus que tout, Lucie représente cette nouvelle génération d’entrepreneurs. Avec ses collaborateurs, ils sont littéralement portés par une mission : avoir un impact mondial sur ce gaspillage insoutenable, qui a également sa part de responsabilité dans le réchauffement climatique. D’ailleurs, chez eux, pas question de parler de bénéfices quand on aborde la mesure de l’impact, c’est en nombre de repas sauvés que tout s’évalue. La jeune entrepreneure ne s’en tient pas là car elle a aussi publié un « Guide Anti-gaspi » aux éditions Leduc.s, et lancé des campagnes ainsi qu’un Pacte sur les dates de consommation, responsables de 20% du gaspillage. Elle se concentre aussi sur l’éducation aux enfants. Bref, un cercle vertueux, où elle partage les valeurs de Too Good To Go, tout en continuant en faisant parler d’eux.  Petite nouveauté dans le podcast : un invité surprise posera une question. Cette semaine, l’entrepreneur philanthrope Alexandre Mars se prête au jeu. Normal, c’est lui qui a accepté d’investir récemment dans l’application via son fond. Lucie est une femme pressée, un œil constamment rivé sur son téléphone, peu de temps pour elle, mais une vie à cent à l’heure où elle s’épanouit pleinement dans son travail-passion. Le tout avec le sourire. Bienvenue dans le monde de Lucie Basch. Bonne écoute avec Impact Positif.
 Elle n’a que 22 ans, elle est activiste pour le climat, porte-parole du mouvement « On est Prêt ». Camille Etienne a mis ses études sur pause cette année à Sciences Po Paris pour se consacrer à ses engagements. L’école lui fait confiance, il faut dire qu’elle a l’engagement dans la peau. Les années sont comptées, et il n’y a pas de temps à perdre pour la jeune femme. Elle le dit et elle le répète, elle fait partie de cette génération qui peut encore agir pour changer les choses, mobiliser, pousser les pouvoirs publics à agir et prendre des décisions. Alors, il faut y aller. Après avoir tourné un court-métrage « Réveillons-nous » pendant le confinement qui a été vu plus de 15 millions de fois, après avoir tenu tête face aux ricanements et aux moqueries d’une salle à l’Université d’Eté du Medef suite à ses propositions, Camille Etienne continue de répondre aux invitations et surtout, elle construit. Objectifs de cette année ? Travailler le fond des sujets, apprendre toujours plus, faire du lobbying auprès des décideurs, des membres de gouvernement, des PDG et des médias. Porter la voix de la jeunesse partout où c’est possible, partout où on lui donne la parole.  Tenter de construire un nouveau récit autour du climat et des enjeux de notre époque. Avec d’autres jeunes femmes en Europe - dont Greta Thunberg est le fer de lance- elle fait partie de ces visages qui se mettent en avant, imaginant des campagnes et mobilisant sans arrêt sur les réseaux sociaux pour avoir un impact. Et quand on lui demande si elle souhaite s’engager en politique, voici ce qu’elle répond : « Je fais de la politique sur Instagram ! ». Alors, si elle est l’objet de moqueries, de jalousies ou encore d’insultes sur les réseaux sociaux, peu importe car la cause est bien plus grande qu’elle. « Des gens meurent du réchauffement climatique, proportionnellement, je peux bien faire cet effort de supporter ces insultes», conclut-elle d’une incroyable sagesse. Qu’est-ce qui la pousse à faire tout cela ? Comment le fait-elle et pour quels impacts ? Comment parvient-elle à garder le sourire et la tête froide face aux attaques ? C’est tout cela que nous évoquons dans ce podcast. Bonne écoute avec Impact Positif. 
 Voilà plusieurs années que nous suivons sur Impact Positif Bertrand Piccard. Après son tour du monde inédit avec Solar Impulse, son avion ne fonctionnant qu’à l’énergie solaire, l’explorateur a décidé de lancer sa Fondation. Son objectif ? Fonder une Alliance Mondiale et récolter 1000 solutions pour entreprendre sans détruire la planète. Son maître mot : l’efficience. Ses solutions, développées par des start-up ou des grands groupes, ont un modèle économique qui fonctionne, elles sont rentables et créatrices d’emploi. Car Bertrand Piccard veut que ces solutions essaiment et qu’elles soient répliquées dans le monde entier. Très impliqué dans toutes les COP, spécialement à Paris en 2015, il est le chantre d’une croissance verte et raisonnée. D’une économique qualitative et pas quantitative. A ses détracteurs qui lui reprochent de ne pas promouvoir la sobriété dans un monde aux ressources finies, voici ce qu’il répond : «Je ne suis pas pour une décroissance économique, mais pour une décroissance du gaspillage, de la déraison et de la concurrence acharnée qui pousse la qualité et les prix vers le bas». Pour l’explorateur, il faut surtout « décroître la bêtise, l’égoïsme et le court-termisme ». Quatre ans après avoir lancé son alliance lors de la COP22 de Marrakech, plus de 800 solutions ont été recensées et surtout labellisées par un jury d’experts. La pandémie a bouleversé quelque peu ses projets, lui qui voulait partir porte-folio sous le bras avec ses solutions convaincre des dirigeants et des patrons dans le monde entier. Cela ne l’a pas empêché de convaincre douze grands patrons d’assurer une relance propre de l’économie mondiale après le premier confinement. Mais le tour du monde n’est que partie remise. En attendant, faisons le point sur ses projets, ses 1000 solutions et revenons aussi sur les cinq ans de l’Accord de Paris lors de la COP 21. Ecouter Bertrand Piccard, c’est aller de l’avant et plonger dans un grand bain d’énergie. Exactement ce qu’il nous faut en ce début d’année 2021. Bonne écoute avec Impact Positif.
  Cinq ans après la sortie de son livre « Comment tout peut s’effondrer », Pablo Servigne se justifie encore : « L’objectif n’a jamais été de faire peur à tout le monde ou de prouver que tout est foutu, bien au contraire », écrit-il dans son dernier opus, publié aux Liens qui Libèrent avec la revue Imagine Demain Le Monde. Il a également répondu aux reproches qui lui avaient été faits, dont celui de ne pas parler des causes des effondrements. Son dernier ouvrage « Aux origines de la catastrophe, pourquoi en sommes-nous arrivés là ? » est donc entièrement consacré à ce sujet.  Avec Raphaël Stevens, ils ont invité 25 auteurs à raconter 25 causes, même s’il y en a certainement encore d’autres à trouver. L’idée est de sortir d’une réflexion monothématique, binaire et d’essayer de comprendre en ayant une approche pluridisciplinaire. Les lecteurs pourront donc découvrir aussi bien Nancy Huston sur les mythes que Corinne Maier sur la surpopulation ou encore le patron du Shift Project Mathieu Auzanneau sur les énergies fossiles. On parle aussi bien de la finance débridée que de l’invention de l’agriculture. Objectif : tisser des liens, de lancer des ponts pour montrer finalement que tout est lié.  Au-delà de ce nouveau livre, l’idée était d’interroger Pablo Servigne sur l’actualité, ces deux confinements, cette crise planétaire encore en cours, et regarder en arrière. Qu’a-t-il appris de sa rencontre avec le grand public ? Que s’est-il passé depuis ces 5 dernières années pour celui qui est devenu le fondateur de la collaspsologie ? Il le dit volontiers, la collapsologie est devenue un monstre médiatique qu’il ne maîtrise plus. Si bien qu’il n’y pas qu’une collapsologie, mais des collapsologies : c’est devenu un mouvement multicolore. La sienne est clairement mobilisatrice. On lui a souvent reproché d’effrayer son auditoire et ses lecteurs. A tort. « Il ne faut pas attendre l’espoir, dit-il, il faut se mettre en mouvement et c’est en se mettant en mouvement que l’espoir revient ». C’est un peu aussi la philosophie de ce podcast.  Bonne écoute avec Impact Positif.
Pascal Demurger le dit lui-même : il s’est transformé au fil des années à la tête de la MAIF. Ses débuts n’ont pas été tendres : un droit d’alerte avait été actionné par le comité d’entreprise lorsqu’il est arrivé.  Un échec qui l’a aidé à grandir. Aujourd’hui, le patron est parfaitement aligné, et affiche ses convictions : la nécessité pour une entreprise d’assumer un rôle politique. C’est d’ailleurs le titre de son livre aux éditions de l’Aube : « L’entreprise du XXIème siècle sera politique ou ne sera plus ». Il y décrit tout ce qui a été fait au sein de la MAIF pour pivoter et se tourner vers une « nouvelle manière d’entreprendre, plus inclusive, plus respectueuse, mais aussi plus efficace et résiliente ». Il y décrit aussi la prise de conscience qui a été la sienne et l’urgence à changer le monde par l’entreprise.  Une entreprise qui doit répondre à une attente sociale forte en contribuant positivement à la résolution d’un certain nombre de problèmes sociétaux. Ne pas en tenir compte exposerait l’entreprise à un risque à long terme. Mais le patron a aussi pris une autre dimension après le premier confinement. La MAIF s’est alors largement démarquée des autres entreprises en faisant cette annonce : rendre 30 euros de cotisation par véhicule à ses assurés auto. La mesure n’est pas passée inaperçue, faisant grincer des dents les concurrents. Et si la MAIF a  « perdu » 100 millions d’euros - soit 80% des bénéfices annuels - elle a gagné au centuple en image, impact sur ses clients et collaborateurs, cela s’est traduit très rapidement dans les résultats commerciaux quelques mois plus tard. Dans ce podcast, nous revenons aussi sur le parcours atypique de Pascal Demurger. De lycéen insouciant et léger, il est devenu énarque. Rien ne le prédestinait à ce destin, lui qui a décroché un bac technologique et qui vient d’une petite ville de province. Il le dit d’ailleurs, il est devenu énarque par effraction ! Et s’il regrette l’image de ces hauts fonctionnaires dans l’opinion, c’est bien de là que lui vient son intérêt pour la chose publique. Il délivre également ses conseils à celles et ceux qui veulent se lancer dans cette période si particulière : avoir beaucoup de sincérité, sinon impossible de mener ce type de projet, mais aussi une certaine forme de « radicalité » pour aller jusqu’au bout. Bonne écoute avec Impact Positif.
En ce jour du 13 novembre, où nos pensées vont vers les victimes du Bataclan, un mois après l’assassinat de Samuel Paty, j’ai décidé de rediffuser un épisode que j’avais réalisé avec PLANTU en 2018. Nous avions alors discuté chez lui à l’occasion de la sortie d’un de ces livres, je découvrais en profondeur son parcours incroyable mais aussi son engagement dans les écoles avec Cartooning For Peace, association qu'il a créée il y a 15 ans. Expliquer le dessin de presse, la caricature, la liberté d’expression, débattre d’une image, mais surtout ne jamais cesser de dialoguer avec les enfants pour développer leur esprit critique. Voilà le coeur du projet. Plus d’un million et demi d’élèves ont été touchés par les expositions pédagogiques de Cartooning for Peace depuis 2013, 4 000 jeunes ont assisté à des ateliers et conférences en 2018/2019. Deux ans après notre interview, rien n’a changé et le travail de Plantu revêt une importance encore plus cruciale. Avec son association, ils ont inventé "une pédagogie originale" avait-il dit alors, mais encore "trop peu reproduite". Qu’est-ce qu’on attend ? Bonne écoute avec Impact Positif.
Matthieu Dardaillon s’est interrogé très tôt sur sa carrière et sur le sens qu’il voulait lui donner : que souhaitait-il précisément ? Etre salarié ou entrepreneur ? Au service de quoi ? Continuer dans l’enseignement ? Faire de la pédagogie ? Ou créer sa propre boîte pour avoir de l’impact ? Et comment ? Dès ses études à l’ESCP, il expérimente et fait des choix. Il décide de faire deux années de césure afin d’aller au bout de la démarche : rencontrer des entrepreneurs sociaux en Europe, aux Philippines, en Inde, au Sénégal et voir comment ils fonctionnent, comment ils travaillent. Matthieu enchaîne les expériences et puis en Inde, il monte dans un train, le Yagriti Yatra. Ce train permet à 450 jeunes Indiens de partir dans tout le pays à la rencontre de ces entrepreneurs qui – par les solutions qu’ils proposent et l’impact qu’ils ont- changent la vie de millions de personnes. Personne ne sort intact de ce voyage énergisant qui montre à tous ces jeunes à la fois la réalité du pays mais aussi la preuve qu’ils ont le pouvoir d’agir. Ce voyage sera aussi son déclic pour sa propre carrière. Pourquoi ne pas également susciter l’action en France en inspirant des jeunes qui veulent se lancer ? L’idée de « Ticket for Change » est née, et elle sera mise en route quelques mois plus tard en 2014.  De cette aventure, de ces rencontres jaillira également un premier livre coécrit avec Jonas Guyot : « A la rencontre des entrepreneurs qui changent le monde » aux Editions Rue de l’Echiquier. Au fil des pages : le portrait des ces personnes ordinaires qui font des choses extraordinaires.  Aujourd’hui, Ticket for Change démarre sa 7ème année, a sensibilisé 70 000 personnes et contribué à créer 1400 entreprises sociales. Au départ, un tour de France pour 50 futurs entrepreneurs à la rencontre de personnes inspirantes, la start-up a développé de multiples programmes qui conviennent à tous les stades : celui de l’idée ou simplement de l’éveil au changement, l’entrepreneur aguerri ou débutant, les personnes en reconversion ou encore les salariés qui veulent faire bouger leur entreprise de l’intérieur. « Ticket for Change » est devenue une « école » où une pédagogie originale peut se déployer, une école qui fera tout pour éviter le gâchis de talent, et qui fera en sorte d’occuper au mieux les 80 000 heures que nous passons à travailler dans nos vies. Cette pédagogie de « Ticket for Change », elle a été éprouvée pendant toutes ces années au contact de ces futurs acteurs de changement. Elle a aussi évolué au fil du temps. Elle se retrouve aujourd’hui dans un deuxième livre, prétexte pour inviter Matthieu Dardaillon sur Impact Positif. « Activez vos talents, ils peuvent changer le monde », c’est aux éditions Alisio. Une bible pour faire le point et se réaligner. En effet, qu’est-ce qu’on attend ? Bonne écoute avec Impact Positif.
   Il dit qu’il n’est plus si jeune que cela et qu’il a un coup de vieux en regardant en arrière… Mais tout de même, Paul Duan n’a que 27 ans et son parcours est précoce et fulgurant. Je lui dis qu’il a eu de l’intuition, lui me répond plutôt : « instinct de survie ».  Mais j’insiste, il y a un peu de génie dans ce garçon et surtout un grand sens de l’humilité et de l’engagement. Paul Duan vient d’un foyer modeste, mais il a réussi à prendre l’ascenseur en marche, celui qui fonctionne toujours en France mais qui n’est réservé qu’aux élèves brillants. Grâce à ses parents, à ses rencontres, il réalise un très beau parcours scolaire : après Sciences Po et la Faculté, Paul Duan part à l’Université de Berkeley aux Etats-Unis, il devient l’un des premiers data scientist chez EventBrite, il a 19 ans. Loin de s’installer dans le poste, il est tenté par la création d’entreprise et fonde son ONG Bayes Impact. Dans la Silicon Valley, et dans ce monde de start-ups ou tout tourne autour de l’argent, Paul détonne. Lui, l’argent ne l’intéresse pas trop, c’est l’impact qu’il recherche, à travers les solutions digitales qu’il va déployer : par exemple une plateforme pour faire la transparence sur les violences policières, débat très prégnant aux Etats-Unis. Le concept est très novateur, personne à l’époque ne parle de Tech for Good, Paul, lui, ne pense qu’à cela. Les challenges le titillent et il décide de s’attaquer au fléau de ces dernières décennies : le chômage. Comment être plus efficace ? Comment accompagner les chercheurs d’emploi en parallèle de leurs démarches officielles ? Et toujours cette question du sens, de l’utilité de son travail. Aux Etats-Unis, son entourage trouve sa démarche étrange, pourquoi s’attaquer au chômage ? A l’époque, il n’y en a pas vraiment et puis si quelqu’un est au chômage, c’est parce qu’il n’est pas assez autonome, entend-t-il ! Le jeune entrepreneur décide de rentrer en France, c’est ici qu’il développera Bob avec Pôle Emploi, une intelligence artificielle qui a réussi à accompagner plus de 250 000 personnes et qui a montré son utilité au plus fort de la crise du coronavirus. Plus globalement, c’est ici aussi qu’il va aussi théoriser son grand projet, le coucher sur papier et le faire connaître : créer un service public citoyen. Très bonne écoute avec Impact Positif !
Ce sont les crises qui ont forgé sa carrière. Eva Sadoun obtient son bac en 2008 en pleine crise financière, et crée après ses études la première plateforme d’investissement citoyen. Aujourd’hui à 30 ans, toujours à la tête de son entreprise, à peine élue co-présidente du Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (le Mouves), la voilà en pleine crise post-Covid. Mais avec un immense challenge : saisir l’occasion de cette secousse mondiale pour emmener le plus d’entreprises possible dans la transition écologique et sociale afin de les accompagner dans ce tournant. C’est un des objectifs d’Eva Sadoun à la tête du Mouves avec Jean MOREAU, l’autre co-président (que nous avons eu le plaisir d’accueillir dans la 1ère saison d’Impact Positif). Et tous ces objectifs seront égrenés lors des Universités d’Eté de l’économie de demain, ce sera la 27 et 28 août prochain à la Cité Internationale Universitaire de Paris.Pour elle, plus aucun doute, les entreprises sociales et écologiques ont démontré qu’elles étaient plus résilientes lors de cette crise, et surtout, ce sont les citoyens qui vont faire ce « monde d’après » dont on parle tant. Ce sont eux qui ont pris conscience des enjeux sociétaux, et qui vont pousser le changement jusqu’au pouvoir. Dans le podcast, Eva nous parle de son parcours et de ses origines, de cette force qu’il faut avoir quand on est une femme entrepreneure, de son envie de changer le monde par la finance avec 1001 Pact puis Lita.co. Dès cet automne, son équipe lancera le « Yuka de la finance », une application mobile qui vous renseignera sur votre épargne, avec dans l’idée de développer une communauté d’activistes financiers. Surtout, elle évoque pour nous son envie viscérale de se battre par tous les moyens pour un monde plus équitable, plus respectueux de l’homme et de l’environnement. Jamais à court d’idées et de temps, elle publiera à la rentrée un livre sur l’éco (no)-féminisme et nous incite fortement à nous engager, toutes nos actions sont politiques, dit-elle, et elles ont un impact, c’est selon elle un moyen fort de se « booster » au quotidien. Bonne écoute avec Impact Positif !
Emery Jacquillat est l’entrepreneur du monde d’après par excellence. Entrepreneur à mission avant l’heure et ce, bien avant la loi PACTE. Avec la CAMIF, dont il est le PDG, il porte depuis plus de 10 ans un modèle de transformation qu’il n’a cessé de promouvoir. Pourquoi ? Parce qu’il porte ses fruits. La CAMIF, labellisée BCorp depuis 5 ans, affiche aujourd’hui une croissance à deux chiffres et veut d’ici 2040 détrôner IKEA, rien que ça ! Dès la reprise de cette entreprise, il a compris que la seule façon d’y arriver était de mettre de l’impact positif au cœur de son projet : avec des produits made in France, durables, des relations équilibrées avec les fournisseurs et une grande implication de ses salariés.Pour lui, la crise du coronavirus est un facteur accélérateur de la transformation des entreprises. Si avant, il avait l’impression de prêcher dans le désert, aujourd’hui, les conséquences concrètes de cette crise, la multiplication des tribunes lui donnent raison. La crise a mis en lumière les fragilités de nos sociétés, et ce qu’il faut reconstruire de toute urgence. Dans son secteur, 20 000 emplois ont disparu de façon silencieuse en 20 ans. L’entreprise, selon lui, est aux avant-postes. Elle est le levier le plus puissant pour agir face aux prochains défis qui s’annoncent. Si nous ne sommes pas au rendez-vous, l’humanité pourrait retomber dans une autre crise dont elle ne se remettrait pas. Pour Emery Jacquillat, également Président de la Communauté des Entreprises à Mission, si une entreprise est capable de montrer son utilité pour la société, demain, ce sera la condition pour faire du profit. Le levier de performance économique, il sera social et environnemental. Très bonne écoute avec Impact Positif !
Pour cet épisode, place aux travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat. Ils se sont achevés fin juin et les 150 propositions ont été rendues. Surtout, voici un exercice inédit de démocratie qui a été réalisé. Impact Positif vous propose d’écouter Mathilde Imer, experte en démocratie participative et membre du comité de gouvernance de la Convention, ainsi que Mélanie, une des 150 citoyennes tirées au sort. La vie de Mélanie a drastiquement changé depuis qu’elle a reçu un appel l’informant avoir été tirée a sort. Elle nous raconte comment elle a vécu cette expérience incroyable, ce qu’elle en retire et ce qu’elle espère des propositions sur lesquelles elle a planché pendant 9 mois. A peine publiées, les 150 propositions ont aussitôt déclenché une salve de critiques avec une polarisation sur quelques mesures, comme la réduction de la vitesse sur les autoroutes à 110 km/h. Avec Mathilde et Mélanie, nous parcourons cet ensemble de mesures car pour les 150, il s’agit bien d’un ensemble cohérent à prendre tel quel et « sans filtre » comme l’a assuré le président : pas question de piocher une mesure ici et là. Et en attendant les réponses apportées par le gouvernement et le Président, nous nous penchons sur le fonctionnement de cette Convention. Comment les travaux ont-ils été menés pendant ces 9 mois ? A quel rythme ? Et comment ces 150 ont-ils travaillé ensemble, eux qui sont représentatifs de toute la diversité du pays ? Mathilde Imer nous parlera également du bond gigantesque effectué par cette Convention en terme de démocratie. Jamais on a autant parlé du tirage au sort ! Une méthode éprouvée à l’étranger, et qui permet d’avoir une meilleure représentation de toute la population. Dans le cas français, et sur cette question de l’urgence climatique, cette Convention a surtout montré que les Français n’avaient jamais été aussi prêts à aller vite et fort pour faire face aux défis. Les autorités politiques l'ont bien compris. Après cette expérience unique dans l'Hexagone sur le climat, d’autres initiatives vont être lancées à l’étranger. Très bonne écoute avec Impact positif.
« Ose ! », c’est le dernier livre d’Alexandre Mars publié chez Flammarion, soit 21 chapitres qui sont autant de conseils pour tous ceux qui veulent lancer leur entreprise, mais qui ne se sentent pas un entrepreneur dans l’âme. L’homme d’affaire à succès est allé chercher une multitude de témoignages auprès d’entrepreneurs emblématiques partout dans le monde pour essayer d’en extraire quelques règles et conseils essentiels. Ne pas attendre l’idée la plus originale pour se lancer, écoutez les signaux faibles, travailler énormément, être une éponge, écouter et ne pas s’enfermer, mais encore bien d’autres. Après cette crise du coronavirus, peut-on toujours autant oser qu’avant ? Oui, nous répond Alexandre Mars car chaque crise amène son lot d’opportunités. Et s’il n’y aura pas forcément un monde d’après, il y a avec certitude un avant et un après, et des leçons à tirer : la solidarité n’a jamais été aussi nécessaire et essentielle. Il n’y a pas de voie de sortie sans solidarité. Pour le prouver, Alexandre Mars a lancé une plateforme « Tous pour Tous » qui centralise toutes les initiatives de solidarité qui ont été initiées pour combattre le coronavirus, celles des entreprises et celles des citoyens. Objectif : inspirer d’autres entreprises et impliquer le citoyen, au centre de tout. Avec sa carte bleue, il vote finalement tous les jours et peut directement influer sur son écosystème. C’est lui qui a désormais le pouvoir.Avec Alexandre mars, nous nous interrogeons aussi sur la signification du succès de nos jours, quel est-il ? Aujourd’hui, il n’est pas forcément le succès qu’on imaginait il y a 5, 10 ou 20 ans lorsqu’il se mesurait au nombre de zéro dans les profits. Aujourd’hui, on peut avoir du succès en partageant des valeurs avec le plus grand nombre. Le succès peut être défini différemment, notamment dans son impact positif social et environnemental, et c’est cela qui rend notre époque intéressante. Bonne écoute avec Impact positif ! 
C’est un fait, la crise du coronavirus a bousculé les entreprises. Plus d’un patron sur 5 va procéder à des licenciements dans les prochaines semaines. L’entrepreneuriat au féminin a été aussi durement éprouvé durant ce confinement. En un mois, 40% des cheffes d’entreprise ont perdu plus de 70% de leur chiffre d’affaires et 54% considèrent que leur société est menacée de dépôt de bilan. Comment sortir de cette spirale ? Si rien n’est fait, on risque un recul sans précédent de l’entrepreneuriat au féminin en septembre.Pour beaucoup de femmes à la tête de TPE, de PME -c’est à dire la plupart des entreprises françaises -les tâches du quotidien, les écoles fermées ont compliqué leur vie professionnelle. Une réalité qu’il ne faut pas nier et à laquelle il faut faire face.Comment faire en sorte de soutenir ces femmes cheffes d’entreprises ? Marie Eloy a créé et fondé la start-up « Bouge Ta Boîte » il y a 3 ans. Présente dans 80 villes, il s’agit du premier réseau « business » féminin en France, le plus actif du pays. Quelle est la différence avec les autres réseaux ? Au-delà de l’entraide et du networking, voilà enfin une possibilité de faire évoluer son entreprise, de parler marge, chiffres. De parler de sens, mais aussi de croissance. Plusieurs centaines d’événements en ligne ont été créés pendant ce confinement pour aller de l’avant ensemble car pour Marie Eloy, il n’y a que le collectif qui va permettre à ces femmes de corriger ce déséquilibre et devenir plus fortes, de balayer les présomptions d’incompétence, et de leur donner tous les outils pour tenir la barre. Loin de la victimisation, Marie Eloy en a assez de ne parler que des freins sur le chemin de ces entrepreneures. Au contraire, elle veut mettre en avant les nombreux exemples de femmes qu’elle rencontre partout en France : leur énergie, leur expertise. Un seul objectif pour les équipes de « Bouge Ta Boîte » : les rendre visibles !
Emery Jacquillat est l’entrepreneur du monde d’après par excellence. Entrepreneur à mission avant l’heure et ce, bien avant la loi PACTE. Avec la CAMIF, dont il est le PDG, il porte depuis plus de 10 ans un modèle de transformation qu’il n’a cessé de promouvoir. Pourquoi ? Parce qu’il porte ses fruits. La CAMIF, labellisée BCorp depuis 5 ans, affiche aujourd’hui une croissance à deux chiffres et veut d’ici 2040 détrôner IKEA, rien que ça ! Dès la reprise de cette entreprise, il a compris que la seule façon d’y arriver était de mettre de l’impact positif au cœur de son projet : avec des produits made in France, durables, des relations équilibrées avec les fournisseurs et une grande implication de ses salariés.Pour lui, la crise du coronavirus est un facteur accélérateur de la transformation des entreprises. Si avant, il avait l’impression de prêcher dans le désert, aujourd’hui, les conséquences concrètes de cette crise, la multiplication des tribunes lui donnent raison. La crise a mis en lumière les fragilités de nos sociétés, et ce qu’il faut reconstruire de toute urgence. Dans son secteur, 20 000 emplois ont disparu de façon silencieuse en 20 ans. L’entreprise, selon lui, est aux avant-postes. Elle est le levier le plus puissant pour agir face aux prochains défis qui s’annoncent. Si nous ne sommes pas au rendez-vous, l’humanité pourrait retomber dans une autre crise dont elle ne se remettrait pas. Pour Emery Jacquillat, également Président de la Communauté des Entreprises à Mission, si une entreprise est capable de montrer son utilité pour la société, demain, ce sera la condition pour faire du profit. Le levier de performance économique, il sera social et environnemental. Très bonne écoute avec Impact Positif !
C’est d’Isabelle Kocher, l’ancienne directrice générale d’Engie, que l’idée a émergé. Elle-même touchée dans sa famille par le coronavirus, l’initiative lui a été soufflée par un médecin, et elle a fait le reste. Mobiliser son carnet d’adresse ainsi que ceux des dirigeant-e-s qu’elle a l’habitude de côtoyer. Derrière ce hashtag GardonsLeLien qui a été lancé début avril : le Collectif d’entreprises pour une économie plus inclusive en France dont elle assure la coordination, la Simplon Foundation et “La France, Une chance : les entreprises s’engagent”. De nombreuses autres entreprises ont également prêté main forte. Le résultat est impressionnant : après quelques jours de lancement, 10 000 tablettes ont déjà été distribuées dans les hôpitaux et les Ehpad, 20 000 sont sécurisées. Le numérique peut aider à rompre l’isolement et c’est cela l’objectif de l’opération #GardonsLeLien, faire en sorte que les contacts ne soient pas coupés entre nos aînés à protéger et leur famille. Les soignants ne le cachent pas : l’isolement tue plus que le coronavirus. Dont acte. L’initiative est déployée par Simplon, une école du numérique qui forme gratuitement au code des publics éloignés de l’emploi. Dans ce podcast, c’est Frédéric Bardeau qui prend la parole, le co-créateur de Simplon, l’un des entrepreneurs sociaux les plus solides de sa génération. Pas question pour lui de rester les mains croisées pendant ce confinement, d’autant plus que lui aussi vit la crise par les yeux de sa femme médecin. Avec Isabelle Kocher, ils se sont mis en « mode commando » pour parvenir à leurs objectifs. Frédéric Bardeau nous raconte comment cette solution est en train de se déployer, et ce dont ils ont le plus besoin pour continuer. Le concept est déclinable et durable car au-delà de cette crise sanitaire inédite, l’isolement et la fracture numérique sont une réalité ancrée dans les territoires. Frédéric Bardeau nous livre également ses conseils et sa vision pour la construction de ce monde d’après. Bonne écoute avec Impact Positif.Si vous voulez aider #GardonsLeLien, regardez ici : https://gardonslelien.org/
« C’est une croissance exponentielle, mais au goût amer », nous confie Philippine Dolbeau, la vice-présidente de Klassroom. L’application permet de créer des classes virtuelles et de maintenir le lien entre élèves, professeurs et parents. Depuis le 12 mars, jour où le Président a annoncé la fermeture des écoles en pleine crise sanitaire, l’application a vu des centaines de milliers de personnes s’inscrire. A tel point que les serveurs ont lâché et Klassroom est en train de lever des fonds pour renforcer toutes ses infrastructures. Une toute nouvelle fonctionnalité a même été développée pour répondre à la demande depuis que la crise sanitaire a débuté dans l’Oise : la visioconférence. Pour Philippine Dolbeau, cette crise sera peut-être l’occasion d’un choc d’innovation pour l’Education Nationale. Elle nous raconte son parcours, très peu commun : elle a lancé son entreprise, Newschool, à l’âge de 16 ans ! Qualifiée de plus jeune entrepreneure de France, elle est propulsée dans les médias, coachée par Apple et multiplie les titres et les prix. Philippine nous raconte cette frénésie, cette détermination à mener à bien son entreprise malgré les obstacles, notamment sa difficulté à lever des fonds en tant que femme, de moins de 20 ans et sans diplôme encore. Dans le podcast, elle aborde aussi avec nous son envie de prendre du recul en allant étudier à Londres trois ans. Aujourd’hui, Newschool a été rachetée par Klassroom, une étape qu’elle évoquera ainsi que tous les défis qu’il reste à relever dans ce contexte inédit. Très bonne écoute avec Impact Positif.
loading
Commentaires (3)

Aurelie Mazieres

Cete émission est un petit bijou à la fois dans le choix des personnes invitées mais aussi et surtout une journaliste de grand talent. Les questions sont très pertinentes, la conversation toujours bienveillante, curieuse, vraie. Chapeau

Nov 5th
Réponse

Nicolas G

j'adore. par contre le volume sonore est très faible par rapport à mes autres podcasts.

Apr 20th
Réponse

Fabien

Nicolas Chabanne est top !

Aug 7th
Réponse
Télécharger sur Google Play
Télécharger sur l’App Store