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INTERSTICES

Author: Renaud Soubise

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Description

Au fil de l'existence, au gré des circonstances, 
il est de ces moments d'expérience du beau où la splendeur de la nature, l'exaltation des sens, la force des sentiments m'atteignent au plus profond.
Les pensées et les mots ordinaires font place au silence d'une joie sereine dont le vide n'est pas vide.
Il trouve en résonance la parure enseignante de ces morceaux donnés ici en partage.
La poésie de la Vie est ce que notre élan nous pousse à Voir et à Sentir en Elle, pour trouver, d'instant en instant, le goût du Renouveau qu'est la Lumière en nous.
Renaud Soubise

Les choix musicaux et les arrangements sont de Sophie Reymond.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
76 Episodes
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Résonnances

Résonnances

2026-06-2802:53

S'ouvrir pour recevoir.Attention, l'intention, née de la tentation, n'est pas l'intuition.L'intuition est la vérité qui s'invite à éclipser la raison, jusqu'à être captée, ce qui la quitte, teintée de l'intention qui n'est déjà plus si vraie.Le biais vient du projet.Ce qui mentalise personnalise, tamise et vise la maîtrise, focalise fermement et enferme.Ainsi, en permanence, tissons-nous nos existences, les opposant à notre essence.Nous éveiller, est peut-être endormir en nous le goût d'obtenir et voir le seul contexte à l'œuvre, nous ouvrir pour recevoir, dans un non-agir, afin que rien ne soit pas fait, actifs à seulement demeurer conscients de demeurer être, en ce lieu, ce temps, cette instance où il n'y a personne, et pourtant pas rien, un plein de résonnances.---Texte déposé ©Renaud SoubiseMusique : ©Emotional Piano Ballad Type BeatHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'éveil

L'éveil

2026-05-0102:42

La reconnaissance de notre vraie nature, qui n'est pas la personne humaine, mais la Conscience.L'Éveilest ce basculement,le passagequi s'estompe aussi viteque les faits et l'improbable sensde ce qui, par lui, est quitté,la reconnaissance de ce qui est à connaîtrepar qui seul connaît,afin que tout soit vupar qui peut voir,qui a tout vu et vécu,tout accueilli et écoutétranquillement,sans ne rien rejeter, ni choisirni sans être vu.Une fois oubliés l'oubliet toutes façons d'oublierdu semblant d'existencequi ainsi se croyait être,alors qu'il ne cessaitd'être réellement ce qu'il ignorait,dont, à présent et à jamais,il savoure l'illimitéde sa nature impersonnelle,si intime.Jusqu'à ce Saint moment d'éternité.--Texte déposé ©Renaud SoubiseMusique : ©Brian Eno - An Ending (Ascent)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'oubli des princes

L'oubli des princes

2026-03-1709:35

Traversée dont le sens ne devrait qu'être la beauté.Tu proviens de la Source.Tu es fait d'Eau, d'Air, de Terre et de Feu, du feu de la Lumière de l'Amour qui crée, gouverne, conserve Tout ce qui Est.Tu es venu et ils t'ont éduqué. Ils ont fait de leur mieux, de leur mémoire d'amour, à te donner les codes pour bien vivre en ce monde qui n'est pas plus le leur qu'il n'était celui de ceux qui le leur ont légué.Ce plan, chacun croit y tenir, alors que ce à quoi ils tiennent est que tu y sois bien conforme à leur façon de s'y voir eux-mêmes, quitte à, pour toi, pour eux, jouer aussi contre toi, jusqu'à possiblement jouer contre eux, par mimétisme de leur condition.Tu le sais bien toi-même, tu n'étais pas en reste et en as rajouté d'engagement et de zèle à te laisser éblouir des éclats et des frasques qui t'éloignent de toi.Comme tous, c'est pourtant riche que tu es venu, d'une grandeur inouïe, pour vivre et transcender l'expérience de ce plan limité par les lois de la matière, de l'espace et du temps. Lois qui n'imposent en rien de taire ce qui est tu, pour ne dire que ce qui est dit.Comme à toi, et sans doute par l'effet du breuvage insolite mêlant l'amour à son opposée, la peur qui règne ici, l'essentiel ne leur a pas vraiment été dit, ce qu'ils devaient supposément comprendre. Ils ont fini par croire que ce monde était tout, que seules étaient ces lois.Ils n’ont pas entendu non plus qu’ils devraient oublier leur vraie nature, l'enfouir, renoncer à leur rang, qu'il n'y avait de place ici ni pour l'absolu, ni pour l'infini, sauf dans les interstices qu'ils trouvaient en leurs rêves, une philosophie, l'éclat d'une œuvre ou d'un exploit, le silence d'un culte, des rites et des coutumes, comme autant de moyens de créer des soupapes et des échappatoires propres à se soulager et à compenser la réalité qu'ils apprenaient du halo d'acuité éclairant encore les sédiments de ceux qu'ils aimaient et qui les enjoignaient de les suivre, quel qu'en soit le prix, pour réussir dans la vie par ce qui se fait et ce qu'il convient, à s'effacer dans des moules, à s'éroder dans des modèles, à se livrer aux âges et aux usages de traditions, porteuses de leur parole, plus qu'ils ne la portaient eux-mêmes.Les princes, tous venus, enseignés d'oubli par des manants aimants, devenus oublieurs à leur tour, ont enseigné l'oubli aux princes du tout venant.Qui arrêtera ce cycle, écoutera la petite voix tranquille du dedans, verra la Vérité qui y demeure intacte, en faisant taire le bruit et dissiper la brume de l'air ambiant ?Qui, en seul acteur, juge, décideur, posera en sa conscience intime et suivra un regard authentique, souverain à orienter ses choix, regard que nulle autre force ne saurait déformer, sa porte du pouvoir à la Totalité ?Qui réalisera être là pour défaire la spirale, traverser l'espace-temps aussi insensé qu'il n'a rien de Réel, à la fascinante magnificence ? Le parcourir, non comme un exil à jamais stérile, mais l'itinéraire fertile du pèlerin se nourrissant, détaché, en vue de la destination de l'ailleurs, plus loin et plus haut, auquel il se sait appelé.Passer seulement, sans ne rien altérer ni de soi, ni du phénomène des autres et du monde. Sauf à soutenir et à restaurer le Réel en son Esprit, à le clamer et à le rayonner en toute occasion et confiance envers ce qui Est au-delà des apparences, et sans la moindre crainte, aucune, pour ce qui n'est pas et n'est d'aucun pouvoir ni effet sur rien.L'école de la vie est devenir toi-même : qui tu es, qui tu seras et as toujours été, inaltérable, inaltérant, revenant ou revenu des leurres, sans te laisser leurrer, surtout pas sur toi-même (...)-Texte déposé ©Renaud SoubiseMusique : ©Ludovico Einaudi – Experience & DivenireHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La chaleur du mystère

La chaleur du mystère

2026-02-2603:44

Devenir est peut-être pouvoir apprivoiser l'inconnu.Connaissant le sort que l'humanité réserve à la connaissance, je m'effraie sur la question d'une existence où tout serait connu.Heureusement, une chaleur fraternelle, peut-être même paternelle, et pourquoi pas maternelle ?, une sensation charnelle en tout cas, me rassure aussitôt.Cette image m'apparaît comme aussi impensable que celle d'un contenu quelconque, qui non seulement ne contiendrait rien, mais qui en plus serait sans contenant.Je réalise alors que le mystère de toute chose, de toute nature, est à la fois dans ce qu'elle enveloppe et ce qui l'enveloppe : rien d'autre, en réalité, que ce que, sans cesse, nous cherchons.Puis que l'inconnu existe, tout mystérieux qu'il soit, et que c'est son mystère qui me réchauffe l'existence.Que finalement, je le connais assez pour pouvoir dire que tout ce par quoi je me tiens debout et entreprends ma vie, repose sur le si familier et invisible inconnu.Mon espérance est la vibrante certitude du précieux mystère. Je dois, en mon cœur, le protéger aussi puissamment que lui me protège.Quelques voiles se lèvent puis s'estompent, libérant des parfums, des saveurs dans une mélodie délicate, légère.Vient alors la conscience de l'identité unique du protecteur et du protégé, puis forcément de la primauté de l'Amour sur l'absurdité de la peur.--Texte déposé ©Renaud SoubiseMusique : ©Ambre - Nils FrahmHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sans rive

Sans rive

2026-02-1609:54

L'Éveil au fil du flux de l'innocenceL'absence d'espace est l'infini.L'absence de temps est éternelle.Si je suis loin de moi, ce n'est ni d'un micron ni même d'un flash du temps, mais de l'immensité séparant du Réel le lieu de chaque instant.Réel pourtant situé mieux là que nulle part, maintenant que jamais.Le souffle des Pléiades imprime son tempo aux mouvements des astres, à celui des marées et des respirations. Et de si nombreux règnes de nature flamboyante foisonnent de maintes formes et de mille beautés. Chaque particule de gaz, bulle d'air, goutte d'eau se recycle en scellant d'innombrables missions.L'inspir nourrit, avant que l'expir purifie. Devance, le flux qui livre, le reflux qui délivre la liberté subtile du fil de la Vie.Ce qui s'en va, ira et servira ailleurs.Tant que l'air environne et que coule le fleuve, il n'y a ni lieu, ni temps de se sentir perdu. Nul vraiment n'échappe à l'essence de son âme, ni influence, ni change les cycles de son milieu ou même de l'univers.Si redoutable qu'elle soit, la dure loi de la jungle et ses rapports de force se subordonne à l'ordre de collaboration qui régule les sorts et bride les instincts en esprit de service et de haut sacrifice, dans l'inconscient commun du Tout-universel. Parfaite orchestration dont nul ne connaît vraiment la partition.Intuitionnons alors que la clé des portées, sans doute est l'innocence qui délicatement préserve des incidences de tout ce qu'elle n'est pas.Les crêtes qui se dressent par delà nos sentiers, sont nos digues intimes, les reliefs apparents de nos regards posés.S'il est une distance à la Paix véritable de l'île des innocents, c'est seulement franchie au cœur de la conscience, où affluent sans compter les bonnes volontés des âmes fatiguées sur des galères poussées aux vents du libre-arbitre, des pagaies du pardon.Dès l'origine de tout, la Source en abondance de la connaissance est disponible en nous et il ne tient qu'à nous l'élan de faire silence, tout en stabilité et réceptivité, pour trouver constamment nos yeux de l'entendement, afin de dépasser méconnaître à savoir, avant que de connaître en vivant l'expérience, puis intégrer enfin jusqu'à prendre conscience.Voici qui nous oblige sans aucun retour. Responsabilité : le sparadrap têtu, satanément collé à la Vraie Liberté.Nous n'avons pas créé l'Amour qui nous transporte et qui gouverne tout, car il nous constitue. C'est pourquoi soyons cool, puisque coule le fleuve sur une Terre qui tourne, enveloppée d'un ciel à l'azur froid et clair.Sauf à nous orienter dans un contre-courant, à nous aventurer vers les flots turbulents d'une quête d'autrement, vue dans un autre temps. Nous opposer en fait à qui nous sommes pourtant à l'autre extrémité de notre proximité, si grande toutefois.Oui, c'est bien par nos murs, nos clôtures, nos armures, nos peintures et nos voiles que nous nous séparons, parce que nous confondons les verbes Avoir et Être.Avoir la paix, est si loin d'Être en Paix.Car, l'énergie d'avoir attribue l'apparence, l'éphémère et aussi le virtuel. Satisfaction, plaisir, bonheur, en contrepoids de soucis et tourments, regrets et culpabilité. Puis toujours des idées.Cette énergie, vraiment, elle ne sera jamais la Joie d'Être Juste en Paix.Tu grandis et t'éveilles devant ton personnage à t'en émanciper jusqu'à t'en détacher, voyant qu'il n'est pas toi, puisque tu réalises que tu ne peux pas être et celui qui est vu et celui qui le voit. Celui-ci, hâte toi, Oui, hâte-toi, non pas de l'être, ce que tu n'as jamais cessé, mais plutôt de le vivre, comme s'incarne le ciel qui fait fi des nuages....Texte déposé ©Renaud SoubiseMusique : ©Max Richter - Dream 3 (in the midst of my life) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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