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Author: Futura

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Fil de Science, c’est la nouvelle formule de notre podcast d’actualité, lancé en 2006 ! Chaque vendredi dès 18h30, découvrez le résumé des actualités scientifiques de la semaine, décryptées pour vous par les journalistes de Futura. 

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Pour cette semaine du 1er mars : le mystère résolu de la disparition des dinosaures, une technique simple pour booster son système immunitaire, un courant océanique menacé d'extinction, un ouragan spatial, et un site qui ramène les photographies à la vie, façon Harry Potter. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Extinction des dinosaures : l'identité du coupable a été établie formellement par les scientifiquesComment l'effort physique stimule les cellules immunitaires de nos osCe courant océanique majeur en Atlantique est au bord du point de basculement C’est le premier ouragan spatial jamais observé !Deep Nostalgia anime vos vieilles photos et c'est bluffant ! Transcription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.C’est un meurtre vieux de plusieurs dizaines de millions d’années que les scientifiques viennent définitivement d’élucider. Depuis les années 1990, le cratère de Chicxulub est pointé par les chercheurs comme l’arme fumante de l’objet qui aurait causé l’extinction des dinosaures : un astéroïde aux proportions titanesques, qui se serait écrasé dans la péninsule du Yucatán, au Mexique. Si cette hypothèse pouvait encore faire l’objet de controverses pour certains, elle est aujourd’hui corroborée une nouvelle fois par une étude issue de l’université du Texas. La présence d’iridium dans la croûte terrestre au niveau du cratère confirme non seulement la chute de l’objet, mais nous en apprend également plus sur son impact, au moment T et sur le long terme. En effet, si l’on en croit l’équipe de recherche de Steven Goderis, la poussière soulevée par le choc de l’astéroïde contre la surface terrestre aurait circulé dans l’atmosphère durant deux semaines. Un événement en apparence bref, mais qui aurait suffi à causer la disparition de 75% de la vie. La preuve que les catastrophes qui nous touchent d’un côté de la planète peuvent étendre leurs répercussions à l’ensemble du globe.Les beaux jours sont de retour, et avec eux, le sport. Si vous cherchez une activité pour vous aérer et vous changer les idées, sachez que courir est non seulement bon pour le corps, mais aussi pour le système immunitaire. Toujours du côté de l’université du Texas, les chercheurs ont récemment démontré que la course stimule la production de globules blancs dans la moelle osseuse. Plus spécifiquement, ils ont découvert que l’activation d’un canal ionique durant l’exercice entraînait la synthèse du facteur de croissance surnommé SCF, directement lié à la production des lymphocytes. Pour améliorer votre santé physique et mentale, envisagez donc de chausser vos baskets plusieurs fois par semaine, mais veillez à bien rester masqués en dehors des périodes d’exercice.En Atlantique un courant océanique majeur est sur le point de basculer. La circulation méridienne de retournement atlantique, surnommée Amoc, est l'un des principaux systèmes de circulation océanique de la Terre. Elle participe normalement à la redistribution de la chaleur tout autour de la planète et possède de ce fait un impact crucial sur notre climat. Malheureusement, le réchauffement climatique semble avoir considérablement affaibli ses effets, amenant les chercheurs à redouter la multiplication d'événements météorologiques extrêmes comme des vagues de chaleur ou des sècheresses estivales en Europe. Si la tendance se poursuit, ce système pourrait atteindre un point de basculement à partir duquel il deviendra instable, brisant le fragile équilibre de notre climat.C’est une théorie devenue réalité : les ouragans se déchaînent aussi dans l’espace. Alors que sur Terre comme sur d’autres planètes, les ouragans se déroulent traditionnellement dans la basse atmosphère, les chercheurs viennent d’apporter la preuve de l’existence de tels événements dans la haute atmosphère terrestre. En analysant des données satellites capturées au-dessus du pôle Nord en 2014, ils ont observé un tourbillon de plasma, une sorte d’aurore boréale spirale formée d’une myriade d’électrons énergétiques. Reste désormais à comprendre quels facteurs sont à l’origine de ces événements.Et enfin pour finir, nous vous invitons à découvrir Deep Nostalgia. Cette nouvelle application en ligne a récemment fait sensation sur les réseaux sociaux, en proposant à l’utilisateur de donner vie à ses vieilles photos de famille. Grâce au deep learning, l’outil développé par le site MyHeritage est capable d’identifier le visage sur une photographie, un portrait ou encore une sculpture et de l’animer à la manière d’un deep fake avec des résultats pour le moins impressionnants. Les exemples époustouflants de Deep Nostalgia et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. Découvrez notre nouveau podcast Futura dans les Étoiles, dédié à l’astronomie et la nouvelle pastille Covipod, à paraître toutes les deux semaines sur Fil de Science pour vous tenir au courant des dernières actualités du coronavirus. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Aujourd'hui, dans Covipod, nous faisons le point sur l'avancement de la campagne de vaccination et sur les nouvelles personnes prioritaires. Puis nous ferons un bref état des lieux des traitements et des mesures à respecter. Retrouvez les dernières actualités sur Futura : Retrouvez tous les épisodes de Fil de Science Pourquoi avoir quelques effets secondaires après un vaccin est-il bon signe ? Les dernières news #Coronavirus Transcription du podcast : Bonjour à tous. Je suis Julie, diplômée d’un master d’infectiologie et rédactrice santé à Futura. Dans cette parenthèse audio, nous allons ensemble faire le tour de l’actualité sur le coronavirus, de façon posée et claire. Le but est de vous donner les clés pour y voir plus clair dans cette pandémie parfois déroutante. Nous décrypterons ensemble un événement marquant de la pandémie de Covid-19 avant de faire un tour rapide des nouvelles connaissances scientifiques sur le sujet. N’oubliez pas de vous abonner aux podcast produits par Futura pour être au plus près de l’actualité scientifique et si vous le cœur vous en dit, laissez-nous une note et un commentaire sur vos plateformes d’écoutes préférées. La campagne de vaccination contre la Covid-19 poursuit son chemin, mais pas assez vite au goût de la Haute Autorité de Santé. En effet, cette dernière vient de publier de nouvelles recommandations pour étendre la couverture vaccinale. Tout d’abord, faisons le point sur les personnes qui doivent être vaccinées en priorité. On le sait depuis longtemps, l’âge est le facteur de comorbidité le plus important dans la Covid-19. Selon la dernière étude réalisée par l’ANSM, les personnes âgées de 50 à 64 ans ont 3 fois plus de chance de décéder de la Covid-19 que les autres. C’est 7 fois plus pour les 65-74 ans, 10 fois plus pour les 75-80 ans et 16 fois plus pour les plus de 80 ans. Pour protéger toutes ces personnes fragiles, la Haute Autorité de Santé conseille désormais l’injection du vaccin d’AstraZeneca au plus de 65 ans. Il n’était autrefois réservé qu’aux plus jeunes, et le personnel soignant a pu notamment en bénéficier. Cette décision s'appuie sur une étude clinique menée en Écosse qui indique qu’il réduit significativement le nombre d’hospitalisations : de 79 % pour les 65 ans et plus et de 81 % pour les plus de 80 ans. Ses bénéfices sur les formes symptomatiques et les décès sont encore à l’étude. Il y a évidemment d’autres facteurs de comorbidité à surveiller. La Haute Autorité de Santé en répertorie trois nouvelles dans son rapport. Les personnes atteintes de troubles psychiatriques, de démence et ayant déjà eu des AVC sont prioritaires pour être vaccinées, quel que soit leur âge. Elles s’ajoutent ainsi aux personnes atteintes de trisomie 21, aux transplantés et aux insuffisants rénaux dialysés. Mais encore faut-il réussir à prendre rendez-vous pour l’injection ! Là aussi, la Haute Autorité de Santé désire multiplier les lieux où la vaccination est possible. Désormais, votre pharmacien, mais aussi votre sage-femme ou votre infirmière sont autorisés à vous injecter un vaccin contre la Covid-19, quel que soit son fabricant. Cette décision devrait raccourcir les listes d’attentes dans certains centres de vaccination. Ailleurs de l’actualité scientifique autour du coronavirus. Rappelez-vous, dans notre dernier épisode, je vous parlais d’un spray nasal mis au point par Pharma & Beauty, qui promettait de tuer 99,9 % du SARS-CoV-2. Entre-temps, l'ANSM a rendu son verdict et il est implacable. Les propriétés virucides du spray n’ont pu être prouvées par des études cliniques rigoureuses, et il ne sera donc pas commercialisé. Le vaccin unidose de Johnson et Johnson a obtenu une autorisation d’utilisation d’urgence aux États-Unis. Il est composé d’un vecteur viral – un adénovirus – constellé d’une multitude de protéines S du SARS-CoV-2. Il protège à 66 % contre les formes sévères de la Covid-19 après une seule injection. L’Agence européenne du Médicament étudie également son cas depuis le 16 février dernier en vue de son autorisation en Europe. Enfin, les chercheurs de l’université de médecine de Saint Louis aux États-Unis ont observé que le coronavirus peut pénétrer et se répliquer dans les cellules musculaires cardiaques. Elles finissent par mourir et cela pourrait, à terme, altérer les battements du cœur. Il semble donc que les dommages cardiaques observés chez certains patients soient dus au virus et n’ont pas la réaction immunitaire qu’il provoque. Merci d’avoir écouté cette deuxième pastille sonore dédiée au coronavirus. Le respect des gestes barrières et des mesures de confinement est primordial pour venir à bout de cette épidémie. Votre masque doit couvrir votre bouche et votre nez et ne doit pas bailler. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau régulièrement et respectez les mesures de distanciation sociale. Les efforts de chacun comptent. Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous ! Vous pouvez retrouvez toute l’actualité scientifique sur le coronavirus sur Futura. À très bientôt ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour cette semaine du 22 février : une inversion des pôles, des smartphones espions, de nouvelles pistes pour lutter contre les variants, une carte plate de la Terre (qui pour le coup, est toujours sphérique) et des nouvelles de Persévérance et Ingenuity. Bonne écoute, et bon week-end !Nos plus fidèles auditeurs auront peut-être remarqué une dégradation de la qualité du son sur certains de nos derniers épisodes de Fil de Science. Heureusement, grâce à votre soutien, nous avons pu acheter un nouveau microphone qui nous permettra à l'avenir de vous offrir un meilleur contenu ! En partageant nos podcasts et en écoutant les publicités présentes en début et en fin d'épisode, vous nous soutenez, ainsi que notre travail, et nous permettez de vous proposer des créations toujours plus qualitatives. Merci ! Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Il y a 42.000 ans, une inversion du champ magnétique de la Terre a changé notre histoireVotre smartphone vous espionne à votre insu et c’est effrayant Immunité : voici l'arme qui va peut-être nous sauver des variants Ceci est la carte du monde la plus réaliste jamais établie Le drone-hélicoptère, attaché sur le ventre de Perseverance, a atterri en bon état Perseverance s'est posé sur Mars : les premières images en couleurs ! Le panorama morne et monotone de Perseverance, mais d'un très grand intérêt scientifique Transcription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Des nouvelles renversantes du côté de la géologie. Il y a 42,000 ans, une inversion du champ magnétique terrestre a considérablement modifié notre environnement. Le phénomène était déjà connu des scientifiques, mais de récentes explorations ont permis de préciser la date de l’une des plus importantes inversions survenues sur notre planète. En travaillant sur les cernes d’un kauri, un arbre endémique de Nouvelle-Zélande, les scientifiques ont réussi à estimer les variations du niveau de radiocarbone lors de cette inversion géomagnétique. Jusqu’alors, on connaissait l’impact de ce phénomène au moment de sa survenue, mais c’est en amont que les dégâts qu’il a fait subir au vivant ont été les plus considérables, si l’on en croit les chercheurs de l’université de Nouvelle Galles du sud. À cause d’une moindre protection face aux rayons comiques et des conditions de vie arides qui en ont résulté, cet évènement aurait pu être à l’origine d’une extinction de la mégafaune locale. Il est même possible que ’homme de Neandertal aurait ait les conséquences dramatiques de ce phénomène. D’après certaines prévisions, une autre inversion pourrait survenir dans le siècle à venir, provoquant de sérieux dégâts sur nos sociétés, notamment en accélérant le changement climatique. Si nous ne pouvons pas agir sur le champ magnétique de notre planète, nous avons néanmoins quelques leviers en main pour améliorer la situation, avant qu’elle ne s’emballe.Big Mother est-elle en train de vous regarder ? Si Orwell avait imaginé le télé-cran, ce sont des modèles réduits et beaucoup moins tyranniques qui sont chargés de nous espionner : nos smartphones ! Deux chercheurs de l’université de Bologne et de l’University college de Londres publient une étude qui suggère qu’on peut en savoir beaucoup sur notre vie simplement à l’aide de nos données de géolocalisations. À l’aide d’un groupe de volontaires, ils ont exposé un design expérimental et remarqué que, grâce à une intelligence artificielle à apprentissage automatique, on pouvait induire beaucoup d’informations sensibles de la vie des participants comme la santé, la situation socio-économique, l’ethnie ou encore les croyances religieuses. Soucieux des problèmes éthiques que cette faille soulève, les scientifiques cherchent à élaborer des solutions, comme des systèmes d’alertes pour suggérer aux utilisateurs de désactiver la géolocalisation lorsqu’ils se rendent dans des lieux précis. Du côté du coronavirus, la communauté scientifique craint une efficacité moindre des vaccins à cause des variants même si celle-ci semble modeste, compte tenu des dernières données israéliennes. De nouvelles pistes pourraient alors voir le jour, ciblant plutôt les lymphocytes T CD8. Beaucoup moins spécifiques à la protéine Spike du SARS-CoV-2, ces globules blancs sont moins sensibles aux mutations du virus. Pourtant, rappelons que les vaccins à ARN de Pfizer et Moderna induisent déjà une très bonne réponse de ces cellules immunitaires. La solution réside peut-être donc tout simplement dans l’accélération de la campagne vaccinale mondiale, avec les formules adaptées (on va éviter de passer AstraZeneca à l’as, déjà que le gouvernement le fait…).La forme elliptique de la Terre pose des difficultés aux cartographes depuis la nuit des temps. L’une des questions qui taraude tant la communauté est : comment rendre compte au mieux des variations topographiques de notre planète en l’aplatissant sur un bout de papier ? Pour y répondre, des chercheurs ont eu l’idée de réaliser une carte ronde recto-verso. Le plus surprenant selon eux, c’est que personne n’avait eu l’idée de le faire avant. Et ça marche ! La marge d’erreur de cette nouvelle carte serait de 22,2 % au maximum en termes de distance, ce qui fait d’elle la carte du monde la plus réaliste jamais confectionnée.Enfin, finissons cet épisode avec des nouvelles de la planète rouge. Ingenuity, le drone hélicoptère attaché sur le ventre de Persévérance a atterri en bon état selon les données reçues par la Nasa. Il restera accroché au rover le temps que les scientifiques trouvent un site propice pour son décollage, qui se déroulera en plusieurs phases de vol successives de plus en plus audacieuses. La Nasa a également révélé les premières images en couleur de l’atterrissage sur Mars de Persévérance. Si le cratère Jezero pourrait sembler morne au premier œil, sa topologie a néanmoins permis de maximiser la sécurité de l’atterrissage du rover et surtout, pourrait assurer la découverte de traces de vie. La carte ronde, et les images de Persévérance sont à découvrir sur Futura, bien entendu. Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec #FuturaPod et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. Pensez à vous connecter sur la page Facebook de Futura ce dimanche 28 février à 15h, pour un live spécial organisé à l’occasion de la journée internationale des maladies rares. Un nouvel épisode de notre podcast Chasseurs de Science sera également disponible, dès samedi à 11h30. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour cette semaine du 15 février : des nouvelles du rover Persévérance, une expérience étonnante sur les rêves, une nouvelle mutation inquiétante du côté du coronavirus, des formes de vie inattendues en Antarctique et une éruption exceptionnelle. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Perseverance s'est posé sur Mars : un atterrissage réussi !Des chercheurs prouvent qu'il est possible de communiquer pendant ses rêvesSARS-Cov-2 : deux variants dangereux se sont combinés en un nouveau virusLes scientifiques ne s'attendaient pas à découvrir de la vie à cet endroit Éruption de l'Etna : des fontaines de lave impressionnantes de 600 mètres de hauteur saluent Haroun Tazieff et EmpédocleTranscription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Un petit pas pour le rover Persévérance, un grand pas pour l’humanité. En voyage depuis le 30 juillet 2020, l’engin de la Nasa s’est posé hier soir sur Mars. Plus exactement, il a atterri dans le cratère Jezero, un bassin d'impact de 45 kilomètres de diamètre, qu'une rivière remplissait d'eau liquide il y a 3,5 milliards d’années. Cette piste d’atterrissage n’a donc pas été choisie au hasard : les scientifiques sont convaincus que ce cratère pourrait abriter de nombreux fossiles de micro-organismes, si ceux-ci ont un jour existé, bien entendu. Les premières images de la surface sont d'ores et déjà disponibles mais il faudra patienter encore quelques heures pour visionner les premières photographies en couleur de la planète rouge. Persévérance ne rentrera vraisemblablement pas les mains vides puisque son objectif principal est le retour d’échantillons martiens sur Terre, mais il faudra compter une dizaine d’années d’efforts et de coopération pour que sa mission soit menée à bien. On attend avec impatience les premiers retours de la Nasa sur l’état de fonctionnement du matériel embarqué, et notamment du petit hélicoptère Ingenuity, qui devrait réaliser le premier test de vol martien de l’Histoire. Ces développements seront à suivre sur Futura bien entendu.Faisons un petit détour maintenant dans les bras de Morphée. Vous avez peut-être déjà entendu parler de « rêveurs lucides », ces personnes capables d’influer sur le déroulement de leurs rêves par la simple force de leur esprit. Plus fort encore, ces individus peuvent signaler aux chercheurs qu’ils sont dans une phase de rêve contrôlé grâce à un code oculaire préalablement appris. Une communication déjà impressionnante, et qui pourrait même fonctionner de manière bilatérale, si l’on en croit une nouvelle étude. En effet, certains sujets seraient parvenus à répondre à des questions de calcul mental posées par un expérimentateur pendant qu’ils dormaient, toujours grâce à un code oculaire ou via la contraction de leurs muscles faciaux. Cette perspective ouvre la voie vers de nouveaux travaux, afin de mieux comprendre l’activité fascinante de notre cerveau durant le sommeil paradoxal, et les rôles de ces choses étranges que sont les rêves. Du côté du coronavirus, un nouveau variant entre dans l’arène. Ce dernier est la recombinaison de deux variants déjà connus : l’anglais ou B.1.1.7 et le californien aussi connu sous le nom B.1.429. Cette nouvelle mutation inquiète plus que jamais les chercheurs car elle possèderait les caractéristiques de ses deux parents, à savoir une contagiosité plus élevée et une résistance à l’immunité plus prononcée. Quelques nuances cependant. Pour l’heure, il s’agit du seul cas détecté de recombinaison entre deux souches virales. D’autre part, les résultats des chercheurs doivent encore faire l’objet d’une publication dans une revue académique. Il faudra donc rester prudent et attendre de plus amples informations de la part de la communauté scientifique avant de se prononcer définitivement.Le vivant peut se terrer même dans les coins les plus insoupçonnés. Alors qu’ils étaient partis en expédition en Antarctique à la recherche de sédiments, des scientifiques britanniques, australiens, américains, et néo-zélandais ont observé des formes de vie inédites sous une plateforme de glace flottante, à plus de 900 mètres de profondeur ! Cet heureux accident pose d’importantes questions aux biologistes : comment ces organismes sont-ils arrivés là ? Que mangent-ils ? Depuis combien de temps sont-ils présents ? Pour les investigateurs, la prochaine étape est de se rapprocher de ces créatures mystérieuses afin de les étudier de plus près. Quoi qu’il en soit, le monde continue décidément de nous réserver bien des surprises…Et enfin, terminons cet épisode de manière spectaculaire avec l’éruption de l’Etna. Son cratère sud-est est actuellement le lieu d’une activité strombolienne de toute beauté, avec des fontaines de lave et des coulées, qu'accompagnent des explosions sporadiques du cratère de la Voragine depuis le 16 février dernier. Une colonne de fumée et de cendres haute de près de 6 kilomètres s’est élevée du cratère et a entrainé des pluies de cendres aux alentours. Néanmoins, hormis la fermeture de l’aéroport, aucun danger n’est à déclarer pour les habitants, d’après les autorités. Si vous êtes en Sicile ou à bord de la station spatiale internationale, vous avez déjà pu prendre d’incroyables clichés de ce phénomène… autrement, les splendides photographies de l’Etna sont à découvrir sur Futura, bien entendu. Pour vivre, Fil de Science a besoin de rémunérer ses auteurs. En écoutant les publicités sur ces podcasts, vous nous soutenez, ainsi que notre travail. Merci à vous ! Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Aujourd'hui nous testons avec vous un nouveau format spécial, baptisé Covipod. Ensemble, nous décrypterons les clés et événements marquants de la pandémie avant de faire un rapide tour des dernières connaissances scientifiques et des mesures à suivre.Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Retrouvez tous les épisodes de Fil de SciencePourquoi avoir quelques effets secondaires après un vaccin est-il bon signe ?Les dernières news #CoronavirusTranscription du podcast :Bonjour à tous, bienvenue dans cette première pastille coronavirus. Je suis Julie, diplômée d’un master d’infectiologie et rédactrice scientifique à Futura. Dans cette parenthèse audio, nous allons ensemble faire le tour de l’actualité sur coronavirus, de façon posée et simple. Le but est de vous donner les clés pour y voir plus clair dans cette pandémie parfois déroutante. Nous décrypterons ensemble un événement marquant de la pandémie de Covid-19 avant de faire un tour rapide des nouvelles connaissances scientifiques. N’oubliez pas de vous abonner aux podcast produits par Futura pour être au plus près de l’actualité scientifique. Et si vous le cœur vous en dit, laissez-nous une note et un commentaire sur vos plateformes d’écoutes préférées.La vaccination n’est pas un moment agréable. Au moment de l’injection, le produit picote sous la peau puis le bras devient douloureux et on est fatigué. On se passerait bien de tous ces petits désagréments. Pourtant, ils sont bon signe ! En effet, le principe de la vaccination est de stimuler les défenses immunitaires pour les préparer à riposter en cas d’infection. Cette activité immunitaire, appelée « inflammation », est intense et on en ressent parfois les conséquences. Les désagréments modérés et passagers sont le témoin de la bonne mise en route du système immunitaire. L’ANSM, l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, suit tout cela comme le lait sur le feu. Toutes les trois semaines, ils font les comptes.Les vaccins Pfizer et Moderna, tous deux à ARN messagers, provoquent le même type d’effets secondaires. Ils sont bénins dans la grande majorité des cas, mais l’ANSM a tout de même identifié 73 cas d’hypertension artérielle. Heureusement, elles n’étaient que transitoires et n’ont pas mis en danger la santé des personnes, mais c’est un effet secondaire à surveiller. Le vaccin d’AstraZeneca, un vaccin basé sur un adénovirus modifié pour qu’il porte la protéine S du coronavirus, est plus immunogène, c’est-à-dire qu’il stimule plus intensément le système immunitaire. Il provoque donc des effets secondaires plus importants. Une personne sur 100 environ déclenche des syndromes grippaux, avec de la fièvre, de la fatigue et des maux de tête qui peuvent nécessiter une prise en charge médicale et un temps de repos plus important. Malgré tous ces désagréments, les bénéfices de la vaccination sont indéniables face à la Covid-19. Pour en savoir plus sur les effets secondaires de la vaccination, vous pouvez lire l’article : Pourquoi avoir quelques effets secondaires après un vaccin est-il bon signe ? déjà en ligne sur Futura.Dans l’actualité scientifique autour du coronavirus : Les scientifiques de l’Institut Francis Crick de Londres ont réalisé plusieurs expériences pour comprendre comment les mutations de la protéine S modifient la biologie du virus. Ils ont observé que les mutations de la souche D614G, apparue au printemps 2020, ont assoupli la protéine S, permettant au virus de mieux se fixer aux cellules humaines. Ces travaux permettent de mieux comprendre pourquoi les variants anglais ou sud-africains sont plus transmissibles.Les enquêteurs de l’OMS ont partagé leur première conclusion sur l’origine du coronavirus. Tout ce qui est sûr, c'est que l’hypothèse d’une création en laboratoire est écartée. On attend avec impatience leur rapport détaillé, à paraître dans quelques semaines.L’OMS a accordé une autorisation d’urgence pour le vaccin d’AstraZeneca, permettant aux pays n’ayant pas les moyens de vérifier son efficacité et ne pouvant pas stocker les vaccins fragiles de Moderna et Pfizer, d’avoir accès à un vaccin contre le coronavirus.Alors que les premières études n’ont démontré aucun bénéfice, les résultats de Recovery, un essai clinique européen qui a jugé de l’efficacité de plusieurs traitement contre la Covid-19, indiquent que le tocilizumab, un anticorps monoclonal prescrit dans l’arthrite rhumatoïde, réduit la mortalité des patients atteints de la Covid-19 hospitalisés.Une entreprise française, Pharma & Beauty, a annoncé qu’elle a mis au point un spray nasal à base d’eau purifiée et d’eau ionisée qui réduirait de 99 % de la charge virale. Des tests ont été réalisés par l’IHU Méditerranée et les résultats n’ont pas encore été partagés. Prudence donc. Ce spray permettrait de débarrasser les fosses nasales du coronavirus, mais n’est en pas un traitement curatif contre la Covid-19 ou un remplacement au vaccin.Merci d’avoir écouté cette première pastille coronavirus. Le respect des gestes barrières et des mesures de confinement est primordial pour venir à bout de cette épidémie. Votre masque doit couvrir votre bouche et votre nez et ne doit pas bâiller. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau régulièrement et respectez les mesures de distanciation sociale. Les efforts de chacun comptent.Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous ! Vous pouvez retrouvez toute l’actualité scientifique sur le coronavirus sur Futura. À très bientôt ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour cette semaine du 8 février, nous commençons par une excursion en Inde, sur les traces d'un glacier meurtrier ; nous poursuivons par un passage un Venise qui nous mènera le long de la route de la soie et après avoir pris des nouvelles du coronavirus en France, nous prendrons un vaisseau pour Mars. Enfin, nous reviendrons dans les Pyrénées, à la découverte d'un instrument vieux de 18.000 ans. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur FuturaRupture d’un glacier en Inde : des chercheurs ont reconstitué ce qu'il s'est passé Extraordinaire : des perles vénitiennes circulaient déjà en Amérique bien avant l'arrivée de Christophe Colomb ! Les variants du coronavirus vont-ils devenir majoritaires en France ? Mars : la Chine réussit l'insertion en orbite de sa sonde spatiale Tianwen-1 Mars accueille Hope, la première sonde spatiale des Émirats arabes unis Écoutez le son du coquillage dont jouaient nos ancêtres des Pyrénées il y a 18.000 ansTranscription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.En Inde, de terribles inondations ont touché la région d’Uttarakhand, le 7 février dernier. Le débordement soudain des rivières Rishiganga et Dhauliganga a emporté avec lui un barrage, un pont, des habitations, deux centrales hydroélectriques, et les employés qui y travaillaient. Plus de 200 personnes sont mortes ou portées disparues. Alors que les secours sont toujours au travail pour tenter de sauver les victimes de la catastrophe, les scientifiques s’attèlent à la tâche de comprendre pourquoi un tel événement a eu lieu. L’hypothèse prédominante en début de semaine était celle de la rupture du glacier Nanda Devi sous la pression du réchauffement climatique. Celle-ci aurait entraîné la décharge brutale d’un lac glaciaire qui aurait son tour gonflé le lit des rivières. Néanmoins, une nouvelle théorie soutenue par le chercheur Dave Petley, suggère qu’un glissement de terrain serait à l’origine de la catastrophe. En effet, depuis plusieurs mois déjà, une immense fissure se développait sur le flanc de montagne, ainsi que l’ont révélé a posteriori les données du satellite Sentinel 2. Une fracture qui aura, sans nul doute, été aggravée par les conditions climatiques toujours plus extrêmes dont notre planète est victime.Des siècles après les faits, l’archéologie peut parfois révéler des connexions étonnantes. Les chercheurs Mike Kunz et Robin Mills ont en effet mis en évidence la présence de perles de verre vénitiennes sur plusieurs sites de fouille… en Alaska. Mieux encore, les analyses au carbone 14 ont permis de déterminer que ces artefacts dateraient du XVe siècle, soit possiblement quelques années avant l’arrivée de Christophe Colomb sur le territoire américain. Plutôt que de voyager par les océans, ces perles produites à Murano auraient cheminé vers la Chine via la route de la soie, avant de poursuivre leur route à travers la Russie. Arrivées au détroit de Béring, elles auraient eu moins d’une centaine de kilomètres à parcourir sur les eaux avant de rejoindre l’Alaska. Une histoire fascinante, contenue dans quelques gouttes de verre.En France, les mutations du coronavirus continuent de gagner du terrain. Alors que l’Afrique du Sud a suspendu les injections du vaccin AstraZeneca, dont l’efficacité est remise en cause par les évolutions du variant sud-africain, les autorités sanitaires françaises s’inquiètent quant à elle de la progression rapide du variant anglais sur le territoire. Entre 50 et 70% plus transmissible, celui-ci prendrait rapidement le pas sur le variant prédominant en Europe pour atteindre 14% des cas d’infection, si l’on en croit une enquête flash menée par Santé publique France. Bien que le nombre de nouveaux cas hebdomadaire se soit stabilisé dans l’Hexagone, il demeure très élevé, avec plus de 140.000 nouvelles infections déclarées par semaine. Les chercheurs en appellent donc à une action rapide afin d’endiguer la progression du variant anglais, sans quoi 25.000 hospitalisations hebdomadaires seraient à redouter entre fin février et mi-avril.Et maintenant un petit tour du côté de Mars, qui s’apprête à recevoir plusieurs visites cette année. Après l’arrivée autour de la planète rouge de la sonde émiratie Hope, c’était au tour de Tianwen-1 de s’insérer en orbite, faisant de la Chine le sixième pays à rejoindre Mars. L’appareil ne se contentera d’ailleurs pas d’en survoler la surface, puisqu’un atterrisseur et un rover devront entamer leur descente entre fin avril et début mai. Dans l’intervalle, la sonde se chargera de cartographier la région afin d’identifier le meilleur point d’impact. Au programme des deux missions : recherche de processus biologiques, études géologiques ou encore analyse de l’atmosphère. 2021 s’annonce donc riche en découvertes ! Et enfin pour finir, partons en excursion dans les Pyrénées à la découverte d’un instrument de musique vieux de 18.000 ans. Collecté en 1931 dans la grotte de Marsoulas, un coquillage de l’espèce Charonia iampas a récemment fait l’objet d’un regain d’intérêt lors d’un inventaire mené par les chercheurs du CNRS. Après une analyse poussée, ceux-ci ont révélé que la coquille aurait été délibérément modifiée et décorée avec un objectif artistique en tête. Des impressions 3D devraient aider à en apprendre plus, mais avec la participation d'un joueur de cor, les archéologues sont d'ores et déjà parvenus à produire trois notes à l’aide de cet étonnant artefact. La musique du coquillage de Marsoulas et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour cette semaine du 1er février, nous nous aventurerons sur des territoires futuristes avec des implants cérébraux greffés sur des animaux ; nous visiterons des terriers de varans puis nous prendrons des nouvelles du coronavirus, avant de faire un tour dans l'espace et de finir avec la météo du futur. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur FuturaNeuralink : un singe capable de jouer par la pensée grâce à l’implant cérébral d’Elon MuskDes chercheurs découvrent des terriers géants abritant des centaines d'animauxLe variant anglais possède une nouvelle mutationSpaceX va envoyer quatre touristes dans l'espace en 2021 dont trois tirés au sortRéchauffement climatique : ce qui nous attend à l’horizon 2050, 2070 et 2100 en FranceTranscription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Nous commençons cette semaine aux frontières de l’éthique avec une nouvelle expérience de la société Neuralink. Après un premier test de son implant cérébral chez une truie baptisée Gertrude, l’entreprise d’Elon Musk s’attaque cette fois-ci au singe. D’après ses dernières annonces, l’implant permettrait au primate de contrôler le déroulement d’une partie de Pong sur un écran devant lui. Si l’exploit, aussi controversé soit-il, est déjà impressionnant en soi, il n’est qu’une première étape dans le programme de développement de Neuralink. En effet, l’équipe a annoncé qu’en dépit des problématiques éthiques soulevées par ces expérimentations, celles-ci visent au développement d’interfaces patients-médecins toujours plus développées, avec un bénéfice pour l’humain dépassant le coût imposé aux animaux. Est-il pour autant bien nécessaire de faire jouer un singe aux jeux d’arcade pour s’attirer les bonnes grâces du public ? Nous laisserons nos auditeurs en juger.Les varans ne sont certes pas les créatures les plus sympathiques à première vue. Et pourtant, il s’avère que ces gigantesques lézards d’un mètre quarante de long participent, bon an mal an, à la préservation des écosystèmes. En effet, en creusant les terriers destinés à accueillir leurs œufs, les varans construisent par là-même un véritable complexe sous-terrain où se rencontrent des dizaines d’animaux : geckos, lézards, serpents, crapauds, mille-pattes, coléoptères, fourmis et même des marsupiaux. Ces souterrains communautaires offrent à leurs résidents un abri pour hiberner et se protéger des prédateurs, et plus étonnant encore, un abri contre les varans eux-mêmes. Ainsi que le note Sophie Cross, écologue à l’université de Perth, bien que les créatures logeant dans ces tunnels constituent des proies faciles, il semblerait que le reptile géant n’y voit pas l’occasion d’un buffet gratuit, mais se contente plutôt d’y incuber ses œufs durant la saison sèche. Une belle façon pour la nature de nous prouver que la cohabitation est toujours possible.Du côté du coronavirus, les dernières découvertes continuent d’attiser l’inquiétude des chercheurs. Un récent rapport des autorités sanitaires britanniques fait état d’une nouvelle mutation sur le variant anglais, déjà observée auparavant chez les variants brésilien et sud-africain. Ce constat porte le nombre de mutations de ce variant à neuf sur la seule protéine spike du virus, celle sur laquelle ont été modélisés plusieurs des traitements actuellement en circulation. Compte tenu de sa capacité à se faufiler entre les mailles de notre système immunitaire, cette nouvelle mutation fait redouter une moindre efficacité des vaccins, mais trop peu de données sont pour l’instant disponibles pour se prononcer avec certitude. De retour chez Elon Musk, SpaceX s’apprête à envoyer quatre touristes dans l’espace d’ici la fin de l’année. Ce coup médiatique s’inscrit dans le cadre de la mission Inspiration 4 initiée par Jared Isaacman, le fondateur et patron de l'entreprise Shift4 Payments. Ce dernier participera au voyage et partagera sa cabine avec les trois candidats qui seront tirés au sort. Pour ceux qui souhaiteraient tenter leur chance, seules deux conditions sont requises pour postuler : résider aux États-Unis et être âgé de plus de 18 ans. Les heureux gagnants voyageront à bord de la même capsule qui transporte les astronautes à bord de la Station spatiale internationale avant d’embarquer pour un séjour d’une durée approximative de cinq jours.Et enfin pour finir, un point sur la météo... pour les 80 années à venir. Si l’on en croit les dernières estimations, la France pourrait subir une hausse de 3,9 degrés en moyenne sur son territoire par rapport à la période 1976 – 2005, d’ici 2100. Une hausse largement supérieure aux objectifs fixés par les accords de Paris, qui ne laisse rien présager de bon sans la mise en place de mesures adéquates. Selon les experts, une réduction rapide et drastique des émissions pourrait permettre, dans le scénario le plus optimiste, de stabiliser cette progression à environ un degré d’ici 2050. Faute d’une action immédiate, des conséquences climatiques inquiétantes seront à déplorer pour notre pays qui s’inscrit pourtant au rang des bons élèves en terme d’énergie. Les explications de Nathalie Mayer et toutes nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science. Découvrez notre nouvel épisode de Chasseurs de Science samedi à 11h, et Bêtes de Science, notre nouveau podcast dédié à l'intelligence animale, fraîchement sorti des presses. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour cette semaine du 25 janvier, nous partons sur les traces d'un drôle d'astéroïdes avant de partir en excursion du côté des pôles ; après un arrêt médical, nous nous rendrons au Québec puis finirons notre voyage sous l'océan, à la découverte de l'une des créatures les plus terrifiantes au monde. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur Futura« Nous avons la preuve qu’il existe des civilisations extraterrestres »La fonte des glaces s'est accélérée ces 30 dernières annéesCovid-19 : trois semaines après le début de la vaccination, le point sur les effets secondairesAir Liquide inaugure la plus grande unité de production d'hydrogène décarboné au mondeCe ver géant cauchemardesque terrorisait les océans il y a 20 millions d'annéesTranscription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine. Je suis Julien Hernandez, journaliste scientifique chez Futura, et aujourd’hui nous commençons ce récap hebdomadaire dans l’espace.Nous aurions enfin une preuve de l’existence des extraterrestres. C’est du moins ce qu’avance Abraham Loeb, président du département d'astronomie à l'université de Harvard. Son argument : les spécificités pour le moins exotiques de l’astéroïde ‘Oumuamua, détecté pour la première fois en octobre 2017. Avec son apparence inhabituelle et son drôle de comportement, cet objet cosmique a déjà fait couler beaucoup d’encre au cours des années et semble encore nourrir les espoirs des plus optimistes. Pour Loeb, il est en effet difficile d’ignorer l’étrange combinaison de sa forme et de sa luminosité atypiques, ainsi que de sa trajectoire, à ce jour inexpliquée. Si beaucoup d’hypothèses ont été avancées pour tenter de résoudre ce dernier point, aucune n’y est cependant pour l’instant parvenue. Le chercheur appelle donc à garder un esprit ouvert, en avançant que la théorie d’un objet fabriqué par une espèce intelligente, dont il est aujourd’hui convaincu, n’est pas forcément la moins raisonnable de toutes.28 trillions de tonnes. C’est la quantité de glace que la Terre aurait perdue entre 1995 et 2017. Un constat d’autant plus inquiétant que le rythme de cette disparition continue d’accélérer. En effet, à l’aide de données satellite, des chercheurs de l’université de Leeds ont pu établir une carte des régions les plus sensibles au réchauffement climatique, révélant la fragilité accrue des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Outre les répercussions dramatiques que ces changements occasionnent pour notre environnement, la fonte est également responsable d’une hausse du niveau de la mer. Avec 35 millimètres supplémentaires en 30 ans, les communautés côtières subissent de plein fouet cette pression climatique, qui continuera de prendre de l’ampleur sans une action immédiate et drastique.Un point, maintenant, sur les vaccins. Un mois après le lancement de la campagne de vaccination en France, un nouveau rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ou ANSM, vient de paraître. Ce dernier comptabilise les effets secondaires suivant l’injection de la première dose du vaccin Pfizer. Sur 390.000 personnes, 135 événements liés au produit ont été reportés, dont seulement 22 cas graves. Ces derniers appellent néanmoins à la vigilance, avec plusieurs épisodes de tachycardie chez des patients présentant des antécédents cardiaques. Du côté des réactions allergiques, le risque reste minime, avec trois cas déclarés dont deux ayant nécessité une intervention. L’allergie survient généralement dans les minutes suivant l’administration du vaccin et peut donc être prise en charge rapidement avec une rémission en moins de 24 heures. Un rapport paraîtra toutes les trois semaines afin de continuer de suivre l’évolution de ces effets secondaires, mais il reste à noter que le bilan demeure pour l’instant très encourageant.L’énergie du futur est en marche. Ce mois-ci la plus grande unité mondiale de production d’hydrogène bas carbone vient d’ouvrir ses portes au Québec. Basée sur le site de Bécancour, celle-ci tire profit des ressources hydro-électriques de la région pour produire un hydrogène dit vert. Ce dernier s’oppose aux hydrogènes gris et bleu, dont l’extraction à partir de matières fossiles est génératrice d’un carbone qui est respectivement libéré dans l’atmosphère ou capté et stocké. Issu de l’électrolyse de l’eau, tout comme l’hydrogène jaune, l’hydrogène vert diffère en ceci que sa production s’appuie par ailleurs sur une source d’électricité renouvelable, pour un bilan carbone aussi bas que possible. Les 8 tonnes d’hydrogène produites quotidiennement sur le site seront vendues prioritairement aux entreprises spécialisées dans l'industrie chimique et le transport.Et enfin, pour finir, partons à la rencontre du ver Bobbit, une créature aussi ancienne qu’effrayante. Hantant les fonds marins et les cauchemars des plongeurs, ce ver polychète terrifie les poissons depuis déjà 20 millions d’années. Or, en étudiant les fossiles des terriers dans lesquels ils enfouissaient leur corps – et leurs proies –, les chercheurs ont pu déterminer que les ancêtres du ver Bobbit mesuraient en moyenne 2 mètres de long pour un diamètre de 2,5 centimètres. Nous pouvons donc, d’une certaine façon, nous estimer chanceux qu’il n’atteigne plus aujourd’hui qu’un mètre de long, mais invitons tout de même nos lecteurs avides de plongée à la prudence, on ne sait jamais. Les images de l’impressionnante technique de chasse du ver Bobbit et le reste de nos actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Découvrez bientôt le nouveau podcast de Futura dédié à l'intelligence animale. À chaque épisode, partez à la découverte d'un nouvel animal et de ses comportements les plus étonnants. Rencontrez des oiseaux architectes, des poissons dessinateurs, des insectes cartographes et bien d'autres créatures dans Bêtes de Science ! Rendez-vous à partir du 3 février sur vos plateformes audio préférées ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour cette semaine du 11 janvier, nous faisons un premier arrêt en Patagonie et deux escales dans l'espace, du côté de Cérès puis de Saturne ; nous en apprendrons plus sur les variants du coronavirus, et nous finirons dans une salle d'opération, à la découverte d'une nouvelle technologie porteuse. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur FuturaC'est probablement le plus grand animal de tous les temps Cérès : une nouvelle Terre pas si improbable pour les humains ?Un homme recouvre la vue grâce à une cornée artificielle Saturne bascule à cause de ses lunes Quels variants du coronavirus sont les moins neutralisés par le système immunitaire ? Transcription du podcast :Bonjour à tous, bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine. En Patagonie, le squelette d’une gigantesque créature est progressivement mise au jour par les scientifiques. Celle-ci a été découverte dans la province de Neuquén, au creux de la vallée des dinosaures, réputée pour son sol riche en fossiles. À date, 24 vertèbres et quelques os du bassin ont déjà été exhumés par l’équipe de recherche d’Alejandro Otero. Ces ossements laissent présumer qu’il pourrait s’agir là d’un sauropode d’un nouveau genre, dont l’immense cou et la queue assortie lui permettraient d’atteindre des proportions inégalées. Si leurs prédictions se confirment, ce fossile pourrait battre le record de taille actuellement détenu par le Patagotitan, un colosse de 37 mètres de long pour une masse de 70 tonnes. Comme toujours, de plus amples travaux de fouille et de recherche devront être menés afin d’en savoir plus sur ce spécimen avant de clamer la victoire. Nouveau champion ou pas, les archéologues se réjouissent d’avoir trouvé l’un des squelettes les plus complets à ce jour d’un titanosaure issu de cette période du Crétacé. Affaire à suivre !Explorateurs en quête d’une nouvelle Terre, ne cherchez pas plus loin que notre ceinture d’astéroïdes. Si l’on en croit Pekka Kanhuen, physicien à l’Institut météorologique finlandais, la planète naine Cérès pourrait en effet devenir le prochain port d’amarrage des colons spatiaux. L’idée est simple : construire une station orbitale habitée, capable de prélever de la matière à la surface du petit corps rocheux grâce à un ascenseur de 1.000 kilomètres de long. Pour la réalisation, les choses se corsent un peu, puisque ni la gravité artificielle, ni les ascenseurs spatiaux, ni les miroirs géants, ni même les blindages contre les radiations cosmiques n’ont encore été mis au point. Mais pas d’inquiétude, nous rassure Kanhuen, une fois toutes ces menus détails résolus, la construction de la station ne prendra guère plus de 20 ans. Espérons que Futura aura la chance de couvrir cet événement.Du côté du coronavirus, l’apparition de nouveaux variants au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, au Japon et au Brésil inquiète les chercheurs. La protéine S du virus, formant la base des vaccins Pfizer et Moderna, a en effet connu de nombreuses mutations depuis sa description en janvier 2020. Une mutation en particulier, baptisée E484K, semble drastiquement réduire la capacité neutralisation des anticorps face au coronavirus. Présente chez les variants sud-africain et brésilien, elle ne touche fort heureusement que 0,11% des cas à ce jour. Mais avec la propagation rapide de ces mutations, il faudra rapidement mener de plus amples études afin d’estimer dans quelles proportions celle-ci pourrait compromettre l’efficacité des vaccins.De retour dans l’espace, Saturne et ses lunes offrent des surprises inattendues aux astronomes. Titan en tête, les satellites orbitant autour de la planète s’éloignent progressivement, causant un chamboulement complet dans l’inclinaison de son axe de rotation. Un peu comme une toupie oscille avant de s’arrêter, la planète bascule sur son axe à mesure que l’orbite de ses lunes s’accroît. Aujourd’hui, ce mouvement semble presque s’être stabilisé, mais les chercheurs soulignent que Saturne continuera de pencher de plus en plus, passant de 3 à 30°. Même dans l’espace, rien n’est immuable !Et enfin, pour finir, le domaine du génie médical offre un nouvel espoir aux personnes atteintes de malvoyance. Grâce à l’implantation d’une cornée artificielle baptisée KPro, un patient de 78 ans a pu recouvrer la vue rapidement et sans complications. Alors que la pénurie de cornées ne permet généralement qu’à un patient sur 70 de bénéficier d’un don, cette technologie innovante pourrait raccourcir, au moins partiellement, les listes d’attente. Les images de KPro et des résultats post-greffe sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à notre autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour cette semaine du 11 janvier, nous mènerons une expédition jusque dans la stratosphère surplombant l'Arctique avant de redescendre dans le monde minuscule des bactéries, puis des molécules ; nous terminerons ce voyage en beauté par un survol les lunes joviennes. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur FuturaUn réchauffement stratosphérique soudain en Arctique menace l’Europe d’une vague de froidL'une des origines du syndrome de l'intestin irritable décryptéeLe microbiote et les symptômes de la Covid-19 sont corrélésDécouverte d'un nouveau type de liaison chimique ultra-forteUn étrange signal radio en provenance d’une lune de JupiterTranscription du podcast :Bonjour à tous et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine. Je suis Emma, journaliste scientifique chez Futura, et aujourd'hui nous aimerions remercier Franck Menant, qui a initié ce podcast en 2006 et l'a animé durant de longues années.Au pôle Nord, c’est un triste constat qui attendait les chercheurs. De récentes analyses indiquent en effet que la stratosphère aurait gagné pas moins de 50°C au-dessus des régions arctiques. Une nouvelle pas si surprenante d’après les scientifiques, mais certainement peu réjouissante. Ce réchauffement stratosphérique soudain s’est produit il y a une dizaine de jours, faisant passer les températures de -70°C en décembre dernier à -20°C le 5 janvier. Un pic de chaleur qui pourrait avoir des conséquences sur la météo de l'ensemble de l'hémisphère nord dans les semaines à venir. Alors que l’influence du vortex polaire est généralement circonscrite au cercle arctique, ces perturbations pourraient faire descendre les vents glacés vers nos latitudes, jetant une vague de froid intense sur l’Europe. Ce phénomène s’était déjà produit en 2018, et de manière plus notable en 2012, avec un thermomètre passant régulièrement sous la barre des -10°C. Si rien ne permet pour l’instant d’être sûr que ce mois de janvier connaîtra le même scénario, une chose néanmoins demeure certaine : la progression du réchauffement climatique nous contraindra à devenir plus adaptables à des températures extrêmes.Côté santé, de nouvelles avancées ont pu être réalisées dans la compréhension des mécanismes qui sous-tendent le syndrome de l’intestin irritable. Touchant 5% des Français, cette maladie se caractérise par des douleurs abdominales suivant la consommation de certains aliments. Bien que ses origines soient encore mal connues, de nouveaux travaux suggèrent que celle-ci pourrait, dans certains cas, survenir suite à une infection intestinale. Les aliments présents dans le tube digestif durant l’infection seraient en effet associés par les cellules immunitaires à des corps indésirables, et continueraient de provoquer une réaction inflammatoire par-delà la rémission. Une nouvelle qui, à défaut d’offrir dès à présent une solution curative, servira néanmoins de guide dans la prévention de ce syndrome douloureux.Et puisque nous sommes dans l’intestin, restons-y encore un moment pour nous pencher sur les corrélations qui semblent relier le microbiote aux symptômes de la Covid-19. Observées pour d’autres infections virales comme la grippe, ces interactions pourraient différer dans le cas du coronavirus, ainsi que l’indique une nouvelle étude. Réalisée sur un groupe de patients hongkongais, celle-ci suggère que la dysbiose, ou l’altération des populations de bactéries intestinales chez un individu, serait directement corrélée à la sévérité maladie et se poursuivrait après la clairance virale. Elle pourrait également être aggravée par la prescription de certains antibiotiques qui rallongeraient sa durée. Ces données ayant été obtenues auprès d’un échantillon de sujets réduit, de plus amples études devront être menées afin de confirmer, d’affiner ou d’infirmer ces résultats.Partons maintenant dans le monde de l’infiniment petit à la découverte d’un nouveau type de liaison chimique. Rejoignant les liaisons covalente, ionique et intermoléculaire, cette nouvelle liaison hydrogène est 20 fois plus forte que celles que les chercheurs avaient précédemment pu observer. La raison de cette mise au jour tardive réside dans la brièveté de cette union, ici réalisée entre des atomes de fluor et d’hydrogène. Une union qui amène la communauté scientifique à réévaluer la définition même de ce qui constitue une molécule. Cette nouvelle étape est donc loin d’être anodine et pourrait offrir des applications dans des domaines aussi variés que la biologie ou le développement de piles à combustible.Et enfin pour finir, Juno joue les prolongations autour de la planète Jupiter. La sonde de la Nasa vient en effet d’obtenir une extension de mission jusqu’à septembre 2025, durant laquelle l’agence américaine espère collecter des données sur les satellites joviens. Ganymède devrait ainsi faire l’objet d’une première visite à 1.000 kilomètres d’altitude cet été ; l’occasion d’enquêter sur le signal mystérieux que la lune semble avoir récemment émis, alors que sa queue magnétique croisait les lignes de champ des régions polaires de Jupiter. L’article de Nathalie Mayer à ce sujet et les images époustouflantes capturées par Juno sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Ne manquez pas notre prochain épisode de Chasseurs de Science, samedi, à 11h30. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour cette semaine du 4 janvier, nous ferons le tour des dernières avancées du côté du coronavirus depuis notre dernier épisode, puis nous ferons quelques tours du globe avant d'atterrir en Jordanie ; enfin, nous remonterons vers les pôles avant de nous aventurer dans le monde de l'infiniment petit. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur FuturaCovid-19 : pourquoi le vaccin d’Oxford-AstraZeneca pourrait devenir incontournableCovid-19 : que sait-on des deux variants du coronavirus ?Covid-19 : « encore un très dur chemin à parcourir », prévient l'OMSLa Terre a accéléré sa rotation en 2020 !C'est ici que serait mort Jean le Baptiste il y a 2.000 ansAprès un long silence, les baleines font leur retour aux pôlesDes polarons ont été observés pour la première foisTranscription du podcast :Bonjour à tous et bonne année ! Bienvenue dans ce premier épisode 2021 de Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.La nouvelle la plus importante de ce début d’année, c’est bien entendu le lancement des campagnes de vaccination de par le monde. En France, après les Ehpad et les personnels soignants de plus de 50 ans, ce sont désormais les personnes de plus de 75 ans qui pourront bénéficier de cette première vague de protection dès le 18 janvier. Pour l’instant, ce sont les vaccins Pfizer et AstraZeneca qui seront pourvus en plus grande quantité, progressivement rejoints par Moderna, Curevac et Janssen dans les six mois à venir. L’apparition récente de deux nouveaux variants plus contagieux du virus appelle à une vigilance accrue mais ne semble pas, pour l’instant, compromettre dangereusement l’efficacité des formules développées par les différents laboratoires. Autre bonne nouvelle : l’OMS commence progressivement à distinguer les contours de la Covid longue, une forme de la maladie pouvant s’étendre sur plusieurs mois, avec l’espoir de pouvoir rapidement mettre en place des dispositifs de soin et de protection adaptés. L’organisation continue néanmoins d’appeler à la prudence en rappelant qu’il faudra attendre encore plusieurs mois avant de voir, espérons-le, une diminution progressive des cas. Pensez donc à continuer d’appliquer les mesures barrières et à vous protéger.Si vous avez trouvé le passage du temps étrange en 2020, sachez qu’il y a peut-être une raison physique à cela. En effet, pour la première fois depuis 50 ans, la rotation de la Terre aura connu 28 accélérations record, raccourcissant cette année de plusieurs millisecondes. Bien que ce phénomène soit tout à fait naturel et n’ait rien d’alarmant, il jette un pavé dans la mare à une heure où la communauté scientifique internationale commençait à se questionner sur la nécessité de conserver la pratique de la seconde intercalaire. Normalement destinée à combler les écarts pour maintenir nos horloges atomiques à l’heure, celle-ci pourrait bien avoir encore de beaux jours devant elle, avec une année 2021 dont l’écoulement s’annonce au moins aussi rapide.En Jordanie, un archéologue aurait possiblement retrouvé le lieu de mise à mort du prêcheur Jean le Baptiste. Annonciateur de l’arrivée de Jésus Christ, celui-ci aurait été exécuté par le roi Hérode Antipas au palais de Machérus en l’an 36. Alors que les textes historiques et religieux diffèrent sur les circonstances de sa mort, la découverte d’une niche présidant sur la cour du palais amène l’expert à pencher pour la version biblique. Il suggère en effet que l’abside aurait pu abriter le trône du tétrarque, et que la cour en question aurait servi de piste de danse à sa fille Salomé, avant que cette dernière ne lui réclame la tête du saint homme. Bien que cette théorie ne fasse pas encore l’unanimité, elle a été saluée par plusieurs spécialistes. Affaire à suivre.Au terme de longues années de silence, les baleines font enfin leur retour dans les régions polaires ! Près de quarante ans après l’abolition quasi unanime de la chasse commerciale dans ces contrées, plusieurs espèces semblent progressivement se réapproprier leur territoire. Ainsi, la baleine bleue rejoint lentement mais sûrement l’Atlantique sud tandis qu’en Antarctique, les baleines boréales ont presque retrouvé leurs effectifs initiaux. Au large de l’Alaska, le retour du rorqual commun et de la baleine de Minke illustre mieux que jamais la nécessité de protéger ces créatures contre le fractionnement de leur habitat, le trafic effréné des navires commerciaux et la pollution qui menace de réchauffer les eaux qui les abritent.Et enfin, pour finir sur une tout autre sorte de polarité, rendons-nous au laboratoire national de l’accélérateur SLAC, où la formation d’une quasi-particule étonnante a pu été observée pour la première fois. Baptisée polaron, cette distorsion survenant entre le noyau d’un atome et son nuage électronique pourrait permettre de mieux comprendre l’efficacité de certains type de cellules photovoltaïques. Nous invitons les esprits téméraires à en apprendre plus en lisant l’article de Nathalie Meyer à ce sujet, et les curieux à découvrir l’illustration vertigineuse des effets des polarons sur Futura, bien entendu.Merci d’avoir été si nombreux à nous écouter jusqu’à la fin de l’année 2020. Nous sommes heureux de vous accompagner à nouveau en 2021, que nous vous souhaitons remplie de projets, et surtout, porteuse de santé ! Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à notre autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Pour cette semaine du 14 décembre, nous nous pencherons sur un signal radio intrigant, nous ferons le bilan de l'année 2020 côté biodiversité, puis, après un bref séjour sur un astéroïde, nous ferons un détour par la santé avant un final exceptionnel, à observer dans le ciel. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur FuturaLe premier signal radio détecté provenant d’une exoplanète ? Exclusif : ces 31 espèces ont définitivement disparu en 2020« C’est historique, c’est fantastique ! » Les premières bonnes surprises du retour d’échantillons de l’astéroïde RyuguLes parfums dans les cigarettes électroniques altèrent les cellules du cœurGrande conjonction de 2020 : la Lune croise Jupiter et Saturne ce soir !Transcription du podcast :Bonjour à tous, bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Message de l’espace : les chercheurs auraient pour la toute première fois détecté un signal radio en provenance d’une exoplanète. Ce signal n’est pas la marque d’une tentative de communication d’une espèce extraterrestre avec la Terre, mais bien plutôt de l’existence d’un champ magnétique autour du corps céleste Tau Bootis Ab. Et comme le dit notre journaliste Nathalie Mayer, auteure de l’article de décryptage disponible sur Futura , c’est déjà enthousiasmant. Car il s’agit bien là de la première fois que les astronomes détectent le signal radio d’un champ magnétique planétaire en dehors de notre Système solaire. Pour cela, ils ont mené une analyse poussée de la signature de Jupiter, avant de tourner leurs radiotélescopes vers le ciel. Résultat, la détection d’une exoplanète de type Jupiter chaude, en orbite autour d’un système binaire. Ainsi que l’a déclaré le post-doctorant Jake Turner à l’université Cornell : « Nous avons appris de Jupiter. Puis nous avons cherché. Et nous avons trouvé .»Tandis qu’un nouveau signal est découvert dans l’espace, plus d’une trentaine d’autres semblent avoir définitivement disparu sur Terre. La Liste rouge de l’UICN fait en effet le triste constat de l’extinction de 31 espèces animales à l’état sauvage, alors que l’année 2020 touche à son terme. Une tragédie d’autant plus marquante que nombre d’entre elles, comme le requin perdu Carcharhinus obsolerus, venaient tout juste d’être découvertes. Parmi les autres victimes : grenouilles, poissons, chauve-souris à longues oreilles, mais aussi plusieurs variétés de plantes ont succombé à la destruction de leur habitat et à la surexploitation des écosystèmes. Un tiers des chênes sont quant à eux menacés d’extinction, rejoints par l’ensemble des dauphins d’eau douce.Bonne nouvelle pendant ce temps pour la sonde Hayabusa-2 ! Après un séjour du plus d’un an sur l’astéroïde Ryugu, l’appareil a renvoyé plusieurs échantillons vers la Terre le 5 décembre 2020. L’ouverture des récipients de collecte cette semaine a permis de confirmer que la sonde avait accompli sa mission avec un succès dépassant les espérances des chercheurs, ainsi que l’explique le directeur de recherche au CNRS Patrick Michel, interviewé par notre journaliste Rémy Decourt. Derrière les poussières et les grains grossiers se cache l’histoire de notre Système solaire et peut-être de l’apparition de la vie sur Terre.Du côté de la santé, d’autres analyses révèlent pour leur part les effets nocifs de la cigarette électronique sur le rythme cardiaque. Plus précisément, ce sont les liquides parfumés que les chercheurs pointent du doigt après avoir soumis des cellules cardiaques de souris puis humaines à plusieurs types de fumées. Leurs résultats démontrent que, par-delà la nicotine, les parfums artificiels participeraient à un accroissement de la mort des cellules chez les rongeurs, et à une altération des battements du cœur chez les humains. Difficile pour l’instant de dire si ces données sont transposables dans un modèle in vivo. De plus amples recherches devront être menées afin de démêler le vrai du faux autour de cette pratique encore récente.Et enfin, pour finir, préparez-vous à une rencontre au sommet dans le ciel. Le 21 décembre, les planètes Saturne et Jupiter seront au plus près l’une de l’autre. Si leur rapprochement a lieu en moyenne tous les 20 ans, celui-ci promet néanmoins d’être exceptionnel. L’espace séparant les deux corps célestes n’aura en effet pas été aussi ténu depuis l’année 1623, soit près de 400 ans ! Autre bonne nouvelle, la rencontre sera visible au crépuscule et vous permettra donc de passer le reste de votre soirée bien au chaud, à contempler les photographies que vous aurez pu capturer ou à échanger avec vos proches sur ce moment unique. Tous les détails de la conjonction planétaire sont à retrouver sur Futura, bien entendu.C’est le dernier épisode de Fil de Science pour 2020, mais on se retrouve dès l’année prochaine avec toujours plus d’information scientifique et de décryptages. Merci à tous d’être aussi nombreux à nous suivre ! Grâce à vos notes, vos commentaires et votre soutien, l’audio chez Futura continue de s’enrichir et nous vous attendons avec de nouvelles surprises dès le mois de janvier. Pensez donc à vous abonner sur vos plateformes de diffusion et sur vos apps audio préférées pour ne rien manquer, et, en attendant, rendez-vous chez les Chasseurs de Science vendredi 25 décembre pour un épisode de Noël exceptionnel et explosif. Nous vous souhaitons d’excellentes fêtes, et, comme d’habitude, un bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Fil de Science, c’est la nouvelle formule de notre podcast d’actualité, lancé en 2006 ! Chaque vendredi dès 18h30, découvrez le résumé des actualités scientifiques de la semaine, décryptées pour vous par les journalistes de Futura. Pour cette semaine du 7 décembre, nous nous rendrons par deux fois en Chine, à la rencontre de technologies de pointe, nous parlerons aussi de furets et de tempêtes solaires, et finirons cette excursion dans un feu d'artifice impromptu avec un crash de fusée. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur FuturaStarship : SN8 réalise un vol d'essai impressionnant malgré le crash final Le Molnupiravir, un antiviral qui bloque la transmission du coronavirus en 24 heures Le nouveau cycle d'activité du Soleil pourrait être l'un des plus forts jamais observé Fusion nucléaire : la Chine a allumé son « soleil artificiel » Un circuit quantique exécute un calcul 100.000 milliards de fois plus vite qu'un superordinateur Transcription du podcast :Bonjour à tous, bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Un nouveau soleil vient de s’allumer sur Terre. Il y a un an, la Chine achevait la construction de son réacteur à fusion nucléaire expérimental, le tokamak HL-2M. Ce réacteur nucléaire basé sur la fusion vient d’être mis en service et promet d’atteindre la température spectaculaire de plus de 150 millions de degrés Celsius, soit quasiment dix fois plus que la température qui règne au cœur de notre étoile. L’appareil sert pour l’instant un objectif de recherche, mené en collaboration avec le projet Iter en France. Il devrait fournir aux chercheurs des données cruciales pour la conception et la construction de futurs soleils artificiels, capables de subvenir aux importants besoins de la Chine et du monde avec une nouvelle source d’énergie propre.Pendant ce temps-là, dans le ciel, notre astre solaire lui  continue de brûler avec ardeur alors que son 25ème cycle s’annonce pour le moins mouvementé. Au regard des dernières données, le centre américain de recherche atmosphérique a en effet annoncé que celui-ci pourrait être l’un des plus intenses jamais enregistrés depuis que les astronomes ont commencé à garder la trace des taches solaires en 1755. Bien que les cycles solaires soient difficiles à prédire, les scientifiques ont été étonnés par ces résultats et mettent en garde contre les importantes tempêtes géomagnétiques qui pourraient résulter de cette activité inhabituelle autour de l’année 2025.Nouvel espoir dans la lutte contre le coronavirus. Des chercheurs de l'université d'Atlanta ont récemment mis à l’épreuve chez les furets les pouvoirs du Molnupiravir, une molécule capable d’endiguer la réplication des virus à ARN. Les animaux artificiellement infectés avec le virus ont été soumis à un traitement quotidien qui s’est avéré particulièrement efficace, avec une baisse drastique des sécrétions virales. Celles-ci étaient rendues indétectables au bout de 12 heures en début d’infection, et après 36 heures si le médicament n’était administré qu’à partir du pic d’excrétion. La molécule est actuellement en cours d’essai clinique, avec l’espoir que celle-ci pourra rapidement permettre de limiter la propagation du virus chez l’être humain.En Chine, une fois de plus, une nouvelle étape vient d’être franchie dans le domaine de l’informatique quantique. Le circuit Jiuzhang, développé par l’Université de sciences et technologie aurait récemment réalisé une performance le plaçant au rang d’ordinateur le plus puissant au monde. Celui-ci serait en effet doté d’une puissance de calcul 10 milliards de fois supérieure au processeur quantique Sycamore développé par Google, et 100.000 milliards de fois plus importante que celle du meilleur superordinateur existant. Bien que l’appareil soit conçu pour réaliser des opérations très spécifiques, c’est une avancée majeure qui vient d’être accomplie et promet d’ouvrir de nouvelles portes.Et pour finir, mission semi-réussie pour Starship. Ce mercredi 9 décembre le prototype SN8 de la société SpaceX a réalisé un vol d’essai impressionnant avec un final explosif. Bien que le vaisseau soit parvenu à effectuer la plupart de ses manoeuvres avec un certain succès, sa vitesse d’atterrissage trop importante lui a valu d’exploser au sol dans un nuage de fumée, projetant au loin ds pièces de métal brûlant. Les adeptes d’Elon Musk s’accordent pour autant à dire que le jeu en aura valu la chandelle et qualifient, tout comme lui, le vol de victoire. Les images du vol et du crash sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à notre autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Fil de Science, c’est la nouvelle formule de notre podcast d’actualité, lancé en 2006 ! Chaque vendredi dès 18h30, découvrez le résumé des actualités scientifiques de la semaine, décryptées pour vous par les journalistes de Futura. Pour cette semaine du 30 novembre, nous parlerons hacking et vaccins, arpenterons les lignes d'un catalogue céleste, embarquerons pour l'Amazonie et le large des Amériques, et finirons notre voyage sur la Lune. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur FuturaGaia dévoile sa nouvelle carte de la Voie lactée avec près de 2 milliards de sources !Gaia révèle les mouvements du Système solaire dans l'UniversCovid-19 : des hackers s'en prennent à l'approvisionnement en vaccinsUne « Chapelle Sixtine des anciens » découverte en AmazonieLe radiotélescope d'Arecibo s'est effondré !Chang'e 5 : les échantillons lunaires sont en orbite autour de la LuneTranscription du podcast :Bonjour à tous, bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Les campagnes de vaccination pour protéger les populations du coronavirus promettent de ne pas être de tout repos. Alors que plusieurs vaccins sont en passe d'être commercialisés dès le mois de décembre, la société IBM a constaté un accroissement de l'activité des hackers. Au cours de la pandémie, plusieurs hôpitaux et laboratoires avaient déjà fait l’objet de cyberattaques, mais il semblerait que la chaîne d’approvisionnement médicale soit elle aussi impactée par ces actes de malveillance. Une campagne mondiale de phishing toucherait en effet les organisations associées à la chaîne du froid des vaccins depuis septembre, et d’après IBM, l’envergure de l’opération suggèrerait que celle-ci aurait été instiguée non pas par un groupe indépendant, mais bien par un État. Bien qu’aucun coupable n’ait encore été clairement identifié, plusieurs pays figurent déjà sur la liste des suspects, comme la Russie, la Chine ou la Corée du Nord.Au terme de 2 ans de balayage du ciel, le télescope européen Gaia nous livre son troisième catalogue cosmique : un événement attendu de pied ferme par les milliers d’astronomes qui consultent quotidiennement ses archives. Après la publication d’un premier catalogue en 2016, le deuxième, livré en 2018 avait notamment permis aux scientifiques de déduire que la Voie lactée était le produit d’une fusion avec une autre galaxie. Avec 1,8 milliard d’objets désormais identifiés et une base de données enrichie, les chercheurs espèrent pouvoir poursuivre la révolution des connaissances que le satellite a jusqu’ici permise.En Amazonie, ce ne sont pas des pyramides mais des peintures rupestres qui ont récemment ébloui les archéologues. Une véritable « chapelle Sixtine des anciens » a été découverte dans la région de la Serranía de La Lindosa, un petit massif montagneux situé en plein coeur de la Colombie. Des milliers de dessins ornent les parois rocheuses qui s’élèvent au milieu de la forêt, dépeignant des êtres humains, mais aussi de nombreuses créatures dont des poissons, des chevaux, des camélidés, et peut-être même un paresseux géant. Un documentaire explorant cette fantastique fresque vieille de 12.000 ans sera bientôt dévoilé.C’est bel et bien la fin pour le radiotélescope d’Arecibo. Alors que les ingénieurs et les chercheurs avaient abandonné l’espoir de réparer la structure et avaient annoncé sa destruction prochaine, l’immense récepteur surplombant la parabole de 300 mètres de diamètre s’est effondré de lui-même ce mardi 1er décembre, détruisant dans sa chute ce qu’il restait de ce site mythique. C’est le coeur brisé que les scientifiques du monde entier, engagés dans un combat pour sa réhabilitation, ont dû dire un dernier au revoir au radiotélescope d’Arecibo, après 67 ans de bons et loyaux services, et quelques caméos au cinéma.Et enfin, pour finir, la mission Chang’e 5 vous invite à redécouvrir la Lune à travers des clichés inédits, capturés durant le bref passage du module sur notre satellite naturel. Durant sa mission de deux jours, l’appareil aura collecté deux kilogrammes d’échantillons lunaires et s’apprête à présent à rejoindre l’orbiteur qui les ramènera sur Terre. Des vidéos et des images de la face visible de la Lune ont été diffusées par l’agence spatiale chinoise, révélant un paysage toujours aussi étrange et poétique, à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à notre autres podcasts. Ne manquez pas notre prochain épisode de Chasseurs de Science, samedi, à 12h30. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Fil de Science, c’est la nouvelle formule de notre podcast d’actualité, lancé en 2006 ! Chaque vendredi dès 18h30, découvrez le résumé des actualités scientifiques de la semaine, décryptées pour vous par les journalistes de Futura. Pour cette semaine du 23 novembre, nous parlerons du signal Wow, de l'apparition d'un inquiétant virus en Bolivie, d'un monolithe insolite dans l'Utah, des bienfaits du chocolat pour le cerveau et, enfin, nous plongerons au large du Mexique à la découverte des populations sous-marines qui y résident. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur FuturaUne civilisation extraterrestre derrière l'énigmatique signal « Wow ! » ? L'hypothèse est relancéeUn étrange virus inquiète les scientifiques en BolivieQuel est cet étrange monolithe découvert dans l'Utah ?Le cacao rendrait plus « intelligent » et on sait pourquoiLa plus large concentration de poissons des abysses jamais observéeTranscription du podcast : Bonjour à tous, bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.43 ans après sa découverte, le signal Wow connaît de nouveaux rebondissements. Capté par le radiotélescope Big Ear, dans l’Ohio, en 1977, ce signal venu de l’espace se démarque par sa signature atypique, suggérant que celui-ci aurait été émis par une intelligence extraterrestre. Aujourd’hui, un astronome amateur avance l’hypothèse que sa source se situerait à 1.800 années-lumière de la Terre, aux abords d’une étoile similaire à notre Soleil. En exploitant la base de données publique du satellite Gaïa, il a pu passer au crible les astres recensés dans la région d’émission du signal. Il a alors identifié l’étoile 2MASS 19281982-2640123, dont les caractéristiques suggèrent qu’elle pourrait abriter dans son système une exoplanète potentiellement habitable. Bien entendu, ce résultat relève plus de l’ordre de la spéculation que de la certitude. Le catalogue que Gaïa a établi de la région demeure incomplet, et nous ignorons encore à ce jour quels critères permettent l’apparition de la vie. Nous saluons néanmoins son travail qui, à défaut d’obtenir une réponse, nous permet d’avancer progressivement vers une résolution de l’énigme qu’est le signal Wow.Un étrange virus inquiète les scientifiques en Bolivie. Lors d'un congrès de médecine tropicale, les scientifiques du CDC ont partagé leurs résultats sur la transmission interhumaine d'un virus énigmatique, baptisé Chapare. Celui-ci a déjà tué trois personnes dans un hôpital bolivien et causerait l’apparition de symptômes proches de ceux causés par la maladie à virus Ebola. Seules cinq personnes infectées ont été dénombrées à ce jour, mais la résilience et la virulence de ce virus dont le profil est encore mal défini amène les chercheurs à se tenir sur leurs gardes.Surprise dans l’Utah. Lors d’une mission de recensement des mouflons canadiens en hélicoptère, une équipe de la division des ressources sauvages a remarqué un étrange éclat niché au cœur d’un canyon. En se rendant sur place, les employés ont découvert un prisme triangulaire de métal, s’élevant à la verticale à un peu plus de trois mètres de hauteur. Il y a fort à parier que ce dernier est une installation artistique clandestine ou encore un hommage à 2001, l'Odyssée de l’espace, néanmoins, personne n’en a pour l’instant revendiqué la paternité.Adeptes du chocolat, nous avons une bonne nouvelle pour vous ! Une récente étude semble en effet suggérer que la consommation de cacao améliorerait les capacités cognitives. La fève de cacao est riche en polyphénols : des molécules organiques connues pour leur pouvoir antioxydant. Les tests ont permis de révéler que ceux-ci favorisent la rapidité d’oxygénation du cerveau, mais également ses performances dans des exercices demandant une concentration accrue, comme le test Stroop. Ces effets apparaîtraient environ deux heures après la consommation de chocolat, de quoi se détendre un peu avant de passer à l’effort.Et enfin, sous les eaux au large du Mexique, un spectacle étonnant attendait les chercheurs. En explorant la zone de Clarion-Clipperton, au sommet d’une montage sous-marine, ceux-ci ont découvert un essaim de plus d’une centaine d’anguilles, attirées par l’appât qui avait été déposé là. Cette découverte atteste de l’impressionnante biodiversité qu’hébergent ces monts sous-marins et permet aux scientifiques d’en apprendre un peu plus sur l’espèce elle-même. Des images à découvrir sur Futura, bien entendu !Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à notre autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Fil de Science, c’est la nouvelle formule de notre podcast d’actualité, lancé en 2006 ! Chaque vendredi dès 18h30, découvrez le résumé des actualités scientifiques de la semaine, décryptées pour vous par les journalistes de Futura. Pour cette semaine du 16 novembre, nous parlerons des vaccins Moderna et Pfizer, qui ont fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Nous aborderons également le sort du radiotélescope d’Arecibo et celui des glaciers groenlandais, le tout parsemé de neurones, d’étoiles et d’un classement pour le moins insolite. Bonne écoute, et bon week-end !Retrouvez les articles complets sur FuturaCovid-19 : l'efficacité du vaccin de Pfizer est finalement de 95 %Moderna annonce un vaccin efficace à plus de 94,5 % contre le coronavirus !Pourquoi le vaccin de Pfizer n'aurait finalement pas besoin d'être stocké à -70 °CLe radiotélescope d’Arecibo va être démontéLe cerveau humain ressemble étrangement à l'UniversGroenland : les grands glaciers fondent beaucoup plus vite que les chercheurs le pensaientEt les pires mots de passe de l’année 2020 sont…Transcription du podcast :Bonjour à tous, bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Cette semaine, un nouveau pas a été accompli dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. Mercredi dernier, les laboratoires Pfizer et BioNTech annonçaient la conclusion de la phase III pour leur vaccin, affichant un taux d’efficacité de 95%. Ils ont rapidement été suivis par les laboratoires Moderna, avec un candidat efficace à plus de 94,5%. Petit avantage pour l’instant pour le vaccin Moderna, qui pourrait être aisément stocké à des températures allant de 2 à 8°C, tandis que Pfizer annonce pour le moment une température de stockage bien plus contraignante de -70°C. Une précaution superflue selon certains experts, qui devra être évaluée plus en détails afin d’éviter toute erreur potentiellement fatale.Mauvaise nouvelle pour Arecibo. Le légendaire radiotélescope complété en 1963 devra malheureusement être détruit après des décennies de bons et loyaux services. La rupture d’un câble de soutien en août dernier, suivi d’un autre au début du mois de novembre a rendu la structure trop instable pour envisager des réparations, contraignant les ingénieurs à sceller le sort de ce site iconique. Merci Arecibo pour 57 ans de découvertes !Drôle d’univers que le cerveau ! Les chercheurs ont récemment mis en parallèle les architectures neuronales et cosmiques pour révéler d’étonnantes similitudes. En dépit des ordres de grandeur qui séparent les deux structures, ils ont observé des recoupements frappants dans les fluctuations de matière qui les caractérisent. Fort heureusement, à notre connaissance, notre cerveau n’est ni en train de se réchauffer, ni en expansion.Au Groenland, c’est une mauvaise surprise qui attend les scientifiques. Si les modèles précédents suggéraient déjà une fonte massive des glaciers dans la région, les chercheurs soulignent que ceux-ci pourraient néanmoins se situer encore bien en-deçà de la réalité. Depuis la fin du XIXe siècle, l’étiolement des glaciers Djacobshaven, Helheim et Kangerlussuaq a d’ores et déjà contribué à lui seul à une élévation du niveau de la mer de 8,1 millimètres.Et pour finir sur une note légère, le palmarès des pires mots de passe de l’année 2020 a récemment été publié par la société Nordpass. En tête du classement, la série 123456, partagée par plus de 2 millions et demi d’utilisateurs, souligne clairement la nécessité pour les internautes d’apprendre à mieux protéger leurs données, même si les habitudes sur le web semblent progressivement s’améliorer. Le top 10 des mots de passe et le reste de nos actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu n’hésitez pas à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications. On se retrouve vendredi prochain à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Découvrez notre podcast d'actu, nouvelle formule !Tous les vendredis à 18h30, les journalistes Futura décryptent cinq news qui ont marqué l'actualité scientifique de la semaine. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
De l'origine du mystérieux sursaut radio rapide dans la Voie lactée qui a été identifiée en passant par l'origine du coronavirus, une dangereuse mutation du coronavirus chez le vison qui menace de se propager à l'Homme, ou encore la météorite martienne Black Beauty qui éclaire le paradoxe du jeune Soleil faible, découvrez l'actualité scientifique pour la semaine du 2 au 8 novembre. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
De la NASA qui a découvert de l'eau partout sur la Lune, en passant par les inquiétudes en Arctique avec la glace de mer qui ne s'est toujours pas formée, les expositions courtes et répétées qui sont aussi dangereuses pour le coronavirus, ou encore Titan qui contient une molécule jamais encore détectée dans une atmosphère, découvrez l'actualité scientifique pour la semaine du 26 octobre au 1er novembre. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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Comments (1)

David Soudant

Coucou

Dec 10th
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