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LeGuide en ligne

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Author: Ligue pour la lecture de la Bible
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© 2022 - Ligue pour la lecture de la Bible
Description
LeGuide est un guide biblique quotidien pour adultes proposant chaque jour un texte biblique accompagné d'un commentaire.
Ce guide biblique est proposé par la Ligue pour la lecture de la Bible.
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1211 Episodes
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Ceux qui veulent hériter du Royaume de Dieu dans le futur doivent s’attacher dès à présent aux valeurs de ce Royaume. Jésus nous appelle à le suivre, lui, le Dieu serviteur. C’est-à-dire à adopter des relations humaines non conventionnelles, intimement liées au projet de salut de Dieu, en valorisant les pauvres comme s’ils faisaient partie de notre propre famille. L’homme fortuné a probablement été à l’écoute de Jésus quelque temps, alors que le texte biblique passe des petits enfants à lui sans transition. Luc utilise cette interaction pour continuer à définir les particularités d’une communauté orientée vers Jésus. (...)
Qui fait partie du Royaume de Dieu ? Le sens de la parabole du pharisien et du collecteur d’impôts est renforcé par l’épisode dans lequel les disciples refusent d’accueillir des enfants. Manifestement, la venue de Jésus sur terre a déclenché un renversement de nos systèmes de valeurs qui permet à Luc de nous présenter des personnes prêtes pour le Royaume de Dieu. Dans cette parabole, le pharisien et le collecteur d’impôts ont une attitude diamétralement opposée. L’un est un maître religieux, respecté, l’autre un « collabo » méprisé par sa communauté ; l’un est debout, l’autre se tient à distance ; l’un s’estime juste devant Dieu, l’autre est humble et conscient d’être un pécheur. (...)
Au travers de cette parabole, Jésus nous appelle à être persévérants et pleins d’espoir lorsque nous faisons face à l’épreuve. Ces deux points essentiels sont la fidélité de Dieu et la persévérance de la veuve comme modèle face à l’injustice. Jésus utilise ces deux caractères comme prototypes. Le juge est un homme puissant et respecté. (...)
Chaque page de la vie de Jésus nous confirme que les choses ne se passent pas ni ne se passeront comme nous l'avions imaginé. Le Royaume de Dieu, ce n'est pas comme d'habitude en mieux ! Ce n'est pas non plus exactement la réalisation de nos désirs ou de nos rêves. Ce n'est pas non plus le fruit de beaux discours qui sonnent bien aux oreilles, et nul besoin de se précipiter sur ce qui brille. Quand Dieu se révèle, c'est clair, sans équivoque – en tout cas pour ceux dont le cœur a été préparé. La référence au temps de Noé est saisissante. (...)
Jésus s'est souvent trouvé aux frontières du territoire de son peuple, ce que ne faisaient pas les sacrificateurs. Les barrières étaient-elles donc toutes abaissées ? Pas encore, pas même pour Jésus, comme le montre l'échange avec la femme cananéenne (Mc 7.24-30). Cependant, le temps où l'Évangile devait être annoncé « parmi les nations » approchait. Déjà Jean-Baptiste avait préparé cette échéance, prêchant la repentance et prédisant que « toute chair » verrait le salut de Dieu (Lc 3.6, litt.). (...)
Le réalisme de la Bible empêche d'imaginer qu'il puisse exister un temps ou un lieu qui seraient exempts de toute faute. Il y a et il y aura des guerres, il y aura des scandales, et même dans la communauté chrétienne, un frère offensera un autre frère. Est-ce là une forme de fatalisme ? La réponse est non. Dans notre passage, deux recommandations sont données pour que le mal ne triomphe pas : s'abstenir de toute parole ou tout acte qui pourraient « faire tomber » un autre chrétien (c'est le sens du mot « petit »), et être prompt à pardonner – ayant nous-mêmes été pardonnés. (...)
Des commentateurs se sont épuisés à trouver une explication pour l'ensemble de ce court psaume. Devrait-on se contenter de le prendre en pièces détachées ? C'est le psaume le plus cité dans le Nouveau Testament, sauf le verset 3 qui ne l'est jamais. Jésus en tire même le moyen de « coller » les pharisiens ! Ce psaume faisait probablement partie d'une liturgie pour un sacre de roi. Il est parallèle au Psaume 2. (...)
L'un est riche et fier d'étaler ses richesses. Pourtant cet homme n'a pas de nom ! Ou plutôt, Jésus l'appelle « le riche ». L'autre est plus que pauvre, c'est un miséreux qui a été jeté devant la porte du riche dont il espère manger quelques restes. Seuls les chiens semblent avoir pitié de lui en lui léchant ses ulcères ; ce qui signifie qu'il n'a pas grand-chose pour se couvrir. (...)
Se voyant démasqués et ne pouvant pas se justifier, les pharisiens croient s'en sortir en se moquant de Jésus. En le méprisant, ils pensent retrouver l'indispensable estime d’eux-mêmes. En réalité, ils se condamnent. La moquerie fait mal et ceux qui la subissent n'ont pas tous la force intérieure nécessaire pour y faire face. (...)
Ce n'est pas la première fois que Jésus prend un exemple incroyable, voire choquant. Comble d'audace, il vante ce serviteur indélicat dans un enseignement sur la fidélité en gestion ! C'est un procédé pédagogique destiné à secouer ses auditeurs afin de leur faire prendre conscience du non-sens de leur religiosité qui consiste à se persuader qu'ils peuvent servir Dieu en négligeant l'amour du prochain. En faisant cela, Jésus les ramène à un élément de sagesse élémentaire : être prévoyant. Dès le sermon sur la montagne, Jésus a fondé les principes de vie de ses disciples sur la priorité donnée au règne de Dieu. Donc, il s'agit d'être cohérent en donnant la priorité à la vie éternelle. (...)
Le berger et la femme d’hier font maintenant place à un père aimant, un père que certains pourraient qualifier de laxiste alors que Jésus, manifestement, l’identifie au Père céleste. Les gens de mauvaise vie font place à un fils cadet, avide de réussite qui se perd loin de son père. Les gens bien font place à un fils aîné incapable de comprendre la joie de son père. Il est le type d’une humanité déchue qui souffre sous la férule du tentateur qui l’a trompée en lui faisant croire que le bonheur est loin de Dieu. Le proxénétisme, le trafic de la drogue, les passeurs en tous genres, les arnaques à l’argent facile, la concurrence exacerbée, la soif du pouvoir génèrent tous les jours de malheureux fils cadets. (...)
Les gens de mauvaise vie entendent aussi l’appel de Jésus à devenir ses disciples. Aux yeux des gens bien, il peut sembler plus indiqué de quitter le milieu trouble de la pègre que de renoncer à une vie socialement exemplaire. C’est oublier les solidarités qui existent entre les premiers, sorte de cocon dont il leur est difficile de s’extraire seuls. Jésus accueille les uns alors qu’il fustige les autres, ce qui attise chez ces derniers des murmures courroucés. Les pécheurs s’approchent de Jésus et l’écoutent (1). (...)
Préférer Jésus à sa famille semble s’opposer au commandement d’honorer son père et sa mère. Renoncer à sa propre vie contredit l’injonction à choisir la vie. Porter sa croix revient-il, pour autant, à choisir délibérément la mort ? Pour acquérir des connaissances ou des expériences nouvelles, notre civilisation, axée sur des progrès émancipateurs, nous incite à accepter de devenir des « apprenants ». Passant d’un professeur à un expert, à un coach, à un instructeur, nous finissons, heureux peut-être de ce que nous avons découvert et bien décidés à tirer le maximum de l’enseignement reçu, toujours à la recherche d’un nouveau maître pour aller plus loin. (...)
C’est sans haine que les amis de Job aggravaient ses souffrances en l’accablant de leurs explications erronées. C’est avec une coupable délectation que les adversaires de David s’ingénient à augmenter ses tourments (20-22, 27). Punir est souvent une juste nécessité, insulter ne l’est jamais. Cet excès de châtiment, David s’en plaint à Dieu en qui il trouve le secours (30). (...)
Jésus a interpellé les invités du pharisien (7) en se servant d’une parabole. Un conseil à l’hôte (12-14) fait le lien avec la suivante. En effet, la remarque d’un convive (15), sans doute lui aussi pharisien, amène Jésus à donner une réponse (16) sous la forme d’une nouvelle parabole ; il est aussi question d’invitation, mais dans celle-ci, le Royaume de Dieu est comparé à un grand festin. Elle s’adresse à beaucoup de gens, elle promet d’être riche et abondante. Rien à apporter, rien à payer, pas de file d’attente : « Venez, car tout est déjà prêt ! » Les trois hommes qui refusent de venir symbolisent trois catégories de personnes. (...)
Les pharisiens observent Jésus (1 fin), mais lui aussi les observe. Il voit leur comportement prétentieux, et il l’illustre par une parabole. On imagine les convives du chef des pharisiens entrant la tête haute, fiers de l’invitation. Chacun joue des coudes pour obtenir une bonne place, proche du maître de maison, afin d’être remarqué et honoré (7). L’invité qui choisit l’une des meilleures places s’estime assez important pour la mériter. (...)
Le chef des pharisiens n’a pas invité Jésus pour mieux le connaître ou pour entendre son enseignement. Son but, et celui de ses « collègues », est de l’accuser de ne pas respecter le sabbat. Mais ce sont eux que Jésus accusera et qui auront la bouche fermée. De quoi souffre-t-il ? Pour faire simple, disons qu’un œdème est le gonflement extérieur d'un organe, dû à un excès de liquides à l’intérieur du corps. (...)
Jésus sait ce qu’il va souffrir dans peu de jours. Il connaît aussi ce que son peuple va souffrir dans la suite. Des pharisiens croient pouvoir rendre service à Jésus en l’avertissant du danger (31). Le Seigneur n’est pas effrayé ; il ironise même en nommant Hérode « ce renard » ! Deux jours pour agir, et il aura terminé. D’une manière imagée, Jésus annonce son programme, un programme précis qu’il maîtrise parfaitement et qui arrive bientôt à sa fin. (...)
Jésus rebondit sur la question posée par une personne anonyme (23). Cependant, sa réponse ne concerne pas le « nombre » de gens sauvés, mais le « comment » être sauvé. La porte étroite que Jésus nous enjoint d’emprunter est une petite porte, en largeur et en hauteur. Pour la franchir, nous devons nous délester de tout ce qui bloque le passage, donc de toute œuvre méritoire dont nous sommes fiers et que nous voudrions faire valoir. (...)
Comme souvent dans la littérature prophétique, le lecteur est confronté à de nombreux passages mystérieux. Si nous ne faisons pas attention, nous risquons de nous focaliser à tel point sur ces propos obscurs que nous passons à côté de certitudes rassurantes. Chaque allusion à la fin des temps nous pousse à nous demander quand celle-ci se produira. Telle est aussi la préoccupation des disciples lorsque Jésus en parle dans Matthieu 24. Ici, la question est posée par un des deux hommes que Daniel aperçoit près du fleuve (6). (...)



