Patate
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Patate

Auteur: Alice Tuyet

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Description

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. Telle est la promesse de Patate, le podcast gastronomique dans lequel Alice Tuyet convie chaque semaine une personnalité à dévoiler les recettes de son enfance, ses plats préférés et les dessous de son alimentation. Que son invité se nourrisse d’amour et d’eau fraîche ou de plats en sauce et de grands crus, comment la nourriture est-elle constitutive de son identité, culturelle et sociale, mais aussi de son quotidien, de son bien-être et de sa santé ? Vous aurez ces réponses car manger est plus que jamais un acte engageant et engagé qui dépasse largement les rebords d’une assiette.
28 Episodes
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Avant de vous présenter mon invité du jour, je lance un appel à témoignages. Vous pouvez m’aider et nous aider collectivement en partageant votre amour pour la bonne bouffe. Car on a plus que jamais besoin de créer du lien et de se faire du bien. Dans deux semaines, je publierai donc un épisode spécial qui compilera les réponses de personnalités et d’auditeurs autour de deux questions phares de Patate. Pour passer dans cet épisode, rien de plus simple, ça ne vous prendra que quelques minutes. Vous prenez votre smartphone pour vous enregistrer en le mettant en mode dictaphone Vous vous présentez : votre nom, où vous habitez et ce que vous faites dans la vie en 5 secondes max Vous répondez à ces deux questions : Manger, ça représente quoi pour vous ? Et s’il ne vous restait plus qu’une journée à vivre, de quoi serait composé votre dernier repas ? Vous m’envoyez votre enregistrement sur alice@alicetuyet.com Restez concis et clairs, et enregistrez au calme. Pour le reste pas d’inquiétude, tout sera monté. Vous serez ainsi diffusés aux côtés de personnalités qui me sont chères comme Perla Servan-Schreiber, Mounir Mahjoubi ou Raphaële d’En Rang d’Oignons.  Retour à Los Angeles aujourd’hui, comme pour le premier épisode de la saison. Cette fois-ci pour y rencontrer un chef, Ludovic Lefebvre, un chef qui se bat aujourd’hui pour sauver ses établissements, les emplois qu’il a créés et tout un secteur de la restauration en pleine tourmente alors que la crise du Coronavirus ne fait que s’abattre sur les Etats-Unis. Je lui envoie tout mon courage et beaucoup d’amour dans cette période si compliquée. Ludovic Lefebvre, plus connu sous le pseudo de Chef Ludo, est un vrai celebrity chef et un chef étoilé aux US que l’on ne connaît malheureusement que trop mal ici en France.  Originaire de l’Yonne, ce chef a fait ses armes chez les plus grands. Si vous êtes de vrais amoureux de la gastronomie, vous allez vous régaler des anecdotes que Ludovic distille au cours de cet épisode sur ses mentors et ceux qu’il a côtoyés : Marc Meneau à l’Espérance, Pierre Gagnaire (et son chien Lucas) époque Saint-Etienne, Alain Passard à l’Arpège, Pascal Barbot de l’Astrance, ou encore Guy Martin au Grand Véfour. L’histoire française de Ludovic Lefebvre aurait pu s’arrêter là. Mais elle prend un virage inattendu lorsqu’il plaque tout pour exercer à Los Angeles dans les années 90. Le surf, une nouvelle cuisine, des saveurs bouleversantes pour celui qui confesse n’avoir jamais goûté de wasabi avant l’expatriation, des établissements à succès… Vous en apprendrez plus sur ce rêve américain et sur la manière dont le travail nous permet à tous, en cuisine ou ailleurs, d’aller au-delà de nos rêves. Ludovic s’est par ailleurs confié avec une grande tendresse et à coeur ouvert sur les plats de son enfance comme le hachis de sa grand-mère, le soufflé au fromage de sa maman et les produits du terroir français. C’est avec émotion qu’il m’a parlé du divorce de ses parents, la déchirure qui l’a profondément marqué et qui, vous l’entendrez, l’a indirectement orienté sur le chemin des fourneaux. Nous avons également échangé sur la médiatisation des chefs et sur ce qu’il porte au plus profond de lui-même une fois les projecteurs éteints. Ludovic est un homme qui a grandi avec sa cuisine. Il confesse avoir été un chef qui criait, aujourd’hui repenti et assagi à 47 ans. Comme sa cuisine, « moins agressive », selon ses propres mots.
Oui votre quotidien a changé, vous ne m’écouterez pas sur votre vélo ou dans le métro pour aller au boulot, oui vous ressentez certainement de la peur, pour vous, pour vos proches. Si cette heure d’interview vous ouvre un espace d’inspiration et de sérénité, alors j’ai tout gagné. C’est bien pour cela que je veux continuer à publier, on doit tous se serrer les coudes et s’apporter autant que l’on peut une énergie positive face à la pandémie. C’est bien pour cela que la nourriture est magique : aujourd’hui encore, et plus que jamais, elle nous ancre dans le présent et dans la joie pure, loin des anxiétés et de la complainte. Avant de refermer cette parenthèse, je profite de cette plateforme pour vous dire de suivre les instructions. Respectez la quarantaine, restez chez vous. Cette discipline nous apportera des bénéfices qui n’ont pas de prix. Je me fais un grand plaisir d’introduire mon invité du jour, Nicolas Bergerault. Nicolas est le co-fondateur de l’Atelier des Chefs, l’école de cuisine que vous connaissez certainement. J’ai passé les dix-huit premières années de ma vie rue de Penthièvre, en face du premier Atelier des Chefs, alors autant vous dire que j’ai une vraie attache émotionnelle à cette entreprise. Pourquoi cet entretien est-il particulièrement pertinent en ces temps troubles ? Vous le découvrirez, Nicolas est ce que j’appelle un homme de valeurs. Un homme entier qui confie volontiers qu’il ne connaît pas le gris. Seulement le noir ou le blanc. Nous avons bien sûr parlé alimentation ; mais vous le savez mieux que moi, c’est toujours un prétexte pour découvrir ce qu’une personnalité a de plus précieux, au plus profond d’elle-même. Famille, spiritualité, patriotisme, travail, engagement… C’est au carrefour de ces sujets que Nicolas conjugue son alimentation et son aventure professionnelle.  Nicolas est notamment revenu sur ses recettes fétiches comme le lièvre à la royale, son aversion pour la langue et la tête de veau, son rapport parfois excessif à l’existence et à la nourriture, sa tendance à la gloutonnerie, son amour pour la cuisine comme fil rouge de sa vie, son rêve enterré d’étudier à l’EHL (Ecole Hôtelière de Lausanne), son parcours dans de grands groupes avant de créer l’Atelier des Chefs. Au travers de l’écoute, vous serez sans doute ému•e par cette histoire de reconversion qui lui est « tombée dessus » et qui s’est muée en affaire de famille. Petite anecdote d’ailleurs, le WhatsApp familial avec sa femme et ses enfants est rempli de photos de bons petits plats. Certains se reconnaîtront, je suis sûre. Nous avons également échangé sur le marché actuel de la food, sur des sujets aussi brûlants que la livraison de repas et les dark kitchens. Si l’épisode vous a plu, dites-le moi avec des notes et des commentaires, c’est encore plus dingue, sur Apple Podcasts. Je vous envoie à chacun amour, lumière et énergie. Nous allons relever ces grands défis auxquels nous faisons face. 
Bonjour et bienvenue sur ce quatrième épisode de la deuxième saison de Patate. Rendez-vous aujourd’hui au restaurant qui affole les aficionados du petit-déjeuner, des oeufs, du bacon, du bon café et des pancakes ; je parle bien sûr de Holybelly. C’est un entretien avec Nicolas Alary, le co-fondateur, que je vous propose maintenant. Nicolas, c’est pour moi, l’incarnation de l’hospitalité. L’hospitalité, c’est quoi au juste ? La cordialité dans la façon d'accueillir quelqu'un chez soi - merci Google. Je rapprocherais ainsi l’énergie dégagée par Nicolas de la « philia », développée par Aristote et que l’on traduit maladroitement par amour-amitié, et qui est au fond la réserve de chaleur humaine, d’élan, d’affectivité, et de générosité qui soutient le compagnonnage au sein de la Cité grecque.  Alors, au-delà d’avoir l’impression d’écouter un bon vieux copain, vous apprendrez quantité de choses sur ce qu’est une aventure entrepreneuriale, qui plus est en couple, et le rôle de ce que je considère être un nouveau restaurateur. Car Nicolas est avant tout un grand professionnel. Il revient sans filtre sur les sacrifices nécessaires au lancement de ses restaurants, les cacahuètes qui étaient la base de son alimentation à cette époque, le sens de l’accueil, les valeurs qu’il transmet à ses équipes, le stress, la difficulté de prendre du temps pour lui ou pour son couple. S’il admet volontiers mener aujourd’hui une vie plus confortable, dans laquelle il peut également mieux se nourrir vous l’entendrez, les obstacles ont existé et sont encore à surmonter au quotidien. Nicolas parle notamment avec émotion de la reconnaissance et du respect qu’il éprouve envers sa compagne et associée Sarah, qui a vécu sa grossesse en même temps que l’ouverture d’un restaurant de deux cents couverts. Et vous ressentirez enfin une grande gourmandise chez cet homme, élevé aux croque-monsieurs d’un papa militaire, et pour qui le bonheur est résolument un but de vie qui se poursuit au quotidien grâce à des pensées positives.  Je me répète, même si je suis encore jeune, mais un immense merci aux gentils commentaires et aux notes que vous me laissez sur le podcast. Si ce n’est pas déjà le cas et que vous avez quelques secondes devant vous, la meilleure manière de me soutenir est de me laisser un commentaire et un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts. Je sais que c’est rébarbatif, mais si vous prenez du plaisir à écouter cet entretien, c’est pour vous l’opportunité de me le dire. Je mets beaucoup d’effort et de travail dans Patate, alors c’est vraiment chouette d’avoir vos retours.
Violette, c’est une make up artist, et surtout une femme, dans son temps. Directrice de la beauté pour l’une des plus grandes maisons de cosmétique au monde, Estée Lauder, la Parisienne est expatriée aux Etats-Unis depuis cinq ans. C’est dans son cocon de Brooklyn, où elle habite avec son compagnon et leur petite fille, qu’elle m’a fait l’amitié de me recevoir pour un moment d’intimité autour de son alimentation. Elle a maquillé les plus plus belles femmes du monde - regardez d’ailleurs l’une de ses dernières vidéos dans laquelle elle a collaboré avec Rosie Huntington-Whiteley, vous serez soufflés par tant de grâce -, et pourtant Violette est d’une grande simplicité. Surtout quand elle parle de son rapport si instinctif, si direct, à la nourriture et de la sincère admiration qu’elle ressent envers les chefs.  Vous connaissez tous ces personnes dont la seule présence vous fait du bien, qui savent créer une sorte de bulle autour d’elles et qui vous y embarquent. Violette en est l’incarnation, cette femme est d’une beauté qui vous va droit au coeur et porte une vision d’une féminité forte qui résonne beaucoup pour moi. Je suis sortie gonflée à bloc de ce moment d’échange. Pourtant, en invitant Violette sur Patate, je ne m’attendais pas à découvrir combien la gastronomie était l’un des piliers de sa vie. Elle nous révèle au cours de l’entretien que l’alimentation est ce qui lui manque le plus de la France. Elle s’est également confiée avec beaucoup de transparence sur sa prise de poids en arrivant aux Etats-Unis, sa relation à ses assiettes pendant et après sa grossesse, sur le rapport au corps quand on est constamment entouré de filiformes silhouettes de seize ans à peine. Vous en apprendrez enfin davantage sur la manière dont on peut booster son bien-être grâce à ce que nous mangeons. Avant de vous laisser déguster cette interview, une petite demande, comme d’habitude. Si l’épisode vous plaît et que vous ne l’avez pas encore fait, je vous serais incroyablement reconnaissante de me laisser un avis 5 étoiles, voire même un petit commentaire, sur Apple Podcasts. Et sinon, parlez du podcast autour de vous, partagez-le, c’est la plus jolie des récompenses pour moi et le meilleur moyen de m’aider à développer l’émission. 
Je me rends aujourd’hui au Shangri-La Paris pour rencontrer Christophe Moret, chef doublement étoilé du restaurant L’Abeille. Face à moi, un homme posé, sensible, talentueux, curieux et surtout humble. Ce qui m’a marqué chez le chef Moret, c’est en effet cette curiosité pour son métier, et surtout pour les hommes et les femmes qui l’entourent. Qu’il s’agisse de ses collaborateurs, avec lesquels il veut cultiver le partage car selon lui « la dictature en cuisine, ça ne marche pas », de ses clients ou de ses fournisseurs, qu’il aime volontiers appeler ses « partenaires ». Au-delà, Christophe Moret m’a frappée par son humilité, celle d’un cuisinier d’excellence aux origines modestes qui s’efface volontiers derrière son art. Egalement derrière les chefs dont il a géré les établissements, et notamment Alain Ducasse au restaurant trois étoiles du Plaza Athénée. Pas d’égo. Beaucoup de reconnaissance. Au fond, le chef Moret c’est l’anti « salaud » de Sartre, ce « gros plein d’être » qui croit tout savoir, qui se prend au sérieux et surtout prend son existence pour nécessaire. Le chef Moret ne s’est pas uniquement confié sur son parcours naturellement, nous avons également échangé sur ses souvenirs d’enfance bercés par les bons plats de ses grands-parents, sur la manière dont on mange quand on nourrit les autres, sur les gâteaux confectionnés par son épouse et les plats du dimanche avec ses enfants, sur le bien manger aujourd’hui en France, sur l’éthique en cuisine et sur ses péchés mignons. Il en parle avec tant de gourmandise. Si après cet épisode, vous n’allez pas fissa vous faire un plateau de fromages, je ne réponds plus de rien.  Si cet épisode vous plaît, je vous laisse me le dire avec un commentaire et un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts. C’est le meilleur des encouragements pour moi et surtout cela m’aide à solliciter, comme aujourd’hui, des invités de grande qualité. Je remercie tout ceux qui m’ont déjà apporté leur soutien. Vous êtes au top. Allez, je m’arrête et vous souhaite une excellente écoute. 
Victoire Loup, c’est un petit peu le couteau suisse de la gastronomie comme elle aime à la dire. Celle qui se destinait à reprendre le flambeau familial dans le parfum est devenue une figure incontournable de la gastronomie. Que j’aime ces parcours qui dévient… Après ses études en Grande-Bretagne et en France, Victoire intègre le Bureau du Fooding, à New York et Paris, et gravit les échelons jusqu’à prendre la direction de la communication du célèbre guide. Elle travaille aujourd’hui à Los Angeles où elle chronique toujours, s’apprête à ouvrir un resto et conseille les chefs les plus incroyables. Victoire a eu la gentillesse de me recevoir dans son appartement de West Hollywood à quelques jours de son mariage avec son amoureux comédien. Oui oui, ses journées sont copieusement garnies. Dans cet épisode, vous en apprendrez plus sur le métier de critique gastronomique ; Victoire nous raconte son ex quotidien fait de cinq repas par jour. Sans oublier sa fiche de paie qui était proportionnelle à son poids. Elle s’est aussi confiée sur son dégoût pour le thon en conserve, et sur des sujets bien plus fondamentaux encore comme l’endométriose, et comment vivre avec lorsque l’on travaille dans la food.  Comme d’habitude, si l’épisode vous a plu, ce serait plus que chouette de me le dire en commentaire et en me laissant une note 5 étoiles sur Apple Podcasts. Si c’est déjà fait ou que vous n’êtes pas sur Apple, parlez-en autour de vous, partagez, c’est le meilleur moyen de m’aider. Moi je ne peux pas vous laissez de commentaire, alors je vous le dis ici et maintenant : cela me donne une joie sans limite de vous retrouver.
Dans cet épisode, je reviendrai dans un premier temps (2:40) sur les questions générales que vous m’avez posées sur le podcast, notamment pourquoi j’ai décidé de le lancer, ce qu’il représente dans mon quotidien et ce qui m’occupe à côté. Je voudrais dans un deuxième temps (10:05) explorer avec vous les moments forts de cette toute première saison, et les enseignements délivrés par mes invités dont vous pourriez bénéficier. Pour terminer enfin (16:50), je vous raconterai quelques anecdotes sur mon propre rapport à l’alimentation et vous dévoilerai un rituel bien-être clé. Et oui, il faut bien que je me plie à l’exercice après avoir décrypté les dessous de l’alimentation des autres. 
Louise est plus connue sur les réseaux sous le pseudo MyBetterSelf et est à la tête du podcast InPower, le programme qui nous motive et nous aide à prendre le pouvoir sur nos vies. Le combat de Louise, cette jeune femme épatante de 22 ans seulement, est essentiel. Puissant. Louise avance. Prend la parole. Sans s’excuser. Ce combat se cristallise autour de tout ce qui touche aux femmes, aux diktats qu’on voudrait leur imposer, et les aide in fine, comme les hommes d’ailleurs, à se sentir bien dans leur corps et dans leur tête.  Prendre le pouvoir sur sa vie, c’est écouter son corps, se faire du bien, se faire plaisir. Suivie par plus de 250 000 abonnés, Louise porte haut et fort le message d’acceptation des corps. De tous les corps. Elle se confie dans cet entretien sur son rapport autrefois compliqué à l’alimentation, sur ses variations de poids. Elle a eu peur de la nourriture, a connu la frustration et la compensation, mais est aujourd’hui une foodie avérée qui s’écoute. Je vous laisse savourer cet épisode qui contribuera sans nul doute à vous faire du bien - et on ne se fait jamais trop de bien - en citant Louise : « Faire un régime, c’est perpétuer les diktats de la minceur, et je veux tout sauf y contribuer. »
Pour cette interview, je me suis rendue au Clover Grill afin de vous faire découvrir l’exceptionnel parcours d’Elodie Piège. Et bien sûr, les dessous de son alimentation. Quelques petits secrets seront même dévoilés ; comme le goût immodéré pour les M&Ms d’Elodie, qui, je le rappelle, partage sa vie avec un chef doublement étoilé. Mais avant tout, j’aurais aimé que vous puissiez voir les yeux qui pétillent de cette entrepreneuse de talent. Lorsqu’elle parle des restaurants de la maison Piège, de leurs histoires, de leurs équipes. Lorsqu’elle s’enthousiasme de la passion de son mari ou des yeux de son fils Antoine. À travers Jean-François, Elodie dit avoir découvert un métier qui la fascine, encore aujourd’hui, et qui lui impose le respect face à ceux qui le font vivre au quotidien.  Elodie Piège, c’est bien plus qu’une « femme de… ». Elle connaît sa place et travaille avec acharnement sans jamais revendiquer, sans s’imposer. Je me réjouis de terminer la première saison de Patate avec des femmes fortes, des femmes puissantes. Vous serez sans nul doute interpellés par la force sereine qu’Elodie irradie et la lumière qu’elle met sur les femmes qui occupent les fonctions support de la restauration. 
Nous avons aujourd’hui rendez-vous à l’Assemblée Nationale pour aller à la rencontre des assiettes de Mounir Mahjoubi. Vous ne le savez peut-être pas, mais cet ex-Secrétaire d’Etat et actuel député du 19ème arrondissement de Paris, est aussi le fondateur de La Ruche qui dit Oui !, la plateforme de mise en relation avec les producteurs locaux qui a permis à des centaines de milliers de consommateurs de sortir des canaux de distribution hyper industrialisés. Il me semblait pertinent de vous proposer un échange avec Mounir car la question de l’alimentation est au coeur de sa vie privée, de sa vie d’entrepreneur et aujourd’hui de sa vie de militant. Mounir s’est livré avec beaucoup de transparence sur ses origines marocaines et les tajines de sa mère, sur ses fluctuations de poids et les pots de glace vanille, sur sa grande bibliothèque culinaire, sur la place qu’occupe la cuisine dans son couple. Nous avons bien sûr parlé de son parcours exceptionnel et de ses temps forts, comme lorsque François Hollande, puis Emmanuel Macron, l’embarquent en politique alors que Mounir passait son CAP cuisine. Et surtout Mounir nous rappelle, je le cite, que nous sommes à un « moment charnière » alors que « l’alimentation représente 44% de l’empreinte écologique de la ville ». Son engagement est clair : que chacun puisse accéder à une alimentation juste et de qualité pour pas cher. 
Heureuse qui comme Lindsey a fait un beau voyage, pourrait-on dire pour paraphraser Joachim du Bellay et ses non moins célèbres vers sur Ulysse. Et oui, originaire des Etats-Unis, de Philadelphie pour être précise, Lindsey fête aujourd’hui plus de dix années d’expatriation en France, le pays dans lequel elle a décidé de poser sa plume de journaliste, et dont elle a même pris la nationalité. Cocorico ! Particulièrement passionnée par la chose comestible, cette auteure très suivie sur les réseaux sociaux écrit pour les plus grandes publications, comme Condé Nast Traveler ou le New York Times, et a publié en 2017 le best seller The New Paris.  Bien sûr Lindsey nous parlera de tout ça, mais ce qui m’a particulièrement interpellée, et même émue, dans cet entretien, c’est la construction de son identité à travers l’expatriation, et surtout grâce à la nourriture. La découverte d’un terroir, du bien manger, l’amour des produits, l’élan pour les tables françaises et leur métissage, l’architecture du goût, le rapport parfois compliqué au corps quand on atterri dans la ville des boulangeries et pâtisseries. C’est autant de sujets enthousiasmants sur lesquels Lindsey s’est confiée. Vous aussi, même si vous n’avez pas bougé de votre pays, vous vous retrouverez sans aucun doute dans ses propos car l’alimentation participe nécessairement de la construction de chacun. Ne serait-ce qu’au travers d’un voyage immobile.  Je profite de cette intro pour remercier tous ceux qui m’ont laissé des commentaires plein d’élan et de jolies notes sur Apple Podcasts, vous n’imaginez combien cela me touche de savoir que ça vous plaît et que l’on peut connecter grâce à la food même à des kilomètres loin les uns des autres. Et puisqu’on me l’a demandé, si vous n’utilisez pas Apple Podcasts et que vous ne pouvez donc pas laisser de note, la meilleure chose à faire, si vous aimez le programme, c’est d’en parler autour de vous. Allez, je vous laisse avec Lindsey, vous souhaite une bonne écoute et un très, très bel été.
Pour ce seizième épisode de Patate, j’ai le plaisir de recevoir Guy Carlier. Tour à tour chroniqueur radio et télé - vous l’avez, pour la plupart d’entre vous, certainement connu dans l’émission de Marc-Olivier Fogiel On ne peut pas plaire à tout le monde - cet homme de plume se confie sur le combat d’une vie dans son dernier ouvrage Moins 125. Ce combat, c’est celui contre la boulimie, cette addiction à la nourriture qui a construit et rythmé son existence tout entière. Guy se livre avec authenticité sur ce rapport si problématique à l’alimentation ; les mensonges, la honte, l’imminence de la mort, la quête d’amour et le dégoût de soi, des autres, la colère, la douleur physique et morale qui l’accompagnent. Et nous avons bien sûr parlé du chemin de la guérison et de la douceur tranquille que Guy irradie aujourd’hui, grâce à une paix retrouvée avec ses assiettes. La raison d’être de ce podcast, c’est la place fondamentale qu’occupe l’alimentation dans nos existences, la manière dont elle façonne notre identité à l’échelle de l’individu comme à celle de la société. Car oui, manger c’est se positionner trois fois par jour dans le monde, déterminer son éthique, son bien-être et son rapport aux autres. Il me semblait pertinent de recevoir Guy car la nourriture entre ici dans le domaine du pathologique. Et que vous soyez ou non atteint de cette addiction, ou d’une autre, je suis convaincue que vous aurez tous à apprendre de son témoignage. Il nous ouvre la porte à davantage de bienveillance et de compassion, de compréhension face à ceux qui souffrent, contre les préjugés qu’on a tous, envers les obèses notamment. Et pour cela, je ne le remercierais jamais assez. Enfin à titre personnel, je dois bien avouer que cet échange m’a particulièrement touchée, ne connaissant que trop bien la boulimie et ses ravages.  Je vous laisse déguster cet épisode dans lequel les bruits de fond sont malheureusement encore présents. J’espère que vous ne nous en tiendrez pas rigueur et que vous vous laisserez malgré tout emporter par la beauté de ce témoignage. Et si l’épisode vous plaît, laissez-moi un avis cinq étoiles sur Apple Podcasts. Vous êtes d’ailleurs une centaine a l’avoir déjà fait. Alors merci du fond du coeur car ça m’encourage plus que tout à continuer d’enregistrer ces interviews. 
Pour ce quinzième épisode de Patate, je suis allée à la rencontre de Florent Piard. En bon élève, Florent suit d’abord la route qui lui était toute tracée à la sortie d’école de commerce et devient banquier. Mais ce petit-fils de résistant, biberonné à la bonne bouffe et élevé dans le culte de l’artisanat, de la paysannerie et du petit commerce, a un jour décidé de vivre en ligne avec ses convictions les plus profondes. Florent c’est cela : faire ce que l’on dit. Bien plus que dire ce que l’on fait. Il décide alors d’ouvrir Les Résistants à Paris, un restaurant où l’on mange bien d’abord, et qui s’est donné la mission de sublimer les produits issus de l’agriculture paysanne. Certains pourraient penser que Florent est un jusqu’au-boutiste car tous les produits du restaurant sont sourcés en direct auprès des producteurs, ceux qu’il préfère d’ailleurs appeler les paysans, ces résistants dans une société dans laquelle l’agriculture conventionnelle, et la production alimentaire industrialisée dopée au capitalisme, font légion.  Je voulais donner la parole à Florent car sa démarche est si singulière et replace l’alimentation au centre de tout ; de notre vie, ou de notre survie, sur terre puisqu’il est bien sûr question d’écologie, et de notre lien aux autres, car la défense de la paysannerie c’est s’engager pour une société qui a du sens. Avec Florent, manger c’est faire société, manger c’est voter, manger c’est construire sa dignité d’homme. Je pense que vous serez aussi épatée que moi par sa démarche. Je vous laisse déguster tout cela. Désolée pour le bruit des travaux, vous revivrez vraiment le moment de l’interview avec nous 😁.
Dans ce quatorzième épisode de Patate, j’ai le plaisir de rencontrer Nina Métayer, pâtissière de 31 ans à l’énergie rare. Nina fait en effet partie de ce cercle fermé des personnes solaires, vous savez, celles qui vont font du bien, que vous ayez passé cinq minutes ou cinq heures avec elles, grâce à la seule puissance de leur sourire et la bienveillance de leur regard. Je vous présente par avance mes excuses pour la qualité du son qui n’est pas toujours excellente ; il faut dire que les éléments étaient contre nous, entre les travaux et mon rhume, notre entretien fut semé d’embûches.  Avec beaucoup d’humilité, Nina a partagé avec nous son parcours exceptionnel. Avant de travailler dans des établissements étoilés, notamment auprès de Yannick Alléno ou de Jean-François Piège, et d’être sacrée Chef Pâtissier de l’année, en 2016 et en 2017, par le magazine Le Chef et le Gault & Millau, elle nous parle de ses débuts lorsqu’elle rêvait encore d’ouvrir une boulangerie au Mexique. Nina s’est aussi confiée sur sa position de cheffe au féminin, sur ses créations, sur sa volonté de donner des moments de bonheur et sur son désir de rester constamment ouverte aux rencontres et aux opportunités. Je suis aussi sûre que les créatifs, les entrepreneurs ou tous ceux qui veulent simplement s’améliorer dans la vie, seront interpellés par les conseils de Nina pour mieux vivre, faire du bien aux autres, tout en atteignant les objectifs que l’on se fixe. Bref, cet épisode particulièrement gourmand est aussi une grande leçon d’optimisme et de détermination. Je dois avouer qu’à titre personnel cet entretien m’a fait du bien à un moment de ma vie où j’effectue un stage dans une brigade et que mon emploi du temps est vraiment exigeant à l’aube de l’ouverture de mon restaurant.  Allez, je vous laisse découvrir cet entretien et remercie tous ceux qui m’ont déjà laissé un avis positif sur Apple Podcasts. Je sais que vous êtes nombreux à m’écouter sur cette plateforme et vos avis comptent énormément pour moi, comme pour la promotion du podcast. Si vous ne l’avez pas encore fait, c’est le moment. 
Pour ce treizième épisode de Patate, j’ai le plaisir de recevoir Akrame Benallal, un cuisiner, un chef étoilé et un entrepreneur hors pair. Vous allez sortir de cette écoute avec une énergie incroyable, je vous le garantis, car Akrame est un fonceur qui partage avec nous une philosophie de vie qui repose sur l’action et la persévérance. Ne pas oublier d’où l’on vient, pour savoir où l’on va ; cela pourrait être la devise de ce chef né à Oran qui a, en l’espace de quelques années, bâti un groupe qui opère plus de dix restaurants, à Paris principalement, mais aussi à Hong Kong, Manille et Baku.  J’ai eu le plaisir de rencontrer Akrame dans son restaurant éponyme, vous entendrez ainsi les bruits de table et les rires de quelques convives. À travers cette discussion, le parallèle entre cuisine et entrepreneuriat se dessine avec évidence. Le chef s’est en effet livré sur la valeur de l’échec, sur sa volonté constante de grandir, sur le don de soi, sur la nécessité de s’entourer d’excellents collaborateurs et sur la conviction chevillée au corps qu’il ne faut jamais rien lâcher. Ce grand gourmand qui admire Pierre Gagnaire pour sa créativité et Alain Ducasse pour sa vision, nous a aussi parlé de ce pour quoi il se lève chaque matin : être un passeur auprès des jeunes générations et construire une belle marque française qui rayonne à travers le monde. 
Que peut bien manger au quotidien une journaliste culinaire ? Comment vit-on son rapport à la nourriture quand elle est si présente dans son existence ? Comment se sentir légitime lorsque l’on juge la cuisine des autres ? C’est ces questions que j’ai tenté d’éclaircir en recevant Julie Gerbet pour ce douzième épisode de Patate. Si Julie est en effet chroniqueuse gastronomique pour la publication qui fait référence en la matière, le Fooding, ou encore Grazia, j’aime avant tout écouter les captivantes interviews qu’elle réalise pour le podcast À Poêle. Elle y interroge les chefs qui font la scène gastronomique d’aujourd’hui et ouvre un espace intimiste pour qu’ils partagent leur histoire.  Si l’épisode ou le programme dans son ensemble vous plaît, je vous serais très reconnaissante de bien vouloir lui attribuer un avis cinq étoiles. C’est quelques secondes pour vous, mais beaucoup pour moi, car cela fait vivre Patate et me donne accès à des invités de qualité. Allez, j’arrête. Et comme dirait Julie, bonne écoute.
Pour ce onzième épisode, j’ai la grande joie de mettre la lumière sur le service en salle. Paradoxalement, nous connaissons trop peu ces hommes et ces femmes qui sont ont au contact direct du client au restaurant, mais qui s’effacent bien souvent derrière les chefs quand il s’agit de reconnaissance ou de pages de magazines. Je reçois en effet Hubert Schwermer, maître d’hôtel historique du restaurant Guy Savoy, triple étoilé de la Monnaie sacré meilleur restaurant du monde pour la troisième année consécutive. Je suis très sensible à la gestuelle. Hubert c’est un regard posé sur un point précis et pas deux centimètres à côté, c’est le mot délicieux au moment juste qui fera sourire un convive, c’est le mouvement de main qui fait mouche pour présenter un plat. Hubert s’est livré avec beaucoup de grâce sur son métier, sur la quête de l’excellence, sur les plats et les chefs qui ont jalonné sa vie ; nous avons échangé sur la grande gastronomie, mais aussi sur le plaisir simple que lui procurent une cuisine tournée vers les légumes et sa pratique quotidienne du yoga. Avant de vous laisser déguster cette merveille de conversation, je partage ces paroles tirées de l’Odyssée d’Homère : « On se rappelle tous les jours de sa vie l'hôte qui vous a montré de la bienveillance. »
Pour ce dixième épisode de Patate, c’est Emma Sawko qui nous ouvre les portes de sa vie avec la food. Après une première vie de publicitaire et l’ouverture d’un incroyable concept store à Dubaï, Comptoir 102, Emma lance en 2015 Wild and The Moon. Le carton est immédiat et le succès jamais démenti. Le groupe compte aujourd’hui une dizaine d’établissements et prouve que l’on peut prendre soin de soi comme de la planète au travers d’une offre bio, végétale et zéro plastique.  Avec Emma, nous avons parlé des défis liés à l’alimentation qui se posent à nos sociétés, de la façon dont nous pouvons changer notre consommation pour les relever, du mieux manger. Emma livre aussi de précieux conseils pour faire le plein d’énergie, nourrir sa confiance et se faire du bien, tout en menant de front une vie professionnelle très prenante. 
Michel de Rovira est aujourd’hui le neuvième invité de Patate. Si le patronyme ne vous est pas familier, vous n’avez, en revanche, pas pu passer à côté du duo que Michel forme avec Augustin. Michel est en effet à Augustin ce que Laurel est à Hardy ou ce que le kebab de quatre heures du mat’ est à une soirée bien arrosée ; indissociables ces deux-là je vous dis. Diplôme de l’ESCP en poche et après un début de carrière dans le conseil en stratégie, Michel secoue depuis quinze ans nos papilles et encore davantage le paysage alimentaire de l’hexagone, et de contrées bien plus lointaines aussi. Dans la conversation qui suit, nous avons parlé d’entrepreneuriat dans la gastronomie, de l’amour que Michel porte aux bons produits et au savoir-faire, des plats de son enfance entre cultures culinaires occitane et lyonnaise, de ses habitudes alimentaires au quotidien, de sa pause sucrée journalière - becs sucrés accros au goûter, vous vous reconnaîtrez - et de galette des rois. Je m’arrête et vous laisse écouter mon entretien avec Michel de Rovira, le co-fondateur de Michel et Augustin (je le précise, au cas où certains seraient encore passés à côté des subtiles allusions à la marque, que j’ai amenées tel un éléphant dans un magasin de porcelaine).
Pour ce huitième épisode de Patate, j’ai le grand plaisir de recevoir Laurent Plantier. Diplômé du MIT, cet homme discret, dont la présence est rare et d’autant plus précieuse, est l'un des acteurs majeurs de la restauration. Co-fondateur du groupe Alain Ducasse, qu’il a dirigé de 1998 à 2015, il a participé à faire rayonner la gastronomie française à travers le monde tout en façonnant les habitudes de consommation de chacun d’entre nous. Il poursuit ce chemin aujourd’hui grâce au fonds d’investissement FrenchFood Capital, qu’il a co-fondé avec l’ambition d’accompagner les entreprises de l’alimentaire pour en faire, selon ses propres mots, « des champions en France et à l’international ». Laurent, véritable amoureux de bonne bouffe, dont vous sentirez la gourmandise à travers les vibrations de sa voix et l’éloge du pâté en croûte, partage ici l’aventure qu’il a vécue à la tête du groupe Alain Ducasse, sa vie entre excellence gastronomique et virus de l’entrepreneuriat, et décrypte pour nous les codes d’un milieu dont il est l’un des plus fins observateurs.  Avant de vous laisser savourer mon échange avec Laurent Plantier, une dernière chose. Si vous appréciez le programme, prenez s’il vous plaît une minute de votre temps pour attribuer un avis cinq étoiles ; c’est grâce à vous et à vos avis que Patate peut se faire connaître et que je peux solliciter de passionnants invités. 
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