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Auteur: floraisons

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Face aux injustices sociales et à la destruction du vivant, floraisons soutient l'émergence d'une Culture de résistance écologiste, libertaire, féministe et antiraciste.

"À une époque où les fruits de la science menacent de mettre fin à toute vie humaine, où le capitalisme moribond semble capable de tout emporter avec lui, nous nous trouvons plus à même de vouloir découvrir les origines ultimes de ce cauchemar"
32 Episodes
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Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux nous rendent-ils accros ? Oui. Nous rendent-ils tristes ? Probablement. Nous rendent-ils stupides ? C’est ce qu’on va voir. Dans le contexte global de la société du selfie et de l’ultra-connectée, les nouvelles techniques de l’information et de la communication changent nos vies, et la position des « influenceurs » et « influenceuses » questionne nos rapports politiques. L’audience de certain·e·s de ces « créateur·ice·s de contenus » reste mesurée, tandis que d’autres croissent comme de véritables entreprises médiatiques. Le nombre de followers ne garantit peut-être pas la qualité des analyses proposées par les influenceur·ses, mais cette quantité est presque toujours un argument de vente pour les « consommateurs de contenu », en parfait accord avec la logique marchande capitaliste. Nombre d’abonné·es, nombre de likes, nombre de retweets : sur Instagram et Twitter, on discerne facilement les « gros » comptes qu’il faut suivre et les nouvelles « tendances » du moment. À mesure que les machines assurent la gestion algorithmique de nos vies, c’est L’Argumentum ad populum ­— plus on est nombreux, plus on a raison —  qui semble faire système. --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Pornland (Gail Dines)

Pornland (Gail Dines)

2020-05-0601:22:36

Savez-vous que porno est devenue une forme importante d’éducation sexuelle pour des millions d’enfants ? Et qu’apprennent ces enfants ? Que l’humiliation et la violence sont au cœur des relations, de l’intimité et du sexe. L’industrie du tabac a affirmé pendant des décennies qu’il n’y avait aucun lien prouvé entre le tabagisme et le cancer du poumon, et de la même façon l’industrie du porno nie l’existence de plus de 40 ans de recherches sur l’impact de ses produits. Découvrez notre fiche de lecture de cet incroyable ouvrage Pornland de Gail Dines pour comprendre l'industrie pornographique, publié aux Éditions libre. Retrouvez l'article sur le blog floraisons : https://floraisons.blog/podcast2-11/ --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Ce podcast est réalisé à partir de l’article de Francis Dupuis-Déri, « Les anarchistes et la prostitution : perspectives historiques », Genre, sexualité & société [En ligne] Extrait : « Le gouverné, le trompé, l’exploité, la prostituée et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité. C’est au nom de l’Égalité que nous ne voulons plus ni prostituées, ni exploités, ni trompés, ni gouvernés. » Pierre Kropotkine, La morale anarchiste De vifs débats animent aujourd’hui les réseaux féministes, à propos du  « travail du sexe » ou de la « prostitution », et l’usage de ces termes  suffit parfois à préciser les alliances et les oppositions.  Schématiquement, le débat opposerait celles et ceux qui considèrent  qu’il s’agit d’une activité lucrative librement consentie (« travail du  sexe ») de celles et ceux qui l’envisagent comme une forme  d’exploitation économique et sexuelle (« prostitution »). Les réseaux  anarchistes sont également traversés par ce débat, et certaines  manifestations publiques sont ouvertement contestées. Dans la région du  Saguenay au Québec, par exemple, le collectif Emma Goldman, de l’Union  des communistes libertaires (UCL), a relayé en 2010 un appel à la  mobilisation dans le cadre de la Journée de lutte contre l’exploitation  sexuelle. L’évènement était organisé pour célébrer la mémoire de Nadia  Caron, décédée le 18 août 2005 à l’âge de 21 ans « des suites de la  prostitution », à savoir une surdose de cocaïne que lui avait fait  consommer un client ayant pris la fuite alors qu’elle était prise de  convulsions. Le texte de l’appel du Collectif du 18 août (2010)  précisait que le groupe était composé de « féministes abolitionnistes »  partageant « la ferme conviction qu’un monde sans prostitution et sans  exploitation sexuelle est possible ». Deux jours après la diffusion de  cet appel, un texte intitulé « Abolition de la prostitution : la  position des attardés pseudo-anarchistes de gauche du Collectif Emma  Goldman », a été publié sur le site web.  Ce texte prétendait que « [l]a seule position anarchiste pertinente  dans ce dossier est de dénoncer la répression policière et la  criminalisation de la prostitution », avant d’attaquer les militantes : «  Vous êtes une honte à la mémoire de cette vraie féministe et anarchiste  individualiste qu’était Emma Goldman ! ». Lire la suite sur le blog floraisons : https://floraisons.blog/podcast2-10/‎ --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Fiche de lecture de Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme, publié aux éditions du Passager clandestin en 2019. Françoise d'Eaubonne est une théoricienne et activiste incontournable de la seconde moitié du XXème siècle. Elle s'engage contre un projet mortifère et écocidaire ainsi que contre l'oppression des femmes. Fille d'une rare femme scientifique dans les chaires universitaires, elle est très jeune sensibilisée à la difficile place des femmes dans la société publique. Son engagement commence avec la lecture de textes fondamentaux pour elle, comme la lecture du deuxième sexe de Simone de Beauvoir, et elle est scandalisée par l'hostilité que le livre suscite. Elle en fera même un livre pour le défendre contre ses détracteurs et approfondir certains points. D'après ses propres dires, toutes les luttes ne font qu'une : elle défend donc un féminisme intersectionnel au croisement de l'écologie, des luttes sociales, du féminisme et de la cause homosexuelle. Elle est l'une des personnalités qui ont préparé et signé le manifeste des 343 paru le 5 avril 1971 dans le Nouvel Observateur. Féministe radicale c'est une forte personnalité qui appartient au féminisme du creux de la vague : trop jeune pour avoir connu le mouvement suffragiste du début du siècle et plus âgée que la plupart des militantes du mouvement de libération des femmes. Elle est donc une figure pour le moins hors normes dans le mouvement, c'est un électron libre qui participe à certaines actions, certaines revues, sans pour autant revendiquer une appartenance à un groupe plutôt qu'à un autre, rendant parfois son message peu lisible ou pour le moins inclassable. C'est grâce à l'effervescence et aux rencontres faites au MLF que Françoise d'Eaubonne initie un groupe de réflexion non mixte baptisé "écologie féminisme centre". À la lecture des différents rapports scientifique paru dans les années 70 qui alertent sur la dégradation de l'environnement, elle s'engage dans la dénonciation du système capitaliste et dans le développement de la pensée écoféministe. C'est en 1974 que sort son ouvrage Le féminisme ou la mort, où elle expose les premiers jalons de sa théorie féministe. Elle écrit : « Dès lors que les hommes se sont emparés de la fécondité par la découverte du mécanisme de reproduction et de la fertilité des sols par l'agriculture les femmes et la terre ont été parallèlement exploitées ». Elle propose alors de muter totalement de société et contribue ainsi au mouvement décroissant et notamment à travers le concept de décroissance démographique. Pour Caroline Goldblum, l'écoféminisme défendu par d'Eaubonne est un véritable projet de société dans lequel la lutte contre le capitalisme rejoint le féminisme et l'écologie. A la différence des féministes modernistes, d'Eaubonne ne considère par le travail salarié comme une libération pour les femmes. Il ne s'agit pas de pouvoir masculiniser les femmes, car elles seraient capitalistes et donc écocidaires. Elle écrit que « l'oppression plus subtile et plus massive que celle qui consiste à manipuler les désirs et les besoins de l'autre, à lui dicter jusque dans sa révolte le modèle de sa conduite, en lui inspirant les appétits qu'il doit tantôt occultés tantôt assouvir, en luttant pour y accéder mais qu'il ne distinguera jamais de ceux de son oppresseur. Quelle possession plus totale qui oblige l'opprimé à prendre l'oppresseur pour modèle et à reconduire ce qu'il veut renverser ». Selon elle il faut muter de société vers un projet de société écologiste et féministe.  --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Vous  êtes accro aux jeux vidéos ? Vous êtes habitué·es des sites de  rencontre ? Le porno a participé à l’apprentissage de votre sexualité ?  Vous êtes victimes d’achats compulsifs ? Voici quelques-uns des visages  du capitalisme contemporain et de la culture de masse que ce podcast  propose d’observer. Il faut des stimulants de plus en plus puissants aux gens qui  vivent dans une société anesthésiée pour avoir l’impression qu’ils sont  vivants. Cet épisode est réalisé à partir de l’ouvrage Divertir pour dominer 2,  dirigé par Cédric Biagini et Patrick Marcolini. aux Éditions  l’Échappée, des lectures choisies et présentées par Audrey. Il fait  suite à la première partie qui portait sur l’industrie des séries vidéos. Divertir pour dominer 2 Retrouvez l'article sur le blog floraisons Vous pouvez aussi retrouver l’actualité d'Audrey Vernon sur scène avec son spectacle Billion dollar baby et suivre son nouveau podcast Big Books. --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Vous êtes confiné·es chez vous et vous passez la journée sur Netflix ? Vous êtes accro aux séries et c’est devenu un moyen de décompresser ? C’est le sujet de ce podcast. Beaucoup s’accordent à dire que les séries sont le lieu le plus exhalant de la création contemporaine, qu’elles osent traiter de sujets qui dérangent, reflètent nos obsessions et permettent de comprendre le monde, qu’elles sont une nouvelle forme d’art supérieur aux autres. Les séries sont partout, elles influencent et sont massivement consommées à l’échelle mondiale dans toutes les couches de la population. Cependant si nous sommes de plus en plus nombreux·ses à les regarder, ce n’est pas que leur qualité augmente, mais parce que les écrans envahissent nos vies. Les séries font l’objet d’investissement colossaux et d’études universitaires mais rarement sous l’angle de la critique en tant que culture de masse. Voici donc un podcast réalisé à partir de l’ouvrage Divertir pour dominer 2, dirigé par Cédric Biagini et Patrick Marcolini. aux Éditions l'Échappée, des lectures choisies et présentées par Audrey. Le podcast se découpe en deux parties, voici la première, sur le thème de l'industrie des séries vidéos, en espérant que floraisons ne soit pas un divertissement de plus. « Culture de masse : un ensemble d’oeuvres, d’objets et d’attitudes conçues et fabriquées selon les lois de l’industrie et imposé aux hommes comme n’importe quelle autre marchandise » Jean-Claude Michéa Divertir pour dominer 2 Retrouvez l'article sur le blog floraisons Vous pouvez aussi retrouver l’actualité d'Audrey Vernon sur scène avec son spectacle Billion dollar baby et suivre son nouveau podcast Big Books. --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Pour une écologie radicale

Pour une écologie radicale

2020-03-1901:28:424

Nous avons enregistré la conférence "Pour une écologie radicale", présentée à Lyon et Grenoble, sous forme de podcast-article-vidéo. Retrouvez l'article complet (texte + références + pdf projection) sur le blog floraisons 💀 La culture dominante est en train de tuer la planète. La civilisation industrielle, sa structure et ses valeurs, nous dirige vers l’effondrement biotique. Il est temps pour celles et ceux d’entre nous qui se soucient de la vie sur Terre de commencer à prendre les mesures nécessaires, pour riposter et l’empêcher de détruire tout ce qui vit. 🌳 Il s’agira de décentrer le regard, de faire des pas de côté face à l’anthropocentrisme. Alors que les rapports entre l’espèce humaine et la nature se fondent jusqu’ici sur la domination de l’un sur l’autre, il est nécessaire et impératif de mettre fin à cette vision et de retrouver l’harmonie dans le vivant. Dès lors, quelles stratégies pouvons-nous employer ? ⚡️ La conférence propose d’étudier la complémentarité des luttes et des stratégies pour mettre fin à la civilisation industrielle mortifère. Nous nous attardons sur la désobéissance par l’action directe, car c’est la stratégie la moins visible aujourd’hui dans le mouvement écologiste. Face à l’écocide nous devons reprendre des terres, des rivières, des forêts... Il faut permettre aux enfants de grandir dans une culture qui vit de manière soutenable, ce qui ne peut se produire que grâce à une révolution qui démantèle pièce par pièce la civilisation industrielle. 🌏 Serons-nous la génération qui a fait ce qui était nécessaire pour sauver la planète, ou serons-nous la génération qui a gâché notre occasion de changer les choses ?  ✊ En résistant, nous écoutons notre colère et passons à l'action pour nous libérer. Nous participons à une aventure humaine, animale, végétale, vivante, créons des groupes affinitaires, de confiance, inclusifs, de façon horizontale pour créer dès aujourd'hui le monde que l'on veut voir demain. ___ Crédits supplémentaires : Jonah Mix, Max Wilbert, Dillon Thomson Attention : cette conférence est le fruit d'une réflexion intellectuelle, scientifique, humaine, mais il ne s'agit pas du tout d'un appel à l'action. Tout le contenu présenté ici s'inscrit dans un exercice de pensée virtuel et fantaisiste qui ne vise en aucun cas à faire l'apologie ni à inciter aux actions décrites, qu'elles soient passées, présentes, ou futures. --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Zéro  déchet : zéro utilité ? On va parler de zéro déchet. C’est une grande  question dans les milieux écolos où on voit tout le monde se mettre au  zéro déchet, égérie des petits gestes. On va essayer de démêler les  imaginaires et croyances autour de ce mode de vie, de voir ses effets  positifs mais surtout ses limites indépassables. Pour cela on reçoit  Hélène de Vestele, fondatrice d’Edeni qui fait des conseils pour passer à « l’action zéro waste »… en entreprise. Dans ce podcast, nous faisons connaissance avec Hélène, son parcours  personnel et professionnel, son évolution sur les questions  environnementales. Elle évoque ses désillusions progressives, son rejet  de la culture dominante, et ses tentatives pour résister. Quel regard  sur la violence du système, des instituons, de l’économie et comment en  parler avec les autres ? NB : Petite correction. Edeni n'est ni un label zéro déchet, ni un cabinet de conseil. C'est un collectif qui crée "des formations pour comprendre les nécessités de changer de paradigme", et étudie les liens entre thèmes très variés (finance, herboristerie, écoféminisme, zététique...) dont le zero waste comme porte d'entrée. --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Fiche de lecture de Refuser d’être un homme, un ouvrage qui ne laisse pas indifférent. On va parler de virilité, d’identité de genre, de sexualité, de reproduction, de viol, de guerre, de pornographie et de liberté, autant de sujets qui sont indispensables à analyser et critiquer dans une perspective de résistance radicalement féministe. Attention aux personnes sensibles, on va parler de violences sexuelles pendant ce podcast. Refuser d’être un homme, pour en finir avec la virilité est un essai de John Stoltenberg publié en 1989. Il regroupe plusieurs adaptations d’allocutions de Stoltenberg sur les thèmes du féminisme radical, de la virilité et de la pornographie. Selon ce point de vue, la masculinité ne peut certainement pas être revue et améliorée, elle doit être démantelée grâce à une analyse radicale du genre en tant que hiérarchie de classe. Retrouvez la version article sur le blog floraisons : https://floraisons.blog/podcast2-3/ Laissez-nous un message sur le répondeur floraisons : https://anchor.fm/floraisons/message --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Quelques critiques sur les illusions de l'écologie libérale Non seulement ils nous vendent notre propre mort, mais le pire c’est qu’on achète et qu’on en vante les mérites. Quel est le problème ? L’air devient irrespirable, l’océan est pollué, la température devient invivable, des millions de vies humaines et non humaines sont chassées, exploitées, intoxiquées, violées et détruites, les forêts sont rasées, les espèces sont exterminées. Bref, la planète est en train d’être assassinée. Quelle est la solution qui nous est proposée ? « Aujourd’hui je choisis un fournisseur d’énergie renouvelable » « Aujourd’hui je choisis une banque écologique » « Aujourd’hui je fais de meilleurs choix de consommation » Ces slogans vous sont-ils familiers ? Vous les avez forcément entendu ou lu, à la télévision, à la radio, sur les réseaux sociaux, entre ami·es. Voilà à quoi se résume souvent le discours dominant, « mainstrean » en matière d’écologie : Pour relever le défi climatique, je choisis de mieux consommer, je choisis de moins polluer. Qui aurait pu sérieusement penser que changer de banque aurait arrêté Hitler ? Ou que faire certains choix de consommation aurait mis fin à l’esclavage ? Pas grand monde... Alors pourquoi aujourd’hui que la 6ème extinction des espèces est en cours au rythme de 200 par jour, pourquoi nous parle-t-on autant de choix individuels de consommation comme s’il s’agissait de la solution ? Non seulement ce serait la solution la plus accessible, mais aussi la plus réaliste ? Arrêtons-nous sur cette phrase : « Je choisis ma consommation » on voit trois éléments. Je (moi, individu) choisis (je choisis librement car je suis libre) ma consommation (c’est-à-dire acheter marchandise n°1, n°2 ou n°3). Ces trois éléments — l’individu, le choix, la marchandise —sont essentiels au maintien du statu quo, ils structurent l’approche libérale de la question écologique. Ce slogan « Je choisis ma consommation » est donc intéressant, et c’est pourquoi on vous propose qu’on l’analyse ensemble pour comprendre certains travers dans lequel notre mouvement tombe trop souvent. La suite de l'article sur le blog floraisons :  floraisons.blog/podcast2-3/ --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Nous retrouvons Francis Dupuis-Déri, que nous avions déjà reçu dans la première saison pour discuter d’anarchie, d’entraide et de black bloc.  Aujourd’hui c’est pour un sujet différent, celui de la masculinité.  L’épisode d’aujourd’hui est un enregistrement d’une rencontre publique  de Francis Dupuis-Déri à la libairie Terre de Livres à Lyon en octobre  2019. Il y présente ses recherches : « La crise de la masculinité,  Autopsie d’un mythe tenace » paru aux Éditions du remue-ménage. Pardon pour la qualité de nos podcasts lorsqu’il s’agit d’une  conférence, les conditions d’enregistrement public sont ce qu’elles sont, on  vous souhaite toutefois une bonne écoute. Un grand merci à la librairie Terre de Livres de Lyon pour cette rencontre. Nouvelle fonctionnalité : le répondeur floraisons. Si vous avez des commentaires, des messages à faire passer, un petit  appel ou autre, n’hésitez pas à nous laisser un message vocal, et il  sera peut-être intégré au podcast. Il suffit de se rendre sur cette page  et vous pourrez enregistrer simplement un message audio et nous l’envoyer. --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
En cette période d’agitation électorale, les grandes villes auraient, nous dit-on, les solutions face à l’effondrement du vivant. Un emploi dans un fab lab ? Un post-it bleu ou rose pour faire démocratie ? Des fermes en aquaponie pour notre autonomie ? Des jeux olympiques face au mur climatique ? Soyons sérieux·ses. C’est sans nul doute la raison pour laquelle nous assistons, justement dans les grandes villes, à une effervescence des mobilisations, accompagnées du mot d’ordre de la radicalité. Or, si les causes premières de ces crises sont effectivement à trouver dans les régimes urbains d’accumulation l’efficacité de tels mouvements demeure limité. Pourquoi ? En fait, il persiste quelques croyances vives quant à la puissance politique de la transformation sociale et écologique de et par la ville, la grande, celle en voie active de métropolisation. Et si les formes de vie imposées à chacun·e par le néolibéralisme, métropolitain, nous maintenaient dans la réalité hégémonique du fétiche de la marchandise et de ses formes actualisées de biopouvoir ? Cette rencontre entre Isabelle Attard, Guillaume Faburel et Floréal M. Roméro a permis de croiser plusieurs trajectoires de pensée et d’action, depuis celles mettant en critique les régimes passionnels de l’urbain métropolisé et l’assujettissement politique qui en découle très directement, jusqu’aux perspectives ouvertes par le municipalisme libertaire et son écologie sociale et les expériences décentralisées de l’autonomie. Enregistré à la Maison de L'Écologie de Lyon le 22 janvier 2020 --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Pour terminer la première saison du podcast floraisons, nous avons regroupé les musiques utilisées pendant cette saison. La majorité des morceaux présents sont des compositions originales et arrangements de Lorenzo Papace pour le podcast. Le morceau d’ouverture, qui est aussi le générique du podcast, est un arrangement de la chanson Le chant des marais, utilisée aussi par le MLF. Crédit supplémentaire pour L’École du chat noir et Sylvain Kaalau pour le morceau « Amor » (17:25) et pour la batterie. --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Si l'un ou l'une d'entre nous est esclave, alors nous sommes toutes et tous des esclaves. L'écologie que nous défendons doit être férocement anticapitaliste, anarchiste, féministe, antiraciste, antispéciste et décoloniale. Si vous suivez notre podcast, vous avez remarqué dans notre générique de fin, à la fin de chaque épisode une voix qui s'élève parmi les autres, une voix pour la justice, pour le droit de vivre dignement, une voix forte, poignante, émouvante. Cette voix, c’est celle d'une grande sœur qui est entrée en résistance contre l'oppression d'un système injuste, c'est celle d'Assa Traoré, qui est engagée dans la lutte "La Vérité et Justice pour Adama" depuis 2016 avec courage et détermination. Pour le dernier épisode de la saison 1 de floraisons, nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer Assa Traoré et le Comité Vérité et Justice pour Adama à la Fête de l’Humanité au mois de Septembre 2019. Nous avons discuté de violence, de racisme, de lutte, et de solidarité. Une victime de la police, ce n'est pas seulement un chiffre, il y a des personnes derrière, il y a des parents, il y a des ami·es. Comme le dit Assa Traoré, elle ne se bat pas contre des personnes mais contre des institutions, une révolte contre des systèmes qui nous oppressent. En ça elle est résistante et nous ne pouvons qu'être solidaire avec elle, lui apporter un soutien sans faille. On ne va certainement pas toutes et tous converger au sein d'un grand groupe, ou d'une grande organisation commune, dans une seule et même lutte. Nous ne subissons pas toutes et tous les mêmes oppressions, il y a des dominations dont on ne peut pas faire l'expérience personnellement. En revanche on peut se soutenir les un·es et le autres dans des luttes différentes contre globalement un ennemi commun (par exemple le capitalisme, le patriarcat, la civilisation occidentale et ses valeurs). Et c'est en ça que nous nous déclarons solidaires de la famille Traoré pour renverser un ordre injuste. Assa, ils ont fait de toi une guerrière, il ont fait de la famille Traoré des guerriers. Une guerre est menée contre le vivant, contre les pauvres, contre les femmes, contre les Noir·es et les Arabes, et contre les plus faibles, contre celles et ceux que le Pouvoir considère comme n'étant rien. C'est ce regard là que nous aimerions porter au sein du mouvement écologiste pour qu’il soit à la hauteur des enjeux. Un regard de résistance contre les institutions qui maintiennent l'oppression, comme le capitalisme, comme le patriarcat ou comme la civilisation industrielle. Et si la majorité des écolos passaient maintenant à la riposte et disaient "Ils ont fait de nous des guerriers, des guerrières » ? Qu’est-ce que ça donnerait ? Si les écolos disaient « Les industriels, les capitalistes et les gouvernements ont déclaré la guerre au monde vivant, ils ont fait de nous des éco-guerriers" ? On aimerait bien voir ça, nous avons besoin de réfléchir et agir en guerrières et guerriers, tout en restant solidaires des plus opprimé·es. Il n’y a maintenant que deux choix possibles : • Continuer jusqu’au désastre total • Casser, démanteler intégralement la civilisation industrielle, militaire, capitaliste, patriarcale, coloniale, spéciste. La riposte est nécessaire, la victoire est possible. --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Dans ce quatrième et dernier épisode de la série consacrée à l’ouvrage Full Spectrum Resistance d’Aric Mcbay, nous allons parler du cœur de la résistance, de ce qu’il y a sûrement de plus excitant dans tout mouvement, il s’agit bien sûr de l’action. Nous allons donc aborder les questions de Logistique, Tactiques et  Stratégies. Retrouvez tout l'article sur le blog floraisons : https://floraisons.blog/podcast1-18/ Rendez possible la traduction française complète de cet ouvrage : https://fr.ulule.com/full-spectrum-resistance/ --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Aujourd’hui nous sommes heureuses et heureux de recevoir Francis Dupuis-Déri, professeur de Sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal. Il a milité dans des groupes de sensibilité anarchiste, contre le racisme, contre la guerre, contre le capitalisme. Dans ce podcast, nous allons approfondir l’idée d’Anarchie, un sujet qui nous tient vraiment à cœur. L’anarchisme fait partie de notre grille de lecture, de nos pratiques et horizons politiques. Nous aimons beaucoup le travail de vulgarisation mené par Francis, ainsi que ses réflexions sur la place du féminisme dans la lutte, ses positions anti-masculinistes. Nous discuterons ici de l’idéologie anarchiste, de son horizon, de sa morale, des sociétés sans État. Nous en profiterons aussi pour parler du mouvement écologiste en France où nous voyons se dégager deux tendances, que Francis nomme écologiste/environnementaliste. Un première tendance radicale, qui trouve son inspiration dans les mouvements de résistance, l’anarchisme, l’action directe, le sabotage, le luddisme, etc. Et une deuxième tendance citoyenne libérale, citoyenniste, réformiste, bourgeoise, qui joue le jeu des institutions et du pouvoir. Et pour finir nous verrons l’histoire, le rôle et les enjeux de la tactique du Black Bloc. Nous discuterons de quelle place, quelle légitimité, quelle limite pour des formes d’actions plus radicales. De quel horizon possible pour la diversité des tactiques. Et en quoi le Blac Block est-il à la fois porteur des principes d’égalité et de liberté, et une mise en pratique dans l’action de ces mêmes principes. RÉFÉRENCES DUPUIS-DÉRI Francis, Les black blocs — la liberté et l'égalité se manifestent DUPUIS-DÉRI Francis, L'anarchie expliquée à mon père CLASTRES Pierre, La Société contre l'État KROPOTKINE Pierre, L'Entraide, un facteur de l'évolution SAHLINS Marshall, La nature humaine : une illusion occidentale EARTH FIRST, Manuel d'action directe --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Cela va faire un an que les gilets jaunes montrent leur détermination à ne plus se laisser dominer par un système mortifère. Il s’agit de faire politique autrement pour la dignité de tous et toutes. Il s’agit de démanteler le capitalisme moribond qui détruit la planète et asservit les espèces. Il s’agit de refaire commun, société, de créer des solidarités, de libérer des espaces de la domination économique et de l’État. Les gilets jaunes constituent un mouvement organique qui refuse de se laisser gouverner. A quelques jours de la date anniversaire du mouvement nous retransmettons et signons l’appel à une convergence écrit par Désobéissance Écolo Paris, Radiaction et YFC Paris. « Le 16/17 novembre, c'est l'anniversaire du mouvement des gilets jaunes. Depuis un an qu'ils existent, le mouvement climat et le mouvement des gilets jaunes communiquent, convergent, discutent, même s'il y a parfois des incompréhensions. Après les tentatives avortées de se rejoindre et de manifester ensemble le 21 septembre, le 16/17 est une nouvelle occasion de nous mêler dans la rue, de discuter, et de fêter dûment nos anniversaires respectifs (le mouvement climat a recommencé à prendre de l'ampleur en septembre 2018). » Floraisons a à plusieurs reprises appelé à une convergence des écologistes vers le mouvement des gilets jaunes. Les écologistes doivent rejoindre et être solidaires des luttes sociales. Et pour toutes les personnes qui diraient que les gilets jaunes ne sont pas écolo voici un extrait de l’Assemblée des Assemblées de Saint-Nazaire sur l’impératif écologique que nous devons tous et toutes affronter. Le mouvement des gilets jaunes se positionne clairement du côté de celles et ceux qui luttent pour la préservation du vivant. --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
La prison c’est un sujet dont on parle peu,  alors qu’elle nous concerne toutes et tous. Pas seulement les personnes  incarcérées ou leurs proches, mais en fait l’ensemble des citoyen·nes.  Sous couvert de protection et de justice, le pouvoir coercitif s’exerce  aussi sur nous, car il est une menace permanente, et qu’il influe (de  manière consciente comme inconsciente) nos comportements, voire même nos  pensées. Elles sont à l’origine d’une autocensure constante, due à la  peur de la privation de liberté. Les structures pénitentiaires  symbolisent et illustrent l’autorité, le contrôle et la violence qu’un  état peut exercer sur son peuple. Elles sont un moyen légal de se  débarrasser des parasites du système. Nous recevons Julia, militante au Genepi et étudiante en droit pénal. Il sera question tout d'abord de comprendre que la prison nous concerne toutes et tous. Puis nous verrons en quoi le système judiciaire pénal est un outil discriminatoire. Enfin nous aborderons les conditions de détention. La suite sur le blog https://floraisons.blog/ --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
L'Anarchie de Malatesta

L'Anarchie de Malatesta

2019-10-1837:003

Floraisons est un média qui est inspiré par la pensée anarchiste, par la luttecontre toutes les formes de domination, d’exploitation, d’aliénation. Nous rejetons les fondements culturels à l’origine de la destruction du vivant. Dans cette perspective il nous semble important de présenter nosnotes de lecture de ce texte de Malatesta, L’Anarchie,rédigé à la fin du XIXe siècle. L’anarchisme, c’est entre autre la critique radicale de l’État, du gouvernement, comme outils d’asservissement des peuples. Il s’agit d’en finir avec la seule initiative d’un petit nombre de personnes, qui entraîne nécessairement l’oppression de tous les autres. Qu'est-ce que L'Anarchie. L’Anarchie signifie « Absence de gouvernement » mais est souvent confondue avec « désordre » ou avec « la loi du plus fort » à cause d’un préjugé : que le gouvernement serait nécessaire à la vie sociale. La suite sur le blog https://floraisons.blog/ --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
Dans cet épisode, nous rencontrons Nicolas Jacquette, auteur de Nicolas, 25 ans, rescapé des Témoins de Jéhovah. Nous parlons de religion, de croyances, de communauté, de sectes, de recrutement, d’oppressions et de dérives sectaires. Nicolas a écrit un livre passionnant qui décrit très bien les mécanismes religieux associés à son expérience personnelle. Son travail est intéressant pour comprendre les systèmes qui créent des situations d'oppression au sein des Témoins de Jéhovah. Pourquoi se concentrer sur ce sujet aujourd’hui ? Parce qu’un mouvement de résistance passe nécessairement par la constitution de groupes, d’une communauté, et qu’il est impératif de ne surtout pas tomber dans l’horreur que l’on appelle les dérives sectaires. Et de ne pas se laisser manipuler par nos croyances, par des gourous, des gourelles, de s’en méfier comme de la peste. La discussion s’articule en deux temps, une première partie consacrée à l'organisation des Témoins de Jéhovah, à leur histoire, à leur fonctionnement. Nous allons présenter et décrire cette organisation cultuelle, souvent mal connue. On connaît les Témoins de Jéhovah quand ils et elles viennent frapper à notre porte, nous parler à la sortie du métro etc. Mais on en sait généralement très peu sur leur fonctionnement, leur recrutement et leurs croyances. Et dans une deuxième partie nous essayerons de dégager quelques conseils et avertissements à destination de nos groupes de résistance, de notre mouvement, pour ne pas tomber dans le travers des religions et des dérives sectaires. Comment ne pas nier les individus au sein d'une communauté tout en poursuivant un objectif de résistance ? Comment se prévenir des dogmes et des violeurs ? Quelle justice, quels dangers ? Autant de questions complexes qui attirent l'attention des écologistes qui veulent construire des groupes sains et inclusifs. https://floraisons.blog/podcast1-13/ RÉFÉRENCES Nicolas Jacquette, Nicolas, 25 ans, rescapé des Témoins de Jéhovah Conférence Nicolas Jacquette "Les enfants chez les Témoins de Jéhovah" Sébastien Faure, Les anarchistes, ce qu'ils sont, ce qu'ils ne sont pas. Karl Marx : "La religion est l'opium du peuple" Michel Bakounine, Dieu et l’État Pierre Kropotkine, La morale anarchiste Jérôme Baschet, Farce doit rester à la justice --- Send in a voice message: https://anchor.fm/floraisons/message
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