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Les voix de la création
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Les voix de la création

Author: CRILCQ

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Description

Chaque édition des Voix de la création réunit chercheur·ses et acteur·rices des milieux culturels du Québec autour de discussions thématiques sur des pratiques variées. Ce balado était connu sous le nom de Rencontres d’écrivains et d’écrivaines du CRILCQ jusqu’en 2025.

Une production du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ).

En collaboration avec le Service de l’audiovisuel de l’UQAM à partir de 2026 (précédemment avec La puce à l’oreille de 2022 à 2025 et Magnéto de 2017 à 2022).

35 Episodes
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Au premier coup d’œil, les univers respectifs de la culture pop et de la psychanalyse semblent parfois éloignés : lecture superficielle, plaisir de l’intrigue et obsolescence rapide d’un côté; introspection, interprétations, associations, ressassements de l’autre. Qu’en est-il des croisements, des frottements discursifs et des voies de passages entre les deux? Megan Bédard échange avec Louis-Daniel Godin à propos de la place de la culture populaire dans le récit de soi à partir de ses deux romans : Le compte est bon (2023) et Cindy_16 (2025).  
Maître de l’horreur et du suspens, Patrick Senécal est une figure incontournable du paysage littéraire québécois. S’il est principalement reconnu pour sa prolifique carrière de romancier, il s’est également adonné à la scénarisation de films et, plus récemment, de balados avec Écho (2021) et De glace (2023). Dans cet épisode, il s’entretient avec Caroline Loranger de l’écriture fictionnelle de genre ainsi que des spécificités propres aux différents médias.  
La place de la culture populaire dans les musées s’est transformée au cours des dernières décennies et sous l’impulsion de la nouvelle muséologie. L’ouverture du Centre des mémoires montréalaises – MEM, en 2023, a été l’occasion d’une réflexion approfondie pour revaloriser un projet muséal résolument ancré dans les expériences citoyennes et au sein duquel la culture populaire occupe une place de choix. Marie-Maxime de Andrade rencontre Catherine Charlebois, cheffe de section des Collections, expositions et programmes du MEM, pour discuter des pratiques de cette institution. 
Le geste de reprendre des chansons popularisées par d’autres n’est pas anodin et il engendre une série de questions et de considérations qui plongent au cœur même de la façon dont les chansons fonctionnent et signifient. Reine incontestée de l’exercice, Safia Nolin a offert au public quantité de reprises touchantes et appréciées, mais dont la finesse et la maîtrise des codes ont peu été soupesées. Ces différents jeux et enjeux, qu’il s’agisse du double geste de s’approprier et de se projeter tout à la fois, du rapport aux modèles, de la polysémie de l’énonciation, du rapport aux classiques et aux hymnes, etc., sont au cœur de cette discussion animée par Chantal Savoie. 
La quatrième discussion de ce cycle d’entretiens réunit Mimi Côté et Stéfany Boisvert (CRILCQ, UQAM), et est consacrée à la coordination d’intimité dans l’ industrie audiovisuelle québécoise. Née dans le sillage de #MeToo et popularisée après l’affaire Weinstein, la profession s’est développée aux États-Unis avant d’essaimer au Canada. Qui sont les coordinateur·rices d’intimité et comment sont-il·elles formé·es afin d’accompagner la préparation et le tournage des scènes de sexe et de nudité? Comment, sur les plateaux québécois, influencent-t-il·elles les relations de travail mais aussi nos représentations? 
La troisième discussion de ce cycle d’entretiens réunit Me Normand Tamaro et Mathilde Barraband, et est consacrée au rôle des avocat·es dans le processus de création et de diffusion des œuvres artistiques et littéraires. Depuis l’établissement des contrats jusqu’à l’accompagnement en cas de procès, en passant par la relecture de manuscrits sensibles, les avocat·es ont maintes occasions d’intervenir. Quand et comment interviennent-il·elles? À quel point sont-il·elles présent·es dans le milieu de la culture au Québec?
La deuxième discussion de ce cycle réunit Karine Vachon et Julien Lefort-Favreau, et est consacrée au rôle des éditeur·rices dans le processus de création et de diffusion des œuvres. Maillons essentiels entre les auteur·rices et leur lectorat, il·elles travaillent pour que le bon texte tombe entre les bonnes mains. Il·elles sont aussi au cœur de la tension entre exigences créatives et exigences du marché. Comment ces dernières pèsent-elles sur les premières aujourd’hui ? A-t-on raison de parler de censure économique ? Pour que les livres puissent trouver leur lectorat et le lectorat ses livres, encore faut-il que l’édition soit vraiment libre. L’édition littéraire québécoise a-t-elle aujourd’hui les moyens de sa liberté ? 
La première discussion de ce cycle réunit Kev Lambert et Michel Lacroix, et est consacrée à la relecture sensible. Le phénomène, mal connu et peu documenté dans le monde francophone, a suscité des réactions houleuses et fait évoquer un retour de la censure. Qu’est-ce que la relecture sensible ? Quelle est l’ampleur de cette pratique au Québec actuellement ? Que vise-t-elle et qui sont les relecteurs et relectrices ? 
La troisième rencontre de ce cycle d’entretiens accueille l’écrivaine Monique Durand, dont l’œuvre des dernières années est tournée vers le chemin d’eau qu’est le fleuve Saint-Laurent et les chemins de terre et de fer qui quadrillent le Nord québécois et labradorien. Le chercheur Pascal Chevrette s’entretient avec elle.
Le deuxième épisode de ce cycle d’entretiens permet de réfléchir à la démarche et aux choix littéraires derrière l’œuvre rigoureuse de l’autrice Noémie Pomerleau-Cloutier. Derrière ses recueils de poésie se dissimulent une patiente démarche documentaire, familiale et sociale, qui permet de révéler des voies peu entendues, mais puissantes, tout en illustrant par la poésie la force du lien entre le territoire géographique et le territoire intime de la Côte-Nord. Cette démarche documentaire ne transparait pas dans les poèmes : mais elle en assure l’ancrage dans la réalité. À la manière du titre de son deuxième recueil, La patience du lichen, l’autrice écoute et prend tout le temps nécessaire pour donner forme à son écriture, et porte ainsi ses valeurs de justice sociale, d’inclusion et de féminisme. 
Le premier épisode de ce cycle d'entretiens est une rencontre entre deux générations et deux univers marqués par l'amitié et une profonde affection pour la culture innue, l'innu-aitun. Ce sera l'occasion d'échanger sur les littératures des Premiers Peuples, plus particulièrement sur la littérature innue, mais aussi d'aborder les enjeux liés à l'écriture de soi et de l'autre dans un contexte colonial.
La quatrième et dernière discussion de ce cycle d’entretiens porte sur les perspectives de lecture et sur les grandes figures de la littérature queer et féministe. Il y est question de poésie, de théâtre, de parole émancipatrice.  Nous avons invité pour cette occasion Eve Martin Jalbert, auteur·rice et personne enseignant le français et la littérature au collégial, ainsi que Marie-Claude Garneau, autrice, chercheuse en théâtre et co-directrice littéraire de la collection de théâtre féministe « La Nef », aux éditions du Remue-ménage.
La troisième discussion de ce cycle d’entretiens porte sur l’apport particulier de l’art du drag dans la lecture pour enfants. On envisagera la portée à la fois ludique et subversive d’une pratique qui permet de réactiver les codes de transmission propres au genre du conte tout en initiant à la différence.  Nous avons invité pour cette occasion Uma Gahd, éducatrice à la petite enfance de formation et performeuse drag amoureuse autant de Broadway que de la culture pop classique, ainsi que Barbada de Barbades, artiste drag qui livre des performances à saveur de disco, de pop et de dance, et anime des soirées et des événements en tous genres.
La deuxième discussion de ce cycle d’entretiens porte sur le regard particulier posé sur des écrivains·es par des éditrices soucieuses d’offrir un espace de liberté réel à celleux qu’elles accueillent. On discutera notamment des manières dont on pense l’édition de textes qui bousculent les conventions. 
La première discussion de ce cycle d’entretiens est une rencontre intergénérationnelle entre deux écrivains et universitaires au parcours contrasté. Il s’agira de faire connaissance à travers les livres, les siens et ceux que l’on lit, pour parler de la mémoire au présent, et pour penser le futur. 
Lors de cette rencontre entre Erín Moure, autrice et traductrice, et Robert Schwartzwald, professeur et chercheur s'intéressant aux notions de modernité nationale et modernité culturelle, il est question du livre Sitting Shiva on Minto Avenue, by Toots d'Erín Moure. Les discussions portent sur la mémoire, l'aspect biculturel du livre, les milieux anglophone et francophone.
Lors de cette rencontre entre Dimitri Nasrallah, écrivain, traducteur, éditeur et professeur de création littéraire et Chloé Savoie-Bernard, autrice, éditrice, critique et stagiaire postdoctorale en recherche-création, il est question des enjeux pour les étudiants·es et les enseignants·es dans les programmes de création, du mentorat et de l'alliance, de l'industrie de l'édition et du travail culturel et politique de l'écriture.
Lors de cette rencontre entre Francis Lujan et Liana Cusmano, il est question de slam et de spoken word, par l’entremise de deux artistes slameurs, l’un issue du milieu francophone et l’autre de la communauté italo-canadienne. Les discussions traitent des scènes de slam anglophone et francophone, à Montréal et ailleurs, des espaces sécuritaires (ou «safe space» ) et des «trigger warnings», de ce que cela signifie d'être un·e allié·e, des voix des communautés moins entendues ou marginalisées, et du slam comme outil de justice sociale.
Lors de cette rencontre entre Christopher DiRaddo, publiciste et auteur, et Lori Schubert, directrice générale de la Quebec Writers' Federation (QWF), il est question de la scène littéraire anglophone au Québec, tant sur le plan créatif qu'institutionnel.
Lors de cette rencontre entre Kama La Mackerel, artiste multidisciplinaire et Nesrine Bessaïh, anthropologue et traductrice, il est question des enjeux de la traduction. La traduction relève d’une série de décisions nourries par les intentions de l’auteur.trice, le message porté par le texte et l’effet désiré sur le public. Comment traduire le genre à la lumière des mouvements féministes et queer qui ont marqué les dernières décennies? Comment représenter une réalité culturelle et sociale alors que plusieurs auteur.trice.s évoluent dans les marges, résistant à la tendance homogénéisante des grands récits canoniques?
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