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Business of Bouffe est un média 100% dédié aux coulisses de la Bouffe
Destiné aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers, en quête de transparence et d’authenticité, Business of Bouffe donne la parole à tous les acteurs du secteur, de la terre à l’assiette. Selon nous, “il faut bien connaître les choses pour les apprécier à leur juste valeur”. Ainsi, notre mission est de créer des contenus immersifs et sincères, basés sur le temps long, pour aborder les sujets en profondeur. Le tout dans une ambiance décontractée !
168 Episodes
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Sandra Salmandjee, alias Sanjee a quitté l'univers de la mode pour se consacrer à sa passion pour la cuisine indienne ! Elle a fondé Bollywood Kitchen, un blog de cuisine indienne inventive et moderne. Elle a de multiples casquettes : consultante, créatrice évènementielle, auteure culinaire et experte en contenu digital. Elle nous raconte comment la cuisine indienne s'est transmise dans sa famille, même si celle-ci a quitté l'Inde depuis plusieurs générations pour Madagascar. Elle partage plein d'idées pour partir en voyage en Inde au quotidien à partir de sa cuisine ! « J'ai beaucoup de jeunes de 20 ans qui m'écrivent pour me dire à quel point elles sont contentes que je retranscrive les recettes de leur famille dans mes livres. » Pour en savoir plus sur Bollywood Kitchen :Bollywood Kitchen, http://www.bollywoodkitchen.com/ Pour contacter Sandra Salmandjee alias Sanjee :Sandra Salmandjee (Sanjee) sur LinkedIn, https://www.linkedin.com/in/sandra-salmandjeeSanjee sur Instagram, https://www.instagram.com/sanjeebollywood/ Pour découvrir l'origine du podcast de Beena Paradin Migotto :https://businessofbouffe.com/podcast/food-karma-0 Pour découvrir les épisodes de Food Karma :https://businessofbouffe.com/podcast-food-karma
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent avec Emmanuel Rubin sur l'envers des plateformes de livraison, sur le casse-tête de la réouverture des restaurants ainsi que sur les nouveaux OGM bientôt dans nos assiettes européennes.Dans cet épisode, sont aussi évoqués Hectar l'école d'agriculture de Xavier Niel, CrowdFarming ou le Airbnb de l'agriculture, et Bialetti, le fabricant de l'emblématique cafetière italienne Moka.Réquisitoire d'Emmanuel Rubin contre les géants de la livraison de repasFront Populaire, Uber Eats - Deliveroo – Just Eat, Ces ennemis intimes de la restauration…, 23/04/2021Voici quelques extraits du réquisitoire :“Ils s’appellent Uber Eat, Just Eat, Deliveroo… Des entités florissantes de cette armée que l’on dira « financiarisée. » Des corps d’élite, sortes de GAFAM du food business, qui, le temps d’une crise, ont quasi installé leur idée de la restauration d’après. Celle d’une restauration nomade, montée en plateforme, préposée à la livraison à domicile, formatée dans le mondial et triomphant aujourd’hui en menant l’offensive dans les rangs mêmes d’un secteur fébrile et blessé.”“Un conflit entre deux approches de la restauration. D’un côté, encore une fois, la « financière », imposant la vision oxymoresque du resto chez soi : une restauration quasi virtuelle, productiviste, désincarnée, plus proche de la notion de service que des vertus de partage et généralement sans grande plus-value gastronomique, tout entière dévolue à confiner l’appétit à résidence. Face à elle, une restauration indépendante, d’esprit artisanal, souvent familiale, ancrée dans le paysage et la tradition, nourrie par un large tissu de moyennes, petites et très petites entreprises.”“L’idée est simple comme le vice : profiter du restaurant pour mieux l’assujettir, l’asservir bientôt, en lui faisant miroiter la complémentarité et les promesses de nouvelles sources de revenus, d’une communication contemporaine, l’élargissement à un public plus jeune.”“Et pour mieux l’affaiblir, autant la soumettre en faisant mine de l’accompagner. Bonne vieille parade du cheval de Troie où les fameux grands chefs, si souvent pressés de s’exhiber en porte-voix de la gastronomie, s’avèrent, dans le duel, d’un mutisme complet, d’une bienveillance naïve voire d’une duplicité très active.”Le casse-tête de la réouverture des restaurantsLes Echos, Restaurants : le casse-tête de la réouverture en quatre questions, 03/05/2021Evidemment c’est la bonne nouvelle de la semaine écoulée. Le Président vient en effet de donner un horizon à nos amis restaurateurs après plus de 6 mois de refermeture.Cela se fera par étapes, avec une réouverture des terrasses le 19 mai et des salles le 9 juin (mais avec une jauge limitée à 50 % de la capacité) avec un couvre-feu repoussé à 23 heures.L’article s’est donc posé 4 questions par rapport à cette réouverture :Est ce rentable de rouvrir dès le début ? : seuls 25 à 30 % des établissements disposent d'une terrasse. Et pour certains d'entre eux ouvrir pour n’avoir de l'activité qu’avec la terrasse n'est pas rentable.Comment retrouver ses salariés ? : après une si longue période de fermeture certains salariés ont décidé de se réorienter et pour d’autres il y a des inquiétudes à propos de leur forme physique et psychologique.Que se passe-t-il côté approvisionnement ? : comment les producteurs travaillant avec les restaurateurs ont-ils passé la crise?Les clients seront-ils au rendez-vous ? : selon Food Service Vision, une personne sur deux projette d'aller au restaurant dans les quinze jours suivant la réouverture.L'arrivée des nouveaux OGM en EuropeLes Echos, Agriculture : les « nouveaux OGM », révolution sous haute tension, 01/05/2021Qu’ils soient appelés « Nouveaux OGM » ou « nouvelles techniques génomiques » (NTG), les produits agricoles issus de l’édition génomique font débat depuis maintenant plusieurs années et sont strictement encadrés par le législateur européen. Mais un récent rapport de la Commission européenne sur le sujet pourrait changer la donne pour leur avenir.En effet, pour les auteurs de ce rapport, ces techniques (dont la plus célèbre est CRISPR-Cas9, qui a valu à la Française Emmanuelle Charpentier le prix Nobel de chimie en 2020) ont certaines vertus. Elles permettent par exemple de rendre les plantes “plus résistantes aux maladies et aux conditions environnementales ou aux effets du changement climatique”, d’améliorer les “caractéristiques agronomiques ou nutritionnelles”, de réduire l’utilisation des intrants agricoles (y compris les produits phytosanitaires) et d'effectuer une sélection végétale plus rapide.La différence entre les OGM et les NTG est avant tout technique. Selon l’article, un OGM a pour objectif “d’altérer le génome d'un être vivant en y insérant un ADN étranger” (ce que l’on nomme la transgenèse) alors qu’un NTG “cherche à favoriser l'apparition d'un caractère en modifiant un gène déjà présent dans le génome” (ce que l’on nomme mutagenèse). Mais comme l’explique Peter Rokowsky, directeur de recherche en génomique végétale à l'Inrae, en Europe “on est plus ou moins obligé de parler d'OGM (…) parce que la réglementation actuelle les classe comme des OGM”, ce qui n’est pas le casaux Etats-Unis, au Canada, en Amérique latine, en Australie, au Japon ou en Israël.  Enfin, toujours selon les auteurs du rapport, ces biotechnologies pourraient également aider les agriculteurs à tenir les objectifs fixés par le Pacte vert de l'UE (diviser par deux l'usage des pesticides et de 20 % des engrais d'ici 2030) sans provoquer d'effondrement de la production ou de flambée des prix alimentaires.Hectar, l'école d'agriculture de Xavier Niel prépare son ouvertureLe Figaro, L’école d’agriculture de Xavier Niel prépare son ouverture, 29/04/2021 + Le Parisien, Lévis-Saint-Nom: Ferme-école de Xavier Niel... « Nous allons former des chefs d’entreprise agriculteurs », 30/04/2021Nous en avions parlé début mars. On en sait désormais un peu plus sur le projet Hectar car la directrice Audrey Bourolleau a donné plusieurs interviews dans la presse la semaine dernière.Hectar a pour ambition de former et sensibiliser 2 000 personnes à l’agriculture par an. D’ailleurs Audrey Bourolleau insiste sur la terme “chefs d’entreprise agricole” qui, comme le précise Le Figaro, lui tient à cœur car “il faudra à ces nouveaux agriculteurs un solide bagage économique pour faire prospérer leurs fermes dans de bonnes conditions”. Autre objectif d’Hectar : développer l’attractivité des métiers de l’agriculture afin de “redonner du sens à ces professions”. Enfin, Hectar comprend à la fois un campus de formation, des espaces de recherche et d’expérimentation, un accélérateur de startups (pouvant accueillir à terme pas moins de 50 startups), ainsi que des espaces de séminaires et pédagogiques.Au niveau des formations proposées, il y aura deux offres :la première est un parcours “chef d’entreprise agriculteur” qui se déroule sur six mois et propose des cours pour savoir comment acquérir du foncier, se mettre au bio, à quel distributeur s’adresser… Gratuite et ouverte à tous, elle s’adresse notamment à des personnes en reconversion.la seconde propose 400 heures de formation à destination de celles et ceux qui veulent devenir salarié(e) agricole.Le Airbnb de l'agriculture : adopter ses arbres et plants de vignesEuronews, What is Airbnb Farming and Could It Improve Wasteful Supply Chain?, 06/04/2021Euronews nous raconte l’histoire d’une success story espagnole.Tout a commencé en 2011, lorsque les frères Úrculo ont cherché à relancer l'entreprise fruitière familiale. Ces derniers ont rapidement rencontré des problèmes, que ce soit les prix bas payés pour leurs produits ou le fait qu’une partie de la récolte était toujours gaspillée parce qu'ils ne pouvaient pas la vendre.En réponse, ils ont eu l'idée de supprimer les intermédiaires et de récolter les fruits "à la demande" pour des clients individuels. Ils ont d’abord mis leurs arbres en "adoption", permettant aux gens de payer pour l'entretien de chaque arbre en échange de la récolte lorsque celle-ci était prête.En 2017, ils ont lancé CrowdFarming.com, une plateforme qui fonctionne un peu comme Airbnb pour l'agriculture. Les clients peuvent se connecter, se renseigner sur une ferme, sur les personnes qui la dirigent et sur les méthodes qu'elles utilisent. Ils peuvent ensuite adopter une plante ou une partie d'un champ pour recevoir la récolte - qu'il s'agisse d'avocats en Espagne, de pommes de terre en Allemagne ou même de vin en France.Le site a bénéficié à plein de la pandémie et a notamment triplé ses ventes et doublé le nombre d'agriculteurs adhérant au programme en 2020. CrowdFarming affirme qu'il approvisionne désormais près de 200 000 ménages en Europe.Bialetti, fabricant de l'emblématique cafetière italienne Moka, renaît de ses cendresFortune, An indestructible Italian icon, the Moka pot is making a comeback with pod-snubbing coffee fans—and investors, 24/04/2021Alors que Bialetti, le fabricant de l'emblématique cafetière italienne Moka, était au bord de la faillite il y a à peine trois ans, Fortune s’intéresse au renouveau de cette marque. Son succès récent est dû à un regain d’intérêt pour le café à domicile ainsi qu’au relooking de l’emblématique cafetière qui fête ses 88 ans.Il faut dire que cette cafetière est une institution en Italie. Et l’article décrit parfaitement le processus de préparation du café et son “expérience sensorielle”. Ainsi, “il y a le bruit grave du métal sur le métal lorsque les chambres du haut et du bas se vissent”. Puis, “quelques minutes plus tard, vous entendez le gargouillis du café lorsque l'eau bouillante monte en bouillonnant à travers les grains”. On parle même de “rituel” pour cette préparation du café.On apprend également que la cafetière a été créé en 1933 par Alfonso Bialetti, un ouvrier de l'aluminium qui s’est inspiré des machines à laver de l'époque. La société éponyme fondée par Bialetti en a vendu plus de 200 millions d’exemplaires depuis et trois foyers italiens sur quatre en possèdent une.Pourtant, en 2018, Bialetti était endettée de plus de 70 millions d'euros et souffrait de la concurrence des machines à café à capsules. Mais Fortune explique également que la faiblesse commerciale de Bialetti c’est le fait que ses cafetières Moka sont pratiquement indestructibles. Le redressement de l’entreprise s’est donc fait grâce à une nécessaire stratégie de diversification. Bialetti s’est ainsi lancé dans le café moulu avec une nouvelle marque "Perfetto Moka" en plus d'une gamme de mugs, de tasses et d'autres articles lié au café comme des moulins à café et même des cafetières non traditionnelles comme la “French press”.Finalement, comme l’explique Jake Leonti, rédacteur en chef du magazine Coffee Talk "Je vois les cafetières Moka Express un peu comme des disques vinyles face aux CD et aux MP3 représentés par les machines à café à dosettes. Et on voit à quel point le vinyle se porte bien aujourd'hui".Découvrez l’émission Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/podcast-eats-business Pour vous abonner à la newsletter Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/revue-de-presse-eats-business-newsletter
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur le “Coffea stenophylla”, cette variété de café résistante au réchauffement climatique avec la participation de David Nigel Flynn de Cafés Belleville, sur la composition des repas dans la station spatiale internationale, ainsi que sur un nouveau record de consommation de viande prévu pour 2021.Dans cet épisode, sont aussi évoqués l'essoufflement du secteur bio, l'impact des désordres climatiques sur le vin, et les conséquences internationales du changement d'alimentation des animaux chinois. Mauvais temps pour le bioLe Figaro, Coup de froid sur l’eldorado du bio, 25/04/2021Lancé en juin 2018, le programme "Ambition Bio 2022" s’était fixé pour objectif d’arriver à 15 % des surfaces agricoles françaises en agriculture biologique d'ici à 2022. Le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie vient tout récemment d’admettre qu’il ne sera pas tenu. D’ailleurs, l’article précise qu'avec la crise, les consommateurs se ruent moins sur les produits bio et que, par conséquent, le rythme des conversions est à surveiller.Ainsi, dans les fruits et légumes, l’interprofession Interfel affirme que “les très nombreuses surfaces qui arrivent en fin de conversion ne sont plus en adéquation avec le tassement des ventes de fruits et légumes bio”. Dans le lait, les deux grandes coopératives Agrial et Sodiaal ont décidé de stopper les nouvelles conversions jusqu’à fin 2021 afin d’avoir “le temps d'absorber les surplus de volumes issus des dernières bascules en bio”. Le président d’Agrial est même catégorique lorsqu’il affirme “nous n'initions plus de conversions car les débouchés ne sont pas là”.Et comme l’explique Sabrina Laroche de chez Kantar Worldpanel, hormis lors du 1er confinement, la hausse des achats de produits bio a été moins forte que sur l'ensemble des produits de grande consommation ». Ceci a eu pour conséquence une stagnation de la part des produits bio dans les achats alimentaires en grandes surfaces en 2020 (à 5,6%).  Au final, comme le résume Laurent Gradin d’Interfel, « la question, c'est de savoir si nous sommes à un palier ou à un plafond ». Une variété de café résistante au réchauffement climatiqueThe Economist, How to save coffee from global warming, 24/04/2021Voilà une bonne nouvelle pour tous les amateurs de café. Et celle-ci se nomme “Coffea stenophylla”.Il faut dire qu’avec le réchauffement climatique l’approvisionnement en café est de plus en plus en difficulté. The Economist nous apprend que le marché actuel du café est dominé par “Coffea arabica”, et “Coffea canephora”, plus communément appelé robusta.L'arabica est originaire des hauts plateaux d'Éthiopie et du Sud-Soudan. Il préfère des températures de 18 à 22°C. À mesure que les températures augmentent, le nombre d’endroits où il peut pousser diminue.Le robusta est originaire d'Afrique centrale et occidentale, et pousse à des altitudes plus basses. On pensait autrefois qu'il était capable de supporter des températures de 30°C, mais des travaux récents suggèrent qu'il ne s'épanouit pas au-dessus de 24°C. Par ailleurs, s’il représente la meilleure alternative à l’arabica, le robusta est tout de même gustativement inférieur.Néanmoins, comme l’explique le Dr Aaron Davis, qui travaille aux Jardins botaniques royaux de Kew, en Grande-Bretagne, on recense 124 espèces de café différentes qui existent à l'état sauvage. Si certaines d'entre elles poussent dans des conditions beaucoup plus sèches et beaucoup plus chaudes que l’arabica, “elles ont un goût dégoûtant”. Ainsi, lorsque ce dernier est tombé sur un article rédigé en 1834 par George Don, un botaniste écossais, mentionnant le “Coffea stenophylla”, cela a suscité son intérêt. Il a notamment découvert que le stenophylla pousse dans certaines régions de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Côte d'Ivoire où la température oscille entre 24 et 26 °C. Il semble résistant à la chaleur, mais surtout les experts affirment que sa qualité est similaire à celle de l'arabica. Par conséquent, ce grain de café, que l'on croyait perdu à la fin du siècle dernier, pourrait donc bien sauver les amateurs de café.Pour ceux qui veulent aller plus loin sur le thème du café :le papier publié dans Nature Plants par Aaron Davis et ses co-auteurs est disponible icides statistiques et des graphiques animés que réalisés par Olivier Frey sur le marché mondial du café à découvrir ici pour connaître les principaux pays producteurs, exportateurs et importateurs.  Conséquences des désordres climatiques sur le vinLes Echos, Climat : cinq questions sur le sort promis au vin français, 25/04/2021L’article répond à 5 questions pertinentes suite à l’épisode de gel de ce mois-ci.1. Le gel fait-il plus de dégâts dans la vigne que la grêle ou la sécheresse ? : comme la grêle peut tomber n'importe quand dans l'année, il n'y a pas de solution. La sécheresse est plus structurelle mais les épisodes de chaleur devraient se multiplier. Si la vigne supporte très bien le gel l'hiver jusqu'à moins 20 degrés quand elle est au repos, au printemps le gel est plus compliqué à gérer.2. Une vigne qui a gelé est-elle durablement abîmée ? :il existe des variétés de vigne qui peuvent refaire des bourgeons grâce à des rameaux secondaires mais ceux-ci font moins de fleurs et donc moins de raisins.3. Faut-il changer les cépages ? : sur ce point les mentalités évoluent. 4. Certains cépages sont-ils menacés de disparition ? : certains sont plus fragiles que d’autres car ils sont plus précoces et donc plus exposés au gel de printemps.5. Quelle est l'incidence du réchauffement sur la qualité du vin ? :la chaleur va augmenter le taux de sucre ainsi que le degré d'alcool. Qu'est-ce qu'on mange dans l'espace ?New York Times, It’s Dinner Time on the Space Station. Lobster or Beef Bourguignon?, 22/04/2021Le NYT s’est intéressé aux repas que Thomas Pesquet a emportés avec lui sur la station spatiale internationale. Entre le homard, le bœuf bourguignon, les galettes de pommes de terre aux champignons et les tartelettes aux amandes et aux poires caramélisées, comme l’a bien résumé Thomas Pesquet, “il y a beaucoup d'attentes lorsque vous envoyez un Français dans l'espace”.Comme l’illustre le NYT, les repas en atmosphère ont souvent été le parent pauvre des expéditions spatiales. En 1961, Youri Gagarine avait pour repas un pressé de boeuf réduit en purée ainsi que de la sauce au chocolat mais conditionnés dans des sortes de tubes de dentifrice. Quelques mois plus tard, John Glenn se contentait pour sa part d’avaler de la compote de pommes.Cette année, les astronautes dégusteront des plats préparés par trois institutions culinaires françaises (les chefs Alain Ducasse et Thierry Marx mais également Servair, la société de restauration qui travaille pour Air France). Comme le rappelle le NYT, les astronautes de la station spatiale ne vont pas manger du homard et du bœuf bourguignon tous les jours car ces plats seront réservés aux occasions spéciales comme les anniversaires.La nourriture à destination des expéditions spatiales doit répondre à quelques impératifs :La plupart des aliments sont lyophilisés, l'eau étant extraite, afin de réduire leur taille et leur volume.D'autres aliments sont chauffés à haute température pour tuer les germes, afin qu'ils puissent rester à température ambiante, enfermés dans des boîtes de conserve et des sacs en plastique, pendant quelques années avant d'être consommés.Elle ne doit pas être friable pour ne pas qu’elle se désintègre en morceaux qui pourraient être inhalés ou flotter dans l’air ambiant.Pour la santé des astronautes, les aliments sont généralement pauvres en sodium, en sucre et en graisses.Enfin, l'alcool est interdit, ce qui est, comme le dit bien le NYT, “un défi particulier pour la cuisine française qui fait la part belle au vin”. Parmi les futurs défis alimentaires dans l'espace : la cuisson et la culture de plantes. Cela deviendra crucial pour les missions plus longues, comme les voyages vers Mars, car il n’y aura pas de vaisseaux de ravitaillement. Des records de consommation de viande en 2021...MIT Technology Review, We’re on track to set a new record for global meat consumption, 26/04/2021Un article consacré à la viande qui va un peu à rebours de toute la frénésie autour des protéines végétales et des alternatives à la viande. Il fait notamment écho à l’appel de Bill Gates qui, dans son dernier livre, affirme que “tous les pays riches devraient passer au bœuf synthétique à 100%”.Tout d’abord, l’article rappelle que les terriens devraient manger plus de viande en 2021 que jamais auparavant. La FAO prévoit en effet que la consommation mondiale de viande augmentera de plus de 1% cette année et la croissance la plus rapide se produira dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Mais comme l’explique l’article, “il est peu probable que l'on puisse inverser cette tendance en essayant de détourner les goûts des gens de la viande”. En effet, même si aux États-Unis la consommation de bœuf par habitant a considérablement diminué ces dernières années, elle reste plus élevée que dans presque tous les autres pays.L’article passe ensuite en revue les différentes solutions existantes pour réduire l’impact écologique de la viande dans ce contexte.Si les substituts à la viande, que ce soit à base de protéines végétales ou de viande “cultivée”, semblent intéressants, l’article rappelle que ces alternatives “ne peuvent que modérément réduire la production animale”. En effet, il n'existe tout simplement pas de substituts à base de plantes ou de cellules dont le goût, l'apparence et la sensation sont similaires à ceux des morceaux de viande entiers comme des côtes de porc ou un onglet de boeuf. Et ces morceaux entiers représentent une part importante de la consommation de viande (40% de la consommation de bœuf aux États-Unis, par exemple).L’autre solution à ne pas négliger selon l’article est de trouver le moyen d'élever du bétail sans générer autant d'émissions de gaz à effet de serre. Des entreprises travaillent déjà sur des méthodes prometteuses permettant aux éleveurs de réduire leurs émissions (voir un exemple dans l’article suivant). Ainsi, selon l’article, l'intensification de la production bovine, par exemple en fournissant des aliments à base de plantes et en augmentant la productivité des pâturages, est l'une des meilleures possibilités de réduire l'utilisation des terres agricoles et les émissions au niveau mondial.Car comme le résume bien l’article “nous ne devons pas fonder nos espoirs sur la perspective de voir des milliards de personnes “arrêter de manger de la viande” d'un seul coup”. Moins de soja et de maïs pour l'alimentation animale en Chine - des conséquences internationalesReuters, Reshaping grain trade? China moves to change animal feed recipes, 21/04/2021La Chine fait désormais la pluie et le beau temps sur les principaux marchés agricoles mondiaux, et notamment sur celui des céréales. La Chine est notamment le premier acheteur mondial de maïs et de soja. Chaque année, la Chine consomme environ 175 millions de tonnes de maïs et importe près de 100 millions de tonnes de soja qui sont utilisés pour l'alimentation animale, selon les données du ministère de l'agriculture.Le ministère de l'agriculture chinois vient de publier de nouvelles directives recommandant de réduire la quantité de maïs et de soja dans l'alimentation des porcs et des volailles, Le ministère a ainsi déclaré que le riz, le manioc, le son de riz, l'orge et le sorgho pouvaient également remplacer le maïs, tandis que la farine de colza, la farine de coton, la farine d'arachide, la farine de tournesol, les drêches de distillerie, la farine de palme, la farine de lin, la farine de sésame et les sous-produits de la transformation du maïs constituaient de bonnes options pour remplacer la farine de soja. Ces nouvelles directives vont donc forcément impacter le flux des céréales au niveau mondial. Mais, selon des analystes, il est difficile de donner des estimations sur le niveau de la baisse de la consommation de maïs et de farine de soja qui fera suite à ces directives. Découvrez l’émission Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/podcast-eats-business Pour vous abonner à la newsletter Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/revue-de-presse-eats-business-newsletter 
Dans le marais breton vendéen, Pascal Beillevaire a bâti un groupe de familial qui fait aujourd’hui plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il a su brillamment mettre ses produits à grande échelle tout en gardant la philosophie de goût et de qualité initiale. Il entretient un cercle vertueux où les producteurs, les collaborateurs et les clients sont heureux. Pascal Beillevaire est très curieux de tous les usages nouveaux autour des produits laitiers : c'est ainsi qu'il a fait un ghee indien en collaboration avec Beena. Il est respectueux du savoir-faire artisanal et se donne le temps de fabriquer de bons produits : il évoque le processus long et respectueux des saisons pour arriver à un fromage de qualité. C'est un grand hédoniste : il partage avec générosité son art de vivre à la française, de comment composer son plateau de fromages à comment l’accompagner de vin et de pain ! Un entretien passionnant qui ne vous laissera pas sur votre faim. « Nos consommateurs nous permettent tous les jours, par leur acte d’achat, de distribuer cette échelle de valeur à chacun des acteurs. » Pour en savoir plus sur les Fromageries Beillevaire :Fromagerie Beillevaire, https://www.fromagerie-beillevaire.com/Pour contacter Pascal Beillevaire :LinkedIn, https://www.linkedin.com/in/pascal-beillevairePour découvrir l'origine du podcast de Beena Paradin Migotto :https://businessofbouffe.com/podcast/food-karma-0Pour découvrir les épisodes de Food Karma :https://businessofbouffe.com/podcast-food-karma
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur le nouvel élan de la restauration collective, sur la Russie nouveau leader de l'agroalimentaire ainsi que sur le vieillissement artificiel de whisky.Dans cet épisode, sont aussi évoqués l'expansion de Frichti, la startup Lyveat et son service de livraison de restaurants dans les villes moyennes, le système d'assurance chez les agriculteurs et la grande distribution qui soutient les fraises espagnoles. La restauration collective fait peau neuveLes Echos, Comment les géants des cantines se convertissent aux nouvelles pratiques de la restauration, 17/04/2021Les trois grands acteurs de la restauration collective (Compass, Elior et Sodexo) ont tous mis en place une stratégie spécifique face aux changements que connaît le secteur. Sodexo et Elior ont misé sur le rachat de startup, en reprenant respectivement FoodChéri en 2018 et Nestor en 2021. Compass a, pour sa part, choisi de lancer une nouvelle offre sous la marque “Popote”.Les plats proposés sous la marque Popote ont été imaginés en interne par les chefs de Compass à partir de produits frais et de saison. Ils sont préparés chaque jour dans un atelier à Courbevoie et sont livrés, sans intermédiaire, aux entreprises ou aux télétravailleurs.L’offre de Popote est ainsi adaptée à toutes les tailles d'entreprise et se décline en 3 options sur site :un corner avec des vitrines chaudes et froides en libre-service et un espace convivial où consommerun simple comptoir clic and collect où retirer une commande à emporterun frigo connecté couplé à un micro-ondes. Comme le précise Pierre-Antoine Gallet, directeur des opérations de Popote, « Cela nous permet d'adresser des TPE et PME, de 50 à 400 collaborateurs, 80 à 300 couverts par jour que nous ne touchions peu ». Compass a déjà écoulé près de 150 000 repas avec Popote et vise un doublement des volumes d'ici à la fin de l'année. Frichti à la conquête de nouveaux horizonsLe JDD, Livraisons de repas : Frichti à toute vapeur, 13/04/2021Lancée en 2015, la startup Frichti a depuis levé 43 millions d’€ et emploie désormais 350 personnes. Elle est installée à côté de Rungis où elle possède une cuisine de plusieurs milliers de mètres carrés.L’article nous apprend qu’avant la pandémie de Covid-19, les 2/3 du chiffre d’affaires de Frichti dépendaient des livraisons dans les bureaux. La pandémie a donc forcé les deux fondateurs à repenser rapidement leur business model. Frichti prévoit donc de s’étendre au delà de Paris et compte s’implanter dans 4 autres villes (Lyon, Bordeaux, Nantes et Lille) avant fin 2021.Au delà de la livraison de repas, cœur de métier historique de l’entreprise, Frichti compte également se développer dans la livraison de courses à partir de ses propres dark stores. Son “Frichti Market” est déjà un succès, avec un chiffre d’affaires qui a triplé depuis septembre 2020. Frichti a d’ailleurs déjà implanté 18 dark stores dans Paris et son assortiment est passé de 350 à 1200 produits. Lyveat : service de livraison de restaurant dans les villes moyennesLe Progrès, Lyveat livre les plats des restaurateurs jusqu'à 30 km,  14/04/2021Focus sur une autre startup française spécialisée dans la livraison qui se nomme Lyveat. Lancée en décembre 2019 dans l'Ain, celle-ci se différencie des mastodontes Uber Eats et Deliveroo car elle cible en priorité les villes moyennes (entre 5 000 et 60 000 habitants). Elle est désormais présente dans près de 120 villes, emploie plus de 450 livreurs et propose ses services dans un rayon de 30 km autour du restaurant, avec une livraison garantie en moins d'une heure. Comme l’explique Enzo Chagny, l’un des co-fondateurs, “nos commissions sont beaucoup plus faibles que les autres prestataires. En plus, la totalité des frais de livraisons est reversée au livreur”. Ainsi, les livreurs perçoivent 1€ par km plus 2€ de prise en charge.L’entreprise s’est fixé pour objectif d’être implantée dans 350 villes à l'été 2022. Peu d'agriculteurs assurés contre les intempériesLe Parisien, Gel : pourquoi aussi peu d’agriculteurs sont assurés, 16/04/2021Selon les chiffres de la Fédération française de l’assurance (FFA), seulement 32% des viticulteurs et moins de 4% des surfaces arboricoles sont assurés contre le gel.Selon l’article, c’est avant tout une question de prix : un contrat d’assurance multirisque climatique est jugé trop cher par de nombreux agriculteurs. Ainsi, selon un arboriculteur « pour une assurance moyenne des cerisiers, il faut compter 1 500 euros par hectare avec une franchise de 20% ». Il y a également un problème au niveau du seuil de déclenchement de ces assurances. Ainsi, selon la directrice du marché agricole chez Groupama, “il faut que l’agriculteur ait 30% de pertes de rendement et 13% de pertes de chiffre d’affaires pour que l’assurance se déclenche”.Et par ailleurs, s’il existe bien un fonds national de garantie des calamités agricoles, celui-ci ne permet d’indemniser qu’à partir d’un seuil de 30% de baisse de revenus. Néanmoins, comme le précise le directeur général de la FFA, “dans l’esprit des agriculteurs, ce fond de calamités agricoles peut donner le sentiment d’une protection gratuite. S’il peut intervenir, alors pourquoi s’assurer ?”. La Russie, nouveau leader mondial de l'agroalimentaireL’Express, Comment la Russie est devenue un des leaders mondiaux de l'agroalimentaire, 04/04/2021On ne le sait pas forcément, mais la Russie est devenue en quelques années un poids lourd de l’agriculture et de l’agroalimentaire.Tout a commencé en 2014. Cette année-là, l’Union Européenne et les Etats-Unis ont imposé des sanctions financières et politiques à la Russie suite à l'annexion de la Crimée. En réponse, Vladimir Poutine a décrété la mise en place d’un embargo strict sur tous les produits alimentaires venus d'Europe. Ainsi, du jour au lendemain, les fruits, légumes, produits laitiers, viande, céréales européens ont disparu des étals des magasins russes. Mais cette mesure n’a pas seulement privé les agriculteurs européens d’un débouché important, elle a également apporté une impulsion au développement de l’agriculture russe. Comme l’explique Mikhaïl Makarov, représentant commercial de la Russie en France, “dès le départ, ces contre-sanctions ont été conçues comme un outil de lutte géopolitique et comme une chance pour les producteurs russes”.Et la Russie s’est donnée les moyens de ses ambitions. Ainsi, en 2021, la Russie compte investir plus de 77 milliards de roubles (857 millions d'euros) dans son programme d'Etat de développement de l'agriculture. Et l’agriculture russe fait dans la démesure. Comme l’explique Olga Golovkina, spécialiste du marché de l'agriculture russe et directrice commerciale de la Maison des entrepreneurs français, plus de 50% des terres agricoles russes sont exploitées par des ‘agro-holdings”, qui sont ni plus ni moins que des entreprises exploitant au minimum 100 000 hectares (et parfois même jusqu’à 600 000 hectares) pour les productions végétales et jusqu’à 50 000 vaches dans le lait. On est donc très loin de la taille moyenne d’une exploitation agricole française… Manque de soutien à l'agriculture française dans la grande distribution180°C, Quand la grande distribution soutient la fraise d’Espagne, 15/04/2021Un édito en forme de piqûre de rappel pour les acteurs de la grande distribution.Comme le dit bien Philippe Toinard, le rédacteur en chef de 180°C, “On y a cru un instant en janvier dernier quand Carrefour, par la voix de son directeur des produits frais et traditionnels, annonçait fièrement qu’il n’y aurait pas de fraises en janvier dans les rayons de cette enseigne” arguant notamment que “ce n’est pas de saison, elles manquent terriblement de goût…”Mais 3 mois plus tard, Carrefour diffusait un spot radio annonçant des barquettes de fraises de 500 grammes à 0,95 euros et évidemment à ce prix ce sont des fraises d’Espagne. Du whisky vieilli en quelques joursFinancial Times, Whisky world at war as tech allows spirits to be ‘aged’ instantly, 16/04/2021C’est un sujet que nous avions déjà abordé (et le Financial Times en était déjà à l’origine) en octobre dernier.Bryan Davis, cofondateur de la distillerie Lost Spirits affirme qu’il peut faire vieillir des spiritueux pour obtenir un résultat équivalent à celui de spiritueux ayant passé des décennies en fûts mais cela en seulement quelques jours. Il fait partie d’une poignée de startups, avec notamment Bespoken Spirits et Cleveland Whiskey, qui pense que la science peut les aider à contourner le processus de vieillissement en fût. Elles expérimentent le "vieillissement" du whisky, du rhum et d'autres spiritueux en utilisant la chaleur, la lumière, le son, la pression, de minuscules fragments de bois, des réacteurs brevetés et des combinaisons de tous ces éléments.Bryan Davis pense d’ailleurs qu’il est “très probable que ce soit la façon dont tout le monde fabriquera [les spiritueux vieillis] dans 100 ans”.Et évidemment, sur un marché des spiritueux estimé à 500 milliards de dollars au niveau mondial, ces procédés de maturation rapide possèdent certains avantages. Ils permettraient d'économiser les coûts considérables induits par les nombreuses années de stockage à vieillir dans des fûts (on estime par exemple qu'environ 22 millions de barils de whisky mûrissent en Écosse). Il serait également beaucoup plus facile pour les fabricants de spiritueux de suivre la demande du marché plutôt que de tenter l’impossible tâche de l'anticiper des décennies à l'avance. Enfin, cela permettrait de répondre à la demande d'un nombre croissant de consommateurs qui aiment les spiritueux mais n’ont pas forcément les moyens de s'offrir un single malt de 20 ans d'âge.Mais ces procédés font bien évidemment fortement débat. Alan Park, directeur juridique de la Scotch Whisky Association, considère que ces produits sont essentiellement des contrefaçons, notant que de nombreux pays ont des définitions légales du whisky qui exigent une période spécifique de vieillissement en fût. Découvrez l’émission Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/podcast-eats-business Pour vous abonner à la newsletter Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/revue-de-presse-eats-business-newsletter 
Bienvenue à l’Abbaye de Boulaur (@abbayedeboulaur), une abbaye de sœurs cisterciennes fondée en 1949 dans le Gers. Bien plus qu’une ferme, l’abbaye de Boulaur est un lieu unique où se rencontrent agriculture et spiritualité, travail et prière, terre et ciel.Ambre et Camille sont allées à la rencontre de cette communauté, constituée de 31 sœurs, entre 25 et 94 ans, au sein de laquelle règne un bel équilibre entre retour à la terre et tradition monastique. Fidèles à la règle de Saint Benoît, nos journées sont bien remplies, rythmées par les 7 offices et le travail agricole. Puis le soir “complies et au lit !”L’objectif de la communauté est de tendre vers une autosuffisance, c’est pourquoi à Boulaur, on trouve des vaches, des poules, un potager, un verger, une fromagerie, une meunerie… et bientôt les cochons feront leur grand retour ! Le magasin de l’abbaye, lieu de rencontres et de partage, propose une palette de produits, confectionnés par leurs soins, allant de la confiture à la farine en passant par le pâté.Nous découvrons chaque jour cette symbiose moniale, harmonieuse et fructueuse. Nous apprenons à prendre le temps, à privilégier le beau au rapide, la fécondité à l’efficacité, le durable à l'instantané. Ici, à Boulaur, on construit pour la vie, on cultive la vie et on célèbre la vie.« Être en contact avec la création, et avec les créatures, les bêtes, les animaux, nous aide à être en louange avec le créateur. Tout ça n’existe que parce que ça nous est donné. » Pour en savoir plus sur l'abbaye de Boulaur :Abbaye de Boulaur, https://www.boulaur.org/Pour contacter les sœurs cisterciennes :Par e-mail : contact-web@boulaur.orgSur Instagram : https://www.instagram.com/abbayedeboulaur/Pour contacter Camille Fournier et Ambre Germain :https://www.instagram.com/surlechamp2020/Pour découvrir l'origine du podcast Sur le Champ :https://businessofbouffe.com/podcast/sur-le-champ
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur les conséquences du gel sur la viticulture et l'arboriculture française, le nouveau livre de recettes anti-gaspillage d'Estérelle Payany, ainsi que sur l'évolution de la FoodTech en Europe en 2020.Dans cet épisode, sont aussi évoqués la filière asperge française, le groupe Avril qui se sépare de ses activités liées aux protéines animales, le faux-mage ou fromage végétal, et le retour du vin envoyé dans l'espace par la startup française Space Cargo Unlimited. Episode de gel catastrophique pour l'agriculture françaiseLe Figaro, Au chevet des vignobles, un cauchemar de feu et de glace, 08/04/2021Les Echos, Le gel menace la production 2021 des grands vignobles français, 09/04/2021Marianne, Vignoble ravagé par le gel : « une marque claire et nette du changement climatique », 09/04/2021Les Echos, Les récoltes de fruits de la vallée du Rhône compromises par le gel historique, 09/04/2021Une série d’articles consacrés à l’épisode de gel de la semaine dernière, qui a été reconnu comme l’un des pires que l’agriculture française ait jamais connu.Dans le premier article, le journaliste a suivi un viticulteur bourguignon lors d’une des premières nuits de gel. Malgré toute la technologie actuellement disponible, le viticulteur précise que le bon vieux thermomètre à mercure reste « le seul indicateur de température vraiment fiable ». Cela s’explique également par le fait que certains domaines viticoles sont encore situés en zone blanche, donc sans couverture 3G, et que les thermomètres connectés sont donc inutilisables. Mais finalement ce n’est pas tant cet épisode de gel en plein mois d’avril qui est problématique que l’hiver doux qui l’a précédé et a fait pousser les bourgeons plus tôt. On y a apprend également que les gelées observées la semaine dernière ne sont pas “radiatives” (ie. des gelées localisées et circonstanciées) mais “advectives” (ie. causées par l’arrivée d’importantes masses d’air froid).Pour lutter contre le gel, les viticulteurs ont mis au point plusieurs techniques :la première, dite d’aspersion, consiste à asperger de l’eau sur les vignes, qui s'entourent ainsi d'une épaisse couche de gel qui va enrober les bourgeons et les garder à une température constante, proche de zéro.la seconde consiste à brûler des feux de paille, dont la fumée produit de fines particules au dessus de la vigne et repousse ainsi l’air froid.la troisième consiste à allumer des bombonnes de paraffine réparties tous les quelques mètres le long de chaque rangla dernière plus coûteuse, consiste à installer des câbles chauffants le long des rangs de vigne qui empêchent les plants de geler. Le second article fait une synthèse des dégâts dans les différentes régions viticoles. On apprend que cet épisode de gel aurait touché 80% du vignoble français et que le gouvernement va déclencher le plan calamité agricole. Dans la vallée du Rhône, au moins 40% des vignes ont été “brûlées” par le gel. Dans le Bordelais, certaines zones (Graves, Entre-deux-Mers, Blayais, Libournais) ont été plus touchées que d’autres. En Bourgogne, la totalité des 30 000 hectares de vignes a été touchée mais à des degrés divers. En Languedoc, les pertes sont hétérogènes et vont de 20 à 75% et ce sont notamment les appellations Flaugergues, Saint-Chinian ou encore Corbières qui ont été les plus touchées. En Champagne, la situation semble également assez hétérogène avec entre 20 et 70% des bourgeons qui ont été impactés par le gel. En Alsace, les vignobles ont été moins touchés car seuls les cépages précoces comme le gewurztraminer et le chardonnay sont concernés.Le troisième article propose un entretien avec Serge Zaka, agrométéorologue chez itk. Ce dernier note que lors de cet épisode de gel certaines villes ont perdu jusqu’à 35 degrés du jour au lendemain et qu’à l’échelle de la France, “un changement aussi soudain de température moyenne (…) au mois d'avril, avec une telle amplitude (>10°C) est inédit depuis au moins 1947”. Selon lui c’est surtout la douceur qui a précédé cet épisode de gel qui est à retenir. Ainsi, il précise que 240 records de chaleur ont été battus en deux jours fin mars. Cette vague de chaleur a fait éclore les bourgeons de manière précoce. Par conséquent, si la vague de froid du mois d’avril n’est pas à proprement parler exceptionnel, elle est arrivée alors que ces bourgeons étaient à l’air libre et ne résistent en général pas à des températures inférieures à -1°C (contre -20°C lorsqu’ils n’ont pas éclos). In fine, selon lui, “une chose que l’on pourrait améliorer, c’est la prévention de ces fortes gelées qui succèdent à la douceur” car “il y a une lacune au niveau institutionnel”.Enfin, le quatrième article s’intéresse à l’arboriculture, qui a également souffert fortement de cet épisode de gel. Dans la Drôme et l’Ardèche, la quasi-totalité des productions d'abricots, de cerises et de pêches ont été gelées.On y apprend également que la plupart des exploitations arboricoles ne sont pas assurées contre le gel car « les épisodes de gel et de grêle se multiplient et il est devenu presque impossible de trouver des compagnies d'assurances qui acceptent d'assurer les arboriculteurs ».Enfin, au delà des arboriculteurs, l’article précise que c’est également une myriade d'entreprises spécialistes de la distribution et de la transformation des fruits locaux qui sont fragilisées car privées de matières premières.  Une bon début de saison pour l'aspergeLe Monde, Après une année 2020 plutôt bonne, « l’asperge reste droite dans ses bottes » en 2021, 10/04/2021Un article sur un légume de saison. On y apprend que malgré les craintes lors du premier confinement de mars 2020, la filière asperge française a limité la casse. La coopérative Copadax a, par exemple, vu ses volumes baisser de 5 à 10% mais comme les prix ont été en hausse, son chiffre d’affaire a progressé de 10% par rapport à 2019.Si en ce début d’année 2021 les restaurants sont de nouveaux fermés, les asperges landaises commencent à arriver sur les étals et les prix sont en légère hausse par rapport à l’an dernier.Néanmoins, le gel qui a frappé le territoire français la semaine dernière aura également un impact sur les volumes d’asperges, notamment dans les Landes où un producteur explique qu’il a perdu 15 à 20% de sa production en deux jours.On apprend également que l’Allemagne est le premier producteur européen d’asperges, loin devant la France et ses 20 000 tonnes par an. Un nouveau livre sur l'anti-gaspi“La cuisine des beaux restes”, Estérelle PayanyLa journaliste culinaire Estérelle Payany vient de sortir un nouvel ouvrage culinaire antigaspi intitulé “La cuisine des beaux restes”, qui est consacré à la cuisine des restes.Comment transformer ses restes de raclette en muffins, réaliser des pickles de peau de pastèque ou encore des blinis de carottes râpeés? Que faire avec un reste de jaune d’œuf, un fond de bouteille de vin ou du pain rassi ?Pour aller plus loin, elle a demandé à 7 cheffes et cuisinières : Manon Fleury, Chloé Charles, Anna Trattles et Alice Quillet de Ten Belles, Alessandra Montagne-Gomes du restaurant Nosso, et Christel Régis de la boulangerie Persephone, une de leurs recettes anti-gaspi et quelques-unes de leurs astuces.Vous le trouverez dans toutes les bonnes librairies. Le groupe Avril se sépare des protéines animalesLe Figaro, Avril cède ses œufs Matines et ses activités d’abattage de porc, 13/04/2021Le groupe Avril, spécialiste des huiles et des protéines végétales, a décidé de se recentrer complètement sur ces activités et a donc annoncé vouloir se séparer de ses activités de transformation animale. Il va donc mettre en vente sa filière œufs, composée de la marque grand public Matines et de la marque d’ovoproduits Ovoteam, mais également ses activités dans le porc (Abera). Au total, le groupe va se séparer d'environ 8,5% de son chiffre d’affaires.Si le groupe était un acteur majeur dans l’œuf, avec environ 2 milliards d’unités vendues chaque année, sa filiale ovoproduits a naturellement souffert en 2020 de la fermeture des restaurants. Sa filiale Matine a, quant à elle, souffert depuis plusieurs années de la nécessité de sortir de l’élevage en cage. Ces startups qui se lancent dans le faux-mage, le fromage végétalWired, The quest to make genuinely cheesy dairy-free cheese, 08/04/2021Un article complet sur ces startups qui se lancent dans la fabrication de fromage sans produits laitiers.Que ce soit les ersatz de camembert à la noix de cajou, du faux stilton à la noix de coco ou encore des bûchettes de mozzarella à base d'amidon de riz, ce secteur est en plein boom aux Etats-Unis où sa croissance était de +18% en 2019 (contre seulement 1% pour les fromages traditionnels). Par ailleurs, selon les prévisions le marché mondial du fromage végétalien devrait atteindre 7 milliards de dollars d'ici 2030. Il connaît un boom également au niveau de la fabrication, celle-ci se faisant de plus en plus à partir de fermentation à base de plantes.Le problème à régler pour ces startups n’est tout de même pas simple : toute personne qui en a acheté, goûté ou senti confirmera que ce ne sont pas des fromages. Que ce soit au niveau de la texture ou du goût, le résultat est encore assez loin des fromages traditionnels. Comme le dit l’article, “on n'oublie pas vraiment sa première mauvaise expérience de fromage végétalien”.L’article raconte ensuite le parcours du co-fondateur de Perfect Day qui, suite à une mauvaise expérience avec un fromage végétalien s’est intéressé à ce qui faisait la différence entre un fromage traditionnel et un fromage végétalien. Il a trouvé que deux produits typiques du lait manquent à ces alternatives végétales : la caséine et les protéines de lactosérum. Ce sont les blocs moléculaires qui, combinés, donnent au lait (et, en fin de compte, au fromage) sa texture unique, son goût et son crémeux. La caséine en particulier est le composant coagulant qui permet au vrai fromage de s'étirer ou de fondre.Aujourd’hui, Perfect Day a déjà levé 360 millions de dollars, et fait face une concurrence de plus en plus importante, avec notamment l’américaine New Culture, qui utilise une méthode similaire de réplication des protéines pour produire des boules de mozzarella, la singapourienne TurtleTree Labs, qui a transformé des cellules de vaches, de chèvres et même de chameaux en lait produit par bioréacteur ou encore Impossible Foods qui, après son succès dans les substituts à la viande, a annoncé en octobre 2020 que des travaux étaient en cours sur un prototype d'Impossible Milk.La ruée vers ce nouvel or blanc est belle et bien en marche. L'évolution de la FoodTech en 2020DigitalFoodLab, FoodTech in Europe in 2020Digital Food Lab vient de sortir la quatrième édition de son rapport sur la FoodTech en Europe.On y apprend notamment qu’en 2020, les startups européennes de la FoodTech ont levé 2,7 milliards d'euros, soit autant qu'en 2019.Néanmoins, et malgré la pandémie, le montant total investi dans les startups FoodTech au niveau mondial a fortement augmenté et la part de l'écosystème FoodTech européen a donc baissé et ne représente plus que 12%.Digital Food Lab met également en avant une troisième vague de startups FoodTech européennes qui se caractérise par deux éléments clés : elles lèvent davantage de fonds à un stade très précoce (avant même d'avoir un produit) et parient sur des tendances à long terme.Vous pouvez télécharger gratuitement le rapport ici. Le vin de l'espace de retour sur terreFinancial Times, Space wine: what a trip to the stars did for a case of Petrus, 07/04/2021La startup française Space Cargo Unlimited (SCU) s’est fixée pour objectif de déterminer si les réponses aux problèmes de l'agriculture terrestre se trouvent au-delà de la Terre. L'entreprise prévoit ainsi 6 expériences au cours des prochaines années sous la bannière de Mission Wise, un programme de recherche privé lancé par Nicolas Gaume, le co-fondateur. Pour cet essai, SCU a envoyé 12 bouteilles de Petrus dans la Station spatiale internationale (ISS). C'était la première fois que les expériences réalisées au sein de la station spatiale impliquaient des bouteilles de vin. Entre leur décollage en novembre 2019 et leur retour en janvier 2021, les bouteilles ont passé 14 mois à parcourir 300 millions de kilomètres, en orbite autour de la Terre 16 fois par jour. Suite à une première dégustation effectuée début mars, certaines personnes ont trouvé des saveurs manifestement différentes dans les vins qui avaient séjourné dans l'espace, comme des tanins et des fruits plus doux, ainsi que des arômes plus prononcés de fleurs, de fumée et de truffe, typiques de vin de Petrus ayant vieilli quelques années de plus.L’an dernier, SCU avait envoyé 320 sarments de vigne pour étudier l’impact de l’absence de gravité sur la vigne. Moitié Cabernet Sauvignon et moitié Merlot, les pieds sont désormais dans la pépinière de vignes Mercier en France et poussent visiblement plus vite que leurs homologues témoins. Une fois qu'ils seront bien établis, ils seront exposés aux maladies courantes de la vigne et aux défis climatiques tels que le manque d'eau pour voir si les conditions de l'ISS les ont rendus plus aptes à faire face aux stress de retour sur Terre. Prochaine étape pour SCU : faire fermenter le moût de raisin dans l’espace. Découvrez l’émission Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/podcast-eats-business Pour vous abonner à la newsletter Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/revue-de-presse-eats-business-newsletter
Krotoum Konaté est nutrithérapeute. Elle est spécialisée dans le microbiote, qui est véritablement notre deuxième cerveau ! Dans ce podcast, Krotoum nous dit tout ce que nous avons voulu savoir sur le microbiote sans jamais avoir osé le demander ! Elle nous explique ce qu'est le microbiote et l'impact qu'il a sur notre santé : bien-être quotidien, poids… Elle nous éclaire sur les avancées de la science sur le sujet. Elle nous donne plein de conseils sur comment entretenir efficacement son microbiote pour être en bonne santé et en forme ! « À l'âge de 3 ans, on a l'équivalent de notre microbiote adulte. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut essayer de l'enrichir : mode de vie, alimentation, sommeil, sport… »Pour en savoir plus sur Krotoum Konaté et le microbiote :Nutrithérapie Intégrative & Microbiote, https://www.krotoumkonate.com/Pour contacter Krotoum Konaté :LinkedIn, https://www.linkedin.com/in/krotoum-konate-alimentationbio/Instagram, https://www.instagram.com/krotoum/Doctolib, https://www.doctolib.fr/naturopathe/paris/krotoum-konatePour découvrir l'origine du podcast de Beena Paradin Migotto :https://businessofbouffe.com/podcast/food-karma-0Pour découvrir les épisodes de Food Karma :https://businessofbouffe.com/podcast-food-karma
Il se demande s’il est possible de parler d’autre chose que de pâtisserie il rit, bien sûr que c’est possible, l’univers de Pierre Hermé est d’une vastité et d’une richesse folle. Il cultive sa bienveillance, une qualité qui selon lui appelle la réciprocité. Son enthousiasme, il le nourrit à la curiosité, en créant des passerelles entre son métier et l’art, l’architecture ou la mode. Il adore faire du shopping ! « Je suis le personnal shopper de Valérie, ça m’intéresse énormément, pour le style, pour la beauté, pour l’inspiration, j’aime ces matières, j’aime ce toucher, c’est beau et sensuel ». Ce qui l’agace ? Les gens qui ont oublié qu’ils avaient un sac à dos, et qui vous donnent des coups sans s’en rendre compte, une situation qui lui arrive bien plus souvent qu’il ne le voudrait. Il revient sur une expérience très forte et très émouvante qu’il a vécu en 1995, et qui le fait encore pleurer, à chaque fois qu’il y repense. S’il aime qu’on l’aime ? Bien sûr, mais il préfère qu’on aime ses gâteaux… Il est impatient, aimerait que les choses existent à la seconde où il les dit : « je déteste qu’on me vole mon temps ». S’il est romantique ? Oui mais sans excès, « parce que le romantisme, ça peut être chiant ». Il reviendra aussi sur son rapport à la religion, sur son meilleur échec, et sur ses gueuletons idéaux, parce qu’il n’y en a pas qu’un.«  Je déteste qu’on me vole mon temps. » Pour en savoir plus sur les pâtisseries Pierre Hermé :https://www.pierreherme.com/ Pour contacter Pierre Hermé :Sur LinkedIn, https://www.linkedin.com/in/pierre-hermSur Instagram, https://www.instagram.com/pierrehermeofficial/ Pour découvrir l'origine du podcast de Raphaële Marchal :À Côté D’La Plaque #0 | Raphaële Marchal – Présentation de son nouveau podcast Pour découvrir les émissions À Côté D'La Plaque :https://businessofbouffe.com/podcast-a-cote-dla-plaque
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent les propositions de Serge Papin pour protéger les agriculteurs, la nouvelle tablette de chocolat Nestlé sucrée avec de la pulpe de cacao et le boom des vins rosés et en cubi.Dans cet épisode, sont aussi évoqués la réponse du ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Julien Denormandie à Serge Papin, la filière cassis comme modèle pour le monde agricole, l'hard-discounter américain Trader Joe's et l'envolée du Q-commerce associé aux dark stores. Les propositions de Serge Papin pour protéger les agriculteursPleinchamp, Négociations commerciales : les 9 propositions de Serge Papin, 25/03/2021La loi EGalim, entrée en vigueur en 2019, n’ayant au final pas eu les effets initialement escomptés et la guerre des prix étant repartie dans le contexte de la pandémie de Covid-19, le gouvernement avait missionné en octobre l’ancien président de Système U, Serge Papin, afin de trouver des solutions pour renforcer cette loi EGalim et de rééquilibrer les rapports de force entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs.Il en ressort 9 propositions :1) Garantir la « marche en avant du prix » dans un cadre pluriannuel : comme l’explique Serge Papin, “Le prix des matières premières agricoles sera arrêté dans un contrat passé entre les agriculteurs et les industriels de la première transformation” et “sera fixé à partir d’indicateurs de coûts de production et dans la suite de la négociation entre les industriels et les distributeurs”. De plus, “les distributeurs ne pourront plus négocier la part agricole, qui sera en quelque sorte sanctuarisée”. Enfin, il propose la signature de contrats pluriannuels (3 ans minimum) pour sortir du « rapport de force ». 2) Tendre vers davantage de transparence dans les relations commerciales en expérimentant un outil de transparence : ce système vise à pallier le manque de confiance entre les acteurs d’une même filière. Il permettrait le partage d’informations confidentielles avec un tiers de confiance pour établir des indicateurs anonymisés.3) Améliorer la perception de la valeur de l’alimentation en précisant le rôle des promotions : le rapport recommande notamment que pour les promotions concernant des dégagements, ce soit les interprofessions qui définissent les périodes de dégagement de produits sensibles pendant lesquelles la publicité sur le prix des promotions de ces produits serait interdite.4) Renforcer la médiation : renforcer les pouvoirs du médiateur.5) Revoir la politique de pénalités : le rapport recommande “du discernement sur les produits vivants”.6) Plus de patriotisme agricole : identifier systématiquement l’origine France des ingrédients et des produits, y compris en restauration collective.7) Encourager les agriculteurs à se regrouper : encourager la création d’entités plus fortes d’agriculteurs par le regroupement d’entités existantes.8) Accélérer la transformation des coopératives : accélérer leur transformation pour passer d’une logique de flux poussés à une logique d’orientation de la production.9) Mettre en place une véritable éducation nutritionnelle : celle-ci serait mise en place dès la primaire.Le rapport peut être téléchargé ici. Les réponses du Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Julien Denormandie aux propositions de Serge PapinTerre-net, Rémunération des agriculteurs : les réponses de Julien Denormandie, 26/03/2021Un entretien réalisé avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation suite aux propositions faites par Serge Papin.Pour Julien Denormandie, “il est inacceptable que cette guerre des prix se fasse sur le dos des agriculteurs” et “ses propositions sont très concrètes, et doivent être mises en œuvre”. Selon lui, “dans l’idéal, les modifications nécessaires devraient être apportées dès cet été” pour qu’elles puissent encadrer les prochaines négociations commerciales.Parmi les propositions faites, la plus importante selon le Ministre est celle de “la sanctuarisation des prix des matières premières agricoles”.Julien Denormandie rappelle d’ailleurs que “le consommateur est un acteur majeur” car il doit “accepter qu’un concombre produit en France, issu de fermes ayant conduit une transition agroécologique, n’ait pas les mêmes qualités nutritionnelles et environnementales qu’un concombre importé de pays qui ne respecte pas les mêmes normes que nous, et donc que les prix soient différents”. Il met également en avant le fait que “le "mieux manger" ne peut pas passer par la destruction de nos agriculteurs” et en appelle à “sursaut collectif qui doit venir de la grande distribution, des industriels”.Enfin, il donne sa triple vision dans le cadre de la nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) qui est en négociation : “la souveraineté de notre agriculture, la qualité et la durabilité de notre production et la spécificité de nos territoires”. Cassis : filière modèle du monde agricoleBFM TV, Pourquoi les producteurs de cassis montrent la voie à l’ensemble du monde agricole, 28/03/2021Alors que Serge Papin a proposé dans son rapport de mettre en place des contrats pluriannuels entre les producteurs et les industriels transformateurs, BFM TV s’intéresse à une filière où ces contrats existent depuis longtemps.Dans le cahier des charges de l’indication géographique « Crème de cassis de Bourgogne », il est en effet précisé que "les premiers contrats d’achats de baies de cassis entre producteurs et liquoristes, pour des baux allant de six à douze ans, sont apparus dès 1904. Cette pratique du contrat pluriannuel perdure aujourd’hui".D’après l’article, l'interprofession “Acteurs du cassis” a créé il y a 15 ans des contrats de cinq ans. Ainsi, pendant 5 ans les agriculteurs bénéficient du même prix d'achat de la part des liquoristes, qui disposent en retour de l'assurance d'avoir la matière première. Pour Jean-Dominique Caseau, l'ancien président du Syndicat des producteurs de cassis de Dijon, “C'est une garantie de débouchés. Un verger de cassis a une durée de vie de 15 ans mais il faut trois ans pour que ça produise”.Néanmoins, l’article précise que le cassis est une petite production de moins de 1500 tonnes par an, avec un nombre limité de producteurs et seulement sept transformateurs de crème de cassis. Ce qui fonctionne sur le cassis n’est pas aussi simple à répliquer sur des productions de plus grande échelle comme les pommes. Le sucre remplacé par de la pulpe de cacao dans une tablette de chocolat NestléProcess Alimentaire, Comment Nestlé utilise la pulpe de cacao pour son nouveau chocolat, 29/03/202Une innovation intéressante vient d’être mise au point par Nestlé : il s’agit d’une tablette de chocolat que l’on pourrait en quelque sorte traitée d’antigaspi. En effet, comme l’explique François Legeard, responsable marketing chocolat premium chez Nestlé, d’ordinaire le chocolat est travaillé à partir de la fève de cacao. Or cette dernière ne représente que 20% de la cabosse et les 80% restants (70% de coque et 10% de pulpe) sont jetés.Or la pulpe est sucrée et Nestlé a décidé de la valoriser pour sucrer son chocolat. Avec ce procédé, le groupe réussit ainsi non seulement à raccourcir la liste des ingrédients mais également à réduire les déchets et à améliorer le revenu des producteurs. Cette innovation est le fruit de 3 années de R&D pour trouver le bon process de séchage pour que la pulpe ait la bonne consistance, la bonne viscosités et le goût souhaité afin d’être intégrée au chocolat.Commercialisée sous le nom Incoa, on la trouve depuis ce mois-ci chez La Grande Épicerie Paris. Trader Joe's, le hard-discounter hypeLes Echos, Trader Joe's, l'américain qui gentrifie le hard-discount, 30/03/2021Un article sur une chaîne de supermarchés américaine assez méconnue chez nous mais qui mérite une visite lors de votre prochain séjour aux Etats-Unis.Trader Joe’s est née en Californie à la fin des années 1950 et appartient depuis plusieurs décennies à la famille allemande Albrecht, qui est également propriétaire du hard-discounter allemand Aldi. Ce qui démarque Trader Joe’s de ses concurrents américains : des magasins dont la surface varie de 750 à 1 100 m² (contre 3500 m² en moyenne pour un Whole Foods Market) et qui compte au maximum 4000 références (contre jusqu’à 50 000 pour ses concurrents), : pas de viande ou de poisson à la découpe, peu de produits d'entretien et de beauté, une déco cool et colorée, une présence en ligne quasi inexistante, pas de carte de fidélité, plus de 80 % de son offre est vendue sous sa marque propre et il n’y a aucune caisse automatique dans les magasins.L’article rapporte d’ailleurs ces propos de Jon Basalone, le président chargé des magasins, pour expliquer le succès des magasins Trader Joe’s : « Le magasin est notre marque et nos produits fonctionnent mieux quand ils sont vendus comme une partie de cette expérience client à l'intérieur du magasin ». Et comme le précise Mark Gardiner,  un ancien publicitaire qui a consacré un livre à cette enseigne « La seule manière de ne pas être tué par (Amazon) est de rendre le shopping agréable, de faire de l'expérience en magasin quelque chose de divertissant ».L'enseigne compte actuellement 515 supermarchés et en ouvre une vingtaine par an. Son chiffre d’affaires annuel est estimé à environ 15 milliards de dollars.  L'envolée du Q-commerceSifted, On-demand grocery delivery : The competitors, compared, 29/03/2021Un article très intéressant sur un segment naissant mais qui se développe à vitesse grand V à coups de centaines de millions d’euros : le Q-commerce. Leur offre de service se résume en quelques mots : elles proposent aux clients environ 1 000 à 2 000 produits d'épicerie, stockées dans des "dark stores", qui peuvent être commandés via une application et arrivent chez vous en moins de 15 minutes.L’article balaie et compare les différents acteurs au niveau européen. On y apprend notamment qu’hormis la turque Getir, qui existe depuis 2015, ces startups ont toutes été lancées depuis janvier 2020.Par ailleurs, elles ont multiplié les grosses levées de fonds depuis quelques semaines :Getir a levé 300 millions de dollars la semaine dernière, ce qui la valorise à 2,6 milliards de dollars.l’allemande Gorillas, qui a été lancée en juin 2020, a également levé 285 millions d’euros la semaine dernière et est déjà valorisée à 1 milliards d’euros. Le marché sur lequel la compétition est la plus féroce pour le moment est l’Angleterre, où elles ne sont pas moins de 7 à s’être aventurées.A noter également que certaines de ces startups visent également une implantation sur le marché français. C’est le cas de Getir ou encore de Gorillas.Si les investisseurs se jettent tous sur ces startups, elles ont tout de même plusieurs challenges devant elles : elles doivent multiplier rapidement le nombre de dark stores, elles ne seront pas rentables avant au moins 2 ans, la prime au premier arrivé est très importante, leurs marges sont encore faibles, les grands acteurs de la livraison de repas Uber Eats et Deliveroo se sont également lancés sur ce créneau et à moyen/long terme les loyers des dark stores peuvent être amenés à augmenter plus ou moins fortement. Bag in Box et rosés ont coulé à flots pendant le premier confinementLes Echos, Vin en cubi, spiritueux et prosecco ont profité du confinement, 25/03/2021Alors qu’en 2020, les ventes de vin réalisées dans les supermarchés et les hypermarchés ont augmenté de 1,1% en volume et de 1,3% en valeur, cette hausse des ventes n’a pas bénéficié à tous les segments.Ainsi, l’article nous apprend que cette hausse a surtout bénéficié aux vins rosés ainsi qu’aux bag-in-box. Ces derniers ont même, d’après Les Echos, “représent(é) la moitié de la totalité des vins pendant le premier confinement”. Par ailleurs, alors que le e-commerce a explosé un peu partout en 2020, le secteur du vin fait office de forteresse gauloise. La part de l'e-commerce n'a en effet augmenté que de 1,5% et ne représente que 3,6% de l’ensemble du commerce de vin. Découvrez l’émission Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/podcast-eats-business Pour vous abonner à la newsletter Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/revue-de-presse-eats-business-newsletter 
Alain Milliat a repris la ferme familiale pour se rendre compte qu'il ne pourrait pas gagner sa vie en élevant des moutons, qui pourtant le passionnent ! Il se lance dans la création d'un verger, a l'idée en chemin de transformer ses fruits en jus qui aujourd’hui se retrouvent dans beaucoup de tables de grands restaurants et hôtels. Alain Milliat revient sur son histoire et notamment comment il a trouvé ses premiers clients en s'adressant aux sommeliers des Relais & Châteaux. Il décortique tout ce qui fait la différence entre ses jus de fruits de qualité et les jus de base : qualité des ingrédients (vrais fruits versus concentré), maturité à la cueillette, sélection de profils aromatiques… Il nous engage à retrouver les goûts des bons fruits au quotidien, y compris en supermarché ! Il nous partage ses plaisirs personnels dont une alliance inédite sardines et riz ! « Un industriel, sans jugement de valeur, a une problématique de prix, où nous, nous avons une problématique de plaisir. »Pour contacter Beena Paradin Migotto :Beena Paradin Migotto, https://www.linkedin.com/in/beenaparadin/ 
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur l'évolution du Bio en 2020, le rachat de Leerdammer à Bel par Lactalis et la consommation d'eau en bouteille.Dans cet épisode, sont aussi évoqués la transition durable et sociale de l'alimentation, Everli nouveau spécialiste de la livraison de courses à domicile en France, la mondialisation du KitKat et les solutions pour réutiliser ses déchets alimentaires.Consommation de produits biologiquesL’édition 2021 du baromètre de consommation et de perception des produits biologiques en FranceL’Agence Bio suit depuis plus d’une décennie, la perception et la consommation des produits biologiques auprès de la population nationale. Mais l’année 2020 étant une année exceptionnelle vu le contexte de la crise sanitaire liée au Covid-19, les enseignements de ce baromètre sont multiples.Tout d’abord, pour la quatrième année consécutive, il y a une stabilisation de la croissance de la consommation mensuelle des produits biologiques a un taux dépassant les 70% (73% en 2020). A l’inverse, le taux de non consommateurs absolus, réfractaires aux produits biologiques est également stable depuis 3 ans, aux alentours de 10%.Au niveau des habitudes alimentaires, le fait de cuisiner davantage enregistre une progression impressionnante (+8 points par rapport à l’année précédente). Par ailleurs, le bio a séduit 15% de nouveaux consommateurs en 2020 et plus d’un quart de ces nouveaux consommateurs ont commencé à consommer des produits biologiques à partir du premier confinement.Au niveau des produits consommés, les fruits et légumes bio sont en tête (81% des consommateurs bio en consomment au moins 1 fois) devant les oeufs (69%) et le lait (44%).Enfin, pour l’ensemble des Français (consommateurs ou non), le prix continue d’être le frein majeur à consommer plus de produits bio (tout particulièrement pour les moins de 25 ans).L’étude complète est à télécharger ici.La fin des rivalités entre Lactalis et BelLe Figaro, Le mariage forcé entre Lactalis et Bel touche à sa fin, 19/03/2021 + Challenges, Lactalis rachète Leerdammer à Bel, 22/03/2021Le groupe Bel a décidé de céder un de ses joyaux, le fromage Leerdammer, ainsi que les filiales Bel Italie, Bel Allemagne, Royal Bel Leerdammer aux Pays-Bas et Bel Shostka en Ukraine, à son concurrent Lactalis. Cette opération est valorisée aux alentours de 600 millions d'euros, selon Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis.Mais la particularité de cette transaction est que Lactalis ne déboursera pas un centime. Lactalis récupérera en effet Leerdammer en échange de 1.591.472 actions du groupe Bel selon Challenges, soit environ 23% de son capital. Lactalis ne détiendra ainsi plus que 0,9% du capital de Bel au terme de cette opération. Comme le rappelle l’article du Figaro, “l'opération va dans le sens du rééquilibrage du portefeuille du groupe familial entre ses activités historiques laitières (…) et les produits fruitiers et végétaux”. Elle marque également la fin d’une histoire de rivalité entre deux familles emblématiques dans le monde du fromage français. L’article précise en effet que la famille Besnier, qui contrôle Lactalis, était entrée au capital du groupe Bel dans les années 1990 suite à une prise de participation opportune réalisée par le père de l'actuel PDG du groupe. Au fil du temps, ce dernier avait acquis notamment auprès d'un membre de la famille de son concurrent jusqu'à 28,5% de la holding familial du groupe Bel. Cette opération était, selon l’article du Figaro, “très probablement destinée à mettre la main sur son rival” et a été vue comme une “agression brutale” par la famille Fiévet, propriétaire du groupe Bel, malgré le fait que Lactalis n’ait jamais été jusqu’à prendre le contrôle de Bel.Selon Challenges, le groupe Bel a par ailleurs annoncé qu’à l'issue de cette opération, il a l'intention de se retirer de la bourse.Transition durable et sociale de l'alimentationLa Tribune, Un an de crise : "Il faut repenser l'alimentation durable à l'aune de l'inclusion sociale", 22/03/2021La Tribune propose un entretien intéressant avec Nicolas Bricas, socio-économiste de l'alimentation au Cirad, pour qui il est “indispensable de co-construire un projet alimentaire sociétal mobilisant tous les citoyens”.Selon lui, le phénomène le plus important induit par la crise sanitaire liée au Covid-19 est le fort accroissement de la précarité alimentaire. Le pouvoir d’achat de nombreux français s’est en effet effondré, notamment pour ceux qui travaillent dans la restauration, dans le spectacle ou encore pour les étudiants. Par conséquent, l'ensemble de la classe moyenne inférieure se tourne désormais vers une alimentation moins chère. Or améliorer la durabilité de l'alimentation entraîne bien souvent une hausse du prix des aliments, qui viendrait se heurter à ce qu’il nomme la “paupérisation silencieuse”.Ainsi il met en avant l’idée qu’une transition durable de l'alimentation doit “être repensée dans une mécanique d'inclusion sociale générale, permettant à tout le monde, et non pas seulement à une élite éduquée et à fort pouvoir d'achat, d'en faire partie”. Si, selon lui, “l’alimentation bon marché est possible seulement au prix d'une dégradation de l'environnement et d'une précarisation des conditions de travail”, la hausse des coûts induites par “la réintégration dans la valeur des aliments d'externalités environnementales et sociales” ne pourra être possible “qu’en en faisant adhérer toute la société à la nécessité d'intégrer aux prix ces externalités”.Eau en bouteille : luxe ou nécessité ?Financial Times, Bottled water should be a luxury, not a necessity, 19/03/2021En 2020, les ventes d'eau en bouteille de Danone ont chuté de 17%. Une raison à cela : la pandémie de Covid-19 a montré que nous avons une eau parfaitement bonne à portée de main avec l’eau du robinet et que nous n’avons pas besoin de boire de l'eau de source dans des bouteilles en plastique ou en verre.Comme l'a écrit un jour Richard Wilk, professeur d'anthropologie, dans un article de recherche sur l'eau en bouteille, "amener les gens à payer pour des choses qu'ils ont déjà en abondance" est un exploit pervers.Mais c’est également l’empreinte écologique de l’eau en bouteille qui est mise en cause, que ce soit le fait de transporter de l'eau sur de longues distances ou le fait qu’elle soit conditionnée dans des bouteilles plastiques finissant dans des décharges ou des océans. Mais, comme le précise l’article, le problème majeur est que des milliards de personnes boivent de l'eau en bouteille par nécessité, soit parce que l'alternative publique n'est pas sûre, soit parce qu'il n'y en a pas du tout.L’article rappelle d’ailleurs que l’économiste Adam Smith avait en son temps relevé le paradoxe suivant dans son ouvrage “La richesse des nations” : l'eau, qui est pourtant essentielle à la vie, est moins chère que les diamants, qui sont un luxe. Ceci est dû au fait que quelqu'un qui dispose de beaucoup d'eau n'accorde pas une grande valeur à un verre d'eau supplémentaire, son utilité marginale est dite faible.Everli, un nouveau spécialiste de la livraison de courses à domicile en France LSA, Everli, l'Instacart italien, détaille son offensive en France, 24/03/2021Après le hollandais Picnic, c’est un nouveau spécialiste de la livraison de courses à domicile qui arrive dans l’Hexagone. Cette fois-ci, il s’agit de l’italien Everli qui a débarqué à Lyon début février.LSA a pu s’entretenir avec le CEO d’Everli, Federico Sargenti. Ce dernier affirme ainsi que son entreprise ambitionne de devenir l' "Instacart européen". Pour rappel, Instacart est un site américain qui propose de la livraison de courses collaborative. Ainsi, comme l’explique LSA, Everli connecte des consommateurs en ligne à une communauté de “shoppers”, qui se rendent physiquement dans le magasin, y effectuent le picking et leur livrent ensuite directement les produits d'épicerie le jour même.On y apprend également que l’entreprise italienne a réalisé 110 millions d’euros de volumes d'affaires en 2020 et que La France devient le quatrième pays où Everli s'implante, après l'Italie, la Pologne et la République Tchèque. Everli est actuellement en train de se rapprocher de différents acteurs de la grande distribution en France. Selon le PDG, son offre complète celles déjà en place comme le drive ou la livraison classique. Comme il l’explique, “notre proposition est d'offrir la livraison à domicile de gros paniers le jour même partout en France, de manière très efficace pour les distributeurs en termes de coûts”. Ainsi, pour les distributeurs français Everli représente “un canal additionnel et des ventes incrémentales”.Mondialisation du KitkatFinancial Times, How the KitKat went global, 18/03/2021Un article qui parle de la mondialisation de l’alimentation en prenant l’exemple du KitKat et notamment de son développement au pays du soleil levant.On y apprend que le KitKat a été inventé en 1930 en Angleterre, lorsqu’un employé a suggéré à Henry Rowntree, le patron de la chocolaterie du même nom, de mettre au point une friandise "qu'un homme pourrait emporter au travail dans son sac". Suite à cela, l'entreprise a lancé la gaufrette recouverte de chocolat au lait que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de KitKat. Son slogan "Have a break, have a KitKat", inventé à la fin des années 1950, perdure d’ailleurs encore aujourd'hui.KitKat est arrivé au Japon dans les années 1970 où il a été, dans un premier temps, vendu comme une friandise exotique "britannique". Rowntree a été racheté en 1988 par Nestlé et, malgré la puissance marketing de la multinationale, KitKat a eu du mal à concurrencer les confiseries des producteurs locaux comme Glico. A tel point qu’au début des années 2000, les cadres de Nestlé au Japon, se sont demandés si la marque KitKat avait un véritable avenir dans le pays.Mais un jour, un responsable local de Nestlé s’est rendu compte que les ventes de KitKats sur l'île de Kyushu, au sud du Japon, explosaient entre décembre et février. Une explication s’est dégagée pour expliquer ce phénomène : les étudiants avaient remarqué que le mot "KitKat" ressemblait à l'expression japonaise "kitto katsu" ("tu surmonteras"). Ils s'offraient donc un KitKat comme porte-bonheur pour traverser l'épreuve du juken, une sorte d’équivalent japonais du Bac. L'équipe japonaise n'a pas osé remplacer le fameux slogan "Have a break" par "Kitto katsu" car ils savaient que le groupe voulait maintenir une cohérence entre les marques mondiales. Mais ils ont néanmoins décidé d’utiliser la phrase "Kitto sakura saku yo ! ("les souhaits se réalisent !") dans leurs publicités japonaises.Et les ventes de KitKats ont commencé à exploser chez les étudiants japonais.Réutiliser ses déchets alimentairesFast Company, Banana peel bacon and sauce packet meatloaf : Ikea wants you to cook with food waste, 23/03/2021Un article déniché par Eileen Cho.Et il s’agit d’une initiative intéressante de la part de Ikea Canada, qui vient de sortir un livre de cuisine anti-gaspillage alimentaire dans lequel on trouve des recettes réalisées à partir de déchets alimentaires tels que des pelures de pommes, des croûtes de fromages, des peaux de bananes ou encore du marc de café. Les recettes ont été concoctées par des chefs nord américains.On y trouve également quelques astuces permettant d’utiliser des déchets alimentaires non comestibles, comme par exemple les coquilles d'œuf qui peuvent être moulues pour en faire une poudre servant à éliminer les dépôts calcaires dans la salle de bain, ou encore le marc de café qui peut être utilisé pour réaliser un masque exfoliant pour le visage.Intitulé Scrapsbook, celui-ci peut être téléchargé gratuitement au format PDF (en anglais).Découvrez l’émission Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/podcast-eats-business Pour vous abonner à la newsletter Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/revue-de-presse-eats-business-newsletter 
Hélène a fait un choix très tôt, celui d’être dans le positif. Elle sourit « chaque jour est un jour de gagné, et après la pluie, il y a le beau temps ». Dans cet épisode, elle nous raconte sa longue perte de goût, le comble quand on sait son métier, « tout le monde me disait mais qu’est-ce que c’est bon et moi je trouvais tout fade je me disais qu’est-ce qu’ils racontent ! ». Elle trouve que la générosité et la gourmandise sont très liées, et elle a fait de cette générosité un pilier de l’éducation de ses filles : « c’est tellement important de donner et de faire plaisir, et puis ça rend la vie tellement plus facile ! ». Elle ne sait pas recevoir de cadeaux, c’est une situation qui la met très mal à l’aise, elle est bien meilleure à les offrir. Elle est très gourmande et elle ajoute « c’est pas un scoop, moi j’aime les crispy cream donuts et les M&Ms, je ne sais pas résister ». Son seul secret, c’est la passion, et sa remise en question permanente : « je me dis tous les jours que je peux mieux faire, pour ne jamais stagner ». Elle est d’une nature assez naïve, et elle avoue sans rougir son côté fleur bleue. Si elle aime qu’on l’aime ? « Oui je pense que j’ai besoin de reconnaissance et de l’amour des autres ». Ce sont les petites choses de la vie qui la font pleurer, par exemple une petite fille d’un milieu très pauvre qui mange une chocolatine avec bonheur comme si c’était la fête, ça lui monte les larmes instantanément. « Je pleure d’ailleurs plus facilement de joie que de peine, précise-t-elle ». Elle revient sur tout ce qu’elle ferait si elle avait plus de temps, sur son approche de la religion et sur son meilleur échec. Et puis elle nous raconte son gros gueuleton idéal, sur la falaise de Bidart au Pays Basque, au coucher de soleil. Pour ce gueuleton rêvé, elle aimerait faire revenir ses deux grand-mères, pour qu’elles connaissent ses filles, mais aussi Michelle Obama et Kamala Harris. Et côté menu… « des merlus à l’espagnole, des poulets rôtis avec des grosses frites, une salade de tomates, un fromage de brebis et les œufs au lait de ma maman, mon dessert préféré ».«  C’est tellement important de donner et de faire plaisir, et puis ça rend la vie tellement plus facile ! » Pour en savoir plus sur les restaurants d'Hélène Darroze :https://www.helenedarroze.com/ Pour contacter notre invité :Sur LinkedIn, https://www.linkedin.com/in/helene-darrozeSur Instagram, https://www.instagram.com/helenedarroze/ Pour découvrir l'origine du podcast de Raphaële Marchal :À Côté D’La Plaque #0 | Raphaële Marchal – Présentation de son nouveau podcast Pour découvrir les émissions À Côté D'La Plaque :https://businessofbouffe.com/podcast-a-cote-dla-plaque 
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur l'annulation du décret qui imposait de mentionner l'origine du lait, sur la polémique des vaches canadiennes de la filière beurre nourries à l'huile de palme, et sur les supermarchés Amazon fresh aux Etats-Unis.Dans cet épisode, sont aussi évoqués la montée en gamme de la volaille française, l'explosion des importations de bœuf brésilien en Chine, les dark stores Monoprix dédiés à Amazon, les stratégies omnicanales de la distribution alimentaire et la bouteille de Bordeaux vendue à 1€69 chez Lidl. Plus d'obligation de mentionner l'origine du laitOuest France, Les fabricants n’ont plus l’obligation de mentionner l’origine du lait, 12/03/2021 + L’Usine Nouvelle, Trois questions pour comprendre la décision du Conseil d'Etat sur l'origine du lait, 15/03/2021Le Conseil d’État a annulé un décret gouvernemental datant du 19 août 2016 qui imposait, à titre expérimental, l’étiquetage de l’origine du lait ainsi que du lait et des viandes utilisées comme ingrédient dans des denrées alimentaires préemballées. Initialement prévue pour courir jusqu’à fin 2018, la période d’expérimentation avait par la suite été prorogée par décret jusqu’au 31 décembre 2021.Le groupe laitier Lactalis a demandé l’annulation du décret, arguant que cette obligation était contraire au règlement du 25 octobre 2011 du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires. L’Usine Nouvelle précise que, pour Lactalis, “l’obligation d'étiquetage représentait une complexité” car le groupe est “présent dans plus de 100 pays à travers le monde”.L’administration n’ayant pas pu démontrer de lien entre origine géographique et propriétés du lait (condition exigée par la Cour de justice de l’Union européenne pour autoriser un Etat à imposer un tel étiquetage au nom de la protection des consommateurs), le Conseil d’Etat a donc donné raison à Lactalis.Dans sa décision, le Conseil d’Etat précise que, bien que les consommateurs donnent de l’importance à l’origine des produits, “en dehors de cette approche subjective, il n’y avait pas objectivement de propriété du lait qui puisse être reliée à son origine géographique”. la polémique de l'huile de palme dans le beurre canadienLe Monde, Pourquoi le beurre canadien ne ramollit pas ? La polémique du « Buttergate » met en cause l’utilisation de l’huile de palme, 05/03/2021Focus sur ce que les médias de l’autre côté de l’Atlantique appellent le #buttergate. Il se trouve en effet que, depuis plusieurs semaines, les Canadiens ont un problème avec leur beurre, qui est devenu trop dur et s’étale mal.Tout est parti d’un tweet publié le 5 février par Julie Van Rosendaal, une blogueuse culinaire. Par la suite, cette dernière a émis l’hypothèse que ce phénomène proviendrait d’un changement dans l’alimentation des vaches laitières. Dans une tribune, elle accuse notamment l’huile de palme. Cette dernière serait en effet utilisée comme complément alimentaire afin d’augmenter la production de lait ainsi que sa teneur en matières grasses.Comme le précise Sylvain Charlebois, directeur scientifique du Laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires à l’université Dalhousie, “il n’y a rien d’illégal à donner de l’huile de palme aux vaches laitières, et rien n’empêche les producteurs laitiers de le faire”. Montée en gamme de la volaille françaiseLes Echos, Label rouge et bio portent la filière volaille française, 10/03/2021La filière volaille française a connu une bonne année 2020, aidée en cela par la pandémie et les freins qu'elle a mis au commerce international. Les achats de volaille des Français étaient en effet en hausse de 12,4% l’an passé, avec +10% pour les ventes de Label rouge et 6% pour le bio. L’article rappelle par ailleurs les efforts faits par la filière ces dernières années : montée en gamme, investissements dans de nouveaux bâtiments, progrès en matière de bien-être, réduction de 60 % de l'utilisation des antibiotiques en dix ans. Mais surtout, les élevages français correspondent au modèle que souhaitent les Français et comptent 3 fois moins d’animaux que chez nos voisins européens et 50 fois moins qu'au Brésil.La filière française craint par contre la reprise des négociations commerciales entre l’UE et l'Amérique latine qui pourrait potentiellement entraîner l’importation en Europe de “l'équivalent du quart des filets de volailles consommés aujourd'hui”.  Explosion des importations de bœuf brésilien en ChineThe Guardian, Eating up the rainforest : China’s taste for beef drives exports from Brazil, 16/03/2021Comme le résument bien les deux hommes d’affaires présentés dans l’article, “Il y a peut-être 20 ans, les habitants des villages et des petites villes ne mangeaient pas beaucoup de viande, mais ceux des grandes villes oui. Aujourd'hui, les habitants des grandes villes sont plus soucieux de leur santé et mangent plus de légumes, mais ceux des petites villes ont plus d'argent. Maintenant, ils mangent vraiment beaucoup plus de viande. Ils pensent qu'être riche signifie manger plus de viande”.Et cette envolée de la demande chinoise a permis aux ventes de bœuf brésilien d'atteindre des niveaux record. En effet, le Brésil a, selon les calculs du cabinet Safras & Mercado, représenté 43% des importations de viande de la Chine en 2020 et les exportations de bœuf du Brésil vers la Chine ont augmenté de 76% l'an dernier. Et comme le précise Thiago de Carvalho, professeur d'agrobusiness à l'Université de São Paulo, "La viande brésilienne est [parmi] les moins chères du monde", notamment à cause de la dégringolade de la monnaie brésilienne l'année dernière.L’article rappelle toutefois que les Chinois consomment moins de viande par habitant que les Américains. Mais, alors que leur viande préférée est le porc, une grande partie du cheptel porcin chinois a été décimé par la peste porcine africaine et les Chinois ont remplacé le porc par le boeuf.Ce boom a toutefois un coût environnemental élevé car l'Amazonie fournit environ un cinquième des importations de la Chine. Dark stores Monoprix dédiés à AmazonLe Monde, « Dark store » : plongée dans un supermarché de l’ombre en plein cœur de Paris, 17/03/2021Visite d’un magasin Monoprix pas comme les autres. Situé dans le 13e arrondissement de Paris, ce magasin de 1300 mètres carrés n'a ni façade ni vitrine car il se trouve en sous-sol et on n’y trouve aucun client. Ce dernier sert en effet uniquement à préparer des commandes passées en ligne par les clients de son partenaire Amazon. Ce magasin est ce que l’on appelle un “dark store”, il est organisé comme un vrai magasin mais est fermé au public et sert en fait d’entrepôt. Néanmoins, comme le décrit l’article, “ici, nul besoin que les produits soient rangés à hauteur des yeux pour attirer les regards des clients, comme dans un supermarché classique. Ni de mettre en avant ceux en promotion”. Car en fait, comme l’explique Ferdinand Tomarchio, directeur de l'e-commerce alimentaire chez Monoprix, si l'agencement de ce dark store est similaire à un véritable supermarché c’est surtout pour permettre à l'employé de circuler plus vite dans les rayons. Au niveau de l’assortiment, un produit sur six est un produit de marque Monoprix, soit largement plus que dans un supermarché classique. Ce phénomène des dark stores n’est d’ailleurs pas que franco-français mais il s’est développé un peu partout, poussé en cela par le développement fulgurant du e-commerce alimentaire suite à la pandémie de Covid-19.Concernant Monoprix, l’enseigne possède deux dark stores dédiés à Amazon dans Paris pour les livraisons à Paris et sa petite couronne. Pour les autres livraisons en Ile-de-France, les préparations se font depuis sept Monoprix disséminés en Ile-de-France. En province, les préparations se font depuis les magasins de Nice, Bordeaux, Lyon et Montpellier.  Amazon développe son activité alimentaire aux US avec Amazon freshBloomberg, Amazon Quietly Began Building a Grocery Chain During Pandemic, 11/03/2021Aux Etats-Unis, Amazon a commencé à multiplier les ouvertures de magasins Amazon Fresh depuis quelques mois. Le premier magasin a ouvert à Los Angeles en septembre 2020, le 11e a ouvert début mars et Amazon travaillerait sur 28 nouvelles ouvertures cette année, de Philadelphie à la banlieue de Sacramento. Les magasins Fresh ont une surface allant de 2300 à 4200m2 et les 11 premiers magasins sont pour la plupart disséminés dans des zones suburbaines de classe moyenne supérieure. Ils sont installés à la place d’anciens magasins de jouets Toys R’ Us et d’épiceries fermées. Amazon a utilisé des analyses détaillées des habitudes d'achat pour dresser une liste de 15 000 produits à mettre en rayon, un assortiment qui répond aux besoins quotidiens de la plupart des clients. Les marques de distributeurs, dont la gamme Whole Foods 365, occupent une place de choix.Comme le rappelle l’article, plus de dix ans après avoir commencé à vendre des produits alimentaires, Amazon ne détient qu'une infime partie du marché américain de l'alimentaire, qui représente 900 milliards de dollars. Selon les observateurs du secteur, les magasins Amazon Fresh sont un moyen pour le groupe de se rapprocher encore plus de ses membres Prime et de séduire un large éventail d'Américains, depuis les acheteurs à faible revenu qui fréquentent les discounters comme Walmart jusqu'aux clients plus aisés qui cherchent à récupérer leurs commandes en ligne. Les magasins Amazon Fresh ont un positionnement d’épicerie grand public, avec un assortiment de produits qui se situe quelque part entre les petits spécialistes comme Trader Joe's et les grands supermarchés.Rappelons toutefois qu’Amazon avait racheté la chaîne de supermarché Whole Foods Market en 2017 pour 13,7 milliards de dollars. Néanmoins, Whole Foods a eu du mal à se réinventer en tant que destination grand public et les ventes des magasins ont stagné. Les stratégies omnicanales de la distribution alimentaireThe Economist, The importance of "omnichannel" strategies, 13/03/2021Un article sur les stratégies omnicanales, qui associent les stratégies physiques et numériques, des principaux distributeurs américains et chinois.Tout d’abord, l’article s’intéresse à Walmart. Et l’accent mis sur l’omnicanal suggère que le groupe n'a pas forcément l'intention de donner la priorité au e-commerce sur son réseau de 4 000 magasins en Amérique. Le groupe considère au contraire que les deux font partie du même écosystème centré sur le client. L’article précise que, suite à la crise sanitaire liée au Covid-19, Walmart a rapidement développé des services pour faciliter l'expérience en ligne et hors ligne, tels que le retrait en magasin, le drive et la livraison depuis ses magasins. Le groupe a également lancé Walmart +, un service d'abonnement similaire à Amazon Prime qui offre aux membres une livraison express, des réductions sur l'essence et d'autres avantages. De son côté, comme nous l’avons vu dans l’article précédent, Amazon multiplie les ouvertures de magasins Amazon Fresh.Le même phénomène est observé en Chine ou les grandes plateformes telles qu'Alibaba (avec Freshippo) et JD.com, sont en train de construire de vastes chaînes de supermarchés. Comme l’explique Leigh Hopkins, responsable de la stratégie internationale de Walmart, "en Chine, les actifs hors ligne connaissent un regain d'intérêt".Mais finalement, comme le dit bien l’article, la principale question est de savoir si ces stratégies omnicanales peuvent être rentables. Il est, en effet communément admis que peu de détaillants, même Amazon, peuvent gagner de l'argent en vendant des produits alimentaires en ligne, en raison du coût élevé de la livraison. Selon les analystes, dans un secteur tel que le commerce de détail alimentaire, dont les marges ne dépassaient pas 2 à 4% avant le passage à la vente en ligne, seules les entreprises les mieux capitalisées et les plus efficaces sont assurées de survivre à l'assaut de la vente en ligne. Selon le cabinet Bain, à moins que les distributeurs ne commencent à facturer davantage les services en ligne, les pertes d'exploitation liées à l'envoi de marchandises depuis les magasins ou les entrepôts pourraient se situer entre 5 et 15%. Bordeaux à 1€69Capital, Lidl suscite la polémique avec sa bouteille de Bordeaux à 1,69 euro, 12/03/2021Pour sa foire aux vins du printemps, Lidl propose une bouteille de vin de Bordeaux AOP à 1,69 euro la bouteille. Ce prix cassé fait évidemment grincer des dents dans la filière. Selon Cédric Roureau, président du Syndicat des Courtiers de Vins et Spiritueux de Bordeaux, de la Gironde et du Sud-Ouest, “Pour sortir à 1,69 euro, l'achat de vin a dû se faire à un niveau extrêmement bas. Ce qui ne rend service à personne d'avoir des Bordeaux à ce prix”. L’enseigne se défend en arguant que ce prix a été obtenu grâce à “l’achat de volumes conséquents, plusieurs centaines de milliers de cols pour la France et d’autres marchés”. Découvrez l’émission Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/podcast-eats-business Pour vous abonner à la newsletter Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/revue-de-presse-eats-business-newsletter 
Aujourd’hui nous avons le plaisir de vous présenter l’émission “Food Karma” qui sera diffusée sur Business of Bouffe et animée par l’auteure culinaire et entrepreneuse de la Bouffe, Beena Paradin.Il y a plus d’un an, Daniel et Philibert avaient reçu Beena et son mari pour parler de leur marque de préparations prêtes à cuisiner veggies, bios, saines et originales. Beena revient désormais sur Business of Bouffe non pas en tant qu’invitée mais en tant qu’animatrice d’une nouvelle émission diffusée sur notre chaîne, Food Karma. Dans cet épisode pilote, Daniel et Philibert interrogent Beena au sujet de ce nouveau podcast. Elle nous explique ainsi son désir de faire de l’alimentation un acte heureux et positif pour améliorer notre karma. Derrière cette promesse empreinte de spiritualité, Beena se propose ainsi de partir à la rencontre d’acteurs œuvrant pour une alimentation bonne pour nos papilles, pour notre santé et pour la planète. A la fin de notre échange, pour nous mettre l’eau à la bouche, notre nouvelle animatrice nous dévoile ses prochains invités. Et parce que le Food Karma ne s’arrête pas aux frontières françaises, Beena vous fera même voyager avec des invités internationaux et quelques épisodes en anglais. Vous découvrirez aussi dans ce podcast les détails de cette nouvelle émission (fréquence, type d’invités…) dont le premier épisode sera diffusé le 1er avril. « La Bouffe, c’est la meilleure chose pour se faire plaisir, pour faire du bien à sa santé et à la planète. » Pour contacter Beena Paradin Migotto :Beena Paradin Migotto, https://www.linkedin.com/in/beenaparadin/
Ambre et Camille vous emmènent au cœur de l’innovation, dans une ferme pilote de 1 600m2, fondée par Félix Haget, un expert en aquaponie, et son équipe de choc.L’aquaponie est un système qui unit la culture de plantes et l’élevage de poissons. Elle s’organise autour de 3 compartiments : un élevage de poissons, un élevage bactérien et des cultures végétales. Ils forment ainsi un cercle vertueux : les poissons vont générer des nutriments dans l’eau, qui vont être convertis par les bactéries pour les rendre assimilables par les plantes. Concrètement sur la ferme d’Eauzons, on développe un élevage de saumons de fontaine, relié à la culture de salades, fraises, tomates, poivrons, piments…., le tout vendu en circuits très très courts. Et l'avantage avec une culture en hors sol c’est que qu’on peut l’implanter n’importe où, même en ville, dans des zones industrielles ou sur des sols pollués. Pour en savoir plus sur Eauzons :Eauzons, http://eauzons.com/ Pour contacter notre invité :Félix Haget, https://www.linkedin.com/in/felix-haget-aquaponics-expert/ Pour contacter Camille Fournier et Ambre Germain :https://www.instagram.com/surlechamp2020/ Pour découvrir l'origine du podcast Sur le Champ :https://businessofbouffe.com/podcast/sur-le-champ 
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur les agriculteurs stars des réseaux sociaux, sur les tests fructueux de culture de truffe blanche en France par l'Inrae, ainsi que sur les eaux gazeuses alcoolisées.Dans cet épisode, sont aussi évoqués le premier magasin de La Ruche qui dit Oui ! en France, l'entrée à la bourse de Londres de Deliveroo, les nouveaux gourous de l'alimentation, la difficile résilience de la filière foie gras face à la crise, l'allégement des taxes douanières américaines sur le vin français, le succès des spiritueux haut de gamme, et la nouvelle levée de fonds de Instacart, société américaine d'épicerie en ligne. Ces agriculteurs starsLe Parisien, Ces agriculteurs devenus stars des réseaux sociaux, 04/03/2021Ils sont connus sur les réseaux sociaux sous leurs pseudos @agrikol, @agritof80 @agri_zoom, @d_forge ou encore @AgriSkippy, ces agriculteurs et agricultrices français ont pris d’assaut il y a maintenant plusieurs années les réseaux sociaux afin de mieux faire connaître leur métier aux consommateurs et aux citoyens. Certains de ces agriculteurs font partie de l’association FranceAgritwittos, qui regroupe également des professions para-agricoles et dont la mission est de parler positivement de l’agriculture.Selon la dernière étude Agrinautes 2020, 68 % des agriculteurs sont présents sur un réseau social. Ils étaient seulement 1 % à utiliser Twitter en 2015 et ils sont désormais plus de 11 %. Ils sont sur les réseaux sociaux pour lutter contre une certaine forme de stigmatisation et de dénigrement de leur métier. Ils ont donc décidé de jouer la carte de la transparence et s’affichent sur YouTube, Instagram, Twitter, voire même TikTok, Snapchat ou Twitch.N’hésitez pas à aller découvrir leurs posts et leurs vidéos sur les réseaux sociaux. Premier magasin La Ruche qui dit Oui ! en FranceLSA, La Ruche qui dit oui ! ouvre son premier magasin en France, 08/03/2021La Ruche Qui Dit Oui, connue initialement pour être une plateforme de mise en relation entre producteurs locaux et consommateurs, se lance dans la distribution physique. La Ruche vient en effet d’ouvrir son premier magasin à Sceaux (92) et, selon l’article, compte ouvrir cinq autres magasins dans la petite couronne de Paris courant 2021. La surface du magasin de Sceaux est plutôt restreinte (30m2) et l’offre compte entre 200 et 300 références, dont beaucoup de fruits et légumes, quelques produits carnés et laitiers, des produits vendus en vrac et de l'épicerie. Au niveau de la transparence, le nombre de kilomètres depuis les champs est indiqué pour chaque référence.Comme pour la plateforme en ligne, ce sont les producteurs qui fixent leur prix et La Ruche Qui Dit Oui applique une marge aux alentours de 40 % correspondant aux frais liés à la logistique et de fonctionnement.L’article nous apprend également que La Ruche Qui Dit Oui a déjà ouvert un magasin physique à Milan, en Italie, et qu’elle compte en ouvrir cinq autres autour de Milan en 2021. Deliveroo rentre à la bourse de LondresLes Echos, Prêt pour la Bourse, Deliveroo a livré 5 milliards d'euros de repas l'an dernier, 08/03/2021Alors que Deliveroo prépare son introduction à la bourse de Londres, on en apprend plus grâce aux documents dévoilés dans le cadre de la préparation de cette introduction.Ainsi, l’entreprise de livraison de repas à domicile est présente dans douze pays. En 2020, le montant des commandes passées par son intermédiaire a augmenté de 64% pour se monter à 4,1 milliards de livres TTC (4,7 milliards d'euros). Deliveroo livre environ 6 millions de clients par mois et travaille avec 115 000 restaurants, épiceries et commerces de proximité dans 800 villes à travers le monde. Au niveau de la performance financière, l’Ebitda est encore négatif à -9,6 millions de livres (contre -231,6 millions de livres en 2019). Au global, Deliveroo affichait une perte nette de 223,7 millions en 2020. Nouveaux gourous de l'alimentationLe Figaro, Jeûne extrême, crudivorisme, instinctothérapie: les folies des nouveaux gourous de l'alimentation, 05/03/2021Une enquête assez édifiante sur ces gourous de l’alimentation qui ont profité de la période de la crise sanitaire liée au Covid-19 pour développer leurs communautés. On y découvre notamment Gabriel, un énergéticien qui affirme qu'il est possible de se « nourrir de lumière », Claudette qui se demande si l'on « peut arrêter de boire », Irène qui préconise de « manger des aliments vivants, crus » ou Claude, qui fait la promotion de « l'instinctothérapie ». On y parle également du “pranisme”, qui consiste à jeûner le plus longtemps possible en s’alimentant, soi-disant, d’infimes particules divines qui nous entourent.Comme l’explique Charline Delporte, présidente du Centre national d'Accompagnement Familial Face à l'Emprise Sectaire (CAFFES), “l'angoisse liée au Covid a fait connaître du grand public tout un tas de pervers manipulateurs, qui ont fait de ces nouvelles pratiques alimentaires des méthodes de soin miracle, tout ça pour s’en mettre plein les poches”. La culture de la truffe blanche arrive en FranceProcess Alimentaire, L’Inrae ouvre la voie à la culture de la truffe blanche du Piémont en France, 05/03/2021C’est l’un des mets les plus rares et les plus chers au monde, qui est récoltée en majorité dans la péninsule balkanique. Mais l’article nous apprend que l’Inrae, en partenariat avec les pépinières Robin, a réussi à acclimater ce champignon en France. Ils ont procédé à des tests dans quatre plantations réparties dans des régions aux climats différents (Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Nouvelle-Aquitaine) et ont récolté trois truffes en 2019 et quatre en 2020. Ces premières truffes récoltées en dehors de l'aire de répartition géographique naturelle de cette espèce sont donc une première mondiale et ouvrent de belles perspectives pour la culture de la truffe blanche à plus grande échelle en France. La difficile résilience de la filière foie grasLSA, Face à la crise, la difficile résilience de la filière foie gras, 05/03/2021Avec un chiffre d'affaires en baisse de 2,7% en GMS et des ventes en volume en recul de 3,2%, selon les données IRI (cam à P13 2020), le marché du foie gras a plutôt limité la casse en 2020 alors que la filière craignait initialement le pire.L’article rappelle par ailleurs que les circuits de distribution du foie sont les suivants : 40% en GMS, 40% en restauration et 15% à l'export. Et, au premier semestre 2020, les ventes dans ces deux derniers circuits ont reculé de 46%, puis de 26% au second semestre. Au global, les ventes de foie gras ont reculé de 36% dans le circuit de la restauration en 2020.Pour 2021 le Cifog, l’interprofession du foie gras, anticipe une baisse de la production de 20% par rapport à 2020, notamment à cause de l'épizootie d'influenza aviaire qui a ravagé les élevages du Sud-Ouest et qui a entraîné l’abattage préventif de 2,5 millions de canards. Allégement des taxes douanières américainesLes Echos, Airbus et les vins français allégés des taxes douanières américaines, 07/02/2021Le vendredi 5 mars, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec le président américain, Joe Biden, sur les droits de douane qui avait été imposés à certains produits européens par l'administration Trump dans le cadre des litiges entre Airbus et Boeing. Cette suppression durera, dans un premier temps, 4 mois en attendant un éventuel accord définitif.Ces droits de douane concernaient notamment les vins français (nous en parlions d’ailleurs ici) et ont coûté environ 400 millions à la filière en 2020. Pendant ce temps, les vins d’autres pays producteurs comme l’Italie (qui était exemptée de ces droits de douanes) ont pris des parts de marché aux vins français. Eaux alcooliséesFinancial Times, How hard seltzer’s viral success could transform the drinks market, 06/03/2021Un article intéressant qui analyse la percée des “hard seltzers” au Etats-Unis à travers leur succès sur les réseaux sociaux. On y apprend ainsi que la marque White Claw est devenue à la fois l’objet de blagues en même temps qu’un choix de vie sur le réseau social TikTok au travers de refrains viraux tels que “Ain’t no laws when you’re drinking Claws” qui se moquent de l'amour que porte les millenials à cette alternative à la bière à faible teneur en glucides.Les hard seltzers sont des eaux pétillantes alcoolisées à saveur de fruits qui se sont imposées en quelque sorte comme une boisson de régime. Bien qu'elles ne soient pas forcément une boisson saine, elles sont "pauvres en glucides" et "pauvres en calories" en comparaison avec la plupart des boissons alcoolisées. Les marques varient dans leur mode de fabrication : certaines, comme High Noon, Smirnoff et Two Brooks, ajoutent de l'alcool à de l'eau gazeuse quand d'autres, comme White Claw, sont fabriquées à partir de sucre fermenté.Pour un consultant, “La hard seltzer est le plus grand phénomène dans le secteur de la bière (aux Etats-Unis) depuis le lancement de la Miller Lite en 1975 et de la Budweiser Light en 1982”. Et le succès de ces boissons se traduit dans les chiffres : selon Bernstein, les hard seltzers devraient prendre plus de 15 % du marché américain de la bière et du cidre d'ici 2024. Alors qu’en 2018, elles ont représenté un chiffre d’affaires de 708 millions de dollars au Etats-Unis, en 2020 Nielsen a estimé le chiffre d’affaires des hard seltzers a au moins 4,1 milliards de dollars rien que pour les ventes de boissons à domicile, soit plus du double des ventes au détail de l'année précédente, selon les données de la société d'études de marché Nielsen. En réponse à ce succès, les grandes marques se sont empressées de se joindre à la fête. En 2016, le marché des hard seltzers se composait de White Claw, Truly et d'une marque peu connue appelée SpikedSeltzer. En 2018, on dénombrait 10 marques dans les magasins et en 2019, il y en avait 26. Aujourd'hui, selon Nielsen, il en existe plus de 65. Les spiritueux haut de gamme ont la coteFinancial Times, Pandemic shift to premium brands leaves drinks makers in high spirits, 06/03/2021La pandémie de Covid-19 a remodelé la culture mondiale de la boisson. Ainsi, les ventes mondiales de tequila, de vodka et de liqueurs ont surperformé en 2020, les consommateurs confinés chez eux ayant pris l'habitude de siroter des spiritueux haut de gamme et de préparer leurs propres cocktails.Par ailleurs, les consommateurs les plus aisés se sont retrouvés avec un revenu disponible supplémentaire et en ont profité pour se faire plaisir en achetant des bouteilles haut de gamme. Ainsi, les ventes de spiritueux de prestige (plus de 100$ la bouteille) devraient, selon la société d’analyse IWSR, augmenter de plus de 40% d'ici 2024, soit environ 4 fois plus vite que les marques standard et près de 2 fois plus que les bouteilles premium. Diageo a par exemple déclaré que ses ventes de tequila ont augmenté de 80% en 2020, grâce aux marques haut de gamme Don Julio et Casamigos. Le PDG de Diageo a d’ailleurs déclaré “la tendance à se tourner vers les spiritueux plutôt que vers la bière et le vin s'est accélérée pendant la pandémie”. Nouvelle levée de fonds pour Instacart, société américaine d'épicerie en ligneBusiness Insider, Instacart's latest multi-million dollar cash injection will help it scale its business post-pandemic, 04/03/2021La société américaine d'épicerie en ligne Instacart vient de finaliser une nouvelle levée de fonds (sa 4ème en moins d’un an) d’un montant de 265 millions de dollars, ce qui porte sa valorisation à environ 39 milliards de dollars, soit le double de sa valorisation lors de sa levée de fonds d’octobre 2020.Instacart prévoit d'utiliser ces fonds pour augmenter ses effectifs de 50% ainsi que pour des initiatives telles que Instacart Marketplace, qui aide à mettre les clients en contact avec les détaillants, et Instacart Enterprise, la solution de e-commerce tout en un pour les épiciers.Il faut dire que le climat est propice pour l’entreprise. Les chiffres publiés par Insider Intelligence indiquent que les ventes de produits d’épicerie en ligne ont augmenté de 54% en 2020 pour atteindre une valeur de 95,82 milliards de dollars. Selon des données d'Apptopia, les téléchargements quotidiens pour Instacart ont augmenté de 218% le 15 mars 2020, par rapport à la moyenne des téléchargements quotidiens en février 2020.Selon l’article, la force d’Instacart par rapport à des concurrents comme Walmart's ou Kroger's c’est la variété d'options d'épicerie proposées qui lui permet de répondre à un éventail de préférences d'achat des clients. Découvrez l’émission Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/podcast-eats-business Pour vous abonner à la newsletter Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/revue-de-presse-eats-business-newsletter 
L’altruisme, une qualité dont tout le monde n’est pas doté, est essentielle pour Mory. Même s’il en rit « j’ai appris l’altruisme sur le tard, gamin j’étais égoïste, je partageais pas mes jouets ! ». Pour sa défense, ils étaient 9. Un secret ? Il a eu une coupe afro (nous sommes en pleine recherche de photos à l’appui). L’engagement, pour lui, n’est pas seulement écologique, mais surtout social, auprès de producteurs et de fermiers certes installés en Afrique, mais qui ont besoin de faire vivre leurs familles. Le futur ? Il l’imagine pluriel, multiculturel et genré : « d’autres modèles que le chef cinquantenaire, blanc, au col bleu blanc rouge, peuvent exister, et avec le temps ils sont pris au sérieux et ils intéressent les médias ». Ce qui l’agace au plus haut point ? « Les gens qui doublent à la queue, ça me rend fou que personne ne leur dise rien ! ». Sa plus grande peur, c’est celle de se retrouver sans ses proches. Vivre au bout du monde, impossible pour Mory, il n’a jamais quitté Paris et ne peut pas vivre sans sa famille et ses amis. Il pleure très peu, ne se considère pas romantique pour un sou, mais travaille parfaitement en couple. Il nous raconte avec humour son meilleur échec en cuisine, absolument unanime face à l’assemblée, et nous parle de ses autres passions : le foot, les mangas, les arts primitifs, l’art inuit, la mode… tout le passionne ! Il est plus spirituel que religieux, et vit ça de façon très personnelle, entre lui, et sa croyance. Il finit par rêver à son gueuleton idéal : Alain Passard à la grillade, avec sa famille, ses potes… et aussi Michael Jordan, Omar Sy, Orelsan, et Gérard Depardieu.  «  Le futur je le vois pluriel, multiculturel et genré ! » Pour en savoir plus sur MoSuke :MoSuke, https://mosuke-restaurant.com/ Pour contacter notre invité :Sur LinkedIn, https://www.linkedin.com/in/mory-sackoSur Instagram, https://www.instagram.com/mory_sacko_/ Pour découvrir l'origine du podcast de Raphaële Marchal :À Côté D’La Plaque #0 | Raphaële Marchal – Présentation de son nouveau podcast Pour découvrir les émissions À Côté D'La Plaque :https://businessofbouffe.com/podcast-a-cote-dla-plaque
Dans ce nouvel épisode de Eat's Business, la revue de presse du Business de la Bouffe, Olivier Frey et Daniel Coutinho reviennent sur le projet d'école d'Agriculture par Xavier Niel, le patron de Free, sur la réouverture des restaurants en Italie ainsi que sur l'engouement des consommateurs pour le vrac alimentaire.Dans cet épisode, sont aussi évoqués la méfiance des agriculteurs pour le projet d'école agricole, l'inflation des produits agricoles, les solutions pour rémunérer plus justement les agriculteurs, l'histoire du groupe Lactalis, la startup Baguette Box spécialisée dans la livraison de pain à domicile de bonne heure, et l'impact du réseau social TikTok sur les ventes de Feta. Xavier Niel lance une école d'agriculture gratuiteCapital, Xavier Niel va lancer une école d’agriculture gratuite, 24/02/2021A partir de septembre prochain, une école baptisée "Hectar" formera 2.000 étudiants par an aux métiers agricoles et à la reprise d’exploitation. Et cela gratuitement, et quelle que soit leur formation initiale.Dirigée par Audrey Bourolleau, qui fut notamment conseillère agriculture d’Emmanuel Macron à l’Elysée, celle-ci se situe à Lévis-Saint-Nom, au sein d’un espace de plus de 600 hectares. Selon Capital, l’ensemble comprend de vastes salles de classe, une cantine de 200 places, des cultures certifiées bio et 27 vaches normandes logées à la "Ferme des Godets", une laiterie à l’abandon depuis les années 80, qui produira lait et fromage. Par ailleurs, les centaines d’hectares de bois, friches et champs de céréales, en cours de conversion à l'agriculture biologique, serviront aux travaux pratiques grandeur nature des étudiants.C’est surtout la structure actionnariale de cette école qui est au cœur des discussions. Elle appartient en effet à 49% à NJJ Exclusive, une société holding de Xavier Niel, le patron de Free. Méfiance des agriculteurs pour le projet d'école agricoleBFM, Les agriculteurs regardent avec méfiance le projet d'école agricole de Xavier Niel, 26/02/2021L’annonce de la présence de Xavier Niel au capital d’Hectar interpelle le monde agricole. Le patron de Free a en effet soutenu l’an dernier un projet de référendum sur la cause animale et a participé à la levée de fond de “Les Nouveaux Fermiers”, une start-up qui fabrique des substituts végétaux imitant la viande. La FNSEA émet notamment des réserves via la voix de sa présidente, Christiane Lambert, qui affirme “on va voir ce qu'il (Xavier Niel) y promeut. S'il y promeut le non-élevage ou la viande de synthèse on va avoir du mal à être d'accord".Néanmoins, comme elle le précise, il y a un enjeu important de renouvellement des générations en agriculture, avec “140.000 agriculteurs qui vont quitter [le métier] dans les six ans qui viennent sur 450.000 agriculteurs”. Inflation des produits agricolesLes Echos, Pourquoi les prix des produits agricoles s'envolent, 23/02/2021Sur le marché à terme de Chicago, le maïs a touché en février, son plus haut niveau depuis 2013 et le soja son plus haut niveau depuis 2014. A Paris, la tonne de blé meunier se négocie à un plus haut niveau depuis 2012. En Asie, le riz thaïlandais se négocie à un plus haut niveau depuis 2013. Ces hausses de prix historiques ont plusieurs explications :du côté de l’offre tout d’abord : des craintes de sécheresse au Brésil et en Argentine avec le phénomène La Niña, un refroidissement des eaux du Pacifique central qui bouleverse le climat à travers la planète. Par ailleurs, le sucre et le riz, qui se transportent en containers, sont victimes de la pénurie de containers au niveau mondial.du côté de la demande : l'appétit de la Chine. Le pays a en effet importé plus de 100 millions de tonnes de soja et 20 millions de tonnes de maïs (contre 7,6 millions de tonnes de maïs lors de la campagne précédente). Cette forte demande en maïs s’explique par le fait que le pays reconstitue son cheptel de porcs, qui a été fortement diminué suite à la peste porcine africaine en 2019 et 2020. Le pays cherche également à honorer ses engagements d'achat de produits agricoles américains dans le cadre de l'accord de Phase 1 sur la guerre commerciale. Juste rémunération des agriculteursFrance Télévisions, Circuits courts, labels, marques… Comment s'assurer que nos achats rémunèrent correctement les agriculteurs ?, 23/02/2021Alors que la loi Egalim, promulguée en 2018, avait pour but de "payer le juste prix aux producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail", ses résultats se font toujours attendre. France Télévisions s’est donc interrogé sur la manière dont les consommateurs peuvent s’assurer que les produits qu’ils consomment vont rémunérer correctement les agriculteurs.Pour Denis Beauchamp, président de l’association FranceAgriTwittos, pour s'assurer d’une meilleure rémunération des agriculteurs, "le mieux, c'est le circuit court". Et circuit court dans sa définition en tant que “vente présentant un intermédiaire au plus”.Pour Olivier Mevel, maître de conférence en sciences de gestion à l'université de Bretagne occidentale, “quand il achète les marques des distributeurs, le consommateur contribue malgré lui à entretenir un système qui donne la toute-puissance aux grandes surfaces”.Autre solution : acheter une de ces marques vendues dans les grandes surfaces qui défendent une juste rémunération des agriculteurs comme “C’est Qui le Patron !?”.Reste un problème souligné par Marie-Laure Allain, chercheuse au CNRS, "il est difficile pour les consommateurs d'obtenir des informations sur le partage des profits avec les agriculteurs”. Histoire de LactalisLes Echos, Lactalis : dans les coulisses de l'empire du lait, 23/02/2020Alors que Daniel Jaouen, qui fut le directeur général du groupe pendant 32 ans sort un livre, « Lactalis à la conquête du monde », dans lequel il raconte comment le groupe français s’est hissé en quelques décennies à la première place mondiale, l’article propose un rapide historique de Lactalis. On y apprend notamment que Lactalis a des origines remontant aux années 30, quand André Besnier, le fondateur, s’est lancé à 39 ans dans la fabrication de camemberts. A son décès, en 1955, l’entreprise réalisait 251 millions d'euros de chiffre d'affaires et comptait 50 salariés. C’est avec Michel Besnier, le père de l’actuel président, que le groupe a commencé à changer de dimension, avec un chiffre d’affaires qui a doublé en 2 ans suite à des rachats de laiteries et de fromageries. En 1968, ce dernier a également lancé deux produits phares du groupe : la brique de lait UHT et le Camembert Président. Au début des années 80, il se lance dans une politique de rachats aussi bien en France qu'à l'international.A son décès en 2000, c’est son fils Emmanuel qui a pris la suite. Sous sa houlette, Lactalis a réalisé ses 3 acquisitions les plus déterminantes : Galbani pour 2 milliards d’euros en 2005, Parmalat en 2011 et l’activité de fromages de l’américain Kraft (hors Philadelphia) en 2020.  Les Français craquent pour le vrac alimentaireLes Echos, De plus en plus de consommateurs craquent pour le vrac alimentaire, 25/02/2021Après avoir connu une croissance moins importante que les précédentes années en 2020 (+8% contre +40% entre 2018 et 2019) à cause d’un certain désamour de la part des consommateurs lors du premier confinement, le vrac alimentaire a retrouvé des couleurs depuis l’été dernier. Selon l’article, il devrait même connaître un rebond grâce au projet de loi Climat et Résilience. En effet, d’après le projet de loi, pour réduire les emballages plastiques, tout commerce de plus de 400 m2 devra consacrer 20% de sa surface de vente au vrac d'ici à 2030. Le vrac est désormais bien présent partout : 80% des grandes surfaces et 45% des enseignes bio en proposent. A cela s’ajoutent les épiceries 100% vrac. Pour Célia Rennesson de Réseau Vrac, le chiffre d'affaires de la filière devrait tripler d’ici 2022.Signe que le vrac gagne en importance, même les grandes marques s'y mettent. A l’instar de Babybel ou Kellogg’s.Ce succès sourit au réseau d’épiceries Day by Day, lancé en 2013, et qui compte désormais 72 boutiques proposant pas moins de 750 références, allant du riz au vin en passant par les produits d’hygiène. Réouverture des restaurants en ItalieLes Echos, Covid : comment les restaurants ont rouvert en Italie, 03/03/2021L'Italie a choisi de réouvrir les bars et les restaurants dans les zones où la situation épidémiologique est sous contrôle. Le pays a ainsi divisé ses vingt régions selon l'évolution de la situation épidémiologique : Rouge (risque élevé), Orange (risque modéré) et Jaune (risque faible). Dans les régions de la zone jaune (8 régions au total), les bars et les restaurants sont ouverts de 5 heures à 18 heures. Les restaurants peuvent par ailleurs proposer de la vente à emporter jusqu'à 22 heures.Parmi les règles sanitaires à respecter :du gel hydroalcoolique mis à disposition pour les clients et pour le personnella caisse doit être dotée de barrières physiques comme un écran en plexiglassle paiement électronique à table doit être privilégiéles menus électroniques consultables sur les téléphones portables doivent être privilégiésles serveurs sont obligés d’être masquésla désinfection de la table est obligatoire après chaque serviceentre chaque table une distance d'au moins un mètre doit être observéeun maximum de quatre personnes qui ne sont pas intimes par table Livraison de pain frais avant 6H30Les Echos, Du pain frais livré avant 6 heures 30... Baguette Box relève le défi, 25/02/2020Zoom sur Baguette Box, une startup alsacienne lancée en 2019 et qui compte déjà près de 5.500 clients. Son principe : vous commandez en ligne avant 18h du pain, des viennoiseries ou des produits de boulangerie et Baguette Box vous les dépose avant 6h30 dans des boîtes placées devant les habitations.Pour bénéficier de ce service, il faut souscrire un abonnement de 6,90 euros par mois et les produits de boulangerie sont facturés aux mêmes prix qu'en boutique.Pour l’heure, Baguette Box propose ses services dans 350 communes et réalise environ 80 tournées, grâce à 150 livreurs embauchés en CDI quelques heures par jour et qui se déplacent à bord de véhicules hybrides et électriques. L’entreprise cherche désormais à se développer selon 3 axes : étendre sa couverture territoriale, élargir sa gamme de produits et se développer en franchise. Baguette Box a déjà réalisé 2 levées de fonds pour un total de 1,4 millions d'euros et vise la rentabilité à l'horizon 2023. Spotify pour livre de cuisine Financial Times, In the test-kitchen with ‘Spotify for foodies’, 01/03/2021En matière de recettes de cuisine il existe des applications telles que l’application de cuisine du New York Times (qui propose des recettes tirées des pages de ce journal) ou encore Cooked mais celle que l’auteur de cet article met en avant s’appelle Ckbk. Il s’agit d’une appli sur abonnement 5,49€ par mois qui se présente comme un "Spotify pour livre de cuisine".Ckbk rassemble des documents du monde entier, avec plus de 100 licences partenaires. Et, contrairement à l’application Eat Your Books, qui renvoie à des versions en ligne gratuites de recettes de cuisine, Ckbk offre un accès complet au contenu des livres (pas seulement aux listes d'ingrédients) et présente des centaines de titres presque introuvables ailleurs. Son inventaire actuel (en rapide augmentation) se compose d'environ 500 livres (ou 100 000 recettes), dont un peu moins de la moitié sont épuisés. L’appli permet une recherche par ingrédient, plat, auteur, titre, cuisine, plat, complexité, époque et régime. Effet TikTok : pénurie de FetaNew York Times, The TikTok Feta Effect, 26/02/2021Ou comment une recette diffusée avec succès sur l’application TikTok a fait exploser la demande de feta à tel point que certains fromagers n’ont pu recevoir leur livraison hebdomadaire.La recette en question est connue sous le nom de “baked feta pasta”. Il s'agit d'une sauce pour pâtes cuites au four extrêmement facile et crémeuse, faite d'un bloc entier de fromage de feta niché au milieu de tomates cerises, avec de l'huile d'olive, des piments et de l'ail. Le succès de cette recette remonte à 2018, lorsque la blogueuse culinaire finlandaise Jenni Hayrinen a réalisé ce qu’elle appelle “uunifetapasta”.Mais le phénomène n’a pris son envol aux États-Unis qu’au début du mois de janvier dernier. Aujourd'hui, le hashtag #fetapasta compte plus de 600 millions de vues rien que sur TikTok.Mi-février, alors que la feta était le terme de recherche numéro 1 sur l'application de livraison d'épicerie Instacart - le Charlotte Observer signalait des étagères de feta temporairement vides dans des magasins locaux comme les supermarchés Harris Teeter. Selon Danna Robinson, porte-parole de Harris Teeter, qui gère plus de 230 magasins dans sept États, la demande a augmenté de 200%. La chaîne de supermarchés Kroger a également été prise au dépourvu. Walshe Birney, qui supervise les comptoirs de fromage de spécialité de Kroger a même déclaré “c'est la plus grande hausse de l'intérêt et des ventes d'un même produit que j'ai jamais vue à une telle échelle géographique”. Découvrez l’émission Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/podcast-eats-business Pour vous abonner à la newsletter Eat’s Businesshttps://businessofbouffe.com/revue-de-presse-eats-business-newsletter
Aujourd’hui, Philibert Chambre et Daniel Coutinho sont avec Cyril Lignac, un des chefs préférés des Français et serial entrepreneur, ainsi que Laurence Mentil, son associée qui, dans l’ombre, l’a aidé à développer son business.Ensemble, nous revenons sur le parcours de Cyril Lignac, qui cumule les métiers de chef cuisinier, pâtissier, animateur télé, producteur ainsi que manager d’un groupe de plus de 150 collaborateurs. S’il a réussi à combiner toutes ces activités avec brio, c’est grâce à Laurence, qui depuis 15 ans l’accompagne quotidiennement dans tous ses projets. Enfant, Cyril ne réussissait pas bien à l’école mais a trouvé dans la cuisine un moyen de se faire respecter et aimer. La suite, on la connait : le chef aveyronnais a travaillé pour plusieurs grands noms de la gastronomie française puis est rapidement contacté pour participer à Oui Chef ! sur M6. L’émission est un succès, et le propulse ainsi dans l’univers de la télé. Elle lui permet également d’ouvrir son premier restaurant, Le Quinzième, qui obtiendra une étoile au Guide Michelin en 2012. Si à l’époque, peu de ses compères, si ce n’est aucun, n’acceptait de tourner pour le petit écran, Cyril a su être avant-gardiste et est fier de voir, désormais, l’ampleur prise par les émissions de cuisine. Comme nous l’expliquent nos invités, cette diversification d’activités est une vraie force pour le groupe car la télé offre l’opportunité de dégager des revenus qui peuvent être utilisés pour le financement d’autres projets comme l’ouverture de nouveaux restaurants, de pâtisseries ou encore de la chocolaterie. Cette liberté d’entreprendre comme bon leur semble est d’ailleurs l’une des plus grandes fiertés de Laurence. Au fil de notre discussion, on apprend aussi que le développement du business de Cyril est avant tout guidé par ses envies plutôt que par une démarche stratégique. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a décidé de fermer son restaurant gastronomique, désireux de retrouver sa liberté créative. 1 de perdu, 10 de retrouvés ? Pour l’instant en tout cas, deux ouvertures sont prévues en 2021 : Le Bar des Prés London, premier restaurant à l’étranger et Ischia, restaurant italien en lieu et place du Quinzième.« Aujourd’hui on ne peut pas résumer notre histoire et notre ADN sans la médiatisation. »Pour regarder la vidéo dans son intégralité :Vidéo des coulisses du podcast : https://youtu.be/R0dd7ikPe9oLes bons plan de Cyril Lignac et Laurence Mentil :Les bimbimpap à emporter ou en livraison de Pierre SangRestaurant laotien dans le 13e arrondissement de Paris : Lao Douang Chan.Pour contacter nos invités :Cyril Lignac, https://www.instagram.com/cyril_lignacLaurence Mentil, https://www.instagram.com/laurencementilPlus d'informations sur le Groupe Cyril Lignac :Groupe Cyril Lignac, https://www.cyrillignac.comPour découvrir les épisodes Business of Bouffe :https://businessofbouffe.com/le-podcast-food-business
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