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Auteur: Arrêt sur images

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ASI, présentée par Daniel Schneidermann, prolonge le travail de l'émission de France 5 : un retour critique sur des sujets traités dans les médias nouveaux et traditionnels. Retrouvez ici nos 15 dernières émissions en accès libre. Pour découvrir l'intégralité de nos publications (émissions, articles et chroniques), rendez-vous sur https://www.arretsurimages.net
45 Episodes
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Mais qu'ont-ils donc dans la tête, ces voyageurs qui s'agglutinent dans les RER et les TER sans respecter les marquages au sol, se regroupent à Paris sur les bords du Canal Saint-Martin, parfois en consommant de l'alcool, ou qui se précipitent dès les premières heures du déconfinement dans les magasins de prêt-à-porter ? Les pauvres et leurs comportements sont-ils aberrants ? Intitulé provocateur de notre émission, avec deux invités : Denis Colombi, sociologue et auteur de "Où va l'argent des pauvres" (Payot) ; et Laura Varlet, cheminote à la SNCF, syndiquée Sud Rail et militante au NPA.
Retourner à l'école ? Evidemment ! Maternelle, primaire, collège, lycée ! Mais dans quelles conditions, à quels risque, et qui doit assumer ces risques ? Redoutable question qui se pose aux parents et aux enseignants, de l'obéissance ou non aux consignes, même si ces consignes sont floues ou contradictoires, selon qu'on écoute Emmanuel Macron, Edouard Philippe ou Jean-Michel Blanquer. Question posée à nos deux invités : Fanny Le Nevez, institutrice en maternelle à Fresnes (Val-de-Marne), autrice d'un article de blog sur Mediapart, "Sans moi le 11 mai" ; et Olivier Vincent, professeur en lycée professionnel à Marseille.
Il aura fallu rien de moins qu'une pandémie mondiale pour nous obliger à regarder en face ce que personne ou presque ne souhaitait trop regarder : les conditions de vie et de mort des résidents en Ehpad, ou des "vieux dans les maisons de retraite" quand on les appelait encore par un autre nom. Et aussi les conditions de travail de ceux qui les soignent au quotidien, ces "héros du quotidien" comme on les appelle aujourd'hui. Nous évoquons de cette invisibilité avec Anne-Sophie Pelletier, ancienne aide médico-psychologique dans un Ehpad, aujourd'hui eurodéputée France insoumise. Avec l'historien de la Grande guerre Stéphane Audoin-Rouzeau, nous nous interrogeons sur la rupture anthropologique que constitue l'acceptation apparemment générale de la renonciation aux rites funéraires de nos parents et de nos grands-parents, induite par la pandémie. Nous terminons l'émission avec une chronique de Laélia Véron.
Les images se bousculent : Emmanuel Macron était hier à Marseille dans le laboratoire de Didier Raoult. Chaque soir, sur toutes les chaînes à 20h, les soignants sont célébrés comme des héros. Retourner travailler ou rester confinés? Les injonctions contradictoires se bousculent aussi, vite, très vite, trop vite. C'est pourquoi nous prenons aujourd'hui le temps de réfléchir, avec notre invité : Christian Lehmann, médecin généraliste, écrivain et chroniqueur régulier pour "Libération".
A peine deux semaines et déjà nous pensons à l'après-confinement. Car l'urgence nous semble être d'anticiper pour ne pas laisser l'événement décider à notre place. Qui dit déconfinement parle de ciblage, traçage, puçage, qui permettraient d'identifier contaminants et contaminés pour protéger les uns et les autres - au prix d'une intrusion sans précédent dans les vies privées. Quelles sont les mesures envisagées, envisageables, possibles, souhaitables ? Questions posées à nos deux invités : Olivier Tesquet, journaliste Télérama et auteur de "A la trace" (Premier parallèle, 2020) ; et Gilles Babinet, vice-président du Conseil national du numérique. Ce débat est suivi d'une interview de Anasse Kazib, ancien chroniqueur des "Grandes Gueules" bien décidé à ne pas se taire ; et d'une chronique de Laélia Véron sur la romantisation du confinement par les "journaux" publiés. Thibault Prévost et Loris Guémart nous présentent aussi leurs enquêtes de la semaine.
Si toutes les caméras de l'information en continu, tous les réseaux sociaux sont braqués sur la pandémie de coronavirus, il n'en a pas toujours été de même dans le passé. Sans remonter jusqu'à la fameuse grippe espagnole de 1918-1919, tombée dans les oubliettes de l'Histoire, qui se souvient de la meurtrière grippe de Hong-Kong qui tua des dizaines de milliers de personnes en France entre 1968 et 1970, et environ 1 million dans le monde? Pourquoi est-elle passée à ce point inaperçue? Nous tenterons de le comprendre avec notre invité Patrice Bourdelais, historien de la santé publique. Et avec Joël Chandelier, spécialiste de la médecine médiévale, nous tenterons de distinguer les mythes et les réalités de la grande peste noire du Moyen Âge. Entre les deux, Mathilde Larrère nous ramène en 1832, où la France a connu une meurtrière épidémie de choléra.
Le coronavirus, trop ou trop peu, trop tôt, trop tard ? Les politiques de lutte contre la pandémie sont-elles proportionnées à l'événement, notamment en France, et comment les médias en France éclairent-ils ou pas cette question ? Au lendemain de l'intervention d'Emmanuel Macron, question posée à nos deux invités : François Salachas, neurologue à la Pitié-Salpêtrière et membre du collectif Inter-Hôpitaux ; et Philippe Devos, intensiviste au CHC de Liège, président de l'Association belge de syndicats de médecins (ASBYM).
Une nouvelle crise migratoire se profile-t-elle en Europe ? Le président turc Erdogan aurait, dit-on, ouvert les frontières de son pays avec la Grèce, menaçant l'Europe du déferlement de millions de migrants. En attendant, ce qui déferle vraiment, ce sont des vidéos confuses et contradictoires en provenance de ces frontières de l'Europe et des analyses tout aussi contradictoires sur la stratégie d'Erdogan. Sa Stratégie en Syrie, avec la Russie et sa stratégie par rapport à l'Europe et l'OTAN ? De cet Orient compliqué, nous allons tenter de dégager des idées simples avec les concours de nos trois invité.e.s : Didier Billion, directeur adjoint de l’ IRIS (institut de relations internationales et stratégiques), spécialiste de la Turquie et du Moyen-Orient ; Guillaume Perrier, journaliste indépendant, auteur de "Dans la tête d’Erdogan" (Actes SUD) ; Marie Jégo, journaliste, correspondante du Monde à Istanbul.
Plus d'un an après le début du mouvement des Gilets jaunes, le gouvernement et les médias semblent découvrir qu'il existe un sérieux problème de violences policières en France. Pourquoi maintenant ? Comment expliquer cet éventuel retournement ? Et s'agit-il seulement d'une inflexion du discours ou faut-il en attendre de vrais changements dans la politique du maintien de l'ordre en France ? Questions à nos trois invités : Assa Traoré, soeur d'Adama Traoré, décédé en juillet 2016 après son interpellation et membre du "Comité vérité et justice pour Adama" ; Doria Chouviat, veuve de Cédric Chouviat, livreur décédé le 5 janvier à Paris à la suite d'un contrôle routier ; et Arié Alimi, membre de la Ligue des Droits de l'Homme et avocat de la famille Chouviat.
En sommes-nous arrivés au point où il faut sauver la nuit ? Oui, il faut la sauver. La sauver de toutes les pollutions lumineuses qui masquent les étoiles, gaspillent inutilement de l'énergie et menacent de nombreuses espèces animales. Mais qui en veut à la nuit ? Les allergiques aux noctambules, ou plus largement la logique libérale pour laquelle tout interstice temporel doit être rentable ? Sur le plateau, deux invités aux approches complémentaires et, par certains aspects, contradictoires : Samuel Challéat, géographe et coordinateur du collectif RENOIR (Ressources environnementales nocturnes et territoires), auteur de "Sauver la nuit' (Editions Premier Parallèle) ; et Michaël Foessel, professeur de philosophie à Polytechnique, auteur de "La nuit : vivre sans témoin" (Editions Autrement).
Et si on se replongeait dans de vieilles émissions d'ASI à la télé, distillées sur le site en calendrier de l'Avent depuis le début décembre ? Pour la fin d'année, Emmanuelle Walter prend la chaise de Daniel Schneidermann et en fait son invité, le temps d'une émission. Avec lui en plateau, André Gunthert, chroniqueur Arrêt sur images.
Directeur de l'information de France 2, Olivier Mazerolle s'était juré, pour des raisons qui lui appartiennent, de ne jamais venir sur le plateau d'Arrêt sur images. Promis juré. Et pourtant ce 21 septembre 2003 il est là, rageur, penaud, repentant, après une lourde erreur de sa chaîne.Résumons. A Toulouse, une rumeur urbaine persistante a affirmé que l'ancien maire Dominique Baudis (devenu entretemps président du CSA) avait participé à des orgies, au cours desquelles des prostitués auraient été assassinées. Dans l'emballement et la concurrence entre chaînes, France 2 a diffusé un témoignage délirant, sans aucun fondement. Ce n'est sans doute pas la première fois qu'un media diffuse une information délirante, mais il se trouve que là, la victime de la rumeur est président du CSA, et ça change tout.A Arrêt sur images, nous décidons de consacrer à cette affaire une enquête tout en images, tournée à Toulouse. Moyens exceptionnels, pour une affaire hors normes. Mais alors que notre émission est prête à être diffusée, le directeur de France 5, Jean-Pierre Cottet, s'émeut. Cette affaire est "sale", me dit-il, affligé, ajoutant que la diffusion n'est pas justifiée par une actualité immédiate. Ce dernier argument est recevable. J'accepte de surseoir à la diffusion de l'enquête jusqu'au jour, certainement proche, où un rebondissement la justifiera. Là-dessus, je reçois un appel de Baudis, auprès de qui la direction de France 5, manifestement peu au fait des détails de l'affaire, s'est vantée de ce report. Baudis s'alarme. Il tient à me signaler que pour sa part, il est parfaitement favorable à la diffusion de notre enquête. Je le rassure. Il n'a jamais été question de "trapper" cette enquête, et le report ne saurait être long.Comme par miracle, la direction de France 5 est soudain très pressée de diffuser notre enquête. Mais en l'assortissant d'une réponse du directeur Mazerolle. Problème : notre enquête est déjà longue. Qu'à cela ne tienne, pour la première fois dans l'histoire de l'émission, France 5 casse sa grille, et va nous offrir dix minutes supplémentaires. Ainsi, à l'issue de ce quiproquo, leçon de choses en direct sur les rapports de force dans la télévision publique en France, nous avons diffusé cette semaine-là l'émission la plus longue de toute notre histoire. Et fait l'expérience, pour la première et la dernière fois, d'une tentative de censure, tellement stupide qu'elle s'est auto-détruite. DS.Vous trouvez que chacun devrait avoir accès à ce contenu ? Nous aussi ! C'est pourquoi en décembre, nous ouvrons les fenêtres : ce contenu, comme beaucoup d'autres, est gratuit ! Pour nous aider à mettre un maximum de contenus en accès libre, c'est le moment de nous soutenir par un don, défiscalisable à 66%. Et comme chaque année, ça se passe par ici.
Ce 10 décembre 2000, nous recevons un maître du monde. Plus précisément, Jean-Marie Messier, alias "J6M" (Messier-moi-même-maître-du-monde"), comme l'appellent les Guignols, "ses" Guignols, puisque J6M est patron de Vivendi, maison mère de Canal+. Cette émission ne mériterait d'ailleurs pas d'être aujourd'hui un de nos chocolats de l'Avent, si elle n'avait donné le prétexte à une violente attaque contre ASI. Dans un film, Enfin pris, le réalisateur Pierre Carles, proche de Pierre Bourdieu (reçu quelques années plus tôt, avec les suites polémiques que l'on sait), s'est procuré un petit morceau de conversation d'avant émission. On m'y entend assurer au PDG de Vivendi Universal qu'il ne sera, Dieu merci, pas questionné sur les chiffres. Anodine conversation phatique d'échauffement, mais dont Carles tire une interprétation qui connaitra un certain succès : ASI ménage le puissant patron de multinationale ? C'est donc que ASI est vendue à Messier. Forcément vendue. Lire aussi 1996 : Bourdieu à Arrêt sur images Quand nous recevons Messier, c'est le patron-star que nous souhaitons interroger, celui qui trône sur toutes les couvertures de magazines. Avec le tout-puissant et omni-médiatisé patron de Vivendi, nous tentons, comme d'habitude, de passer derrière l'image. Nous sommes en 2000. Messier est au sommet. Ses acquisitions américaines ruineuses n'ont pas encore plombé les comptes de Vivendi, ou bien personne ne le sait en dehors de Vivendi (et en tout cas, pas nous). Il n'a pas encore été sèchement remercié par le conseil d'administration, encore moins condamné pour ses multiples irrégularités de gestion (il subira plusieurs condamnations, de 2004 à 2014). Pouvions-nous anticiper ? Comme si nous étions experts comptables, ou magistrats financiers !Alors, de quoi parlons-nous dans cette émission ? De questions que l'on peut juger futiles, mais qui sont les nôtres. Par exemple, on ébrèche son story telling sur l'épargne salariale, en rappelant que les 50 plus hauts salaires de Vivendi recevront chacun 12 500 fois plus de stock options, que les salariés de base. Les yeux dans les yeux, je lui demande si un salarié de base est 12 500 fois moins important qu'un dirigeant du groupe. Je ne sais pas si d'autres journalistes lui avaient déjà posé ce genre de questions. Hélène Risser révèle, extraits à l'appui, qu'il ne raconte pas la même histoire au public français et américain à propos de ses séjours à New York. On essaie d'éclairer ses rapports avec le patron de Canal+ de l'époque, Pierre Lescure. Bref, une émission que l'on peut juger dispensable (pour Messier comme pour nous), mais certainement pas "vendue", comme l'a suggéré un habile montage, contre lequel nous fûmes impuissants. Inutile de dire que je n'ai jamais revu ensuite J6M, ni eu affaire à lui de quelque façon. Tout ça pour ça... DS.Vous trouvez que chacun devrait avoir accès à ce contenu ? Nous aussi ! C'est pourquoi en décembre, nous ouvrons les fenêtres : ce contenu, comme beaucoup d'autres, est gratuit ! Pour nous aider à mettre un maximum de contenus en accès libre, c'est le moment de nous soutenir par un don, défiscalisable à 66%. Et comme chaque année, ça se passe par ici.
Et brusquement, au printemps 2001, tout le monde devient fou. Alain Rémond a envie de vomir. "Ca fait 20 ans que je suis chroniqueur, c'est ce que j'ai vu de pire. C'est pas une sitcom, c'est leur vie qui est en jeu. C'est d'un sadisme..." Et je renchéris : "Téléphoner pour éliminer, c'est d'une brutalité incroyable. C'est le but que vous souhaitiez atteindre ?"Sur le plateau, ce 13 Mai 2001, le directeur des programmes de M6, Thomas Valentin, feint de se défendre, mais il doit jubiler intérieurement. Le but est atteint : Loft Story fait le buzz. Mieux : Loft Story déchire la France. CQFD : toute polémique sur Loft Story devient une annexe de Loft Story. Le concept diabolique aimante et ingurgite tout propos qui lui est consacré. A cette première émission de télé-réalité en France, nous allons consacrer six émissions de suite. Rien de moins. Bien entendu, nos audiences sont au rendez-vous, les meilleures de toutes l'histoire d'ASI mais, juré craché, celà n'entre pas en ligne de compte dans mon esprit. Je suis tout simplement scotché par la nouveauté et l'ambiguïté diabolique du programme. Ainsi que par les réactions contradictoires d'attraction-répulsion qu'il suscite en moi, comme chez tous ses spectateurs. Je cherche un fuir un piège, mais chaque mouvement m'y enserre davantage. Celà peut s'appeler une enquête de terrain. DS.Vous trouvez que chacun devrait avoir accès à ce contenu ? Nous aussi ! C'est pourquoi en décembre, nous ouvrons les fenêtres : ce contenu, comme beaucoup d'autres, est gratuit ! Pour nous aider à mettre un maximum de contenus en accès libre, c'est le moment de nous soutenir par un don, défiscalisable à 66%. Et comme chaque année, ça se passe par ici.
C'est une petite musique que l'on commence à entendre à propos de la réforme des retraites. Il n'y a pas de problème de déficit du système, ou plutôt tous les problèmes seront résolus à partir de 2024 grâce à une cagnotte miracle, celle de la Cades. Est-ce vrai, et si c'est le cas, pourquoi si peu d'enquêtes sur la Cades ? Thème de notre émission avec nos trois invités : Christian Eckert, ancien secrétaire d'Etat au budget sous François Hollande; Philippe Leduc, directeur du think tank Economie Santé ; et Henri Sterdyniak, économiste membre des Économistes Atterrés.
J'entretiens, avec les émissions de Thierry Ardisson, les mêmes rapports ambivalents qu'avec la télé en général, dont il est une sorte de quintessence. Est-ce que j'adore détester Ardisson ? Ou plutôt est-ce que je déteste adorer Ardisson ? A moins que ce soit les deux. Toujours est-il qu'en ces Années 2000 Ardisson me fascine. Ce cynisme affiché, cette créativité formelle époustouflante (ses interviews noir et blanc, son sampler...), cette démystification culottée des artifices télé (les applaudissements, le prompteur) cet étrange militantisme pour la taxe Tobin. Pourquoi Ardisson a-t-il accepté de venir chez ces curés de gauche, que nous représentons certainement, aux yeux de l'homme en noir ?Ce 2 avril 2000, nous recevons un Ardisson qui, il le dit lui-même, "a vieilli". Un Ardisson assagi, en quête de respectabilité. Qui en a fini (provisoirement) avec une certaine provocation. Qui interviewe (bien) Jean Baudrillard ou Claude Lanzmann. C'est une rencontre improbable, sans escarmouches, chacun sur ses gardes, un round d'observation d'un match qui n'aura finalement jamais lieu. DS.Vous trouvez que chacun devrait avoir accès à ce contenu ? Nous aussi ! C'est pourquoi en décembre, nous ouvrons les fenêtres : ce contenu, comme beaucoup d'autres, est gratuit ! Pour nous aider à mettre un maximum de contenus en accès libre, c'est le moment de nous soutenir par un don, défiscalisable à 66%. Et comme chaque année, ça se passe par ici.
La première fois que j'ai croisé Laurence Lacour, c'est en 1984, sur les bords de la Vologne, où j'avais (brièvement) couvert pour Le Monde un des épisodes de la tentaculaire affaire Grégory. Elle galopait alors derrière chaque rebondissement de cette affaire qui ne lui avait pas encore fait perdre ses repères professionnels, dans une belle voiture aux couleurs d'Europe 1. Ensuite, nous sommes jamais perdus de vue, au point qu'elle a même collaboré à Arrêt sur images les premières années. Aussi, quand France 3 adapte en série son livre-somme sur l'affaire Grégory ("Le bûcher des innocents"), c'est tout naturellement qu'elle accepte de venir nous en parler. Et nous en raconte la genèse : si elle a accepté d'en céder les droits, c'est pour couper l'herbe sous le pied d'un projet concurrent de TF1 qui, selon elle, pour les besoins du ressort dramatique, envisageait de faire fictivement porter une part de la culpabilité à Christine Villemin, mère de Grégory.Photos extorquées, photos détournées de leur contexte, course effrénée au scoop : c'est essentiellement sous l'angle des dérapages journalistiques, que nous abordons le sujet dans cette émission de 2006. Avec la participation-confession d'un des principaux protagonistes de cette course au scoop -sur le plateau, on parle de "charognards" : le photographe de Paris-Match Jean Ker, intervenant principal, ces jours-ci, d'une série-documentaire de Netflix, toujours sur Grégory, qui est en train de faire découvrir cette éternelle affaire à une nouvelle génération.Mais qui est derrière les charognards ? Qui actionne le système des charognards ? Parce que Ker, sur notre plateau, reporte sur sa direction la responsabilité des principals bavures de l'Affaire, cette émission constitue un utile contrepoint au chocolat #11 de notre calendrier de l'Avent, notre entretien de 1996 avec le directeur de Match, Roger Thérond, sur de tout autres sujets. DS.Vous trouvez que chacun devrait avoir accès à ce contenu ? Nous aussi ! C'est pourquoi en décembre, nous ouvrons les fenêtres : ce contenu, comme beaucoup d'autres, est gratuit ! Pour nous aider à mettre un maximum de contenus en accès libre, c'est le moment de nous soutenir par un don, défiscalisable à 66%. Et comme chaque année, ça se passe par ici.
Dans une réforme des retraites, le gouvenrment joue-t-il cartes sur table, ou a-t-il des intentions cachées ? C'est la question que nous posons dans cette émission du 18 mai 2003, en présence du porte-parole du gouvernement Raffarin, Jean-François Coé, de la responsable de la CGT Maryse Dumas, et d'une journaliste de France 2, Agnès Molinié.En clair : en annonçant que sa réforme ne va concerner que les fonctionnaires (que l'on va aligner sur les salariés du privé, en leur demandant 40 ans de durée de cotisation, au lieu de 37 ans et demie auparavant), le ministre des Affaires sociales François Fillon ne dissimule-t-il pas une autre réforme, autrement douloureuse, pour les salariés du privé ? "Dès le début, on a dit exactement ce qu'on allait faire" affirme Copé, tandis que Dumas, citant ses camarades cheminots, réplique "attention, un train peut en cacher un autre". Si l'on a mal compris, c'est par la faute des journalistes, qui ont fait des articles sur "des bouts de papier", renchérit Copé. "Vous faites un métier un peu moche" me lance-t-il, à quoi je réponds : "vous aussi". Au cours de l'émission, Copé se demande aussi comment filmer tous les gens qui ne font pas grève. Et on entend enfin parler d'une prime à la naissance de 800 euros, un magnifique cadeau, qui n'était pas si magnifique qu'il semblait. DS.Vous trouvez que chacun devrait avoir accès à ce contenu ? Nous aussi ! C'est pourquoi en décembre, nous ouvrons les fenêtres : ce contenu, comme beaucoup d'autres, est gratuit ! Pour nous aider à mettre un maximum de contenus en accès libre, c'est le moment de nous soutenir par un don, défiscalisable à 66%. Et comme chaque année, ça se passe par ici.
Ce 11 mars 2001, c'est peut-être Daniel Cohn-Bendit qui fournit le détonateur de la première explosion de "OK Boomer". Avec un quart de siècle de retard, il est rattrapé par des écrits de 1975 dans lesquels il racontait s'être parfois "laissé caresser par des gosses", alors qu'il était éducateur en Allemagne. Ecrits passés inaperçus dans la période post-68, mais qui lui explosent à la figure un quart de siècle plus tard, et ne le lâcheront d'ailleurs jamais plus.Dans le rôle du défenseur de la génération 68, le directeur d'alors de Libération, Serge July, réplique à l'écrivain essayiste Jean-Claude Guillebaud, pour qui "la transgression est devenue la norme de la société marchand". Entre les deux, bien entendu, la presse, et sa tolérance à géométrie variable selon les époques, incarnée sur le plateau par Jean-Michel Aphatie, qui avait cité dans un même article Cohn-Bendit et Marc Dutroux. DS.Vous trouvez que chacun devrait avoir accès à ce contenu ? Nous aussi ! C'est pourquoi en décembre, nous ouvrons les fenêtres : ce contenu, comme beaucoup d'autres, est gratuit ! Pour nous aider à mettre un maximum de contenus en accès libre, c'est le moment de nous soutenir par un don, défiscalisable à 66%. Et comme chaque année, ça se passe par ici.
Chacun ses fantasmes : un de mes plus rêves les plus fous, au début d'Arrêt sur images, était d'interviewer Roger Thérond. L'inamovible et mutique directeur de Match me fascinait. Comment choisit-on, parmi des centaines de photos, la poignée qui vont raconter une histoire, et la raconter seules, sans le secours du texte -ou presque- sur quelques doubles pages ? Est-ce du pif ? Est-ce une science ? De loin, je décelais chez Thérond du sorcier et du druide. Sans parler du mystère des rapports de Match avec les paparazzi. Match commandait-il des photos volées ? En prenait-il livraison au quatrième sous-sol d'un parking ? Le grand jour arriva, le 17 novembre 1996, de tenter d'introduire un peu de réflexion dans le hâtif et l'impensé. On parla beaucoup des Grimaldi de Monaco, un peu de Mazarine, la fille naturelle de François Mitterrand, un peu aussi de la maladie du même Mitterrand, et carrément pas assez du groupe Lagardère. Compte-tenu de la hauteur de mes attentes, ce dialogue, à le revoir, m'apparut après coup un peu déceptif. Post coïtum... Je le revois aujourd'hui avec plaisir (incorrigible !)Tout au moins, le druide a-t-il parlé. Et puis, nous l'avons enregistrée dans les locaux de Match, pour une fois. Il faut oser aller au bout de ses fantasmes. DS.Vous trouvez que chacun devrait avoir accès à ce contenu ? Nous aussi ! C'est pourquoi en décembre, nous ouvrons les fenêtres : ce contenu, comme beaucoup d'autres, est gratuit ! Pour nous aider à mettre un maximum de contenus en accès libre, c'est le moment de nous soutenir par un don, défiscalisable à 66%. Et comme chaque année, ça se passe par ici.
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