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Les podcasts d'Ombres Blanches

Author: Librairie Ombres blanches

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Retrouvez les rencontres, événements et lectures de la librairie Ombres blanches.
Ombres blanches, l'une des plus grandes librairies indépendantes de France, propose chaque jour à Toulouse des rencontres avec des auteurs, des illustrateurs et des chercheurs.
Les podcasts de la librairie vous permettent d'explorer ou de redécouvrir les sorties des romans, d'essais en sciences humaines et sociales et en art, d'auteurs jeunesse, BD et manga.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1581 Episodes
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Rencontre avec Clotilde Leguil autour de La déprise. Essai sur les ressorts intimes de la désobéissance paru aux éditions du Seuil.Clotilde Leguil est psychanalyste et philosophe. Elle est professeur au département de psychanalyse de l’université Paris 8 Saint-Denis et membre de l’École de la cause freudienne. Elle est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages dont L’Être et le Genre, homme/femme après Lacan, Céder n’est pas consentir (Puf, 2015 et 2021). Au Seuil, elle a publié Les Amoureuses, voyage au cœur de la féminité (2009).La déprise. Essai sur les ressorts intimes de la désobéissanceL’événement amoureux, lorsqu’il nous arrive, produit un bouleversement qui est déprise de soi. Mais se déprendre conduit parfois à ne plus savoir jusqu’où consentir à l’autre. Quels sont les ressorts intimes de l’obéissance qui s’instaure alors ? Interrogeant le rêve de fusion dans l’amour, cet essai déchiffre l’énigme de la servitude volontaire dans le champ de l’intime. Refuser le bouleversement de la rencontre est pourtant une autre servitude. Les grandes figures de libertins révoltés, de Dom Juan à Valmont, n’incarnent-elles pas des désobéissances illusoires, où la pulsion écrase le désir ?Instaurant un dialogue inédit entre Lacan et Camus autour des figures d’Antigone et de Sade, Clotilde Leguil dégage un nouvel art de la désobéissance, qui a pour finalité de ne pas céder sur son désir. Elle redonne ainsi au consentement son étoffe temporelle, pensant son devenir comme toujours marqué par l’histoire de chacun. Loin de se réduire à un contrat, le consentement est appelé à se métamorphoser afin que la puissance d’agir du sujet vienne à se réaliser.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Daniel Morvan autour de À quoi rêvent les martyrs paru aux éditions Le temps qu’il fait.Avec le Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation et l'Opéra National du Capitole, à l'occasion des premières représentations en France de l'opéra La Passagère, de Mieczysław Weinberg.Daniel Morvan, né à Morlaix en 1955, est un écrivain dont l’œuvre est profondément marquée par l’imaginaire breton. Son enfance et son adolescence passées dans le Finistère et les Côtes d’Armor ont nourri ses livres, et influencé son écriture, faisant de la Bretagne le décor privilégié de ses romans. Son œuvre, à la fois poétique et engagée, s’intéresse à l’histoire, à la mémoire et à l’identité. Il a récemment publié La main de la reine (Le temps qu’il fait, 2022).À quoi rêvent les martyrsDans la nuit du 29 septembre 1941, un bombardier britannique, touché par la flak, amerrit en catastrophe dans la baie de Saint-Michel-en-Grève. Ses trois aviateurs sont recueillis par Marie de Saint-Laurent, une mère de famille nombreuse, avec l’aide de deux autres femmes. Le réseau d’évasion qui se met alors en place se heurtera bientôt aux représailles déclenchées par l’assassinat à Nantes d’un officier allemand ami d’Hitler. Et Gilberte, jeune résistante courageuse, qui tente de protéger à son tour les aviateurs anglais se trouve prise, avec les autres protagonistes de cette histoire, dans la tourmente. Les soubresauts de la Guerre les mèneront à travers l’Europe, de la carrière des fusillés de Châteaubriant au Stalag Luft III, théâtre d’une célèbre évasion de masse, jusqu’à l’enfer de Ravensbrück. Dans leur périple à travers ces lieux tragiques, les captifs se battent pour survivre et préserver leur humanité : oui, les martyrs ont des rêves, qui sont les rêves de leurs frères humains. Alors que les derniers témoins s’effaçaient, Daniel Morvan a recueilli les souvenirs de Maguy, fille centenaire de Marie de Saint-Laurent. Rapprochant son témoignage des faits réels retenus par l’Histoire, il a composé dans une langue somptueuse cette fiction vraie, roman poignant qui explore les thèmes de la résistance, de la mémoire et du sacrifice — et qui est aussi un inestimable acte de transmission.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Carys Davies autour de Éclaircie (prix du meilleur livre étranger, 2025) paru aux éditions de La Table Ronde.Carys Davies a grandi au Pays de Galles puis dans les Midlands avant de partir aux États-Unis où elle a travaillé pendant 12 ans. Elle est l’auteure de 3 romans dont le premier, West, a obtenu le Prix du livre de l’année au Pays de Galles. Publié en France en 2019 au Seuil, il avait reçu un excellent accueil dans la presse. Son deuxième roman, The Mission House, a été élu roman de l’année 2020 par le Sunday Times. Clear a quant à lui été élu meilleur livre 2024 par de nombreux journaux et sélectionné pour de nombreux prix. Il sera traduit en 8 langues. Ses nouvelles, récompensées elles aussi de nombreux prix, ont été diffusées sur BBC Radio 4 et publiées notamment dans Granta, The Dublin Review et The Stinging Fly. Elle vit aujourd’hui à Édimbourg.Éclaircie1843. Ivar, le dernier habitant d'une île perdue au large de l'Écosse, mène une vie solitaire et paisible, jusqu'au jour où il trouve sur la plage, au pied d'une falaise, un homme inconscient. Le nouveau venu se nomme John Ferguson, pasteur sans le sou envoyé pour chasser Ivar de ces terres et libérer ainsi des hectares de pâturage pour des troupeaux de moutons. Ne se doutant pas des intentions de l'inconnu, Ivar lui fait une place dans sa maison et, bien que les deux hommes ne parlent pas la même langue, un lien fragile se tisse peu à peu entre eux. Pendant ce temps, sur le continent, Mary, la femme de John, attend impatiemment des nouvelles de la mission de son époux. Dans la rudesse de ce décor lointain, au-delà de l'archipel des Shetland, se déploie le drame intime qu'imagine Carys Davies, avec autant de tension que de tendresse : le portrait touchant et cristallin de gens ordinaires ballottés par l'Histoire, et l'exploration de ce qui sépare les hommes comme de ce qui les rapproche. Aussi maîtrisé que surprenant, ce court roman est une merveille narrative au style concis et puissant. 👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre au ThéâtredelaCité avec Pierre Lemaitre à l'occasion de la parution de son nouveau roman Les Belles Promesses, publié aux éditions Calmann-Lévy.En partenariat avec le ThéâtredelaCitéNé à Paris, Pierre Lemaitre a enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale. Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Ses romans ont été récompensés par de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux. En 2013, le prix Goncourt lui est décerné pour Au revoir là-haut, premier volet de sa trilogie Les Enfants du désastre (Au revoir là-haut, Couleurs de l’incendie, Miroir de nos peines). En 2018, il a reçu le César de la meilleure adaptation avec Albert Dupontel pour ce même roman. Après Le Grand Monde (2022), Le Silence et la Colère (2023), Un avenir radieux (2025), Pierre Lemaitre poursuit l’édification de son œuvre littéraire consacrée au XXe siècle avec Les Belles Promesses. Quatrième et dernier volet de cette tétralogie Les Années Glorieuses, ce nouveau roman nous entraîne en 1963, dans un Paris dévoré par des travaux titanesques, dans un monde rural menacé, dans le cœur d’un homme redoutant de découvrir la monstruosité de son frère, dans une famille Pelletier toujours plus proche de nous, où des vies prennent leur envol, et où d’autres vont flancher. « C’est une saga dans la mesure où c’est l’histoire de plusieurs générations et d’une famille. C’est un feuilleton parce que je construis les choses avec des rebondissements. Je voudrais que ce soit à la fois un roman social et un roman politique, un roman d’aventures et un roman de réflexion. »Les belles promessesTout commence par un incendie, un bébé ... et un sanglier.Paris est transformé par des travaux titanesques, le coeur d'un homme est écartelé, le monde rural menacé, des femmes sortent de l'oubli, et les membres de la famille Pelletier, toujours plus proches de nous, marchent inexorablement vers leur destin. Au terme d'un effroyable dilemme moral, ce sera l'effondrement ou l'apothéose.Par bonheur, le chat Joseph veille encore.Passionnant, déchirant, enthousiasmant. Un grand roman de Pierre Lemaitre.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Paul Bernard-Nouraud autour de Une histoire de l’art d'après Auschwitz paru à L’atelier contemporain.Avec le Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation et l'Opéra National du Capitole, à l'occasion des premières représentations en France de l'opéra La Passagère, de Mieczysław Weinberg.Paul Bernard-Nouraud est diplômé de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et de l’Université Paris I. Il est historien et théoricien de l’art et enseigne l’histoire de l’art au département Arts de l’université Aix-Marseille. Il a notamment publié dans les revues Marges, Tracés et Studiolo et collabore régulièrement au journal en ligne En attendant Nadeau.Une histoire de l'art d'après Auschwitz (en 3 volumes)En quoi Auschwitz a-t-il rompu les modalités traditionnelles de représentation de la figure humaine ? Dans quelle mesure cette rupture s’est-elle logée dans la modernité au point d’y passer en partie inaperçue ? L’art contemporain est-il simplement un art après Auschwitz ou bien, de manière plus complexe, un art d’après l’événement ?Telles sont quelques-unes des questions qui donnent leur orientation à ces Histoires de l’art d’après Auschwitz.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Jacques Vassal autour de Avoir vingt ans dans les oreilles. Souvenirs, impressions, portraits d'une époque, de quelques musiques et d'autres passions paru aux éditions Les Fondeurs de Briques.Jacques Vassal est un journaliste et écrivain spécialiste de la musique populaire, du folklore anglo-saxon et de la chanson francophone. Traducteur d’Alan Lomax (Le Pays où naquit le blues, 2012), de Woody Guthrie (Cette machine tue les fascistes, édition augmentée en 2018), tous 2 aux Fondeurs de Briques, de Leonard Cohen (Le Livre de miséricorde) ou de la biographie de Bob Dylan par Robert Shelton (Albin Michel, 2000), Jacques Vassal est également auteur de nombreux ouvrages, dont pour Le Cherche-Midi, Brassens, homme libre (2011), Léo Ferré. La Voix sans maître (2013) ou Graeme Allwright par lui-même (2018).Avoir vingt ans dans les oreillesLes mémoires tant attendues d’une figure essentielle de la presse et de l’édition musicale en France. Pionnier du journalisme musical en France au sein du mensuel Rock&Folk, Jacques Vassal nous livre souvenirs et réflexions sur son parcours, ses rencontres, ses nombreux coups de coeur mais aussi ses coups de griffe — plus rares — sur l’évolution du monde de la musique populaire et son travail de journaliste. Dès ses premiers voyages aux États-Unis à partir de 1966, il sera en prise directe avec le blues et le folk, dénichant des disques introuvables en France dont il se fera le chroniqueur. Il noua de solides relations avec Phil Ochs, Joan Baez, Pete Seeger, puis plus tard avec Leonard Cohen, entre autres. Il sera présent — et brièvement incarcéré — à Chicago lors des manifestations de la convention démocrate en 1968, au festival folk de Newport, et au bord des circuits de sports mécaniques, son autre passion, seul ou en compagnie de son confrère Alain Dister. La fin des années 1960 le voit aussi s’intéresser à l'effervescence des musiques folk de France et du Québec, et à leurs diverses expressions régionales, dont la musique bretonne sera l’un des fleurons, dans le sillage d’Alan Stivell. Dans les années 1970-80, il continuera d’accompagner l’actualité musicale au sein de divers périodiques (Chanson, Paroles et Musique, et même un court temps à Libération) avec une attention particulière apportée aux nouveaux talents (Higelin, Lavilliers, Tom Waits…) et jouera un rôle dans la naissance du Printemps de Bourges. Il collabora également à Culbuteur, revue consacrée à la culture moto. Il a créé la collection «Rock&Folk» chez Albin Michel, première tentative en France de livres sur la musique populaire. L’ouvrage comporte de nombreux documents (photos, pochettes de disques, dédicaces…). Il nous laisse l’image d’un homme libre et passionné, dont la culture musicale, au-delà des relations professionnelles, lui vaudra la confiance et le respect de ses interlocuteurs.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Marc Lazar à l'occasion de la parution de Pour l’amour du peuple. Histoire du populisme en France, 19e-21e siècle aux éditions Gallimard.Marc Lazar est historien et sociologue du politique, professeur émérite à Sciences Po, titulaire de la chaire « Relations franco-italiennes pour l’Europe » à l’université LUISS de Rome. Il a notamment publié avec Ilvo Diamanti Peuplecratie. La métamorphose de nos démocraties (Gallimard, 2019).Pour l’amour du peuple. Histoire du populisme en France, 19e-21e siècleDepuis un siècle et demi que la République s'est installée, la vie politique française est scandée de moments où apparaissent des mouvements "antisystème" atypiques, plus ou moins durables, qu'on rassemble souvent sous le qualificatif de "populistes". De prime abord, l'emploi de ce terme peut paraître problématique. Qu'ont en commun le général Boulanger et Marine Le Pen, les maoïstes et les Gilets jaunes, Jean-Luc Mélenchon et Bernard Tapie ? Ces formations comme leurs dirigeants sont dissemblables et leurs objectifs politiques sont contradictoires. Cependant ils partagent ce qui forme le coeur de leur discours : une exaltation du peuple, uni dans la même volonté, ainsi qu'un rejet affiché des élites. Il ne sera pas ici question de juger les populismes, d'en décrire les contours sous les traits d'une "maladie" ou d'en rester à une approche strictement théorique. Dans cet essai érudit, Marc Lazar s'attache à définir le phénomène populiste, analyse chacune de ses manifestations et met ainsi en lumière comment son charme opère, aujourd'hui plus que jamais. Cette histoire du populisme contribue aussi à notre connaissance de la démocratie en France.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Marc Weitzmann autour de La part sauvage. Le monde de Philip Roth et le chaos américain : retour sur vingt ans d'amitié (prix Femina Essai) paru aux éditions Grasset.Marc Weitzmann est journaliste, critique littéraire et écrivain. Il est notamment l’auteur de Chaos (Grasset, 1987), Mariage mixte (Stock, 2000), Une place dans le monde (Stock, 2004) et Un temps pour haïr (Grasset, 2019). De 2017 à 2025, il a produit et animé l’émission Signes des Temps le dimanche sur France-Culture. Son nouvel essai, La part sauvage. Philip Roth et l’Amérique, a obtenu le Prix Fémina essai en novembre 2025.La part sauvage. Le monde de Philip Roth et le chaos américain : retour sur vingt ans d'amitié« Philip Roth est mort le 22 mai 2018. J’avais fait sa connaissance presque vingt ans plus tôt, en 1999 – vingt années qui de Jérusalem à New York et Paris, avaient vu le monde global exploser, la haine et le populisme tout submerger et ma propre vie basculer, mais durant lesquelles nous étions devenus amis.Il avait tenu dans ma vie comme dans celle de ses lecteurs le rôle de refuge mental et de boussole. Et maintenant qu’il était en train de mourir, le pays qui lui avait fourni la matière première de ses livres était détricoté par Donald Trump.Le choc intime de sa mort a alors pris un autre sens  : celui de la fin d’un monde au profit de la violence, de la montée de l’antisémitisme, du retour en force des idéologies.Depuis l’Amérique telle qu’elle aurait pu être, ce livre révèle les Etats-Unis tels qu’ils sont. » M. W.  Le drame d’un pays raconté à travers l’œuvre et l’amitié d’un de ses plus grands écrivains.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Fabrice Argounès à l'occasion de la parution de Méridiens. Mesurer, partager, dominer le monde chez CNRS éditions.Fabrice Argounès est géographe, enseignant à l’Université de Rouen – ESPE, spécialiste de géopolitique, de relations internationales et d’histoire des savoirs. Il a notamment publié Théories de la puissance (CNRS, 2018) et codirigé Nos lieux communs. Une géographie du monde contemporain (Fayard, 2024).Méridiens. Mesurer, partager, dominer le mondeTout le monde dépend du méridien de Greenwich. Le moindre coup d'oeil sur nos smartphones en révèle l'importance. Il est essentiel à la cartographie numérique qui nous guide, à pied ou en voiture, et à l'origine de notre organisation du temps : notre heure et nos fuseaux horaires. Reliant le pôle Nord au pôle Sud, comme tous les méridiens, il sert d'abord de référence, de méridien 0°, pour la mesure des longitudes. Mais avant Greenwich, des dizaines d'autres ont émergé au cours du temps, à Alexandrie, Bagdad, Paris, Pékin, Madras, Washington ou au cœur de l'Atlantique. Partout, ces lignes imaginaires ont été projetées sur la Terre pour mieux la mesurer, l'explorer et la cartographier, mais aussi pour la dominer, la partager et l'annexer. Ce livre présente une histoire globale de la géographie autant qu'une histoire de la géographie globale, en interrogeant également ce qui fut oublié ou écarté, hommes comme méridiens, les silences des cartes, ou encore la puissance et la violence des nationalismes et des impérialismes.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Camille Schmoll autour de Chacun sa place. Une géographie morale des mobilités paru chez CNRS éditions.Camille Schmoll est géographe et directrice d’études à l’EHESS, spécialiste des questions de genre et de migrations. Elle a notamment codirigé l’ouvrage collectif Migrations en méditerranée (CNRS, 2015) et publié Les damnées de la mer. Femmes et frontières en Méditerranée (La Découverte, rééd. 2025).Chacun sa place. Une géographie morale des mobilitésDans cet ouvrage, Camille Schmoll interroge les inégalités liées aux mobilités contemporaines. Loin de considérer la mobilité comme un phénomène neutre, elle l'explore comme un révélateur des tensions sociales, politiques et éthiques.En observant la mobilité jugée désirable et celle jugée indésirable, l'autrice met en lumière un ordre moral des mobilités, structuré par des normes implicites, des jugements de valeur et des rapports de pouvoir.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Françoise Josselin en dialogue avec Michel Bousseyroux autour de L’énigme de l’autisme à la lumière de l’enseignement de Lacan paru aux éditions Nouvelles du Champ lacanien.Françoise Josselin est docteur en médecine. Neuro-psychiatre des Hôpitaux, elle a exercé les fonctions de chef de service de 1979 à 2005. Psychanalyste, membre fondateur de l’École des Forums du Champ lacanien (EPFCL), des Forums du Champ lacanien et également membre fondateur de l’Association des Centres d’accueil psychanalytique du Champ lacanien (ACAP-CL), elle a enseigné au Collège de clinique psychanalytique de Paris puis du Sud-est.L’énigme de l’autisme à la lumière de l’enseignement de LacanLa question de l’autisme est le lieu, de nos jours, d’un profond débat de société. Les divergences radicales des champs d’investigation et des thérapeutiques proposées signent bien l’énigme de ce syndrome. Pourquoi certains enfants ayant à leur disposition les outils de la communication – « ils ne sont, dit le docteur Leo Kanner, ni sourds ni simples d’esprit » – gardent-ils le silence, un silence parfois bien bruyant ? Devant quelle expérience précoce ces sujets dits autistes se sont-ils emmurésw ? Quelle est la raison de la terreur auto- et/ou hétéro- destructrice qui les traversent ? Avec comme seule défense un refus aussi précoce, qu’ils ne peuvent exprimer malgré une lucidité hors de l’ordinaire ? De quoi témoignent ces sujets, petits ou grands, qui semblent sous-doués ou surdoués ? À condition de savoir les écouter, y compris à travers un comportement sans raison apparente, de ce que la langue sert à tout autre chose qu’à la communication. Il a fallu attendre l’enseignement de Lacan pour éclairer un peu ce trou dans le savoir qu’est l’énigme de ce syndrome autistique sur lequel butent les recherches, qu’elles soient médicales, biologiques, psychologiques, sociologiques.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Marie Redon et Emmanuel Chauvin à l’occasion de la parution de Géographies, un dictionnaire chez CNRS éditions.Marie Redon est géographe, spécialiste de géographie politique, des îles et des jeux d’argent. Maitresse de conférences à l’université de Toulouse Jean-Jaurès, elle a notamment publié Géopolitique des îles (Cavalier Bleu, 2019) et des articles sur les enjeux de l’insularité dans le contexte de la mondialisation.Emmanuel Chauvin est géographe, spécialiste de géographie physique, humaine et économique notamment dans les territoires d’Afrique subsaharienne, centrale et de l’Ouest. Maître de conférences à l’université de Toulouse Jean-Jaurès, il a publié La guerre en Centrafrique à l’ombre du Tchad. Une escalade conflictuelle régionale ? (2018, AFD).Géographies, un dictionnaireLire autrement le monde, mettre en perspective des réalités situées, tel est le parti de ce dictionnaire. Avec près de 300 notices et presque autant d'auteurs et d'autrices, il rend compte de la richesse et de l'actualité des savoirs géographiques tout en proposant un dépassement des frontières disciplinaires. Défendant l'idée d'une géographie émancipatrice qui soit plurielle plutôt qu'universelle, il propose de faire de la géographie et de ses savoirs un outil essentiel aux débats de notre temps. Pour comprendre la façon dont nous vivons et habitons le monde, ou pour penser ce que nous souhaitons en faire, ce dictionnaire offre des clés indispensables.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Ioulia Shukan autour de Citoyennes soignantes. Guerre, femmes et fabrique du commun en Ukraine paru aux Éditions de la Maison des sciences de l’homme.Ioulia Shukan est politologue et directrice d’études à l’EHESS, rattachée au Centre d’études russes, caucasiennes, est-européennes et centrasiatiques (CERCEC). Ses recherches portent sur les solidarités citoyennes, en particulier féminines, lors du Maïdan (2013-2014) et de la guerre du Donbass (2014-2022).Citoyennes soignantes. Guerre, femmes et fabrique du commun en UkraineCette ethnographie nous invite à suivre les trajectoires de sept femmes devenues bénévoles à l'hôpital des armées de Kharkiv lorsque la guerre russo-ukrainienne de 2014 a éclaté. Entre fabrique du commun et précarisation financière et sociale, le livre montre les liens sociaux qui soutiennent l'Ukraine depuis 2014.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Jonathan Coe autour de Les preuves de mon innocence paru aux éditions Gallimard.Jonathan Coe est né en 1961 près de Birmingham. Il est l’un des auteurs majeurs de la littérature britannique contemporaine. Toute son œuvre en français est publiée chez Gallimard, dans la collection « Du monde entier ». On lui doit notamment Testament à l’anglaise (1995, prix du Meilleur Livre étranger 1996), La Maison du sommeil (1998, prix Médicis étranger), Bienvenue au club (2003), Numéro 11 (2016), Le cœur de l’Angleterre (2019, prix du Livre européen), Le royaume désuni (2022). Les preuves de mon innocence, paru en 2025, est traduit par Marguerite Capelle.Les preuves de mon innocenceL'arrivée de Liz Truss au 10, Downing Street. Des ultraconservateurs réunis dans un vieux manoir. Une société secrète d'étudiants en plein Cambridge. Plusieurs morts mystérieuses. Des jeunes femmes en quête de vérité. Et une vieille inspectrice bien trop gourmande... Voici quelques ingrédients du nouveau roman virtuose de Jonathan Coe, le plus brillant et charming des auteurs britanniques, qui se joue ici des codes du polar pour mieux dénoncer la montée des extrêmes et la désinformation qui l'accompagne.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Antoine Doré à l’occasion de la parution de Politiques du loup. Faire de la sociologie avec des animaux aux Presses Universitaires de France.Antoine Doré est sociologue, chargé de recherche INRAE. Il étudie les transformations des rapports aux vivants dans les domaines de l’agriculture et de l’environnement. Il est l’auteur, avec Fabien Carrié et Jérôme Michalon, de Sociologie de la cause animale (La Découverte, 2023).Politiques du loup. Faire de la sociologie avec des animauxLes manières de cohabiter avec d'autres formes de vie suscitent un intérêt inédit. Les appels à renouer avec le sauvage se multiplient. Mais avons-nous seulement conscience de ce qui nous relie à ces vivants ? Car nos manières d'entrer en relation avec et à propos d'une grande diversité d'êtres sont façonnées par des enchevêtrements saturés de techniques, de savoirs, de droits, d'administration, de morales, de fictions et de frictions. Ce livre entend en faire la démonstration en retraçant la carrière politique des loups.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Stéphanie Maffre autour de La trame du passé et le fil de l’histoire. L’invention de Mazamet : catholiques, protestants et autres paru aux Presses Universitaires de Rennes.Avec l'association Les amis de Jaurès.Stéphanie Maffre est historienne, maîtresse de conférences à l’université de Toulouse Jean-Jaurès.Ses recherches sous la direction de Pierre Laborie se sont orientées vers les questions des représentations et des rapports entre mémoires et histoire. Elle travaille également sur le fait religieux et ses liens sous-jacents avec le politique et le social.La trame du passé et le fil de l’histoire. L’invention de Mazamet : catholiques, protestants et autresA Mazamet, capitale du délainage et du textile, on raconte que les ouvriers votaient à droite parce que catholiques, et que les patrons votaient à gauche parce que protestants. Que cache cette assertion largement partagée et assénée comme une évidence ? Comment se construit au fil du temps un récit qui devient quasiment une histoire officielle ? Par les écrits des notables protestants dès la fin du XIXe siècle, par la célébration du « centenaire du délainage » en 1951, par les travaux d'historiens de la classe ouvrière, s'élabore comme une vulgate qui met en scène la singularité d'une ville où « l'on ne fait pas de politique » et d'un ordre social harmonieux qui échapperait à la lutte des classes. L'enquête sur le rôle des communautés catholique et protestante comme celui des syndicats (CGT et CFTC) permet de mettre au jour les conditions de production du récit de ce consensus social imposé par les élites économiques, politiques et religieuses de Mazamet.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Olivier Le Cour Grandmaison autour de Oradour coloniaux français. Contre le « roman national » paru aux éditions Les liens qui libèrent.Olivier le Cour Grandmaison est politologue. Il enseigne les sciences et la philosophie politiques à l’université d’Évry Paris-Saclay. Spécialiste des questions de citoyenneté sous la Révolution française et de l’histoire coloniale, il a notamment publié De l’indigénat. Anatomie d’un « monstre » juridique : le droit colonial en Algérie et dans l’Empire français (Zones, 2010), Racismes d’État, États racistes. Une brève histoire (Amsterdam, 2024), et dernièrement, La fabrique du roman national-républicain (Amsterdam, 2025).Oradour coloniaux français. Contre le « roman national »25 février 2025. Sur RTL, le journaliste J-M. Aphatie déclare que la France a commis de nombreux Oradour coloniaux en Algérie. Aussitôt, les Républicains, les extrêmes-droites et des médias de propagande continue forgent un scandale pour cause de crime de lèse-nation. Fille aînée des Lumières et de la Révolution, la France ne saurait perpétrer de tels actes. Révisionnisme et euphémisation sont au principe de cette défense du roman impérial-républicain.Elle occulte de nombreux précédents. Après 1945 et lors du dernier conflit algérien, diverses personnalités ont dénoncé la Gestapo et les Oradour français liés aux violences extrêmes de la guerre contre-révolutionnaire. Olivier Le Cour Grandmaison les analyse et revient sur leurs origines : la guerre totale, menée par le général Bugeaud à partir des années 1840, avec son cortège de massacres de civils, d' « enfumades », d'urbicides répétés et de razzias destructrices.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Anny Bloch-Raymond à l'occasion de la parution de Ève et les siens. Alsace, Cévennes, Nîmes, les chemins de la liberté aux éditions Ampelos. Avec l’association Denise Epstein.Anny Bloch-Raymond est docteure en sciences sociales et sociologue au CNRS. Aux États-Unis, elle a entrepris la collecte de l’histoire des familles juives migrantes du Rhin au Mississippi. De retour en France, elle s’interroge sur la destinée des femmes d’après-guerre à travers la destinée d’Ève, sa mère. Pour cet ouvrage, l’auteure a reçu le Prix de biographies de femmes par l’Association des femmes diplômées des universités (AFFDU) et par l’University Women of Europe (UWE) 2024.Ève et les siens. Alsace, Cévennes, Nîmes, les chemins de la libertéRéfugiés à Nîmes en octobre 1940, Ève (20 ans) et son mari Max, jeunes juifs lorrains, doivent se cacher à Vialas, village protestant des Cévennes. Ils survivront grâce à la bienveillance de la population, la prudence et la chance.À la Libération, installés à Nîmes, ruinés par l'exode, ils écrivent une nouvelle page de leur existence à une époque où les femmes découvrent l'indépendance et la liberté.Ce récit biographique, écrit sous le regard de sa fille, témoigne de l'émancipation d'une femme dans les années 50-60, tiraillée entre son éducation de jeune bourgeoise juive, sa situation de mère de famille modeste et ses aspirations à une vie plus libre. Elle se heurte à l'incompréhension de son entourage et à la difficulté d'être acceptée dans le monde bourgeois de son amant protestant camarguais.La vie d'Ève illustre parfaitement le défi de la liberté pour nombre de femmes des années 50-60 dont le féminisme naissant cherchait à briser le carcan familial et social.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nouvelle année, nouvelle saison de podcasts d'Ombres Blanches !Rencontre proposée par Yves Le Pestipon, Antoinette Deshouilières, Poésies, « Grisette et Tata ».Antoinette de Lafon de Boisguérin des Houlières, dite Madame Deshoulières, fut fort connue au 17e siècle. Si elle ne put être de l’Académie française, parce que femme, elle fut de L’Académie italienne des Recovrati et de l’Académie d’Arles. Elle fut l’amie de nombreux écrivains dont La Fontaine, les frères Corneille et Pellisson, ainsi que de Madame de Sévigné ou de Mademoiselle de Scudéry. Femme libre, parfois audacieuse, elle écrivit en divers genres. Elle fut surtout fameuse en poésie, où elle donna des églogues et des idylles fort réussies. Les recherches contemporaines sur la littérature ancienne reviennent à elle : on la réédite, on la met au programme des agrégations de Lettres. C’est une redécouverte heureuse. Nous lirons deux de ses poèmes qui se répondent, et qui donnent la parole à la chatte Grisette et au chat Tata. Ce sera peut-être touchant et drôle. Très petite bibliographieDe rose alors ne reste que l’épine, Poésies 1659-1694, édition de Sophie Tonolo, Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 2023.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec Clémentine Stunault-Moncet autour de À table au Moyen Âge paru aux éditions PUF.Clémentine Stunault-Moncet est agrégée d’histoire et docteure en histoire médiévale de l’université de Toulouse Jean-Jaurès, et spécialiste des métiers de bouche et alimentaires à Toulouse à l’époque médiévale.Au Moyen Âge, la nourriture reflète le statut social.Elle forme un prisme au travers duquel l’historien·ne peut observer la société dans toutes ses dimensions : la production et les échanges économiques, l’organisation du travail, les relations sociales, les jeux de pouvoir, les pratiques de consommation et les représentations culturelles. Toulouse au XIVe siècle est ainsi le cadre propice d’une histoire de l’alimentation donnant à penser les rapports de force et les solidarités au sein d’une ville médiévale, depuis l’arrière-cuisine jusqu’à la table des Capitouls.👉 Voir sur le siteRéalisation et mise en ondes Radio Radio, RR+, Radio TERHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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