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🎙Po Na Biso
🎙Po Na Biso
Author: Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo
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© GEC - Groupe d'étude sur le Congo
Description
Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) vous proposent « Po Na Biso (anciennement Po Na GEC) ». Il s’agit d’une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui résume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d’actualité en République démocratique du Congo.
Présenté tour à tour par les membres d'Ebuteli à la manière d’un message vocal de WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast se veut proche de ses auditeurs à qui il apporte des éclairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, économiques et sécuritaires en RD Congo.
Vous pouvez Ă©couter « Po Na Biso » sous forme de podcast disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts ou sur votre application d’écoute prĂ©fĂ©rĂ©e, voire via vos enceintes et autres assistants vocaux intelligents.Â
Il est surtout possible de recevoir l’audio de « Po Na Biso » directement sur WhatsApp si vous vous êtes inscrit sur le fil WhatsApp du GEC et d'Ebuteli. Sinon, il suffit d’envoyer  « GEC » ou « Ebuteli » via WhatsApp au +243 894 110 542.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
288Â Episodes
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Le 27 octobre, la Coalition Article 64 (C64) a publié une déclaration à l’issue de son conclave tenu à Rome. C’était la première rencontre de l’ensemble de son présidium depuis la création de cette plateforme de l’opposition en mai 2026. Cette déclaration, tant attendue depuis la création du Front pour la refondation de la nation (FRN),condamne à la fois le recours aux armes pour conquérir le pouvoir et les initiatives susceptibles de remettre en cause l’ordre constitutionnel. Mais elle ne désigne pas avec la même précision les responsabilités des différents acteurs. Qu’est-ce que cette déclaration signifie sur le fond ?Bonjour ! Je m’appelle Jessé Busomoke. Je suis chercheur au pilier politique d’Ebuteli. Vous écoutez le 43e épisode de la saison 6 de Po Na Biso. Nous sommes le vendredi 30 octobre 2026. Dans cet épisode, nous interrogeons la dernière déclaration de la coalition d’opposition C64.Le 23 octobre, l’Assemblée nationale a adopté la loi fixant les conditions d’organisation du référendum. Ce texte divise l’opinion depuis la session de mars 2026 et a contribué à cristalliser les oppositions autour de la défense de la Constitution jusqu’à la création de la C64. Dans sa dernière déclaration, la C64 accuse le président Félix Tshisekedi de vouloir confisquer le pouvoir et affirme, en réaction de ses récentes déclarations devant les parlementaires de l’Union sacrée de la nation (USN), qu’une« Constitution n’a pas à être aimée ni désirée, elle doit être scrupuleusement respectée et appliquée ».D’autre part, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moise Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sessanga, leaders de la C64 et signataires de la déclaration, condamnent le recours aux armes pour conquérir le pouvoir et s’y installer, faisant ainsi allusion à l’arrivée de Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), successeur de l’AFC. Cette condamnation de toutes les tentatives de renversement de l’ordre constitutionnel placerait-elle la C64 au centre, en tant que défenseur de la Constitution ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis l’annonce de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), mouvement politico-militaire appelé à succéder à l’Alliance fleuve Congo (AFC), la salve de réactions se poursuit et, désormais, on note des actions, essentiellement de la part des autorités congolaises : suspension des partis proches de Joseph Kabila, interdiction de voyage pour les officiers généraux et supérieurs, directives encore plus restrictives du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). Bref, une escalade politique pour l’instant. Peut-on éviter l’escalade militaire ? Bonjour ! Je m’appelle Fred Bauma. Je suis le directeur exécutif d’Ebuteli. Vous écoutez le 42e épisode de la saison 6 de Po Na Biso. Nous sommes le vendredi 23 octobre 2026. Dans cet épisode, je m’interroge sur la logique de la guerre.Qu’est-ce qui change réellement dans cette nouvelle configuration ? Pour le gouvernement, il s’agit d’une confirmation de ce que le président Félix Tshisekedi disait déjà en 2024 : « Joseph Kabila (...) prépare l'insurrection. AFC, c'est bien lui ». Le porte-parole du gouvernement l’a d’ailleurs situé dans sa métaphore préférée : c’est le fils aîné du père, le Rwanda. Dans une certaine mesure, il s’agit donc d’une continuité, avec le mérite d’une clarification des acteurs. Cette nouvelle variante de la rébellion a d’ailleurs annoncé qu’elle reprendrait les engagements pris par l’AFC/M23 dans le cadre des négociations de Doha. D’autre part, il y a aussi des silences : la coalition de l’opposition C64 ne s’est pas exprimée malgré les pressions. Elle se réunira à Rome dans quelques jours. Au sein de la classe politique et de la société civile, les positions oscillent entre prise de distance, réaffirmation de l’attachement au président et appel au dialogue ; on relève également, quoique dans une moindre mesure, des déclarations individuelles de soutien au FRN. Les Églises catholiques et protestantes, quant à elles, n’ont pas encore adopté de position publique commune sur cette nouvelle configuration. Au sein de la communauté internationale, seule la Belgique, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, et, timidement, l’Union africaine, ont condamné cette nouvelle dynamique.Mais dans ces silences et ces réactions variées, une chose ressort : l’inconnu, l’attente, la violence prochaine. Jusqu’à ce qu’il y ait une autre indication claire, le FRN n’est rien d’autre qu’un M23 rénové, disent certains. Comme l’AFC avant lui. Il lui faut donc poser un « acte signature » pour démontrer l’effectivité de sa menace. Il lui faut faire la guerre. C’est, du moins implicitement, ce que l’on lit derrière cette interrogation récurrente : « Qu’est-ce que ça signifie vraiment, l’arrivée de Kabila ? » S’ensuivent alors les interrogations sur la direction de cette violence : Une progression vers le sud, Uvira, Fizi-Baraka, peut-être Kalemie et le Grand Katanga. Ou alors vont-ils prendre la direction de Walikale et le nord-est de la RDC ? Le gouvernement congolais saura-t-il les arrêter ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L’Alliance Fleuve Congo (AFC), c’est fini. Désormais, c’est le Front pour la refondation de la nation, le FRN. Le 12 octobre, Joseph Kabila, ancien président de la RDC, a été annoncé à la tête de ce mouvement politico-militaire qui rassemble notamment les responsables de l’AFC et du Mouvement du 23 mars (M23). Une annonce qui suscite encore des émois, mais qui apporte aussi une certaine clarté dans la compréhension de la crise. Comment expliquer qu’on en soit là ?Bonjour !Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse à Ebuteli. Vous écoutez le 41e épisode de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 16 octobre 2026.Condamnation, désolidarisation, réaffirmation de soutien au président Félix Tshisekedi… Ce sont quelques-unes des réactions qui ont suivi l’annonce de la prise de la tête de la rébellion par Joseph Kabila. Trois jours plus tôt, le concerné, dans un discours publié sur les réseaux sociaux, annonçait qu’il dévoilerait « dans les heures, jours et semaines à venir » sa vision pour « sauver » le pays, après avoir estimé que ses « propositions, mises en garde et conseils ont été superbement ignorés par ceux qui nous gouvernent ». Il avait aussi affirmé qu’ « il n’y a rien, mais alors rien du tout à attendre du pouvoir actuel ». Mais pour comprendre cette annonce, il faut remonter d’abord à février 2025 lorsque Joseph Kabila, en exil, sort de son silence. Il publie une tribune dans le journal sud-africain Sunday Times où il critique la gouvernance de son successeur Félix Tshisekedi et dénonce la situation politique et sécuritaire du pays. Dans les semaines qui suivent, il multiplie les prises de parole médiatiques. En avril 2025, il annonce son retour en RDC « par la partie orientale». Et dans une autre adresse à la nation, il critique une nouvelle fois le régime de Tshisekedi et présente ses 12 propositions pour sortir le pays de la crise. Quelques mois plus tard, en octobre 2025, il lance « Sauvons la RDC », une plateforme politique réunissant plusieurs personnalités opposées au régime de Kinshasa.Cette chronologie met en lumière une évolution du positionnement politique et public de Joseph Kabila : d’abord une reprise de la parole politique, ensuite une volonté de structurer une opposition au pouvoir, et enfin une association directe avec un mouvement politico-militaire. Cette association n’est toutefois pas nouvelle : le dernier rapport de juillet des experts des Nations unies évoquait déjà « les liens grandissants » entre lui et l’AFC/M23.Qu’est ce que la présence affichée de Kabila changera-t-elle ? En premier lieu, Kabila apporte au mouvement un nouveau visage : celui d’un ancien chef de l’État qui a dirigé le pays pendant près de 18 ans. Cette dimension peut donner au FRN une visibilité politique nationale et continentale plus importante que celle dont disposait l’AFC/M23 seule, dirigée par Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le panel des facilitateurs de l’Union africaine a entamé, le lundi 5 octobre, une tournée par Goma puis l’a poursuivi à Kigali et enfin à Kinshasa. Elle intervient dans un contexte paradoxal. Alors que les efforts diplomatiques se multiplient pour obtenir une désescalade entre les acteurs impliqués dans le conflit dont la RDC, le Rwanda et l’AFC/M23, les hostilités continuent sur les territoires de Lubero, Masisi, Kalehe, Rutshuru et sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu. Pourrait-elle amener les acteurs en conflit à la désescalade ?Bonjour et bienvenue dans ce 40e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli qui décrypte chaque semaine l’actualité congolaise. Je suis Ildefonse Bwakyanakazi, chercheur à Ebuteli. Cette semaine, nous nous intéressons à la tournée du panel des facilitateurs de l’Union africaine et à ce qu’elle pourrait avoir sur la crise de l’est de la RDC.Trois des cinq anciens chefs d’Etat composant ce panel, Uhuru Kenyatta, Sahle Work Zewde et Mokgweetsi Masisi, ont débuté leurs consultations dans la ville de Goma sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23. Au cours de cette première étape, cette délégation a rencontré les représentants de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha), du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), du Mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+) ainsi que la coordination de la rébellion de l’AFC/M23. À la deuxième étape, les facilitateurs de l’UA ont rencontré le président Paul Kagame à Kigali, au Rwanda. Lors de la réunion de haut niveau tenue à Gaborone au Botswana en juillet dernier, l’UA avait émis le vœu d’arrimer les initiatives africaines de médiation aux processus internationaux de Washington et de Doha. Ce dernier n’a toujours pas abouti à un accord final mais plutôt à la signature de deux de huit protocoles dont celui sur le cessez-le-feu. A défaut de pouvoir faciliter la mise en œuvre d’un accord final, cette tournée vise à restaurer la confiance entre les parties protagonistes en identifiant les obstacles à la mise en œuvre des engagements pris par les uns et les autres. Elle vise également à inciter au respect du cessez-le-feu et à consolider les mécanismes de vérification, tout en évitant que les hostilités sur le terrain ne fassent dérailler les négociations en cours. Les questions humanitaires et la protection de civils étaient également sur l’agenda des facilitateurs.Par ailleurs, le facilitateur Uhuru Kenyatta envisagerait d'engager des consultations avec certains groupes armés actifs dans l’est de la RDC, vraisemblablement sans l’AFC/M23, puisque déjà au cœur de Doha. Cette démarche s’inscrirait dans la continuité du processus de Nairobi, qui avait également cherché à favoriser le dialogue entre le gouvernement congolais et les groupes armés. Toutefois, l’exclusion éventuelle du M23, le manque de clarté sur l’identité des participants, les modalités du dialogue et les engagements attendus soulèvent des interrogations quant à la portée de cette initiative. L’une des limites du processus de Nairobi résidait précisément dans la difficulté à articuler les différentes dynamiques armées et les enjeux régionaux. Dès lors, la capacité de cette nouvelle démarche à contribuer à une désescalade durable dépendra notamment de son inclusivité, de sa complémentarité avec Doha et de la mise en œuvre effective des engagements qui en découleront.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce lundi 28 septembre, au centre culturel de Kinshasa, le coup d’envoi de la cartographie du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2), a été donné. Le dernier recensement remonte à 1984. Depuis, la population, les villes, et l’organisation administrative du territoire ont profondément changé. Le besoin de disposer de données actualisées ne fait donc guère de doute. Mais au-delà du recensement, à quoi ces données serviront-elles concrètement et comment éviter qu’elles deviennent rapidement obsolètes ?Bonjour, je suis Joël Kiniati, data analyst à Ebuteli. Vous écoutez le 39e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 2 octobre 2026.La cartographie lancée au début de cette semaine constitue une étape majeure. Le Bureau central du recensement (BCR) explique que les équipes doivent notamment identifier et géolocaliser les bâtiments, répertorier les ménages et délimiter les zones de dénombrement. Autrement dit, avant de compter la population, il faut savoir précisément où elle se trouve.Pour réussir cette vaste opération, le pays avait estimé ses besoins à 192 millions de dollars américains. Mais lors de la table ronde des partenaires organisée en mars 2026, plus de 200 millions de dollars ont été mobilisés. La mobilisation de ces ressources constitue une étape importante. Mais le défi sera aussi de faire en sorte que cet investissement renforce durablement le système statistique national. Il peut notamment contribuer à moderniser les infrastructures de collecte et de gestion des données, et à doter le pays d’outils capables d’actualiser régulièrement les données démographiques. C’est ici que l’expérience du passé devrait nous conduire à réfléchir. En 1984, en raison notamment de contraintes techniques et matérielles liées à l’exploitation d’un volume considérable de données, les questionnaires individuels n’ont pas été exploités dans leur totalité. L’analyse détaillée des caractéristiques individuelles s’est appuyée sur un échantillon représentant seulement 10 % des données collectées. Autrement dit, seule une petite partie des informations collectées a pu faire l’objet d’une exploitation détaillée. Ce n’est donc pas simplement une question d’archives. C’est aussi une question de continuité : faire en sorte que les données produites aujourd’hui restent accessibles, compréhensibles et utilisables dans les années à venir. C’est précisément l’un des enjeux auxquels le deuxième recensement général de la population et de l’habitat devra répondre.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.








