Discover
Mon Carnet, l'actu numérique
Mon Carnet, l'actu numérique
Author: Bruno Guglielminetti
Subscribed: 878Played: 26,732Subscribe
Share
© All rights reserved
Description
Chaque semaine, Bruno Guglielminetti revient sur l'actualité numérique et propose des rencontres avec des acteurs de domaines connexes. // A weekly news magazine about digital news, with interviews, all in French. Bonne écoute !
2440 Episodes
Reverse
L’intelligence artificielle générative ne se contente plus d’assister l’humain, elle s’inscrit désormais au cœur de ses processus cognitifs. C’est le constat que dresse Bruno Giussani dans son nouvel ouvrage, Manuel de résistance à l’emprise technologique. Invité à en discuter dans Mon Carnet depuis le Tessin, en Suisse, l’ancien directeur international de TED met en garde contre une transformation profonde de notre rapport à l’information, à la décision et, ultimement, à nous-mêmes.
Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti
Vendredi 20 mars 2026
Le grand magazine francophone de l'actualité numérique
Une présentation de R2i.ca
Débrief avec Jérôme Colombain (3:25)
Retour sur l’actualité technologique des derniers jours
Entrevues :
Philippe Lamarre (Urbania) : Acquisition de Binge Audio (37:26)
Matilde Meslin : Un nouveau podcast consacré au podcast (47:10)
Catherine Mathys : Objectif 2066, penser les futurs possibles (1:03:22)
Rencontres d’innovateurs Prompt (1:23:03)
Cyber et quantique, détecter les cyberattaques avec l’IA
Billet :
Thierry Weber : Un livre pour résister à l’emprise technologique (1:33:46)
Entrevue :
Bruno Giussani : L'auteur du Manuel de résistance à l’emprise technologique (1:39:45)
Carl-Edwin Michel (1:48:05)
L’actualité dans l’industrie du jeu vidéo
Billet :
Stéphane Ricoul : Chine vs Occident, deux visions stratégiques (1:54:28)
Entrevue :
Jean-François Poulin : Pose ton écran avec Carolanne Campeau (2:00:39)
Merci à Prompt et R2i de soutenir la production de Mon Carnet
Collaborateurs :
Jérôme Colombain, Thierry Weber, Carl-Edwin Michel, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin
www.MonCarnet.com
Une production de Guglielminetti.com
Mars 2026
Jean-François Poulin rencontre Gabrielle Hurtubise-Radet de Polaire, une jeune entreprise qui utilise l’intelligence artificielle pour analyser et synthétiser l’opinion publique en continu. L’objectif est d’aider les élus à mieux comprendre les citoyens, en combinant consultations directes et analyse de données issues du terrain et des réseaux sociaux. L’outil promet de transformer des mois de consultation en quelques minutes, tout en conservant une transparence sur les sources et les biais. Il se veut complémentaire aux processus démocratiques traditionnels, en facilitant une expression plus large et plus naturelle des citoyens. Au-delà du politique, la technologie pourrait aussi intéresser des organisations cherchant à mieux dialoguer avec leurs publics.
Stéphane Ricoul revisite la chanson Le Déserteur de Boris Vian pour imaginer une intelligence artificielle qui refuse d’être militarisée. À travers la figure de « Claude », il met en scène une IA guidée par des principes éthiques, opposée à son utilisation comme arme. Le texte soulève une tension entre logique militaire et contraintes morales intégrées aux systèmes d’IA. Il interroge aussi la volonté des États de contourner ces garde-fous au nom de la sécurité. Cette fiction pose une question centrale : une machine peut-elle, ou doit-elle, dire non à ses créateurs? En filigrane, c’est notre propre rapport à la responsabilité et à la guerre qui est mis en cause.
Stéphane Berthomet met en lumière un paradoxe du balado : alors que le marché publicitaire se structure avec des outils automatisés et des métriques précises, sa réelle valeur repose encore sur la relation de confiance entre l’animateur et son public. Le format de publicité lue par l’animateur demeure particulièrement efficace, car il s’intègre naturellement au contenu et bénéficie de cette crédibilité.
Cette efficacité échappe souvent aux mesures traditionnelles, comme le démontrent des campagnes où les ventes dépassent largement les clics tracés. Dans un univers de plus en plus standardisé, cette dimension humaine devient un avantage stratégique. Le balado reste ainsi un média où l’attention et la confiance comptent plus que les simples indicateurs quantitatifs.
Le Conseil de presse du Québec lance Colonie 404, un jeu en ligne destiné surtout aux jeunes adultes pour les sensibiliser aux mécanismes de la désinformation. Le joueur doit décider quelles nouvelles partager dans une colonie fictive, en utilisant des outils inspirés de la vérification réelle de l’information. L’objectif est clair : développer le réflexe de valider avant de partager, sans culpabiliser les utilisateurs.
En entrevue, Philippe Marcoux, le directeur de l’information et de la formation Conseil de presse du Québec, insiste sur le fait que le problème ne vient pas seulement des créateurs de fausses nouvelles, mais surtout de ceux qui les relaient. Le jeu mise donc sur l’apprentissage par l’expérience pour encourager de meilleures pratiques. Dans un contexte où l’IA rend la désinformation plus difficile à détecter, l’initiative veut redonner aux citoyens un rôle actif dans la qualité de l’information.
Michelle Blanc publie Confessions d’une experte, un livre où elle revisite vingt ans d’évolution du numérique, des premiers blogs aux réseaux sociaux, jusqu’à l’intelligence artificielle. Elle rappelle que Twitter a marqué un tournant en imposant le web en temps réel, mais estime que l’influence en ligne s’est depuis transformée, parfois au détriment de la qualité.
Selon elle, les blogs n’ont pas disparu, ils reviennent sous d’autres formes, avec un besoin renouvelé de contenus plus longs et plus approfondis. Elle juge aussi que l’IA peut devenir un outil utile, à condition de rester authentique et d’éviter la dépendance intellectuelle. En parallèle, elle propose un guide pratique sur l’ingénierie de contexte pour aider les francophones à mieux utiliser l’IA au travail.
Compositeur et chef d’orchestre, Samuel Sené aborde l’IA musicale avec curiosité, mais aussi avec lucidité. Il y voit d’abord un nouvel outil de création, capable d’aider à sortir de l’angoisse de la page blanche, à tester des idées ou à générer rapidement des pistes de travail. Mais il souligne aussi que certains métiers sont déjà fragilisés, notamment ceux liés à la musique fonctionnelle ou à la création de contenus sonores simples.
Selon lui, l’IA musicale reste encore limitée, car elle traite surtout le son comme un flux global, sans vraiment comprendre le solfège, l’orchestration ou la structure musicale en profondeur. À ses yeux, les métiers fondés sur la présence physique, comme la direction d’orchestre ou la performance scénique, demeurent pour l’instant moins menacés. Son pari est donc clair : utiliser l’IA comme levier, sans renoncer à la valeur du goût, de l’intention et de l’expertise humaine.
Le Mila organise un grand hackathon pancanadien pour développer des garde-fous destinés aux robots conversationnels, en particulier ceux qui pourraient être utilisés dans un contexte de soutien psychologique chez les jeunes. Avec Jeunesse J’écoute et Bell, l’objectif est de mieux détecter les situations de détresse, d’identifier les signaux de risque et de transférer rapidement les cas graves vers des intervenants humains.
En entrevue, Simona Gandrabur, Responsable du Studio de Sécurité de l'IA de Mila, explique que le défi consiste à créer des “casques bleus” de l’IA, de petits modèles capables de surveiller les entrées et les réponses d’un robot conversationnel pour éviter les dérives. Le hackathon doit aussi produire un riche jeu de données synthétiques reflétant la diversité des réalités vécues par les jeunes au Canada. À terme, l’idée est d’offrir gratuitement à Jeunesse J’écoute des outils concrets pour sécuriser son futur robot conversationnel.
Détails : https://luma.com/mo2ftcpb
Dans ce débrief, Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain reviennent sur l’accélération du virage agentique dans l’industrie de l’IA, illustré par le rachat de Moldbook par Meta. Ils y voient moins un simple coup tactique qu’un accès privilégié à un laboratoire vivant où des agents IA interagissent entre eux, un terrain d’observation rare pour les grands joueurs du secteur. Le duo aborde aussi les limites bien concrètes de cette course à l’automatisation, avec Amazon qui paie le prix de son recours massif à l’IA générative, notamment dans le code, au point de devoir faire corriger ses outils par ses propres employés. Autre sujet marquant, la levée de fonds record de Mistral autour de Yann LeCun et des “World Models”, une approche qui veut donner à l’IA une compréhension plus fine du monde réel, même si ses résultats restent encore à démontrer face à la vitesse fulgurante des modèles actuels. Enfin, les deux animateurs soulignent un tournant du côté de Microsoft, qui veut transformer des millions de PC Windows 11 en machines compatibles avec l’univers Xbox, preuve que la convergence entre informatique personnelle et jeu vidéo continue de s’accélérer.
Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti
Vendredi 13 mars 2026
Le grand magazine francophone de l'actualité numérique
Une présentation de R2i.ca
Débrief avec Jérôme Colombain (3:46)
Retour sur l’actualité technologique de la semaine vue d’Europe
Entrevues :
Mila : IA et santé mentale des jeunes, le hackathon (31:58)
Samuel Sené : Création musicale et intelligence artificielle (49:12)
Michelle Blanc : Confession d’une experte (1:09:32)
Philippe Marcoux (CPQ) : Colonie 404, le jeu (1:25:14)
Billets :
Stéphane Berthomet : Publicité, confiance et balado (1:39:57)
Stéphane Ricoul : Le Déserteur revisité à l’ère de l’IA (1:51:20)
Entrevue :
Jean-François Poulin : Polaire, analyser l’opinion publique grâce à l’IA avec Gabrielle Hurtubise-Radet (1:57:46)
Merci à R2i de soutenir la production de Mon Carnet
Collaborateurs :
Jérôme Colombain, Stéphane Berthomet, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin
www.MonCarnet.com
Une production de Guglielminetti.com
Mars 2026
Jean-François Poulin s’intéresse aux nouveautés de Figma et à l’arrivée de l’intelligence artificielle dans les outils de design. Avec Alexia Danton, porte-parole de l’entreprise, il explore comment ces fonctions permettent désormais de générer des interfaces ou des prototypes beaucoup plus rapidement, parfois même par des utilisateurs qui ne sont pas designers.
Dans son billet, Stéphane Ricoul invite à changer de regard sur l’intelligence artificielle. Plutôt que d’y voir une menace, il propose de la considérer comme une occasion de rebâtir une technologie alignée sur nos valeurs. Inspiré notamment par les travaux de Tristan Harris, il évoque la possibilité d’une « abondance artificielle » où l’IA pourrait réduire les coûts de l’éducation, de la santé et faciliter l’accès au savoir.
Depuis la Suisse, Thierry Weber s’intéresse à une nouvelle tendance qui transforme la programmation : le « vibe coding », ou programmation intuitive. Grâce à l’intelligence artificielle, il devient possible de créer des applications ou d’automatiser des tâches simplement en décrivant ce que l’on veut en langage naturel, sans écrire de code.
Mais Weber rappelle que les développeurs ne disparaissent pas pour autant. Leur rôle évolue vers celui d’architecte et de superviseur du code généré par l’IA, afin d’éviter les erreurs, les failles de sécurité ou les logiques bancales. Pour lui, la véritable révolution tient surtout à la chute de la barrière entre l’idée et sa réalisation.
À l’occasion du Mois de la prévention de la fraude au Canada, la spécialiste en cybersécurité Catherine Dupont-Gagnon rappelle que les adolescents sont de plus en plus exposés aux dangers du web. Leur vie sociale se déroule largement en ligne, mais leur compréhension des risques demeure inégale, notamment sur des plateformes comme Discord.
Carl-Edwin Michel revient sur le 30e anniversaire de Pokémon, une franchise née en 1996 avec Pokémon Rouge et Bleu sur Game Boy et devenue depuis un phénomène mondial. Jeux vidéo, série animée, cartes, films et produits dérivés ont transformé la marque en l’une des plus puissantes de l’industrie du divertissement, avec des moments marquants comme le succès planétaire de Pokémon Go en 2016. Entre nouveaux jeux, événements pour les fans et collections spéciales de cartes, la franchise continue de se renouveler et de séduire de nouvelles générations de joueurs.
En direct du PodCamp Toronto, l’une des plus anciennes rencontres de podcasteurs au Canada, Stéphane Berthomet revient sur l’évolution de l’écosystème du balado. L’événement réunit créateurs, professionnels et amateurs autour de conférences sur l’IA dans le podcast, les statistiques d’écoute ou encore l’importance du design des vignettes pour la découvrabilité. Par ailleurs, Berthomet relaie une étude européenne du collectif Tox Free Life for All, qui a analysé 81 écouteurs et casques vendus en Europe.
Benoît Martel, président et fondateur de R2I, explique que la souveraineté numérique n’est plus un débat théorique, mais une préoccupation très concrète pour les entreprises canadiennes. Dans un contexte où le Cloud Act américain inquiète davantage, il rappelle qu’une donnée hébergée par un fournisseur américain peut rester soumise à la juridiction des États-Unis, même si elle se trouve physiquement au Canada.
R2I, qui offre depuis plus d’une décennie une solution infonuagique canadienne baptisée Edwin, dit constater une forte hausse de la demande pour des services locaux, souverains et redondants, notamment de la part d’organisations qui arrivent à l’échéance de leurs contrats avec les grands hyperscalers. Benoit Martel insiste aussi sur le fait que la souveraineté numérique ne concerne pas seulement l’hébergement, mais aussi la sécurité, la conformité et la capacité de reprise en cas de crise.
R2i est partenaire de Mon Carnet. Merci à R2i de soutenir la production de ce podcast.
De retour de Barcelone, Jérôme Colombain retient d’un Mobile World Congress à deux vitesses un salon où le téléphone intelligent n’est plus seul au centre du jeu. Derrière les nouveautés grand public, l’essentiel se joue désormais du côté des opérateurs, des normes à venir et de l’intégration de l’IA jusque dans la future 6G. Autre tendance forte, la connectivité satellitaire directe sur téléphone intelligent, qui promet d’étendre la couverture mobile bien au-delà des réseaux terrestres. Parmi les curiosités marquantes, Honor a présenté un téléphone doté d’un module photo motorisé, tandis que Huawei, Xiaomi et plusieurs acteurs chinois ont confirmé leur montée en puissance, autant dans le mobile que dans les objets connectés, les lunettes intelligentes et même la robotique. En parallèle, Apple a attiré l’attention avec son nouveau MacBook Neo, une tentative claire d’aller chercher un public plus large avec un portable plus abordable.
Rencontre avec Elsa Tannous de l’organisme DigiWomen, en marge d'un panel organisé le 10 mars au CRIM organisé par l'Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII) et Digiwomen. Le panel réunira des professionnelles du secteur afin de discuter concrètement des défis et des parcours des femmes dans le numérique.





















