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Le 10 mai 2022, nous recevions l'auteur Éric Sadin, pour lui parler de son plus récent livre, Faire sécession, pour une politique de nous-mêmes, publié aux éditions l'Échappée. Nous revenons aussi avec lui sur ses travaux précédents, qui traitent de l'émergence de l'industrie des hautes technologies, et des dépossessions qu'elle implique. 
Cette semaine, on parle du livre Sur les traces du Québec, dirigé et édité par Simon Parent. Une formule spéciale, entre les deux co-animateurs de l'émission, sur le travail de l'un deux. Une discussion importante sur les transports qui nous permet de dépasser l'opposition entre tramway et 3e lien, et de les comprendre tous deux comme insérés dans une même logique de développement capitaliste. 
Cette semaine nous recevons Mathieu Quet, auteur d'un livre récemment paru aux éditions Zones. Dans Flux : Comment la pensée logistique gouverne le monde, il nous invite à une réflexion au-delà du simple champ de la logistique, pour nous aider à comprendre comment ce paradigme issu de la planification militaire exerce une influence sur toutes les facettes de nos existences. C'est aussi sa fragilité qui est mise en examen, ainsi que les manières de lutter que le monde logistique nous offre.
Cette semaine, nous diffusons une entrevue réalisée par des camarades qui se sont rendues sur le blocage tenu par des Attikamekw près de Manawan en opposition aux coupes abusives sur leur territoire, des coupes qui ont détruit une érablière et qui mettent en péril leur capacité à vivre de la forêt. 
Cette semaine, nous recevons Josianne Poirier docteure et chargée de cours en histoire de l’art et auteure. Elle publie cette semaine Montréal fantasmagorique : ou la part d’ombre des animations lumineuses urbaines chez Lux éditeurs. En  faisant l’analyse de quelques installations lumineuses de Montréal, dont le Quartier des Spectacles, l’illumination du Pont Jacques Cartier  (Connexion vivantes) et l’événement Cité Mémoire, Josianne Poirier «scrute la visibilité de l’histoire» afin, comme le suggérait Walter Benjamin, de «découvrir dans l’analyse du petit moment singulier le cristal de l’évènement total.» Que disent, finalement, le déploiement de ces dispositifs lumineux sur nous-même? Quelles fins servent-ils? Et en quoi l’imaginaire du progrès trouve-t-il sa pleine substance dans cette mouvance qui s’opère aujourd’hui sous le couvert de la créativité numérique et de l’innovation?
Cette semaine, nous nous entretenons avec Nicolas le Dévédec par rapport à la parution de son livre Le mythe de l’humain augmenté: critique politique et écologique du transhumanisme, publié aux éditions Écosociété. L'objectif est de réinsérer les fantasmes du transhumanisme dans le contexte de la captation de plus en plus intensifié du travail, des corps et du monde, c'est à dire dans une optique productiviste. Drogues de performances, passeports vaccinaux, et diverses puces expérimentales sont autant de technologies qui visent à changement l'humain pour l'adapter à son contexte social, et à ne surtout pas penser à le changer.
Cette semaine nous nous entretenons avec Christine Lévy, spécialiste de l'anarchisme, du socialisme et du féminisme japonais. Elle a dirigé en 2021 la première traduction en français d'un texte majeur du féminisme japonais. Une idéologie pour survivre à la violence, interroge la guerre, la violence domestique, étatique ou révolutionnaire, la citoyenneté et le nationalisme d'un point de vue féministe. La proposition est originale : le féminisme doit assumer d'être une pensée pour les faibles qui ne veulent pas devenir comme les dominants. 
Cette semaine à l'émission: l’habitude des ruines, la muséification  culturelle et la cabane comme retour aux sources, avec Marie-Hélène  Voyer, professeure de littérature et auteure de L'habitude des ruines. À la lecture de l’ouvrage, nous partageons un constat similaire: le  monde capitaliste du tout-à-l’économie dont nous héritons tombe en  ruines et reproduit inévitablement la ruine, tant dans ses productions  culturelles que dans ses formes de vie. C’est d’un déracinement  généralisé et d’un isolement profond dont nous héritons. Face à un tel constat, nous interrogeons aujourd’hui, avec  Marie-Hélène Voyer, nos manières d’entrer en relation avec ce patrimoine  qui nous est légué et, plus largement, sur nos manières d’habiter et d’expérimenter ensemble un territoire commun.
PIRATAGE DES ONDES

PIRATAGE DES ONDES

2021-12-0943:10

Jo et Manu prennent le contrôle des ondes et font un survol de l'actualité (police, gestion de fonds publics, blocages en solidarité avec les Wet'suwet'en, hockey) et reçoivent La fatigue et le Collectif Le Bestiaire. 
Cette semaine, nous discutons avec Philippe Blouin, candidat au doctorat en  anthropologie à McGill, intéressé par la question des protocoles  d’alliance au sein de la confédération Haudenosaunee, co-éditeur d'un livre portant sur l’histoire de la Warrior Society qui sera disponible l’été prochain et traducteur de plusieurs ouvrages, dont Capitalisme carcéral de Jackie Wang et Radiations et révolutions de Sabu Kohso. On aura entre autres l’occasion d’éclairer une question très intéressante : si la loi canadienne est celle du génocide et de la colonisation, selon quel principe envisager la vie sur ces terres? Le livre sur lequel il travaille avec des aîné.es Mohawk sera disponible l'été prochain aux PM Press, avant d'être disponible en français aux Éditions de la rue Dorion.
Cette semaine nous discutons avec  des membres du groupe d'enquêtes politique et techno-critique  grenoblois «Pièces et main d'oeuvre» à propos des enjeux liés au progrès  technologique, la cybernétique et le règne de la mégamachine. Pour en savoir plus: https://www.piecesetmaindoeuvre.com/ En fin d'émission, une mise à jour informative sur la lutte des Wet'suwet'en de la Colombie-Britannique.
Les réflexions sur l’après-ZAD de Notre-Dame-des-Landes ont donné lieu, au début 2021, à l’Appel des soulèvements de la terre, issus de plusieurs dizaines d’organisations d’un peu partout en France. Sur leur site web, qui fait office de manifeste, on peut lire que : «Seul un basculement radical - un soulèvement - pourrait permettre d'enrayer le réchauffement climatique et la 6e  extinction massive des espèces. Au fond, nous le savons, il ne nous reste aujourd'hui plus d'autre voie que de mettre toutes nos forces dans la bataille pour faire obstacle au désastre en cours, et abattre le  système économique dévorant qui l'engendre.» On reçoit à l'émission deux camarades des Soulèvements de la terre pour parler de luttes paysannes, d'occupations territoriales et de reprise des terres. Suivie de la chronique insurectionnelle de Paï qui présente les émeutes prenant place en Tunisie en opposition aux coup d'État constitunionnel du président Kaïs Saïed.
Discussion concernant l'héritage colonial, les perspectives décoloniales et les  alliances révolutionnaires avec Dalie Giroux, professeure à l’Institut  d’études féministes et de genre et à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, et auteure de quelques ouvrages dont La généalogie du déracinement publié dans la collection «Terrains vagues» aux Presses de l’Université de Montréal et L'Oeil du maître paru en 2020 chez les Éditions Mémoire d'encrier. Suivie de la chronique hebdomadaire traitant du moratoire revendiqué par la  Nation Atikamekw contre l'exploitation forestière coloniale sur le Nitaskinan. Pour les textes mentionnés :  Blocages -  Sur la circulation,  le capital, l’extraction  et l’expansion coloniale Les Atikamekw Nehirowisiwok
Albert Saint-Martin est un des fondateurs du Parti ouvrier et du Parti socialiste du Canada. Né en 1865 dans le faubourg d’Hochelaga à Montréal et sténographe de formation, il milite pour la cause ouvrière toute sa vie durant. Il est un militant central de la vie politique de l’époque et un des orateurs les plus en vue de la ville, il accueille même le quartier général de différentes organisations à son domicile. Sa mémoire a été effacée par le duplessisme des années 30 et 40. Claude Larivière, qui l'a fait découvrir aux militants des années 70 à aujourd'hui, est avec nous pour en parler. Cette semaine, une nouvelle chronique, l'insurrection de la semaine, s'intéresse aux grèves qui se déroulent en Corée du Sud.
Nous discutons cette semaine avec Alain Olivier, auteur de La révolution agroécologique paru aux éditions Écosociété pour qui l'agroécologie se présente comme un modèle révolutionnaire permettant à la fois de rompre avec les réalités imposées par l’industrie, renouer avec des pratiques paysannes et territoriales respectueuses des sols, adresser globalement des enjeux alimentaires comme la souveraineté, la diversité et l’équité, et remettre en cause les modèles politiques qui organisent nos relations avec les humains et les non-humains.
Cette semaine on reçoit Gabriel Leblanc, cofondateur de la Ferme de la Dérive installée au Bic, membre impliqué au sein de l'Union Paysanne et contributeur au Journal le Mouton Noir, à propos des enjeux liés à l'agro-industrie, l'autonomie des communautés locales et les pratiques paysannes.
Nous recevons Annabelle Rivard-Patoine pour discuter du modèle de  croissance associé aux hautes technologies et des impacts de l’installation des zones d'innovation au sein de nos communautés et sur les territoires. Nous tenterons d’y voir plus clair dans ce que cache l’idéologie de la modernisation est à l'oeuvre dans ce modèle de gouvernance et de croissance.
Cette semaine à l’émission: apocalypse durable, capitalisme mortifère et radicalisation écologiste avec l’humoriste et auteur Fred Dubé. On discute de l'État, des entreprises, de l'industrie culturelle, des médias de masse... et des réveille-matins, qui nous font violence et qui masquent cette violence en faisant passer l'auto-défense pour de la violence... bref, Fred Dubé nous aide à démasquer les supercheries, et par l'humour à voir le monde sans filtre, dans toute sa brutalité.
Cette semaine à À nous la terre, nous recevons l'anthropologue Barbara Glowczewski pour parler avec elle de son récent livre Réveiller les esprits de la terre, paru aux Éditions Dehors. Nous discutons avec elles des liens entre le «totémisme contre l'État» australien et les luttes pour la protection de milieux de vies et des rapports intimes au monde. Son plus récent livre constitue un double engagement, auprès des zones à défendre et autres tentatives de soin de la terre en France et auprès des communautés du désert et de la côte Nord-ouest de l'Australie avec qui elle vie et travaille depuis la fin des années 1970. 
Cette semaine à À nous la terre, nous nous entretenons avec participant.es à des luttes territoriales actives contre les saccages l'économie et pour la défense du vivant. Les élections du 20 septembre, avec le plus haut taux d’abstention de l’histoire de la confédération, montre à quel point ce pays est à mal de légitimité. De Wet’suwet’en Strong, à la découverte d’une quantité  inimaginable d’ossements d’enfants sur les sites des anciens  pensionnats, tout tend à montrer à quel point le Canada est fondé sur la dépossession et le génocide. Au-delà des couleurs de la carte électorale, c’est depuis un dehors incommensurable que le Canada est fragmenté. Un peu partout, des mouvements de résistance s’organisent librement pour protéger les communautés du vivant. Qu’il s’agisse des Premières Nations mobilisées depuis des siècles contre les invasions impériales, des communautés organisées contre les saccages industriels, des groupes désirant une écologie basée sur le respect du non-humain et des jeunes voyant l’impasse dans laquelle nous conduit le monde de l’économie, tous partagent des sensibilités similaires: protéger la vie face à  l’économie de la mort. Bloquer les saccages industriels. Habiter des territoires. Et expérimenter, à travers ces luttes, une existence communautaire capable de prendre soin du vivant. Fairy Creek blockade en Colombie-Britannique, 1492 Landback Lane à Six Nations et la lutte pour un moratoire sur la chasse à l'orignal dans le Parc de la Vérendrye sont à l'honneur. Puis nous parlerons avec une représentante de la CEVES des mobilisations à venir et de la grève pour le climat du 24 septembre.
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