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Itinéraire - Le Revenant William, en vacances en Grèce au volant d'une Triumph sport rouge, fait, au début du récit, un retour en arrière pour comprendre ce qui lui est arrivé. Il est déçu  de son séjour.  Attablé à la terrasse d'un café au bord de l'Euripe, il évoque le rôle qu'eut ce fleuve dans l'antiquité. Vient auprès de lui un étranger qui lui  remet une lettre à délivrer à Genève lors de son voyage de retour.  En continuant son chemin, il s'arrête pour grimper à une tour aperçue sur une crête. Désireux de redescendre chercher quelque chose dans sa voiture, iI aperçoit  deux individus penchés sur son auto.  L'évocation  du passé immédiat est interrompue par le souvenir d'une histoire du temps où il était officier en Afrique. Il y avait tué un de ses hommes qui venait de violer une indigène. En voyant la fille accepter son sort, il aurait voulu la cravacher mais n'avait pas son stck sur lui. (Ce souvenir sera la cause d'un événement qui fera l'objet d'un épisode futur). Quand il voit les deux hommes s'éloigner de sa voiture, il va manoeuvrer pour redescendre et filer sans avoir été vu. Il finit par y parvenir et se détend au volant. Lorsqu'il roule devant une Opel stationnée sur le bord de la route, il n'a pas lieu de douter que c'est celle des deux intrus  et s'arrête brièvement pour en crever deux pneus. Il jubile.
Itinéraire - William décide de quitter la Grèce Inquiet à l'idée d'etre la cible d'agresseurs, William décide de quitter la Grèce. il repère sur la carte une ligne maritime rejoignant l'Eubée au continent. Il se rend au port d'Edipsos.  Après quelques démarches burlesques, il réussit à embarquer.  Aussitôt sur la terre ferme, il se lance dans une course débridée , dépassant largement les limitations de vitesse, doublant de justesse avant un virage un énorme camion chargé de foin auquel il fait une queue de poisson.  Un hurlement de sirène en résulte, émis par les motards de la police qu'il aperçoit en regardant par-dessus la portière. il fuit de plus belle. Il évite de justesse un troupeau de moutons descendant de la montagne, Les motards, eux, ne l'évitent pas et dérapent, tombant dans le précipice sur l'autre bord de la route.  William s'arrête enfin.
Itinéraire  - Résurgences du passé et prise de conscience de la situation actuelle Un retour en arrière inaugure cet épisode. William n’adopte plus la première personne : le personnage qu’il décrit n’est plus tout-à-fait lui. Son intention avait été de cravacher la fille pour exécuter le geste qu’il n’avait pas fait, en Afrique, lors de la scène avec le « revenant » (évoqué dans le 1er épisode).  Mais il ne s’y résout pas, il a évolué.  Après avoir fui le camion, les moutons, les motards, il oblique en pleins champs vers une cabane où il reprend des forces et cache la Triumph. Il a ainsi le loisir de revenir sur son récent passé en Angleterre, et nous le révèle.  S’apercevant que la plaque d’immatriculation de la voiture a été rendue illisible par la poussière  des routes, il se sentirait libre de tout souci s’il n’imaginait pas que l’un des deux motards tombés dans le précipice n’est pas mort et signalera sa décapotable rouge.  Il médite sur ce rouge en attendant le secours qui doit lui être apporté.  Un nouveau retour en arrière, en effet,  nous informe que quand le paysan propriétaire de la cabane est arrivé, William lui a raconté qu’il était un révolutionnaire cherchant à échapper à la police, requérant de l’aide pour quitter la Grèce.  En attendant cette aide, il repense à sa rencontre avec Deborah, la sœur de Susan qu’il avait renoncé à cravacher au début de l’épisode. Elle était venue chez lui pour le tuer disait-elle, mais comme cette idée le laisse indifférent, elle y renonce pour aujourd’hui.  
Itinéraire - Explosion  LES JUGES  William est embarqué sans ménagements dans un camion, où les révolutionnaires le fourrent dans un logement étroit derrière le siège. Il y étouffe et s’imagine qu’ils veulent le faire mourir.  Il est toutefois amené, lorsque le camion s’arrête, dans une petite pièce où siègent trois silhouettes.  Son imagination toujours vive l’entraîne à se croire au fond d’une gare de triage. Il en assigne une fonction à chacun des trois personnages assis à une grande table.  Après un long moment de silence celui qu’il dit tenir pour un inspecteur du matériel procède à un long interrogatoire. Obligé de rester debout, William se sent de plus en plus inconfortable. Sommé de produire ses papiers militaires et de donner des précisions sur les raisons de sa démarche, il finit par s’embrouiller.  Il ne voit plus les trois hommes sous l’angle des chemins de fer, mais comme les trois juges qui, dans le mythe grec antique, décidaient de la peine que subirait le mort aux enfers. Quand tombe la sentence il s’entend qualifié très longuement d’anarchiste de droite.  On lui annonce enfin qu’il participera à une opération impliquant l’emploi d’explosifs. À la suite de quoi les révolutionnaires pourraient peut-être voir à lui faire passer la frontière comme il le souhaite. Entre temps, il est dirigé vers une chambre où il lui est enjoint de se reposer.  ATTENTE Dans cette chambre au premier étage, William médite sur les soldats de jadis qui ont dû attendre avant la bataille.  Il décrit les lieux aperçus par la fenêtre ainsi que la chambre meublée très sommairement. Son gardien lui fournit deux paquets de cigarettes sans en accepter le paiement.  Il lui apporte ensuite une écuelle de haricots rouges et de gras demouton.  William a le temps de repenser au verdict de ses juges, auquel il souscrit partiellement. Ils n’ont cependant pas tenu compte (et pour cause) de Deborah.   Cette remarque fournit l’occasion d’un nouveau retour en arrière, relatant sa dernière rencontre avec elle. (L’épisode est tellement étrange qu’on pourrait se demander s’il s’est réellement produit.) Elle lui avait fait traverser, la veille de son départ pour la Grèce,  le couloir d’une maison de rendez-vous aux portes fermées. Celles-ci étaient différenciées par les photographies de leurs locataires dans des poses érotiques. Le couloir avait débouché sur un ponton où il devait s’embarquer dans un canot et aller  l’amarrer à Cheapside. Elle lui avait, entre temps, révélé la vérité sur la mort du poète Christopher Marlowe.  Les instructions pour l’opération à laquelle il doit participer lui sont finalement communiquées. Il s’agira pour lui de porter les explosifs et de cisailler les barbelés. Il a conscience du risque encouru, mais ne s’en inquiète pas. Il entreprend en tout cas de se détendre avant l’action.    
ITINERAIRE - Sabotage

ITINERAIRE - Sabotage

2021-12-1031:51

Itinéraire -  Sabotage Quand la nuit est tombée, on vient chercher William pour le faire monter dans un antique camion. Le dénommé Dimitri  s'y trouve déjà. Bref échange de grognements en guise de saluts. Dmitry garde sur ses genoux une mitraillette pointée vers William. Quand le camion s'arrête, ils en descendent. Dmitry pose sur les épaules de William un sac contenant les munitions. Un gosse, pieds nus, surgit.  il les guide à travers la montagne. Le récit est ponctué de constats de la lourdeur du sac. Périodiquement aussi, William, évoque la différence entre le temps où il agissait en tant qu'officier britannique, et le présent, où il est considré comme un vulgaire trouffion. Au bout d'une traversée qui paraît interminable, les deux hommes s'arrêtent enfin, tandis que le gosse part en reconnaissance. William s'affale sur la pierraille et, sans transition, l'auteur retrace un bref séjour avec Déborah dans les Cotswolds. Quand Dmitry le secoue, ils partent vers le camp militaire entouré de barbelés. .William cisaille les barbelés. ils courent vers le bâtiment. Dmitry en fracture la porte. ils installent un cordeau Bickford. Un officier fumant une cigarette passe au dehors. Dmitry lui lance un couteau qui le tue instantanément. Un autre officier arrive qui voit le cadavre. Aussitôt la situation se complique dans le bruit et les projecteurs. Les deux hommes s'échappent dans les buissons. Dmitry tire sur William qui, au même moment, s'est pris les pieds dans une branche et s'étale, évitant les balles qui passent au-dessus de lui. Dmitry, qui a été repéré par un projecteur, est tué par les soldats. Ceux-ci, ignorant l'existence d'un second saboteur, s'éloignent. William continue au hasard son chemin truffé d'embûches. A force d'errance il finit par tomber au petit jour sur des bergers solitaires au fond d'une vallée. Réfractaires à toute organisation administrative, mais dotés d'un sens traditionnel de l'hospitalité,  ils lui offrent du pain et de l'eau, et le plus jeurne, Kyrios, le mène à une cache où il passera la journée avant de le condure  à l'endroit où est abritée la Triumph.
Itinéraire - Enfouissement  Accablé par les épreuves qu'il a subies, William rêve de sa verte Angleterre. Très vite, cependant, il prend conscience qu'il a évolué et que Londres, en particulier, ne lui convient plus.  Lorsque le jour se lève son découragement s'est apaisé. Il est de nouveau auprès de sa TR6 et demande à Euboulos de lui procurer de la peinture noire. Celrui-ci, mort de peur, veut refuser; mais comprend vite que ne pas aider l'Anglais à partir serait très dangereux pour lui et les siens.En attendant que la peinture arrive, William repense aux deniers moments heureux passés avec celui qui l'a finalement ramené au point de départ de son inutile excursion, le jeune berger, Kyrios. Après qu'un gamin lui a apporté les seaux de peinture, Il hésite un moment avant de maquiller sa belle voiture rouge.  Mais il s'y attaque et en éprouve de grosses difficultés qu'il décrit. Il a le sentiment de perpétrer un massacre. Confronté à une difficulté grandissante en raison de l'épaississement de la peinture, il en vient à comparer son action à l'assassinat d'un être humain. La voiture finit  par ressembler à un objet bon pour la casse. Pour parachever cette impression et masquer les défauts de la peinture, il fait voler toute la poussière de la cabane.  Afin de passer encore plus inaperçu, il décide de s'afficher ostensiblement comme anglais, et s'habille en conséquence. Il masque les taches de peinture demeurées sur ses mains par des gants en pecari, et bourre une pipe de tabac anglais. Il commence à envisager les éventuelles difficultés à la frontière, mais s'empresse de les chasser  de son esprit. Après le raid sur la base militaire, des barrages de police ont été installés sur la route: il les traverse sans difficulté. Il se sent plus sûr de lui, retrouve la magie de la conduite, est envahi par un sentiment de liberté. Tout à son optimisme, il est interrompu par la crevaison d'un pneu qui le fait redescendre sur terre. Il traverse la Thessalie, s'arrête pour dormir. A son réveil il projette de jeter sa voiture du haut d'une falaise et de convaincre un pêcheur de lui faire franchir  la mer pour le débarquer en Italie.    
Itinéraire  - Harry de jadis Afin d'y rencontrer un marin-pêcheur susceptible de l'enmmener en Italie, William s'arrête dans un village en bord de mer. Un bref saut dans le temps nous le montre s'y prélassant chez Harry depuis deux jours. Il revient en arrière pour raconter comment ii se trouve dans cette situation. Il s'était d'abord rendu dans un bar à matelots. Désirant parler à quelqu'un connaissant l'anglais, il s'y était vu affligé d'un personnage haut en couleurs. Celui-ci se serait avéré inutile , peut-être même néfaste, si Harry n'était pas survenu pour l'emmener. C'est-là un ancien camarade de jeunesse qui dit être venu en Grèce pour y mener une vie simple, soi-disant authentique, en compgnie de quelques autres Anglais, soixante-huitards avant la lettre. Ils s'y livrent avec nonchalance à la poterie, au tissage, et surtout à l'écoute de disques de jazz en se droguant et buvant force boissons alcoolisées. D'abord englué dans cette atmosphère de farniente et de vodka, William obtient enfin d'être conduit chez un patron de pêche. La rencontre est  rocambolesque.  Quand il remonte sur la terre ferme, un peu dégrisé, il se rend compte qu'il y avait quelque chose de louche dans le comportement du marin. Effectivement, ce dernier quitte bientôt son embarcation, pour se diriger vers le poste de police. William l'intercepte et parvient, dans une scène savoureuse, à le détourner de son intention de le dénoncer, cette nuit du moins, à la police.  Comprenant toutefois que prolonger son séjour risque de devenir dangereux, il repart la nuit même dans sa TR 6, quittant le village sans prévenir personne. Tout en se livrant à une auto-analyse, il prend la résolution de chercher directement par lui-même une barque  susceptible de le mener en Italie.
Itinéraire - Catastrophe L'épisode débute abruptement par la transcription d'un cauchemar qui s'avèrera prémonitoire. Puis, William s'engage sur un chemin de moins en moins carrossable en surplomb de la mer. Il voudrait bien faire demi-tour, mais il est allé trop loin, Ce qui reste de la  piste est trop étroit pour la manoeuvre.  Soudain il chancelle: la terre tremble. Réfugié à plat ventre contre un rocher, tandis que les pierres dévalent autour de lui, il croit sa dernière heure arrivée. Quand la terre cesse de trembler, il se relève, et constate que le chemin s'est effondré, et que sa voiture a disparu. Il a tout perdu avec la Triumph, son argent, son revolver, et le reste. Lorsque, désespéré, il est tenté de se jeter dans l'eau du haut de la falaise, il s'entend invoquer Deborah. Son courage renaît. Il voit que le sentier descend vers la mer; il part, espérant trouver un hameau dans une crique. Mais il a été blessé à la tête et quand il atteint la plage, il tombe, évanoui. Le Passeur Lorsqu'il reprend conscience, il est dans un lit, une vieille femme auuprès de lui, qui lui fait boire du bouillon. Bientôt arrive quelqu'un qui a tout du gentleman anglais sans l'être. il se propose d'aider William si celui-ci lui fait part de ses tribulations. Il ouvre la lettre que le passeport, dans une poche du pantalon, avait conservée.  Giorgio (c'est son nom) prétend n'en rien tirer qui puisse aider William. En revanche il lui offre de revenir le chercher dans quelques heures pour l'emmener par mer en Italie. William se trouve miraculeusement sauvé.
Itinéraire - Dénouement Tout est devenu très simple pour William. Giogio l'a emmené dans son canot automobile à deux moteurs assez puissants pour éviter toutes les vedettes des douanes. Durant la traversée, Giorgio l'a charmé  par ses anecdotes sur la société romaine et lui a exposé  sa vision des méfaits de l'avènement de la Morale, consécutif à la victoire du serpent au Jardin d'Eden. Cette vision ne correspondait aucunement à celle qui avait formaté William, mais l'a incité à réfléchir sur son propre parcours. Dès qu'ils  ont débarqué en Italie du Sud, Giorgio est reparti dans sa Lamborghini, appelé par ses affaires. William a pu se détendre confortablement installé et soigné dans le palazzo  dont la grille arborait les armes comtales.  En attendant le retour de son hôte, il a eu tout loisir, à la fois de s'interroger sur la personnalité de Giorgio et de se livrer à une auto analyse qui le fait arriver à la conclusion que lui-même avait, jusque là, vécu sur des illusions. Le seul espoir auquel il se raccroche est de retrouver Deborah.  Plaque Tournante Il a donc hâte de retourner à Londres. Le chapitre suivant nous le montre néanmoins au bord du Lac Léman où, apprenant par le journal que la destinataire de la lettre s'est tuée dans un accident d'auto, il brûle la lettre sans la lire. Transit  A l'aéroport, il rencontre un vieil universitaire aux allures de cow-boy, qui lui fait découvrir les trésors dont Giorgio l'a comblé. C'est à nouveau l'occasion pour William de réfléchir sur son propre compte et aussi, sur sa place dans l'Univers. Le dernier mot du roman est une invocation à Déborah.
FLEUVE - La Crue

FLEUVE - La Crue

2022-01-2125:35

Fleuve - La Crue Les eaux montent, c’est la crue.  Pietro, professeur de poésie latine à l'Université de Pise, se tient sur le ponton peu à peu submergé. Il est là, debout, incapable de s’en dégager. Quand il veut reprendre le chemin pour monter à la digue où l'attend sa Lancia, le sentier lui est barré par la présence d'un colosse muet. Celui-ci n'est pas violent, mais refuse de s'écarter. Pietro contemple longuement l'eau qui monte et le paysage envahi. Il finit par lâcher pied et croit mourir. Il est emporté par les flots. Sur le point  d’être noyé, il est secouru par une mystérieuse Fille du Fleuve dans un hors-bord qui file à toute vitesse. Elle lui a jeté un cordage qu'il remonte, pouce par pouce, jusqu'à pouvoir se hisser enfin sur le plat-bord.  La Fille du Fleuve pilote debout; le vent relève sa courte jupe jusqu'aux hanches. Tout en apercevant ses poils blonds, il constate qu'il est trop fourbu pour éprouver du désir.  Arrivés à une anse à l'écart du courant, ils débarquent devant un chalet sur pilotis. De nouveau, alors qu'elle monte les marches de bois, il aperçoit clairement entre ses jambes tout ce qui pourrait le faire chavirer de désir. Une fois sur la terrasse cependant, elle se contente de lui offrir une cigarette russe. Il a l'impression de l'avoir déjà entrevue derrière un poème latin qu'il vient de traduire. Il l'assimile alors à une divinité. Sentant sa transformation proche, il récuse déjà ce travail qui ne le concerne plus..
L'Injonction Quand Pietro sort du bain où il a repris des forces, la nuit est tombée. Dans la salle sans lumière il est reçu par une voix dénuée d'aménité. Elle lui ordonne de se rendre en canot automobile à un endroit en amont du fleuve. Au cours de cette entrevue bizarre, il s'imagine, revêtu de son peignoir de bain,  ramper sur le décor d'un paravent chinois dans une tentative d'atteindre le sommet de la montagne. Sur le siège du canot, il voit la casquette de Corto Maltese, héros de la célèbre bande dessinée d'Ugo Pratt. Elle va lui donner de la force.  Résurgences 1 Au cours de sa navigation très attentive aux horreurs chariées par le fleuve,  il assimile ce qu'il voit sur l'eau au souvenir d'une rencontre avec une collègue de l'Université de Pise . Il a coupé court, ne désirant pas discuter avec elle quand elle lui a reproché sa sécheresse.  Puis il se rappelle une autre rencontre, dans un bistrot pour marins à Hambourg,  avec une photographe qu'il a sauvée des assauts de loubards, mais où il n'a pas profité de l'occasion pour prolonger la relation. Résurgences 2 Tandis qu'il pousuit la remontée du fleuve, il est assailli par un autre souvenir; celui du temps où il était sergent dans la Légion Etrangère, sous le nom d'un grand poète du 19ème siècle italien, Leopardi. Il a quelque peu la nostalgie de cette époque où le paysage lui était plus agréable que celui offert par le fleuve.  Il n'a pourtant pas renouvelé son engagement de peur de se laisser aller à une affectivité qu'il récuse. Il a préféré prendre un poste à l'Université de Pise, où il se livre à un travail desséchant sur les poètes latins. Il continue à faire alterner la narration entre le souvenir de la Mauritanie et l'observation des phénomènes rébarbatifs à la surface du fleuve.  A la fin, toutefois, il évoque le souvenir de l'accident d'auto qui, nous l'apprendrons dans l'épisode suivant, a motivé son engagement dans la Légion. .
La Villa Suivant l'injonction reçue, Pietro arrive à la Villa. Il est frappé par l'étrangeté de son ameublement, qui imite si parfaitement le goût du 16ème siècle, ainsi que par le parler de l'hôtesse, aussi difficile à comprendre que son comportement. Elle lui remet deux objets dont il ne sait que faire, et le chasse. Tout au long de son reportage, il fait alterner l'évocation de sa visite et celle de son retour par le fleuve. Les multiples difficultés en sont telles qu'il heurte une souche coupante. Il a hâte de repartir vers sa vie normale. Le dernier paragraphe du chapitre traduit en langage poétique l'effroi causé  par les obstacles qu'il rencontre. Le Retour Lorsque il arrive au chalet, il exprime son désir de rentrer chez lui. La jeune femme lui fait cependant remarquer que le motoscafo est trop abîmé.  Tout en relatant l'entrevue, il en entrmêle le récit d'allusions aux serpents de toutes sortes que son imagination voit se mouvoir sur les lieux. il se revoit aussi ramper sur la laque du paravent chinois, mais cette fois, il ne se sent plus le désir de rejoindre les mandarins qui y siègent. En voulant se débarrasser des objets reçus à la Villa, il provoque chez son hôtesse des commentaires savants auxquels il ne comprend rien. Elle décrit pourtant clairement une situation psychique dont il ne se rend pas compte qu'elle est la sienne. La jeune femme, estimant qu'il a besoin de dormir, verse quelques gouttes dans un verre d'eau qu'elle lui tend.
La 3ème Dimension Après avoir dormi longtemps, Pietro émerge se sentant autre. La Fille du Fleuve l'incite à parler de lui, de son passé, &c. Elle lui apprend qu'il passe pour mort, et que c'est irréversible. Elle note aussi que le temps n'est pas unidimensionnel. Il luiraconte la genèse de sa fuite dans la Légion Etrangère. Elle lui révèle l'importance des énergies primordiales. Dans le rôle d'une Sibylle, à l'aide d'une bassine remplie d'eau où flottent des débris végéraux, elle lui fait prendre conscience que ce qui lui a manqué jusqu'à présent, c'est d'avoir une troisièime dimension. Puis, elle lui prédira que, succédant à son initiation aquatique, il lui faudra encore connaître celle du roc et des arbres. Les jours et les nuits s'écoulent auprès d'elle, jusqu'à un matin où il la voit partir soudain sur son hous-bord. Il reste là, esseulé.... Cornalino ... Jusqu'au moment où surgit Carlotta qui l'emmène.  Elle l'habille: il choisit un équipement de plombier, pour déambuler dans les rues de Pise. C'est l'occasion d'une rencontre savoureuse avec son ancienne concierge qui ne le reconnaît évidemment pas.  Puis Carlotta le conduit à l'embarcadère du début de son aventure. Le colosse est toujours là, mais cette fois-ci, Pietro n'a plus peur et passe sans entrave.  Quand il retrouve Carlotta, elle lui propose un poste de surintendant des forêts  dans les montagnes du Trentin. Il accepte.  
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2022-02-1825:46

Archibald de Villa, professeur d’Histoire des Religions à l’Université de Bologne, vient de lire dans la presse un entrefilet signalant : "La police recherche un homme de grande taille qui aurait pu être témoin de la noyade de plusieurs infortunés lors de la crue du Pô".  Pensant qu'il s'agit peut-être de la résurgence d'un vieille légende celtique, il se propose d'aller enquêter sur place.  Il décide toutefois de demander d'abord son avis à sa vieille amie Carlotta. Carlotta est, entre autres, une call-girl très cultivée, dont les riches amants ont le bras long. Elle est en d'autant meilleurs termes avec la police qu'elle est d'une discrétion à toute épreuve. Pour preuve, elle ne fait pas part à Archibald de sa participation dans l'aventure de Pietro. Elle lui accorde, par contre et par pure amitié, des faveurs que, par ailleurs, ses riches amants paient très cher. Archibald se rend sur les rives du Pô, où il découvre un nature foisonnante dont il ne se doutait pas.  Il y croise un gamin en train de pêcher, qui lui confie avoir vu de loin la scène (que le premier épisode nous a décrite) où Pietro se voit barré par le colosse le sentier de remontée . En continuant son chemin, Archibald tombe sur un vieillard doté de tous les attributs de Merlin l'Enchanteur, ce dont il ne se rend pas du tout compte. L'homme récuse les dires du gamin. il conseille au professeur de rendre visite à une dame qui connaît bien les gens du fleuve et les aventures qui s'y déroulent. C'est ainsi qu'Archibald arrive au chalet sur pilotis, où le reçoit la Fille du Fleuve. Elle le convainc que rien de mystérieux ne s'est produit. Elle lui recommande, puisqu'il est déjà là, d'aller de sa part ... à la Villa que nous connaissons depuis l'épisode qui lui a été consacré. Archibald s'y rend, en automobile. Il y trouve la maîtresse des lieux, qui le surprend en évoquant un événement de sa famille à lui, qu'il croyait etre le seul à connaître (Il s'agit de la mort des arrière-arrière-grands-parents de Jean Rigaud lors d'une épidémie de choléra au 19ème siècle). Elle ressemble à s'y méprendre au portrait, accroché au mur, de son ancêtre du 16ème siècle. Elle lui dévoile les trésors d'œuvres de l'époque, contenus dans un coffre, qui retiennent toute son attention. Revenu dans son bureau à Bologne, il constate que son excursion a été bénéfique à ses recherches universitaires, mais que l'affaire des noyés de la crue ne recèle aucun mystère.   Il écrit donc à Carlotta dans ce sens.
Immédiatement après avoir reçu une lettre de Carlotta suggérant qu'il n'avait pas su tirer des conclusions justes de son investigation sur les rives du Pô, Archibald  reçoit la visite du dénommé Andréas. Celui-ci arrive  du Trentin, où il a passé quelques jours chez un homme en qui nous reconnaissons facilement Pietro, le héros de la première partie de ce roman. Spécialiste des mythes celtiques, Andréas démontre à Archibald, avec force détails, qu'il n'a rien compris à toutes les rencontres qu'il avait faites au cours de son excursion; et qu'il avait eu, en réalité, affaire à Merlin l'Enchanteur lui-même. Après le départ d'Andréas, l'universitaire, toujours pas convaincu, se livre à des réflexions, d'ailleurs très pertinentes, sur la Littérature qui n'a pas pour objet de copier la vie du lecteur, mais de le faire rêver à de plus vastes horizons. La troisième partie du roman, "Pietro II", nous ramène au rescapé du fleuve, qui occupe maintenant le poste que lui avait procuré Carlotta dans le Parc National. Il a acquis suffisamment de recul pour comprendre  qu'il a été manipulé et utilisé. Il reconstitue et explique clairement son aventure sur le Pô, dont il attribue l'étrangeté apparente à son ignorance des coulisses de l'affaire.  Il apprécie cette nouvelle vie où les arbres sont un antidote aux traîtrises du fleuve. Cependant, comme il ne l'a pas choisie, il envisage de la quitter, un jour.
Un léger retour en arrière par rapport à la fin de la séquence "Archibald" :  C'est maintenant Pietro qui fait état de la visite chez lui d'Andréas. Celui-ci, après s'être copieusement abreuvé, rapporte à son hôte la rencontre qu'il a faite sur les bords du fleuve avec "un déséquilibré hors du commun qui s’exprimait en un langage obscur". Il a enregistré les paroles du fou. Il  restitue sur son magnétophone  le récit de la descente hallucinée du dément dans le Pô. Pietro en est bouleversé, tant il y retrouve des bribes de son propre contact avec le fleuve.  Pire, il va jusqu'à se reconnaître dans le comportement du fou, qui  l'aide pourtant à prendre conscience de sa propre trajectoire. Il sent que sa préence au milieu des rocs et des arbres contribue à l'éloigner de son ancienne personnalité; et surtout à l'ouvrir sur l'existence de la quatrième dimension "qui le fait vivre dans un univers à multiples fonds où toutes les élucidations sont valables, chacune à son niveau".  Afin de l'y aider, il fait appel aux poètes qui "l’invitent à sentir, sans prétendre l’expliquer, la présence du réseau obscur qui nous entoure." POUR FINIR , après la Fille du Fleuve et Carlotta "qui ont clarifié autant qu’élargi son horizon, en même temps qu’était aboli tout ce qui restait de certitude sur lui-même", il attend la trosième, qui lui "proposera le départ vers un ailleurs indéfini où prendra corps un nouveau tourbillon".
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