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Derrière nos Ecrans
Derrière nos Ecrans
Author: Derrière nos Ecrans
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© Caroline Isautier
Description
“Derrière nos Ecrans” met l'humain au coeur du numérique. L'émission va derrière la communication officielle et décrypte l’impact les technologies numériques sur les vies quotidiennes des individus de 7 à 77 ans au Canada avec une vision internationale : Education, consommation, santé en général et santé mentale, relations humaines, environnement, culture, politique et démocratie locale et nationale sont tous révolutionnés par les outils numériques.
Animée par Caroline Isautier, directrice de l’organisation à but non
lucratif Tech for Good Canada (https://techforgoodcanada.com/home/) / Techno Etik (https://techforgoodcanada.com/qui-sommes-nous-tech-for-good-canada/), l’émission se compose
d’entrevues avec divers acteurs Canadiens francophones et anglophones, du Québec et avec
des expert(e)s à travers la francophonie.
Prenez contact si vous défendez un numérique centré sur l'humain et la nature dans:L'éducation ( primaire, secondaire, universitaire, continue) ( "Ed Tech")L'urbanisme ( "Civic Tech")Les services gouvernementaux ( "Gov Tech")La consommation des individus ( "Ecommerce")La santé physique ou mentale ( "Health Tech")L'environnement: transports, pollution et changement climatiqueLes services aux particuliersL' entrepreneunariat socialLa culture ( art/musique/langue française)Les activités à but non lucratif
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
38 Episodes
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Régulation des réseaux sociaux pour les jeunes : deux experts, deux visionsCet été a été brûlant, au sens propre comme au sens figuré, pour la régulation du numérique. Dans ce nouvel épisode du podcast « Derrière nos écrans », Caroline Isautier confronte deux experts aux visions très différentes de cette régulation qui tente d'émerger après l'échec français - et dont les suites se joueront en 2027.Premier point de vue : celui de Jean Cattan, expert en régulation du numérique rattaché au Future of Tech Institute. Pour lui, 2026 est une année charnière car les autorités publiques se reconnaissent enfin comme « architectes des services numériques ». Loin de déplorer la censure de la loi française, il la salue comme l'application d'un principe juridique solide. Les interdictions générales et absolues sont donc juridiquement condamnées, et de surcroît inefficaces : la vérification d'âge fiable n'existe pas, et une telle interdiction laisse indemne le modèle économique des Big Tech. Son remède : s'attaquer aux « fonctionnalités toxiques » (notifications, recommandations algorithmiques, tracking, dark patterns), ce que font déjà le Kids Act européen et la loi australienne.L'échange prend alors un tour particulièrement animé autour d'une question clé : que faut-il viser : les contenus ou la mécanique des plateformes? Second point de vue : celui de Titouan Lustin, vice-président de l'association Tournesol.org , un collectif de développeurs portant une vision citoyenne et démocratique du numérique , et intervenant en hygiène numérique auprès des jeunes pour l'association Lève les yeux. Son verdict sur la censure est sans appel : l'argument de la liberté d'expression lui semble spécieux, résumé par la formule « freedom of speech is not freedom of reach ». Via l'analogie du mégaphone : chacun a le droit de s'exprimer dans la rue, mais personne n'a le droit d'imposer son message à toute une ville: ce sont les algorithmes d'amplification des très grandes plateformes qui posent problème, non l'expression elle-même. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si sa propre plateforme, tournesol.app, incarne l'alternative éthique qu'il prône : un réseau social reposant sur le principe de « présomption de non-recommandation », où un contenu n'est pas amplifié par défaut et où l'on peut s'exprimer sans être soumis à un algorithme de recommandation ni à un modèle économique. La curation y est pensée de manière démocratique et collaborative. Contrairement aux plateformes qu'il critique, Tournesol n'aurait d'ailleurs pas protesté si elle avait été interdite aux moins de 15 ans. Sur le projet européen, Tristan et Caroline posent un diagnostic: beaucoup de bonnes intentions, peu de mise en œuvre concrète. Il plaide pour un véritable principe de précaution un « consensus radical en puissance », désormais réclamé d'Arthur Mensch à Ursula von der Leyen en passant par Jean-Luc Mélenchon : tout nouveau système (algorithme de recommandation, chatbot) devrait être réputé nocif par défaut, et ce serait aux plateformes de prouver le contraire par des études financées de manière indépendante. À écouter absolument, avant les prochains rendez-vous de la régulation... et la sortie, le 9 octobre, du film The Social Reckoning sur Mark Zuckerberg.Trouvez plus d'info et contactez-nous ici: https://techforgoodcanada.com/technologies-numeriques-et-societe-au-canada-sur-le-podcast-derriere-nos-ecrans/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Caroline Isautier échange avec Diego Hidalgo Demeusois, fondateur du mouvement OFF et de l’initiative Off FebruaryDiego Hidalgo Demeusois, franco-espagnol et entrepreneur dans le numérique (cofondateur de Spacebee et Amovens), a évolué vers l’investissement, l’écriture (Anesthésier, Reprendre le contrôle), et la création du mouvement OFF. Ce dernier, né d’un manifeste publié il y a deux ans et demi, dénonce l’exploitation de nos vulnérabilités par le numérique et prône un réalignement de la technologie au service de l’humain. Le mouvement rassemble des personnalités variées (intellectuels, scientifiques, médecins, artistes) pour repenser la place du numérique dans des domaines clés comme l’éducation, où l’hyper-digitalisation est jugée néfaste pour la santé et l’apprentissage des mineurs.Off February : un défi collectif de déconnexion L’initiative phare Off February invite à désinstaller les applications de réseaux sociaux pendant 28 jours en février, dans une démarche collective et synchronisée. Inspirée par des études comme celle de l’Université de Chicago (2023), qui montre que les utilisateurs seraient prêts à payer pour un abandon collectif des réseaux sociaux, cette action vise à redonner le contrôle sur son temps et son attention. En 2026, Off February a touchée 54 pays, avec un taux de réussite de 85 % parmi les participants, dont 15 % ont ressenti des effets positifs durables (meilleure concentration, relations sociales, bien-être). Le mouvement mise sur des partenariats avec des associations (ex. : Americans for Responsible Technology aux États-Unis), des institutions médicales, et des organisations culturelles pour amplifier son impact.Critique du numérique et plaidoyer pour une régulation Diego Hidalgo Demeusois critique vivement l’emprise des géants du numérique (comme Meta) sur nos vies, comparant leur influence à une expérience radicale menée sans consentement éclairé. Il défend une interdiction des réseaux sociaux avant 18 ans et un âge légal pour posséder un smartphone, s’appuyant sur des preuves scientifiques liant l’usage excessif des écrans à des problèmes de santé mentale (ex. : solitude accrue chez les 18-27 ans).Solutions et outils pour une déconnexion responsable Bien que critique, Diego Hidalgo Demeusois a été un entrepreneur du numérique avec des valeurs humaines, comme Amovens (covoiturage).Perspectives et appel à l’action Le mouvement OFF prépare activement l’édition 2027 d’Off February . Diego Hidalgo Demeusois appelle les auditeurs à s’impliquer via le site offm.org, qui centralise les ressources et les contacts. Off february 2027 au Québec: Caroline de Tech for Good Canada, annonce le soutien de son organisation à Off February au Québec, invitant les acteurs locaux (loisirs, sport, culture) à proposer des alternatives aux écrans.Son organisation relaie aussi le Défi 10 jours sans écrans en mai qui incite lui les écoles à organiser un défi collectif de déconnexion pour les plus jeunes.Trouvez plus d'info et contactez-nous ici: https://techforgoodcanada.com/technologies-numeriques-et-societe-au-canada-sur-le-podcast-derriere-nos-ecrans/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cet épisode de Derrière nos Ecrans interroge l’intrusion croissante du numérique scolaire dans les foyers, à travers le combat de l’association Présent Simple, cofondée par Isabelle Curien-Barrès. Son site et sa campagne de l'été 2026 pour refuser l'usage du numérique pour la correspondance entre les enseignants et les familles est ici: https://www.droit-a-une-scolarite-libre-de-numérique.fr/about-5Son objectif ? Défendre le droit à la déconnexion des élèves et des familles, en cantonnant les outils numériques (comme les ENT, espaces numériques de travail) aux murs de l’école. L’enjeu : éviter que l’école ne légitime, aux yeux des enfants et des parents, un usage 24h/24 des écrans, transformant ces derniers en « cheval de Troie » familial. L’association dénonce notamment la distribution de tablettes dès le CM1 dans certaines communes, souvent sans contrôle parental efficace, et souligne les risques liés à un accès non encadré à Internet – un environnement conçu pour les adultes, où les mineurs sont exposés à des contenus choquants, publicitaires ou simplement chronophages.Le débat dépasse la simple critique technologique : il s’agit d’un enjeu culturel et sanitaire. Isabelle Curien-Barrès rappelle que les écrans ne sont pas indispensables au développement de l’enfant (comme l’a souligné un rapport remis à Emmanuel Macron en 2024), et que leur usage précoce peut voler du temps à des activités essentielles (jeu libre, sommeil, lien humain). L’association agit à plusieurs niveaux : plaidoyer national (auditions au Sénat, travail avec des députés comme Laure Miller ou Élisabeth Loucault), soutien aux parents isolés (via des conseils pour refuser les ENT ou négocier des alternatives papier avec les enseignants), et mobilisation locale (charte municipale pour des communes engagées contre la surexposition aux écrans). Un exemple marquant : certains collèges parisiens ont déjà abandonné les ENT, prouvant que la scolarité peut fonctionner sans eux.L’épisode souligne l’urgence d’un débat apaisé, loin des clivages « pour ou contre le numérique ». Comme le résume Isabelle Curien-Barrès : « Il s’agit de respecter la liberté des familles à vivre selon leurs propres règles, et de rappeler que l’intérêt supérieur de l’enfant doit primer. » Un message qui rejoint les initiatives internationales (comme l’interdiction des portables dans les écoles québécoises) et invite à repenser notre rapport collectif aux écrans.Caroline passe en revue ensuite la nouvelle loi française ( de juillet 2026) interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, avant un échange plus détaillé avec des experts français d'ici la fin du mois d'août.Trouvez plus d'info et contactez-nous ici: https://techforgoodcanada.com/technologies-numeriques-et-societe-au-canada-sur-le-podcast-derriere-nos-ecrans/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez un média 100 % en ligne, né d’une campagne de financement participatif, qui couvre la crise climatique avec des enquêtes chocs… et qui survit sans publicité traditionnelle. C’est l’histoire de Canada's National Observer, un journal en ligne anglophone au Canada axé sur le changement climatique depuis plus de 10 ans. Pour mieux comprendre comment l'information de qualité peut exister à l'ère numérique, on décrypte avec sa rédactrice en chef Linda Solomon-Wood comment ce média canadien a réinventé son modèle économique, entre abonnements, dons de citoyens en sachant s'appuyer sur le numérique dans ses enquêtes et sa relation lecteur.trices. Je suis Caroline, bienvenue dans Derrière nos Ecrans, l'émission qui met l'humain au coeur du numérique. Avec l'appui de Tech for Good Canada - Techno Etik. L'interview fut faite en anglais, ainsi vous retrouverez une version uniquement en anglais dans le flux ainsi que cet épisode bilingue: il contient la voix de Linda Solomon-Wood suivie de mes résumés en français, avec une mise en contexte canadien. A la fin, j'expérimente avec la retranscription en français de notre conversation aidée par l'IA. Dites-moi ce que vous en pensez sur Linkedin ou. via la page de contact de Tech For Good Canada / Techno Etik ici:https://techforgoodcanada.com/contact-3/Trouvez plus d'info et contactez-nous ici: https://techforgoodcanada.com/technologies-numeriques-et-societe-au-canada-sur-le-podcast-derriere-nos-ecrans/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode de Derrière nos écrans (juin 2026), la sénatrice Julie Miville-Dechêne et l’expert juridique Pierre Trudel discutent des lacunes criantes de la régulation numérique au Canada. Le pays n’a toujours aucune loi interdisant l’accès des mineurs à la pornographie en ligne, et des contenus dangereux (comme des vidéos du premier ministre promouvant des cryptomonnaies risquées) circulent sans modération. La liberté d’expression est souvent instrumentalisée pour bloquer toute réforme, maintenant un statu quo qui expose les enfants à des préjudices graves : addiction aux réseaux sociaux, exposition à la pornographie violente, incitation au suicide, ou encore partage non consensuel d’images intimes.Le gouvernement fédéral propose le projet de loi C-34, qui créerait une Commission de la sécurité numérique chargée d’encadrer les plateformes. Celles-ci devraient soit prouver qu’elles limitent les risques pour les moins de 16 ans (notamment en luttant contre la haine, le harcèlement ou l’exploitation sexuelle), soit interdire l’accès à ce public. Cependant, la mise en œuvre prendrait 18 mois, laissant les jeunes sans protection immédiate. La création d’un nouvel organisme spécialisé (plutôt que de confier cette mission au CRTC, régulateur des médias traditionnel) soulève des débats : certains y voient une nécessité pour agir rapidement, d’autres une fuite des responsabilités,. Le gouvernement Carney a déjà reculé face aux pressions américaines (comme l’abandon de la taxe sur les géants du numérique pour ne pas mécontenter Trump).Les critiques pointent aussi l’insuffisance des mesures : le projet ciblerait certains contenus (pornographie, discours haineux) sans s’attaquer aux algorithmes ou aux modèles économiques des plateformes, qui amplifient les dérives. L’Australie, elle, a osé une interdiction pure et simple des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, avec des résultats mitigés (80 % des jeunes contournent encore les restrictions). Au Canada, l’absence de vérification d’âge obligatoire (même pour des sites comme Pornhub) ou de sanctions efficaces contre les plateformes laisse les enfants sans protection, tandis que les opposants brandissent la vie privée ou la liberté d’expression pour bloquer toute avancée.Enfin, les intervenants soulignent un déséquilibre flagrant : des lois existent pour protéger les enfants hors ligne (comme l’interdiction de la publicité ciblée au Québec), mais ne s’appliquent pas en ligne. Le vrai défi ? Passer d’une approche réactive et fragmentée à une politique numérique globale, avec une identité numérique sécurisée et des régulateurs dotés de pouvoirs étendus. Sans cela, le Canada risque de continuer à sacrifier la sécurité des jeunes sur l’autel des lobbies technologiques et des craintes électorales, tout en laissant les plateformes s’auto-réguler… avec les résultats désastreux que l’on connaît.Trouvez plus d'info et contactez-nous ici: https://techforgoodcanada.com/technologies-numeriques-et-societe-au-canada-sur-le-podcast-derriere-nos-ecrans/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.








