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SOUS-TERRAIN
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SOUS-TERRAIN

Author: Noria Research

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Description


SOUS-TERRAIN est un podcast de Noria Research qui dévoile les rouages de l’enquête de terrain en sciences sociales. Qu’est ce que cela veut dire, “faire du terrain”? Qui le chercheur rencontre-t-il au cours de ses enquêtes ? Au fond, comment fait-on concrètement pour produire des connaissances en sciences sociales ? Chaque épisode vous propose une immersion sonore dans le quotidien d’un chercheur ou d’une chercheuse, pour vous faire découvrir, de façon inédite, l’artisanat de la recherche.  
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
19 Episodes
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2026 marque cette année le quinzième anniversaire des printemps arabes. Ces révolutions sont souvent racontées comme une succession de grandes séquences précisément délimitées, débutant par l’émergence de mouvements populaires et spontanés - plus ou moins simultanément en 2011 - suivis par des périodes de transitions, ou par des contre-révolutions. L'Égypte et la Tunisie en sont les deux figures archétypiques : d'un côté le coup d'État militaire de 2013 et le retour de l'autoritarisme sous Abdel Fattah al-Sissi ; de l'autre, dix ans d'ouverture démocratique avant le tournant autoritaire instauré par Kaïs Saïed en 2021.Pourtant, quinze ans de recherches sur ces sociétés invitent à penser d’autres chronologies et temporalités : les moments révolutionnaires ne s’évanouissent pas avec les transitions ou les restaurations autoritaires. Ils continuent d’influencer le politique bien après la fermeture apparente de ce qui était considéré comme une parenthèse révolutionnaire. Comment enquêter sur ces héritages ? Que reste-t-il d'une révolution lorsque celle-ci semble terminée ?Pour en discuter, nous recevons dans cet épisode deux chercheurs qui ont consacré leurs travaux à ces temporalités post-révolutionnaires: Sixtine Deroure, docteure en science politique, à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, associée au CEDEJ et Mohamed Selim Ben Youssef, docteur en science politique et chercheur postdoctoral à l'IREMAM. Un podcast écrit par l'équipe de Noria Research: Camille Abescat, Mathilde Thon-Fourcade et Cécile Jeanmougin.Cet épisode a été produit en partenariat avec le Centre d'études et de documentation économiques, juridiques et sociales (CEDEJ) du Caire.Réalisation sonore: Tante Agatha de Paroles paroles.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 2017, Emmanuel Macron faisait de l'égalité femmes-hommes la "grande cause nationale" de son quinquennat. Cinq ans plus tard, le bilan était jugé sévèrement par certaines associations : à peine 0,25% du budget de l'État était alloué aux inégalités de genre et des militantes se disaient "blacklistées" par l'Élysée. Fabienne El Khoury, d'Osez le féminisme, parlait à ce titre de "féminisme-washing", de "marketing".Cette instrumentalisation du discours sur l'égalité hommes-femmes et cette tension entre l'effet d'affichage et les politiques réellement mises en œuvre, se retrouvent aussi tout particulièrement dans les contextes autoritaires. Cet épisode se consacre aux cas du Rwanda et de la Jordanie, où les autorités politiques ont intégré la promotion de l'égalité de genre au cœur de leur discours et de certaines politiques étatiques. Mais pourquoi des régimes qui restreignent par ailleurs les libertés fondamentales s'emparent-ils si volontiers de la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, et à quelles fins ? Comment enquêter sur ces discours et ces politiques dans un tel contexte ? C'est ce que nous essayons de comprendre dans cet épisode avec Zélie Jobert, doctorante en science politique au CESSP et Louise Rautureau, doctorante en sociologie du genre à l’Université Paris Cité doctorante associée à l’Ifpo à Amman en Jordanie. Un podcast écrit par l'équipe de Noria Research: Camille Abescat, Mathilde Thon-Fourcade, Claire Lefort-Rieu et Cécile Jeanmougin.Cet épisode a été produit en partenariat avec le Centre Européen de Sociologie et de Science Politique – Université de Paris I – Panthéon Sorbonne – CNRS.Réalisation sonore: Tante Agatha de Paroles paroles.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au mois de septembre, s'est tenu un “Parlement de la Loire” lors duquel un collectif a réfléchi à la possibilité de reconnaître au fleuve une personnalité juridique, afin de mieux le protéger. Cet exemple met en lumière l'importance de penser à la fois la nature et les liens que nous tissons avec elle : car les non-humains restent largement impensés dans le droit, et commencent à peine à être pris au sérieux dans les sciences humaines et sociales.Pourtant, comme l’écrivent le philosophe Olivier Thiery et l’anthropologue Sophie Houdart dans leur livre paru à la Découverte :  “tous les divers « non-humains » comptent, importent pour les humains, et pas de manière cosmétique : les relations que nous entretenons avec eux sont un peu ce que nous sommes.”Mais comment mener une recherche sur des relations qui ne passent pas par le langage humain ? Comment comprendre la nature du lien que nous tissons avec les animaux, les végétaux, les esprits ou les lieux d'une forêt ?C'est précisément à ce défi méthodologique que Marion Picard et Cédric Audoan se confrontent dans leurs recherches doctorales en anthropologie. Ils sont tous deux doctorants au Laboratoire d’Anthropologie Sociale et Culturelle de l’Université de Liège Un podcast écrit par l'équipe de Noria Research: Camille Abescat, Mathilde Thon-Fourcade, Claire Lefort-Rieu et Cécile Jeanmougin.Cet épisode est produit en partenariat avec la Maison des Sciences de l'Homme de l'Université de Liège.Réalisation sonore: Tante Agatha de Paroles paroles.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au mois de mars dernier, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Budapest pour réclamer davantage de moyens pour un système de santé hongrois jugé à bout de souffle. Pourtant, la Hongrie demeure l’une des capitales européennes du tourisme médical — et plus particulièrement du « tourisme dentaire », accueillant des patients venus de France, de Suisse, de Belgique ou d'Allemagne, leur promettant l’accès, à moindre coût, à des soins de réhabilitation dentaire très spécialisés. Chaque année, au cœur même de l’Union européenne, des milliers d’individus franchissent ainsi les frontières pour accéder à des traitements qu’ils ne peuvent — ou ne veulent — plus recevoir chez eux. A l’inverse, certains citoyens d’Europe de l’Ouest expatriés dans les pays d’Europe de l’Est ou d’Europe centrale choisissent parfois de revenir dans leur pays d’origine pour se faire soigner, et négocient ainsi leur rapport au système de santé local. Que révèlent ces mobilités médicales des inégalités sociales qui structurent l’espace européen ?Nous en parlons dans cet épisode avec nos invité·es Eva Renaudeau, doctorante en sociologie à l'EHESS et au Cermes3, ATER à l'Université Sorbonne Paris Nord et Marton Angyan, doctorant en sociologie à l’EHESS et au Centre Maurice Halbwachs.Un podcast écrit par l'équipe de Noria Research: Camille Abescat, Mathilde Thon-Fourcade, Claire Lefort-Rieu et Cécile Jeanmougin.Cet épisode est produit en partenariat avec le Centre Maurice Halbwachs - CMH et le Cermes3.Réalisation sonore: Tante Agatha de Paroles paroles.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En mai 2022, le Mali a rompu ses accords de défense avec la France et l’Union européenne. Ils encadraient juridiquement la présence sur son territoire des forces françaises « Barkhane » et européennes « Takouba ». Cet épisode s’inscrit dans un moment plus large de remise en cause des accords de coopération militaire conclus au moment des indépendances — dénoncés par certains États africains comme le Mali dès 1961 mais maintenus, au contraire, par d’autres comme le Togo ou le Cameroun. Ces actualités rappellent combien les liens militaires entre la France et ses anciennes colonies restent au cœur des relations postcoloniales. Pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui, il faut revenir sur la manière dont les armées africaines se sont constituées, à la croisée des héritages coloniaux et des ambitions nationales. Car étudier l’histoire de ces pays par le prisme militaire, c’est éclairer autrement la construction des États postcoloniaux : leur souveraineté, leurs régimes, leurs rapports à la France. Comment la formation et l’évolution de ces armées ont-elles façonné les projets politiques nationaux des indépendances jusqu’à aujourd’hui ?Pour en parler nous recevons dans cet épisode deux doctorants en fin de thèse : Pauline Cherbonnier, doctorante en histoire et ATER à Sciences Po Aix, dont le travail de recherche s'intitule "Diplomatie et outil militaire à travers le legs français au Cameroun et au Togo (1945-1970s)"Abdoul Wahab Cissé, doctorant en histoire à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, sa thèse s’intitule : "Armée et politique au Mali : une histoire mouvement mouvementée des relations politico-militaires du Soudan français à la République du Mali (1946-1992)"Un podcast écrit par l'équipe de Noria Research: Camille Abescat, Claire Lefort-Rieu, Mathilde Thon-Fourcade et Cécile Jeanmougin.Cet épisode a été réalisé en partenariat avec le Centre Méditerranéen de Sociologie, de Science Politique et d'Histoire (Mesopolhis).Réalisation sonore: Tante Agatha de Paroles paroles.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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