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Les Classiques de l'économie
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Les Classiques de l'économie

Author: Radio Classique

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Une notion de base de l’économie expliquée par Natacha Valla du lundi au vendredi, à 6h20.

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Dans cet épisode captivant des Classiques de l'économie, nous explorons les travaux révolutionnaires de l'économiste américain George Akerlof. Il s'est imposé comme l'un des pionniers de l'économie de l'information, bouleversant les fondements du cadre théorique dominant.Au début des années 70, Akerlof publie un article devenu mythique, « The Market for Lemons », dans lequel il observe que sur le marché des voitures d'occasion, le vendeur connaît mieux la qualité du véhicule que l'acheteur. Cette asymétrie d'informations peut conduire à la disparition des bons véhicules du marché, les vendeurs de voitures de qualité n'étant pas incités à les vendre face à un prix trop bas. Ce constat remet en cause l'hypothèse d'information parfaite qui prévalait alors dans le cadre théorique dominant.Akerlof montre ainsi que l'information imparfaite explique les dysfonctionnements observés des marchés et peut conduire à leur défaillance si elle n'est pas traitée. Son article ouvre la voie à toute une nouvelle branche de l'économie, celle de l'information, qu'il développera aux côtés de Spence et Stiglitz, avec lesquels il partagera le prix Nobel d'économie en 2001.Mais l'apport d'Akerlof ne s'arrête pas là. Dans les années 80, il s'attaque au marché du travail, introduisant l'idée que les salaires peuvent intégrer des normes sociales. Dans ses travaux sur le salaire d'efficience, il montre qu'une entreprise peut payer au-dessus du salaire d'équilibre pour stimuler la motivation et la loyauté des salariés, le chômage devenant alors un phénomène structurel.Au-delà, Akerlof démontre que les individus ne prennent pas leurs décisions uniquement en fonction des prix et des revenus, mais aussi en fonction de la manière dont ils se perçoivent et souhaitent être perçus. L'identité devient ainsi une véritable variable économique à part entière.En somme, Akerlof a contribué à faire sortir l'économie d'un univers mécanique pour l'ancrer dans les comportements réels, intégrant la psychologie, les normes sociales et les asymétries d'information. Un véritable tournant dans l'analyse économique 🔍 CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nathalie Janson sur le paradoxe de la productivité à l'ère du numérique. Malgré les avancées technologiques comme l'intelligence artificielle, la croissance de la productivité ralentit. Les experts avancent plusieurs pistes d'explication, notamment des problèmes de mesure de l'économie numérique. Cependant, les États-Unis semblent amorcer un tournant, avec une adoption massive de l'IA dans les entreprises et des gains de productivité sectoriels impressionnants. L'Europe, quant à elle, accuse un retard dans ce domaine. Une analyse passionnante sur les enjeux de la productivité à l'heure de la transformation numérique. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment une économie bascule-t-elle en mode « guerre » ? C'est la question que se pose Nathalie Janson dans cet épisode des Classiques de l'économie.Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, elle analyse les bouleversements économiques que traverse le pays. Fini le capital et le travail dirigés vers les activités les plus rentables et demandées par les consommateurs. Désormais, la priorité est la défense nationale : l'acier sert aux blindés plutôt qu'aux immeubles, l'énergie alimente les infrastructures stratégiques, les ingénieurs conçoivent des drones plutôt que des applications.Résultat : une explosion des dépenses militaires, qui représentent près d'un tiers du PIB ukrainien. Parallèlement, le PIB s'est contracté d'environ 30% la première année de l'invasion. Les recettes fiscales chutent, les dépenses publiques explosent, et la dette atteint des sommets. Pour combler le manque, l'État s'endette massivement, bénéficie de l'aide étrangère et a recours à la création monétaire. Mais cette dernière, conjuguée à la baisse de la production civile, fait inévitablement apparaître l'inflation. En 2022, elle a atteint 26% en Ukraine.Au-delà de ces bouleversements, la guerre provoque aussi une « épargne forcée » chez les ménages, quand l'offre de biens est restreinte par la destruction des infrastructures et les perturbations logistiques.Alors, comment sort-on d'une telle économie de guerre ? L'exemple de l'Allemagne de l'Ouest après 1945 est parlant : malgré la destruction massive, le pays a connu un « miracle économique » en moins d'une décennie, grâce à une reconstruction s'accompagnant de réformes institutionnelles majeures. L'aide du plan Marshall a joué un rôle d'amorçage, mais c'est bien la solidité des institutions qui a permis aux investissements privés de produire pleinement leurs effets.C'est le défi qui attend aujourd'hui l'Ukraine : la reconstruction estimée à plus de 400 milliards de dollars ne suffira pas. Il faudra aussi rebâtir la confiance des investisseurs, des entrepreneurs et des partenaires européens, en mettant en place des règles du jeu claires, stables et transparentes. Car c'est la qualité des institutions qui transformera cette reconstruction en véritable renaissance économique. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Nathalie Janson nous décrypte la courbe de Philipps, un concept économique fondamental mais souvent mal compris. Elle retrace l'histoire de cette courbe, de sa découverte dans les années 1950 jusqu'à son évolution et ses remises en question par des économistes comme Milton Friedman. Elle explique comment la courbe de Philips a longtemps été utilisée comme un outil de pilotage macroéconomique, avant de montrer ses limites face à des phénomènes comme la stagflation des années 1970. Notre économiste aborde également les débats récents autour de la pertinence de ce modèle dans un contexte économique en mutation. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nathalie Janson, professeure d'économie, explique que contrairement aux discours politiques, ce sont principalement les consommateurs et les entreprises américaines qui supportent le coût des droits de douane imposés par les États-Unis. Elle détaille les mécanismes économiques qui montrent que les exportateurs étrangers ne réduisent que marginalement leurs prix face à ces taxes, tandis que les volumes d'importation diminuent fortement, pénalisant les entreprises et les consommateurs américains. Un éclairage essentiel sur les véritables impacts des politiques commerciales protectionnistes. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comme tous les vendredis, Nathalie Janson réalise le portrait d'un économiste : aujourd'hui elle se concentre sur Daniel Kahneman, psychologue devenu prix Nobel d'économie en 2002. Kahneman a remis en question les fondements de la théorie économique classique en montrant que les êtres humains ne sont pas des agents rationnels, mais sont influencés par des biais cognitifs. Ses travaux sur la théorie des perspectives et les deux systèmes de pensée ont profondément marqué l'économie comportementale, la finance et l'analyse des politiques publiques. Nathalie Janson explique comment ces découvertes ont enrichi l'enseignement de la microéconomie, sans pour autant la remettre totalement en cause. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Nathalie Janson s'interroge sur le rôle de l'État dans le développement de secteurs d'avenir, à l'exemple du programme France 2030. Elle analyse les succès et les échecs historiques de l'intervention étatique, comme le plan Calcul ou le Minitel, et compare l'approche française à celle d'autres pays comme la Chine et le Japon. L'économiste souligne les risques d'une stratégie de sélection des champions nationaux, au détriment de la concurrence et de l'innovation. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nathalie Janson, sur la question des emprunts européens. Ils abordent les enjeux et les défis de cette nouvelle forme de financement commun au niveau européen, notamment après l'expérience du plan Next Generation EU. Ils expliquent en quoi ces emprunts représentent une évolution importante dans la construction européenne, tout en soulevant les risques potentiels liés à l'aléa moral. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Nathalie Janson, économiste, explique comment les théories économiques ont évolué pour mieux comprendre le chômage. Elle aborde notamment l'impact du salaire minimum, les notions d'asymétrie d'information et d'hétérogénéité du travail. Une analyse approfondie des causes du chômage structurel en France. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Nathalie Janson revient sur le rôle de la Banque de France au sein de l'eurosystème. Bien que la politique monétaire soit désormais décidée de manière centralisée par la Banque centrale européenne, la Banque de France reste un acteur clé, chargée de la mise en œuvre locale des décisions et de missions essentielles pour la stabilité financière. L'économiste explore les paradoxes de cette architecture monétaire unique au monde, où la centralisation coexiste avec une forte présence des banques centrales nationales, et s'interroge sur les défis futurs de la gouvernance de la zone euro. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Nathalie Janson revient sur la nomination de Kevin Walsh à la tête de la Réserve fédérale américaine par le président Donald Trump. L'économiste analyse les enjeux liés à cette nomination, notamment la question de l'indépendance de la banque centrale et de l'évolution de son mandat depuis la crise financière de 2008. Elle aborde le concept de "mission creep", c'est-à-dire la dérive progressive des missions de la Fed, et les défis auxquels elle est confrontée dans un contexte de reflux de l'inflation et de dettes publiques élevées. L'épisode offre un éclairage approfondi sur les défis auxquels fait face la Réserve fédérale et les attentes des marchés financiers vis-à-vis de sa nouvelle direction. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nathalie Janson sur le projet d'euro numérique, une nouvelle forme de monnaie électronique émise directement par la Banque centrale européenne. Ils abordent les enjeux de cette initiative, les défis technologiques et les implications pour les banques commerciales et les consommateurs. Découvrez comment l'euro numérique pourrait transformer les paiements en Europe et préserver la souveraineté monétaire du continent. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Nathalie Janson analyse les différences entre la définition du chômage selon le Bureau International du Travail (BIT) et les statistiques de Pôle Emploi suite aux derniers chiffres publiés du chômage en France. L'économiste explique également pourquoi l'Allemagne affiche un taux de chômage plus faible que la France, en mettant l'accent sur les réformes du marché du travail et le coût du travail. Enfin, elle aborde la notion de chômage structurel et les défis liés à l'inadéquation entre l'offre et la demande d'emploi. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nathalie Janson, professeure d'économie, nous décrypte l'idée d'annuler la dette publique. Elle examine les arguments en faveur de cette mesure, comme la relance de l'économie, mais aussi les risques, notamment pour la crédibilité des États et l'indépendance des banques centrales. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nathalie Janson, experte économique, explique les raisons de la forte volatilité de son péché mignon, le Bitcoin. Elle souligne que l'offre rigide de cette cryptomonnaie, combinée à une faible liquidité du marché, entraîne des mouvements de prix brutaux, amplifiés par l'utilisation d'instruments dérivés. Bien que le Bitcoin soit souvent perçu comme un actif hors système, il est désormais intégré aux marchés financiers, le rendant plus vulnérable aux chocs de liquidité. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comme tous les vendredis, Nathalie Janson nous fait le portrait d'un économiste. Aujourd'hui, elle se penche sur David Card, le lauréat du prix Nobel d'économie 2021, qui a profondément transformé notre compréhension du marché du travail.Longtemps, les économistes du travail se sont appuyés sur des modèles théoriques simplistes, prédisant par exemple qu'une hausse du salaire minimum détruirait mécaniquement de l'emploi. Mais David Card a bousculé ces idées reçues en menant une démarche empirique rigoureuse, observant directement les effets des politiques publiques sur l'emploi et les salaires.Ses travaux révèlent que la réalité est bien plus nuancée. L'augmentation du salaire minimum n'a ainsi pas entraîné la baisse d'emploi attendue, car le marché du travail n'est pas parfaitement concurrentiel. De même, l'arrivée massive de migrants cubains à Miami en 1980 n'a pas fait baisser les salaires des travailleurs peu qualifiés natifs, le travail des migrants étant en réalité complémentaire de celui des natifs.Ces résultats contre-intuitifs, mais solidement étayés par les données, ont profondément transformé l'économie empirique moderne. David Card a montré que ce ne sont pas les raisonnements abstraits qui tranchent, mais les faits. Un apport méthodologique essentiel pour évaluer sérieusement l'impact des politiques publiques. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nathalie Janson se penche aujourd'hui sur la fiscalité comportementale, en prenant l'exemple du tabac. Elle nous explique comment l'État utilise la hausse des taxes sur le tabac pour influencer les comportements des consommateurs, avec des résultats mitigés. L'économiste revient sur les limites de cette approche, comme la contrebande et le déplacement des comportements vers d'autres produits. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Nathalie Janson, économiste, explique pourquoi les marchés financiers peuvent parfois réagir de manière surprenante aux résultats d'entreprises publiés. Elle revient sur la théorie des marchés efficients, selon laquelle le prix d'une action reflète toute l'information disponible. Ainsi, ce ne sont pas les résultats en eux-mêmes qui font bouger les cours, mais l'écart entre les attentes du marché et les chiffres annoncés. Notre chroniqueuse aborde également les limites de cette théorie, notamment pour expliquer les mouvements de court terme, et l'importance de prendre en compte la psychologie des investisseurs. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Nathalie Janson, aborde l'évolution des taux d'intérêt des cartes de crédit aux États-Unis. Elle explique le lien direct entre ces taux et ceux de la Réserve fédérale américaine, tout en analysant l'impact potentiel d'un plafonnement des taux par le président Trump. En effet, cette mesure pourrait en réalité pénaliser les consommateurs en réduisant l'accès au crédit. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nathalie Janson, professeure à la Neoma Business School, déconstruit l'idée reçue selon laquelle l'immigration ferait baisser les salaires et augmenter le chômage. À travers des études économiques de référence, elle montre que l'immigration n'a pas d'impact négatif significatif sur le marché de l'emploi. Au contraire, les travailleurs immigrés peuvent même contribuer à la création d'emplois et à l'augmentation de la productivité globale. Une analyse nuancée et éclairante sur un sujet souvent polémique. CHAPITRES : Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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