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Le chant de l'histoire
Le chant de l'histoire
Author: Jacques TOPART
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© 2024 Le Chant de L'Histoire, chanson actuelle, chanson rétro, chanson poétique, chanson sociale
Description
Le chant de l'histoire
Ce podcast vous propose un voyage dans la Chronologie de la chanson.
Expression ancestrale, héritière des traditions populaires autant que des écoles savantes, riche de répertoires diversifiés, de haute tenue littéraire dans sa veine la plus soignée, la chanson francophone s'est forgée à 'air du temps : grands bouleversements ou menus faits historiques, esthétiques et sentimentaux. (Laurent Carmé in La chanson de l'Écluse)
Ce podcast vous propose un voyage dans la Chronologie de la chanson.
Expression ancestrale, héritière des traditions populaires autant que des écoles savantes, riche de répertoires diversifiés, de haute tenue littéraire dans sa veine la plus soignée, la chanson francophone s'est forgée à 'air du temps : grands bouleversements ou menus faits historiques, esthétiques et sentimentaux. (Laurent Carmé in La chanson de l'Écluse)
56 Episodes
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C.d.C.#56 1975 Le chien pouilleux et la louve : David McNeil - Annkrist - Bernard Lavilliers - Antoine Candélas
1975 Le chien pouilleux et la louve - Contexte historique
Le chien pouilleux et la louve. Au tournant des années des années 1960 et 1970, un mouvement revivaliste a produit en Bretagne ce que l’on a qualifié de « folk song breton », de « progressive folk breton », de « folk celtique » ou encore de « Celtic pop music », en quoi l'on peut voir une déclinaison locale de la contre-culture américaine.
La pratique amateur du folk est favorisée au Centre américain du boulevard Raspail à Paris par l’organisation de Hootenannies, animés par Lionel Rocheman, de 1964 à 1972.
S’y produisent assidument quelques dizaines d’amateurs de musique folk américaine et anglaise, et également des Bretons de Paris : les guitaristes Bernard Benoît et Dan ar Braz, la chanteuse Maripol, le harpiste Alan Stivell dès janvier 1966.
Au début de l’année 1972, Pete Seeger adresse une lettre ouverte, intitulée « Ne vous laissez pas coca-coloniser », aux « jeunes gens qui, au-dehors des États-Unis, sont fortement attirés par la musique folk et pop de ce pays ». Mettant en évidence trois sortes de musiques américaines :- une issue du peuple soumis, - une autre émanant de la classe dirigeante, attachée à endormir ce peuple - une dernière, subtil mélange des deux premières Seeger invite les jeunes à s’inspirer de la démarche des folksingers américains pour mettre en valeur leur propre musique folklorique, sans négliger celles d’autres pays.
Biographie de David McNeil - Le chien pouilleux et la louve
Enfance et formation de David McNeil
David McNeil, chantauteur et romancier étasunien, naît à New York en 1946. Son père est le peintre Marc Chagall, exilé alors au EUA depuis 1941 du fait des persécutions nazies. Sa mère est Virginia Haggard Mc Neil, gouvernante, engagée après la mort de la femme du peintre en 1944.
« Je suis né quand ma maman est tombée amoureuse de mon papa Chagall. Elle était toujours mariée avec John McNeil. À l'époque, les divorces étaient très difficiles et Mc Neil y était réticent. C'est la raison pour laquelle je ne m'appelle pas Chagall mais Mc Neil ».
En 1949, la famille retourne en France. David y passe ses premières années avec ses parents et sa demi-sœur Jean, fille de Virginia et de son mari. Mais en 1952, sa mère rompt avec Marc Chagall et part vivre en Belgique avec ses deux enfants et se remarie.De son côté Marc Chagall se remarie aussi, avec Valentina (Vava) Brodsky. David McNeil revient vivre chez son père lorsque le nouveau mari de sa mère tombe malade.Cependant Vava, que David appelle « la Gorgone » le tient éloigné de la maison, comme elle le fait pour Ida, la fille ainée de Chagall.
« J'en voulais à mon père de ne pas taper du poing sur la table en disant « Je veux voir mes enfants », et je préfère dire pusillanime parce que lâche n'est pas un mot que j'aime. Mais lui était dans sa magie et j'ai mis longtemps à lui pardonner. Longtemps. La raison pour laquelle je lui pardonne, c'est parce qu'avec son talent il a rendu heureux tellement des gens ».
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C.d.H.#55 1975 : La faute au pétrole : Jehan Jonas - Marc Vincent - François Béranger - Daniel Slimak
1975 La faute au pétrole : contexte historique
La faute au pétrole : Le nucléaire est, en France, un sujet tabou. Dans le domaine militaire, il est considéré comme garant de l’indépendance nationale. En 1960, le général de Gaulle a bravé la communauté internationale avec ma première expérimentation française au Sahara alors que les autres pays occidentaux et l’URSS observaient un moratoire.
Le choix de la non violence marque la lutte antinucléaire qui a commencé contre l’armement atomique dans la gauche des années 1960. Puis elle reprend des couleurs après 1968 avec le refus du tout nucléaire.La première manifestation a lieu à Fessenheim en 1971 et rassemble quelques milliers de participants. Ils sont dix fois plus nombreux l’année suivante. Ainsi, chaque année, un rassemblement calme et silencieux se tient à Fessenheim.
En 1974, les travaux de terrassements sur le chantier du site nucléaire de Creys-Malville démarrent avant la clôture de l’enquête d’utilité publique. Les nucléairocrates sont très pressés !
Biographie de Jehan Jonas (2ème partie) : La faute au pétrole
1ère partie de la biographie de Jehan Jonas
Jehan Jonas enregistre son premier album 33 tours
C.d.H.#54 1975 Année internationale de la Femme : Anne Sylvestre - Jean Sommer - Claude Antonini - Pia Colombo
1975 Année internationale de la femme : Contexte historique
Se développant dans différents pays du monde occidental à partir de la fin des années 1960, le mouvement des femmes fait l'objet d'une reconnaissance internationale. 1975 est déclaré « Année internationale de la femme » par l'ONU qui organise, à Mexico, la première conférence pour les femmes. Son bilan est très mitigé, mais Gisèle Halimi, avocate et grande figure des combats pour les femmes tempérait :
« C'est excellent comme démarche psychologique. [Au cours de cette année,] les femmes savaient qu'elles existaient en tant que telles, qu'elles avaient des problèmes spécifiques. Et si l'année internationale de la femme n'avait servi qu'à cela, eh bien, je dirais "Bravo à l'Année internationale de la femme" ».
Néanmoins, en Islande, des représentantes de diverses associations et organisations de femmes décident de se saisir de l'occasion pour faire entendre leurs revendications. Elles décident d'une action de le 24 octobre, journée des Nations Unies, date anniversaire de l'entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies.Le 24 octobre, ce sont 25 000 femmes qui se rassemblent dans la capitale, Reykjavik (11% de la population) tandis qu'une vingtaine de manifestations ont lieu ailleurs sur l'île. Ouvrières d'usines de poisson, institutrices et agricultrices, femmes au foyer et artistes, le mouvement est massif. Le New-York time relate :
« Les journaux ont fermé parce que les dactylos étaient des femmes, les théâtres ont fermés parce que les comédiennes ne travaillaient pas. Les banques sont restées ouvertes seulement parce que des cadres ont remplacé les guichetières. Avec leurs femmes naviguant dans la ville pour le rassemblement, beaucoup d'hommes d'affaires ont été obligés de prendre leurs enfants avec eux au travail… ».
Et les choses ont dû évoluer : l'Islande est maintenant en tête du classement des pays les plus égalitaires au monde !
[ sources : Fakir N° 123 ]
Nouvelle version du podcast : les titres maintenant sont directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie.Biographie d'Anne Sylvestre (2ème partie) : 1975 Année internationale de la femme
Première partie de la biographie d'Anne Sylvestre
Création des Fabulettes par Anne Sylvestre
Anne Sylvestre devient maman d'une petite Alice en décembre 1960. Ainsi c'est tout naturellement qu'elle commence à fredonner des petites chansons pour son enfant. Elle se souvient :
« J'ai commencé à en écrire après la naissance de ma deuxième fille Philomène. Par plaisir, puisqu'elles venaient naturellement comme les autres chansons et aussi parce que des parents, des instituteurs me le demandaient. Et je n'ai aucune honte à le dire, lorsque je suis devenue ma propre productrice en 1973, ce sont les Fabulettes qui m'ont fait vivre ».
Mais, retour en 1963, alors que sa carrière semblait décoller, elle était passée, pendant des semaines, à l'Olympia en 62, avec succès. Au point que Coquatrix lui avait dit qu'elle pourrait discuter son cachet lorsqu'elle reviendrait. Hélas la déferlante yéyé arrive et lorsque Anne revient voir Coquatrix, il ne la reçoit pas. Anne retourne donc aux tournées des MJC et aux programmations du PCF.Elle enregistre un dernier 33 tours chez Philips...
C.d.H.#53 1970-1977 Rock progressif français : Mahjun - Albert Marcœur - Magma - Alice
1970-1977 Rock progressif français : Contexte historique
Le festival de Woodstock aux E.U.A. et ceux de Wight au R.U. ont fait rêver les amateurs de rock en France mais certainement pas Raymond Marcellin, le sinistre de l’intérieur, ancien vichyste recyclé dans le gaullisme . Ce dernier ne goûte pas du tout ce genre de divertissements, générateurs, à ses yeux de débauches illimitées « sexe, drogue et rock’n’roll ». De plus, à Aix, le prix d’entrée est excessif, ce qui amène une partie du public à forcer les barrières et entrer sans payer. Florence Tamagne résume bien le problème :
« Le festival pop reposait sur un paradoxe : mise en scène de l’idéal hippie pacifiste et libertaire, expression supposée de la contre-culture contre la consommation de masse, il n’en devait pas moins répondre à des impératifs minimums d’organisation et de rentabilité, sauf à disparaitre. »
Cependant, entre les 24 et 28 octobre 1969, le festival d’Amougies, en partenariat avec le magazine Actuel avait pu avoir lieu… en Belgique. Frank Zappa était le maître d’une cérémonie qui réunissait Pink Floyd, Gong, Ame Son, Soft machine, Captain Beefheart, etc… du très beau monde !
À l’issue de l’été 1970, un manifeste sera rédigé par plusieurs groupes sous l’intitulé le FLIP (*) afin d’essayer d’éclaircir les rapports entre organisateurs, artistes et public. Sans effet, mais il aura le mérite de préciser la place du Pop dans la nouvelle culture émergente. (à l’époque on disait « Le Pop » mais le terme a été vite récupéré par les marchands de soupe)
* FLIP : Front de Libération et d’Intervention Pop
[ source : d’après Rock’o’rico 25 ans de culture rock en France de Christian-Louis Eclimont ]
Histoire du groupe Maajun
C.d.H.#52 1970-1977 Rock français des années 1970 : Au Bonheur des Dames - Mama Béa (2) - Valérie Lagrange - Téléphone
Rock français des années 1970 : Contexte historique
Rock français des années 1970. Le regretté Edgar Morin a analysé le phénomène « rock » dans « On ne connaît pas la chanson » en 1965In: Communications, 6, 1965. Chansons et disques. pp. 1-9. :
« Le caractère originaire du rock est non seulement la frénésie musicale, mais la frénésie existentielle ; les premiers ensembles de rock ressentent une véritable rage de vivre, où la plupart se perdent, où ne se sauvent et triomphent que ceux qui abandonnent le désordre existentiel pour entrer dans le système commercial, qui exige un minimum de régularité de vie, ne serait-ce que pour honorer les engagements et respecter les horaires. En Angleterre, la grande vague rock jaillit des faubourgs de Liverpool, dans une jeunesse marginale entre le prolétariat et le gang. En France, le rock était dédaigné par les grandes maisons et c'est autour des juke boxes de banlieue que spontanément, sauvagement des groupes musicaux se sont constitués. En France, la source, fut, comme en Angleterre, marginale et faubourienne.
Ainsi, à la source du rock, il y a un mouvement qui ne naît nullement du cœur de l'industrie culturelle : il naît en marge : en marge musicalement des musiques courantes, des grands groupes noirs et blancs, en marge socialement des classes sociales, avec une tendance faubourienne « voyou » ; il y a dans cette musique intensément et frénétiquement rythmée un ferment dionysiaque, panique, une force explosive… il y a peut-être une stimulation forte au ferment de rébellion qui est dans toute adolescence. »
Biographie d'Au Bonheur des Dames : Rock français des années 1970
Au Bonheur des Dames : composition originelle
Au Bonheur des Dames est un groupe de rock parodique français formé à Paris en 1972. Au départ, il est composé de :
Eddick Ritchtchell : chant ( Vincent Lamy )
Sharon Glory: chant ( Philippe Veauvilliers )
Jimmy Freud : chant
Ramon Pipin : chant & guitare ( Alain Ranval )
Chick Béru : guitare d'accompagnement
Shitty Télaouine : basse ( Daniel Dollé )
Rita Brantalou : guitare ( Jacques Pradel )
Gépetto Ben Glabros & Ulric Danone : cuivres
Hubert de la Motte Fifrée : batterie
Dominique Esnault)
Wolfgang Lion : piano
Costric 1er : paroles (Alain Magniette )
Au Bonheur des Dames: définition humoristique du groupe
Alain Magniette, le parolier du groupe définit le groupe ainsi :
« La musique de « Au Bonheur des Dames », musique élaborée s'il en fut, recrée les conditions phénoménologiques d'un univers purement utopique où se mêlent, dans ses accents empruntés aux recherches contemporaines à base de free-jazz, d'orphéon périgourdin et de mambo-rock, à la fois la plénitude de la sonorité astrale et la légèreté de thèmes évidemment vivaldiens.Cette synthèse qui s'inspire donc d'une démarche esthétique volontairement hermétique, dépasse cette tendance sur sa gauche et légèrement de biais, pour s'hypertrophier en une densité apocalyptique où l'on devine les obsessions existentielles de la Mort, de l'Amour et des malabars…Au Bonheur des Dames est une sorte de chant grégorien futuriste pour lequel les moines auraient condensé John Cage, Gloria Lasso et Bugs Bunny ».
En 1973, leur reprise du titre « Oh ! les filles », adaptation d'une chanson de Martin Robbinson, par Edd...







