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Le chant de l'histoire

Le chant de l'histoire

Author: Le Chant de L'Histoire, chanson actuelle, chanson rétro, chanson poétique, chanson sociale

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Le chant de l'histoire
Ce podcast vous propose un voyage dans la Chronologie de la chanson.

Expression ancestrale, héritière des traditions populaires autant que des écoles savantes, riche de répertoires diversifiés, de haute tenue littéraire dans sa veine la plus soignée, la chanson francophone s'est forgée à 'air du temps : grands bouleversements ou menus faits historiques, esthétiques et sentimentaux. (Laurent Carmé in La chanson de l'Écluse)
55 Episodes
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C.d.H.#53 1970-1977 Rock progressif français : Mahjun - Albert Marcœur - Magma - Alice 1970-1977 Rock progressif français : Contexte historique Le festival de Woodstock aux E.U.A. et ceux de Wight au R.U. ont fait rêver les amateurs de rock en France mais certainement pas Raymond Marcellin, le sinistre de l'intérieur, ancien vichyste recyclé dans le gaullisme . Ce dernier ne goûte pas du tout ce genre de divertissements, générateurs, à ses yeux de débauches illimitées « sexe, drogue et rock'n'roll ». De plus, à Aix, le prix d'entrée est excessif, ce qui amène une partie du public à forcer les barrières et entrer sans payer. Florence Tamagne résume bien le problème : « Le festival pop reposait sur un paradoxe : mise en scène de l’idéal hippie pacifiste et libertaire, expression supposée de la contre-culture contre la consommation de masse, il n’en devait pas moins répondre à des impératifs minimums d’organisation et de rentabilité, sauf à disparaitre. » Cependant, entre les 24 et 28 octobre 1969, le festival d'Amougies, en partenariat avec le magazine Actuel avait pu avoir lieu… en Belgique. Frank Zappa était le maître d'une cérémonie qui réunissait Pink Floyd, Gong, Ame Son, Soft machine, Captain Beefheart, etc… du très beau monde ! À l'issue de l'été 1970, un manifeste sera rédigé par plusieurs groupes sous l'intitulé le FLIP (*) afin d'essayer d'éclaircir les rapports entre organisateurs, artistes et public. Sans effet, mais il aura le mérite de préciser la place du Pop dans la nouvelle culture émergente. (à l'époque on disait « Le Pop » mais le terme a été vite récupéré par les marchands de soupe) * FLIP : Front de Libération et d'Intervention Pop [ source : d'après Rock'o'rico 25 ans de culture rock en France de Christian-Louis Eclimont ]Histoire du groupe Maajun Jean-Louis Lefebvre, alias Jean-Louis Mahjun, chanteur - compositeur français fonde le groupe Maajun en 1969. Avec ses compères, Jean-Pierre Arnoux, Cyril Lefebvre, Alain Roux et Roger Scaglia, ils considèrent que : « la musique n'est qu'une manifestation artistique du bruit ambiant ». En 1971, ils réussissent à enregistrer un album « Vivre la mort du vieux monde » par un réseau de relations et en une seule prise. Vogue, la compagnie, s'attendant à un album de pop-rock gentillet et l'ayant écouté, refuse de le sortir. En effet, Maajun est membre du FLIP - à l'époque on ne parlait pas de musique rock mais de la Pop, (le rock étant limité au rock'n roll) - dont le manifeste est : « La Pop, c'est autre chose qu'un marché, c'est une autre façon de vivre qui passe nécessairement par la contestation radicale de la société bourgeoise, de ses lois, de l'aliénation qu'elle secrète et qui, hydre à mille têtes, nous étouffe tous… » Le groupe multiplie les concerts et gagne l'adhésion du public. La maison de disque finit par sortir l'album à très peu d'exemplaires. Mais Maajun se sépare à la parution de cet album. Suite : Le groupe Mahjun Jean-Louis Lefebvre et Jean-Pierre Arnoux fondent alors le groupe Mahjun. Ils font paraître deux albums chez Saravah. Comme ils sont le seul groupe chez Saravah, ils sont amenés à accompagner régulièrement Jacques Higelin, Jean-Roger Caussimon et David Mc Neil. En particuli...
C.d.C.#49 1974 Complainte de Victor Jara : Jean-Roger Caussimon - Victor Jara - Serge Reggiani - Georges Langford 1974 Complainte de Victor Jara : Contexte historique Complainte de Victor Jara : En pleine guerre froide, l’expérience de la « voie chilienne vers le socialisme » a duré moins de trois ans (de novembre 1970 à septembre 1973). Elle a néanmoins transformé le pays andin de neuf millions d’habitants et passionné le monde intellectuel et militant, d’un bout à l’autre de la planète. Les gauches (autour du Parti socialiste et du Parti communiste), à l’origine, en 1969, de la coalition qui prend le nom d’Unité populaire (UP), proposent une transition vers le socialisme à la fois démocratique et révolutionnaire, institutionnelle, électorale et non armée : il ne s’agit plus de miser sur la guérilla et les kalachnikovs, mais sur la mobilisation des classes populaires et du mouvement ouvrier. Se fondant sur ce qu’ils estiment — à tort — relever d’une tradition historique légitimiste de l’armée et d’une certaine flexibilité de l’État chilien, Allende et les siens parient que les militaires respecteront le suffrage universel et qu’il deviendra possible d’imposer la volonté majoritaire à l’oligarchie sans tirer le moindre coup de feu. […] Le coup d'État du 11 septembre Le matin du 11 septembre 1973, avec l’appui de l’administration Nixon (mais aussi — on le sait aujourd’hui — de la dictature brésilienne ), les différentes branches des forces armées se soulèvent. La gauche se trouve désarmée tant au plan politique que militaire. Et la bataille du Chili prend fin, dramatiquement . S’appuyant sur un catholicisme national-conservateur et la doctrine de la sécurité nationale, la dictature civico-militaire ferme le Parlement, réprime dans le sang les syndicats, proclame l’état de siège, pratique la censure. Contre le « cancer marxiste », le terrorisme d’État s’abat sur le pays. Durant seize années, les militaires et la police politique torturent des dizaines de milliers de personnes, assassinent plus de 3 200 individus, dont plus d’un millier sont encore aujourd’hui disparus (leurs corps n’ayant jamais été retrouvés). [ source Monde Diplomatique ]Biographie de Jean-Roger Caussimon (2ème partie) : Complainte de Victor Jara 1ère partie de la biographie de Jean-Roger Caussimon Pierre Barouh & Jean-Roger Caussimon, enregistrement du premier album 33 tours chez Saravah En 1966 Pierre Barouh avait écrit les chansons du film "Un homme et une femme" de Claude Lelouch. Ce dernier manquant d'argent, Barouh essaie de débloquer la situation en allant proposer les chansons aux éditeurs de musique qui les refusent. Par dépit, Pierre Barouh décide donc de créer une maison d'édition : Saravah. Néanmoins, Claude Lelouch parvient quand même à boucler son budget. La chanson "Un homme et une femme" chantée par Nicole Croisille remporte un immense succès. Pierre Barouh fait alors fortune. Avec ce flot d'argent, Pierre décide de faire enregistrer des disques aux amis,
C.d.C#47 Vivre en 1973 - Jacques Debronckart - Henri Tachan - Julos Beaucarne - Guy Bontempelli Vivre en 1973 : Contexte historique : Fin des "Trente glorieuses" Vivre en 1973 : En 1971, les États-Unis d'Amérique du Nord, alors premier producteur de pétrole passent leur pic de production. Le gouvernement états-unien manœuvre alors pour faire augmenter le prix du pétrole pour rendre rentable l'exploitation de ses champs de pétrole non conventionnels. En 1970 le prix du baril était alors inférieur à 2 dollars… La guerre du Kippour et le soutien inconditionnel des EUA à Israël vont faire réagir les pays arabes. Ceux-ci décident d'augmenter le prix du baril et de réduire la production pétrolière de 5% par mois jusqu'à l'évacuation des territoires occupés par les Israéliens et la reconnaissance des droits des Palestiniens. Le prix du baril passe à 18 dollars en quelques semaines. C'est le premier choc pétrolier qui amène une crise de stagflation (combinaison d'inflation et de stagnation économique). C'est aussi la fin d'une période appelée arbitrairement Les trente glorieuses. Les titres sont maintenant directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), il suffit d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie.Biographie de Jacques Debronckart (2ème partie) Première partie de la biographie de Jacques Debronckart. Le premier album de Jacques Debronckart ignoré (censuré) par les médias En 1967, la maison de disques Philips, qui n'attend de Jacques Debronckart que des titres comme « Adélaïde », refuse de publier ses nouvelles chansons. Le divorce a lieu après la publication de son 45 tours « Ils arrivent ».La prestigieuse étiquette BAM accueille alors Debronckart. L'album « Toi qui nais cette année » ne tarde pas à paraître. Onze chansons, la plupart refusées par Philips, figurent sur ce premier album. L'artiste peut enfin libérer sa véritable personnalité. Effectivement, dans celui-ci, les titres « La triste chanson » et surtout « Mutins de 1917 » sont un réquisitoire impitoyable contre les vicissitudes de l'armée. Tandis que dans « La religion » il dénonce le musellement des corps et des esprits par toute forme d'endoctrinement.Mais cette attaque du sabre et du goupillon lui vaudra une totale occultation médiatique de ce magnifique premier album. De fait, en l'absence d'exposition médiatique, Jacques Debronckart est réduit à continuer à fréquenter les petits lieux. Du moins, ceux qui ont pu échapper aux secousses économiques. Néanmoins, les interprètes de qualité sollicitent Debronckart comme auteur ou compositeur. Par exemple, entre 1967 & 1968, Isabelle Aubret enregistre 7 chansons dont il est l'auteur et/ou le compositeur. Eva, France Valmore et Francesca S...
C.d.H.#55 1975 : La faute au pétrole : Jehan Jonas - Marc Vincent - François Béranger - Daniel Slimak 1975 La faute au pétrole : contexte historique La faute au pétrole : Le nucléaire est, en France, un sujet tabou. Dans le domaine militaire, il est considéré comme garant de l'indépendance nationale. En 1960, le général de Gaulle a bravé la communauté internationale avec ma première expérimentation française au Sahara alors que les autres pays occidentaux et l'URSS observaient un moratoire. Le choix de la non violence marque la lutte antinucléaire qui a commencé contre l'armement atomique dans la gauche des années 1960. Puis elle reprend des couleurs après 1968 avec le refus du tout nucléaire.La première manifestation a lieu à Fessenheim en 1971 et rassemble quelques milliers de participants. Ils sont dix fois plus nombreux l'année suivante. Ainsi, chaque année, un rassemblement calme et silencieux se tient à Fessenheim. En 1974, les travaux de terrassements sur le chantier du site nucléaire de Creys-Malville démarrent avant la clôture de l'enquête d'utilité publique. Les nucléairocrates sont très pressés !Biographie de Jehan Jonas (2ème partie) : La faute au pétrole 1ère partie de la biographie de Jehan Jonas Jehan Jonas enregistre son premier album 33 tours En 1966, grâce à Jean Bourbon, Jehan est accueilli dans de nombreux cabarets parisiens, à la fois rive gauche et rive droite, devant des publics très différents d'un cabaret à l'autre. Ainsi, en juin 1966, sous l'étiquette « Disc'AZ », il enregistre son premier album 33 tours. La sortie du disque est célébrée le 22 octobre au cabaret "L'Écluse". Michel Simon et Suzy Chevet, organisatrice de nombreux galas de soutien au « Monde Libertaire » seront ses parrain et marraine. Jehan accepte toutes les demandes de participation au profit des causes humanitaires de Suzy. De fait, trois chansons passent régulièrement à la radio, s'ensuivent aussi les galas d'étés dans les casinos. Mais Jehan Jonas se produit également dans des lieux plus modestes, particulièrement au nord-ouest du pays. Il vient souvent écouter les copains et n'hésite pas à passer derrière le bar pour donner un coup de main aux bénévoles des MJC. En outre, il continue à chanter dans les cabarets parisiens. De nombreux articles de presse lui prédisent un avenir et une place importante, justifiée et légitime.En 1967, Jehan passe son examen de compositeur devant la Sacem. Il enregistre son 2ème album 33 tours « À la vie ». Il passe à l'émission de télévision Discorama de Denise Glaser. Cependant, il lui est toujours demandé d'interpréter « Le manège » belle chanson mélancolique, surtout garantie sans vague dans son répertoire de contestataire grinçant. Jehan Jonas refuse de nager dans la vague yéyé Dans les années 1968-1970 la vague yéyé s'installe et éloigne de la diffusion tous les artistes qui ne se considèrent pas comme des savonnettes. Des hommes d'affaires avisés avaient repéré un pouvoir d'achat chez la jeunesse, nouvelle classe sociale émergente. Ils vont l'exploiter en lui fournissant des idoles édulcorées et...
C.d.H.#54 1975 Année internationale de la Femme : Anne Sylvestre - Jean Sommer - Claude Antonini - Pia Colombo 1975 Année internationale de la femme : Contexte historique Se développant dans différents pays du monde occidental à partir de la fin des années 1960, le mouvement des femmes fait l'objet d'une reconnaissance internationale. 1975 est déclaré « Année internationale de la femme » par l'ONU qui organise, à Mexico, la première conférence pour les femmes. Son bilan est très mitigé, mais Gisèle Halimi, avocate et grande figure des combats pour les femmes tempérait : « C'est excellent comme démarche psychologique. [Au cours de cette année,] les femmes savaient qu'elles existaient en tant que telles, qu'elles avaient des problèmes spécifiques. Et si l'année internationale de la femme n'avait servi qu'à cela, eh bien, je dirais "Bravo à l'Année internationale de la femme" ». Néanmoins, en Islande, des représentantes de diverses associations et organisations de femmes décident de se saisir de l'occasion pour faire entendre leurs revendications. Elles décident d'une action de le 24 octobre, journée des Nations Unies, date anniversaire de l'entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies.Le 24 octobre, ce sont 25 000 femmes qui se rassemblent dans la capitale, Reykjavik (11% de la population) tandis qu'une vingtaine de manifestations ont lieu ailleurs sur l'île. Ouvrières d'usines de poisson, institutrices et agricultrices, femmes au foyer et artistes, le mouvement est massif. Le New-York time relate : « Les journaux ont fermé parce que les dactylos étaient des femmes, les théâtres ont fermés parce que les comédiennes ne travaillaient pas. Les banques sont restées ouvertes seulement parce que des cadres ont remplacé les guichetières. Avec leurs femmes naviguant dans la ville pour le rassemblement, beaucoup d'hommes d'affaires ont été obligés de prendre leurs enfants avec eux au travail… ». Et les choses ont dû évoluer : l'Islande est maintenant en tête du classement des pays les plus égalitaires au monde ! [ sources : Fakir N° 123 ] Nouvelle version du podcast : les titres maintenant sont directement accessibles en cliquant sur leur horodatage (en rouge), d'attendre quelques secondes et le lecteur diffusera la chanson choisie.Biographie d'Anne Sylvestre (2ème partie) : 1975 Année internationale de la femme Première partie de la biographie d'Anne Sylvestre Création des Fabulettes par Anne Sylvestre Anne Sylvestre devient maman d'une petite Alice en décembre 1960. Ainsi c'est tout naturellement qu'elle commence à fredonner des petites chansons pour son enfant. Elle se souvient : « J'ai commencé à en écrire après la naissance de ma deuxième fille Philomène. Par plaisir, puisqu'elles venaient naturellement comme les autres chansons et aussi parce que des parents, des instituteurs me le demandaient. Et je n'ai aucune honte à le dire, lorsque je suis devenue ma propre productrice en 1973, ce sont les Fabulettes qui m'ont fait vivre ». Mais, retour en 1963, alors que sa carrière semblait décoller, elle était passée, pendant des semaines, à l'Olympia en 62, avec succès. Au point que Coquatrix lui avait dit qu'elle pourrait discuter son cachet lorsqu'elle reviendrait. Hélas la déferlante yéyé arrive et lorsque Anne revient voir Coquatrix, il ne la reçoit pas. Anne retourne donc aux tournées des MJC et aux programmations du PCF.Elle enregistre un dernier 33 tours chez Philips...
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