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« Splann ! » : quotidien d'enquête

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Auteur: Splann !

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Les journalistes de « Splann ! » passent régulièrement derrière le micro. Tantôt invité·es pour présenter leurs enquêtes, tantôt intervieweuses et intervieweurs d’expert·es lors de grands entretiens en studio. Notre équipe réalise aussi un récap’ mensuel de ses travaux sur Radio BOA.


Fondé en 2020 et établi à Guingamp, dans les Côtes-d’Armor, « Splann ! » est le premier média dédié à l’enquête en Bretagne. Nous publions en français et en breton. Nos journalistes travaillent notamment sur les atteintes à l’environnement et à la santé, sur les conséquences du productivisme agricole, sur des faits de corruption et sur les atteintes aux libertés et aux droits fondamentaux.


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[👉 Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle gratuite] Le Récap’ de « Splann ! », c’est notre rendez-vous mensuel pour mieux comprendre ce qui se passe en Bretagne. L’émission est coproduite avec BOA, radio associative trilingue (français, breton, gallo) à vocation régionale, diffusée en DAB+. Chaque mois, au micro de Nicolas Milice, Pierre-Yves Bulteau revient sur les révélations de notre rédaction et sélectionne des contenus qui éclairent les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques de notre temps. Focus Nicolas Legendre adapte son enquête sur l’agroindustrie pour le petit écran ; Au parc naturel marin d’Iroise : la démocratie environnementale est aussi fragile que la biodiversité ; Glané pour vous Après nos révélations sur Imerys Glomel, le parquet ouvre une enquête et les réactions pleuvent ; Projet de loi d’urgence agricole : la démocratie environnementale va trinquer ; Rapport Alloncle sur l’audiovisuel public : l’information scientifique sur le banc des accusés ; Près de Nantes, des concentrations suspectes de Chrome VI détectées dans l’air. Découvrez aussi les projets agricoles, industriels et d’urbanisation qui surgissent en Bretagne sur notre site et participez aux enquêtes publiques pour faire entendre votre voix. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
La parole des victimes, d’habitant·es, de militant·es est parfois peu valorisée ou alors utilisée pour illustrer la parole d’un·e expert·e. Pourtant, toutes ces personnes sont centrales et devraient pouvoir prendre toute leur place. Pas de témoin, pas de source, pas d’enquête. Pour aborder cette question, Longueur d’ondes, le festival brestois de la radio de l’écoute, a organisé une rencontre dans la Méridienne du Quartz, le 1er février 2025, intitulée « Mettre les témoins au cœur de l’investigation ». Élodie Nace, déléguée générale de la Maison des lanceurs d’alerte, a donné la parole à Isabelle Ellis, lanceuse d’alerte concernant les implants contraceptifs Essure, Samy Archimède, auteur de notre enquête sur la pollution industrielle à Saint-Nazaire, et Stéphanie Gallet, journaliste à RCF, autrrice du podcast Silence on crie. « Splann ! » a reçu le premier Prix L’Alerte à la une à la fin de cette table ronde. 🎧 Ce podcast a été réalisé par les membres d’Oufipo pour Longueur d’ondes. 📷 Les photos sont de Sébastien Durand. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
[👉 Consultez nos dernières révélations sur Imerys Glomel] C’est une vidéo choc tournée dans un lieu gardé à l’abri des regards. On y voit différents liquides s’écouler à même le sol dans un hangar sombre où serpentent de gros tuyaux. Tournée en 2021, elle a été transmise par un ancien ouvrier de la mine Imerys de Glomel, située dans le sud des Côtes-d’Armor. Celia Izoard connaît mieux que quiconque les dessous de cette industrie. Autrice de « La ruée minière au XXIe siècle »(Seuil, 2024), elle est revenue en Bretagne pour enquêter sur cette nouvelle affaire. Ce 31 mars 2026, c’est chez « Splann ! » que la journaliste et philosophe des sciences publie ses révélations sous le titre « Mine bretonne d’Imerys : plus de 3 000 litres de produits chimiques déversés en amont d’une réserve naturelle ». Il s’agit du sixième volet de notre dossier les conséquences environnementales, sanitaires et démocratiques de l’extractivisme dans notre région. En 2024 déjà, nous avions fait analyser des échantillons de sédiments du Kergroaz, un ruisseau qui coule non loin de la mine de Glomel. Les résultats traduisaient une contamination aux métaux lourds soixante fois supérieure à la valeur guide pour un bon état écologique en eau douce. Il y a-t-il un lien entre ceux deux affaires ? Celia Izoard a répondu aux questions de Julia Vastel, dans le RDV Médias de SUN, le 2 avril. 🎧 Présentation : Julia Vastel, SUN, Le Son unique à Nantes 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
Deux fois moins peuplée qu’au début du siècle dernier, mais chaque année davantage grignotée par les constructions : telle est la trajectoire de l’île de Groix. Jérémie Szpirglas, co-auteur de notre enquête intitulée « Littoral breton : la tentation du béton », était l’invité de Radio Balises, le 31 janvier 2026, pour discuter des limites de cette urbanisation. Longue de 8 km, de la pointe de Pen-Men à l’ouest jusqu’à celle des Chats à l’est, l’île de Groix (56) abrite un peu plus de 2 310 habitants, à seulement trois milles nautiques du continent. Une population multipliée par dix l’été, quand les résidences secondaires se remplissent. Plusieurs rangées de néo-bretonnes, ces maisons pavillonnaires construites à partir des années 1960, relient le bourg à Port Mélite. Au micro de Radio Balises, Jérémie Szpirglas rappelle que l’objectif principal de la loi littoral est de « préserver les paysages remarquables que sont les paysages littoraux ». Mais tout est une affaire de nuances et d’exceptions. Ainsi, même dans la bande des 100 m, il est possible de construire, à condition que la zone soit déjà urbanisée ou que des activités liées à la mer soient en lien direct avec celle-ci. « L’idée n’est pas d’interdire l’urbanisation, mais de limiter le mitage », souligne notre journaliste. Difficulté supplémentaire : le trait de côte recule. « Des terres qui ne sont pas dans la bande des 100 m peuvent y entrer assez rapidement. » « Le problème, c’est que la loi littoral ne définit pas suffisamment les termes. Et quand elle les définit, elle le fait trop précisément, ce qui laisse beaucoup de situations de côté », ajoute Jérémie Szpirglas. Ce sont donc les juges qui décident ce qui est un hameau ou un village. L’enquête publiée par « Splann ! » début 2025 bat en brèche une idée reçue : il n’y a pas de corrélation entre bétonisation et dynamisme local. Sur un peu plus de 300 communes littorales, de l’Ille-et-Vilaine à la Loire-Atlantique, une soixantaine a perdu des habitants, fermé des classes tout en construisant beaucoup. Pour autant, est-il possible ou souhaitable d’arrêter toute construction ? 🎧 Animation : Agathe, Jeanne, Claire ; technique : Véro, pour Radio Balises. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
[👉 Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle gratuite] Le Récap’ de « Splann ! », c’est notre rendez-vous mensuel pour mieux comprendre ce qui se passe en Bretagne. L’émission est coproduite avec BOA, radio associative trilingue (français, breton, gallo) à vocation régionale, diffusée en DAB+. Chaque mois, au micro de Nicolas Milice, Pierre-Yves Bulteau revient sur les révélations de notre rédaction et sélectionne des contenus qui éclairent les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques de notre temps. Focus [Les enseignements des municipales en Bretagne sous la loupe de « Splann ! »](https://splann.org/muncipales-bretagne-enseignements/) ; [En marge du spectacle Luminiscence Rennes, des chanteurs en plein conflit de valeurs](https://splann.org/luminiscence-rennes-chanteurs/) ; Glané pour vous « Rural », nouveau média indépendant, part en campagne ; PFAS, de l'usine à l'assiette avec « Disclose » ; Critique littéraire : « Aqua », de Gaspard Koenig. Découvrez les projets agricoles, industriels et d’urbanisation qui surgissent en Bretagne sur notre site et participez aux enquêtes publiques pour faire entendre votre voix. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
[👉 Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle gratuite] Le Récap’ de « Splann ! », c’est notre rendez-vous mensuel pour mieux comprendre ce qui se passe en Bretagne. L’émission est coproduite avec BOA, radio associative trilingue (français, breton, gallo) à vocation régionale, diffusée en DAB+. Chaque mois, au micro de Nicolas Milice, Pierre-Yves Bulteau revient sur les révélations de notre rédaction et sélectionne des contenus qui éclairent les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques de notre temps. Focus À Tréveneuc, sur la côte de Goëlo, une catastrophe naturelle met en lumière les excès d’une urbanisation à marche forcée ; Le projet de nouvel hôpital de Saint-Malo remis en question par un important déficit et 12 millions d’euros de dettes. Glané pour vous L’Observatoire des atteintes à la liberté de la presse publie son premier rapport ; Eau et rivières de Bretagne, association à abattre pour le Rassemblement national ; Agri-voltaïsme : une cartographie qui laisse songeur ; « Splann ! » s’associe à « Bon Pote » autour de son projet Villes Futures ; Pouvoir emprunter les sentiers côtiers, un droit à défendre en Finistère. Découvrez les projets agricoles, industriels et d’urbanisation qui surgissent en Bretagne sur notre site et participez aux enquêtes publiques pour faire entendre votre voix. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
[👉 Lire notre enquête Lycées agricoles bretons : le privé creuse son sillon] En Bretagne, l’enseignement privé catholique scolarise plus d’un lycéen sur deux dans les filières de production agricole. Des établissements qui valorisent un modèle intensif dépendant de grandes firmes, a expliqué Faustine Sternberg au micro de Julia Vastel, dans Le Rendez-vous média, jeudi 22 janvier 2026, sur la radio nantaise SUN. Malgré une opacité bien entretenue, « Splann ! » a pu identifier de nombreux représentants de la FNSEA, du secteur bancaire ou de grandes entreprises agroalimentaires à la tête des conseils d’administration des lycées agricoles privés. Des acteurs qui inscrivent ces établissements comme des lieux de reproduction du système agroindustriel breton. « L’enseignement d’une agriculture paysanne ou biologique est parfois absent, constate Faustine Sternberg. Une grande majorité des exploitations adossées aux lycées privés sont en intensif. Certaines travaillent avec la Cooperl ou Nutréa [groupe Eureden, NDLR], de puissantes coopératives dimensionnées comme des multinationales. On peut imaginer qu’avec de tels partenaires, l’esprit critique dans l’enseignement soit limité. » Sous le quinquennat Hollande, le ministère de l’Agriculture a lancé le plan « Enseigner à produire autrement », dont l’objectif était de généraliser l’agroécologie dans l’enseignement agricole. Une orientation politique qui n’a officiellement pas été abandonnée, mais dont les autorités elles-mêmes semblent aujourd’hui se désintéresser, en dépit d’études pointant l’insoutenabilité des pratiques reposant sur les pesticides et les intrants de synthèse. « Le plan régional qui aurait dû être mis en place à partir de 2021 est resté à l’état de brouillon », a répondu à notre rédaction la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) de Bretagne. Les lycées publics, plus soucieux de l’empreinte environnementale de l’agriculture, ne jouent pas à armes égales sur le plan financier. Leur budget est contraint, quand le privé peut diversifier ses ressources en s’appuyant notamment sur le mécénat, voire sur le sponsoring. Un déséquilibre structurel renforcé par des financements facultatifs versés par les collectivités, au premier rang desquelles le conseil régional de Bretagne. Résultat : les lycées privés peuvent, par exemple, proposer davantage de liaisons de bus. Un atout majeur pour séduire les familles en milieu rural. « Malgré une démographie en baisse, ils attirent davantage d’élèves, alors que dans les établissements publics, cela tend à diminuer », observe Faustine Sternberg. Cette enquête en quatre volets cosignée avec Chloé Richard est disponible en accès libre sur splann.org grâce aux dons de nos lectrices et de nos lecteurs. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
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Le béton gagne du terrain sur nos côtes. Quels impacts pour le littoral breton et ses habitants ? Un an après la publication de leur enquête, nos journalistes Denis Vannier et Jérémie Szpirglas ont débattu des enjeux d’aménagement et d’habitat avec des élus et des chercheurs, le 20 janvier 2026, à la fac de lettres de Lorient. Sur les côtes bretonnes, l’artificialisation des sols progresse malgré la loi littoral votée en 1986. Selon l’enquête inédite de « Splann ! », près de 6 000 hectares de terres agricoles et naturelles ont disparu en dix ans, remplacés par des constructions, souvent des résidences secondaires. Ce bétonnage, loin d’être une solution miracle pour revitaliser les communes, s’accompagne parfois d’une baisse démographique et d’une fragilisation des écosystèmes. Les failles juridiques et le manque de contrôle des services de l’État interrogent l’efficacité réelle de la loi littoral et la capacité des collectivités à appliquer la zéro artificialisation nette (ZAN) d’ici 2050. À l’heure où le littoral breton subit une double pression – touristique et climatique –, Denis Vannier et Jérémie Szpirglas, journalistes de « Splann ! », ont pu présenter les chiffres et cartes de leur enquête. Ronan Le Delezir, adjoint au maire de Crac’h, président du Parc naturel régional du Golfe du Morbihan et enseignant-chercheur à l’UBS, Arnaud Le Montagner, directeur des études urbaines et de l’aménagement AudéLor et Jean-Michel Bonhomme, maire de Riantec et vice-président Lorient Agglomération ont quant à eux apporté leur regard d’élu et d’experts. Les intervenants Denis Vannier est journaliste d’investigation pour « Splann ! », média indépendant breton. Spécialiste des enquêtes environnementales et sociétales, il a co-signé l’étude sur l’artificialisation des sols et les dérives de l’urbanisation sur le littoral breton. Jérémie Szpirglas, journaliste pour « Splann ! », explore les impacts des politiques publiques sur les territoires. Ses travaux portent sur la loi Littoral, la zéro artificialisation nette (ZAN) et les enjeux liés à la bétonisation des côtes bretonnes. Ronan Le Delezir est adjoint au maire de Crac’h, président du Parc naturel régional du Golfe du Morbihan et maître de conférences en urbanisme à l’Université Bretagne Sud. Il travaille sur les politiques d’aménagement durable et la préservation des espaces naturels littoraux. Arnaud Le Montagner est directeur des études urbaines et de l’aménagement chez AudéLor, agence d’urbanisme, de développement économique et technopole du Pays de Lorient. Jean-Michel Bonhomme est maire de Riantec et vice-président Lorient Agglomération en charge de la planification, de l’aménagement territorial, du Scot, de l’urbanisme et du SIG. 🎧 Nous remercions la faculté de lettres, langues, sciences humaines et sociales de l’Université Bretagne Sud pour l’organisation de cette rencontre et la mise à disposition de cet enregistrement. Celle-ci est également disponible en vidéo. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
Caroline Trouillet, Marianne Kerfriden et Sylvain Ernault ont répondu à vos questions lors d’un chat vidéo sur YouTube, mardi 20 janvier 2026. L’occasion d’expliquer le fonctionnement de notre rédaction, nos projets de développement et de réagir aux suggestions d’enquêtes que vous nous avez adressées. « Posez-nous vos questions par mél ou en direct » : c’est l’invitation que nous avions lancée à un peu plus de 2 400 donatrices et donateurs ayant participé à notre campagne de fin d’année. Après cette collecte record de 153 000 €, qui financera une partie de nos activités en 2026, le rendez-vous était donné ce 20 janvier, à 18 h, sur notre chaîne YouTube. « Avez-vous prévu des actions pour que vos enquêtes soient relayées par les médias régionaux et nationaux ? » « Existe-t-il des réseaux pour échanger des informations ou partager des outils entre médias indépendants ? » « Lors de vos enquêtes, comment vous aider concrètement ? » « Répondez-vous à des invitations d’associations pour des conférences et, si oui, dans quelles conditions ? » Voici quelques questions adressées par Hervé, Pascal ou Agnès, portant sur notre fonctionnement, notre quête d’impact et l’appui de notre communauté de lectrices et lecteurs. De lanceur d’enquête à lanceur d’alerte Annick nous suggère de nous intéresser au sort des travailleurs étrangers qui font tourner les usines agroalimentaires bretonnes, les serres et les poulaillers industriels, dans des conditions souvent très difficiles, et parfois même indignes. Jean souhaiterait que nous nous penchions sur la « multiplication des antennes relais téléphoniques le long des voies ferrées », ainsi que sur les « éoliennes qui s’implantent le long des habitations ». Un commentateur anonyme se dit « intéressé de savoir ce qui se fait actuellement dans le public comme dans le privé pour accompagner des personnes âgées dont la langue maternelle est le breton ou le gallo et qui perdent l’usage du français ». Nicolas, qui a relevé que « Splann ! » se positionne comme « garanti sans IA générative », soulève le problème du basculement de certaines collectivités locales vers la production de visuels automatisés, au détriment des graphistes et des illustrateur·ices, dont les activités sont menacées. Vos inquiétudes pour l’environnement Sans surprise, les préoccupations écologiques dominent parmi les sujets abordés dans vos courriels. Si notre rédaction élargit progressivement ses centres d’intérêt, notre promesse d’enquêter sur les atteintes à l’environnement et les dessous du système agro-industriel semble plébiscitée. Ainsi, Thierry et Jean-Yves nous ont interrogés sur la persistance des marées vertes. Maat29 nous a demandé des nouvelles du documentaire de Kristen Falc’hon sur ce fléau qui touche durement la rade de Brest. Madeleine cherche, quant à elle, des conseils pour préserver les chemins ruraux de la destruction. Les récentes annonces du Premier ministre, Sébastien Lecornu, concernant un moratoire sur les décisions liées à la politique de l’eau et la préparation d’une « loi d’urgence agricole » vous inquiètent. Philippe nous demande « que faire face à la loi d’urgence agricole, qui satisfait toutes les demandes de la seule FNSEA, y compris la remise en selle de la loi Duplomb ? ». Pascal trouverait intéressant d’avoir notre opinion sur ces actualités, « non seulement en termes d’information […] mais aussi d’argumentation dans les débats que nous pouvons avoir dans nos différentes activités ». À notre tour de vous interroger Caroline Trouillet, coordinatrice de la rédaction, Marianne Kerfriden, journaliste de profession et membre du conseil d’administration, ainsi que Sylvain Ernault, journaliste chargé de l’animation de la communauté, ont tâché de répondre à toutes ces questions durant 90 minutes. En attendant de rééditer cet exercice de transparence, nous aimerions également vous solliciter. Seriez-vous partants pour un nouvel événement de l’ampleur de l’anniversaire de nos cinq ans, célébré en juin 2025 au cabaret-concert Run ar Puns, à Châteaulin ? Et, par hasard, auriez-vous connaissance d’un bon plan pour déménager nos bureaux dans un espace plus grand, à Guingamp ? Du fait des embauches permises par votre soutien croissant, nos journalistes commencent à sentir à l’étroit ! 😉 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
Près de 300 personnes, prises en flagrant-délit de « dopage » collectif. Une connexion des corps et des valeurs, pour passer de l’état de colère à celui du rapport de force. Voilà ce qui animé non pas un, mais deux débats, le 18 août 2025, sous les halles de Douarnenez. Sous une chaleur à liquéfier n’importe quels lobbyistes - même les plus acharnés -, quatre femmes puissantes ont pris la parole. Non pas pour dire « moi, je », mais pour affirmer que « nous vivons un moment de bascule ». Celui où un visage est venu percuter la toxicité de notre monde ; la complicité de certains politiques avec l’agrobusiness. Un visage dans lequel se sont retrouvés, en plein cœur de l’été, plus de deux millions de Françaises et de Français. En réalité, ce visage est multiple. Il peut être radical. À l’image d’une Fleur Breteau, du collectif Cancer Colère, qui n’hésite pas à parler de « lutte féroce » et annonce la couleur, pour la rentrée : « S’il faut que j’aille montrer ma cicatrice à Annie Genevard, je n’hésiterai pas. Politiser la maladie, c’est certes se retrouver face à un discours politique qui protège l’agro-industrie. C’est surtout remettre de la réalité, de l’expérience et du vivant face aux lobbies. » Face à cette « fabrique du doute », il y a aussi le visage du désenfumage, Celui d’Amélie Mougey, nouvelle directrice du média Reporterre. Tenante d’un journalisme du fait, chiffré. Un journalisme qui fait également « le lien entre ces vies heurtées, ces vies brisées, tous ces morts et les données rigoureuses des scientifiques ». Une équation qu’a vécu, dans sa chair, Rosy Auffray. Par la perte d’un être cher. Après une décennie de lutte acharnée, contre l’Etat et une partie du système judiciaire, Rosy et sa famille incarnent ces visages de la victoire. Cette reconnaissance officielle d’un lien de causalité entre la mort de son mari, de leur père, de leur frère et la toxicité des algues vertes. « Des luttes, des doutes et des victoires. » Le thème de ce débat, en deux rounds face à l’afflux de citoyennes et de citoyens, que résume ainsi, la journaliste Inès Léraud : « La victoire de la famille Auffray, comme le visage de Fleur, c’est une mise en action, au service de tous, qui porte ses fruits de manière édifiante. » Autant de visages, d’incarnation, que l’on retrouve aussi chez ces habitantes et habitants de Douarnenez. Depuis trois ans, elles et ils se réunissent pour faire émerger leur utopie, bien concrète : celle de voir exister la foncière Kazel à Kazel. En clair, l’achat de 16 ha de terre, situés juste au-dessus des bassins versants de la plage du Ris. Une dynamique citoyenne pour « faire sortir ces terres, des griffes de l’agro-business ». « Des luttes, des doutes et des victoires » est une coproduction de « Splann ! » avec le Festival de cinéma de Douarnenez. 🎧 Calage des invitées, animation et postproduction : Pierre-Yves Bulteau ; mise en ligne : ‪Sylvain Ernault. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
[👉 Lire notre enquête Hôpital public : une destruction programmée, un marché pour le privé] Que s’est-il passé au cours des vingt dernières années pour que le service public hospitalier se retrouve en aussi grande difficulté ? Isabelle Jarjaille a tâché d’y répondre pour « Splann ! ». Notre journaliste était l’invitée de l’émission Six heures avant minuit, sur la radio rennaise C-Lab, le 13 octobre 2025, pour présenter l’enquête qu’elle cosigne avec Caroline Trouillet. « Ce qui se passe aujourd’hui est le résultat de choix politiques, qui sont guidés par une volonté de rationaliser économiquement l’hôpital, expose Isabelle Jarjaille. Ces choix aboutissent à une situation où non seulement on manque de médecins, mais aussi de lits. Certains bâtiments sont très vétustes. » L’exemple des maternités est particulièrement parlant. « Au lieu de donner de l’argent à l’hôpital comme on le fait pour l’éducation avec une enveloppe globale, on lui donne de l’argent en fonction de ses activités. On tarife tous les actes (comme la péridurale). Or, ceux de gynécologie-obstétrique sont sous-financés et il faut donc faire énormément d’activité pour gagner de l’argent ou, au moins, ne pas en perdre. » La T2A, imposée par le gouvernement à partir de 2003, a mis les hôpitaux en concurrence avec les cliniques privées. D’autres décisions ont entraîné un recul de l’égal accès aux soins. Ainsi, en Ille-et-Vilaine, le service de soins de réadaptation du centre hospitalier de Brocéliande (Saint-Méen-le-Grand et Montfort-sur-Meu) a fermé, malgré la promesse de maintien faite en 2022 par l’Agence régionale de santé. Dans le même temps, le groupe Vivalto, qui possède les cliniques de Saint-Grégoire et de Cesson-Sévigné, a reçu l’autorisation d’ouvrir son propre service. « Le privé risque de faire des choix parmi les patients, en recueillant ceux qui sont les plus rentables et en refusant ceux dont les pathologies sont plus lourdes mais mal rémunérées par la T2A. » Ce mode de financement entraîne un cercle vicieux pour des hôpitaux bloqués dans leur capacité d’investissement. Au point que certains bâtiments ne répondent plus aux normes de sécurité incendie, à Rennes ou à Redon. Des soignants mettent des draps aux fenêtres l’hiver pour éviter que le froid n’entre dans les chambres. « Tous ces hôpitaux sont en déficit, pointe Isabelle Jarjaille. On leur demande de faire plus d’activité pour avoir plus d’argent, afin de pouvoir investir. J’ai pu prendre connaissance d’un document confidentiel interne à l’hôpital de Vitré. On y apprend que les soignants ne peuvent pas faire plus d’activité étant donné que les bâtiments sont détériorés. Des services fonctionnent a minima, car certaines salles ne sont pas opérationnelles, il manque du matériel, etc. » « On est face à un problème très concret : des bâtiments se détériorent jusqu’au jour où ils ne seront plus du tout capables d’accueillir du public. C’est un refus d’investir dans la santé », constate Isabelle Jarjaille. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
[👉 Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle gratuite] Le Récap’ de « Splann ! », c’est notre rendez-vous mensuel pour mieux comprendre ce qui se passe près de chez vous. L’émission est coproduite avec BOA, radio associative trilingue (français, breton, gallo) à vocation régionale, diffusée en DAB+. Chaque mois, au micro de Nicolas Milice, Pierre-Yves Bulteau revient sur les révélations de notre rédaction et sélectionne des contenus qui éclairent les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques. Focus Municipales à Brest (29) : Nazim Yenier, un « berger du quartier » apprécié de la fachosphère ; Porcherie Avel vor à Landunvez (29) : un correspondant du Télégramme témoigne contre les écologistes. Glané pour vous Qui se cache derrière « Talion Brest », groupuscule d’extrême droite qui recrute au stade et à l’arsenal ; Le lobby de la viande tente de débrancher un expert des pollutions agricoles ; Sage Vilaine : des tracteurs roulent sur la qualité de l’eau ; Le Département du Finistère achète Les Roses Blanches, à Douarnenez, évitant une vente aux enchères. Découvrez les projets agricoles, industriels et d’urbanisation qui surgissent en Bretagne sur notre site et participez aux enquêtes publiques pour faire entendre votre voix. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
Morgan Large a reçu Caroline Trouillet pour présenter l’enquête de « Splann ! » sur la destruction programmée de l’hôpital public, dans l’émission La Petite Lanterne, le 27 novembre 2025. Des ressources humaines aux bâtiments, en passant par le nombre de lits et le système de financement, les journalistes Caroline Trouillet et Isabelle Jarjaille relèvent les indices d’une destruction programmée du service public de santé, au profit du secteur privé. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
À l’occasion des cinq ans de « Splann ! », fêtés le 28 juin 2025 à Châteaulin, plusieurs journalistes – Inès Léraud, Morgan Large, Nathalie Barbe, Marianne Kerfriden et Catherine Le Gall – se sont réunies pour explorer ce que signifie enquêter en tant que femme. Les intervenantes racontent un quotidien marqué par des contraintes liées aux rapports de pouvoir masculins dans le journalisme et dans les milieux qu’elles couvrent. Être mère, par exemple, peut invisibiliser, limiter la disponibilité et amplifier le doute sur leurs compétences. Être une femme peut faciliter l’accès à certaines sources, mais aussi susciter violences, menaces et campagnes de dénigrement, comme l’ont vécues Inès Léraud et Morgan Large après leurs enquêtes sur l’agro-industrie en Bretagne. L’expérience des participantes révèle aussi l’importance de la légitimité sociale. Certaines doivent négocier leur place dans des milieux agricoles ou industriels, jouer de leur apparence ou de leur empathie pour faire parler les interlocuteurs. Plusieurs journalistes racontent comment leurs enquêtes ou celles de consœurs ont été reprises, exploitées ou signées par des confrères, souvent parisiens, tandis qu’elles étaient reléguées au rôle de « fixeuses », y compris en France. Cette invisibilisation est d’autant plus lourde que celles qui vivent sur le terrain restent ensuite seules face aux représailles. À cette discrimination de genre s’ajoute une autre ligne de fracture : celle du territoire. Quitter Paris, travailler depuis Nantes, c’est souvent être renvoyée à des sujets « locaux », perçus comme mineurs, même lorsque les enquêtes ont une portée nationale ou internationale. Pour plusieurs intervenantes, l’éloignement géographique pèse parfois plus lourd que le fait d’être une femme. Face à ces difficultés, la table ronde met en avant des dynamiques collectives essentielles : collectifs informels de journalistes enquêtant sur l’agriculture, syndicats comme la Gaard pour les réalisatrices de documentaires, et surtout l’existence de médias régionaux indépendants comme « Splann ! ». Avoir une rédaction ancrée localement, solidaire, capable d’assumer les risques juridiques et humains de l’investigation change profondément l’expérience du métier. C’est ce qu’a connu Inès Léraud lors de la plainte en diffamation déposée par le président d’Inaporc Philippe Bizien. Malgré les obstacles, un constat d’espoir émerge. Les intervenantes observent une féminisation des rédactions en chef, une reconnaissance croissante des enjeux agricoles et écologiques ainsi qu’une montée en puissance de médias indépendants financés par le public. Ces expériences ouvrent la voie à de nouvelles générations de journalistes pour préparer la relève. 🎧 Prise de sons, montage et mixage : Violette Voldoire ; post-production : Pierre-Yves Bulteau ; mise en ligne : Sylvain Ernault. 🙏 Nous remercions le café-cabaret Run ar Puñs, à Châteaulin, pour son accueil chaleureux ainsi que le public venu nombreux. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
Patrice Salaün a reçu le journaliste Kristen Falc’hon, de « Splann ! », ainsi que Gustave, Bruno et Gaëlle, membres de l’Assemblée RSA France Travail de Brest, le jeudi 18 décembre 2025, dans son émission Pat Blabla sur la radio Transistoc’h. L’invitation a été motivée par les entraves subies par une équipe de « Splann ! » lors de la présentation du bilan RSA (pour Revenu de solidarité active) par le président du conseil départemental du Finistère, Maël de Calan (ex-LR). L’événement, organisé le 3 décembre dans le magasin d’usine Armor-lux à Quimper, se tenait devant près de 200 chefs d’entreprise et représentants du monde de l’insertion. Si cette atteinte à la liberté de la presse a donné lieu à une polémique relayée jusque dans la presse nationale, la mobilisation organisée le même soir, devant le site, par la CGT et des collectifs de chômeurs et de précaires est restée largement invisibilisée. Des manifestants réprimés Une soixantaine de manifestants ont pourtant fait face à un dispositif de maintien de l’ordre conséquent. En plus d’agents de sécurité auxquels la collectivité locale avait fait appel, des policiers de la compagnie départementale d’intervention étaient déployés. Comme le montrent des images mises en ligne par « Splann ! », les forces de l’ordre ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser un groupe qui occupait pacifiquement la chaussée. « Ils essayent de réguler la contestation ou de faire en sorte qu’elle n’existe pas, témoigne Bruno, présent ce soir-là. Nous avions déjà tenté de lire un tract lors de la séance plénière du conseil départemental de juin dernier. Nous nous sommes rapidement fait barrer l’accès par des élus et, une fois dehors, nous avons été emmenés en garde à vue. Certains sont restés vingt-quatre heures. Il n’y a eu aucune suite judiciaire depuis. » Selon les membres du collectif, ce contrôle de la parole critique s’étend jusqu’aux services du Département. « Des assistantes sociales nous ont expliqué que, lors de son arrivée au pouvoir, Maël de Calan avait rappelé aux agents leurs droits, mais surtout leurs devoirs – en particulier le devoir de réserve, poursuit Bruno. Ils n’ont plus le droit de s’exprimer publiquement sur la politique départementale. Vu la faiblesse des luttes internes à l’administration, rien ne filtre. Pourtant, on observe une explosion des demandes d’urgence, au moins dans la métropole brestoise. » « “Splann !” reçoit énormément d’alertes de bénéficiaires et de travailleurs sociaux qui décrivent une politique de contrôle d’une grande violence, confirme Kristen Falc’hon. Le fait que le Département nous ferme ses portes tout en les ouvrant à d’autres acteurs raconte aussi quelque chose. » Une politique du chiffre assumée En octobre, la journaliste Chloé Richard s’est penchée pour « Splann ! » sur les difficultés rencontrées par des petits paysans du Finistère, confrontés à des démarches administratives kafkaïennes. Mais ils sont loin d’être les seuls concernés. « Les contrôles du Département n’existaient pas avant Maël de Calan, affirme Bruno. Une équipe dédiée a été créée pour radier environ 3 000 personnes par an. C’est massif, d’autant qu’un bénéficiaire peut également être contrôlé par la CAF et par France Travail. » La majorité de droite au conseil départemental revendique d’ailleurs une baisse significative du nombre d’allocataires : de 18 000 en début de mandat à 13 500 fin 2025, soit une diminution de 25 %. L’objectif affiché est d’atteindre 13 000 bénéficiaires fin 2026. « Avec une allocation mensuelle moyenne de 535 euros, cette diminution représente une économie brute de 29 millions d’euros par an et une économie nette de 18 millions d’euros », indique le communiqué diffusé à l’issue de la soirée du 3 décembre. Sur le terrain, les effets de cette politique sont lourds, selon les personnes concernées. « Les contrôleurs exigent de justifier la moindre dépense ou de produire des relevés bancaires, explique Gaëlle, également membre de l’Assemblée RSA France Travail de Brest. Les aides familiales doivent être déclarées. Cela n’a pas de fin et provoque un épuisement psychologique. Les gens se retrouvent isolés face aux méandres de l’administration, d’où la nécessité de s’organiser collectivement. » « La France du travail » ou celle de l’exploitation ? « Maël de Calan dit vouloir bâtir la “France du travail”. Nous, nous y voyons plutôt une France de l’exploitation, renchérit Bruno. L’objectif est que les gens renoncent à leurs droits pour accepter à peu près n’importe quel emploi. Il existe quatre secteurs où l’on peut cumuler RSA et salaire pendant trois mois avec un contrat de six mois : l’agroalimentaire, le BTP, le service à la personne et la restauration. Ce sont des secteurs aux conditions de travail difficiles et aux emplois peu qualifiés. » Plus largement, le collectif estime que cette politique favorise l’atomisation des individus et les pousse vers l’auto-entrepreneuriat contraint. Elle s’inscrit, selon eux, dans une dynamique nationale, illustrée par le décret RSA actuellement attaqué devant le Conseil d’État par des syndicats et des associations. Les discours de stigmatisation des plus pauvres contribueraient ainsi à rendre socialement acceptables ces mesures. « On assiste à une offensive idéologique qui brandit la figure du “parasite”, dénonce Bruno. Or, taper sur les bénéficiaires du RSA c’est affaiblir les droits de tous les travailleurs. Il faudrait attaquer en haut plutôt que de descendre vers le bas. Sur les 1 200 radiations de l’an dernier, la moitié sont dues à une absence de réponse à un contrôle. » Le collectif de précaires brestois conteste également la non-rétroactivité des versements pour les allocataires qui parviennent à se régulariser durant la période de suspension précédant leur radiation. Une bataille qu’il devrait mener en 2026. Média indépendant financé par ses lectrices et ses lecteurs, « Splann ! » entend poursuivre ses enquêtes sur la politique RSA du conseil départemental du Finistère. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. 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Kristen Falc’hon était l’invité de l’émission C’est vous qui le dites, le jeudi 11 décembre, sur Radio U. Notre journaliste est revenu sur les entraves qu’il a subies lors de la présentation du bilan RSA de Maël de Calan devant le patronat finistérien. Mercredi 3 décembre, Kristen Falc’hon et Chloé Richard sont refoulés d’une soirée organisée chez Armor-lux, à Quimper, par le président du conseil départemental du Finistère. L’événement vise à promouvoir sa politique en matière de versement du revenu de solidarité active (RSA) et d’accompagnement des allocataires devant 200 patrons. Des journalistes de « Ouest-France » et du « Télégramme » y assistent. Après avoir été empêché par le service communication, un agent de sécurité suit Kristen Falc’hon sur le parking. Il tente de saisir sa caméra, alors que celui-ci filme des manifestants. Une soixantaine de personnes sont en effet venues protester contre des mesures de contrôle et de sanction qualifiées de « chasse aux pauvres » par les syndicats. Des critiques ravivées par l’enquête de « Splann ! » parue en octobre sur les difficultés rencontrées par des petits paysans. Lundi sur Tébéo (chaîne TNT appartenant au « Télégramme »), puis mardi sur Ici Breizh Izel, Maël de Calan a prétendu que nos journalistes avaient « tenté de se faire passer pour des chefs d’entreprise ». Un mensonge doublé d’une attaque à la réputation de « Splann ! », qualifié de « presse d’extrême gauche très militante ». Interrogé par le PS, les régionalistes et les écologistes sur ces entraves manifestes à la liberté de la presse, le chef de la droite finistérienne a de nouveau manié l’outrance, lors de la séance plénière du conseil départemental, jeudi 12 décembre. Ajoutant que « Splann ! » était un « blog […] pas indépendant » qui pratiquerait le « harcèlement » contre sa majorité. Une stratégie du dénigrement vertement dénoncée par Kristen Falc’hon sur Radio U. « Maël de Calan s’attaque au messager, se désole notre cofondateur. C’est assez petit. Ça envoie le message que le Département a quelque chose à cacher […] Mais cela ne fait que renforcer notre détermination à le questionner sur ses pratiques, comme n’importe quelle institution. » 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
Contrairement à « Ouest-France » et au « Télégramme », « Splann ! » n’a pu assister à la soirée de présentation du « bilan RSA » de Maël de Calan devant le patronat finistérien, mercredi 3 décembre. Une entrave doublée d’une tentative de saisie de la caméra de nos journalistes lors de ce raout organisé par le Conseil départemental. Sylvain Ernault, cofondateur du média d’enquête indépendant breton a fait part de son indignation sur l’antenne de la radio rennaise C Lab, mardi 9 décembre. Ces entraves, documentées par une vidéo publiée sur notre site, interviennent quelques semaines après la publication d’une enquête de Chloé Richard sur des paysans allocataires du RSA rencontrant des difficultés pour faire valoir leurs droits. Elles s’inscrivent dans un contexte d’hostilité croissante envers les journalistes, nourrie par les discours et les comportements de certains responsables politiques. « Splann ! » s’alarme aussi d’un accès de plus en plus difficile aux documents administratifs, en violation du droit. En témoignent la récente demande de condamnation d’une journaliste par le CHU de Rennes pour ses demandes de procès verbaux de conseils de surveillance. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
[👉 Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle gratuite] Le Récap’ de « Splann ! » est notre rendez-vous mensuel diffusé sur les ondes de Radio BOA et des radios associatives de Bretagne partenaires. Que faut-il lire, écouter ou regarder pour comprendre la crise sociale, écologique et démocratique actuelle ? Au micro de Nicolas Milice, Pierre-Yves Bulteau présente les dernières révélations de notre rédaction ainsi qu’une sélection d’informations clés que vous auriez pu manquer. Focus À Crozon, signalement au procureur et plaintes pour injures minent le climat avant les municipales ; Lycées agricoles, le privé creuse son sillon : notre nouvelle grande enquête. Glané pour vous GOCO2, un petit nom pour un projet industriel XXL en Loire-Atlantique ; À Rennes, Anti-Tech Resistance s’attire l’hostilité des écologistes et des antifascistes ; Chez Ouest-France, le SNJ s’inquiète d’un plan social qui ne dit pas son nom ; La crise écologique et sanitaire à Gabès en Tunisie trouve des racines bretonnes. Sans oublier les rubriques « Ça se passe près de chez vous » et « L’agenda de Splann ! ». 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
Isabelle Jarjaille était l’invitée de l’émission 3 en 1, sur CanalB, le 19 novembre 2025. Au moment où le Parlement examine le budget de la Sécu, notre journaliste détaille les travers de la tarification à l’activité. Une problématique qu’elle a étudiée en Bretagne pour l’enquête sur l’effondrement de l’hôpital qu’elle cosigne avec Caroline Trouillet. Le projet de loi de finances de la Sécurité sociale pour 2026 (PLFSS) poursuit sa navette. Après l’adoption d’une version largement remaniée par le Sénat, la commission mixte paritaire réunie mercredi 26 novembre s’est rapidement conclue sur un désaccord. L’Assemblée nationale reprendra donc la main dès ce mardi, dans l’hémicycle. Si la suspension de la réforme des retraites a retenu toute l’attention médiatique, le texte porte également sur le financement de l’hôpital. Dans la version initiale du PLFSS, l’enveloppe de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam) devait augmenter de 1,6 %. Un niveau historiquement bas, alors que l’évolution « naturelle » des dépenses de santé est évaluée à 4 %, en raison notamment du vieillissement de la population et de l’augmentation du nombre de malades chroniques. Début novembre, le gouvernement a consenti une rallonge de 1 milliard d’euros partagée entre les établissements hospitaliers (850 M€) les maisons France Santé (150 M€). Si la Fédération hospitalière de France a exprimé un « soulagement » et les directeurs de CHU un « geste positif », les syndicats CGT, FSU et Solidaires considèrent que le compte n’y est toujours pas. Dénonçant des mesures « irresponsables », ils appellent à la mobilisation ce 2 décembre. Les syndicats de médecins libéraux annoncent quant à eux une série d’actions qui pourrait culminer par un « mouvement de grève sans précédent à partir du 5 janvier ». La tarification à l’activité remise en cause, mais reconduite « On a l’impression que la volonté de faire des économies prend le pas sur tout le reste, observe Isabelle Jarjaille. Pourtant, beaucoup de gens remettent en cause ces principes. La Cour des comptes, l’Inspection générale des affaires sociales ou le Sénat remettent en cause la tarification à l’activité, des personnalités politiques disent qu’il faut arrêter, mais on n’arrive pas à passer le cap. » La journaliste spécialisée dans la gestion des services publics et de son impact sur les finances appelle à sortir de l’urgence pour comprendre les causes structurelles. « Sur le PLFSS 2026, on est complètement coincés car on ne regarde que cette histoire de suppression des dépenses. Or, supprimer la tarification à l’activité, c’est aussi assumer une augmentation des dépenses. Pas sur tout, mais sur certains postes sur l’hôpital public, oui. » 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.
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