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Critiques de Films Documentaires | AKABOUM + DANS L’ŒIL DU CHIEN

Critiques de Films Documentaires | AKABOUM + DANS L’ŒIL DU CHIEN

Update: 2019-10-13
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Description

C'est la semaine du film documentaire sur Cinémaradio. Bobo Léon a vu deux films pour ce podcast : Akaboom et Dans l'oeil du chien.


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Akaboom : 


SYNOPSIS


En banlieue parisienne, un groupe d’adolescents erre à la recherche d’une « rave party ». L’architecture périphérique de la ville défile comme le décor d’une aventure rétro futuriste qui aurait mal tournée ; l’utopie gouvernementale des grands ensembles, le rêve plastifié du parc Eurodisney, les zones de jeu et de sport utilisées maintenant comme espaces pour la défonce. La banlieue parisienne se révèle alors comme étant la scène d’un projet politique échoué, qui n’a fait qu’intensifier les différences entre les quartiers défavorisés et le centre de la ville. Pourtant, la jeunesse filmée par Manon Vila n’est pas une jeunesse vaincue. Elle est forte, fière, intelligente et pleine d’espoir. En filmant cette déambulation en quête de jouissance, la réalisatrice explore les frontières physiques, politiques et urbaines d'un quartier. Avec une liberté poétique très étonnante, Akaboum remet en question le discours officiel sur l’héritage colonial et l’exclusion sociale. Un film qui bouscule les stéréotypes établis autour de la notion de périphérie.




Section:  Compétition Internationale Moyens et Courts Métrages


Durée: 30'


Pays: France


Année: 2019


Langue(s): Français


PRODUCTION


Nora Rotman  (Les Ecuries Productions)


CONTACT DE VENTE


nora@lesecuriesproductions.com


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Dans l'œil du chien


The Dog's Eye




SYNOPSIS


La grand-mère, qu’un premier plan sans fard montre assise sur son canapé dans un ronron de frigo, voûtée sous le regard têtu du film, chassant de rares mouches pour soulager le malaise que lui coûte la caméra, la grand-mère, donc, est malade. C’est une maladie qui lui mange le visage : comme si, petit à petit, elle s’effaçait. Et si la petitefille filme, c’est évidemment pour embaumer dans l’image la grandmère qui va mourir. Mais d’une façon qui donne l’impression que le film voudrait lutter contre la maladie à armes égales, en cannibale. C’est un portrait littéralement dévorant, qui va chercher au fond des draps et des pèlerines l’odeur chaude de la vie persistante, toucher par la main de la petite fille celle de la grand-mère à la peau quasi-translucide, regarder à s’user l’oeil le visage dont la blessure, à force de regard, s’oublie. Cette blessure est pour la cinéaste une question entêtante, et la mort à travers elle une énigme charnelle, dans laquelle il faut plonger les deux mains. C’est ce que dit, avec autant de brutalité que de noblesse, une scène admirable où Eustache revient deux fois (par la grand-mère, par le cochon), Eustache auquel on pense ici presque autant qu’à Pialat. Car tous deux savaient, comme le sait Laure Portier face à sa grand-mère, qu’il faut être cru pour aimer, et qu’on ne réussit un geste d’amour comme Dans l’oeil du chien qu’à la condition de ne pas retenir la cruauté de son regard. Prince, le chien, n’a pas cette chance: dans son oeil fidèle, la mort est la plus aveuglante des énigmes. –Jérôme Momcilovic


Film De Laure Portier


  • 2019
    • France

    • Belgique


  • 38 min

  • Couleur

  • Gaëlle Jones (Perspective Films), Julien Sigalas (Stempel)

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