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H'umain - Dépression - Parce que... c'est l'épisode 0x689!

H'umain - Dépression - Parce que... c'est l'épisode 0x689!

Update: 2025-12-31
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Parce que… c’est l’épisode 0x689!





Préambule


Nous abordons des sujets sensibles, notamment la dépression et le suicide. Si vous y êtes sensible, nous vous conseillons de sauter cet épisode. Si vous avez besoin d’aide, vous pouvez consulter les ressources mentionnées plus bas, parler à votre entourage ou nous écrire pour que nous puissions vous diriger des ressources pour vous aider.




  • Centre de prévention du suicide de Québec - 1 866 APPELLE (1-866-277-3553)

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Shameless plug





Description



Dans cet épisode du podcast Davy Adam partage avec une grande transparence son expérience d’un épisode dépressif majeur vécu durant l’été 2024. Ce témoignage poignant offre des enseignements précieux pour quiconque pourrait vivre ou accompagner une telle épreuve.



Le contexte d’un effondrement



Davy, 48 ans, se considérait comme quelqu’un de solide. Ancien alcoolique sobre depuis 21 ans, ayant surmonté de nombreuses épreuves dont le décès de sa mère à 20 ans, il pensait que le pire était derrière lui. Pourtant, cet été, il a vécu ce qu’il n’avait pas anticipé : une dépression nerveuse suite à un cumul de changements majeurs simultanés – déménagement en Bretagne à 600 km de chez lui, séparation après 12 ans de vie commune, et changement radical de cadre de vie.



Les signaux d’alerte ignorés



Le premier enseignement crucial de son témoignage concerne les signes avant-coureurs qu’il n’a pas su entendre. Pendant six mois avant le déménagement, Davy ressentait un stress constant, des maux de ventre persistants, et surtout une sensation d’être « pris au piège ». Dès la signature du compromis de vente, il regrettait déjà sa décision mais se convainquait que c’était normal. Même lors des visites de biens immobiliers, il pleurait le soir à l’hôtel – lui qui avait mis 10 ans de thérapie à pouvoir pleurer à nouveau.



Cette sensation d’être pris au piège est un symptôme typique qu’il identifie aujourd’hui comme un signal d’alarme majeur : « Dès que vous avez la sensation d’être pris au piège dans une situation où vous avez encore le choix, c’est qu’il y a un problème. » Même pendant le processus d’achat, il espérait secrètement que la banque refuse le crédit.



L’effondrement



Le jour du déménagement, arrivé seul dans sa nouvelle maison avec son chien après six heures de route par 40 degrés, Davy s’est retrouvé à minuit entouré de cartons, sans eau chaude fonctionnelle. C’est là que tout s’est effondré. Dès le lendemain matin, il se réveillait avec la sensation de se noyer, la respiration bloquée, le ventre noué. En huit jours, il a perdu 5 kilos (après avoir déjà perdu 26 kilos l’année précédente). Il pleurait dans les rayons du supermarché, incapable de choisir quoi acheter.



Comprendre la dépression



Davy explique avec clarté ce qu’est biologiquement une dépression : le cerveau se coupe du corps, tous les récepteurs liés au plaisir, au sommeil, à la faim et à la libido cessent de fonctionner. Ce n’est pas une question de volonté – c’est une cassure chimique. Il réfute fermement l’idée simpliste du « bouge-toi le cul » : « Si c’était une question de volonté, ça aurait duré trois jours pour moi. »



Les symptômes qu’il a vécus incluaient une perte d’appétit complète, un niveau d’anxiété extrême, une tristesse profonde, et surtout l’incapacité de voir une issue. Il partage un moment bouleversant où, voulant acheter une poêle au supermarché, une partie de son esprit lui disait : « Ça ne sert à rien, tu vas te suicider. » Un autre jour, il a mis 40 minutes à simplement se lever pour aller aux toilettes, son corps ne répondant plus aux commandes de son cerveau.



Demander de l’aide : l’étape cruciale



Après seulement deux jours dans cet état, Davy a fait ce qu’il considère aujourd’hui comme son meilleur réflexe : demander de l’aide. Il a contacté son entourage, posté sur LinkedIn, et s’est rendu aux urgences psychiatriques. « C’est une situation dont on ne se sortira pas tout seul. Tous les psys vous le diront, tous ceux qui sont passés par là vous le diront, vous ne pouvez pas vous en sortir seul, c’est beaucoup trop gros. »



Les urgences de Quimper l’ont pris en charge rapidement et avec bienveillance, lui prescrivant des antidépresseurs. Il insiste sur plusieurs points concernant ces médicaments : ils ne guérissent pas la dépression, mais réparent la machine biologique en permettant au cerveau de reproduire la sérotonine et autres neurotransmetteurs essentiels. Ils mettent 10 à 15 jours à faire effet (dans son cas, quelques jours avec beaucoup de chance), et peuvent d’abord avoir l’effet inverse. Surtout, ils ne fonctionnent pas seuls – ils doivent être accompagnés d’un travail thérapeutique.



La décision de rentrer



Face à l’impossibilité de rester en Bretagne, Davy a pris la décision difficile mais salvatrice de tout arrêter et de rentrer à Paris. Cette décision lui a coûté environ 50 000 euros – toutes ses économies de plusieurs années. Mais comme il le dit avec sagesse : « C’est que de l’argent. Ça se regagne. » Il affirme que s’il était resté, il n’aurait probablement pas survécu.



Les clés de la reconstruction



Plusieurs éléments l’ont aidé dans son processus de guérison. D’abord, l’activité physique – même si c’est très difficile quand on est en dépression. En Bretagne, il marchait 10 km par jour avec son chien, ce qui lui permettait de quitter la maison et de se reconnecter à son corps. Ensuite, le fait de ne pas rester seul : sa sœur l’a accueilli, et le simple fait de ranger des Playmobil avec elle a remis sa « machine » en marche.



La méditation de pleine conscience et les exercices de cohérence cardiaque ont également joué un rôle important, l’aidant à se reconnecter à son corps et à sortir de sa tête. Il recommande de se concentrer sur le présent plutôt que de se projeter dans un futur qui semble impossible.



Le travail thérapeutique



Davy suit une thérapie depuis 10 ans avec la même thérapeute, et ce travail l’a « sauvé la vie au sens littéral du terme à plusieurs reprises ». Durant sa dépression, il a intensifié les séances, ce qui l’a aidé à comprendre ce qui s’était passé et surtout à envisager un après. Il encourage vivement à se faire accompagner par un professionnel qualifié – psychiatre ou psychothérapeute.



Le chemin continue



Quatre mois après le début de l’épisode (juillet-octobre), Davy va mieux mais n’est pas sorti d’affaire. Un épisode dépressif prend en moyenne six mois pour en sortir. Contrairement à ce qu’il pensait initialement, c’est lui qui demande maintenant à son psychiatre de continuer les antidépresseurs, conscient de sa fragilité persistante face aux défis qui l’attendent (vente de la maison, nouveau déménagement).



Il partage une vérité importante : la fragilité demeure. Une fois qu’on a vécu un épisode dépressif, on vivra avec cette expérience toute sa vie. Mais on apprend à vivre avec, à reconnaître les signaux, et à demander de l’aide avant de sombrer à nouveau.



Message d’espoir



Le message central de Davy est clair : même si on ne voit pas la sortie quand on est au fond, elle existe. Il affirme aujourd’hui, depuis « l’autre côté », qu’il y a une sortie possible. Son conseil est simple mais vital : « Allez chercher de l’aide. » Que ce soit auprès de proches, de professionnels, ou via des numéros d’urgence, il ne faut surtout pas rester seul face à la dépression.



Ce témoignage rappelle que la dépression touche 20% de la population mondiale à un moment de leur vie, qu’elle n’est pas une question de force ou de faiblesse, et qu’elle nécessite un accompagnement médical et thérapeutique. Davy conclut avec son mantra personnel : « Je fais ce que je peux avec ce que j’ai. Et c’est déjà pas mal. »



Notes




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